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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 18:15

 

guerre-2.jpg

 

 

Les fractures : c'est bien ce qui caractérise notre monde, un monde divisé, brisé...

 

La fracture est, d'abord, celle qui sépare les riches des pauvres, un fossé qui se creuse, de plus en plus, inexorablement, au fil des années.

 

La fracture, ce sont, aussi, les guerres qui opposent les êtres humains, en Afrique, au Moyen Orient, dans les pays de l'Est, des idéologies qui s'affrontent, des luttes d'influence...

 

La fracture, ce sont, encore, des religions qui s'opposent : des caricatures provoquent l'ire des musulmans, alors que nous n'y voyons que des dessins, à visée satirique.

 

La fracture, ce sont, aussi, tous ces gens qui fuient leurs pays d'origine, refusant la pauvreté, la misère ou les horreurs de la guerre.

Ces gens qui se retrouvent sur des cargos de fortune et qui périssent, parfois, dans de terribles naufrages faisant des milliers de victimes...

 

La fracture, c'est l'espoir perdu de certains peuples qui ne croient plus en l'avenir, car ils sont soumis à des guerres sans fin.

 

La fracture, ce sont les tueries des journalistes de Charlie Hebdo, ou encore les derniers attentats récents de Copenhague.

 

Notre monde est rompu, confronté à des divisions permanentes qui oppressent et accablent les individus.

 

La fracture est infinie : elle oppose, aussi, les gens qui travaillent et ceux qui sont au chômage et sont, parfois, exclus de la société.

La fracture est présente partout : notre monde divise, sépare, désunit.

 

Dans nos sociétés, nous considérons que nous avons le droit de critiquer les religions, de les dénoncer, alors que dans certains pays musulmans, c'est un sacrilège.

Le blasphème religieux n'est plus considéré comme un délit, en France, alors qu'il est, encore, un crime puni de mort, dans certains pays.

Les femmes, ont, dans nos sociétés, à peu près, les mêmes droits que les hommes, alors que dans, certaines contrées, ces droits restent très limités, si bien que la femme est encore, parfois, assimilée à une mineure incapable de prendre des décisions par elle-même.

 

Notre monde est pourtant, celui, de la communication triomphante, grâce à internet et aux nouveaux médias qui s'imposent, et ces réseaux semblent, en fait, accentuer ces fractures, car celles-ci deviennent plus visibles, évidentes pour tous.

 

Internet devient, ainsi, le creuset de toutes les fractures du monde : on y voit s'affronter des idéologies contraires, on y perçoit toutes les injustices, toutes les inégalités qui règnent sur la planète, on y ressent des haines irréconciliables, des conceptions très différentes du monde.

 

Le monde relié par internet se retrouve dans une confrontation permanente : saurons-nous, un jour, réduire ces oppositions ?

 

Saurons-nous trouver des solutions ?

 

http://youtu.be/J4OJsvVbZ7U

 

 

 

http://www.lepoint.fr/cinema/juliet...

 

La vidéo à une heure 29 minutes :

http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/re...

 

Juliette Binoche évoque le thème de la fracture :

 

 

                

 

 attentats.jpg

 

 

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Une belle initiative pour lutter contre l'islamophobie (merci à LH qui m'a envoyé cette vidéo)

           

 

 

 

 



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commentaires

L
Le pédagogue :


En ce début du mois de septembre 2015, la publication par le quotidien britannique « The Independent », de la photo de la dépouille d’un enfant mort en mer, comme des milliers d’autres personnes qui tentent, depuis un certain temps déjà, d’atteindre d’autres rivages, semble avoir provoqué « une certaine émotion », face à « l’afflux des migrants ».
Depuis longtemps , bravant tous les dangers, des milliers de personnes, hommes, femmes, et enfants, fuyant les horreurs des pays d’origine, tentent d’arriver en Europe et d’y rester, en dépit de l’hostilité dont elles sont l’objet, et qui ne date pas d’aujourd’hui.
Ce « processus migratoire » ne cesse de mettre en relief certaines conséquences des méfaits du système colonialo-impérialo-sioniste qui a semé, et qui sème encore, l’oppression partout.
En arabe, les personnes qui prennent la mer pour atteindre l’Europe sont appelés « lhrraaga ».
Les « brûleurs ».
J’en ai déjà parlé, mais ce n’est pas la première fois que je reprends ce dont j’ai déjà palé.
Ce sont généralement des personnes qui tentent, à bord d’embarcations de fortune, de quitter l’Afrique (et des pays situés ailleurs) pour atteindre l’Europe la forteresse), où ils sont considérés, lorsqu’ils y arrivent (ce qui n’est pas toujours le cas), comme « clandestins » (émigration clandestine).
« Brûleurs » parce que avant de se lancer dans cette tentative d’atteindre des côtes européennes, ils brûlent tous les documents qui peuvent permettre de les identifier et donc de les expulser vers les pays de départ.
Des pays où sévissent des régimes fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Avec ces régimes, pour les populations qui y subissent les horreurs, l’Afrique (ou des pays situés ailleurs) est un bagne, un continent où la merde gicle et dégouline de partout.
Nauséabonde.
L’esclavage a fait des ravages.
Le colonialisme n’a rien épargné.
Le système colonialo-impérialo-sioniste continue d’alimenter, d’entretenir et de répandre les ordures et la pourriture.
Les régimes mis en place par ce système, sont tenus de tout mettre en œuvre afin de servir les intérêts de leurs employeurs.
Ces employeurs, qui connaissent mieux que quiconque leurs employés et qui n’ignorent rien de leurs pratiques, savent qu’ils sont assoiffés de sang, d’argent et de vices, qu’ils sodomisent et massacrent des hommes, violent, méprisent, humilient et tuent des femmes, s’adonnent à la pédophilie et font disparaître des enfants.
Ce qui a été appelé « l’indépendance dans l’interdépendance », « la révolution » ou la fin de l’apartheid, n’a pas débarrassé les « indigènes » de l’asservissement, des persécutions, de l’oppression, de l’exploitation, de l’arbitraire, des enfermements, des tortures, des humiliations, des vexations, des injustices et autres.
Les criminels mis à la « tête » des « États » dits « indépendants » ont des comptes bancaires partout, des lingots d’or, des pierres précieuses, des bijoux de grande valeur, des fermes modèles, des haras, des propriétés immobilières sans nombre, des résidences dans les « grandes capitales » et au bord de « plages pour milliardaires », des palaces, des tableaux de peintres de renom, des cabarets, des boîtes de nuit, des salles de jeu, des restaurants, des voitures luxueuses, des avions, des bateaux.
Ils affament et détruisent avec l’appui de leurs employeurs, investissent dans les lieux de la débauche, se font livrer par vols entiers des débauchés dits stars, artistes et autres, des alcools et des drogues à profusion, des mets pour « civilisés » que les « barbares » ne connaissent même pas de nom, raffolent de sexe sans frontières et de partouzes.
Ils salissent et souillent tout, recourent à la dépravation, à la censure, aux usurpations, aux falsifications, aux trafics, aux trahisons, aux tromperies, aux tricheries, aux enlèvements, aux séquestrations, aux emprisonnements, aux supplices, aux liquidations, aux tueries, aux massacres et autres à des degrés inimaginables.
Les « empires coloniaux » ont peut-être disparu, mais pas les effets du colonialisme.
Le système colonialo-impérialo-sioniste a imposé à des populations entières de par le monde de chercher des moyens de subsistance dans des conditions, le plus souvent, atroces.
Beaucoup parmi elles, rurales, se sont trouvées dans des faubourgs de villes nouvelles coloniales, contraintes de s’adapter à des modes de survie dans des bidonvilles.
Ces populations ont connu la transplantation forcée dans leur pays d’origine, avant qu’elles ne soient poussées à le quitter parfois pour fournir la main d’œuvre, taillable et corvéable à merci, dont les métropoles avaient besoin.
Le processus migratoire ne peut pas être compris en occultant l’histoire de la transplantation d’êtres de sociétés rurales, d’êtres colonisés, maintenus dans l’ignorance, dépossédés, sans moyens, dans des sociétés industrialisées qui par de multiples mécanismes ont imposé et imposent leur domination.
Les pays d’Afrique (et d’autres pays ailleurs) restent pour les employeurs des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres « loisirs pour touristes », des dépotoirs multiples et variées et des décharges d’immondices.
Ces pays sont dotés d’une armée et d’une police très opérationnelles pour les oppressions et les massacres des populations.
À cet effet, le système colonialo-impérialo-sioniste leur vend les armes nécessaires et se charge de la formation.
Ces armes sont vendues au prix fort par ce trafiquant, qui alimente, oriente, entretient et contrôle les conflits armés entre ses employés.
Doté d’avions bombardiers des plus performants dans les exterminations, d’une flotte maritime pour les agressions, d’innombrables chars de carnage, de missiles, d’équipements militaires les plus récents, d’armements sophistiqués, d’armes nucléaires, le système colonialo-impérialo-sioniste répand la terreur.
Dans ce domaine, une certaine « préséance » est reconnue à la France en Afrique, qu’elle continue de considérer comme sa « chose ».
Depuis un certain temps, l’Europe ne veut plus que ces « hrraaga » émigrent pour atteindre « la forteresse ».
Elle fait tout afin d’empêcher leur venue, mais ces « brûleurs » sont décidés à tout faire pour s’évader du bagne des pays d’origine.
Ils n’ont rien à perdre.
Ils continuent de mourir pour fuir ce qu’ils ne peuvent plus supporter.
Afin de les contenir, l’Europe verse des sommes énormes à ses employés pour qu’ils usent de tous les moyens de rétention.
Par ailleurs, en plus des possibilités illimitées de chaque État d’Europe, l’Union Européenne a mis en place une force (Frontex) avec des avions, des hélicoptères, des navires et autres, destinés à renforcer « la forteresse ».
Mais rien n’arrête « lhrraga » :
Ni les naufrages au large de l’île italienne de Lampedusa et ailleurs qui ont entraîné la mort de centaines de personnes, qui s’ajoutent aux milliers d’autres naufragés dans la mer contrôlée par cette Europe où ils rêvaient de survivre plus décemment que « chez eux ».
Les criminels installés à la « tête » des « États » d’Afrique s’en foutent bien sûr.
Complètement, et recourent au pire.
Tout cela est noyé bien sûr.
Les imposteurs, à l’œuvre depuis des lustres, ont toujours usé d’une diarrhée verbale pour camoufler leurs crimes.
Des mots qui alimentent et entretiennent le faux.
Gonflés d’orgueil et d’arrogance, ils répandent leur diarrhée.
Ils donnent des leçons qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes.
Sèment les tromperies et toutes les horreurs selon l’étable de leur loi (les tables de leur loi).
Veulent imposer leur « Histoire », avec hache majuscule, pour décapiter la Vérité.
Ils font semblant de « s’offusquer » des effets de ce dont ils sont la cause.
Les coups les plus inimaginables sont montés.
Les manipulations les plus incroyables sont pratiquées.
Les mensonges les plus éhontés sont servis.
Les hommes, les femmes et les enfants qui continuent d’arriver en Europe(et ailleurs), ne sont pas différends de ce qui a été décrit il y a des décennies :
« Ils avaient le pas pesant, les bras ballants et la face effarée. Ceux qui s’arrêtaient pour les voir passer fermaient brusquement les yeux, en une minute de doute intense et subit, où l’origine et la fin conventionnelles de l’homme étaient vélocement révisées, les classifications des règnes et les métaphysiques mises à bas et échafaudées de nouveau comme un château de cartes sur leurs mêmes fondements et suivant la même systématique […] ils ouvraient les yeux : la faillite de la civilisation, sinon de l’humanité, qu’ils avaient vu défiler vêtue de fripes, ou, à tout le moins, des fripes emplies de néant » (Driss Chraïbi, Les Boucs, Paris, éditions Denoël, 1955, P. 26).
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A

Bonjour Rosemar,


Les fractures sont effectivement sur internet mais les rassemblements aussi.L' avènement d' un parti comme PODEMOS aurait été IMPOSSIBLE sans les réseaux sociaux capables de faire contrepoids à
la mégapuissance des médias traditionnels soutenus par les pouvoirs financiers et les banques ...


Avec internet , nous avons donc la médaille et son revers...


Pour répondre à L' Hatem, nous espérons ne pas tomber dans un choc de civilisations mais en moins de 48 heures nous avons eu 2 attentats à Copenhague et 21 coptes décapités par les forces de
Daech...Les conséquences risquent d' être désastreuses au sein de la population l' ami, même si on sait bien que les musulmans ne sont pas des terroristes. Paris, Bruxelles, Copenhague....la
contagion s' installe...


Je te fais un petit cours d' arithmétique à 2 balles.Compte 5 à 6 millions de musulmans en France...Imaginons que seulement 1 % soit des radicaux( je dois être en dessous de la réalité) ça fait
quand même 50 000 personnes qui posent problème au sein de notre communauté et dont il va falloir surveiller de près ou de loin les activités.Malheureusement,on sait parfaitement que dans
certaines banlieues le maboule de Copenhague est déjà considéré comme un héros...Il va falloir traiter ce problème d' une manière ou d' une autre sous peine  de voir les populations
européennes s' installer dans un climat de parano et de défiance mutuelle...Je ne vis pas en France mais j' imagine bien une majorité silencieuse qui doit ruminer des idées plutôt noires et de
plus en plus extrêmes.Il y a une urgence à bien gérer cette crise profonde de la part des politiques mais aussi de la part de la communauté musulmane qui ne peut pas se contenter de dire " ça n'
a rien à voir avec nous" sinon on se dirige tranquillement mais surement vers un vrai clash...


A part ça la vidéo que tu as mis en lien est super et réchauffe le coeur.Il faut retendre les liens et les principes laics permettent de faire une sorte de serment entre tous les
citoyens...quelque chose qui nous unit et qui ne va à l' encontre d' aucune religion comme le souligne l' imam de Bordeaux.


Bonne fin de soirée à toutes et à tous
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R


Tu as raison : internet peut réunir et rassembler mais jusqu'ici, ce sont les divisions qui prennent de l'ampleur et qui l'emportent, hélas : le terrorisme, les guerres qui ressurgissent
nous le prouvent tous les jours. Et tu le dis, les attentats se multiplient... J'imagine aussi la peur de la communauté juive en Europe, la situation est complexe pour tous...


Belle soirée AJE



F

Malheureusement ton analyse est très juste, nous vivons dans un monde de fractures.


Ce cycle a débuté au début des années 80 et on espère qu'il s'arrêtera bientôt, et surtout sans trop de dégats.


Bises et belle soirée Rosemar
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R


Un monde où les fractures se creusent : les derniers événements le prouvent, à Copenhague, des jeunes sont venus rendre hommage au terroriste tué, en déposant des fleurs sur le lieu de sa
mort : une façon de montrer, sans doute, qu'ils sont solidaires de ce terroriste !


Bises de l'hiver



L

Il y a dans ce pays une fracture... d'un côté... dixit Chirac ! :-)


Aujourd'hui j'ai lu un article qui m'a réchauffé le coeur :


http://www.francesoir.fr/culture-medias/je-suis-un-musulman-je-suis-considere-comme-un-terroriste-faites-mois-un-calin-video


bises
Répondre
R


Merci, LH, pour cette vidéo sympa et réconfortante ! Je viens de l'intégrer à mon article... Juliette Binoche dit qu'elle se sent française mais aussi universelle, et ce devrait être le
cas pour chacun d'entre nous. Je rajoute ceci : on ne peut que condamner le terrorisme, quel qu'il soit et d'où qu'il vienne, c'est aussi une façon de se montrer tous solidaires contre la
violence.


Bises, LH