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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 18:04

ecole

 "Il ne se passe jamais rien dans ce lycée." C'est ainsi que s'exprime une collègue... Evoquant une classe de seconde, dont la plupart des élèves sont bavards, peu travailleurs, je lui fais part de mon mécontentement et de ma volonté de signaler le problème à l'administration... C'est alors qu'elle m'assure de son soutien et déclare : "Il ne se passe jamais rien dans ce lycée", stigmatisant une sorte de loi du silence.

 

La loi du silence est, parfois, pesante dans les étabissements scolaires, il ne faut surtout pas provoquer des vagues et il faut absolument faire en sorte que le climat reste "serein".

 

L'administration fait, souvent, la sourde oreille : les CPE n'aiment pas trop être sollicités pour des problèmes de discipline... 

 

J'ai donc essayé d'évoquer ces difficultés au bureau de la vie scolaire : la réponse a été : "il ne faut pas hésiter à punir..." Mais lorsque les punitions n'ont plus aucun effet particulier sur les élèves, le problème demeure.

 

Effectivement, j'ai déjà puni plusieurs élèves de la classe et pourtant, les difficultés persistent...

 

Il semble que la plupart des collègues se plient à cette règle : la loi du silence, tout va bien, le lycée ne connaît pas l'indiscipline.

 

Pourtant, les embûches sont réelles : drogue, dispersion de l'attention, insolences, mensonges...

 

Avec 36 élèves par classe, il devient de plus en plus difficile de gérer les incivilités, les bavardages, les impolitesses, le manque de travail.

 

Et les enseignants sont seuls, face à des classes surchargées d'adolescents qui ne trouvent, parfois, aucun intérêt aux études : que font-ils là ? Ils s'ennuient, perturbent le cours, perdent leur temps.

 

L'isolement des enseignants est une réalité : trop souvent, ils ne sont pas entendus, écoutés, il leur faut régler, tout seuls, les problèmes.

 

Il leur faut subir une sorte de loi du silence, sinon, ils pourraient même être considérés comme des profs défaillants, des incapables.

L'enseignant est bien confronté à toutes les difficultés de la société à travers les élèves qu'il côtoie tous les jours...

 

Mais il faut sauver les apparences, faire semblant, ignorer les réalités : le lycée doit être préservé de toute atteinte.

 

Et quand des intervenants extérieurs se rendent dans les établissements, rencontrent les élèves dans leurs classes, ils perçoivent bien tous les obstacles rencontrés par les professeurs.

Ils sont même, parfois, atterrés par l'attitude de certains élèves : mépris, insolence, gestes déplacés, bavardages.

 

Ils ne pouvaient imaginer de tels comportements dans l'enceinte d'un établissement scolaire.

 

"Tout est pour le mieux, dans le meilleur des mondes !" Cet adage est appliqué dans nombre de lycées et collèges : il faut éviter, à tout prix, de parler de ce qui fâche !

 

 

profs

 



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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:48

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 "Les ventres de girelles sanglées d'ocre et d'azur", c'est ainsi que Colette décrit les couleurs des girelles, dans un de ses romans, La naissance du jour.

 

La girelle est une de ces espèces de poissons osseux marins, très colorés, qu'on trouve dans l'océan Atlantique, le Pacifique, et surtout en Méditerranée.

 

Le mot vient du grec "γυρός rond, cercle", car le corps de ce poisson porte un ou plusieurs anneaux colorés : la girelle, poisson aux teintes lumineuses, étincelantes attire tous les regards...

 

De forme élégante, effilée, la girelle séduit par ses couleurs, sa finesse.

 

Les termes "gyrophare, gyroscope" appartiennent à la même famille, mais désignent des objets et des réalités moins attrayantes et moins poétiques.

 

Le terme "girelle" aux sonorités plus douces évoque l'univers marin, ses reflets, ses embruns, sa lumière : on voit le poisson qui brille dans l'eau...

 

En Provence, le mot peut désigner, aussi, une femme quelque peu voyante, trop maquillée, ou encore la compagne de quelqu'un : le terme oscille entre un sens péjoratif ou une signification plus neutre... Le nom est, dans ce cas, d'un usage familier.

 

La girelle fait partie du monde méditerranéen : elle entre dans la composition de la fameuse bouillabaisse, avec de nombreux autres poissons dont la rascasse, la vive, le rouget, le congre, la daurade, le merlan, la lotte...

 

Les noms des différentes variétés de girelles sont très évocateurs : arc en ciel, crépuscule, diamant, émeraude, nébuleuse, à raies d'or !

 

La girelle nous fait voir des paysages, de véritables tableaux, des couleurs variées, des pierres précieuses...

 

Univers minéral , nuages, ombres, lumières, tout un monde à découvrir tant les variétés sont nombreuses !

 

Le nom même de ce poisson résonne d'une syllabe finale très féminine, très aérienne.

Ce mot en évoque d'autres : "demoiselle, gazelle, oiselle, coccinelle, hirondelle".

 

Le suffixe-elle suggère souvent l'élégance, la séduction, la légèreté, la jeunesse.

Parmi tous les noms de poissons, la girelle se distingue par des sonorités éclatantes et douces à la fois....

 

Le mot fait songer à quelque prénom féminin, nous fait voir des silhouettes légères, des formes pleines de charme...

 

 http://youtu.be/cRwyVwHkNB8

 

 

 

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Photos : 1Cisamark,  2-3 Etrusko25,  4 Karelj        creative commons



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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 19:41

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Certaines personnes deviennent des spécialistes des logorrhées, et se livrent à des discours interminables, des blablas prétentieux pour énoncer des banalités...

 

La logorrhée ou "diarrhée verbale" révèle une envie de parler immodérée, excessive : le mot est dérivé du grec "logos", la parole, et du verbe rhéo qui signifie "couler, s'écouler".

 

La logorrhée est un flux verbal irrépressible, elle peut être écrite ou orale... Certains ignorent le sens de la concision, de la phrase bien ciselée, ils font des détours, des circonvolutions pour exprimer les idées les plus simples et les plus banales...

 

Les phrases sont parfois tortueuses, mal construites, délivrent des pensées, pour le moins, obscures : on s'y perd comme dans un labyrinthe, on butte sur des obstacles...

Le langage en devient, dans certains cas, amphigourique : le lecteur se noie dans un dédale cahotique, incertain, indécis et imprécis...

 

Dans leurs copies, certains élèves se laissent, ainsi, aller, au fil de la plume, à dégainer toutes sortes de phrases mal pensées, confuses, qui anéantissent le lecteur.

 

La logorrhée ne les gêne pas, comme elle ne gêne pas certains rédacteurs d'articles qui n'en finissent pas...

Certains se complaisent dans la confusion, dans un embrouillamini de phrases inextricables : ont-ils le respect des lecteurs ?

 

Ont-ils même le souci d'être compris ? Certains écrivent comme ils parlent, mêlant un vocabulaire familier à un langage courant.

 

Certains ne font plus la distinction entre l'écrit et l'oral : enchaînement de subordonnées mal construites, incorrections, phrases à rallonge.

 

L'écrit doit passer par un certaine considération du lecteur, mais ces habitudes se perdent : il s'agit d'aller vite, de dérouler ses pensées sans les mettre en forme et de déballer le maximum d'idées, en un minimum de temps.

 

Où est le plaisir d'écrire sans construction préalable, sans une concentration de la réflexion ?

Oublis de négations, style négligé, certains écrivent comme ils parlent, et parfois, la compréhension en est gênée...

N'est pas Céline qui veut ! 

 

D'ailleurs, les gens qui se livrent à cette forme de logorrhée font preuve d'une certaine arrogance : ils vous écrasent de leurs flots de paroles !

"Je parle beaucoup, donc, je domine !" Quelle aberration et quel aveuglement !

 

Certains deviennent même les chantres d'idées stéréotypées : "l'enseignement est fait pour formater", affirment-ils sans vergogne,  mais, enfin, c'est l'inverse !

 

L'enseignement et l'éducation sont conçus pour inciter à la réflexion : il faut ne pas avoir été enseignant, pour émettre de telles idées qui en viennent à nier la valeur de l'enseignement !

 

Combien de textes sont étudiés en classe et combien servent à la réflexion ! Textes sur la guerre, sur l'éducation, sur la misère et l'exploitation des hommes, sur l'égoïsme, sur la bêtise, sur le manque de lucidité !

 

La logorrhée conduit, parfois, à se laisser emporter, à oublier toutes nuances !

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 10:56
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"Rappelons-nous nos beaux jours, les jours où nous étions gais, où nous étions plusieurs, où le soleil brillait, où les oiseaux cachés chantaient après la pluie, les jours où nous nous étions promenés dans le jardin ; le sable des allées était mouillé, les corolles des roses étaient tombées dans les plates-bandes, l'air embaumait. Pourquoi n'avons-nous pas assez senti notre bonheur quand il nous a passé par les mains ?", a écrit Flaubert dans une de ses nouvelles, intitulée Novembre... Flaubert évoque des bonheurs d'autrefois associés à la nature, à ses beautés, aux corolles parfumées des roses.
 
 
La corolle d'une fleur ou "petite couronne" est, sans nul doute, la partie la plus élégante d'une fleur : telle une robe, elle se déploie autour du coeur de la fleur, se teinte de mille nuances, elle forme des tourbillons de pétales épanouis, elle constitue la parure de la fleur.
 
Diminutif du latin "corona", la couronne, ce nom est associée à la beauté, au rayonnement...
 
Avec ses sonorités de gutturales, sa voyelle "o" répétée, le mot contient l'idée même d'admiration, d'éclats...
 
La corolle s'ouvre progressivement et dévoile toute sa splendeur : des couleurs, des formes, des senteurs, des éblouissements de motifs, des pliages, des enroulements, des écumes de vagues qui déferlent.
 
Vagues de rose, de rouges, de xanthe, de ciel bleu, de lavande, de blanc de lys.
 
Vagues de senteurs, de parfums enivrants, de subtils ballets de lumières...
 
Des corolles de soie, d'organdi, de velours, de moires éblouissantes apparaissent... Textures étonnantes, douces, légères, évanescentes, vaporeuses.
 
Les couleurs s'entrecroisent, se confondent, se mêlent, se superposent dans des entrelacs inouis.
 
Les corolles dessinent de festons, des horizons ondulés, des éclats de feux, des rosaces, des trompettes, des tentures, des toiles si variées...
 
Les corolles se froissent parfois, se parent de frissons, de légers frémissements, elles forment un ballet rayonnant, elles tourbillonnent, virevoltent, s'embrasent de pourpre et d'éclats de roses.
 
Elles illuminent les jours de printemps, elles côtoient tout un monde de vie, de mouvements : papillons, insectes, abeilles, bourdons, coccinelles.
 
Elles attirent et séduisent tous les regards, elles s'emparent du monde, le saisissent, le rendent plus pur, plus éblouissant...
 
Elles capturent et captivent l'univers : elles sont l'essence même du monde, elles embaument les jardins, les peignent de mille teintes.
 
Et même tombées, les corolles envahissent, de leurs parfums, les jardins et irisent le sol de leurs éclats de couleurs...
 
 
 
 
 
 
 
 
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 16:54

 

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François Fillon, ancien Premier ministre , était, ce mercredi 7 mai, l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC. 

Il propose "un choc" à l'allemande : le modèle allemand, encore et toujours ! Nicolas Sarkozy nous avait déjà abreuvé de sa fameuse convergence avec l'Allemagne et voilà que François Fillon revient à la charge... 

 

On peut parler de charge à la hussarde, car les propositions de François Fillon nous invitent, encore une fois, à l'austérité et à la régression : n'est-ce pas ce même François Fillon qui avait envisagé un report de la retraite à 67 ans ?

 

"Il faut un choc, revenir sur le temps de travail, redonner aux entreprises le droit de négocier le temps de travail, passer l'ensemble de la fonction publique à 39 heures, en en réduisant les efffectifs, il faut baisser les charges sociales des entreprises de façon significative,, pour faire la même chose que les allemands puisque ce sont nos concurrents et nos partenaires en Europe", a déclaré François Fillon. 

 

Il faudrait, donc, que les infirmières, les policiers, les enseignants, tous les salariés travaillent encore plus, alors que beaucoup sont, déjà, au bord du burn out.

 

On voit se dessiner un programme ultra-libéral où les difficultés des salariés ne sont même pas prises en compte, où les régressions sociales sont à l'ordre du jour, où les français sont, encore une fois, invités à suivre le modèle allemand.

 

Tout cela sent le réchauffé : on croit entendre le discours et le programme d'un certain Nicolas Sarkozy, dont les Français ont perçu les limites.

 

François Fillon parle de "choc" mais qui en subirait les conséquences ? Qui serait immanquablement visé par ce choc ?

 

Toujours les mêmes victimes désignées : les gens du peuple, les salariés, les gens les plus modestes.

 

On voit se profiler partout en Europe des politiques régressives : l'humain n'a plus sa place, les profits l'emportent sur tout le reste : les gens doivent trouver du travail, peu importe s'ils reçoivent un salaire de misère, peu importe s'ils sont accablés de tâches de plus en plus lourdes.

 

Au fond, l'ex-premier ministre, sous ses dehors pleins de bonhommie, se révèle encore plus dangereux que Nicolas Sarkozy lui-même : on voit ce qui se profile à l'horizon, si la droite revenait au pouvoir, les mesures prises par le gouvernement seraient drastiques et viseraient encore les personnes les plus défavorisées.

 

François Fillon se propose ainsi de redresser l'économie française, mais à quel prix ?

On constate, une fois de plus, que les hommes politiques n'ont qu'une seule solution à nous proposer : l'austérité.

 

On constate que François Fillon est bien à l'image de l'ex-président de la république : une droite dure qui n'hésite pas à accabler les gens modestes, à alourdir leurs charges de travail, alors que certains souffrent de burn out, et ont même des difficultés à boucler leurs fins de mois.

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x1...

 

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 17:52

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On vit dans un monde d'outrances et d'oublis : les informations nous submergent, nous emportent dans leurs flots et leur flux incessant...

On peut lire certains articles qui ressemblent à des diatribes sans nuances : ce qui est excessif, outrancier est dangereux ... 

 

Certains critiquent, de manière virulente, le président de la République, François Hollande avec des propos proches de l'injure, de l'invective pure et simple : on retrouve des qualificatifs, maintes fois utilisés, "le mou, le faible, l'incapable". Et certains disent même qu'ils seraient tentés de préférer son prédécesseur !!

 

Ces gens ont-ils totalement oublié la présidence de Nicolas Sarkozy et ses multiples échecs ? Ont-ils oublié les manipulations grossières auxquelles il s'est livré ?

 

Les français semblent être, parfois, de véritables girouettes : certes, le gouvernement socialiste est en train d'échouer dans ses tentatives pour redresser la situation, mais le gouvernement précédent de droite n'a pas fait mieux ! Loin de là !

 

Ce sont tous les hommes politiques qui sont inefficaces, face à la mondialisation et à l'Europe qui impose ses directives...

Ce sont tous les hommes politiques qui se montrent impuissants, face à la crise qui nous submerge : les seules solutions proposées sont l'austérité et la rigueur, un peu partout en Europe.

 

Les socialistes déçoivent, une fois de plus, beaucoup de français... mais qu'aurait donc fait la droite, si elle était restée au pouvoir ? 

 

Il convient de se poser la question ! D'ailleurs, les français, dans leur majorité, ont décidé de ne pas réelire l'ancien président : ils ont, encore, tenté l'alternance et une fois de plus, ils en perçoivent les limites car les politiques dites de "droite et de gauche" se ressemblent fort !

 

Avons-nous, vraiment, le choix de nos hommes politiques ? Ils se valent, à bien des égards !

Petits arrangements entre amis, favoritisme, népotisme, promesses non tenues, déclarations de surface, un microcosme qui semble vivre en cercle fermé...

 

Un microcosme de gens qui ne perçoivent pas vraiment les difficultés du peuple laborieux, ou qui font semblant de les percevoir, et qui se contentent de beaux discours de commisération.

 

Notre monde est rempli de mensonges, surtout dans le domaine politique, et les français peuvent être légitimement désabusés... de là à se tourner de nouveau vers Nicolas Sarkozy pour en espérer un quelconque secours, est-ce concevable ? 

 

L'outrance et l'oubli, voilà ce qui nous caractérise ! N'oublions pas et essayons de tirer des enseignements de ces échecs : renouveler la classe politique paraît être une nécessité mais la politique pourra-t-elle jamais se passer d'immoralité ?

 

Notre histoire est jalonnée d'un tissu de mensonges, de vérités cachées, masquées : on nous fait, sans cesse, espérer et miroiter un avenir meilleur mais n'est-ce pas une façon de maintenir les peuples sous le joug et de les emprisonner dans de vaines espérances ?

 

On nous promet, sans cesse, une issue à la crise mais ce n'est, vraisemblablement, qu'une illusion !

 

 

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 19:21

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Dans l'obscurité de la nuit...

 

Ces faits se sont produits, il y a 65 ans, déjà ! L'injustice à son comble ! L'ignominie à son paroxysme ! Et, maintenant, encore, de nos jours, cette injustice n'a été, ni réparée, ni même reconnue ! Est-ce ainsi que les hommes vivent, est-ce ainsi que les politiques annihilent des êtres humains ?

 

En 1948, un gouvernement socialiste envoie l'armée contre des mineurs grévistes, de pauvres gens qui souffrent et travaillent durement, des ouvriers qui essaient de défendre leurs droits à travailler dans des conditions décentes.

 

Ces mineurs étaient, pourtant, considérés comme des héros de la guerre : ils avaient résisté à l'occupant nazi, en 1941, en organisant des vagues successives de grèves dans les mines du Nord Pas de Calais...

 

Ces mineurs se révoltent en 1948, car on veut diminuer leurs salaires : certains sont emprisonnés, interdits de travail, privés de logements.

 

Pour eux, désormais, plus obscure sera la nuit... condamnés à vivre comme des parias, ils mènent une existence misérable.

 

Le contexte doit être évoqué : en 1948, le pouvoir socialiste s'était séparé des ministres communistes du gouvernement, un climat violent s'était instauré contre les rouges, en pleine guerre froide.

 

La grève des mineurs, considérée comme une révolte de rouges, alors qu'elle a été votée légalement, se solde par la mort de 6 ouvriers... François Mitterrand, alors porte parole du gouvernement, avait affirmé que la troupe avait le droit de tirer contre de simples ouvriers et il avait même félicité, à l'occasion, les soldats pour le sang-froid dont ils avaient fait preuve !

 

En 1981, quand les socialistes arrivent au pouvoir, les mineurs survivants tentent d'obtenir réparation de leur emprisonnement, de leur licenciement : deux d'entre eux ont réuni tous les documents et s'adressent à plusieurs ministres du gouvernement, mais on leur répond par des lettres qui ne sont que des faux-semblants : on leur demande, sans cesse, d'envoyer des missives à d'autres ministères plus compétents pour traiter leur problème... depuis 30 ans, ces gens sont, ainsi, ballottés de ministère en ministère...

 

Aujourd'hui, il ne reste plus que 7 mineurs survivants qui continuent à lutter pour faire reconnaître leurs droits... 

 

Est-ce ainsi que les politiques se livrent toujours à des atermoiements, méprisant les petites gens, faisant fi de leur misère, de leurs combats ?

 

Est-ce ainsi que les politiques se servent eux-mêmes des salaires exorbitants, des privilèges démesurés et dédaignent les souffrances de gens du commun pendant des décennies ?

 

Honte à cette caste politique qui ne tient pas compte des plus humbles, qui ne leur rend même pas justice !

 

Honte à eux, car ils en viennent à nier l'existence même de gens simples, courageux, pleins de dignité !

 

Honte à eux, honte à ces gens qui vivent dans leur cercle fermé et dédaignent tout le reste !

 

Le temps a passé et ces mineurs sont encore considérés comme de la piétaille, des gens qui n'ont pas d'existence ! Une façon de les nier définitivement ! Une façon de les enfermer pour toujours dans l'obscurité de la nuit...

 

Cet article a été écrit à partir du témoignage de Dominique Simonnot, journaliste qui a rédigé une enquête à ce sujet : Plus noir dans la nuit...

 

Sur France-info : le témoignage de Dominique Simonnot :

http://www.franceinfo.fr/entretiens...

 

 

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 17:40
Papillon_Provence-auteur-veronique-pagnier-copie-1.jpg
Ailes d'arentèles, friselis, aspioles, feuilles d'air, les papillons tourbillonnent, s'envolent, tissent un ballet inoui de vertiges aériens...
 
Papillons d'amaryllis, azurés, citrins, nacrés !
 
Soies, moires virevoltantes de papillons ! Chrysanlines ! Fleurs de papillons !
 
Légèreté, envol, grâce, couleurs, tout voltige, tout s'anime, tout est aérien, tout est enluminure, tout est lumières et éclats !
 
Tout s'exalte, tout scintille, tout frissonne !
 

Papillon qui palpite, tremblant, insecte léger, mouvement perpétuel d'ailes qui virevoltent dans l'air transparent...

 

Papillon plein d'élan, tourbillons, floraison, frisson, frondaison !

 

Papier d'ailes fragiles, sylphes de couleurs !

Paupières battantes, papillon ! Frisson d'éclats, de lumières !

 

Le papillon illlumine les jardins de ses teintes variées de blanc, de roux, il les enlumine de mouvements, de tournoiements : fragile, délicat, on aime le voir se poser sur les fleurs, en imiter les contours, en boire la saveur et les arômes...

 

Certaines fleurs se font aussi papillons, deviennent aériennes aux ailes déployées, elles en miment les formes, les couleurs.

 

Papillon ! Soleil retrouvé, renouveau du printemps ! La nature s'anime, s'exalte, virevolte, tremble, la nature si fragile, si douce, souvent, si volatile.

 

Le papillon semble comme emporté par un souffle d'air, comme bousculé par le vent : ses mouvements d'ailes inlassables le rendent léger, subtil, ténu !

 

 

http://youtu.be/4S3Q9t6l61E

 

http://youtu.be/0QgJr5zvx0c

 

 

 

Balsamina Impatiens auteur vinarayaj

 

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Papillon en haut de l'article  auteur : Véronique Pagnier   creative commons

 

 

 

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 16:10

 

-Petit Trianon - Belvédère - Bas-relief - Saturne auteur
Il porte un joli nom Saturne ! Un nom aux sonorités de sifflante, de dentale, de gutturale, consonnes contrastées emplies de douceur, d'éclats, de rudesse !

Le maître du temps, Saturne chez les romains, a inspiré une chanson pleine de charme et d'humour à Georges Brassens...

 

Qualifié de "morne", de "taciturne", au début du texte, le dieu Saturne apparaît froid, impitoyable, lointain, inaccessible au commun des mortels.

 

"Dieu inquiétant", mystérieux, tel est bien ce maître du temps qui passe, malgré son joli nom.

 

On le voit s'amuser à "bousculer les roses", jeu cruel, car le dieu joue à blesser, de sa marque, des fleurs fragiles, symboles et raccourcis saisissants de la vie humaine.

 

Un jeu de mots subtil apparaît alors : "le temps tue le temps, comme il peut"...L'expression "tuer le temps" semble prendre, ici, tout son sens, car Saturne s'amuse à pousser les roses vers le déclin et la mort...

 

Soudain, le poète s'adresse à la femme qu'il aime, de manière familière, avec une apostrophe élogieuse "ma belle ". Et, il prend conscience de la fuite du temps : c'est elle, la victime du temps... D'une manière imagée et somptueuse, Georges Brassens évoque un changement subtil : "Toi qui as payé la gabelle / Un grain de sel dans tes cheveux."

 

L'expression répétée suggère bien l'action inexorable du temps, mais le poète commente, aussitôt, en associant la "belle" à "l'automne" et affirme, familèrement, la beauté de sa bien-aimée : "c'est pas vilain, les fleurs d'automne."

 

L'image de la fleur réapparaît et sa splendeur semble inaltérable.

 

L'invitation qui suit est pleine de charmes et d'insistance, avec l'impératif répété "viens", avec l'apostrophe, "ma favorite" qui magnifie la femme, avec cette demande pressante, pour visiter le jardin et "effeuiller la marguerite."

 

Le poète réaffirme l'idée de beauté, en employant le pluriel : "je sais par coeur toutes tes grâces..." Et, à la fin du poème, par une belle inversion, Saturne, si puissant, apparaît vaincu...

 

Belle parodie de ces poèmes d'antan, où le temps est victorieux, où les poètes essaient de convaincre de toutes jeunes filles de les aimer, car le temps presse et détruit inexorablement toutes beautés !

 

Et la jeune fille en fleur, appelée de manière amusante "la petite pisseuse d'en face", est invitée à aller "se rhabiller".

 

La mélodie, assez lente et pesante, semble mimer le rythme du temps qui passe.

 

On perçoit, dans cette chanson, tout l'art de Georges Brassens : le poète mêle, harmonieusement, des références littéraires, un langage familier, un humour plein d'élégance...

 

 

http://youtu.be/bOpfbj5-rGg

 

 

 

 

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saturne versailles auteur urban

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Photos : auteurs : Starus / Urban / Rufus46/ Twice25  creative commons



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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:29

muguet

 

Friselis de blancs ! Basquines légères ! Fleur de Mai ! Maia, déesse du renouveau, déesse de la lumière retrouvée... Fleur du printemps aux parfums subtils...

 

Eclats de guipures perlées de blancs ! Les brins légers rayonnent de leur teintes de lin !

 

Les brins lumineux répandent des senteurs anisées, des prairies de verts, des herbes douces, des embruns de printemps.

 

Les fleurs de petites corolles s'étagent sur la tige diaphane, elles se superposent, s'entrelacent, elles forment des grappes, des pampres de lumières...

 

Perles enveloppées par des feuilles irisées de verts, les fleurs se hissent, montrent leurs éclats de soie blanche, leur fragilité.

 

Dentelles et festons de blancs s'entrecroisent sur les feuilles ligneuses de vert tendre.

Ruisseaux de luminosités, cascades de blancs sur la tige !

 

Parfums étoilés, parfums de la terre !

 

La fleur de Mai aux senteurs d'anis, de regain, de renouveau, aux petites corolles en pluie de perles blanches fait cascader des embruns d'écumes... des veloutines éclatantes de parfums...

 

Fleur si douce, si légère aux senteurs étonnantes !

 

Reine des bois, des arbres, du printemps qui commence ! Quelle simplicité ! quelle vénusté !

 

http://youtu.be/c1dZoWHKCAs

 

 

http://youtu.be/df-eLzao63I

 

 

 http://youtu.be/eaPJKz1o0R4

 

 

 

 

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 Dernière photo : Michel Claquin



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