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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 18:34

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Un grand nuage se détache dans le ciel, vaste oiseau blanc ombré de gris : il déploie ses ailes et semble filer sous le vent : l'oiseau immense, immobile, est comme suspendu sur l'azur.

 

L'oiseau laisse admirer sa parure cendrée, ses ailes qui s'étirent, son corps duveteux aux soies de lumières...

 

L'oiseau majestueux aux teintes grisées envahit le ciel bleu de son vol immobile. Il traîne ses grandes ailes qui se délitent, peu à peu, sur l'azur.

 

Tout ébouriffé de plumes de nuages, il semble s'élancer sur l'horizon, mais reste comme figé, sur le bleu du ciel.

 

Image de rêve, image d'un oiseau de nuées, fugitive et superbe !

 

Image de douceur, de lumières duvetées, l'oiseau va disparaître sous l'effet du vent qui se lève...

 

Le grand faucon s'ébroue sur l'azur rayonnant, tout enluminé de son duvet de nuages, le grand oiseau éblouit le ciel.

 

Masse somptueuse, il semble planer sur l'horizon.... il semble flotter sur une mer calme, il devient oiseau sur un lac de bleu.

 

Ses ailes s'épanchent en des nuées brumeuses, voiles de gris, traînes majestueuses....

 

L'oiseau se pare de nuances de blanc, de gris, dans un tourbillon de plumes.

 

Quelle vision de rêve ! Le grand oiseau nous offre une harmonie de formes, de couleurs, de soie lumineuse.

 

Le grand oiseau s'efface bientôt, laissant des traces effilées et légères...

 

http://youtu.be/PuyYc0gINbU

http://youtu.be/c1dZoWHKCAs

 

Photos : rosemar

 

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 17:04
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"Un fleuve, par une cascade magnifique, épanche ses flots d'or à l'aspect d'un couchant radieux", a écrit Chateaubriand dans le Génie du Christianisme.
 
Une cascade ! Voilà un nom redondant dans les sonorités : on voit aussitôt, avec ce mot, un torrent d'eau qui se déverse, qui tombe ! Le terme vient justement d'un verbe latin : cadere, tomber...
 
La cascade retentit de ses sonorités éclatantes, elle nous fait entendre un bruit d'eau, un déferlement d'éclats...
 
De nombreux vocables entrent dans la famille de ce mot : cadence, décadence, caduc.
 
Avec une modification de la voyelle, on peut évoquer aussi un accident, un incident, une coïncidence, l'occident, une récidive...
 
Avec une transformation de la consonne "c" en "ch", on pense à tous ces mots : échéance, échéancier, déchéance, chance, malchance, chute, rechute, parachute, échu, déchu...
 
Quelle cascade de mots ! Quelle richesse dans tout ce vocabulaire ! Quelle variété !
 
Le terme "cascade" nous emmène vers des paysages de montagne, où ruissellent une eau pure et limpide, une onde rafraîchissante, des éclats d'eau et de lumières.
 
D'ailleurs, on parle, aussi, parfois de "chute d'eau", ce nom "chute" étant formé sur l'ancien verbe "choir", tomber.
 
L'expressivité du nom "cascade" est unique, irremplaçable : sonorités limpides, éclatantes, voyelle répétée, ce mot nous fait admirer une eau abondante, généreuse, volubile.
 
Ce mot nous entraîne dans un tourbillon d'eau, on voit, sur les bords, de la mousse, des galets luisants, des ruissellements.
 
On entend le doux frémissement de l'eau. On en perçoit la fraîcheur, on est ébloui par des remous, des enroulements.
 
On voit aussi l'eau qui bouillonne, blanche d'écumes, des couleurs de vert, de bleu, de nacre.
 
On voit une nature triomphante et superbe, des splendeurs d'écumes, la puissance de l'eau, des fracas.
 
Oui, ce mot est un vrai paysage, un vrai dépaysement : il nous transporte dans des lieux champêtres de paix, de bonheur où l'eau jaillit, rejaillit, retombe, s'épanouit.
 
Ce mot nous fait voyager vers des hauteurs, des monts boisés, loin des villes, dans des mondes de vert et de bleu...
 
 
 
 
 
 
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 19:02

 

 

-Odysseus_Sirens_BM_E440_n2.jpg

Les sections littéraires sont, de plus en plus, négligées, mises au rebut alors qu'elles offrent la possibilité à chacun d'enrichir sa culture et d'aborder un domaine particulièrement attrayant qui est celui de la littérature.

 

Ainsi, les lettres classiques permettent de faire connaissance avec les "humanités", la culture antique, d'apprendre le latin et le grec, langues mortes, dit-on souvent, alors que ces langues survivent et vivent encore à travers bien d'autres langues et notamment le français.

 

C'est l'occasion, pour les élèves, d'approfondir leurs connaissances en grammaire, d'éudier l'étymologie, de remonter aux sources mêmes de notre culture.

 

Voir naître la tragédie, la comédie, le théâtre en Grèce, voir apparaître la fable, l'histoire, l'épopée, un des tout premiers genres littéraires, lire Homère dans le texte, et tous les autres auteurs, Aristophane, Platon, Hérodote, lire les écrivains latins : Virgile, Catulle, Sénèque... c'est découvrir le creuset même de toute notre littérature.

 

Ce retour aux sources n'est-il pas fondamental ? On y perçoit l'essence même de notre culture, tout ce qui la fonde : on comprend mieux l'histoire des genres littéraires, leurs raisons d'être, leur signification profonde.

 

Comment ne pas percevoir toute la richesse de ces humanités ? Comment ne pas en comprendre l'importance ?

Un autre intérêt de ce cursus : les élèves peu nombreux se retrouvent dans des sections allégées où les classes sont peu chargées, aussi bien en lycée qu'à l'université.

 

L'enseignement dans ces classes est plus facile : en général, les élèves motivés, sérieux se retrouvent dans une ambiance de travail favorable.

Hélas, ces enseignements sont de plus en plus délaissés : les heures de cours sont souvent mal placées, en fin de journée de 16 heures à 18 heures, les élèves hésitent à s'inscrire, alors que les heures sont si tardives.

 

Bien sûr, ces disciplines exigeantes réclament des efforts conséquents : il faut apprendre la grammaire latine et grecque mais on peut réviser, ainsi, toutes les règles qui régissent la grammaire française : les temps, les modes des verbes, leurs valeurs, par exemple.

 

Bien sûr, ces disciplines demandent de la rigueur mais, en ce sens, elles se révèlent particulièrement formatrices et essentielles.

 

On distingue les lettres classiques, car elles restent, encore, un signe d'excellence : elles permettent d'acquérir les bases de la culture mais, en même temps, elles sont accessibles à des élèves qui travaillent, qui sont volontaires.

 

Il faut remettre à l'honneur ces filières : elles ont été négligées, on a privilégié, ces dernières années, les mathématiques, au détriment des disciplines littéraires.

 

Il est bon de le rappeler : les lettres classiques offrent une formation complète, un retour aux sources, une culture de base essentielle.

 

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 17:47

cieux 3

La séparation, les amours brisées, voilà un thème qui peut toucher chacun d'entre nous : c'est ce thème qu'aborde, avec poésie et émotion, Guy Béart dans une de ses chansons intitulée : Où vais-je ?

 

La brisure apparaît, dès le début : les amants sont séparés par "le vent et les mots", association inhabituelle de termes qui montre bien la force de la rupture... La communication entre ces deux êtres n'existe plus.

 

La "gare" évoquée est, aussi, le symbole même du départ et de la séparation... on voit des enfants qui "rentrent de l'école, un moineau qui vole" : ces détails banals, ordinaires traduisent l'indifférence du monde extérieur à la douleur du poète.

 

Et, dès lors, le poète s'interroge sur le sens de sa vie : "Et moi où vais-je, où vais-je / Dans le sable ou la neige... " On perçoit sa solitude avec cet emploi de la première personne soulignée : "moi".

On ressent une certitude désabusée et inéluctable dans cette phrase au futur : "elle ne viendra plus".

 

La nuit dans laquelle déambule l'homme abandonné devient le symbole de la tristesse, de l'accablement.

 

Le poète fait allusion à la chambre qui a réuni, autrefois, les deux amants : désormais, il "s'y cogne les membres", image de la douleur, de la souffrance, de l'absence.

 

Le poète semble, ensuite, vouloir oublier cette rupture en se tournant vers d'autres amours qui paraissent déjà voués à l'échec, des amours sans âme, de passage, comme le suggèrent les expressions : "amour tordu, des bras sans visage".

 

Le poète paraît comme perdu : il pense à trouver des"amis de paille, des bistrots de ripaille", pour oublier sa peine, mais l'ivresse ne conduit qu'à renforcer la peine, la tristesse, elle mène vers la déchéance : "corps et coeur" sont perdus. 

 

Le personnage perd ses repères, ne retrouve même plus sa porte... la belle image de la clé devenue "morte" représente la détresse du poète. Les nombreuses gutturales accentuent l'idée d'une souffrance désespérée.

 

Et soudain, réapparaît la "bien aimée", dans un rêve, comme par un "sortilège" et le poète s'interroge, alors, sur son sort : bonheur ou tristesse ? L'amante a-t-elle retrouvé un nouvel amour ?

On perçoit bien, dans ce texte, tous les tourments de l'amoureux obsédé par un amour perdu : la douleur insurmontable semblable à celle d'un enfant perdu, l'égarement, l'alcool, le désarroi, l'illusion du rêve, les interrogations, les doutes que traduisent les questions.

 

La mélodie douce et mélancolique souligne bien la souffrance de la séparation. Le refrain avec les questions : "où vais-je, où vais-je ?"restitue le désarroi.

 

La fin du texte introduit une nouvelle question :"et toi où t'en vas-tu ?"On voit bien que le poète ne peut oublier encore cet amour disparu... puisqu'il s'adresse, encore, à la jeune femme, à la deuxième personne, comme si elle était encore présente à ses côtés.

 

 

http://youtu.be/w9wgKGOXSqg

 

 

 

 

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Photos : rosemar

 



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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 19:06

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Je viens d'entamer la correction d'un paquet de copies de seconde et je découvre que de plus en plus d'élèves sont confrontés à des difficultés d'expression : pauvreté du vocabulaire, indigence des idées, incorrections, barbarismes, répétitions, fautes d'orthographe...

 

Comment s'attaquer à tous ces problèmes, comment résoudre tant de lacunes ?

J'avoue que la tâche risque d'être insurmontable : un petit nombre maîtrise bien les codes de l'écrit, mais beaucoup écrivent comme ils parlent dans un style familier, avec des phrases incomplètes, mal construites.

 

La classe est chargée : 36 élèves et l'on dispose seulement d'une heure où la classe est dédoublée...

 

Certains de ces élèves ont, de toute évidence, des difficultés de concentration : la prise de notes est parfois très insuffisante, certains redoublent la classe de seconde et je les sens déjà perdus.... Une réorientation devrait être envisagée, d'autant que ces élèves ne lisent pas et n'en perçoivent pas l'intérêt.

 

Je vais batailler avec certains adolescents pour leur inculquer l'envie de se mettre au travail, de progresser.

 

Heureusement, la classe est vivante et beaucoup manifestent l'envie de participer, mais les réponses fusent parfois dans le désordre, à la volée et la réflexion n'est pas toujours au rendez-vous : au fond, l'oral fonctionne mieux que l'écrit parce qu'il est immédiat, spontané, alors que l'écrit réclame plus de temps, plus de concentration et de réflexion.

 

Ces adolescents vivent dans l'immédiateté, l'instantanéité.... La classe est très hétérogène, quelques-uns maîtrisent l'art de la réflexion et de l'analyse mais beaucoup n'arrivent pas à développer leurs idées.

 

Et même à l'oral, certains ont des difficultés à s'exprimer sous forme de phrases : certains pratiquent le style SMS à l'oral : on lance un mot au hasard sans se préoccuper de la pertinence de la réponse.

 

La volonté de certains est évidente mais d'autres décrochent déjà, disent leurs difficultés, leurs manques : j'insiste sur la nécessité de lire, mais les adolescents lisent de moins en moins.

 

Quand je donne un travail à la maison, certains se précipitent sur internet pour faire un copié collé sans se livrer à une réflexion personnelle : j'espère qu'ils en retirent un petit profit mais ce n'est pas sûr.

 

L'exemple est essentiel : il faut leur donner le goût de bien s'exprimer en leur montrant la richesse infinie du vocabulaire qu'ils ne maîtrisent pas, mais pour la syntaxe, la tâche est bien plus complexe.

 

Souvent, ces adolescents ignorent le sens de certains mots qu'ils lisent mais ils n'ont même pas la curiosité de chercher ces mots sur un dictionnaire : les verbes "vociférer, balbutier" leur échappent mais peu importe, il faut aller vite dans la lecture, zapper pour passer à une autre activité...

 

Le plus grave : on perçoit chez un certain nombre d'élèves un manque évident de motivation : ils font acte de présence mais ne font pas les efforts nécessaires pour progresser. Face à de tels refus, les enseignants se retrouvent bien démunis.

 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 19:05
fée John Atkinson Grimshaw - Spirit of the Night
"C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume", a écrit Oscar Wilde dans un de ses romans les plus célèbres, Le portrait de Dorian Gray.
 
Voilà une assertion pleine de vérités et de charmes : la brume a des effets étonnants, elle nous ensorcelle, elle crée un flou mystérieux.
 
Oui, le charme est bien associé, dès les origines, à l'idée de magie : ce mot désigne un attrait, une séduction intense, et surtout, un enchantement, un envoûtement, un sort auquel on ne peut échapper.
 
Le mot "carmen" désignait, en latin, des paroles magiques, des incantations secrètes, mais aussi un chant, de la poésie, des vers.
 
On reconnaît, là, une des fonctions essentielles de la poésie : elle nous charme, nous séduit, nous attire par un langage différent, par des images, des effets de sonorités.
 
La poésie crée, ainsi, des associations de mots, elle invente un nouveau langage, elle nous fait rêver, nous entraîne dans un univers différent : celui de la musique, de l'harmonie, des rythmes.
 
Le charme du mystère, le charme de l'incertitude poétique : c'est bien ce qui nous séduit dans le langage des poètes : personnifications de la nature, couleurs, sensations qui se mêlent, se superposent, rêves et réalités qui se croisent.
 
C'est aussi ce qui nous attire chez un être, une personne : qui aime la limpidité, la beauté parfaite ? Non, c'est souvent un assemblage de traits particuliers qui nous séduit, une voix qui capte l'attention, une voix pleine d'émotions, de sensibilité, des yeux qui attirent irrésistiblement...
 
Le charme : voilà un mot plein de force, d'attrait qui a perdu son sens originel, il en vient, parfois, à désigner la simple séduction mais on a oublié la magie que contient ce mot, on a oublié toute sa puissance d'évocations.
 
Lié à la poésie, au chant, à la musique, à l'idée d'ensorcellement, ce mot révèle des significations insoupçonnées : il nous renvoie aux origines du monde, à une époque où l'on croyait encore à la magie, où des nymphes, des dieux et des déesses peuplaient l'univers.
 
On voit bien, à travers, cet exemple, comment évolue le sens des mots : le mot "charme" avait encore au 17ème siècle un sens très fort, mais il a perdu de son pouvoir d'évocation : ce nom est désormais utilisé dans bien des contextes et il s'est affadi.
 
N'oublions pas de retrouver le sens originel des mots, de remonter à la source, à l'étymologie, car celle-ci met en évidence des significations cachées, mystérieuses.
 
Le charme, la poésie, la magie réunis dans un seul mot ! Voilà de quoi nous séduire et nous étonner !
 
 
 
fée SophieAnderson
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Fée fitzgerald



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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 16:58

 

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Oui, bien sûr, François Hollande et Valérie Trierweiler n'étaient pas mariés, mais le président a annoncé sa rupture avec sa compagne, sans aucune ambiguité : la déclaration du président a été claire : c'est fini.

 

"Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler" a déclaré le président à l'agence France presse. 

On se souvient que Nicolas Sarkozy avait aussi divorcé pendant son mandat, pour se remarier assez rapidement avec Carla Bruni...

 

Dans les deux cas, les présidents se sont séparés de leur compagne et sont tombés dans les bras de jeunes femmes du show-biz : une chanteuse et une actrice.

Dans les deux cas, ils se sont laissés séduire par des femmes plus jeunes : Carla Bruni a maintenant 46 ans et Julie Gayet, une quarantaine d'années.

 

On peut y voir un signe des temps : dans nos sociétés les divorces, les séparations se multiplient... et les présidents ne font pas exception.

 

Une certaine presse s'est épanchée sur le sort de Valérie Trierweiler : même si elle est une victime, même si elle a été trompée, sa situation n'est pas invivable, cette histoire quoique douloureuse est le lot ordinaire de beaucoup de femmes : d'autres femmes se retrouvent seules, abandonnées, démunies, désargentées, en plein désarroi, ce n'est pas vraiment le cas de l'ex-compagne du président.

 

D'ailleurs, Valérie Trierweiler pouvait-elle ignorer les infidélités de son compagnon ? Pouvait-elle ignorer ses escapades nocturnes ? Elle a dû composer avec une situation délicate...

 

Désormais, ces présidents ont créé des précedents ; on perçoit des affinités entre le monde politique et le monde du spectacle : une chanteuse, une actrice sont devenues des proches d'un président. On perçoit que ces hommes de pouvoir ne sont pas vraiment attachés à la notion de fidélité.

 

François Hollande et Valérie Trierweiler formaient bien un couple officiel : mais la journaliste n'a guère su attirer la sympathie du public, elle a commis des maladresses, n'a pas été très subtile en certaines occasions.

 

Si le couple a volé en éclats, c'est aussi une affaire privée et personnelle mais, au fond, la personnalité de Valérie Trieweiller a dû lui nuire : elle n'avait pas hésité à adresser des encouragements sur son compte Twitter à Olivier Falorni, candidat socialiste dissident dans la première circonscription de la Charente-Maritime, lui qui se présentait face à l'ancienne compagne du président : ce n'était pas très élégant !

 

On perçoit dans tous ces faits, toutes les évolutions de nos sociétés : des couples, des familles qui explosent, des politiques qui côtoient des people.

 

Oui, notre monde est en pleine mutation, à tous les niveaux : la vie privée qui disparaît, les journaux qui s'en emparent, les présidents dont on ne cache plus les infidélités.

 

Comment ne pas voir que nos sociétés se transforment ? La transgression est permanente : dans la presse, dans la déclaration de François Hollande qui est assez sèche et tranchante, dans le comportement du président ou de son ex-compagne.

La transgression est partout, à tous les niveaux, elle devient l'essence de nos sociétés : les grands de ce monde en donnent eux-mêmes l'exemple.

 

Cette grande mutation que nous vivons est liée, sans doute, en grande partie, à l'avènement d'internet, où tout est possible, où tout est permis, où toutes les transgressions peuvent s'afficher. 

 

Internet, merveilleux outil de communication peut devenir aussi la pire des innovations quand toutes les transgressions sont permises.

 

L'accélération des moyens de communication a aussi bouleversé notre monde : un flot continu d'informations se déverse sur nous, on est submergé par des images, des nouvelles qui nous parviennent de tous côtés. Et ces informations n'épargnent pas la vie privée : d'ailleurs, notre propre vie privée n'est-elle pas, sans cesse, épiée, observée à travers tous les médias que nous utilisons ?

 

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 17:52

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Le long du canal, l'eau s'étire, se froisse sous le vent du soir : l'eau bleue et noire resplendit des lueurs de la ville quand des reflets de lumières, des moires rouges, dorées surgissent du fond de la nuit.

 

Les grands platanes désolés de l'hiver deviennent des ombres floues dans l'eau : ils ploient, se plissent, se déploient, s'étirent à l'infini.

 

Sur le bleu de l'eau, les arbres prennent des teintes bleuâtres, des formes incertaines, des postures surprenantes, des images irréelles de vert et de bleu.

 

Les lumières de la ville, fenêtres, lampes, feux rouges se déversent dans l'eau en longues coulées de laves : les lumières se répandent, s'épanchent dans l'eau...

 

Les lumières forment des lacs sur l'eau, des lacs de brillance, de clarté mouvante.

L'eau noire, bleutée de vert déroule ses écheveaux de frissons. Les maisons, les arbres se doublent, redoublent, se déforment sur ces frissons de l'eau.

 

Les arbres semblent ployer leurs branches, se pencher sur l'eau, vouloir la rejoindre et plonger dans les profondeurs de l'onde.

 

La nuit voit surgir des faisceaux de lumières qui se reflètent dans l'eau, des feux s'épanouissent dans le courant bleu du canal.

 

Les arbres bleutés forment des tableaux d'une beauté inouie : ils lancent leurs bras d'azur dans le ciel noir, ils déploient leurs ramures dépouillées de branches éperdues.

 

Les frissons de l'eau s'écoulent à l'infini, vaguelettes de lueurs dans le noir de la nuit.

 

Les frémissements de l'eau reflètent les maisons, les arbres, les lampes, les répercutent à l'infini.

 

 

 http://youtu.be/HdF988wIgUM

 

 

http://youtu.be/_eLU5W1vc8Y

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 20:25
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"La mélancolie est  le plus légitime de tous les tons poétiques", a écrit Edgar Allan Poe.
 
La mélancolie, étymologiquement, "l'humeur noire", est souvent associée à la poésie, aux poètes qui expriment et dévoilent leurs sentiments, qui soulignent les détresses, les malheurs de ce monde.
 
Le rôle du poète n'est-il pas de dénoncer la noirceur du monde ? Comment ne pas utiliser la mélancolie, une forme de tristesse pour mettre en évidence les souffrances, les désarrois auxquels sont confrontés les hommes ?
 
Comment ne pas faire appel à la mélancolie pour évoquer tous ces thèmes poétiques par excellence : la fuite du temps, la mort, les douleurs, les souffrances, les blessures ?
 
La plupart des poètes transcrivent une forme de mélancolie, Rutebeuf, Villon, Ronsard, Hugo, Baudelaire, Rimbaud et tous les autres !
 
Tristesse indéfinie, mal du siècle pour les auteurs romantiques, spleen pour Baudelaire, la mélancolie se décline en différentes expressions mais renvoie toujours à un état de malaise, de mal être indéfinissable...
 
Ce mot"mélancolie" qui contient en lui, l'adjectif grec "mélas", "noir" évoque le deuil, l'obscurité, la mort.
 
Le terme"noir" vient, lui, d'un adjectif latin "niger" dont on connaît tous les dérivés : noirceur, noicir, noirâtre....
 
Mais quelle poésie dans ce nom : la mélancolie ! On perçoit, dans ce mot, une certaine langueur, une idée de tristesse qui n'en finit pas : le mot avec ses 4 syllabes, sa voyelle nasalisée "an", ses différentes voyelles traduit bien une tristesse alanguie...
 
Quelle expressivité dans ce seul mot ! Couleur noire, sonorités sourdes, ce nom nous entraîne dans l'univers de la poésie.
 
On pense à ces vers célèbres de Nerval :
 
Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Étoile est morte, – et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.
 
Voilà bien la définition même du poéte, musicien, triste, inconsolable, qui sait associer les mots, réunir les contraires, créer des expressions inattendues : "le soleil noir", bel oxymore qui surprend, étonne.. On trouve dans ces vers tout un imaginaire onirique, un monde où se mêlent rêve et réalité....
 
La mélancolie des poètes est source de beautés, d'harmonies : elle révèle et dénonce un monde plein d'incertitudes, de difficultés, elle nous fait percevoir des détresses, des émotions, une sensibilité....
 
Il suffit d'écouter la voix de Léo Ferré pour entendre toute la musique de la mélancolie...
                  
Photos : rosemar
 
 
 
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 17:27

 

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Les professeurs de français sont, incontestablement, les enseignants qui fournissent le travail le plus lourd : lourdeur des copies, surtout en lycée, lourdeur des préparations de cours et de devoirs, études de textes multiples, analyses de corpus constitués d'un ensemble de textes.

 

Les tâches sont nombreuses et complexes : les copies exigent des corrections très pointues et diverses : orthographe, expression, logique, présentation du devoir sous formes de paragraphes et d'alinéas, erreurs d'analyse, de compréhension etc.

 

La préparation des devoirs demande beaucoup de rigueur : il faut choisir des textes accessibles aux élèves, prévoir des questions adaptées, ménager une progression....

Comme les enseignants travaillent sur des textes parfois longs, il faut effectuer des repérages, indiquer aux élèves les numéros des lignes, pour éviter qu'ils ne se perdent en chemin.

 

L'enseignant de français est de plus en plus confronté aux difficultés des élèves qui ne lisent plus, qui ne maîtrisent pas bien le langage écrit, qui font de plus en plus de fautes d'orthographe, qui écrivent mal, sans se soucier d'application.

 

Encore plus de corrections, plus de préparations, plus de temps passé pour les cours et les devoirs : c'est certain, les professeurs de lettres fournissent un travail très pesant.

 

D'ailleurs, ce sont souvent les enseignants les plus fatigués, ceux qui craquent, sous le poids du travail et des responsabilités, ceux qui sont le plus fragilisés.

 

Il n'est pas question, bien sûr, de mépriser ou de minimiser le travail fourni par les enseignants dans les autres disciplines... mais il faut bien constater la spécificité de cet enseignement.

 

Honneur, donc, aux enseignants de français ! Plus que d'autres, on les rend responsables des difficultés rencontrées par les élèves dans une société de loisirs où les jeunes sont sollicités par des écrans multiples, ordinateurs, téléphones, tablettes, jeux vidéos, dans un monde où les adolescents ne trouvent plus d'intérêt à la lecture.

 

Leur travail amène les professeurs de lettres à évoquer toutes sortes de sujets, leur culture doit couvrir des siècles de littérature.

 

Et dans un monde où la culture est dévalorisée, leur tâche est de plus en plus complexe.

Dans un monde où on privilégie les sciences, les mathématiques, l'enseignement du français est déconsidéré, alors que c'est, là, une discipline fondamentale.

 

Il faudrait remettre au goût du jour les lettres, la grammaire, l'orthographe, il faudrait redonner de la valeur à ces disciplines fondamentales. 

La suprématie de la filière scientifique contribue, sans doute, aussi à dévaloriser les disciplines littéraires : il faut changer cette tendance, il faut, enfin, reconnaître l'enseignement de cette culture qui permet à chacun de découvrir l'essence de l'humanité et des sujets de réflexion multiples...

 

Les professeurs de lettres doivent réaliser des prouesses pour inciter leurs élèves à lire, à s'intéresser à la littérature, aux grands auteurs, dans un monde où les jeunes sont sollicités par tant d'autres loisirs...

 

Oui, les enseignants de lettres méritent de voir leurs efforts reconnus et récompensés, ils méritent respect et honneur !

 

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