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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 12:29
Quand les prix s'envolent...

 

 

C'est l'été : on apprécie de manger des fruits de la saison, pêches, abricots, brugnons... C'est le moment de se délecter de ces fruits rafraîchissants, au goût de soleil et de lumières.

 

Ce jour-là, je me rends dans un de ces magasins de proximité qu'on trouve dans les centres-villes pour y acheter quelques fruits.

 

Les étalages regorgent de fruits superbes : des pêches énormes et voluptueuses, des brugnons géants aux teintes rouges et brunes, des abricots somptueux, aux formes oblongues et charnues : un régal pour les yeux !

 

Les fruits sont disposés en pyramides, dans des alignements impeccables.

Ce sont des productions françaises, et même régionales comme l'indiquent clairement les étiquettes.

 

Seuls les prix sont rebutants : 4, 90 euros pour le kilo d'abricots, 4, 95 euros pour les pêches et le brugnons... des prix exorbitants pour des fruits de la saison...

 

Qu'est-ce qui peut justifier de tels prix ?

Qui peut acheter de tels produits ? Manger des fruits devient un luxe inaccessible à certains.

 

Ces fruits ne sont pourtant pas labellisés bio, mais leur prix est prohibitif.

Plus loin, les noix décortiquées de qualité bio, cette fois, sont vendues au prix de 41 euros le kilo !

Là, on se dit qu'on attend le touriste.

 

En été, il semble tout de même que les prix s'envolent et dépassent les bornes.

 

J'achète, malgré tout,  deux brugnons, quelques abricots, afin de tester le goût et la qualité de ces fruits.

 

Je dois reconnaître que les brugnons se révèlent être délicieux : une texture onctueuse, une saveur sucrée. Les abricots, eux, sont bons et moelleux.

Mais comment nourrir une famille avec seulement deux brugnons, et cinq abricots ?

Certains ne peuvent pas se payer ces fruits de production locale et sont contraints d'acheter des fruits venus d'Espagne ou d'ailleurs et dont le prix est plus accessible.

Ces fruits venus d'ailleurs sont-ils contrôlés ? Comment sont-ils cultivés ? Dans quelles conditions ?

Difficile de le dire...

Ainsi, beaucoup de gens n'ont pas accès à des produits locaux de qualité.

Ainsi, s'instaure une consommation à deux vitesses : une pour les riches, une autre pour les pauvres...

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Quand les prix s'envolent...

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commentaires

L. Hatem 29/07/2017 07:53

Cette semaine nous avons en bas de chez moi des tomates aux prix du simple au plus que le double...
Les moins cheres, en grappes, 1euro et 49 cts, viennent de Hollande !

rosemar 29/07/2017 21:45

Des prix très variables, donc, et elles sont bonnes, ces tomates de Hollande ?

Michel Jean 26/07/2017 19:42

Sur la toile il y'a "Alain Le producteur d'abricots qui n'arrive pas à vendre/écouler sa production à 30 cts/kg. Après des mois de travail acharnés voilà le résultat: il faut se priver pour payer plus cher des fruits qui sont achetés une misère aux producteurs. Et que dire de toute cette camelote importé payer à vil prix ?...Bye.

rosemar 26/07/2017 22:26

La concurrence des produits étrangers est féroce : la mondialisation n'en finit pas de créer des problèmes insolubles...

ALEA JACTA EST 26/07/2017 17:16

Effectivement la qualité se paie cher et n' est pas à la portée de toutes bourses.Moi, j' ai la possibilité d' acheter au marché une fois par semaine.On peut y trouver les produits régionaux de qualité et à meilleur prix.
Oui, les prix s' envolent et les petits producteurs eux ont du mal à joindre les 2 bouts et à rentrer dans leurs frais.C' est la grande distribution qui s' en met plein les poches.En Espagne, il se développe des petits réseaux alternatifs parallèles pour échapper à leur main-mise sur le marché.Mon beau-frère vend toute sa production d' oranges bio à Madrid et se charge du transport lui-même mais ça fait longtemps qu' il ne travaille plus avec les coopératives de ma région.Pourtant la plus grande coopérative d' oranges d' Espagne est à Pego, à 10 km de chez moi...
Quant à la qualité bio , elle est contrôlée et mon beau-frère fournit des certificats officiels de garantie à ses clients.
Enfin, je vis dans une région très touristique mais les prix des aliments qu' on trouve au super marché ne sont pas gonflés pendant la saison d' affluence.
Bonne journée l' amie

rosemar 26/07/2017 22:23

La grande distribution fait monter les prix et aussi la moins grande : le commerce où j'ai acheté ces fruits est un magasin de dimensions modestes... les réseaux alternatifs sont une solution pour échapper à cette flambée des prix, oui.
On dit parfois que les normes bio ne sont pas bien respectées en Espagne : c'est une fausse rumeur, donc ?

Belle soirée, AJE

Michel. Jean 26/07/2017 15:17

Bonjour Rosemar, pour les arboriculteurs de l'Ardèche/ Gard/Hérault qui "croulent" sous des charges de travail toute l'année bien loin d'une vie monotone. Ensuite se sont les branches des arbres fruitiers, si celles-ci échappent aux trop nombreux parasites et autres maladies, qui sans brusqueries à leur tour "croulent" sous le poids des fruits. Et pour finir les prix des fruits "s'écroulent" à la vente, mais pour le/s consommateurs les prix trop souvent s'envolent en restant longuement hors d'atteintes. Et nos producteurs locaux voient arriver des trains, que pousse l'acharnée Tramontane, chargés de fruits d'une étrange couleur d'un irréel lointains. Bonne journée à tous.

rosemar 26/07/2017 22:18

Les agriculteurs sont soumis à de multiples contraintes et aléas, c'est certain... ce sont les intermédiaires qui s'enrichissent avec ces prix qui s'envolent...
Bonne soirée, Michel

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