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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 17:27

bedos-.jpg

 

L'affaire Dieudonné n'en finit pas de faire des vagues : après le sketch, sous forme de parodie, qui visait à dénoncer les excès en tous genres de Dieudonné, voilà Nicolas Bedos qui devient la cible de menaces de mort : il déclare avoir reçu "des menaces physiques, des menaces de mort", qui sont prises au sérieux par la police. 

 

Où en arrive-t-on ? Les "fous" de Dieudonné sont-ils à ce point désaxés pour en venir à ces extrémités ? Les faits, s'ils sont avérés, sont graves.

 

Il est vrai que Nicolas Bedos a su magnifiquement parodier Dieudonné : on percevait bien l'excès des déclarations, la démesure, la vulgarité des propos...

 

Dans son sketch, il mettait en scène un fan de Dieudonné, aux paroles violemment racistes, voyant des juifs partout, débordant de grossièretés : habilement, Nicolas Bedos retournait les arguments de Dieudonné, le soupçonnant d'être lui-même juif, au vu de l'argent," la tune qu'il empoche" disait-il...

La parodie était, certes, impitoyable mais elle était pleine de vérités : l'art de la parodie dans toute sa splendeur...

 "Flatulences xénophobes" dénoncées habilement.... La parodie allait bien sûr, jusqu'au renversement final : la quenelle devenue merguez, cuisinée à toutes les sauces, "celle de la Palestine mais aussi, celle du respect de la shoah."

 

La parodie passait par l'exagération, par le renversement carnavalesque, par le rire, les grossièretés empruntées à Dieudonné lui-même.

 

Et apparemment, la parodie a provoqué un déchaînement inoui de violences, de réactions primaires : en venir à des menaces de mort, on est bien, là, dans une hybris inadmissible et scandaleuse !

 

Nicolas Bedos se dit prêt, par ailleurs, à débattre avec Dieudonné.

 

Il faut le souligner : Nicolas Bedos a lui-même critiqué vivement la politique israélienne en Palestine, mais il refuse, à juste titre, la haine dangereuse propagée par Dieudonné à l'égard de tous les juifs : il faut condamner les amalgames.

"On peut militer pour la libération du peuple palestinien sans piétiner le devoir de mémoire de la Shoah", affirme justement Nicolas Bedos.

 

Dieudonné victimisé par l'interdiction de ses spectacles fédère sans doute un public fragile mais Dieudonné ne défend pas vraiment la cause palestinienne par ses excès, sa démesure... bien au contraire...

 

Des menaces de mort pour un sketch ? Des menaces de violences physiques pour une parodie ? Pour des propos, certes, critiques mais qui ne sont qu'une réplique cinglante aux propos de Dieudonné.

 

A nouveau, avec Dieudonné et ses partisans, on est dans l'outrance, dans des dérives extrémement dangereuses.

 

On n'est plus dans le spectacle ni dans l'humour, mais bel et bien dans des combats politiques, dans des dérives extrémistes : ceux qui ont proféré ces menaces desservent eux-même l'histrion qu'ils prétendent défendre.

 

 

http://youtu.be/kTAc4G5LHrM

 

 

 



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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:48

avortement

 

En Espagne, une nouvelle loi menace de restreindre le droit à l'avortement : régression scandaleuse qui va conduire certaines femmes à avorter clandestinement, dans des conditions inacceptables, alors que d'autres, disposant de moyens financiers, pourront se rendre à l'étranger pour pratiquer un avortement.

 

En France,le collectif "La Marche pour la vie" a appelé à manifester, dimanche 19 janvier, à Paris, à la veille d'un débat à l'Assemblée nationale et dopé par la décision de l'Espagne de restreindre le droit à l'interruption volontaire de grossesse.

 

Comment peut-on revenir en arrière ? Le recours à l'avortement doit être accessible à toutes les femmes : une grossesse non désirée peut être un désastre dans la vie d'une femme...

 

Sous couleur de défendre la vie, certains s'acharnent à ne pas voir tous les dangers de ces restrictions du droit à l'avortement : des femmes en détresse, des femmes isolées, des femmes désespérées face à une grossesse non désirée et qu'elles ne peuvent assumer.

 

Ces restrictions aggravent aussi les inégalités entre les femmes, celles qui ont des moyens et celles qui n'en ont pas, celles qui pourront se rendre à l'étranger et celles qui ne le pourront pas.

 

Ces droits ont été acquis de haute lutte, il est inadmissible de les voir régresser dans certains pays !

Assez d'hypocrisie ! Ce sont les femmes qu'il faut protéger, secourir en cas de détresse...

 

Il ne faut pas les punir doublement en leur refusant une possibilité de sortir de situations difficiles : la crise sévit un peu partout en Europe, ce n'est pas le moment de l'aggraver en faisant régresser les droits des femmes !

 

Le pape lui-même a voulu soutenir cette "marche pour la vie". Le pape François a exprimé « l’horreur » que suscite en lui l’avortement et appelé les gouvernements à défendre la famille.

 

Une "marche pour la vie" ? Et la vie des femmes saccagées par une grossesse non désirée ?

Et la vie des femmes, soumises à des difficultés grandissantes, quand elles se retrouvent seules pour assumer un enfant et son éducation ?

Et la vie des femmes qui auront recours à des moyens illicites et dangereux pour avorter ?

Il faut protéger les vivants, les femmes qui sont les plus fragiles face à la crise, faire preuve de compassion face aux malheurs du monde !

La compassion n'est-elle pas une qualité chrétienne essentielle, le secours aux plus démunis n'est-il pas indispensable ?

La religion chrétienne, arc-boutée sur cette idée de préserver la vie à tout prix, en oublie les réalités auxquelles sont confrontées certaines femmes dans un monde en crise, elle en oublie les vraies valeurs chrétiennes : l'aide apportée à celles qui souffrent, à celles qui subissent de plein fouet la crise et ses conséquences.

Oui, la vie doit être protégée, notamment la vie des femmes soumises à la crise, à la détresse, à la misère !

 

En temps de crise, les régressions auxquelles sont soumis les femmes et les hommes ne cessent de s'alourdir : des droits ont été acquis, il faut les défendre par tous les moyens !

 

 pape

 

 



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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:24
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" L'automne est une attente immobile, avec les brusques clameurs des vents volubiles", a écrit  un auteur suédois, Henning Mankell, dans un de ses romans, intitulé Profondeurs.
 
Quand les vents sont volubiles, ils sont pleins de vie, de paroles, de mouvements, ils sont la vie même : ils sont personnifiés...
Les vents volubiles soufflent des clameurs redoublées, ils sont vifs et intenses : ils sont dotés d'une voix puissante.
 
Quelle belle image que celle de ces vents qui lancent des clameurs volubiles ! Doublement personnifié, le souffle du vent s'anime d'une présence vivante et vivifiante....
 
Du latin volubilis, "qui s'enroule, qui se déroule", le sens premier de cet adjectif évoque un objet qui vrille, qui est capable de tourbillonner....
 
Une plante peut être volubile et envahissante : le liseron, la glycine, le chèvrefeuille, la clématite.... Ces plantes sont capables de former des volutes, des enroulements...
 
Dans un sens figuré, l'adjectif volubile signifie aussi : "bavard, intarissable, loquace". Il qualifie des personnes, des êtres humains....
 
Ainsi, l'adjectif "volubile", appliqué au vent, forme une image, une personnification mais il peut évoquer, également, les tourbillons du vent qui s'enroule sur lui-même : on retrouve, alors, le sens premier du mot : l'idée d'enroulements et de volutes... 
 
On perçoit toute la richesse de l'expression employée par Henning Mankell : on entend le vent hurler et on le voit, en même temps, tourbillonner sur lui-même : toute la violence du vent transparaît dans cette phrase !
 
Le nom "volute" appartient, d'ailleurs, à la même famille de mots que l'adjectif "volubile " : les deux mots viennent d'un verbe latin : volvo, s'enrouler...
 
Curieusement, le substantif "hélice" doit être rattaché à cette famille de mots, issu d'un radical wel que l'on trouve en grec.
 
Les termes "circonvolution, révolution" viennent, également, à l'esprit....Le premier désigne un tour effectué autour d'un point central.... le deuxième, la rotation d'un corps autour de son axe, puis un changement brutal, violent.
 
 Le mot "volubile" riche de sens nous fait bien voir de superbes enroulements, des plantes vivaces, des fleurs qui s'épanchent et envahissent les jardins, il nous fait, aussi, entendre des discours interminables, des paroles qui n'en finissent pas....
 
Employé dans différents contextes, cet adjectif plein de majesté, qui comporte 4 syllabes, 4 voyelles distinctes nous fait rêver par ses sonorités et par les évocations qu'il suscite : un enroulement de fleurs, des tournoiements, des paroles qui s'enroulent sur elles-mêmes dans un flot incessant....
 
Ce mot nous enroule dans ses volutes, nous éblouit de ses tourbillons !
 
 
Tourbillon de neige



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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 16:46

misère                

 

Jean Ferrat a chanté, maintes fois, des textes d' Aragon, la douleur de vivre... la douleur des gens miséreux qui souffrent, vagabonds du monde.

 

Aragon évoque, ainsi, dans un de ses poèmes intitulé : "J'entends", mis en musique par Jean Ferrat, la résignation des pauvres, leur absence de colère, leur peu d'exigences, car ils savent se contenter d' un simple "feu" de bois pour se réchauffer.

 

Le poète entend, écoute leurs voix, leurs propos familiers et ordinaires et porte un regard attentif sur eux : ils ne sont que" pierres tendres tôt usées", "aux apparences brisées". L'image traduit bien la violence et les dures conditions de vie de ces êtres exclus, rejetés hors du monde : les voilà transformés en objets, pierres sur le chemin que l'on peut fouler aux pieds.

 

Le regard que porte le poète sur ces pauvres êtres lui "arrache l'âme" jusqu'au désespoir : on perçoit une détresse partagée par l'auteur qui ne supporte pas la vision de ce malheur absolu et injuste.

 

Par la triple répétition de l'adjectif "profond" associé au malheur, Aragon souligne l'abîme insondable de misère et de détresse de ces exilés du monde.

 

Et pourtant, tous voudraient espérer un avenir meilleur représenté par "un ciel bleu" d'azur, vaines espérances qui ne sont que "miroirs aux alouettes".

 

Le poète, lui-même, se berce d'espoirs, et il voit alors combien tous ces êtres lui ressemblent, sont à son image : celle d'une humanité souffrante, misérable comme le suggèrent des comparaisons : nous sommes tous des"grains de sable" insigifiants, nous sommes "sang versé et doigts blessés", images même de la douleur humaine...

 

Malgré ces ressemblances, la rencontre semble, pourtant, impossible entre le poète et ces êtres perdus : une trop grande distance les sépare, et c'est bien ce qui se passe, aussi, dans la réalité : on a l'impression de mondes parallèles qui se côtoient sans jamais communiquer vraiment, comme si tout dialogue était impossible à cause du fossé qui sépare les êtres.

 

Et pourtant, l'humanité vit sous les mêmes régles : parfois un enfer de douleurs, la mort, le port commun des hommes...mais l'impuissance à aider les plus pauvres est bien réelle et le poète affirme sa volonté d'être utile tout en constatant une forme d'incapacité..."un rêve à la fois modeste et fou"...un rêve qui semble irréalisable et qu'il faudra enterrer avec le poète comme "une étoile au fond du trou."

 

L'image finale de l'étoile traduit bien l'idée d'un rêve impossible : aider les plus humbles qui sont à notre image se révèle souvent une mission difficile, tant le fossé qui sépare les gens est grand.

 

Pourtant, ce rêve apparaît comme une lumière, il est "modeste" et devrait, de fait, être accessible à tous.

 

Ce poème d'Aragon plein d'humanité, d'humanisme, évoque à la fois le malheur de la condition des hommes, mais aussi les difficultés d'aller au devant des plus pauvres comme si un abîme séparait les uns et les autres...

 

On peut constater toute l'actualité de ce texte : avec la crise, le nombre de miséreux ne cesse de croître et ils vivent dans un un monde à part comme si un fossé les éloignait de nous.

 

La mélodie qui accompagne le texte oscille entre espoir et désespérance par sa limpidité, ses notes désabusées...

 

Vidéo : Jean Ferrat

http://youtu.be/sIxUVCNq6bk

 

 

 misère 3

 

 misère 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 16:06

 

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Une pluie d'hiver lourde, une pluie battante envahit les boulevards : des mares d'eau se forment, des ruissellements qui n'en finissent plus.

 

Les grands platanes s'obscurcissent : les troncs sombres, luisants se métamorphosent et deviennent des sculptures de bronze sous l'effet de la pluie : matière brute, solide, de métal brillant...

 

L'eau clapote, tambourine sur le sol détrempé, l'eau embrume le paysage.

 

Quelques feuilles encore accrochées aux arbres illuminent le ciel nocturne de leurs éclats d'ocre... Les arbres dressent leurs encorbellements fantomatiques dans le ciel noir : l'obscurité, sous les lampes, révèle leur beauté inouie : les arbres se font silhouettes spectrales, formes tourbillonnantes, branches tourmentées par le ciel de l'hiver.

 

La pluie donne des allures lisses et glacées aux arbres, la pluie barre l'avenue de ses traits lumineux, la pluie envahit l'espace.

 

Les trottoirs luisent, réfléchissent la lumière comme des miroirs, les rigoles ruissellent, des torrents se déversent sur les bords, des flaques reflètent les lampes de la rue...

 

Tout s'illumine de cette eau : tout brille de l'éclat des lumières de la nuit !

 

Les grands arbres eux-mêmes resplendissent et tissent des toiles somptueuses de fines dentelles : des lambeaux de feuilles se découpent sur le fond noir du ciel, les arbres deviennent des halos de ramures diffuses, des enroulements de branches ténébreuses.

 

Le ciel sombre, lourd de nuages fait ressortir les lumières de la ville, et les arbres dressent leurs auréoles de clartés, leurs brouillades de blanc et de roux sur l'avenue.

Les jardins exhalent des parfums de terre, de pins, de feuilles et de bois, odeurs prégnantes et volubiles.

 

La pluie intense redouble ses clapotements, elle envahit le boulevard de ses éclats de voix, de ses teintes lumineuses, de ses parfums boisés.

 

http://youtu.be/Fo0K_n3VLG4

http://youtu.be/kRHfsZQ7OkA

 

http://youtu.be/zuL1H1nTRfg

 

 

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 16:58

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Le président est infidèle ! Il a trompé sa compagne ! Et tout le monde s'en offusque, comme si c'était une nouveauté ! Tout le monde connaît, pourtant, la double vie d'un certain François Mitterrand, tout le monde sait les frasques de Jacques Chirac, les nombreuses aventures de J. F. Kennedy !

 

Chez les hommes de pouvoir, le phénomène est courant. Certes, autrefois, ces faits restaient cachés, secrets, sur le moment. Désormais, la presse people s'en empare et crée la scandale.

 

L'infidélité existe chez les hommes de pouvoir, mais elle est et a toujours été présente dans nos sociétés : c'est une évidence.

 

Pourquoi s'offusquer des infidélités d'un président ? Quelles sont les incidences sur nos petites vies ?

 

Les dépenses engagées pour rencontrer une maîtresse ? Elles doivent faire partie des frais généraux que les citoyens ne peuvent, hélas, contrôler.

 

Oui, un homme politique a le droit d'avoir une vie privée et heureusement, sinon, la fonction déjà très lourde, serait invivable et ingérable.

 

Oui, un homme politique a le droit d'être infidèle, comme tout citoyen.

Certains poussent des cris d'orfraie, se retranchent derrrière la morale : la morale ! Mais, elle n'existe plus : toutes les autorités la maltraitent, la détournent, donnant des exemples de déloyauté, de détournement d'argent, de mensonges ! Voilà des faits beaucoup plus graves !

 

Qu'est ce qui est moral, désormais ? La morale est faite pour le petit peuple qui besogne, qui travaille, use son corps, son esprit au service des autres.

 

La morale, c'est pour les gagne-petit, les démunis, les pauvres !

 

La morale n'est-elle pas bafouée au plus haut niveau ? On assiste aussi à une sorte de propagation de l'immoralité, les exemples étant donnés par les plus hautes instances de l'état.

 

Le président est infidèle ? Cela reste, malgré tout, du domaine de la vie privée : il vaudrait mieux songer à d'autres problèmes plus préoccupants : le chômage, la crise, les régressions, tout ce qui nous concerne directement !

 

D'ailleurs, ceux qui poussent les plus hauts cris doivent eux-mêmes se livrer à nombre d'infidélités, abuser de leurs pouvoirs, de leur influence.

Il n'est pas question de promouvoir l'infidélité : de fait, elle existe, elle est réelle, elle fait de plus en plus partie de notre monde !

 

Le président est infidèle ! Mais, comme beaucoup d'autres hommes le sont ! Et pas seulement, d'ailleurs, des hommes de pouvoir.

 

Le président est infidèle ? Ce qui importe, c'est une bonne gestion des affaires dans une situation de crise : il faut créer du travail, innover, trouver des solutions, préserver nos emplois, lutter contre l'exil fiscal : l'avenir nous dira si ces problèmes seront résolus.

Il est vrai que la crise se fait de plus en plus pesante, que la situation est difficile pour beaucoup de français, mais pour autant, les infidélités du président sont de l'ordre des affaires privées et doivent le rester.

 

Certains parlent de position ridicule pour François Hollande, d'image désastreuse de la France : est-ce le premier et le seul homme politique infidèle ? D'autres, avant lui, l'ont été et le sont encore : en fait, le seul tort du président est d'avoir été photographié par des paparazzi et de se retrouver à la Une d'un journal comme Closer : un de ces torchons dont certains s'abreuvent pour satisfaire une curiosité malsaine.

 

Un torchon qui, pour gagner de l'argent, n'hésite pas à dévoiler au grand jour la vie privée des gens, une vie privée qu'il faut absolument préserver.

 

C'est bien la vie privée qui est menacée dans nos sociétés : elle est, sans cesse, épiée, surveillée, contrôlée : c'est là un danger très grave, dont nous devons tous prendre conscience !

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 18:57

japon

On peut louer un appartement, une maison, une voiture, et désormais, au Japon, il est même possible de louer des amis !

 

Nos sociétés individualistes favorisent la solitude et l'isolement : les divorces se multiplient, les gens se retrouvent, alors, démunis. Au Japon, le phénomène prend de telles proportions que certains font appel à des organismes, à des sites spécialisés dans la location d'amis.

 

Moyennant une quarantaine d'euros, environ, on peut se procurer un ami pour une heure.

Seuls, trop seuls, de plus en plus de Japonais n'hésitent pas à dépenser plusieurs milliers de yens pour passer une journée, parfois, en compagnie d'un acteur jouant le rôle d'un ami.

 

Une dizaine de sociétés proposent ces services. De nombreux étudiants se laissent tenter par ces locations d'un nouveau type : ils peuvent alors discuter, sortir, aller au cinéma avec ces amis occasionnels. Des femmes célibataires peuvent, même, louer des maris.

 

Au Japon, le développement des portables, des consoles de jeux, des ordinateurs contribue à l'isolement. De nombreux japonais se vouent, aussi, à leur carrière, à leur travail et n'ont plus le temps de tisser des liens d'amitié.

 

Nul doute que cette possibilité de louer des amis va se généraliser à de nombreux pays : une occasion d'exploiter le désarroi des gens seuls. 

 

Le marché de la solitude risque de prendre de l'extension dans nos sociétés où les gens ne se rencontrent plus, ne se connaissent plus, vivent dans des mondes séparés  alors qu'ils habitent le même immeuble.

 

Autrefois, dans les quartiers, les gens étaient plus solidaires, avaient et trouvaient des occasions de rencontre.

 

Désormais, les gens s'isolent chez eux, devant leur ordinateur, leur écran et les relations sociales tendent à  disparaître.

 

Le chômage, les divorces accentuent ce phénomène : quand on ne travaille pas, on est encore plus seul, dans un monde où les autres travaillent.

Il est tout de même triste d'en arriver là : autrefois, le tissu social était plus serré et dense, les gens se côtoyaient plus facilement.

 

C'est un comble ! Nos sociétés de communication par médias interposés en viennent à abolir la véritable communication : les gens se voient, s'aperçoivent mais s'ignorent, parfois, totalement : les rapports de voisinage se font rares, on vit dans un monde de loisirs solitaires...

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 17:26


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"Le dernier moutard avait à peine la bouche au niveau de la planche", écrit Maupassant dans une de ses nouvelles intitulée "Aux champs", en évoquant le repas des paysans qu'il met en scène.

 

Ce terme "moutard" attire, aussitôt, notre attention : Maupassant décrit, là, deux familles de paysans et leurs enfants et il emploie, pour désigner l'un d'eux, ce nom "moutard".

 

Voilà un mot qui n'est pas neutre : même si son étymologie est incertaine, ce nom commun comporte un suffixe"-ard" à connotation péjorative.

 

Ce suffixe a été particulièrement productif puisqu'on le trouve dans nombre de mots : "bâtard, bavard, , braillard, cabochard, chauffard, clochard, connard, cornard, cossard, couard, flemmard, froussard, gueulard, jobard, loubard, mouchard, nullard, pantouflard, pétochard, pleurnichard, pochard, poissard, richard, ringard, salopard, scribouillard, snobinard, tocard, trouillard, tubard, vachard."

 

On perçoit, aussi, le niveau de langue auquel appartiennent ces termes : issus du vocabulaire populaire ou familier, ils sont utilisés souvent pour discréditer, critiquer, dénoncer.

 

Quelle expressivité dans tout ce vocabulaire issu de la langue populaire !

 

En lisant ce nom "moutard", on voit, aussitôt, un enfant pauvre, délaissé, un enfant qui souffre : ce moutard est né dans un milieu modeste, sans ressources, il est démuni, privé de tout.

 

Ce moutard est né dans une famille pauvre, il est mal peigné, mal lavé, sans doute : il n'a pas droit à la beauté, l'élégance : il est condamné par le mot même qui le désigne.

D'autres vocables sont employés par Maupassant pour évoquer ces enfants : " la marmaille, les mioches, tout cela, le tas", autant de termes péjoratifs.

 

L'enfant semble, ainsi, devenir une charge, un poids pour ses parents.

 

Un simple suffixe nous introduit dans un monde déshérité où règne la misère, un simple suffixe suffit à nous dépeindre le désarroi, le malheur, les souffrances des petits paysans du XIX ème siècle.

 

On perçoit, là, toute la force de notre langue, avec ses préfixes, ses suffixes, ses nuances élogieuses ou péjoratives.

 

Un simple mot a un tel pouvoir de suggestion ! Il nous montre l'univers des paysans, leur langage, leurs conditions de vie, leurs douleurs.

 

Ce "moutard" suscite notre intérêt, notre sympathie, c'est, en plus, le petit dernier qui a des difficultés à se hausser pour manger à table.

 

Ce "moutard" nous fait vivre une scène de la vie quotidienne des paysans : un repas frugal fait d'une nourriture ordinaire.

 

Ce moutard nous émeut, nous montre, aussi, toute la misère du monde...

 

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 18:49

soldes

Voici revenu le temps des "soldes" ! Les magasins sont pris d'assaut, les parkings des supermarchés sont saturés, les rayons submergés de clients à la recherche de la bonne affaire !

 

Même sur internet, les soldes fleurissent, avec des rabais impressionnants : moins 70%, moins 60 % ! La livraison est gratuite, le retour aussi !

 

Partout, il s'agit d'appâter le client, de le séduire par des promotions attractives et alléchantes : tous les moyens sont bons, publicités, affiches racoleuses.

Et les clients se laissent faire souvent, emportés par la griserie de l'achat à prix réduit : certains, même, se laissent tenter par de nombreux articles et au lieu de réaliser des économies, ils dépensent davantage.

 

C'est, là, le but des soldes : attirer le plus grand nombre de gens, pour mieux les abuser, les tromper.

 

En période de soldes, certains  ne sont-ils pas conduits à dépenser plus que de coutume ?

Les soldes sont bien une incitation à la consommation : même si le client a l'impression de faire des affaires, il est souvent victime du système...

 

La frénésie d'achats dans les magasins est parfois inquiétante : les foules se pressent, se bousculent, seraient prêtes à se battre pour obtenir un article convoité.

 

Dans nos sociétés, nous sommes, ainsi, transformés en de perpétuels consommateurs : tout nous pousse à dépenser, à acheter, tout nous pousse à suivre le mouvement : nous sommes emportés dans un flot de publicités, d'incitations, de besoins.

 

Les soldes sont bien le révélateur de notre monde : une société où le but suprême de l'individu est de se procurer le dernier objet ou gadget à la mode, une société de consommation effrénée...

 

Après la frénésie des fêtes de Noël, voilà que les soldes nous rattrapent encore : tout doit être une occasion de consommer, d'accumuler, de profiter des biens matériels les plus divers.

 

Dans nos sociétés de masse, la surconsommation est parfois scandaleuse, inouie et nous éprouvons bien des difficultés pour échapper à ce système : au fond, les prix réduits que pratiquent les magasins, en période de soldes, leur permettent tout de même de réaliser des profits : que peut-on en conclure ? En fait, les prix sont forcément gonflés en temps ordinaire, le but étant toujours de profiter de la naïveté du client.

 

Les soldes révèlent bien un monde fondé essentiellement sur la consommation : le scandale est d'autant plus évident quand on songe à tous les pays pauvres où des populations sont soumises à des restrictions, et n'ont même pas de quoi vivre décemment et se nourrir.

 

Le scandale réside aussi dans cette triste réalité : la plupart des produits que nous achetons sont fabriqués à vil prix dans ces mêmes pays démunis où des populations sont exploitées, et traitées comme des esclaves.

 

soldes-pourcentages-reuters



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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 18:45

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L'infidélité du président de la République, François Hollande, est à la Une de tous les journaux ! Le président, infidèle !! Quelle affaire ! En ces temps où l'infidélité est à la mode, où elle est, même, promue par des sites de rencontre spécialisés, rien d'étonnant à ce que le président de la République se conforme aux règles et à l'air du temps.

 

De toute façon, l'infidélité a toujours existé et elle se démocratise, s'étend à tous les milieux : certes, la fonction de président exigerait une exemplarité : mais depuis longtemps, on sait qu'en ce domaine et dans bien d'autres, l'exemplarité n'a plus droit de cité au royaume des grands de ce monde.

 

Le président aurait-il pu échapper au voyeurisme ambiant qui règne dans nos sociétés ? C'est peu probable, à l'heure d'internet, des appareils photos miniaturisés, intégrés dans des portables, quel homme public peut se dérober à la surveillance des paparazzi ?

 

Autre signe des temps : la nouvelle favorite est notablement plus jeune que l'ancienne : le président attiré par la chair tendre d'une actrice de cinéma, au teint éclatant, à la chevelure blonde pouvait-il vraiment résister ?

 

D'autant que la jeune comédienne d'une quarantaine d'années est avenante, accorte, sympathique !

 

D'ailleurs, les couples avec des différences d'âge se multiplient : c'est le plus souvent l'homme qui est plus âgé que la dame, préséance masculine oblige !

 

Evidemment, la favorite délaissée souffre, s'afflige d'avoir été abandonnée au profit d'une plus jeune, plus belle, plus blonde : comment s'en étonner ?

 

Le monde est rempli de ces femmes mises au rebut, ostracisées, délaissées !

 

Quoi de plus normal ? Le monde est ainsi fait depuis que les monarques, les rois, les princes, les hommes existent.

 

Ce fait du prince et des hommes en général va-t-il bouleverser le monde ? 

 

C'est peu probable : pourtant la Une des journaux s'empare de l'affaire, la met en avant, la commente, y consacre une multitude d'articles, l'opposition elle-même saisit cette occasion pour critiquer l'homme d'état, ses imprudences, sa légèreté.

L'histoire devient une affaire d'état : " C'est désastreux pour l'image de la fonction présidentielle. Il n'y a qu'à lire les titres de la presse internationale. Quand ils parlent de la France en ce moment, c'est soit pour parler de cette affaire, soit de l'affaire Dieudonné ", a déclaré J F Copé. Il rajoute : "Hollande a discrédité la fonction présidentielle "

Il fallait bien s'emparer de l'événement pour l'exploiter et le monter en épingle.
 
Le député UMP de Paris, Pierre Lellouche surenchérit :" A l'étranger, c'est vécu comme une preuve supplémentaire du côté léger de notre pays. Alors que le pays ne va pas bien du tout, que notre président passe son temps à faire ça, c'est vécu comme une preuve supplémentaire que la France est décidément plus douée pour la gaudriole que pour la réforme économique."
 
Voilà que notre président passe son temps à "faire ça" !
 
C'est donc pour "ça" que la France se porte si mal ! C'est donc pour "ça" que les salaires baissent, que les prix s'envolent, que les déficits s'emballent !
 
De tous côtés, on est perplexe : un président infidèle, des opposants qui doivent l'être tout autant, et qui s'empressent de s'infiltrer dans la brèche !
 
De tous côtés, on commente l'événement : la vie privée menacée, le président en danger, le président qui ne pense qu'à ça, le trio infernal, la femme délaissée etc.
 
Dans quel monde vivons nous ??
 
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gayet



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