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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 17:28


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"Dieudonné, grand humoriste, Dieudonné, pourfendeur des pouvoirs et des autorités, Dieudonné, un génie, un artiste de talent " : certains journalistes font un éloge appuyé du personnage, et citent, à cette occasion, des sketchs de Dieudonné comme L'institutrice ou Le voile.

 

 Ainsi, fleurissent, sur le site d'Agoravox, de nombreux articles à la gloire de Dieudonné : le sujet est traité abondamment par les rédacteurs de ce journal, un peu trop d'ailleurs.

 

Il n'est pas question de dénier tout talent comique à cet humoriste, il est question de dénoncer les dérives auxquelles il se livre dans ses derniers spectacles. Il est question d'observer son parcours atypique et pour le moins surprenant : voilà un homme qui a combattu les idées extrémistes de Jean Marie Le Pen et qui se retrouve maintenant à ses côtés, pour délivrer des messages qui ne laissent aucun doute sur ses dérives racistes et antisémites.

 

Voilà un humoriste qui s'appliquait autrefois à dénoncer le racisme et qui s'est laissé entraîner dans des propos dangereux, pleins de haine : par exemple, quand il évoque les chambres à gaz dont il semble regretter la disparition, à l'encontre du journaliste Patrick Cohen. Dans son spectacle, Dieudonné déclare aussi :"J'ai envie de m'adresser directement à Hitler. Je veux demander pardon à ce monsieur. Il était comme les autres : pas plus méchant. Je n'ai pas à prendre partie pour les juifs ou les nazis, je suis neutre dans cette affaire. Je n'étais pas né... Qui a commencé ? Qui a provoqué ? Qui a volé qui ? J'ai ma p´tite idée... " Certains termes utilisés par Dieudonné : "juiverie, juivasse" sont terribles. Si ces propos ne sont pas, pour certains, une incitation à la haine, on peut s'inquiéter de leur niveau de réflexion.

 

Rappelons certains faits : en mai 1997, Dieudonné se présente aux législatives à Dreux comme candidat anti-FN contre Marie-France Stirbois. Il déclare alors : "Le seul parti qui m'inquiète et contre lequel je m'engage, c'est le Front national." Il obtient 7,74 % des suffrages. Le 26 décembre 2006, Dieudonné invite le négationniste Robert Faurisson sur scène, lors d'un de ses spectacles. En 2008, Jean-Marie Le Pen devient le parrain de son quatrième enfant.

 

Quel retournement de situation ! Celui qui dénonçait l'extrême-droite s'en fait le porte-parole.

 

Un tel revirement a de quoi surprendre : le personnage est-il crédible dans ses convictions ? On a vu certains hommes politiques oublier ainsi leurs premières idées. Dans quel but ? Le plus souvent, pour servir leurs intérêts...

 

La provocation qu'utilise sans arrêt Dieudonné est devenu son fonds de commerce : Elie Sémoun, son ancien associé et complice, lui-même de religion juive ne peut que s'étonner de ces reniements, il condamne les excès de Dieudonné : il souligne bien les dérives extrémistes de l'humoriste. 

 

Comment accepter cette association avec des négationnistes, comment concevoir son rapprochement avec l'ancien président du front national ?

 

Comment ne pas condamner certaines déclarations ? Dieudonné est-il un humoriste ou un polémiste qui se livre à un antisémitisme exacerbé ?

 

L'antisémitisme, le racisme restent encore bien vivants dans notre société : accepter certains propos racistes, c'est entrer dans un jeu dangereux... 

 

Le vrai combat à mener, c'est bien celui contre le racisme, quel qu'il soit !

Quand un humoriste fonde tout un spectacle sur des déclarations antisémites, il faut s'en inquiéter !

 

Quand un humoriste défend des idées extrémistes et outrancières, on ne peut que le dénoncer...

 

D'ailleurs, Dieudonné lui-même a dû comprendre qu'il était allé trop loin, et sous les différentes pressions, après des interdictions successives, il renonce à produire son spectacle : sage décision !

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 17:51

 

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Aujourd'hui, le ciel est gris et or, des contrastes de couleurs qui embrasent l'horizon, en font un tableau surprenant.

 

Des coulées d'or s'épanchent sur l'ardoise du ciel, des embruns de soleils éclaboussent les nuages, des écumes enflammées, des volutes lumineuses se répandent sur les tons gris et mélancoliques du ciel...

 

Des rayons de lumières traversent les nuées en des flots dorés, des soies éclatantes, des étoles somptueuses qui couvrent l'horizon.

 

Les moires dorées du soleil entourent, d'un halo, les nuages dont les couleurs nuancées de gris s'affirment : gris clair, gris noir, gris ardoise.

 

Le ciel devient un tableau rayonnant, le ciel s'embrase de flammes, de feux, les tons de gris s'illuminent d'éclats de soie.

 

Un lac de lumières prend naissance au bord du ciel, un lac aux contours flous et éblouissants, un lac de coulées de laves qui s'évanouissent dans les nuées.

 

Les nuages s'enflent comme des outres, tourbillonnent, s'éblouissent d'étincelles dorées qui les subliment.

 

Les éclats d'or et de gris se mêlent, se confondent, se rejoignent, créent des harmonies de teintes inouies...

 

Des nuages d'or se nimbent d'un halo de rose pourpré sur le fond gris du ciel, des nuages qui semblent tourbillonner sur eux-mêmes.

 

Le ciel se vrille d'or et de roses, le ciel resplendit de lumières sur la toile grisée de l'horizon.

 

Des filets, des trames de gris se dispersent, s'effilochent dans le lointain...

 

Un coin du ciel s'illumine, dans un embrasement somptueux de couleurs ocrées, un scintillement flamboyant de teintes adoucies...

 

 

Photos : rosemar

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 20:07


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Une publicité a attiré, ces jours-ci, mon attention : une publicité qui vise à faire la promotion de résidences pour personnes âgées : on y voit un couple dont la femme vante les mérites de ces lieux, véritables ghettos consacrés au troisième âge...

 

C'est assez consternant : que dit la dame ? "Ne pas avoir à jardiner ! Avoir une piscine sans avoir à la nettoyer!" Puis, un autre retraité intervient : "Ne plus avoir d'entretien à faire, on rentre, tout est fait !"

 

Est-ce, là, le rêve des seniors ? Ne plus rien faire ? 

 

Cette publicité incite au farniente, mais est-elle vraiment attirante ? 

 

S'occuper d'un jardin, n'est-ce pas une activité épanouissante, un besoin pour nombre de retraités ?

 

Entretenir une maison, n'est-ce pas, aussi, essentiel à l'équilibre de chacun ?

 

Peut-on vraiment adhérer à une telle conception de la retraite ? Il est vrai que certains travaux de jardinage peuvent être difficiles à réaliser : la taille des arbres, par exemple, mais pour beaucoup d'autres tâches, jardiner est souvent un plaisir, un loisir, un épanouissement.

 

Triste retraite où l'on est invité à ne rien faire, si ce n'est à se distraire !

 

"Les residences sont sécurisées", dit-on, dans une autre publicité, et "on peut se faire une multitude d'amis" : on est bien dans un ghetto où des gens de même génération sont parqués, casés.

 

Nos sociétés s'organisent, ainsi, en ghettoïsant les individus, en les cloisonnant : les jeunes, les vieux, les actifs, les retraités... les riches, les pauvres...

 

Il existait déjà des maisons de retraite, voilà que naissent les résidences pour gens âgés, entourées de grilles, à l'écart du monde des actifs, avec salles de sport pour garder la forme mais où le jardinage n'est possible qu'à des intervenants extérieurs...

Qui peut être séduit par de telles publicités ? Qui peut être attiré par de telles résidences ? Si elles promettent un certain luxe, elles semblent générer aussi la monotonie et l'ennui.

 

"Tout est fait !" Qui peut vraiment en être heureux ? Les retraités ciblés par ces publicités sont encore jeunes, pleins d'énergie : que diable vont-ils faire dans de tels lieux ?

 

Certes, les images se veulent séduisantes : soleil, piscine, pelouse, cadre luxueux mais le luxe dans l'ennui est-il souhaitable ?

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 16:36


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Le site d'agoravox qui se présente comme un journal citoyen est aussi un lieu de pouvoir, un lieu où l'on perçoit une envie de dominer, de triompher de l'autre, de ses idées...

 

Les rivalités entre rédacteurs existent : il faut, d'abord, être publié, puis après la parution obtenir le maximum de suffrages, afin que l'article remporte une bonne audience.

 

D'ailleurs, le simple fait de voter pour la parution des articles offre déjà l'occasion d'une compétition : un rédacteur peut voter contre un concurrent, empêcher sa publication, l'éliminer...

 

Un des sports les plus pratiqués sur ce média est l'insulte souvent gratuite :" l'article ne vaut rien, c'est un copié-collé pur et simple, une rédaction digne d'un élève de sixième, l'article devient un articulet, il est désopilant, l'auteur est stupide, dénué d'intelligence, il n'est même pas respectable, ses écrits non plus" : on s'applique à ridiculiser l'autre, à le rabaisser.

 

Lieu cruel, de rivalités, de pouvoir, ce journal devient, parfois, une foire d'empoigne : le débat disparaît au profit de la négation de l'autre, de l'insulte.

 

Que des enfants se comportent de cette façon, c'est déjà révoltant mais quand il s'agit d'adultes responsables, qui écrivent des messages sur un site d'information, on est en droit de s'interroger sur la finalité du débat : écraser l'autre pour s'imposer, voilà qui n'est pas digne !

 

L'anonymat, les multi-comptes favorisent aussi ces phénomènes : certains s'inscrivent sous différents pseudonymes, possèdent plusieurs profils et peuvent voter plusieurs fois pour leurs propres articles, plusser ou moinsser les commentaires selon leur gré.

 

Des copinages s'instaurent : certains les commentent, d'ailleurs : on a remarqué qu'un commentateur venait régulièrement sur certains articles : aussitôt des ragots s'installent, des jalousies mesquines.

 

On se croirait dans une cour de récré !

 

Pour ma part, je n'aime pas le pouvoir : j'aime défendre des idées qui me sont chères, j'aime écrire mais le pouvoir, la domination ne m'intéressent pas : j'aime que mes idées soient diffusées, certes, mais je refuse d'écraser les autres pour m'imposer, je refuse d'avoir recours à l'invective facile et méprisable.

 

Je n'aime pas non plus la vulgarité, les insultes et j'évite moi-même de les utiliser.

 

Des rédacteurs ont fui ce journal qui est, pourtant, une initiative intéressante car ce site permet à chacun de s'exprimer mais face à un débat truqué, face à une volonté de certains de dominer, de s'emparer du pouvoir, je comprends que ces rédacteurs aient renoncé.

 

Le pluralisme n'est, certes, pas gagnant et c'est dommage ! 

 

Ce journal offre tout de même une bonne expérience de l'écriture, des forums de discussion dont on perçoit peu à peu le fonctionnement, des phénomènes du net qui sont parfois surprenants : des trolls qui viennent commenter les articles les plus lus, en haut du journal, une façon de se faire remarquer, des trolls qui changent d'identités, des trolls qui encensent puis qui invectivent... Un monde surprenant !

 

J'ajoute que certains rédacteurs et commentateurs me reprochaient même de prendre la place des autres, de multiplier les publications comme si j'avais le pouvoir de leur faire ombrage !

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 18:19

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L'Espagne, ce pays secoué par la crise n'en finit pas de vivre sous le joug des scandales : après les graves soupçons de corruption qui pèsent sur le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, c'est au tour de la monarchie espagnole d'être emportée dans la spirale des scandales.

 

L'infante Cristina, la plus jeune fille du roi d'Espagne vient d'être inculpée pour fraude fiscale et blanchiment d'argent dans le cadre d'une enquête qui vise son époux : un roturier, le champion olympique de handball Inaki Urdangarin.

 

En novembre 2011, la presse espagnole avait révélé que six millions d'euros provenant de fonds publics avaient été détournés entre 2004 et 2006 par l'Institut Noos, dont Inaki Urdangarin était le président. Cette institution, initialement à but non lucratif était dédiée à l'organisation d'évènements sportifs.
 
Par ailleurs, la réputation du roi lui-même Juan Carlos est aussi entachée dans sa propre vie privée, faite de conquêtes féminines innombrables, d'infidélités répétées : le roi aurait même battu des records en ce domaine : on lui prête plus de 1500 maîtresses !
 
Ce Dom Juan n'aurait pas hésité à tromper de manière éhontée et à maintes reprises sa femme, la reine Sofia.
 
En période de crise, le roi se permet même des loisirs dispendieux : une chasse à l'éléphant au Bostwana, qui aurait coûté entre entre 7.000 et 30.000 euros. Le roi en est d'ailleurs revenu avec une hanche cassée...
 
Vie personnelle dissipée, train de vie coûteux, détournement d'argent public : toute la famille royale est éclaboussée par ces révélations successives.
 
Alors que les espagnols souffrent de la crise, sont acculés au chômage, à l'exil, parfois, les puissants qui gouvernent ce pays, la monarchie qui le représente sont au coeur de scandales très graves.
 
Force est de constater que les gens de pouvoir se permettent les pires infamies, souvent au détriment du peuple qui est contraint de subir des régressions dans de nombreux domaines.
 
Force est de constater que l'argent public est l'objet de convoitise même de la part de gens riches qui semblent insatiables.
 
Leurs privilèges éhontés ne leur suffisent même plus et ils se permettent de se servir dans les fonds publics.
 
Monarque, gouvernement : l'élite de la société espagnole semble bien corrompue dans son ensemble : les espagnols ont de quoi s'indigner, se révolter contre tous ces passe-droits ; l'argent, le sexe restent les motivations essentielles des puissants de ce monde et ils ne se soucient nullement des conséquences de leurs actes sur leur entourage ou sur les gens modestes qui souffrent de la crise...
 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 19:29

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"Là, jamais on n'entend de pieuses paroles, ce sont propos oisifs, chansons et fariboles..." écrit Molière dans le Tartuffe : à travers ce discours, Madame Pernelle, personnage de vieille bigote reproche à sa belle-fille, Elmire, de se livrer à des conversations frivoles et de mener une vie dissolue qui n'est pas conforme, selon elle, à la piété, à la religion.

 

"Fariboles", voilà un mot étonnant ! L'étymologie en est inconnue, mais certains ont imaginé que ce nom pourrait venir du latin : "fari bullas", dire des bulles, donc des stupidités, des propos vains, sans intérêt...

 

Cette étymologie, tout en étant incertaine est particulièrement séduisante car elle fait entrer ce terme dans une famille de mots pleine de richesse et d'intérêt, tous les mots formés sur le radical du verbe latin : "fari", parler, dire... Voilà, donc, un nom qui nous parle !

 

Dès lors, on peut évoquer la faconde, ou l'abondance de paroles, la facilité à s'exprimer, une faconde intarissable.

 

On peut faire référence à l'enfant, "infans" en latin, mot qui comporte un préfixe négatif : c'est le bébé qui braille, qui babille, mais ne parle pas vraiment.

 

On voit, aussi, la relation avec la fatalité, le "fatum" antique qui désigne "ce qui est dit par avance, ce qui est décidé par les dieux", donc le destin auquel on ne peut échapper, le destin composante essentielle de la tragédie ! 

 

Dans les contes, ce sont les "fées" qui, par leurs prédictions, sont à l'origine du destin des êtres, encore un mot dérivé du latin "fatum".

 

Un autre verbe latin : fateri, participe passé fassus, a donné naissance à de nombreux dérivés : le professeur, celui qui parle devant les autres, le confesseur, celui à qui on parle en confidence...

 

Le nom fabula, " conversation, récit mythique, conte" est à l'origine de bien d'autres mots : la fable, le fabliau, fabuleux, affable, affabulation, ineffable.

 

Le terme "fama", la réputation peut être, aussi, rattaché à toute cette famille et aussitôt, on voit surgir de nombreux vocables : fameux, infâme, infamie, diffamateur.

 

On pourrait citer tous les termes grecs issus de ce radical : aphasie, blasphémateur, euphémisme, prophète : dans ces mots, la graphie "ph " remplace la consonne "f".

 

Quelle richesse dans tous ces dérivés ! C'est une évidence : ce verbe "parler" a fait naître une multitude de mots aux sens variés.

 

Et ce ne sont pas, là, "chansons et fariboles' ! Ce ne sont pas des propos frivoles !

On voit bien toute l'importance de ce vocabulaire, toute sa richesse !

 

Souvent, on ne perçoit pas toutes ces relations de sens entre les différents mots en raison de modifications phonétiques, d'ajouts de préfixe ou de suffixe.

 

Mais, tous ces termes forment bien un tissu indissociable, et il est intéressant d'en retrouver la trame : dès lors, on comprend mieux leurs significations, leurs relations et on peut mieux les maîtriser.

 

Même si l'étymologie du mot "faribole" n'est pas certaine, elle a le mérite d'ouvrir des perspectives et des horizons nouveaux : elle nous fait remonter aux origines de la langue et même si ce substantif n'est plus vraiment utilisé, si son emploi est surtout littéraire, le terme nous séduit par toutes ses résonnances : vive les fariboles !

 

fée SophieAnderson

 

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 19:03

 

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C'est la rentrée, après les vacances de Noël : au total, une soixantaine de copies corrigées, un certain nombre d'heures consacrées, pendant les vacances, à ces corrections fastidieuses, notamment en français.

 

Il faut affronter un nouveau rythme de vie, la remise en route de l'emploi du temps...

 

Premier jour : ce lundi 6 décembre, le lever est prévu à 5 heures, pour pouvoir trouver une place au parcmètre, près du lycée : il faut, même, payer pour aller travailler ! Arrivée au lycée, vers 7 heures : le temps de revoir les cours et de faire quelques photocopies pour prévoir la suite du trimestre.

 

Premières heures de cours : d'abord, voeux de bonne année : je souhaite aux élèves bonheurs, santé, découvertes et aussi une meilleure volonté devant les efforts exigés en seconde, puis remise des copies aux élèves après un bilan global mitigé : un grand nombre d'élèves n'ont pas travaillé, il faut les recadrer, leur montrer que leurs copies ne sont pas au niveau, il faut également encourager ceux qui ont fait des efforts pour vaincre leurs difficultés.

 

Après la remise des copies, voici venu le temps d'inciter les élèves à corriger leurs erreurs : la plupart manquent d'autonomie ou font semblant d'en manquer : les corrections se limitent parfois au minimum.

 

Puis, les cours se poursuivent et s'enhaînent sur des analyses de textes : étude du réalisme, du registre épique, extraits de romans...

 

Il est essentiel de veiller à une bonne écoute, à une prise de notes rigoureuse et stricte : la tâche se révèle difficile pour certains élèves qui ne savent pas bien se concentrer...

 

Ce métier n'admet aucune distraction de la part du professeur : il faut animer le débat, faire participer les élèves de manière ordonnée, corriger les erreurs commises...

L'esprit est mobilisé du début à la fin de chaque heure de cours.

 

Il faut aussi anticiper, donner le travail pour la semains suivante.

 

Après la pause de midi, mes cours reprennent, seulement, de 16 heures à 18 heures pour des latinistes : mon emploi du temps est assez dispersé mais je peux préparer mon travail, pendant mon temps libre de 14 à 16 h.

 

Les cours de fin de journée sont plus fatigants car les élèves sont moins réceptifs : il faut varier les acitivités : cours, traductions, exposés.

 

La journée s'achève, au lycée, à 18 heures : il fait nuit noire, et je rentre chez moi vers 18 heures 30 mais, pour autant, le travail n'est pas fini : il faut, alors préparer la journée du lendemain : le cartable, les livres, les cours, les photocopies, la trousse, les craies, les feutres, les différentes clés des salles de classe, revoir rapidement le travail du lendemain matin.

 

Après une journée, la fatigue se fait sentir... une autre tâche m' attend : remplir le cahier de textes sur internet, rentrer un code d'accès puis un deuxième, enfin inscrire le travail accompli : tout cela prend du temps !

 

Il est impératif, ensuite, d' essayer de se déconnecter de tous les problèmes qu'on a pu rencontrer dans la journée : bavardages, oublis de livres, désinvolture etc.

 

Ouf ! On peut, enfin, se livrer à d'autres activités : repas, internet, télévision, lectures.

 

De fait, l'enseignement mobilise, accapare les pensées, prend le cerveau et il est important de se livrer à différents loisirs pour échapper au stress, à la fatigue : il faut, à tout prix, se libérer l'esprit ! 

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 17:51

 

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Une photo de la candidate à la mairie de Paris fumant une cigarette aux côtés de SDF, publiée dans "VSD", suscite la controverse : on y voit Nathalie Kosciusko-Morizet, en blouson de cuir, discuter avec des SDF.

 

On dirait une scène de film : l'image apparaît bien factice et la candidate UMP joue, là, le rôle d'une femme proche du peuple, qui se mêle aux plus déshérités.

 

Qui peut croire à une quelconque sincérité ? On ne peut y voir qu'une opération publicitaire visant à faire de la candidate UMP une femme ordinaire, qui sait s'intéresser à la misère du monde, qui sait s'impliquer auprès des plus démunis...

 

On est bien, là, dans la politique spectacle : les pauvres, les SDF sont utilisés dans un cliché pour servir les intérêts d'une candidate aux élections...

 

Oui, NKM sur cette photo apparaît bien différente de son image habituelle de bourgeoise installée : cheveux longs lâchés et négligés, petit blouson de cuir, cigarette à la bouche, moulée dans un jean : on croirait la voir jouer, dans un polar, un rôle de femme libre et libérée...

 

La démagogie mise en oeuvre dans cette photo prête à sourire : on a des difficultés à reconnaître NKM sur cette image : d'ailleurs, un photographe était là, exprès pour immortaliser la scène !

 

La politique semble devenir un vaste spectacle : seule, compte l'image que l'on donne de soi : les idées, les idéaux passent au second plan, et même disparaissent.

Comment une photo si éloignée de l'image habituelle de NKM pourrait-elle convaincre ?

 

Si Nathalie Kosciusko-Morizet veut vraiment s'intéresser aux problèmes des SDF, qu'elle évoque cet aspect dans son programme, mais le cliché lui-même ne peut convaincre personne.

 

NKM en train de fumer ? Est-ce possible ? NKM en train de côtoyer familièrement des SDF ? Est-ce envisageable ? 

 

On est bien loin de la réalité, on est bien loin de la vérité.

 

Finalement, ces photos publiées dans VSD en deviennent choquantes et indécentes : voilà une opération de com ratée, qui produit même un effet désastreux.

La politique devrait être une affaire sérieuse, elle devient une affaire d'images et de communication : honte à ceux qui ne pensent qu'à donner une image surfaite, fausse, imaginaire de leur personnalité !

 

Honte à ceux et celles qui font de la communication une priorité au détriment des idées, d'une certaine vérité : on ne demande pas à une femme ou un homme politique de jouer des rôles : on leur demande d'être efficaces et sincères dans leur conviction !

 

NKM a-t-elle un grand avenir politique ? On peut en douter en voyant la stratégie utilisée par celle qui fut porte parole de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, lors des dernières élections présidentielles.

 
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 16:27

 

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En hiver, les pierres se couvrent, parfois, de mousse : un tapis léger d'herbes douces, soyeuses parcourt la surface grise : vert, brindilles brunes se mêlent, se croisent, s'entrecroisent...

 

Les teintes de verts se nuancent d'anis, d'ocres, de lumières : la pierre s'habille d'une mince parure qui montre un tissu de velours.

 

Terre et filaments de verts garnissent la roche : une parure simple qui magnifie, pourtant, la pierre... Les épis vernissés de mousse aux senteurs de lumière tissent des tableaux somptueux.

 

Parfois, la mousse compacte et épaisse bourgeonne, se répand et recouvre presque toute la surface de la rocaille : elle se fait souple, abondante, offre au regard sa douceur, sa luminosité de verdures aux pointes d'ocres.

 

Les brins de mousse exhalent des senteurs uniques de terre, d'arbres, d'écorces, d'aiguilles de pins.

 

Les brins de mousse se haussent, s'épanchent : on en perçoit le velours ombré, et la pierre disparaît sous le tapis des herbes.

 

La mousse se fait parfois plus dense, somptueuse et généreuse, la mousse devient une parure rayonnante...

 

Les pierres d'hiver cachées sous la verdure forment des tableaux étonnants de couleurs et de formes.

 

Les pierres prennent des allures de bouquets d'herbes flamboyants, de fleurs de verts et d'ocres, de nuées de lumières sous le ciel de l'hiver.

 

Les pierres se parent de douceur, perdent leur dureté, se transforment en moires soyeuses.

 

Les pierres de mousse révèlent de nouvelles splendeurs, celles de l'hiver aux ciels de neige et de gris...

 

 

http://youtu.be/MvQROitrwuE

 

http://youtu.be/PuyYc0gINbU

 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 17:24


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 Décidément, Frédéric Lefebvre, député UMP, n'a pas fini de provoquer l'hilarité et les sarcasmes : en ce début d'année, il commence fort !

 

"Que le bonheur et la réussite vous sourisse", a souhaité Frédéric Lefèbvre, le 1er janvier, à ceux qui le suivent sur Twitter, inventant un présent du subjonctif et omettant, en plus, de l'accorder au pluriel !

 

Deux fautes pour une seule petite phrase et sur un seul mot, voilà de quoi faire jaser ! Il est vrai que l'orthographe et la grammaire sont, depuis un certain temps, démodées !

 

Aussitôt, le député UMP a supprimé ce tweet, prétextant une "usurpation de compte". Au journal Le Parisien il a affirmé : « Le message qu'une bonne partie de la presse relaie, depuis hier, n'est pas le mien. Mon compte Twitter a été hacké le Jour de l'an. C'est un message que je n'ai pas rédigé."

 

Certes, tout est possible, mais il faut bien reconnaître que Frédéric Lefebvre s'est déjà distingué par des erreurs grossières, confondant, ainsi, le Zadig de Voltaire avec la marque de vêtements Zadig et Voltaire : il avait cité cette marque de vêtements comme livre de chevet et avait, alors, suscité l'hilarité générale.

 

De fait, les erreurs se multiplient sur internet, sur des publications journalistiques, sur les médias : combien de fois perçoit-on des fautes d'accord, des liaisons inadaptées, hors de propos ! Combien de fois les journalistes et les journaleux commettent-ils des erreurs !

Mais, là, l'erreur est particulièrement grossière et manifeste : faute d'accord, doublée d'une faute de conjugaison...

 

Il est vrai que le subjonctif se raréfie et n'est plus guère employé, mais il reste une forme fondamentale de notre langue.

 

Il est fort possible que Frédéric Lefebvre ait commis cette erreur et que son excuse soit trompeuse et fallacieuse !

 

Face à ces erreurs répétées, réitérées, il est loisible de constater les manques, les lacunes de nos hommes politiques : la culture n'est, elle-même, plus trop à la mode, hélas !

 

La culture est méprisée, foulée aux pieds et les hommes politiques, eux-mêmes, ne révèlent-ils pas, souvent,  une forme d'inculture ?

 

Alors que les enseignants connaissent des difficultés dans leur travail, que leur rôle est même parfois contesté, il serait bon de remettre la culture, l'orthographe, la grammaire à l'honneur.

 

Il serait bon de rétablir ces disciplines au lieu de remettre en cause le statut des enseignants et leurs prétendus privilèges...

 

Quand l'inculture s'installe à la une des journaux, dans les discours des hommes politiques, il faut s'inquiéter de l'exemple qui est, ainsi, donné.

 

Monsieur Lefebvre, votre inculture nous fait sourire, votre inculture nous amuse mais, en même temps, elle nous désole !

 

Un souhait s'impose : que l'avenir puisse, enfin, sourire à la culture ! Que la culture soit, enfin, réhabilitée !

 

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