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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 17:23
Ma verte campagne où je suis né...

 

 

De nombreux auteurs ont célébré leur terre natale, leur pays, leurs racines et quand le message se teinte d'écologie, on obtient un texte et une chanson qui mettent en valeur la nature, une campagne intacte et préservée : ces thèmes sont traités dans une mélodie célèbre, intitulée Verte campagne, interprétée par les Compagnons de la chanson...

La chanson revêt une dimension lyrique, on y perçoit la présence du poète avec l'emploi de la première personne du singulier et l'évocation de sentiments personnels.

Le texte s'ouvre sur une apostrophe "Verte campagne, où je suis né". Cette campagne originelle est magnifiée grâce au procédé de personnification, elle devient, ainsi, par un jeu de mots "verte compagne".....

Associée à l'enfance, à la jeunesse, elle apparaît comme un véritable personnage, une confidente à qui s'adresse le poète...

En contraste, la ville qui est, aussi, personnifiée, est associée à la tristesse : "la ville pleure". Le décor de la ville se met, ainsi, à l'unisson du coeur du poète qui s'ennuie, loin de sa terre natale... On perçoit là un paysage qui reflète l'état d'âme de l'auteur...

Une métaphore transforme la pluie qui devient "larmes", dans l'expression "des larmes de pluie", des larmes qui "dansent et meurent", un bel oxymore qui peut traduire une forme de désarroi : le poète est comme insensible à ce spectacle et cette magie de la pluie...

L'imagination se tourne, alors, vers un passé et un bonheur perdu : "Et moi je rêve de toi, ô mon amie"... La campagne d'autrefois devient "une amie", le poète la tutoie comme une douce confidente.

Il constate, avec amertume, que le temps a passé et a entraîné une distance : "que tu es loin !", l'exclamation traduisant un désarroi...

Mais le temps est aboli grâce aux souvenirs, et l'emploi du présent en montre toute la vivacité :

"Pour moi, rien n'a changé 
Deux bras m'enlacent
Parmi les champs de blé..."

La campagne devient même une présence féminine, l'image d'une amante qui rassure, réconforte, avec ces mots : "deux bras m'enlacent".

Par le rêve, le poète revit ses bonheurs passés...

La ville pourrait, pourtant, être séduisante, avec toutes ses possibilités, ses richesses, un monde d'abondance comme le suggèrent les pluriels : 

"Là, dans la ville toutes ces mains tendues
M'offrent des fleurs et des fruits inconnus..."

Mais le poète, malgré la foule, éprouve un sentiment de solitude, mis en évidence par l'emploi du pronom au singulier"moi" et il reste attaché à ses racines : même un air de guitare entendu lui rappelle sa terre d'origine, sa verte campagne...

La ville a beau "chanter, éparpiller sa joie", il rêve encore à son "amie"...

La mélodie pleine de mélancolie souligne à la fois tristesse et douceurs du souvenir...


 

On doit cette chanson aux compositeurs auteurs : Richard Dehr, Terry Gilkyson, Frank Miller. C'est Roger Varnay qui en a signé l'adaptation française.
 




 

Photos : rosemar

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commentaires

fatizo 09/10/2016 19:20

Malheureusement, ces artistes qui louent les qualités de la campagne savent très bien que leur carrière serait tout autre s'il ne passait pas par la ville pour connaitre la succès.
Bises et belles soirée Rosemar

rosemar 09/10/2016 21:43

La ville a ses avantages, c'est sûr... Mais quand on est né à la campagne, il est normal de rester attaché à ses racines.

Bises du sud

Michel JEAN 08/10/2016 21:07

En lisant au coin du feu votre bel art. je pense notamment à M. Pagnol ou J. Giono et beaucoup d'autres excellents auteurs qui ont avec une chaleureuse simplicité et un talent énorme magnifiés cette terre du Sud avec des paysages si diversement variés. Bonne soirèe à tous.

rosemar 08/10/2016 22:44

Pagnol, Giono, de belles références, et c'est vrai qu'on retrouve, dans cette chanson, une simplicité évidente qui nous touche.

Bonne soirée, Michel

ALEA JACTA EST 08/10/2016 19:22

Celle-là je ne la connaissais pas.J' ai eu le curiosité d' écouter la version originale très soignée du groupe américain de Seattle les BROTHERS FOUR qui, comme leur nom l' indique, étaient 4.

https://www.youtube.com/watch?v=46o1joHp7t0

http://blog.amicalien.com/Kabry64/t17930_greenfields-cette-chanson-ne-vous-dit-rien-Q.htm

La version originale est lyrique aussi mais plus folk.Sur la version française les arrangeurs ont ajouté un clavier qui sonne comme un clavecin,ce qui donne au autre caractère au morceau...comme une oeuvre surgie du XVIII ème...presque d' inspiration baroque...
Bonne fin de journée l' amie
PS hors-sujet
Je te mets le lien d' une chanson d' Higelin qui commence elle aussi avec un clavier...
L comme beauté...très lyrique aussi.Le thème musical est pur, simple et beau.J' aime

https://www.youtube.com/watch?v=_2b9UdXk2fs

https://www.youtube.com/watch?v=iKlHbp1pOjA

rosemar 08/10/2016 22:40

Merci pour cette version originale très sympa... je n'avais pas bien perçu ce clavier qui sonne comme un clavecin dans la version des Compagnons, c'est très joli et doux...
Merci, aussi, pour la chanson d'Higelin spéciale, avec une belle intro.

Belle soirée, AJE

L. Hatem 08/10/2016 19:01

En plus des paroles j'adore la mélodie... je vais l'apprendre par coeur !
Je suis effaré par les fautes d'orthographe faite par ceux qui publient les paroles de la chanson !!!! Pfff
Merci rosemar, enfin une chanson qui me ramène sur les lieux de mon enfance.

rosemar 08/10/2016 22:35

La mélodie est magique, oui ! Je suis ravie de te faire découvrir cette chanson qui évoque ton enfance...

Bises, LH

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