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Les lettres classiques : un cursus intéressant...

Publié le 30/01/2014 à 07:02 Par rosemar
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Les sections littéraires sont, de plus en plus, négligées, mises au rebut alors qu'elles offrent la possibilité à chacun d'enrichir sa culture et d'aborder un domaine particulièrement attrayant qui est celui de la littérature.

 

Ainsi, les lettres classiques permettent de faire connaissance avec les "humanités", la culture antique, d'apprendre le latin et le grec, langues mortes, dit-on souvent, alors que ces langues survivent et vivent encore à travers bien d'autres langues et notamment le français.

 

C'est l'occasion, pour les élèves, d'approfondir leurs connaissances en grammaire, d'éudier l'étymologie, de remonter aux sources mêmes de notre culture.

 

Voir naître la tragédie, la comédie, le théâtre en Grèce, voir apparaître la fable, l'histoire, l'épopée, un des tout premiers genres littéraires, lire Homère dans le texte, et tous les autres auteurs, Aristophane, Platon, Hérodote, lire les écrivains latins : Virgile, Catulle, Sénèque... c'est découvrir le creuset même de toute notre littérature.

 

Ce retour aux sources n'est-il pas fondamental ? On y perçoit l'essence même de notre culture, tout ce qui la fonde : on comprend mieux l'histoire des genres littéraires, leurs raisons d'être, leur signification profonde.

 

Comment ne pas percevoir toute la richesse de ces humanités ? Comment ne pas en comprendre l'importance ?

Un autre intérêt de ce cursus : les élèves peu nombreux se retrouvent dans des sections allégées où les classes sont peu chargées, aussi bien en lycée qu'à l'université.

 

L'enseignement dans ces classes est plus facile : en général, les élèves motivés, sérieux se retrouvent dans une ambiance de travail favorable.

Hélas, ces enseignements sont de plus en plus délaissés : les heures de cours sont souvent mal placées, en fin de journée de 16 heures à 18 heures, les élèves hésitent à s'inscrire, alors que les heures sont si tardives.

 

Bien sûr, ces disciplines exigeantes réclament des efforts conséquents : il faut apprendre la grammaire latine et grecque mais on peut réviser, ainsi, toutes les règles qui régissent la grammaire française : les temps, les modes des verbes, leurs valeurs, par exemple.

 

Bien sûr, ces disciplines demandent de la rigueur mais, en ce sens, elles se révèlent particulièrement formatrices et essentielles.

 

On distingue les lettres classiques, car elles restent, encore, un signe d'excellence : elles permettent d'acquérir les bases de la culture mais, en même temps, elles sont accessibles à des élèves qui travaillent, qui sont volontaires.

 

Il faut remettre à l'honneur ces filières : elles ont été négligées, on a privilégié, ces dernières années, les mathématiques, au détriment des disciplines littéraires.

 

Il est bon de le rappeler : les lettres classiques offrent une formation complète, un retour aux sources, une culture de base essentielle.

 

 

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Commentaires

mirage 25/03/2014 23:23


J'ai connu de nombreux élèves, nombreux, vraiment, qui m'ont confié que la pratique du latin ou du grec ancien n'avait pas seulement, pour eux, constitué une source de culture merveilleuse.


Beaucoup avaient fait des études de médecine ou de droit, et ils me disaient que le travail intellectuel exigé par l'étude de ces deux langues mortes, qu'on n'entend donc pas parler, et qu'il
faut étudier sans le secours d'une expérience sensible, leur avait beaucoup servi au cours de leurs études supérieures, notamment dans les premiers cycles universitaires.


Les cours se présentaient à eux dans toute leur densité, leur floraison de détails, leur richesse inégale. La première, sinon la seule, difficulté tenait à ce qu'il fallait les lire vite, et
surtout repérer plmus vite encore la hiérarchie diffuse de tous les éléments les uns par rapport aux autres.


 


Le latin, comme le grec, entraînent l'esprit oà rechercher la construction d'une phrase souvent complexe, à en repérer les éléments essentiels, à leur subordonner ceux qui en dépendent, à
distinguer l'essentiel pour entrevoir les structures de la pensée.


 


Exercice irremplaçable. Car on apprend à TOUT lire en lisant ainsi, et on apprend à avoir besoin de TOUT comprendre. 


 


Combien auraient besoin, en pénétrant dans le supérieur, de cet acquis qui permet sur le français la même maîtrise, la même exigence...

rosemar 26/03/2014 16:52



Merci pour ce témoignage : le latin et le grec n'ont plus vraiment la cote, dans un monde mercantile, mais ces langues sont fondamentales dans la formation : l'étymologie nous apprend
beaucoup, la littérature antique constitue la base de toute notre culture.


Belle journée, mirage !



L. HATEM 31/01/2014 22:24


Maîtrises-tu ces deux langues ? Le grec et le latin ?


Si oui, chapeau !

rosemar 01/02/2014 19:24



Les maîtriser complètement, c'est impossible car ces langues couvrent des siècles de littérature avec des évolutions notables : la langue d'Homère, par exemple, n'est pas la même que
celle de Platon.


Bises du sud



fatizo 30/01/2014 21:48


Bon la  les amis , je vous laisse entre vous . Je suis largué .


Bises et belle soirée Rosemar

rosemar 30/01/2014 21:55



Mais non ! nous sommes tous concernés par la culture classique : c'est notre culture et on ne peut y échapper !


Belle soirée et bises !



ALEA JACTA EST 30/01/2014 21:35


Nous ne vivons pas une époque très romantique, et c' est l' aspect fonctionnel de l' éducation qui est privilégié...Dans un monde technologique et marchand très compétitif, c' est presqu' un
miracle que les langues classiques n' aient pas disparu des itinéraires scolaires...


Enfin, les asiatiques ne s' encombrent pas de latin ni de grec, de même que nous mêmes nous encombrons peu de langues indo-asiatiques...la bataille se joue ailleurs, et ce n' est pas grâce à
Homère qu' on apprend à fabriquer des nokia ou des apples, ni à les vendre...


Alors, me direz-vous, a quoi ça sert d' apprendre ces langues ? et bien , comme disait Jordi Pujol à propos du catalan, ça sert à être !!!


Bonne fin de soirée Rosemar

rosemar 30/01/2014 21:52



En fait, les lettres classiques sont en train de disparaître : de moins en moins d'élèves font à la fois du latin et du grec... ces enseignements sont sacrifiés : heures tardives,
réduction des heures consacrées à ces disciplines. Merci pour ce rappel  : ça sert à être ! mais l'être disparaît derrière l'avoir dans notre monde... hélas !






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