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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:03

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Peut-on parler d'un "nouveau" gouvernement ? Pas vraiment, car on  retrouve de nombreux ministres de l'équipe précédente. Les seules innovations réelles sont la nomination du premier ministre et celle du ministre de l'éducation.

 

Manuel Valls, ayant été nommé premier ministre , il fallait bien "gauchir" la tendance, et nommer un "vrai" ministre de gauche, en la personne de Benoît Hamon au ministère de l'éducation nationale !

 

On savait déjà l'ancien ministre, Vincent Peillon sur le départ : il se préparait à une reconversion et à une carrière européenne, en vue des prochaines élections... On percevait, d'ailleurs, une désertion de ce ministre, au vu des piètres résultats qu'il avait obtenus...

A n'en pas douter, la tâche de Benoît Hamon au ministère de l'éducation se révèlera difficile, semé d'embûches : il récupère un état des lieux qui n'est pas reluisant.

 

Après de nombreuses promesses, les réformes de Vincent Peillon ont suscité la contestation et bien des controverses, notamment la réforme des rythmes scolaires.

 

Au fond, ce "nouveau" gouvernement qui oscille entre droite et gauche répond bien à l'inclination générale de la politique française : droite et gauche conciliés et réconciliés pour mener la France au désastre...

 

Droite et gauche réunies dans un même gouvernement pour donner l'illusion de trouver des solutions : n'est-on pas toujours dans la manoeuvre, les manigances, l'art des apparences ?

 

Benoît Hamon présenté comme un homme à gauche du parti socialiste saura-t-il redresser une situation périlleuse ? On peut légitimement exprimer des doutes : saura-t-il tenir les promesses électorales de la "gauche" ? Des créations de postes seront-elles encore à l'ordre du jour ?

 

L'éducation a-t-elle vraiment été une priorité, comme l'avait annoncé François Hollande lors de la campagne des élections présidentielles ? Qu'est-ce qui a changé ? On ne sait pas trop, on cherche, on ne trouve pas...

 

Et qu'est-ce qui peut changer avec le nouveau ministre ? Que peut-on espérer ? Les classes de lycées sont de plus en plus lourdes, parfois jusqu'à 36 élèves venus d'horizons différents, avec des niveaux très divers.

 

Les enseignants ont vraiment l'impression que la situation ne fait que se dégrader : on leur a, ainsi, demandé, contre toute logique, de rattraper une journée de pré-rentrée qui avait bien été effectuée : il a même fallu organiser des cours lors de mercredis après midis, ce qui a considérablement alourdi les emplois du temps des élèves !

 

Incohérence, mépris des enseignants, le ministère a trahi la confiance des professeurs : déception et amertume l'emportent. Le changement annoncé n'a pas eu lieu...

 

Certes, la gouvernance de Nicolas Sarkozy avait été catastrophique dans le domaine de l'éducation, avec de nombreuses suppressions de postes, des restrictions dans les budgets, mais le gouvernement de François Hollande n'a pas résolu les problèmes.

 

Valls à droite, Valls à gauche, encore une fois, toutes ces politiques se ressemblent !

 

 

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 17:47

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Voilà une brillante idée du ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon : organiser la pré-rentrée des professeurs à la fin du mois d'août ! Quels sont donc l'objectif et la finalité de cette "innovation" ? Il s'agit, bien sûr, d'augmenter le nombre de journées de classe pour les élèves qui pourront effectuer leur rentrée dès le début du mois de septembre.

 

Pour qui travaille sur le terrain, pour tous les enseignants, il est évident que le nombre de journées de travail sur une année n'est pas l'essentiel : ce qui compte, c'est la qualité du travail mis en oeuvre : et pour ce faire, il faut, en priorité, réduire le nombre d'élèves par classe.

 

Il est bon de rappeler les chiffres : 36 élèves par classe en lycée, des élèves qui, souvent, ont des difficultés à se concentrer, qui manquent d'attention et de discipline...

 

On vit dans une société où la quantité prime sur la qualité, on le sait bien, mais sans qualité dans les conditions de travail, les performances des élèves ne sauraient s'améliorer !

 

Assez de gadgets inutiles ! C'est la discipline qu'il faut restaurer, c'est la qualité du travail qu'il faut remettre à l'honneur !

 

Il faut, aussi, rétablir l'heure d'aide individualisée pour les élèves de seconde en français, en mathématiques, disciplines fondamentales : cette heure permettait aux professeurs de prendre en charge et d'encadrer, vraiment, un petit nombre d'adolescents qui éprouvent des difficultés.

 

Cette heure, pourtant essentielle dans les apprentissages, a été remplacée par une heure dénommée pompeusement et faussement "accompagnement personnalisé " : ce n'est qu'un leurre puisque les élèves sont regroupés en classe entière et ne peuvent bénéficier d'aucun soutien personnel !

 

Assez de faux semblants, assez de mensonges ! Augmenter le nombre d'heures de cours des élèves ne résoudra aucun problème si les classes sont toujours chargées au maximum.

 

Nous enseignants, nous qui sommes sur le terrain, nous voyons que certains élèves ont besoin d'un suivi plus personnel, et l'augmentation des heures en classe complète ne supprimera aucunement leurs difficultés...

 

 En 2014, selon le calendrier prévu par le ministère, la rentrée des enseignants devrait avoir lieu le vendredi 29 août et l'année suivante, élèves et professeurs rentreront avant le 1er septembre. Une pétition a été lancée par plusieurs syndicats contre cette rentrée précoce : elle a, déjà, recueilli plus de 10.000 signatures.
 
Nul doute que l'objectif est d'instaurer une rentrée des élèves au mois d'août, depuis très longtemps réservé aux vacances...
 
Faute de s'attaquer aux vrais problèmes, classes surchargées, élèves mal orientés, mal encadrés, le ministère fait semblant d'innover et de trouver des solutions qui n'en sont pas...
 
Faute de percevoir les réalités du terrain, le ministre de l'éducation prèfère se livrer à de faux-semblants, sans même tenir compte de l'avis des principaux intéressés : les élèves, les parents, les enseignants...
Voici la pétition :
 
 
profs



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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 17:59

municipales

 

Gauche, droite, gauche, droite, c'est ainsi qu'on peut résumer la situation politique française : après avoir échoué aux présidentielles, puis aux législatives, la droite remporte de nombreuses victoires, lors de ces dernières élections municipales...

 

C'est ce que l'on appelle la loi de l'alternance qui perdure depuis des années : ces alternances prouvent, en fait, l'impuissance des politiques, leur incapacité à satisfaire les français...

 

C'est interminable, et quand la droite aura repris le pouvoir, ce sera le tour de la gauche de s'en emparer : oui, mais gauche, droite ? Quelle est la différence ?

On a l'impression d'un leurre permanent : la droite se réjouit de ses résultats mais on voit bien que si elle était au pouvoir( et elle vient d'en sortir), elle serait, aussi, désavouée par les électeurs...     

 

Quand on entend les hommes et les femmes politiques commenter les résultats, on a l'impression de discours mille fois rabâchés, les uns donnant sans arrêt des leçons aux autres...

On parle de" claque donnée au gouvernement", "il faut que le parti se rassemble, il faut lutter contre le chômage, il faut, il faut..."

 

Il faut un changement, dit-on, mais ce changement est-il possible dans une Europe sclérosée, dominée par la finance ? De qui se moque-t-on ?

 

Tous les partis nous promettent un changement, des perspectives différentes, mais, chaque fois, la réalité est tout autre.

 

Marine Le Pen, aussi, annonce des changements dans les villes qui seront sous la gouvernance du Front national : toujours des promesses...

 

Le discours politique se résume à des prédictions toujours plus mirobolantes les unes que les autres.

 

La France se débat dans une crise qui perdure et s'éternise, un peu partout en Europe et les hommes politiques, quels qu'ils soient, ne trouvent pas de solutions.

 

Comment les responsables politiques peuvent-ils se déclarer satisfaits de tel ou tel résultat électoral ? Alors que la France perd chaque jour des emplois, alors que le chômage s'aggrave, alors que personne n'est capable de renverser la situation...

 

On nous parle de grande idée européenne : mais où est-elle, cette idée ? Elle se réduit à une Europe de l'argent, de la misère, des injustices...

 

Comment une telle Europe peut-elle être crédible ? C'est une Europe sans âme et sans état d'âme, une Europe lointaine, froide, inhumaine !

 

Une Europe qui n'appartient plus aux peuples, mais à des technocrates et des financiers sans foi ni loi qui oeuvrent pour leurs propres intérêts, au mépris des plus humbles, au mépris de gens qui souffrent et se désespèrent.

 

Une Europe qui ne fait plus rêver, qui accable et anéantit les peuples...

 

Une Europe qui transforme les français en girouettes : gauche, droite, gauche, droite !

 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 16:28

 

municipales 3

 

On pouvait le prévoir : au vu des manigances, des accords improbables qui se sont noués entre les deux tours des élections municipales, le grand gagnant est le parti de l'abstention. Comment pourrait-il en être autrement ?

 

Les partis en place semblent se déliter eux-mêmes : ils pratiquent, quand ils arrivent au pouvoir, à peu près la même politique... ils suivent les directives européennes, sans sourciller.

 

Les gouvernements gouvernent-ils encore ? Ne se soumettent-ils pas aux diktats de l'Europe ? Les partis politiques qui se prétendent différents les uns des autres ne se livrent-ils pas à des alliances inattendues ? On a vu l'UMP s'allier avec des socialistes guérinistes à Marseille, le front de gauche rejoindre le parti socialiste, l'UMP a conclu un accord avec des dissidents, dont l'emblématique Dominique Tiberi dans le Ve arrondissement, à Paris...

 

Oui, la "cuisine électorale" a fonctionné un peu partout, et les électeurs restent perplexes devant ces unions contre nature qui voient le jour lors des élections...

Les partis qui se laissent aller à de tels pactes sont-ils encore crédibles ? 

 

Le plus souvent, c'est l'ambition personnelle qui s'impose, c'est la soif de pouvoir : il existe, à n'en pas douter, des militants sincères, mais les cadres des partis ne jouent pas, souvent, leur rôle.

 

L'abstention a gagné, une fois de plus, et le phénomène risque de s'aggraver : que vaudra une élection avec 40 ou 20 % de votants ? Sera-t-elle validée ? Aura-t-elle encore une quelconque signification ?

 

Les élections européennes se profilent, les appels au boycott se multiplient. De fait, l'Europe, dont nous avons tous besoin, fonctionne très mal : trop d'argent gaspillé dans les institutions européennes elles-mêmes, trop d'argent distribué et sans doute mal utilisé.

 

En France, et dans d'autres pays, le chômage connaît une courbe ascendante, la situation est préoccupante, car une société qui ne produit plus de travail, qui appauvrit les gens, conduit au désespoir...

 

Les problèmes s'aggravent : pollution, exclusion de certains, accroissement des inégalités... Et peu de solutions sont apportées à toutes ces difficultés...

Face à l'inertie des gouvernements, comment ne pas se décourager et comment croire encore en l'action des politiques ?

 

L'Europe est devenue une vaste association économique qui peine à fonctionner car elle ne se soucie plus du sort des peuples, elle ne génère pas d'harmonie sociale, elle engendre des inégalités, avec un système de la dette qui écrase certains peuples, les accable et ne leur laisse aucun espoir...

 

Pour redonner un élan, il faut rétablir une Europe sociale, plus juste, plus humaine.

Sans ce souci humaniste, l'Europe est en train de sombrer dans un marasme indigne dont quelques financiers véreux tirent profit.

 

Les politiques devront bien, un jour, tirer les conclusions d'une abstention qui ne cesse de croître : on peut parler d'un véritable désaveu, d'un refus des actions qui sont menées par les gens de pouvoir, d'un mécontentement grandissant...

 

 

municipales

 

 



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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 15:43

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Brouées de verts sur l'azur, les branches de pins se dorent de lueurs légères... 

 

Un doux soleil tamisé de lumières blanches irise le ciel... Tout autour, les pins bruns, d'un vert azurin, sombre ou tendre, immobiles, silencieux détachent leurs silhouettes aux teintes estompées d'opaline lumineuse...

 

Des rameaux épais, touffus de noirs près des ramilles claires aux rayons vernissés de lumières... les branches sombres côtoient des éclats d'aiguilles d'un vert étincelant.

Les pins forment des aquarelles aux masses obscurcies ou éblouissantes.

 

Le ciel blanc-bleu touche les cimes des arbres, en arrondit les contours, en dessine les ombres d'almées ondulantes et ondoyantes.

 

Des frissons d'éclats lumineux agitent les pinceaux d'aiguilles aux touffes rayonnantes.

 

Le ciel bleu enserre les arbres, en fait ressortir les couleurs opaques ou diffuses...

 

Le soleil redessine les pignes noires ou brunes... de légers frémissements parcourent les cimes des pins.


Des hérissons, des brouées de verts, des plumetis parsèment les branches aux pointes lumineuses.

 

Les ramures déroulent leurs bras partagés entre ombres et éclats de lumières. Les ramures brasillent, s'éblouissent de contrastes flous, de tourbillons de couleurs qui s'entremêlent.

 

Les branches se parent d'un fourreau gris, bordé d'une clarté de franges.

 

Les troncs grisés se dorent au soleil, révélant leurs lézardes dans un éclat lumineux...

 

Les troncs hissent leurs branches vers le ciel du printemps.

 

 

 

http://youtu.be/w8LL1x6J2rU

 

http://youtu.be/hxbDLnaAvAE

 

 

 

 

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Photos : rosemar                



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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 16:36

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"Nous sommes revenus avant-hier de Jéricho, du Jourdain et de la mer Morte. Nous avions une escorte de huit cavaliers ; nous faisions des courses au galop, à fond de train... sous un ciel outre-mer comme du lapis-lazuli... " C'est ainsi que Flaubert évoque, dans sa correspondance, ses voyages en Orient, sous un ciel d'un bleu profond...

 

Le lapis-lazuli auquel il compare ce ciel nous étonne, nous éblouit de ses sonorités exotiques et lointaines. Pierre de couleur bleue entre l'azur et l'outremer, cette roche brille d'une couleur intense...

 

Le mot lapis-lazuli ou pierre d'azur vient du latin, "lapis", "la pierre", suivi du nom azur dont l'origine est persane.

 

Aussitôt, on pense aux nombreux mots de cette famille : lapidaire, lapidation, lapider, lapilli, lapiaz ou lapié...

 

Des mots variés qui désignent des réalités très diverses : l'adjectif lapidaire évoque une formule brève inscrite sur une pierre, les lapilli sont de petites pierres poreuses projetées par des volcans en éruption, tout le monde connaît la pratique barbare et antique de la lapidation, le lapiaz est une ciselure produite et creusée par l'eau sur un terrain calcaire.

 

Pierre d'un joli bleu d'azur, le lapis-lazuli est utilisé dans les mosaïques, les incrustations décoratives.

 

Broyé en fine poudre, il a longtemps servi de pigment bleu pour la peinture et les fresques anciennes. Le lapis en poudre était aussi utilisé dans les miniatures persanes au Moyen âge : motifs de vêtements, dragons, arbres, carafes, décors de bleu... tout autour une fine écriture dessine des arabesques d'une beauté inouie.

 

Les sonorités du mot sont redondantes, avec la consonne "l" et les voyelles "a" et "i" répétées : voilà un nom composé qui retentit d'échos resplendissants !

 

Le lapis-lazuli nous fait voir des couleurs chatoyantes de bleu, des éclats de ciel azurés, des vagues marines d'un bleu vif, le lapis-lazuli nous emmène vers des paysages lointains ou plus proches...

 

Une mer irisée de bleu, des myosotis éblouissants, des violettes discrètes, des ancolies, des glycines, du lilas, des champs de lavandes.

 

Bleu profond, intense, le lapis-lazuli, pierre d'azur nous fait songer à ces ciels de Provence quand le vent balaie les nuages de son souffle puissant et qu'il nous laisse dans les yeux un azur infini de turquoise et de bleu.

 

Bleu d'orient, le lapis-lazuli nous fait voyager vers des mosquées, des oasis, des déserts de sable, des paysages lointains et mystérieux...

 

Bleu des miniatures, il évoque des images somptueuses, aux couleurs variées d'orange, de vert d'anis, de blanc éclatant et d'or.

 

http://youtu.be/SecNHHb3SFU

 

http://youtu.be/BUdjqbMVJMs

 

 

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 18:52

 

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Quel fiasco ! A la suite de tergiversations, d'hésitations, de controverses, les deux listes du Front de gauche et du parti socialiste ne fusionneront pas lors du deuxième tour des municipales à Nîmes. Incroyable ! Un accord avait pourtant été trouvé, mais le parti socialiste a tout simplement oublié de déposer la liste, à temps, à la préfecture de Nîmes, mardi, avant 18 heures !

 

On est atterré devant la bévue qui a été commise et qui va faire perdre définitivement les élections à la gauche unie.

 

Incompétence ? Bêtise ? Dilettantisme ? Inconscience ? Tous ces mots viennent à l'esprit ! 

 

Pourtant, entre la députée Françoise Dumas du parti socialiste candidate à la mairie, et Sylvie Fayet, du Front de gauche, les accords semblaient scellés, dès mardi matin.

 

Puis, certains candidats du parti socialiste ont refusé de laisser leur place, des incertitudes sont intervenues sur les placements dans la liste, un vrai cafouillage qui a empêché le dépôt de la liste commune, en temps voulu !

 

Rappelons que le maire sortant Jean-Paul Fournier, menant une liste d' union UMP-UDI avait obtenu 37 % de voix lors du premier tour, suivi par le représentant du front national Yoann Gillet qui obtenait 21,74 % des suffrages.

 

Désormais, la voie est ouverte à la droite et au maire sortant qui est pratiquement sûr de remporter les élections : on est stupéfait par les errances du parti socialiste à Nîmes... Les militants et les socialistes nîmois expriment leur désarroi et dénoncent un tel amateurisme.

Le parti socialiste se serait bien passé de cet épisode qui ne vient décidément pas redorer son blason : nul doute que les électeurs qui se sont déplacés, au premier tour, pour voter à gauche risquent de se décourager... et l'abstention va être, une nouvelle fois, gagnante...

 

On s'inquiète tout de même, à juste titre, de ce manque de réalisme, de ces errements qui paraissent bien inquiétants : comment prendre au sérieux des politiques qui semblent eux-mêmes ignorer la loi, au point de ne pas déposer, à temps, une liste pour des élections ?

 

Les électeurs ont le droit de se poser des questions, et de condamner vivement un tel manque de sérieux, un tel amateurisme pour des élections locales qui constituent un enjeu important.

 

Comment pourraient-ils ne pas se décourager, comment pourraient-ils faire confiance à une équipe qui, lors d'organisations d'élections, semble connaître, déjà, la déroute ?

 

De toute façon, on voit bien la collusion des hommes et des femmes politiques de tous bords, lors de ce deuxième tour des élections municipales... On assiste à des arrangements curieux : ces accommodements prouvent que le monde politique se préoccupe uniquement des bonnes places à prendre... Les idées n'existent plus, il ne reste que des alliances...

 

Au fond, cet épisode peu glorieux prouve que les partis, quels qu'ils soient, se soucient plus d'ambitions que d'une réelle efficacité : on se dispute des places sur une liste, on tergiverse, on perd du temps en palabres...

 

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 19:21

 

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Voilà notre ministre de l'éducation, Vincent Peillon qui s'apprête à quitter son poste pour s'engager dans les élections européennes, comme tête de liste dans le Sud-Est, ce qui lui assurera un poste à Bruxelles pour les années à venir, c'est ce que l'on pourrait appeler une sorte de désertion. Il faut dire que son action à la tête du ministère n'a guère produit d'effets : en dehors de quelques créations de postes, qu'a-t-il réalisé ? On peut se poser la question... en tout cas, on peut évoquer une première trahison !

 

Cet ancien enseignant envisage, aussi, de faire signer à la plupart des syndicats de l'éducation, l'abrogation des "décrets de 1950" qui régulaient depuis soixante-trois ans le temps de service des professeurs. Le nouveau texte établit que ce seront désormais 1 607 heures qui seront dues - en 36 semaines de cours. Soit un peu plus de 44 heures par semaine ! On peut bien parler encore de trahison !

 

Une vraie révolution ! Les enseignants qui travaillent déjà beaucoup plus que leur temps de service seraient amenés à effectuer de nouvelles missions, surveillance, animations etc.

 

Alors que l'enseignement n'attire plus les vocations, alors que de moins en moins de candidats se présentent aux concours, alors qu'une campagne de recrutement complètement faussée est menée par le ministère, on s'apprête à changer le statut des enseignants et certains syndicats seraient même prêts à signer une tel accord !

 

On peut constater que toutes ces évolutions du métier restent encore sous le boisseau, histoire de ne pas trop affoler les professeurs, surtout en période électorale !

 

Luc Chatel, lui-même précédent ministre, approuve l'initiative de son successeur. On peut parler d'une véritable connivence unissant tous ces hommes politiques qui n'ont qu'un but : servir leur intérêt, leur carrière au détriment des gens qui travaillent, au détriment des enseignants qui exercent un métier de plus en plus lourd et difficile !

 

La trahison est manifeste : voilà un homme politique qui abandonne son poste, qui veut détruire les acquis du statut des enseignants, pour ne penser qu'à son avenir politique...

 

Honte à ces hommes de pouvoir, honte à ceux qui ne sont pas sur le terrain et qui ne parviennnent pas à percevoir la vie et les difficultés des professeurs. On sait que ceux-ci se débattent souvent dans des situations difficiles : drogue, indiscipline des élèves, divorce des parents, familles dispersées, déficientes...

 

Honte à ces hommes politiques qui n'exercent plus leur rôle, qui se vautrent dans l'ambition et le carriérisme !

 

De telles réformes auront encore des répercussions sur le niveau des élèves : un enseignant ne peut être performant que s'il travaille dans de bonnes conditions, et inéluctablement celles-ci vont encore se dégrader...

 

Une pétition circule pour organiser une protestation massive contre ce projet de loi :

 

http://www.fabula.org/actualites/pe...

 

 

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 12:34

 

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 C'est la France qui a perdu, lors de ce premier tour des élections municipales, la France du partage, la France de la générosité, la France de l'accueil, la France des idéaux.

 

Quelles sont les tendances qui ressortent de ces élections ? Comment ne pas évoquer, d'abord, un taux d'abstention record, plus de 38 % ? Comment ne pas constater, aussi, que les listes du Front national et du Rassemblement Bleu Marine réalisent des scores historiques dans plusieurs villes moyennes ? 

 

Les français ont, certes, voulu sanctionner des hommes politiques empêtrés dans les affaires, mais ces résultats montrent un désintérêt pour la chose politique, car les élections municipales locales constituent un enjeu important.

 

Avec la poussée du front national, la France a perdu ses illusions, elle se tourne vers un parti d'extrême droite, aux idées dangereuses.

 

La tendance de droitisation de la politique avait bien été amorcée sous la gouvernance de Nicolas Sarkozy, influencé par son mentor, Patrick Buisson. Elle se poursuit, avec ces résultats du premier tour des élections municipales.

 

Qui triomphe ? C'est bien Marine Le Pen qui parle d'espoir retrouvé pour les français ! Le parti socialiste connaît, lui,  une régression et des revers notables.

Les français ont voulu sanctionner la politique du gouvernement, mais se sont tournés vers l'extrême droite, pour manifester leur mécontentement.

 

Les français désespérés s'en remettent à une formation politique dont on connaît les dérives, dont on ne peut ignorer les tendances fascisantes.

 

Comment ne pas s'inquiéter de ces résultats ? C'est le triomphe d'un parti qui se nourrit d'une volonté d'exclusion, qui flirte avec l'extrémisme : de nombreux militants du front national ont été épinglés et repérés pour leurs idées xénophobes.

 

Quelques villes ont été gérés antérieurement par le front national : Orange, Marignane, Toulon et Vitrolles. Globalement, on peut dire que le front national a fait preuve d'indigence et d'incurie dans sa politique de gestion. Les élus de ce parti ont été, d'ailleurs, rapidement évincés de leur poste...

 

Le front national avait pu promettre monts et merveilles, comme d'autres partis le font, mais le résultat a été, chaque fois, assez désastreux.

 

La France livrée aux extrêmes ? C'est, là, le danger et l'enjeu de ces élections : notre histoire, nos valeurs ne nous conduisent pas naturellement vers ces idées. Nos valeurs doivent rester celles de la solidarité, de la cohésion sociale.

 

Les partis en alternance au pouvoir, l'UMP, le parti socialiste sont responsables de ces dérives : en fait, ces partis ne gouvernent plus, ils se soumettent à l'Europe, ils acceptent toutes les règles dictées par le monde de la finance, mais nul doute que le front national ne ferait pas mieux, malgré de vaines promesses.
 
Nous sommes comme englués dans l'Europe, incapables d'en sortir, car l'Europe nous est indispensable, dans une économie mondialisée soumise à une concurrence effrénée, nous sommes aussi engagés par des alliances, des traités et les dirigeants politiques, sous l'emprise des financiers, des banquiers sont impuissants à la réformer.
 

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 15:45

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L'Espagne en détresse, l'Espagne exsangue, l'Espagne qui souffre, qui se désespère car, malgré les promesses, malgré les sacrifices exigés, malgré les plans sociaux, malgré la rigueur, la crise persiste et les espagnols n'en voient pas l'issue...

 

Ce samedi 22 mars, une foule immense, venue de toute l'Espagne a manifesté dans les rues de Madrid : le désespoir est à son comble, après toutes les affaires de corruption qui ont éclaboussé le gouvernement en place de Mariano Rajoy.

 

Ce pays connaît un taux de chômage supérieur à 25 % : un quart de la population se retrouve sans travail, dans un état extrême de désarroi, sans espoir, sans perspectives d'avenir. De nombreux jeunes sont, ainsi, contraints de fuir leur pays pour survivre.

 

Une société en panne qui ne fournit plus de travail, qui pratique des coupes sombres dans les budgets, qui persiste dans une politique d'austérité, de rigueur, qui sacrifie les plus pauvres, voilà ce qu'est devenue l'Espagne.

 

Une société qui désespère les plus démunis, qui les exclut, les rejette, leur enlève leur dignité, voilà ce qu'est devenu ce pays....

 

Alors que la corruption règne au sein même du gouvernement conservateur, alors que la famille royale est elle-même impliquée dans des scandales et des détournements d'argent, comment les espagnols pourraient-ils accepter qu'on leur demande toujours plus de sacrifices ?

 

Les injustices flagrantes, auxquelles ils sont soumis, ne peuvent que les révolter...

 

Oui, la révolte gronde, oui, la situation vécue par le peuple espagnol est intolérable.

Un gouvernement ne peut, sans cesse, exiger d'un peuple tant de sacrifices, les espagnols ne peuvent accepter tant d'injustices, tant de malheurs, tant de souffrances.

 

Des incidents ont émaillé la manifestation dans la soirée de samedi, la police a chargé plusieurs dizaines de jeunes qui jetaient des projectiles sur les forces de l'ordre.

Beaucoup de manifestants ont décidé de rester à Madrid et de camper sur place. Des assemblées générales sont prévues pour lundi et les jours suivants.

 

La mobilisation des espagnols est historique : la révolte est en marche et elle est légitime.

 

L'Europe et ses dirigeants ne peuvent demander plus au peuple espagnol, on n'a pas le droit de désespérer les peuples alors que les écarts entre les plus riches et les plus pauvres se creusent sans arrêt, alors que certains gouvernements se vautrent dans la corruption et les scandales.

 

Un gouvernement ne peut avoir le droit de pratiquer une politique qui vise à anéantir les peuples, à leur enlever tout espoir dans l'avenir.

 
 
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