Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 09:38
Un des dangers de la crise du coronavirus : la surveillance de masse...

 

Pour Yuval Harari, auteur notamment de Sapiens et Homo deus, "la crise que nous traversons peut constituer - à moins de faire les bons choix à très court terme - un point de basculement vers la surveillance de masse et le repli nationaliste. Il appelle à un sursaut rapide. "

 

Ce tournant est à redouter non seulement "parce que l’épidémie pourrait normaliser le déploiement d’outils de surveillance de masse dans des pays qui les rejetaient jusqu’alors", mais aussi "parce qu’une transition spectaculaire est en train de s’opérer vers une surveillance "sous-cutanée"  ("under the skin surveillance"), estime Harari. 

 

Harari imagine ainsi l'utilisation d'un bracelet biométrique qui permettrait de surveiller la température, le rythme cardiaque, la pression artérielle de toute une population.

Et tout cela pour préserver la santé des gens, ce qui peut paraître utile et nécessaire dans l'urgence.

 

Mais selon Harari, "les mesures temporaires ont une fâcheuse tendance à survivre aux urgences. Il y a toujours une nouvelle urgence à l’horizon."

En l'occurrence une nouvelle pandémie.

Certains États pourraient "assurer qu’il faut maintenir les systèmes de surveillance biométrique car ils craignent une seconde vague du virus."

Plutôt que de pratiquer un tel système de surveillance, Harari propose de responsabiliser les citoyens.

Ainsi, tout le monde a compris que le lavage des mains est indispensable en cas de pandémie.

Tout le monde peut comprendre les gestes barrières, le port du masque, la nécessité de respecter la distanciation sociale.

C'est une relation de confiance qui doit s'instaurer entre l'état et les citoyens.

Il faut refuser l'avènement de Big Brother.

Nous sommes déjà très largement surveillés par les GAFA : nous livrons chaque jour de multiples informations sur nos goûts, nos idées politiques, nos habitudes de vie...

Et, avec la crise du coronavirus, nous utilisons encore plus internet pour communiquer à distance.

 

Pouvons-nous vraiment nous déconnecter ? De plus en plus, des emplois, des entreprises demandent aux gens d'être connectés tout le temps et, avec la crise du coronavirus, cette tendance s'accentue.

Certains pays construisent même des sociétés de surveillance totale : c'est le cas en Israël... un état où tout le monde est surveillé, tout le temps.

Les GAFA savent absolument tout de ceux qui sont connectés : et ce sera encore plus une servitude volontaire quand ces GAFA  nous promettront, par dessus tout, une meilleure santé.

 

 

 

Source :

https://usbeketrica.com/article/covid-19-yuval-harari-anticipe-derapages-crise-et-appelle-sursaut

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

M
De moins en moins.
Répondre
M
Bonsoir Rosemar, peut-être ces tout contrôles permettraient de se rendre compte qu’une Mme Fillon fait des confitures à la Maison en étant payer 7000 € par mois ? Dès l’instant que tous ces petits dictateurs pollueurs- cradingues qui mettent en danger paf plaisir la vie des autres seront contrôlés ou même abusivement contrôlés tout ne pourrait que qualitativement s’améliorer. Bonne soirée à tous.
Répondre
R
Mais les "grands de ce monde" échappent au contrôle et à la surveillance de Big Brother : ils ont les moyens de se soustraire et de se dérober au flicage.

Bonne soirée, Michel
A
C'est déjà une réalité. Depuis que je suis en travail télématique mon rectorat a les moyens de contrôler mon rythme de travail de manière très approfondie, j'allais écrire de manière intime.Si je corrige un devoir à 10 h du mat ou à minuit, ils le savent.Tout ce que je fais passe désormais par une plateforme et la moindre de mes actions que ce soit envers une classe, un élève, ou un parent d'élève laisse une trace enregistrée...Je suis déjà dans l'ère du BIG BROTHER. On nous promet déjà que ça continuera une fois la crise passée. Ça c'est de l'acquis.
Bonne journée l'amie
Répondre
R
Le télé travail conduit inéluctablement à une surveillance, ce qui est bien sûr un problème, mais ce sera encore plus grave si on se met à surveiller la santé des gens sous le prétexte qui semble louable de prévenir des épidémies. Là ce sera un contrôle permanent des citoyens.

Belle soirée, AJE
L
Oui, avec le dossier médical en ligne généralisé il n'y aura plus de retour en arrière possible... Nous serons tous surveillés et pour toujours...
Répondre
R
Le dossier médical n'est pas encore obligatoire... il le sera un jour, sans doute.
R
C'est une première étape avant le bracelet biométrique dont parle Harari...
L
J'espère lire Harari...