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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:24
On se laisse bercer par le plaisir, le bonheur des mots...

 

 



J'aime les livres... j'aime sentir, sous mes doigts, les pages légères, fines, soyeuses de l'ouvrage... j'aime la douce odeur de la feuille de papier et de l'encre imprimée...

J'aime saisir, capturer, tenir entre mes mains le livre... Fermé, le livre nous attire, nous invite à l'ouvrir, le découvrir : il nous fait signe et nous appelle... Fermé, le livre nous séduit par ses formes, ses replis de pages secrets.

Ouvert, il nous offre tout un monde, tout un univers, des images, des mots, des mystères, une harmonie incroyable et unique de sonorités, de couleurs...

Les pages blanches de lys déroulent leurs lettres sombres et secrètes... Les pages blanches de neige nous entraînent, peu à peu, vers des personnages inconnus et proches à la fois, des élans, des sentiments, des aventures, des idées nouvelles.

Des paysages se dessinent sous nos yeux, plus beaux encore, plus éblouissants, plus intenses que dans la réalité... le Parthénon d' Athènes au soleil levant, un ciel de neige, un champ de pommiers en fleurs, un paysage marin aux voiles alanguies...

Une vie nouvelle se révèle à nous.

Emporté par les mots, les phrases, on oublie tout, le monde s'efface, s'atténue, s'adoucit, disparaît.

Le monde devient léger, on perçoit d'autres lieux, d'autres temps, des personnages obscurs, ténébreux, etonnants, étincelants parfois.

On se laisse bercer par le plaisir, le bonheur des mots et des phrases, leurs sonorités douces ou plus rudes, la musique des mots !

" Au milieu du grand silence et dans le désert de l'avenue, les voitures montaient vers Paris, avec les cahots rythmés de leurs roues.
 dont les échos battaient les façades des maisons, endormies aux deux bords, derrière les lignes confuses des ormes...." Et nous voilà plongés dans l'univers sombre d'une nuit parisienne au 19ème siècle.

Le livre nous saisit, nous prend, alors, nous captive, nous subjugue.

Le livre devient un tourbillon qui nous entraîne, de mots en mots, de phrases en phrases. Des images s'impriment en nous, des êtres, des rêves de bonheur, des peurs, des angoisses, des joies...

Un personnage apparaît, on ignore son nom, on ne sait d'où il vient... et nous voilà saisis par le sort et l'histoire de cet inconnu... et nous voilà emportés avec lui vers Paris.... un vertige de couleurs et de formes nous éblouit, des jeux d'ombres et de lumières, un clair-obscur subtil, dans la splendeur de la nuit.


D'autres personnages surgissent de la nuit, pleins de mystères, d'éclats de générosité ou de haine... D'autres horizons surprenants nous parviennent soudain... un monde rempli d'éblouissements...






 

 

On se laisse bercer par le plaisir, le bonheur des mots...

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commentaires

ALEA JACTA EST 19/11/2015 07:03

Rebonjour Rosemar,
Je crois que je n' ai pas réussi à bien exprimer ce que je voulais dire.Bien évidemment j' adore les livres et je baigne constamment dans plusieurs lectures à la fois.Or, il se trouve que depuis samedi je suis tellement perturbé que je n' arrive pas à me déconnecter des évènements...j' ai passé cette semaine à prendre des bouquins,à les laisser,à en prendre d' autres, ainsi de suite sans qu' aucun d' entre eux ne puisse retenir mon attention.Je sais que c' est un moment passager mais justement il se trouve que ton article pàraît justement au moment ( l 'un des rares moments) où je n' arrive pas à lire...Il va s' en dire que j' adhère au contenu de ton article à 100 %, mais tu le sais bien...
Par ailleurs, ce que je voulais également exprimer c' est que les grands lecteurs( comme moi) doivent s' obliger de temps en temps à refermer un livre et aller voir le monde réel...Il faut trouver un juste équilibre.Le personnage du narrateur de Zorba qui se fait gentiment traiter de souris papivore me paraît intéressant...
Bonne journée l' amie

rosemar 19/11/2015 18:17

J'ai compris, AJE, on vit des moments difficiles, et il n'est pas facile de se déconnecter de l'actualité.
Je sais que tu aimes les livres, aussi.

Belle soirée

rosemar 19/11/2015 18:15

Là, en l'occurrence, c'est AJE qui a été son propre correcteur : il a relu sa copie, mais en tapant sur le clavier, on fait plus souvent des fautes de frappe...

L. Hatem 19/11/2015 08:40

Bravo Rosemar... Il faut se corriger entre profs... Mdr !!!
Je tenais le rôle ingrat de correcteur sur Le Post... :-)

ALEA JACTA EST 19/11/2015 07:19

Rectification: il va SANS dire etc...etc.....houlala ...suis pas bien réveillé moi...

L. Hatem 18/11/2015 21:37

Oui... Parlons d'autre chose que de l'actualité... Le livre est un refuge qui guérit toutes les blessures... en papier ou sur support électronique... Actuellement je lis Madame Bovary sur le Kindle... Je n'ai pas voulu aller voir le film qui vient de sortir avant de l'aviir lu... Le dernier livre papier que j'ai lu est celui de Mammicha.
Bises et bonne soirée.

rosemar 18/11/2015 21:54

Merci pour ce commentaire, LH : je sais que tu apprécies les livres, avec tous les extraits que tu nous as fait découvrir !

Bises, LH

ALEA JACTA EST 18/11/2015 19:06

Bonjour Rosemar,
Curieusement pour moi qui adore les livres, j' avoue que lorsque l' actualité est aussi dense et dramatique qu' en ce moment j' ai du mal à lire.Tout me paraît frivole, superficiel....les livres me tombent des mains....momentanément.
En te lisant je pensais au narrateur du roman "Zorba le grec" de Nikos Katantzaki.Au début du roman son grand ami se moque gentiment de lui et de son goût pour les livres et le traite de " souris papivore"....
Zorba lui-mème interpelle son patron et se demande si certaines des réponses aux grandes questions qu' il se pose sont dans les livres...Voici ce que raconte le narrateur.Extrait:
"Je ne disais rien. Je savais que Zorba avait raison, je le savais, mais je manquais d’audace. Ma vie avait pris un mauvais chemin, j’avais réduit mon contact avec les gens à un monologue intérieur. J’étais descendu si bas que, si j’avais eu à choisir entre l’amour d’une femme et la lecture d’un bon livre sur l’amour, j’aurais choisi le livre."
Dans ce roman magnifique le narrateur grand amant des livres sait malgré tout qu' il faut les refermer de temps en temps...Il faut parfois préférer le monde réel à sa représentation.
Bonne fin de journée l' amie

rosemar 18/11/2015 20:49

En ces temps où l'obscurantisme et le fanatisme gagnent du terrain, il paraît tout de même utile de faire l'éloge du livre.
Mais bien sûr, il n'est pas question d'oublier, pour autant, le réel : cet article a aussi pour but de détendre une atmosphère plombée par l'actualité...
Bonnes lectures à tous

Belle soirée, AJE

fatizo 18/11/2015 19:00

Le livre a ceci de merveilleux qu'il fait travailler notre imaginaire.
Lorsqu'on lit un roman chacun se fait son propre film avec ses décors, ses personnages, ses costumes, ses paysages. Pas besoin de gros budget pour produire ce cinéma là.
Juste se laisser bercer par les mots, par une histoire .
Bises et belle soirée Rosemar

rosemar 18/11/2015 20:43

Oui, le livre est une merveilleuse évasion, et il est, aussi, source de réflexion, de connaissances, et bien sûr, le livre papier, le vrai, est un objet magnifique...

Bises de l'automne

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