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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 18:43


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Un châtaignier qui chante : des poutres qui craquent dans une maison, tout le monde est sensible aux bruits du vieux bois... Jean Ferrat en a fait une chanson pleine de charme et de poésie.

 

Le châtaignier, devenu charpente, est personnifié : il est présenté comme l'âme de la maison. Les poutres crient, se plaignent de ne plus porter de châtaignes. Cet arbre semble envahir la demeure, "la baraque, le grenier".

 

Cet arbre est doté de sentiments : il semble se plaindre de l' oppression du toit qui pèse... il est, aussi, doté de souvenirs : il se souvient de ses origines, il chante, donc, la chanson des bois que seul le poète entend, une chanson pleine de douceur : on peut imaginer, alors, sous nos yeux, l'image d'un bois de châtaigniers envahis d'oiseaux.

 

Les verbes "entendre, chanter" répétés de manière insistante nous font écouter la musique de ces poutres de bois : la voyelle nasalisée "an" revient pour suggérer une impression de légèreté, de tendresse.

 

La gaieté, c'est bien l'impression qui ressort de cette chanson... D'ailleurs, le châtaignier est symbole de vie et sa chanson est remplie de douceur et de joie.

 

On est sensible à la belle personnification qui joue sur le sens des mots et qui fait de la poutre une femme amoureuse : "la poutre-maîtresse" doit supporter le poids de tout le toit.

 

Le châtaignier est aussi le protecteur de la maison, il sert d'abri contre "le froid, la neige". Des mots simples, parfois familiers "baraque, bicoque" donnent une impression de bonheur vrai.

 

A la fin de la chanson, l'arbre est même assimilé à un artiste qui sait charmer l'auditoire de sa voix, de ses messages, tel un amoureux de la vie : on perçoit, là, l'image même du poète qui a écrit ce texte : le châtaignier et Jean Ferrat sont ainsi réunis et associés. La complicité est évidente puisque le poète est le seul, dans la maison, à entendre la chanson de l'arbre.

 

On ressent tout un amour de la nature, de la simplicité, des arbres. On entend les poutres craquer et on est ébloui par l'émerveillement du poète.

 

La nature est en harmonie avec le monde des humains : si l'arbre se plaint, c'est pour signaler sa présence bienveillante et protectrice, si l'arbre chante, c'est pour bercer les insomnies du poète.

 

La mélodie légère traduit un bonheur de vivre, une grande harmonie.

 

 

http://youtu.be/ArBWyTPmrNs

 

 

chataignier

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 18:44

 

 

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Sur Facebook, de nouveaux jeux sont apparus, jeux dangereux où les adolescents se lancent des défis souvent liés à l'alcool : c'est à celui qui boira, le plus vite, une pinte de bière ou plusieurs verres d'alcool fort.

 

Défis absurdes, on le voit et, qui plus est, dangereux pouvant entraîner la mort de ceux qui les mettent en pratique.

 

Compétition vers la destruction, paris stupides qui peuvent conduire au pire : certes, tout le monde a dû tenter l'expérience, un jour, de s'enivrer, durant l'adolescence, pour voir les effets produits : cela m'est arrivé et je n'ai plus eu envie de recommencer.

 

Mais, quand les adolescents en viennent à se lancer des défis répétés sous forme de jeux, qu'un site internet leur offre, même, l'opportunité de se mettre en scène au cours de ces beuveries, on peut s'inquiéter de toutes les dérives possibles.

 

Les dérives existent déjà : harcèlements, injures, humiliations et voilà que de nouveaux jeux se mettent en place.

Et quels défis propose-t-on aux jeunes ? La défonce, l'alcoolisme ?

 

Où sont les idéaux d'autrefois ? Les jeunes sont-ils voués à la drogue, à l'alcool ?

Quelle perspective leur offre-t-on dans la société actuelle ?

Des perspectives de chômage, de désillusion, de peurs, d'angoisses... Il faut donc se réfugier derrière l'alcool pour survivre ?

 

L'avenir paraît, à certains, si sombre qu'ils se laissent aller à des activités et des penchants délétères qui peuvent les acculer au pire.

 

Il faut redonner du sens à notre monde qui sombre dans une apathie, un désespoir, des attitudes extrêmes.

 

Internet ne doit pas devenir une vaste entreprise de destruction, d'abêtissement, d'avilissement. Et c'est ce qu'il devient trop souvent à travers Facebook ou d'autres sites interactifs : nulle place pour la créativité, c'est le règne du paraître qui l'emporte.

Nos sociétés doivent régler impérativement le problème du chômage pour offrir un avenir à tous : il faut imaginer un partage des tâches et du travail, repenser le monde autrement, refuser les délocalisations permanentes, les régressions dans le droit du travail.

 

Il faut que les jeunes puissent espérer en un monde meilleur, toute société est fondée sur une envie de progresser, d'aller de l'avant et c'est, désormais, l'inverse qui se produit : alors que les progrès technologiques sont considérables, les perspectives d'avenir sont inquiétantes pour beaucoup de jeunes qui ne trouvent pas de travail.

Et même les jeunes qui mènent à bien leurs études se retrouvent, parfois, au chômage et sont obligés d'accepter un travail qui les transforme en esclaves du monde moderne.

 

Nos sociétés se doivent de réserver une place aux jeunes qui ont le droit de travailler dans des conditions décentes et humaines.

 

Nos sociétés se doivent d'apporter de l'espoir à la jeunesse, de leur ouvrir des portes sur l'avenir...

 

Qui aurait pu croire que le défi du monde moderne serait simplement de donner du travail aux jeunes générations ?

 

 

ecole 

 



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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 16:55

 

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La démesure, l'argent, la corruption, la tyrannie d'un pouvoir qui n'hésite pas à martyriser ses opposants, l'exploitation de pauvres migrants, les droits des homosexuels bafoués et anéantis : voilà le tableau du pays où se déroulent actuellement les jeux olympiques.

 

Grande célébration du pouvoir russe, de l'argent ,ces jeux ne suscitent-ils pas, à bien des égards, écoeurement, et dégoût ?

 

Certes, le sport mérite d'être mis à l'honneur, mais à quel prix ? Au prix de milliers de travailleurs utilisés pour faire en sorte que les installations soient livrées à temps : la Russie a fait appel à environ 16.000 étrangers pour finaliser les travaux de Sotchi. Plusieurs ONG ont dénoncé leurs conditions de travail déplorables, et les comportements xénophobes dont ils ont été victimes.

 

On connaît aussi, en Russie, les goulags de la peur qui permettent au pouvoir de museler toutes les contestations, au mépris total des droits de l'homme. On connaît les nombreux camps de redressement de Mordovie qui n'ont rien à envier aux goulags d'autrefois : la torture, les coups de matraque, l'emploi de gaz lacrymogènes, les humiliations... L'homme brisé, annihilé, anéanti, roué de coups, contraint de se soumettre à la loi des bourreaux...
 
On connaît encore les brimades dont sont victimes les homosexuels dans ce pays qui reste profondément homophobe, on sait les violences et les rejets que connaissent ces minorités sexuelles.
 
On ne peut ignorer non plus la corruption de ce régime : un rapport publié dernièrement fait état d’une fraude de 25 à 30 milliards de dollars dans l’organisation de ces jeux olympiques d’hiver !
Le régime de Vladimir Poutine prétend lutter contre la corruption mais est lui-même gangrené par ce fléau.
 
Sur le site même de Sotchi, la démesure a prévalu : hôtels de luxe, nouvelles routes, nouvelles installations sportives, nouvelle gare, nouvel aéroport... Sotchi a été transformé en un rien de temps... Une mutation que dénoncent, depuis des mois, les militants écologistes : des déchets et des débris des innombrables chantiers ont été enfouis illégalement dans les alentours.
 
Ces jeux méritent -ils d'être suivis et regardés d'un oeil apaisé et serein ?
 
Les Pussy Riot appellent à un boycott pour dénoncer les abus d'un régime corrompu qui n'hésite pas à brimer des populations, à les exploiter, pour servir une forme de propagande.
 
Ces jeux sont-ils encore des jeux ? Méritent-ils ce nom ? Non, on ne joue pas en Russie, on ne joue pas, on impose sa loi, on écrase les plus faibles, on les détruit.
 
On ne joue pas en Russie, on fait dans la démesure sans se soucier des populations qui souffrent et vivent sous le joug de ce qu'il faut bien appeler encore une forme de dictature, un pouvoir tyrannique qui se cache sous le masque et les apparences d'une démocratie.
 
L'olympisme, ce rêve de sportivité, d'humanisme, de respect d'une morale, semble s'évanouir devant tant de démesure.
 
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 17:42

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Contrastes de couleurs étonnants : sur le ciel azuré, des branches, des ramilles sombres ou lumineuses se détachent, se croisent, s'entrecroisent, se superposent en des tissus duveteux et subtils : l'azur s'étonne de ces splendeurs de l'hiver.

 

L'azur resplendit de ces lueurs : des résilles de feuilles automnales ruissellent sur l'arbre, s'épanchent claires, ocrées, ou obscures, créant des tableaux d'une infinie douceur.

 

Sur l'onde bleutée du ciel, des brindilles menues, fines, subtiles captent le regard, tissent des motifs variés de blessures, de tresses lumineuses.

 

Les branches s'éclairent de la lumière du soleil, d'autres se révèlent en habit de deuil et de tristesse, d'autres noircies pleurent l'hiver.

 

Eclairs de feu et de noir se mêlent dans ce tableau somptueux : les arbres se parent des fourreaux de l'hiver, ils s'habillent de teintes sombres ou lumineuses... roux, blancs, bruns se mêlent dans une harmonie de teintes inouie.

 

Le ciel bleu avive les couleurs sombres, leur donne de l'éclat, le ciel bleu crie les splendeurs de l'hiver.

 

Les arbres se dressent sur l'azur, majestueux, superbes et triomphants, ils imposent leur silhouette de fils, d'entrelacs, de filaments.

 

Les arbres se hissent, formant des réseaux de lumières...les branches les plus sombres ressortent, se détachent, fumerolles de noir sur le ciel clair.

 

Les arbres rayonnent, resplendissent d'embruns, d'écumes de roux, de blanc, d'ocre.

Ils illuminent l'azur d'une nuée de ramures, d'un brouillard de filaments ténus et subtils.

Le ciel bleu, serein, est ébloui, subjugué par ce spectacle....

 

 

 

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Photos : rosemar



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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 20:26

 

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"La mer perfide hululait doucement", écrit Giono, au début de son roman, Naissance de l'Odyssée : Ulysse écoute le murmure de la mer, alors qu'il est étendu, harassé de fatigue, sur une plage. Il vient d'échapper à un naufrage et semble renaître peu à peu à la vie.

 

Que de poésie dans cette simple phrase ! Que de résonnances !

 

Le verbe "hululer", employé dans cette expression, crée un effet poétique particulier, ce verbe étant le plus souvent associé à un oiseau nocturne : il signifie "crier ou pousser un long gémissement" : grâce à ce mot, la mer s'anime sous nos yeux, lance des cris.

 

La mer est doublement personnifiée puisqu'elle est, aussi, qualifiée de "perfide".

 

Ce mot "hululer" très expressif est, en fait, une onomatopée qui reproduit dans ses sonorités le cri de l'animal, le hurlement plaintif de quelqu'un qui crie, qui se lamente : la voyelle et la consonne redoublées miment ce cri : on a l'impression de l'entendre. On perçoit des bruits qui reviennent, le sac et le ressac de la mer, ses flux et ses reflux.

 

De nombreux mots qui évoquent des cris, des paroles sont des onomatopées : ainsi, les deux verbes "murmurer, marmonner" désignent le fait de parler entre ses dents, de manière indistincte...

 

La mer mugit et Ulysse, qui semble épuisé de fatigue, se laisse bercer par ces échos qui lui parviennent des flots, des échos pleins de douceur. Ses jambes sont comparées à des "algues", ses bras à des"fumées d'embrun".

 

Ainsi fusionnent le monde humain et la nature : ils semblent se confondre.

 

Comment ne pas être sensible à l'originalité de la phrase de Giono qui contient à la fois l'idée de cruauté des flots, et une impression agréable : le murmure des vagues sur la grève, un murmure apaisant ? Comment ne pas être sensible à cette harmonie qui réunit l'homme et la mer ?

 

La phrase construite sur des jeux d'opposition attire aussi notre attention, nous étonne, nous éblouit.

 

Une simple phrase nous fait entrer dans un univers poétique, fait d'images, de personnification, de contraste : c'est, là, la magie de l'assemblage des mots ! c'est, là, la magie du langage !

 

Les sonorités elles mêmes sont révélatrices : on perçoit la rudesse de la perfidie, à travers la consonne "r" contenue dans ce mot, et on ressent une forme de délicatesse grâce à la sifflante s" de l'adverbe "doucement".

 

Voilà une harmonie faite de contrastes d'idées et de sonorités, voilà une harmonie qui nous séduit et nous captive.

 

Sans cesse, dans son oeuvre, Giono nous montre une nature animée, vivante, mystérieuse : il réunit le monde humain à la nature qui l'entoure...

 

Personnifications, images, fusion de deux univers différents, Giono nous fait goûter à l'essence même de la poésie.

 

 

aède

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:39

 

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La drogue est bien un problème de notre temps, les trafics se multiplient, les dealers se livrent à des commerces indignes... Mais, quand on apprend que de jeunes lycéens sont touchés par ce phénomène, et qu'on voit les ravages produits par ces substances sur des adolescents, c'est terrifiant.

 

Dans une de mes classes, cette situation prend des proportions inquiétantes : les élèves arrivent en classe apathiques, sans aucune volonté de travailler, se mettant à rire, à plaisanter de tout et de rien.

 

Je suis de plus en plus inquiète de me retrouver devant ces élèves au comportement atypique, refusant la discipline, oubliant leurs affaires, leur travail : mon choix est de sanctionner, malgré tout.

 

Mais ces adolescents sont-ils même conscients de leur propre comportement ? Que faire ? L'administration est prévenue de cet état de fait mais, pour l'instant, aucune mesure concrète n'a été prise.

 

De fait, sur de tels élèves, la sanction n'a que des effets temporaires : c'est l'inconscience qui prime : j'avoue être désemparée devant de tels comportements.

La place de ces élèves est-elle dans un établissement scolaire ?

 

Leur manque de réflexion, de réactivité, leur envie de s'amuser me déconcertent : bien sûr, j'en ai discuté avec d'autres collègues qui s'inquiètent aussi de cet état de fait : "C'est triste !", disent certains.

 

Oui, c'est triste et même intolérable : que des adolescents se laissent ainsi entraîner vers tant de négligences, de mépris d'eux-mêmes, de refus du travail, c'est terrifiant.

Faut-il les blâmer, faut-il les plaindre ? J'ai envie de dire : les deux...

 

Ils ont dû se laisser influencer et entraîner sur la mauvaise pente, en même temps ces adolescents ont la chance de suivre des études et ne sont pas issus d'un milieu défavorisé, pour la plupart.

 

Comment expliquer ces dérives ? Notre monde ne perd-il pas ses repères essentiels ? Les valeurs morales s'évanouissent, s'effondrent. Les familles sont souvent dispersées, à la suite de divorces.

 

Quel est donc l'avenir de ces jeunes attirés déjà dans la spirale infernale de la drogue ? Quel est mon rôle ? Que dois-je faire ? 

 

L'ambiance de classe n'est pas bonne, j'ai parfois l'impression désagréable de me retrouver devant des élèves hors du monde, inadaptés au milieu scolaire.

Bien sûr, un petit nombre d'élèves réagissent un peu mieux mais ils sont perdus dans le groupe et se laissent étourdir par l'attitude des autres.

 

C'est la première fois que je me trouve confrontée à un tel gâchis. 

Vais-je avoir la force et l'énergie suffisantes pour faire face à cette situation délétère jusqu'à la fin de l'année ?

 

Bien sûr, ces élèves ne sont pas encore atteints par des drogues dures, ils s'adonnent probablement au cannabis mais ils en ressentent les effets et se refugient hors du monde pour oublier un mal être...

 

Que faire ? La punition est, pour l'instant, la seule solution que je puisse utiliser, une façon d'alerter les parents sur le comportement de leurs enfants.

 

 

 écoles reut

 

 



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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 17:44

 

robots

Merveille du progrès ! Le robot lycéen est né : il permettra à des élèves malades et absents d'assister à des cours depuis leur domicile : on imagine plusieurs robots de ce type dans une classe : grâce à une caméra, un micro, les élèves, reliés à l'appareil, pourront même intervenir pendant les cours, malgré leur absence.

 

Après tout, une simple caméra pourrait suffire pour permettre à ces adolescents de suivre les cours d'un enseignant, car ces robots très performants coûtent très cher.

Quoi qu'il en soit, on voit bien toutes les conséquences d'une telle application : Big Brother entre dans les salles de classe. Tout est filmé, écouté, surveillé.

 

Personnellement, je n'aimerais pas être filmée, en permanence, pendant mon travail : qui aimerait l'être d'ailleurs ?

 

Toute personne qui travaille a droit à préserver son image, à une forme d'anonymat.

Notre vie privée est, sans cesse, épiée par les différents médias que nous utilisons, mais, pour l'instant, nous ne sommes pas filmés en permanence dans notre vie quotidienne.

Introduire des caméras sur un lieu de travail, c'est abolir une forme de liberté, c'est instaurer une surveillance constante de ceux qui travaillent, c'est une forme d'intrusion dans la vie professionnelle.

 

Je suis atterrée que personne ne s'en insurge : on nous présente ces robots lycéens comme de véritables progrès, mais c'est l'humain qu'il faut privilégier : certes, les élèves malades peuvent être pénalisés s'ils n'assistent pas au cours, mais d'autres moyens leur permettent, déjà, de rattraper ces cours : des camarades, les professeurs eux-mêmes peuvent leur transmettre le travail, ils peuvent communiquer entre eux, s'échanger des informations.

 

L'introduction de caméras sur un lieu de travail est une aberration, une intrusion dans le quotidien de ceux qui travaillent.

 

De plus, on perçoit toutes les dérives possibles : certains élèves seront tentés de suivre les cours à distance plutôt que de se rendre au lycée, ce qui pourrait favoriser une nouvelle forme d'absentéisme.
 
Bientôt, des cours pourront être ainsi dispensés à des centaines d'élèves par l'intermédiaire d'une caméra : dès lors, les enseignants risquent d'être menacés dans leur fonction même.
 
Si cet enseignement à distance se mettait en place, on n'aurait plus besoin de recruter autant de professeurs.
 
On voit bien tous les dangers de cette robotisation : des emplois sont sacrifiés et supprimés, le chômage s'accroît dans tous les secteurs : le métier d'enseignant lui-même n'est-il pas menacé par toutes ces innovations ?
 
D'aiileurs, des cours sont maintenant publiés sur internet : des universités mettent leurs cours à la disposition des étudiants : on perçoit tous les dangers de ces "progrès" : uniformisation, standardisation, menaces sur les emplois....
 
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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 19:02


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Tout le monde connaît cette chanson intitulée :"Elle est d'ailleurs", un poème d'amour d'une grande limpidité, tout en douceur et simplicité : Jean Pierre Lang et Pierre Bachelet ont écrit et composé, là, un chef d'oeuvre de poésie.

 

Le regard de la jeune femme, reflet de l'âme et de l'être est d'abord souligné : des "lumières" au fond des yeux, qui rendent "aveugles ou amoureux" : c'est bien l'éblouissement de l'amour qui est ici évoqué... puis ses "gestes de parfum" sont mis en valeur, belle expression qui associe la perception visuelle et la sensation olfactive : on perçoit un sillage qui suit la bien-aimée, femme de mystère, lointaine, inaccessible.

 

On voit des gestes si émouvants que le poète est comme étourdi, ebloui : il se transforme lui-même et devient "bête" stupéfiée, face à tant d'harmonie.

 

La femme silencieuse et lointaine est d'autant plus éblouissante : " elle a de ces manières de ne rien dire qui parlent au bout des souvenirs", l'oxymore "ne rien dire/ parler" accroît l'impression de mystère qui entoure la jeune femme.

Les gestes, les mouvements les plus simples sont magnifiés : une manière de traverser une rue au quotidien, une façon de se pencher à une fenêtre.

 

L'évocation se précise avec la description des mains, celles d'une "dentellière" : la référence au célèbre peintre Vermeer transforme la femme aimée en une oeuvre d'art, un tableau plein de lumières et d'éclats.

 

Enfin, la silhouette apparaît : une silhouette vénitienne, digne d'une peinture de Véronèse. Venise, ville de splendeurs, des arts les plus divers est ainsi associée à la bien-aimée.

 

Le refrain insiste sur la force de cet amour, qui mène à une forme d'esclavage devant "un sourire et un visage"... Le poète est prêt à suivre cette mystérieuse inconnue partout... l'amour conduit inévitablement à une sorte de douce aliénation. 

 

Le refrain insiste sur l'idée de distance, d'éloignement : "Elle est d'ailleurs".

La jeune femme semble appartenir à un autre monde : les mots, et l'amour, pour elle, sont "sans valeur" et elle laisse le poète sans réponse, dans l'incertitude.

 

Ainsi, le poète retranscrit tous les mystères de l'amour, souvent inexplicable : un regard, des gestes, une silhouette suffisent à émouvoir.

 

La sifflante "s" est utilisée de manière récurrente, donnant une impression de douceur infinie : " ces lumières, c'est sûr, souvenirs, traverser, csourire, ce visage, sillages, elle passe, sans valeur, cette silhouette, ses persiennes, ce geste, esclavage".

 

Le thème de l'étrangeté de l'amour est bien illustré dans tout le texte : incompréhensible, il est auréolé de mystères, de brumes, d'incertitudes.

 

La femme devient un être difficile à cerner, alors que ressortent sa grâce et sa beauté. Les mots sont pleins de force et d'émotions : le poète tombe "en esclavage", il devient "chien", les mains de la jeune femme pourraient "damner l'âme d'un Vermeer."

 

La séduction est, ainsi, présentée comme un pouvoir irrésistible, auquel l'amoureux ne peut échapper.

La mélodie douce, mélancolique s'égrène lancinante et traduit bien l'admiration, le bonheur, l'émotion de croiser la femme aimée et rêvée.

 

http://youtu.be/ZL7-3c-YKVs

 

 

jeune fille perle

 

dentellière

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 18:47
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"Ce jour-là, ils célébraient une sorte de carnaval religieux, avec processions et divertissements, dans lesquels figuraient des bayadères vêtues de gazes roses brochées d'or et d'argent, qui, au son des violes et au bruit des tam-tams, dansaient merveilleusement", a écrit Jules Verne dans Le Tour du monde en 80 jours.
 
Une bayadère ! Voilà un mot exotique et mystérieux : il nous entraîne vers l'Inde lointaine. Ce nom désigne une danseuse sacrée Hindoue dont la fonction est de danser dans les temples.
 
Ce mot rare, d'un emploi littéraire vient d'un verbe "bailar", danser, en portugais : il nous fait penser à toute cette famille de mots : bal, ballet, ballerine... le monde de la danse, associée à la musique.
 
La bayadère est orientale, elle suggère un monde de beauté, d'harmonie, de douceur : la voyelle"a" répétée traduit une sorte de langueur exotique, la labiale"b" évoque souvent une idée de tendresse, elle est associée au baiser amoureux, cette consonne étant prononcée avec les lèvres rapprochées.
 
On perçoit, ainsi, toute la sensualité de ce mot langoureux qui comporte 4 syllabes.
 
La bayadère est belle, forcément, elle attire le regard, elle séduit par ses mouvements, sa danse envoûtante.
 
La bayadère appartient au passé : elle nous fait voyager dans le temps et l'espace, elle fait rêver car elle paraît irréelle, hors de notre monde.
 
La bayadère revêtue de vêtements somptueux, de soie, de brocard, d'or et d'argent brille de tous ses attraits et charme les spectateurs.
 
Nous voilà dans l'univers étrange et merveilleux de ce film célèbre de Fritz Lang, Le Tigre du Bengale, un monde émaillé de cruauté, de vengeances, de passions.
 
Nous voilà dans un monde romanesque, qui fait rêver, qui nous émeut, nous trouble.
 
Quel film ! Quels souvenirs ! Des aventures exotiques, attachantes, des images de la splendeur et de la misère orientale ! 
Eschnapur, le maharadjah Chandra, Seetha, Azagara, autant de noms magiques qui se répondent, la grotte où sont enfermés les lépreux, images frappantes remplies de terreurs !
 
La bayadère nous emmène vers l'Inde, pays de mystères, aux rites ancestraux, aux paysages envoûtants.
 
 
 
 
 
 
 
 
 



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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 17:25

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Les punitions n'ont plus la cote : les parents d'élèves se mettent à les contester, à ne plus en voir l'utilité. Pourtant, les punitions sont indispensables : elles offrent à l'élève l'opportunité de comprendre que certains comportements ne sont pas admissibles.

 

Sans punition, tout est permis : un élève qui bavarde, un élève qui arrive en classe sans ses affaires, sans son travail méritent remontrances et punitions.

 

On a voulu, dans nos sociétés, préserver à tout prix l'enfant, le protéger, considérant, parfois, la punition comme une humiliation mais enfin, l'enfant se doit, comme l'adulte, de respecter des règles de vie, il se doit d'écouter en classe, d'apporter ses livres, de suivre les cours.

 

La punition a une vertu pédagogique. Or, les élèves ressentent de plus en plus, l'impression d'avoir tous les droits : c'est le règne de l'enfant-roi surprotégé, à qui on donne toujours des excuses. 

 

La punition corporelle a été, aussi, ces derniers temps fortement remise en cause : la fessée est interdite, la gifle n'est pas bien perçue.

 

Peu à peu, l'enfant vit dans une impunité totale : la peur de la sanction se généralise dans nos sociétés, il ne faut surtout pas traumatiser l'élève !

 

A vouloir trop protéger les enfants de toute atteinte, leur apprend-on à vivre ?

 

Dans leur vie d'adultes, il leur faudra respecter des règles : cet apprentissage ne doit-il pas commencer dès l'école ?

 

Quel avenir prépare-t-on à ces enfants si on les laisse dans cette atmosphère de permissivité totale ? Où va-t-on ? Dans quel monde de passivité, de refus des règles de vie, d'inconscience ?

 

On assiste, de plus à plus, à une sorte de généralisation de la permissivité : ainsi, les redoublements sont en passe d'être supprimés : un élève qui n'a pas travaillé pourra donc passer dans la classe supérieure.

 

Autant dire aux élèves : ce n'est pas la peine de se fatiguer, le passage est acquis.

En tant que pédagogue, je m'inquiète de toutes ces dérives : elles sont favorisées, sans doute, aussi par tous les médias qui nous entourent : sur internet, la permissivité et la transgression sont omniprésentes : insultes, grossiéretés, que dis-je, vulgarités envahissent la toile.

 

L'anonymat favorise ces débordements : internet, outil prodigieux, peut être le pire des progrès, si ce média est mal utilisé.


Il faut revenir à ce qui fonde une civilisation, retrouver les vertus du savoir-vivre et les inculquer aux enfants : sinon, nos sociétés courent vers des impasses dangereuses.

Toute société est régie par des règles : chacun se doit de les respecter.

 

La punition, si elle est justifiée et adaptée, doit ête remise à l'honneur : sans elle, nos sociétés ne survivront pas.

 

 

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