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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 15:37

 

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Gringoles de fleurs, écumes de blancs ! Le seringa commence à foisonner de nuées... l'arbre de Syrinx s'épanouit, répand de douces senteurs subtiles : le jardin resplendit de ces bouquets de parfums à l'odeur aérienne, légère, volatile !

 

Des myriades de fleurs blanches, aux contours froissés, apparaissent, le coeur irisé de xanthe flamboyant.

 

Les branches se couvrent d'éclats de candeurs, d'une pureté de lys : du lin blanc, près des feuilles d'un vert profond...

 

L'arbre se pare du printemps, il s'en empare, le fait chanter de ses éclats de lumières !

L'arbre resplendit de ses feuilles revenues, de ses fleurs neigeuses d'un blanc éclatant, il rayonne de ses parfums qui se répandent à l'infini...

 

Les fleurs fragiles frissonnent au moindre souffle de vent, les fleurs s'inquiètent de l'air frais qui les agite.

 

Fleurs tendres, délicates, frêles et légères que la moindre brise peut altérer...

Fleurs somptueuses, flammèches de blanc, foison, moutonnement de pétales !

 

Des écumes de blancheur naissent sur l'arbre, se répandent en vagues de lumières.

Des vagues parfumées s'enroulent autour des branches et déferlent dans le jardin.

 

L'arbre aux entrelacs de joncs s'illumine de nuages vaporeux, s'entoure de lueurs somptueuses.

 

L'air s'emplit, se délecte de senteurs, d'une odeur balsamique inouie ! L'air flamboie, distille des sucs éblouissants !

 

L'arbre illumine le jardin de flammes de blanc, il envahit l'espace de ses effluves, de ses calices flamboyants.

 

 

http://youtu.be/UNqtCsCqCD8

 

 http://youtu.be/DUrLvfyCTy4

 

 http://youtu.be/MvQROitrwuE

 

 

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Photos : creative commons     auteurs : Dinkum   /  Inkey   / Père Igor
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 13:41

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Folies des fariboles ! Les fariboles nous entraînent dans l'univers des "chansons et fariboles", des propos légers et frivoles !

 

On peut alors faire des zigzags dans le monde du vocabulaire, se promener entre les mots, flirter avec eux, les frôler, s'en amuser...

 

Face au charivari actuel, face à ce tohu-bohu de bruits qui donnent des lourdeurs de tête : c'est, là, l'étymologie du mot charivari, on ne peut que "s'enlivrer" pour oublier la morosité ambiante : "s'enlivrer" ou s'enivrer de livres, de mots, de consonnes et de voyelles, de phrases éblouissantes !

 

Vive la folie du verbe !

 

Célébrons les hurluberlus du verbe, ceux qui inventent des mots, ceux qui imaginent de nouveaux univers, vive les timbrés du verbe qui torturent les phrases, les recomposent en de nouveaux assemblages. Célébrons Rabelais, Céline et tous les autres !

 

Il s'agit d'ambiancer la toile, de la rendre vivante, généreuse de mots, de trouvailles inédites : il s'agit de créer un tohu-bohu de vocabulaire, un charivari qui va renouveler le monde, le révéler sous un autre jour.

 

Buvons les mots jusqu'à la lie, buvons à tire-larigot, écoutons la musique des mots, leur flûte légère, leurs échos qui se répondent, les sonorités claires et éclatantes des mots.

 

Créons des harmonies, des hiatus, des rencontres de mots, des mots légers ou lourds de significations.

 

Enlivrons-nous, délivrons-nous des soucis du monde, redécouvrons les plaisirs de la lecture, en zigzaguant et en louvoyant entre les mots.

 

Redécouvrons les mots pour en inventer d'autres, mille dérivés, en utilisant des suffixes, des préfixes, des" faribolettes", "enfaribolons" la toile, tournons les pages où se déroulent les mots.

 

Allons autour des mots, pour les ambiancer, en retrouver le sens premier et originel.

Retrouvons un tohu-bohu, un chaos de vocabulaire, mêlons les mots, faisons un méli-mélo : un charivari de bulles, des entrelacs de bruits. Tressons et tricotons les mots : enluminons les !

 

Oublions nos lourdeurs de tête, pour nous eniver du tohu-bohu des mots !

 

Faisons des charivaris de mots, des cascades qui ruissellent, des cascadettes et des cascadelles, écoutons le timbre des sonorités, les "r" turbulents du charivari, les"u" tonitruants de l'hurluberlu, le"o" qui répond au "u" de tohu-bohu !

 

Ecoutons la folie des mots, et n'oublions pas, surtout, la richesse des onomatopées qui traduisent toutes sortes de bruits, d'émotions, mots expressifs, s'il en est.

 

La porte claque, les parleurs font blabla, le chat ronronne et nous apaise : on peut pousser alors un "ouf" de soulagement, souffler un peu, respirer une nouvelle ambiance.

 

Mais, le mot"ouf " désigne aussi le "fou" à l'envers et il entre dans certaines expressions familères : c'est un truc de ouf, une musique de ouf, forme moderne et populaire du superlatif.

 

Nous revoilà dans la folie et la polysémie des mots !

 

 

Dans le cadre de la semaine de la francophonie...

 

Les 10 mots retenus pour l'année 2014 sont les suivants :
 
AMBIANCER, À TIRE-LARIGOT, CHARIVARI, S'ENLIVRER, FARIBOLE, HURLUBERLU, OUF, TIMBRÉ, TOHU-BOHU, ZIGZAG.
 
 
livre (2)
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:26

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Dominique Strauss-Kahn, Patrick Balkany, Eric Raoult, tout le monde connaît le nom de ces hommes politiques : hommes de pouvoir, ils n'ont pas hésité pas à en abuser auprès de femmes qu'ils ont côtoyées...


La dernière affaire en date vient ternir la réputation du député Eric Raoult, maire UMP du Raincy en Seine-Saint-Denis, accusé de harcèlement sexuel à l'encontre d'une directrice d'un centre communal d’action sociale, Agnès Desmarest.

 

Les preuves sont accablantes : l’envoi de 15 000 textos, en 9 mois, d’octobre 2011 à juin 2012... des SMS pleins de vulgarité, de lourdeur, qui témoignent d'un mépris, d'un manque total de tact, de considération à l'égard de la jeune femme de 33 ans...

 

Un homme politique qui possède une autorité a-t-il le droit de se conduire comme un malotrus, une brute épaisse ?

 

La teneur de certains SMS a été révélée. On frise l'indécence et la vulgarité : "Et vous mettre la main aux f… ! Vos seins sont notés triple A dans les textos de DSK... Vous êtes très bien foutue... Avec le vin, vous faites tourner la tête des mecs... Agnès, les jolies fesses... Agnès, la reine des caresses..."

 

Eric Raoult avoue avoir eu un moment de faiblesse, et avoir éprouvé un vrai coup de cœur pour cette fille, mais il jure qu’il ne s’est rien passé. "C’est un moment de faiblesse qui est arrivé pendant mon premier accident vasculaire cérébral. Certains textos étaient écrits sur le ton de l’humour", a-t-il précisé.
 
De l'humour ? Curieuse façon de concevoir l'humour ! Ce sont là des propos graveleux, déplacés, inadmissibles de la part d'un homme politique responsable !
 
Il semble que le sexisme soit particulièrement répandu dans les milieux politiques, le pouvoir donne des envies de dominer les plus faibles, le pouvoir autorise tous les abus, toutes les indignités...
 
On se souvient que les frasques de DSK ont défrayé la chronique, on se souvient que Patrick Balkany a été lui même soupçonné et accusé dans une affaire de moeurs, ces phénomènes semblent récurrents.
 
L'ex-directrice du centre communal d'action sociale du Raincy a porté plainte contre Éric Raoult pour harcèlement moral et sexuel, assurant qu'il a tout fait pour saboter sa carrière, parce qu'elle avait refusé ses avances.
 
L’élu estime que cette affaire "est un mauvais coup de dernière minute", à quelques jours du premier tour des municipales.
 
Mais, devant les preuves accablantes qui pèsent contre lui, Eric Raoult aura bien des difficultés à convaincre qui que ce soit de son innocence.
 
Le sexisme perdure dans nos sociétés, et plus particulièrement, dans le monde politique, où une sorte de volonté de domination grise les détenteurs du pouvoir.
 
Dans un monde moderne, évolué, on s'étonne encore de ces comportements qui font de la femme un objet, qui la rabaissent et l'avilissent.
Mais peut-on s'étonner encore du manque de respect, de l'immoralité de certains hommes politiques ?
 
 
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 17:54

 

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La contagion se propage vite, il suffit parfois d''un simple contact et la maladie se répand : les noms "contagion, contact" appartiennent à la même famille de mots venus d'un verbe latin : "tangere" toucher...

 

De nombreux mots viennent aussi à l'esprit : tact, tactile, tangible, intact, intègre...

 

Certains de ces termes peuvent avoir un sens figuré : l'adjectif "intègre" avec son préfixe négatif signifie, d'abord, "non touché, non entamé", puis "honnête". Le nom commun "tact" désigne le sens du toucher, puis un sentiment délicat de la mesure, de la nuance, des convenances...

 

Avec tous ces mots, on est dans le domaine de la sensation : le sens du toucher est mis en jeu, sens si important qu'on oublie de développer, à l'heure de la tablette dite "tactile".

 

Est-elle vraiment tactile d'ailleurs ? Les doigts glissent sur une surface impersonnelle, vide, glacée, sans relief, sans aspérités... une surface banale, morne qui laisse indifférent...

 

Les doigts ne touchent, ne sentent plus rien. Les doigts s'agitent mais ne découvrent plus, ils ne font qu'un geste mécanique qui fait songer à celui d'un robot.

Le sens du toucher se perd, se délite dans un monde d'écrans, de tablettes, de portables.

 

On oublie de se délecter des plaisirs les plus simples : toucher la terre, un meuble, les veines du bois, les enroulements d'un coquillage, les pétales d'une fleur, un tissu velouté ou soyeux.

 

On oublie le contact avec l'autre, le contact direct, on communique par écrans interposés, on se leurre de faux échanges.

 

Toutes les touches d'un ordinateur se ressemblent alors que la nature est si diverse dans ses formes, dans ses reliefs.

 

La contagion est telle que les gens passent de plus en plus de temps devant des écrans en tous genres.

 

Retrouvons le tact, le toucher et ses plaisirs si variés ! Retrouvons le bonheur de sentir entre nos doigts la glaise, les plantes, le cuir, la laine, la fourrure d'un animal.

 

Retrouvons le plaisir de tourner les pages d'un livre, d'en percevoir la texture fine, subtile, ténue ou plus compacte !

 

Retrouvons le bonheur des sens !

 

 

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exaltation de la fleur auteur jastrow

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 13:18

 

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Tronc noueux, torsion de branches aux teintes de gris, marbrures de lézardes... le vieux pin, aux ombrages somptueux, épanche ses touffes d'aiguilles vernissées, sous le soleil rayonnant du midi.

 

Le pin, aux branches écarquillées, s'épanouit de nuées sombres de pignes aux écailles entrouvertes... les entrelacs de branches s'affinent sur les bords, deviennent brindilles, plumetis légers, aériens, finesses de rameau...

 

Les plumeaux d'aiguilles resplendissent sous le ciel... des serpents de branches s'entremêlent, se croisent, se confondent, se perdent, labyrinthe somptueux qui forme des réseaux de verts, sombres, tendres ou lumineux.

 

La masse touffue des aiguilles, masse épaisse et lourde couvre le ciel, l'illumine de ses ombres chinoises.

 

Arbre sacré aux bras innnombrables, aux replis secrets, aux hérissements d'aiguilles...

L'arbre majestueux domine le paysage, de son tronc épais, massif, solide qui semble éternel.

 

L'arbre étale sa puissance, sa force, il fait rayonner des senteurs d'ambre, aux résines prégnantes, aux couleurs anisées.

 

Le pin du midi aux ramures éblouissantes, aux branches d'écorces rugueuses révèle sa beauté, son éclat, ses nuances infinies de verts...

 

Le pin affirme sa grandeur, son pouvoir face aux morsures du vent, aux tempêtes.

 

La ramure de verts se répand, se multiplie à l'infini, couvre l'horizon, la ramure irisée capture l'espace, de ses couleurs, de ses éclats, de ses parfums, de ses ondulations de branches.

 

Moutonnements, ondoiements de verts, le pin escalade le ciel et s'en empare...

 

 

 

http://youtu.be/R-0UhCjwUeg

 

 

 

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 Photos : rosemar



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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 16:19

mode 2

 

 

La mode printanière nous incite à la fête, à des couleurs pastels, d'un rose tendre, ou d'un blanc de lys, à des dentelles délicates et raffinées, des tenues éblouissantes...

 

Du blanc, du jaune, du rose, du vert très doux, des bustiers ornés de dentelles, des manches à revers de teintes claires, des fleurs, des pois, des rayures, toutes sortes de motifs aux couleurs éclatantes.

 

Des tissus à pois, des jupes paréos, des shorts, des leggings... on a envie de se vêtir de toutes ces nouveautés quand la fin de l'hiver arrive !

 

Des sacs qui paraissent légèrement poudrés de rose, des besaces d'une blancheur d'écumes, des ballerines souples, légères...

 

On rêve de quitter les bottes, les carcans de l'hiver, les manteaux, les anoraks, les collants pour adopter ces tenues légères qui annoncent l'été !

 

Les ballerines, aussi, s'ornent de dentelles, de motifs de fleurs, on rêve de sandales, de chaussures confortables et légères.

 

Transparences, douceur, légèreté, la mode est aérienne, le blanc resplendit, étonne, le doré décore les robes, les pulls, le noir fait une silhouette de mannequin...

 

La tendance poudrée de rose, de beige donne un air juvénile, les teintes sont d'une douceur inouie.

 

Des baskets argentés ou dorés mêlent le chic et le décontracté, étonnant contraste !

 

Des chemisiers noués à la taille, des caracots soyeux aux motifs délicats, des noeuds sur les côtés signent des tenues estivales.

 

Des pantacourts, des robes souples, avec des découpes dans le dos, des tissus souples et confortables..

 

Les sacs boules donnent une allure à la fois sportive et chic, les sacs en bandoulière, en daim peuvent accompager toutes ces tenues.

 

La mode printanière est si fraîche, si diversifiée, si discrète ! Elle me plaît et je vais l'adopter !

La mode printanière est arrivée, elle nous promet des jours meilleurs, des soleils renouvelés, des aubes pleines de douceur...

 

http://youtu.be/Ux_NgZIBscw

 

http://youtu.be/Ptdt2938Mdw

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Ux_...

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 16:25
exaltation de la fleur auteur jastrow

"Homère a fait L’Iliade, et ce pouvoir nous l’avons tous, sinon dans le domaine de l’art, du moins dans celui de la vie. Un peu de courage, de bonne humeur, d’énergie, d’attachement à l’humanité. Beaucoup de poésie pour transfigurer ce que l’on vit et le hausser au niveau d’une expérience exaltante." C'est ainsi que Beate Klarsfeld définit l'exaltation, dans son ouvrage, Partout où ils seront...
 
La poésie permet , ainsi, de transfigurer et de sublimer le quotidien, d'en percevoir une forme de beauté, de regarder peut-être au delà des apparences...
 
On peut, alors, transformer le réel en une expérience exaltante ! Le mot "exaltant" n'est-il pas tout un programme ? Il exprime une idée d' élévation et vient d'un adjectif "altus" qui signifie "haut", "élevé", le préfixe ex- ayant une valeur d'intensif.
 
Grâce à cette famille de mots, on atteint des sommets , on se hisse vers des cimes, avec tous ces termes : l'altitude, son altesse, altier, l'altimètre, l'alto, l'altostratus, l'altocumulus...
 
On est, même, dans la stratosphère, au milieu des nuages, c'est dire si on s'élève !
 
On touche les nuées, on domine, on surplombe, on est en lévitation, dans un autre monde !
L'exaltation nous emporte, nous fait espérer mieux, en ce sens, elle est positive ! 
 
Elle permet de trouver une forme de bonheur, elle est une façon de s'émerveiller du monde, de prendre de la hauteur, de la distance, d'oublier les misères quotidiennes, de s'en moquer pour ne voir que des objets d'admiration.
 
On pourra s'exalter d'un lever de soleil rougeoyant, d'une simple fleur qui éclot et s'épanouit, d'une mer tempétueuse, du parfum des arbres, de la terre, des mugissements du vent ! On pourra s'exalter d'une musique, d'une harmonie, on pourra admirer le chant d'un alto, d'un contre alto ! Mieux encore, on pourra admirer un arbre couleur de pluie, un ciel d'orages aux teintes de gris nuancées.
 
Elevons-nous, exaltons-nous, chaque fois que cela est possible, chaque fois que la nature nous offre un nouveau spectacle...
Prenons de l'altitude et de la hauteur ! Mais ne soyons pas "altiers" et dédaigneux ! Sachons rester modestes ! Pratiquons l'exaltation positive ! 
 
S'exalter, c'est aimer, c'est pratiquer une forme d'humanisme, c'est admirer le monde et les êtres qui nous entourent, les regarder d'un oeil bienveillant !
 
Heureux, sans doute, celui qui sait s'exalter en maintes occasions !
 
Il est vrai que nous oublions trop souvent cette vertu essentielle : l'exaltation... Il faudrait la retrouver et percevoir la splendeur, la magnificence de tous les spectacles de la vie.
 
-Parachute_school_-auteur-mc-coy.jpg
exaltation des arts tapisserie 17ème

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 18:32


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Ce poème de Rutebeuf date du 13ème siècle et pourtant, comme il nous semble familier et proche ! Un poème qui évoque plusieurs thèmes éternels : les malheurs d'un poète, sa solitude, la fragilité de l'amitié, la pauvreté, la misère de l'artiste, de l'homme de plume...

 

Poésie personnelle, lyrique, ce texte adapté par Léo Ferré nous touche, nous émeut dans sa simplicité : le poème s'ouvre sur une question qui traduit un désarroi : "Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimés ?"

 

L'emploi de la première personne, tout au long du texte, signe bien une oeuvre lyrique où le poète se confie, évoque ses sentiments.

 

Le vent d'hiver devient le symbole de l'infortune du poète : il a dispersé tous les amis si chers à Rutebeuf, ces amis étant assimilés à des feuilles mortes emportées par le vent...

 

C'est, du moins, la raison pudiquement invoquée par le poète : "je crois que vent les a ôtés."

Le vent, associé au temps qui passe, a fait son oeuvre : le verbe "défeuiller" souligne le dépouillement, avec son préfixe négatif.

 

Mais un autre motif a pu faire fuir les amis : la pauvreté qui est devenue un véritable ennemi pour Rutebeuf, elle est personnifiée et présentée comme une puissance qui "fait la guerre" au poète.

 

L'hiver aggrave toute la misère et les difficultés auxquelles est confronté l'écrivain...

Pourtant, Rutebeuf, plein de pudeur, refuse d'évoquer toutes les péripéties de ses malheurs et de ses mésaventures.

 

Les adverbes d'intensité "si", tant" soulignent la force de ces amitiés d'autrefois : elles semblaient si solides.

 

Et toutes sortes d'épreuves viennent s'accumuler : la pauvreté, mais aussi la vieillesse qui n'est pas directement évoquée, mais suggérée par les expressions "pauvre sens et pauvre mémoire", Rutebeuf associant, ainsi, sa misère matérielle à sa misère physique et morale.

 

Le refrain, sous forme de question, revient pour souligner la disparition des amis, comme emportés par le vent... comme s'ils avaient été "trop clairsemés", les voilà dispersés par les souffles furieux du vent.

 

Une expression qui introduit une nouvelle personnification "l'amour est morte" vient ponctuer le texte, soulignant la tristesse.

 

On perçoit un être accablé, mais aussi une grande pudeur dans l'expression même si le langage est parfois cru, populaire et direct pour évoquer la violence des éléments : "Et droit au cul quand bise vente Le vent me vient, le vent m'évente..."

 

La version chantée par Léo Ferré s'achève sur une note, peut-être, optimiste : on entrevoit un espoir de fêtes pour les lendemains du poète... Mais, en fait, il ne reste, sans doute, à l'auteur qu'une espérance bien illusoire en un avenir meilleur !

 

 

http://youtu.be/27PU0qYEMpU

 

http://youtu.be/2MiSpWQh9IM

 

 

 

- Arbres et maisons cézanne

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 17:50
embrun auteur bidgee
Quels spectacles de lumières nous offrent les embruns ! Des tourbillons d'écumes, des étincelles d'eau éblouissantes, des myriades d'éclats !
 
Les embruns nous exaltent de leurs frissons d'amertume quand la mer se déchaîne et s'emporte contre les rochers, quand les vagues fiévreuses se hissent et se bousculent sur la grève....
 
Bruines, brumes, les embruns nous emportent vers les flots agités de la mer, nous peignent ses colères, ses indignations.
 
Les embruns vivifiants diffusent et subliment les sucs de la mer, ils virevoltent dans l'air du midi...
 
L'onde amère et profonde s'épanche en brumes de lumières ! Elle se divise, se disperse, se multiplie en mille gouttelettes qui explosent.
 
Sanglots de la mer qui bouillonne d'emportement et d'impatience ! Bourrasques de fureurs !
 
Le sac et le ressac de la mer nous font entendre les murmures bruissants de l'eau, nous font sentir les algues, le sel, les coquillages, des parfums prégnants.
 
Blancheurs d'écumes, perles d'embruns mêlées au bleu étonnant de la mer, tableau coloré de candeur et de ciel azuréen...
 
Les embruns nous emportent dans leurs vrilles tourbillonnantes, dans leurs mouvements enivrants d'écumes !
 
Les embruns volubiles tournoient dans l'air, volatiles, subtils, aériens, ils dansent un ballet évanescent...
 
Un ballet incessant de teintes, de murmures, de clapotements, de senteurs, de brouillards !
 
 
 
 
embruns monet
embruns Jules Dupré
embruns Paul-Jean Clays
embruns Morozov



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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 16:43
midinette 4
"Un homme volage est un joli cœur, tandis qu’une femme adultère devient une garce. Sur elle, les insultes pleuvent !" C'est ainsi que Céline Belloq met en évidence un décalage entre hommes et femmes, dans son ouvrage intitulé Lâcher prise avec Schopenhauer 
 
Que nous révèle le langage ? Bien des préjugés qui restent ancrés dans les esprits : ainsi le nom "garce" n'est, à l'origine, que le féminin du nom "garçon".
 
Autrefois, ce terme "garce" n'avait aucun sens péjoratif et désignait simplement une jeune fille.
 
Il est devenu, dans la langue moderne, un terme injurieux et grossier : si le terme "garçon" s'est purifié, le mot "garce" s'est dégradé.
Autrefois, un parent, fier de sa progéniture, pouvait dire : "Hein ! qu'elles sont belles, mes petites garces..." Désormais, ce mot est péjoratif.
 
On perçoit, là, comme une malédiction qui pèse sur les filles : alors que les jeunes gens sont des garçons, terme sympathique et valorisant, les filles sont méprisées, dénigrées : ce sont des garces ! Ce mot très fort est une insulte.
 
Le "joli coeur" au masculin devient une "garce" au féminin.
 
Comment ne pas voir, là, une traduction de la dévalorisation des femmes depuis des siècles ? La femme perfide, symbole du péché, du mal, la femme maudite, soumise, dès les origines....
La femme, objet de plaisir, jouet, poupée dévalorisée, ravalée au rang de garce.
 
Que de poids dans le langage ! Que de résonnances qui ont traversé les siècles !
 
La femme, image de la ruse, de la tromperie, de la duplicité : que d'images négatives portent encore les femmes !
 
Des siècles d'opprobre, de honte, de malédiction ! Des siècles d'infamie, de domination et d'asservissements !
 
Nous en sortons à peine et en sommes-nous, vraiment, sorties ?
 
Encore tant de femmes, en ce monde, vivent sous l'oppression des hommes, n'ont pas le droit de vivre libres, sont mariées de force, dès l'adolescence, sont considérées comme des mineures, toute leur vie.
 
Tant de femmes sont violentées, rabaissées, humiliées et même en France !
 
Tant de femmes ont peur ! Tant de femmes vivent sous l'emprise de la terreur et du mépris !
 
Le terme "garce" ne nous montre-t-il pas une certaine façon de déconsidérer la femme ? Il met en évidence un fort dénigrement et une forme d'injustice faite aux femmes....
 
Le langage n'est-il pas, souvent, le reflet des mentalités ? Ne révèle-t-il pas l'essentiel et ne nous permet-il pas de percevoir bien des aspects de nos sociétés ?
 
midinette 2
midinette 3



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