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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 15:11

 

écoles reut

 

Malgré des campagnes visant à recruter des enseignants, le ministère peine à trouver des candidats pour les concours d'entrée dans la profession : la crise ne cesse de s'aggraver, notamment en mathématiques et en lettres classiques...

 

La moitié des postes de professeur de mathématiques n’ont pas été pourvus, lors de la séance exceptionnelle 2014 du concours externe du Capes, selon les chiffres officiels.
 
Le précédent ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, avait, en effet, décidé d’intercaler une session exceptionnelle des concours des professeurs entre les sessions annuelles 2013 et 2014, pour relancer le recrutement des enseignants.
 
Pour le Capes externe de lettres classiques, on compte presque deux fois moins d’admissibles (156) que de postes à pourvoir (300). Le nombre des admis, c’est-à-dire ayant réussi les oraux, n’est pas encore connu.
 
Au fond, qui peut s'étonner de ces chiffres ? Dans une société où les enseignants sont déconsidérés, rendus responsables de tous les maux du monde moderne, le métier connaît une désaffection grandissante.
 
L'indiscipline des élèves devient le quotidien de beaucoup d'enseignants, dans les écoles, les collèges et les lycées : bavardages, insolences répétées, démission et comportement de certains parents qui en viennent à contester des punitions...
 
Ce métier exigeant n'attire plus les vocations : le travail s'alourdit, les copies à corriger se multiplient, dans des classes de plus en plus chargées...
 
Certains élèves se retrouvent en lycée, alors qu'ils n'ont ni le niveau ni la volonté de poursuivre des études : quel gâchis !
 
Des réformes improvisées ont été engagées pendant des années et elles ont produit des effets désastreux !
 
La situation en devient ubuesque : on crée des postes, on l'annonce à grands renforts de publicités, on se livre même à des campagnes coûteuses de recrutement, mais on n'arrive pas à pourvoir ces postes, alors que le chômage s'accroît !
 
Apparemment, cette profession n'est pas le paradis que décrivent certains, puisqu'on trouve si peu de candidats pour l'exercer !
 
"Un métier de paresseux, toujours en vacances, toujours en grève !" Que de clichés les enseignants sont-ils obligés de subir, alors que la réalité est tout autre !
 
Une société qui sacrifie son enseignement est-elle une société d'avenir ? 
 
Face à cette crise du recrutement, la tâche du nouveau ministre de l'éducation Benoît Hamon risque de se révéler bien complexe et difficile : de fait, Vincent Peillon, son prédécesseur, n'a réglé aucun des problèmes...
 
Annoncer des créations de postes n'a aucun intérêt, si on n'arrive pas à les pourvoir et c'est bien la situation à laquelle se retrouve confronté le ministère !
 
On a, sans arrêt, l'impression que les hommes politiques se contentent de déclarations qui se veulent rassurantes, mais que leur action est totalement inefficace...
 
Agir pour l'éducation est pourtant essentiel ! Mais, comme souvent dans nos sociétés, les apparences l'emportent : on se satisfait de faux semblants, et on laisse perdurer les problèmes !
 
Il faut redonner de la valeur à l'enseignement, il faut en montrer l'importance... supprimer les notes, les redoublements, contester les punitions, n'est-ce pas anéantir la fonction des enseignants ?
 
Au fond, la crise de l'enseignement n'est que le reflet de notre monde : les apparences l'emportent sur tout le reste, il faut absolument atteindre un taux de réussite important au baccalauréat, même si, dans les faits, le niveau des élèves reste médiocre...
 
On fait semblant de créer des postes, alors que ces postes risquent de ne pas être pourvus !
 
ecole




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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:54
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"Un pin se débat, craque, se tord, s'écroule dans une pétarade d'étincelles. Une flammèche fuse dans l'herbe sèche", a écrit Jean Giono dans un de ses plus célèbres romans, inséré dans la Trilogie de Pan : Colline.
 
 Une flammèche ! Quelles douces sonorités pour ce mot ! La fricative initiale est empreinte de suavité et de tendresse, comme la chuintante "ch" et la labiale au centre du mot...
 
De fait, le nom "flammèche", formé sur le terme flamme, désigne une petite parcelle enflammée qui s'élève d'un brasier : une étincelle de feu qui brille, qui virevolte dans l'air.
 
La flammèche paraît bien ténue, bien légère, sompueuse d'éclats...
 
Le feu, les flammes attirent le regard, réchauffent les corps et les coeurs.
 
Que de mots formés sur ce radical : flamber, flamboyer, flamboyant, enflammer, flambeau, flamboiement, flammerole !
 
Que de mots pleins de lumières et d'éclats ! Que de mots où l'on voit pétiller des flammes, s'embraser du bois dans une cheminée...
 
Le nom "flamme" vient d'un verbe "flagro" briller, l'adjectif "flagrant" est dérivé de ce verbe et signifie dans un premier sens : brûlant...
 
Le terme "feu' est issu, lui, du latin "focus", le foyer : on retrouve la fricative "f" associée au feu, une consonne qui pourrait mimer le bruit des flammes attisées par le vent.
 
Le verbe "flamboyer" jette encore plus d'éclats grâce à l'ajout d'un suffixe -oyer qui marque la répétition, la fréquence.
 
On le voit, les dérivations nombreuses permettent d'ajouter différentes nuances, pleines de subtilités : la flammèche, petite flamme fait intervenir un suffixe -èche peu fréquent, original.
 
La flammèche, si ténue, a pourtant un pouvoir d'embrasement intense, elle peut déclencher des incendies dévastateurs, elle peut avoir des conséquences terribles !
 
Mais, la flammèche nous fait entendre, aussi, des sonorités pleines de charme, de poésie... Elle révèle des images légères, virevoltantes, on peut voir naître des flammèches de nuages, de feuilles, de fleurs !
 
On peut admirer des flammèches de lumières, de joie, de bonheur !
 
Les flammèches pétillent, illuminent le monde de leurs traits, de leurs enluminures d'or !
 
Ce mot plein de poésie fait naître de nombreuses images, des émotions, des rêves : il peut être associé à différentes sensations, visuelle, olfactive, tactile, auditive !
 
Chrysanthes, odeurs de bois brûlés, chaleur du feu, crépitements, friselis de flammes !
 
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Deux premières photos  auteur : kallerna  creative commons



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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:53


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Le journal de 13 heures sur France 2, ce dimanche 27 avril est un concentré assez étonnant de notre monde : après la canonisation historique de deux papes sanctifiés, Jean XXIII et Jean Paul II, d'autres sujets variés sont évoqués par Marie Drucker : le rachat envisagé du groupe français, Alstom par Général électric, l'entreprise pourrait, ainsi,  passer sous contrôle américain... L'Allemand Siemens est également intéressé par ce rachat.

 

Puis, on apprend que deux policiers sont impliqués dans une affaire de viol en réunion dans les locaux du 36 quai des orfèvres : une touriste canadienne a porté plainte, les ploliciers sont même soupçonnés d'avoir fait disparaître des preuves !

 

On en vient à des rivalités qui opposent deux rapeurs illustres, dont les gains sont exorbitants : Rohff et Booba... Rohff est accusé d'avoir agressé un vendeur d'une boutique qui appartient à son rival...

 

Rohff avait, pourtant, dénoncé dans ses chansons les dangers de la violence : mais les deux rapeurs se sont longtemps affrontés verbalement sur la toile... Ces rivalités sont même devenues leurs fonds de commerce.

 

Booba a encaissé dix millions d'euros l'année dernière, grâce à sa marque de vêtements, rappelle le journaliste ! 

 

Quelle indécence ! Voilà des gens qui gagnent des sommes considérables et qui s'amusent à s'insulter, à se faire la guerre, à s'humilier !

 

La suite du journal est éloquente... On passe au domaine sportif : après le foot, il est question de boxe, avec le championnat du monde des lourds : on annonce la victoire, en Allemagne, de l'ukrainien Vladimir Klitschko, qui a mis KO son adversaire, un australien...

 

On apprend, au passage, que ce champion gagne la coquette somme de quinze à vingt millions d'euros par an !

 

Le journal s'achève, enfin, sur une vente aux enchères à l'hôtel Drouot : celle du mobilier du Phocéa, ancien yacht de Bernard Tapie, vente organisée par Mouna Ayoub, célèbre milliardaire et collectionneuse : on déroule le compte rendu des objets mis à prix : vaisselle, accessoires, robes de grands couturiers, cristal de Baccarat, porcelaine de Sèvres, argent ciselé...

 

On arrive au bord de l'écoeurement : après tant de luxe, après tant de sommes d'argent égrenées par le journal, on perçoit que toutes nos sociétés tournent autour de l'argent : le monde du show-biz, mais aussi celui du sport, celui des affaires, des grands de ce monde qui vivent dans une abondance immodérée.

 

Comment peut-on concevoir un monde où l'argent est au centre de tout ? Toutes les informations sont associées à ce thème, alors que la crise s'empare de l'Europe, qu'on demande à des gens modestes de se sacrifier au nom de l'Europe !

 

Ce journal télévisé n'est-il pas révélateur de notre monde ? On montre un concentré de privilégiés à une masse de gens humbles, à qui on impose des mesures d'austérité interminables.

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-j...

 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 15:42
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Un blanc-bleu submerge la corolle, un blanc-bleu déferle et s'empare de la fleur.
Levantine ! Soie de bleuet !
 
Ondes bleutées de blanc, vagues mousseuses de splendeur, la gentiane s'éblouit de lumières !
 
Fleur de bleu sombre, la gentiane déploie ses corolles en forme de trompettes, piquetées d'un plumetis blanc orné de noirs...
 
Calices aux bords flottants de bleus, feuilles longues, menues, la gentiane fait resplendir ses teintes de lapis-lazuli, aux rayonnements de ciels d'azur...
 
Quelques nuées de blanc frôlent les corolles, font ressortir le bleu profond de la fleur.
 
Ciels de mistral, ciels superbes, ciels rayonnants nimbés de nuées légères ! Mer moutonnante d'écumes, fleur spumeuse, la gentiane reflète la mer, imite ses nuances.
 
Fleur aux teintes azurées, elle dessine des ciels bleus infinis, des transparences marines, des vagues qui déferlent, des embruns qui s'emportent...

Un blanc-bleu submerge la corolle, un blanc-bleu déferle et s'empare de la fleur !

 

Fleur sauvage, mystérieuse et secrète, la gentiane nous étonne de ses couleurs, la gentiane chante la beauté de paysages, de monts sauvages, de collines flamboyantes heurtées par le mistral, aux sentiers lumineux.

 

Le coeur s'irise de blanc, de pointes légères de bruns, de noirs.

 

La gentiane nous fait voyager vers des ciels céruléens, vers des sommets, vers des hauteurs d'air pur et transparent...

 

 

 http://youtu.be/0QgJr5zvx0c

 

 

http://youtu.be/rTst74LXpMs

 

 

 

 

 

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gentiane michael gasperl

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Photos 1-2 : F corageoud  3-4 : Michael Gasperl  5 : Patrice 78500   creative commons



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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:43

 

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Le printemps associé à l'amour, voilà un thème éternel : le printemps fait naître des passions inoubliables et parfois inaltérables.

 

C'est ce motif que l'on retrouve dans une chanson de Hugues Auffray : le constat initial, "Les filles sont jolies dès que le printemps est là" s'oppose aux "serments oubliés" et perdus, dès que le printemps s'est envolé... Le contraste est saississant entre l'idée de beauté et une impression d'abandon et d'oubli... L'amoureux éconduit a, malgré tout, l'espoir de retrouver un réconfort, avec le renouveau.

 

On perçoit une attente associée à la saison des amours, attente d'une "fille en organdi", image d'élégance, de jeunesse... Le cadre champêtre, "une prairie" contribue à une impression de liberté, de bonheur espéré.

 

Le "chemin", les "soirées qui se font chaudes" évoquent, aussi, bien cette saison de renouveau...

 

L'attente est vaine, mais les souvenirs sont tenaces : souvenir du regard de la jeune fille, souvenir des adieux.... L'image hante le coeur de l'amoureux qui ne peut s'en détacher, comme le suggère le préfixe "re" qui marque un retour perpétuel dans de nombreux mots : "revient, je repense, je revois, je crois la retrouver." 

 

Le printemps fait ressurgir des espérances, et le rêve s'évanouit avec sa disparition : le printemps reste, ainsi, uni à l'idée d'un amour qui n'en finit pas.

 

Le texte nous fait voir la douleur d'aimer dans le dernier couplet : on perçoit une envie de mourir... L'amour est, alors, lié à la "brûlure, la "douleur" et la "blessure", des mots très forts qui soulignent le désespoir, la tristesse de la séparation...

 

Le poème est bâti sur une progression : d'abord, le printemps fait naître des images joyeuses de "jolies filles" puis, l'amoureux en vient à ressentir un désir de mort.

 

Le refrain insiste sur l'idée du temps qui passe, mais qui ne referme pas le chagrin et les blessures... Le mot "temps" répété suggère bien la succession des saisons qui défilent, mais qui ne parviennent pas à faire oublier l'amour perdu.

 

La mélodie légère souligne le bonheur qu'apporte le printemps mais par les retours lancinants, elle met en évidence les tourments de l'amoureux.

 

Avec simplicité, harmonie, cette chanson nous fait ressentir toute la douceur et l'insouciance du printemps mais, aussi, les souffrances causées, parfois, par le sentiment amoureux...

 

Tout en nuances, le texte nous rend sensibles la délicatesse du printemps ainsi que les difficultés d'aimer.

 

 

http://youtu.be/lxjBFeqn1CU

 

http://youtu.be/HedHEyYNuBI

 

 

seringa libre Dinkum

 

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Première photo sous la vidéo  auteur : Dinkum  creative commons



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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 09:04
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"Un joli bois de pins tout étincelant de lumière dégringole devant moi jusqu'au bas de la côte", c'est ainsi qu' Alphonse Daudet évoque les paysages de Provence, dans Les lettres de mon moulin, au début de son récit...
 
Le verbe "dégringoler" nous étonne par ses sonorités de gutturale répétée, par ses voyelles variées dont l'une est nasalisée : le mot semble mimer le geste maladroit de celui ou de celle qui tombe brusquement ! Aussitôt, on voit une chute brutale qui nous fait sourire...
 
Joli mot que la dégringolade ! Un mot sympathique malgré la réalité qu'il évoque !
 
Ces termes "dégringoler, dégringolade" semblent avoir pour origine l'ancien français "gringole" qui désignait une colline. Avec le préfixe dé- ajouté à ce radical, on voit le point de départ de la chute et sa rapidité...
 
Ces mots nous emportent vers les collines de Provence, aux chemins pentus et caillouteux, vers des "gringoles" parfumées de thym, de romarins, aux senteurs de pins du midi !
 
Le nom"gringole" fleure bon le sud, le mistral, les calanques qui descendent vers la mer.
 
Aussitôt, les parfums iodés et ambrés de la mer nous montent à la tête !
 
Voilà aussi des oliviers qui dégringolent les collines !
 
Ces mots nous emmènent vers les rivages du sud, vers la Méditerranée aux mille lumières, aux éclats de vents, aux ondes lumineuses...
 
On sent la garrigue, les fleurs de thym, les odeurs de fenouil, de lauriers...
 
Des images de bonheurs, de vacances, de rires défilent sous nos yeux, des images de bleu, de blanches collines de calcaires !
 
On dégringole des chemins de campagne, on découvre les collines du sud chères à Cézanne, la Sainte Victoire, la chaîne de l'Estaque, on dévale des sentiers.
 
On lézarde au soleil, on se gorge de lumières, de senteurs de la terre, on voit des mas, des champs de lavandes tout bleus.
 
On s'imprègne d'odeurs, de ciels lumineux, de mistral !
 
On avance vers des calanques bleutées, vers la mer aux mille reflets de vagues bruissantes, on s'enivre de l'odeur des pins mêlée à celle de l'onde amère...
 
On admire des paysages lumineux, des "gringoles", où ruissellent des pins, des oliviers, où s'accrochent du thym, de la menthe sauvage.
 
On respire un air de liberté...
 
 
 
 
 
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Premières photos en haut de l'article et sous l'article : Sébastien Thébault  Creative commons
Autres : Christelle et rosemar



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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 16:45

chaussures

 Nos sociétés ne sont qu'apparences, illusions : le jeu social passe souvent par ce que l'on appelle le "cirage de pompes", basse flatterie qui vise à bien se placer, à conquérir, à séduire !

 

Cette pratique se généralise parfois, mais elle concerne, surtout, les grands de ce monde : d'ailleurs, il est encore des gens de cette catégorie qui se font réellement cirer les pompes : c'est le cas de ce conseiller de notre président : Aquilino Morelle...

 

Le nom même du personnage fait rêver : il semble tout droit sorti d'un roman policier, un nom aux consonnances exotiques et mystérieuses.

 

Le prénom d'origine espagnole "Aquilino" semble promettre, déjà, un avenir conquérant : "aquila", en latin, signifie l'aigle... 

Quant au nom "Morelle", il évoque une plante souvent toxique qui produit des fruits colorés.

 

L'ensemble, nom et prénom fait songer à quelque malfrat espagnol : en fait, on n'est pas loin de la réalité : non content de se faire cirer les pompes à l'Elysée, ce personnage, haut en couleurs, se serait déjà distingué dans des affaires douteuses...

 

Encore un conseiller de président qui ne fait pas dans la dentelle ! Après les révélations concernant Patrick Buisson, voilà un homme proche d'un président en exercice qui se retrouve compromis dans des affaires louches...

 

Goût du luxe, conflit d'intérêt : ce personnage sulfureux côtoie, pourtant, les plus hautes sphères de l'état.

 

C'est comme si le pouvoir attirait le mal, un désir de conquêtes et de richesses incroyable et démesuré...

 

C'est comme si le pouvoir rendait aveugles ceux qui l'exercent : le choix d'un conseiller n'est-il pas primordial et essentiel ?

 

C'est comme si le pouvoir était complètement coupé des préoccupations et des soucis du peuple : alors que la crise sévit, que certains peinent à survivre, un conseiller d'un président "socialiste" affiche un goût immodéré pour des chaussures de luxe et il serait même soupçonné d’avoir travaillé, en secret, pour des laboratoires pharmaceutiques, alors qu' il était inspecteur général des affaires sociales.
 
Comment ne pas se révolter face à ces malfrats de la politique, ces hommes véreux pour qui seul l'argent compte ?
 
Si les français sont invités à faire des sacrifices, alors que les politiques se gorgent de plaisirs frelatés, d'un superflu démesuré, on est en droit de se demander à qui profite la crise...
 
On a, sans cesse, l'impression que la crise ne concerne et ne doit concerner que les gens du commun, les gens ordinaires qui travaillent, pour gagner durement leur vie.
 
La crise ne vaut que pour les pauvres : les gens de pouvoir, les grands de ce monde continuent, eux, à s'engraisser, à prospérer de manière éhontée et scandaleuse.
 
Le cirage de pompes existe encore et, au sens propre ! Certains achètent le service de cireurs, pour entretenir leur luxueuse collection de chaussures !
 
Est-ce que ces gens ont conscience de vivre dans un pays en crise ?
 
Est-ce que ces gens ont une idée, si petite soit-elle, de ce que peut être la vie des salariés, payés au smic ?

Aquilino Morelle a-t-il déjà oublié ses origines modestes ? Le pouvoir grise-t-il les gens au point qu'ils en viennent à renier toute morale, tout sens de l'éthique ?

 

Le pouvoir est-il moral ?

 

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 17:51
coccinelle auteur cayron gilbert
 
Coccinelle ! Adalie ! Ecarlate, corallines, éclats de rouge, amarante, sur le vert des feuilles, elle brille de lumières, elle rutile et s'embrase de spinelles sombres...
 
Cascatelle de rouge ! Ruisselet de feu !
 
Aspiole, génie des feuilles, fée des arbres, la coccinelle s'empourpre de rouges et de noirs...
 
Nymphe des bois et des fleurs, subtile, divine pointille de lumières de pourpre !
 
Poinçon de flammes sur les feuillages, on ne voit qu'elle, si petite, si légère, si rouge ! 
 
Pétales brillants, perles d'aubes rougeoyantes, embrasements de feux !
 
Lucioles rouges, étincelles d'éclats, les coccinelles ! Surprises de vermillon, de kermès, les coccinelles s'éblouissent de lumière !
 
Brillances, vivacités, lueurs de rouges ! Embruns de rouille sur les fleurs du printemps, les coccinelles mettent des couleurs vives sur le monde...
 
Rouge, noirs, lucidité, transparence de l'air, leurs teintes diffusent le bonheur, la vénusté, l'éclat...
 
Finesse, légèreté de coccinelle !
 
Humilité, étoile ardente de pourpre sur le vert des feuillages, coquelicot, incarnat, corail, sang de lumières !
 
Douce et vive, lumineuse et noire, subtile et flamboyante coccinelle !
 
 
 
 
 
 
 
coccinelle 4

Coccinelle en haut de l'article  auteur : Cayron Gilbert   creative commons  



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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 18:34
coquelicots-auteur-guy-MOLL.jpg

Le thème de la femme-fleur parcourt la littérature : Ronsard a célébré la femme maintes fois, en l'assimilant à un bouquet de fleurs... On se souvient de l'ode à Cassandre : "Mignonne, allons voir si la rose... " Ronsard évoque la fragilité de la fleur, symbole du temps qui passe si vite et en profite pour lancer une invitation à l'amour. On retrouve ce motif dans une chanson d'Angelo Branduardi, intitulée Coquelicots dans la récolte.

Dans ce poème, la jeune fille est comparée à un bouquet éblouissant de fleurs sauvages, image de beauté, de grâce, de liberté, un bouquet à venir, rempli de promesses...
 
Le poème s'ouvre sur l'évocation de "chaudes nuits d'été", et sur une expression où l'on fait ce constat : "Tu as grandi", le tutoiement souligne une familiarité et en même temps, évoque l'univers de la jeunesse. Des désirs représentés par de "Grands Feux "ont commencé, alors, à naître : on peut voir, là, une allusion à l'adolescence.
 
Les champs sont transformés en "un lit couleur de joie", image pleine de sensualité... Le coquelicot deviendra bouquet prêt à être cueilli et la jeune fille pourra se mettre en quête de celui qui viendra ramasser le bouquet.
 
Le coquelicot, couleur de feu et d'amarante représente bien, ici, le désir amoureux : les sonorités éclatantes de la consonne gutturale "k" traduisent la violence du désir qui se révèle.
 
Les danses, les farandoles de séduction se mettent en place... L'image des feux associés à l'amour revient, pour signifier la force de l'ardeur qui naît...
 
L'adjectif "curieuse" , le verbe "chercher" utilisés dans le refrain soulignent bien la quête amoureuse.
 
La jeune fille est comparée à une "branche", "la plus belle" que l'on essaie d'atteindre, puis à une "pomme nouvelle", symbole du désir et de la fragilité, une pomme destinée à être croquée et "mordue".
 
Voilà le coquelicot dans la récolte, prêt à être cueilli : la fleur, image même de la fragilité, du désir flamboyant symbolise, à merveille, cet âge où le désir fleurit, où l'adolescence se fait jour et connaît de nouveaux émois.
 
Le poème met bien en évidence la quête du désir amoureux mais aussi ses dangers et ses difficultés : la "pomme mordue" suggère, peut-être, une forme de blessure.
 
La mélodie à la fois douce et lancinante nous fait percevoir toute l'ambivalence de l'amour : quête et douleurs sont associées. 
 
On trouve dans ce poème tout un art de la suggestion et, en même temps, une grande force d'évocation dans les images.
 
La mélodie, légère, douce correspond bien à ce monde de l'adolescence si fragile...
 
 
 
 
 
coquelicot creative commons auteur arnaud 25
coquelicots-Robert Vonnoh
Coquelicots   auteurs : Guy Moll    / Arnaud 25  creative commons



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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 15:20

 

fonctionnaire
 

Haro sur les fonctionnaires ! Des nantis, des privilégiés, des profiteurs ! Un article paru sur le journal Le point fustige, ainsi, les fonctionnaires et préconise d'aligner le système des retraites des fonctionnaires sur celui des salariés du privé ! Voilà la solution pour résoudre tous les problèmes ! Aggraver encore la pauvreté de certains fonctionnaires qui touchent des retraites misérables et ils sont légion !

 

Pratiquer, ainsi, la division dans un pays en crise est proprement scandaleux ! Rendre les fonctionnaires responsables de tous les maux est indigne...

 

D'autant plus indigne, que les fonctionnaires sont tenus dorénavant à un total de 42 annuités pour l'obtention de la retraite, d'autant que certains gagnent durement et modestement leur vie, d'autant que les conditions de travail s'alourdissent un peu partout, car l'état s'attache à faire des économies...

 

Le métier d'enseignant, lui-même, n'attire plus les vocations : le ministère peine à trouver des candidats pour les concours d'enseignement : pourquoi ? Quelle est l'explication, alors que cette profession est présentée comme si avantageuse par certains, alors que le régime de retraite paraît si attractif ??

 

Haro sur les fonctionnaires ! On peut bien mépriser ces gens qui ne connaissent jamais le chômage ! Histoire de satisfaire ceux qui le connaissent ! 

 

De tels propos qui instaurent une division permanente sont dangereux : les fonctionnaires, s'ils sont épargnés par le chômage, ne sont pas épargnés par la crise et notamment les petits fonctionnaires...

 

L'alignement par le bas est à la mode : il s'agit de raboter, de grignoter tous les acquis sociaux et de faire payer la crise aux plus pauvres, aux plus démunis...

 

Comment peut-on tolérer de telles prises de positions face aux scandales financiers, aux paradis fiscaux qui perdurent, face aux gaspillages en tous genres des impôts des contribuables ? Les fonctionnaires sont, aussi, assujettis à l'impôt et ne peuvent en aucun cas frauder...

 

Le journaliste du Point dit qu'il faut rétablir "la justice" en alignant le système des retraites mais enfin quelle justice ? Celle qui consiste à appauvrir des gens humbles ? Car on ne parle pas, ici, des hauts fonctionnaires qui, eux, possèdent de vrais privilèges !

 

Quelle justice ? Celle qui consiste à désespérer des gens qui sont entrés dans la fonction publique, en connaissant les avantages et les inconvénients du métier qu'il avaient choisi d'exercer : mutations dans des régions lointaines, ordres de mission imposés, salaires peu attractifs ?

 

On ne peut, sans cesse, faire payer la crise aux gens qui travaillent, qui peinent à gagner leur vie, qui souffrent : d'autres solutions existent, les écarts se creusent, sans cesse, entre les plus riches et les plus pauvres, il faut lutter contre les fraudes fiscales, taxer l'argent caché des puissants !

 

Les cibles que vise ce journaliste ne sont que des leurres, les fonctionnaires sont devenus des boucs émissaires dans une société en crise : il faut s'attaquer aux gens qui profitent de la crise, qui s'enrichissent grâce à elle et non l'inverse !

 

A-t-on le droit de propager ainsi la division entre les salariés, de désigner à la vindicte populaire une catégorie de travailleurs ? 

 

Assez de leurres, assez de faux semblants ! On vit dans uns société de déni et de mensonge permanent ! Il est temps de percevoir les réalités : notre monde en oublie de condamner ceux qui sont les vrais privilégiés, ceux qui sont à l'origine même de la crise !

 

L'article du journal, Le Point :

 

http://www.lepoint.fr/economie/gele...

 

 

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