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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:32
Recrutement des enseignants : la pénurie, encore...

 

 

 

Qui veut désormais devenir enseignant ??

Qui accepte d'être déconsidéré, jugé responsable de tous les maux de la société ?

 
Qui accepte d'être ainsi méprisé dans une société où l'autorité des professeurs est sans cesse contestée par les parents, par les élèves eux-mêmes ?
 

Le ministère de l'Education se retrouve face à une pénurie de professeurs, malgré de nombreuses campagnes de recrutement.

 

Lettres modernes, lettres classiques, anglais, allemand, mathématiques… Dans toutes ces disciplines, la pénurie de professeurs s’est installée. Les résultats du Capes 2017 le démontrent : 1 303 postes au total n’ont pas été pourvus à l’issue du concours de recrutement des enseignants du second degré, soit 17 % du total...

 

Eh oui, les candidats ne se bousculent plus pour se présenter aux concours d'enseignement.

Mais pourquoi ?

Alors que le métier de professeur est présenté comme idyllique par certains : d'excellentes conditions de travail, des élèves attentifs, polis, une administration aux petits soins, des vacances à gogo... pourquoi cette pénurie dans le domaine de l'éducation ?

Comment l'expliquer, si ce n'est par des difficultés croissantes dans ce métier de transmission ?

 

Un métier qui exige des études assez longues, donc une entrée tardive dans le monde du travail, un métier difficile car les enseignants sont confrontés à tous les problèmes de la société : chômage, familles décomposées, recomposées, divorces, misère sociale...

Un métier où chaque enseignant se retrouve isolé face à ses élèves, car, souvent l'administration préfère fermer les yeux quand des problèmes se posent.

Un métier où les réformes se sont succédé, sans concertation, de manière improvisée....

Un métier où les conditions de travail sont parfois déplorables : des établissements vétustes, mal équipés, des élèves que leurs parents n'éduquent plus, des élèves incapables de se concentrer et d'écouter un cours.

 

Certains jeunes enseignants en viennent à démissionner, après avoir réussi leur concours : c'est particulièrement inquiétant.

Confrontés aux réalités du métier, ils renoncent à cette fameuse "sécurité de l'emploi", si convoitée et si précieuse en période de crise.

Triste constat !

 
Un des métiers les plus importants de nos sociétés est sacrifié à des modes : la transmission des connaissances n'est même plus au coeur de ce métier. Or, elle est essentielle, seules les connaissances permettent de progresser, elles sont un support indispensable de la réflexion.

 

Il serait temps de rétablir des équilibres perdus : redonner du poids et de l'autorité aux enseignants.

Il serait temps de remettre à l'honneur la culture, l'enseignement de la grammaire, de l'orthographe.

 

L'enseignement ne devrait-il pas être une priorité dans une société moderne ? Ne devrait-il pas être au coeur et au centre de toutes les préoccupations ?
 

 

 

 

Source : un article du journal Le Monde :

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/07/07/la-penurie-de-professeurs-perdure_5157048_3224.html

 

 

Recrutement des enseignants : la pénurie, encore...

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commentaires

fatizo 10/07/2017 22:07

IL fut une époque ou l'enseignant était considéré,
Dans les campagne il y avait le maire, le curé et l'instit, tous respectes.
Aujourd'hui qui sont les parents qui respectent encore ceux qui enseignent à leurs enfants?
https://www.youtube.com/watch?v=-GOypbamLUU
Bises et belle soirée Rosemar

rosemar 11/07/2017 22:39

Merci pour la belle chanson... les enseignants deviennent souvent des boucs émissaires, responsables des échecs des élèves...

Bises du sud

L. Hatem 10/07/2017 21:38

Je connais des enseignants devenus infirmiers...
Bises rosemar

rosemar 10/07/2017 22:22

Eh oui, hélas, certains abandonnent ce métier quand ils voient les difficultés auxquels ils sont confrontés : les jeunes profs sont souvent affectés dans des postes à risques...

Bises, LH

Ingénieur Enseignant Formateur en École d'ingénieurs 10/07/2017 16:15

Bonjour Rosemar,

Je rajoute une couche aux 2 précédentes excellentes contributions.
Il y a tant à dire.
Je me suis surpris récemment à ouvrir un Dictionnaire de Physique Chimie Seconde de 1978. Où l'on expliquait le principe de l'analyse dimensionnelle. Qui s'intéresse à la cohérence des formules et modèles. Regardez autour de vous, vous en êtes entourés !
Savez vous que l'on en parle maintenant en Terminale S. Et encore !
Récemment aussi, je me suis retrouvé avec des élèves Ingénieurs de 1ere Année de Cycle Ingé, à faire des mathématiques de Lycée !!!! "Mssieu, comment on fait ?"

Il parait qu'à Taïwan, certains profs gagnent des fortunes ! Vite un avion ! Aie, on me signale dans mon casque une grève du SNPL!

Triste France !

rosemar 10/07/2017 22:19

Merci pour ce message et ce témoignage : le niveau d'exigence baisse en maths, en physique, on brade le baccalauréat... où va-t-on ?
Pourtant, je peux témoigner des efforts faits par les enseignants pour essayer de donner aux élèves des méthodes rigoureuses d'analyse, en français, par exemple. Il faut porter les efforts d'abord sur l'école primaire et les bases de départ.

Bonne soirée.

Michel Jean 10/07/2017 14:02

Bonjour Rosemar, le curé du village qui disparaît suivie de près par les enseignants et bientôt ce sera le tour du gendarme et combien d'autres avec de belles et de bonnes manières. Il ne reste plus que quelques douces charmantes femmes épouses qui peut être reste à la maison pour faire des confitures... alors que l'incorrigible bat la campagne la main sur le cœur nous avisant de sa probité...! Bonne journée à tous.

rosemar 10/07/2017 22:08

Toutes les autorités sont contestées et battues en brèche, c'est sûr, mais les enseignants sont encore plus exposés : on les rend responsables des échecs des élèves dans une société en crise, où le chômage prospère.

Bonne soirée, Michel

ALEA JACTA EST 10/07/2017 12:00

Triste constat qui quelque part rassure aussi.Les gens ne sont pas maso.Une profession qui demande de longues études sera attrayante si elle apporte un minimum de bonheur et de bien-être ( et pas seulement un salaire et des vacances), or l' EN est devenue une gigantesque machine qui génère avant tout du stress et de la frustration.Tous les échecs sont systématiquement rejetés, de manière explicite ou implicite, sur le professeur.
Pour un jeune diplômé vouloir entrer dans l' EN amène à se poser une question extrêmement simple: " Où sera le plaisir ? "
Dans un pays où il y a 8 millions de chômeurs la crise de vocation devrait interpeller tous les décideurs.Comment en est-on arrivé là ?
Comment les différentes réformes successives n' ont fait qu' augmenter la charge de travail , en alourdissant une bureaucratie parfaitement inefficace, en même temps qu' elles faisaient disparaître, un par un, tous les aspects gratifiants de la profession.Le système éducatif a augmenté la pression sur les profs et la mise en accusation de la part des parents sans absolument rien offrir en contrepartie.Le Roi est maintenant nu, et c' est bien l' EN qui a dépoilé le prof...c' est même devenu sa marque de fabrique !
Les réformes ont fait perdre aux professeurs peu à peu leurs repères.A force de chercher des excuses et des justifications aux élèves qui ne fournissent pas les efforts qu' on leur demande, on finit par renoncer à ce qui fait l' essence même de ce métier: l' apprentissage par l' effort.
La rigueur et l' exigence ne sont plus au goût du jour.Le prof ne sait plus jusqu' à quel point il doit tolérer certaines carences des élèves.Il ne peut plus démêler le blanc du noir...Tout est possible, tout est permis, tout est justifiable.
Dans ces conditions il est normal que nombre de jeunes diplômés ne veulent plus entrer dans l' EN pour ne pas se plier à ce jeu de dupes qu' ont créées les réformes successives.
Personne n' a envie de passer sa vie à lutter contre des moulins à vent.On a qu' une seule vie et on aspire tous à l' employer à développer une action professionnelle qui ait du sens et qui nous fasse nous sentir bien.
Bonne journée l' amie

rosemar 10/07/2017 22:05

Et pourtant, ce métier de transmission peut apporter des expériences enrichissantes, mais on en demande trop aux enseignants, on attend tout d'eux : éduquer, se muer en assistante sociale, résoudre toutes les difficultés des élèves, être à la disposition des parents etc.
On nous a imposé des réformes absurdes : par exemple, des tests d'évaluation très compliqués en début de seconde qui ont été ensuite abandonnés, puis des cahiers d'évaluation qui ne servaient à rien, des réformes de la grammaire... tout cela est absurde.


Belle soirée, AJE

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