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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 17:37

hiver-3

 

Cette chanson de Guy Béart intitulée "Les souliers" nous transporte dans un paysage de neige désolé : elle nous invite aussi à la réflexion : ouvrir les yeux, regarder le monde, voilà l'essentiel...

 

N'oublions pas d'observer ce qui nous entoure, êtres et objets, la nature environnante, n'oublions pas d'espérer aussi, on peut toujours "trouver chaussure à son pied", selon l'expression consacrée.

 

Dans la neige, deux souliers sont abandonnés : tous les passants dédaignent ces objets oubliés, n'y prêtant pas attention...

 

D'abord, un homme"qui passe à grands pas ne les voit même pas...Le deuxième pressé glisse sur le sol... Le troisième met le pied dessus, mais ne les aperçoit pas non plus..."

 

Puis, vient une femme qui, enfin, regarde les souliers mais "n'en croit pas ses yeux". Le suivant se contente de dire : "Ils sont trop petits !"

 

Autant d'images et de métaphores de l'homme moderne trop pressé qui ne voit plus rien et qui en vient à désespérer de tout, qui refuse d'observer le monde... qui, dans une fuite en avant, en oublie le plus important : le regard sur les autres, sur le monde environnant.

 

Les nombreuses négations soulignent l'indifférence humaine, le dédain, le mépris...

On aime ici la simplicité des mots, les jeux sur le vocabulaire, avec l'expression " ne pas en croire ses yeux"... employée de manière amusante, pour montrer que le regard, le vrai, se perd.

 

Le poète s'interroge alors à deux reprises sur les hommes qui ne savent plus s'étonner, observer... "Combien d'hommes qui passent sans voir ?"

 

Le poète, lui, sait s'intéresser aux deux petits souliers : on voit apparaître, alors, la première personne : "Quelle chance, je suis arrivé ! Quelle chance, je les ai trouvés !"

Les exclamations traduisent bien la joie, le bonheur de la découverte !

 

Cette trouvaille devient, dès lors, un véritable "miracle" car les chaussures sont à la mesure du poète..." les petits souliers,ô miracle, sont juste à mon pied ! "

Et voilà notre poète parti à la recherche d'une amie dans la neige.
 
C'est, là, une bien jolie façon de nous rappeler et d'illustrer cette expression :"trouver une chaussure à son pied" !
 
C'est, là, une bien jolie façon de jouer sur les mots !
 
La mélodie à la fois légère et enlevée nous transporte dans ce paysage de neige froid et glacé... où la chaleur apparaît dans le geste, quand le poète réchauffe les pauvres souliers contre lui...
 
Dans ce monde d'indifférence qui est le nôtre, dans ce monde trépidant de fuite perpétuelle en avant, le message délivré par ce poème nous invite à porter une attention, un regard sur tout ce qui nous entoure : nous oublions trop souvent d'observer ce qui se trouve sur notre chemin, êtres et objets...
 

http://youtu.be/ZcEcEhM_JSc

http://youtu.be/3YV-EEYYMcQ

 

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 16:37

 

 

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Feuilles découpées, acérées, vernissées, le houx aux branches rigides se couvre de baies arrondies, couleur de pourpre... Les feuilles épaisses, aux pointes aiguës font briller leurs glacis de lumières...

 

Quelle brillance ! Quel éclat ! Les feuilles renvoient la lumière, se parent de moires, de lacs luminescents.

 

Quel drapé dans les feuilles ! Des remous, des vagues de verts semblent les ourler, les soulever, les tourmenter...

 

La feuille lisse, glacée, se teinte de blanc en transparence sur les contours, la feuille d'un vert profond fait étinceler le vermillon des baies : rouge et verts pâles et profonds se mêlent dans le bouquet... 

 

Les tiges épaisses, lourdes hissent les feuilles, disposées en désordre, hérissées de piquants... les feuilles forment des soubresauts, des tumultes, des éruptions de révolte...

 

Les baies très rouges, rubescentes mettent des teintes écarlates sur le bouquet, elles le font rayonner de rondeurs de perles vermillonnées...

 

Un tableau de couleurs contrastées s'offre au regard, les formes aussi s'opposent : le vernis lisse de la feuille se termine en pointes acides aux piquants pleins de vivacité...

 

Les feuilles se superposent, s'entrecroisent, se tournent, se retournent, tourbillonnent : très brillantes, elles sont d'un vert pâle et mat sur l'envers...

 

Les feuilles semblent comme tourmentées, tordues, torturées par le vent de l'hiver mais elles brillent d'un éclat solaire.

 

Le houx saisit la lumière, la capte, l'emprisonne et la libère sous nos yeux.

 

Le houx forme des tableaux de lumière, il la reflète, la renvoie de ses miroirs de verts.

 

Le houx lumineux resplendit d'éclats de verts, d'aiguilles vives, de rouge de feu....

 

 

 

http://youtu.be/MvQROitrwuE

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 16:48

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Noël approche : il nous invite à des senteurs subtiles de pins, à des éclats de lumières, à des parfums de mousse veloutée, à des écailles de pignes étincelantes.

 

C'est l'occasion de garnir un sapin, de le faire scintiller de mille feux, de le sertir de guirlandes d'argent...

 

Les essences du sapin s'exaltent sous les lumières : au pied de l'arbre, un tapis de mousse, lourd, épais répand ses senteurs de terre, d'herbe voluptueuse aux éclats de vert et d'ocres.

 

Des plaques de mousse au pied du sapin... et toutes les senteurs de l'hiver resplendissent.

 

Le pin se pare de couleurs d'or, de rouge pourpre, les aiguilles de vert sombre s'illuminent d'étoiles, de rubans, de guirlandes.

 

Le pin nous fait goûter aux bonheurs de l'hiver : senteurs, couleurs, éclats de lumières, verdure...

 

Au sommet, près de la guirlande qui virevolte, une étoile d'argent sublime l'arbre...

Le roi des forêts aux branches lourdes, aux couleurs de vert sombre répand ses éclats aux senteurs d'ambre...

 

Au pied du sapin, des pignes, épanouies montrent leurs écailles de bois vernissées, blanchies par la neige de Noël.

 

Le sapin s'entoure aussi de quelques branches de houx, aux baies rouges, aux feuilles luisantes et acérées.

 

La mousse tapisse le bas du tronc, le couvre de son herbe chatoyante, de son épaisseur soyeuse, aux teintes chaleureuses d'étoiles ocrées.

 

Odeurs d'humus, de terre, d'herbes veloutées, velours de la mousse parsemée de brindilles...

 

Aiguilles, mousses, tronc : la nature triomphe sous les parures éclatantes, la nature nous fait sentir la bise de l'hiver, des parfums boisés, des teintes variées de vert, de bruns, de gris...

 

http://youtu.be/E1L6ty1jGI4

 

 

 http://youtu.be/RrSy-P4lFTk

 

http://youtu.be/Ijmr9X1gf7c

 

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 17:07


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Qui a dit que l'Allemagne était un pays prospère ? Qui a osé prétendre que c'était un modèle à suivre ? Qui a vanté la santé de l'économie et de la société allemande ? Lors de la dernière décennie, on nous a présenté ce pays comme un exemple...

 

Nous aurait-on caché la vérité ? Il semble bien que ce soit le cas, car l'Allemagne est en train de battre des records de pauvreté...

 

Certes, le taux de chômage est assez faible dans ce pays, mais à quel prix ?

Au prix du sacrifice de millions de travailleurs : une personne sur sept est pauvre ou menacée de pauvreté, avec un revenu inférieur à 60 % du revenu médian....

 

Multiplication des emplois à bas salaire, baisse des emplois à plein temps, hausse du temps partiel et des conditions d'emploi précaires depuis dix ans : voilà le résultat d'une politique par laquelle on a voulu masquer le chômage...

 

Certains salaires sont dérisoires et indécents en Allemagne : comment peut-on accepter de telles injustices ? Comment les allemands ont-ils pu se soumettre à de telles lois ?

 

Pour donner un semblant de lustre, faut-il sacrifier les peuples ? Faut-il sans arrêt baisser les salaires pour faire fonctionner l 'Europe ?

 

Encore une fois, on a l'amère impression d'avoir été trompé, abusé sur l'état de l'Allemagne : : sous le règne de Nicolas Sarkozy, ce pays nous a été présenté comme un modèle de rigueur, un pays riche où tout allait bien , où le chômage était faible...

 

On oubliait d'évoquer tous les problèmes que connaît l'Allemagne : faible natalité, pays vieillissant, salaires de misère...

 

On nous a bercés d'illusions sur ce pays, on nous a caché la réalité et on commence à la découvrir enfin...

 

 Dans les discours officiels, le couple franco-allemand était, sans cesse, mis en avant, il fallait atteindre une "convergence", l'exemple allemand semblait être un idéal à atteindre et toute critique un peu appuyée portée à nos voisins allemands était taxée de"germanophobie"...
 
Désormais, on est informé : le taux de pauvreté a atteint un nouveau et triste record, 15,2% en 2012 ! Des régions entières sont plongées dans la spirale du déclin... On assiste à une paupérisation inquiétante de la population allemande : certes l'industrie s'exporte facilement, le budget est en excédent mais des travailleurs précaires se multiplient : ils perçoivent un salaire de moins de 450 euros !

Loin d'être un modèle, voilà que l'Allemagne s'apprête enfin à instaurer un salaire minimum, s'inspirant de nos institutions...

 

Loin d'être un modèle, l'Allemagne doit faire face à de mutiples difficultés, la plus inquiétante étant la dénatalité à laquelle est confronté ce pays, signe évident d'un avenir sombre et morose...

 

Source : Le Point

 

http://www.lepoint.fr/economie/alle...

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 18:52

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L'histoire est assez étonnante : un écologiste commet tant d'infractions sur la route qu'il oublie même de les payer comme si le nombre entraînait une forme d'accoutumance...

 

L'écologie n'empêche pas les infractions routières : on peut être écologiste et se servir abondamment de son véhicule, si abondamment que certains se livrent à une multitude d'infractions dont le total atteint 18 000 euros !

 

C'est le cas du sénateur de l'Essonne, Jean Vincent Placé : non content d'avoir accumulé tant de PV, Vincent Placé a oublié de les payer !

 

L'affaire fait grand bruit : on peut tout de même s'étonner du nombre de ces infractions et se demander quelle est leur nature...

 

Pour ma part, je n'ai jamais réussi à atteindre de telles sommes : beau record d'infractions cumulées par cet homme politique soucieux d'écologie !

 

S'agit-il d'excès de vitesse, d'erreurs de stationnement, de conduite imprudente ?

Pour un écolo, il paraît tout de même surprenant de se livrer à des excès de vitesse... voilà qui n'est pas très écologique !

 

Vincent Placé, écologiste se devrait de donner l'exemple en ce domaine... 

Mais les hommes politiques ne se soucient pas, souvent, d'accorder leurs idées et leurs actes : les déclarations d'honnêteté, de franchise abondent mais elles ne sont guère suivies d'effets...

 

Jean Vincent Placé aurait commis 133 infractions routières ! On est bien dans le record ! Bravo à lui ! Ce sénateur semble se mettre au dessus des lois... d'autant qu'il a oublié de payer les sommes qui lui étaient réclamées.

 

Peu de responsabilité, apparemment chez cet homme politique qui, récemment encore, voulait inciter les lycéens et les étudiants à descendre dans la rue, à propos de l'affaire Leonarda... Il appelait à une poursuite des manifestations lycéennes et exigeait le retour en France de la famille de cette jeune kosovar... Cette utilisation des jeunes dans cette affaire n'était pas très responsable de la part d'un homme politique...

 

Jean Vincent Placé affirmait en cette occasion : "Le geste humain, naturel, c'était de faire revenir cette famille, vu les conditions de départ de la jeune fille", interpellée au cours d'une sortie scolaire dans le Doubs. 

 

Se donnant le rôle de l'homme généreux, il faisait fi des lois de la République et des décisions prises par le gouvernement : apparemment ces lois ne méritent guère d'être respectées pour un homme politique qui commet autant d'infractions !

 

D'ailleurs, qui peut, donc, se permettre de se rendre coupable d'un si grand nombre d'infractions ? Vous ? Moi ? Seuls, les responsables politiques et les gens de pouvoir s'accordent tous les droits et sont même assurés, parfois, de l'impunité...

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 15:48

 

poissons reut

 

Les descriptions sont abondantes dans les romans de Zola, évocations de lieux, de personnages, d'objets, de paysages... Ces descriptions détaillées et précises constituent, souvent, de véritables oeuvres d'art : on peut les comparer à des tableaux somptueux, parfois, même, à des sculptures...

 

Dans un de ses romans intitulé Le ventre de Paris, Zola s'attache à décrire les Halles de la capitale, une ambiance chargée, encombrée de nourriture, légumes, fruits, viandes, fromages. Dans une page célèbre, Zola peint des étals de poissons et leurs différentes variétés : il énumère leurs noms pittoresques aux sonorités si diverses : "cabillauds, aiglefins, plies, limandes, congres, raies, saumons, turbots, barbues, thons, bars, cyprins, merlans, éperlans, maquereaux, rougets..."

 

Ce faisant, il peint un véritable tableau aux couleurs contrastées : gris, bleu, noir, rouge, carmin...A la manière d'un peintre impressionniste, il juxtapose des touches de couleurs, dans une variété infinie des tons de rouges : "les raies à ventre pâle bordé de rouge tendre, avec des plaques de cinabre, les ouies saignantes des harengs, la pointe de carmin des dorades, le vermillon vif des grondins, la rouge enluminure des cyprins..."

 

Des formes diverses sont évoquées et les poissons deviennent matières brutes, sculptures de "bronze", "idoles chinoises", les saumons se transforment : "leurs écailles d'argent guilloché" semblent avoir été "sculptées avec un burin"... Les thons se métamorphosent en "sacs de cuir noirâtres",  "les équilles" font songer à " des rognures d'étain ", les harengs sont couverts " d'une robe lamée ", les saumons deviennent " de grandes pièces d'argenterie".

 

Grâce à ces métaphores, Zola nous fait voir et même toucher les différentes variétés de poissons : on en perçoit tous les contours, toutes les formes...

 

Le soleil vient illuminer ce tableau et les poissons sont assimilés, alors, à des bijoux précieux : "opale, nacre, colliers, bracelets, broches, bijouterie fine..."

 

Zola compose un véritable tableau aux couleurs somptueuses, les poissons sous l'effet des éclats de lumière sont magnifiés, embellis, deviennent de véritables bijoux d'orfèvre...

 

Zola suggère bien les différentes formes des poissons, les dessine sous nos yeux avec une précision étonnante. Il nous fait redécouvrir cet étal de poissonnier avec la maîtrise d'un écrivain, d'un peintre, d'un scuplteur. 

 

On peut voir que, dans cette description, différents arts se rejoignent pour former un tableau d'une extraordinaire variété : c'est bien là tout le génie de Zola, il parvient à réunir dans une même page des talents différents, et ce simple étal de poissons se métamorphose, sous nos yeux, en un tableau merveilleux, étincelant de couleurs, de formes, de matières somptueuses...

 

La description oscille même entre beauté et horreur : Zola nous fait percevoir ainsi toute l'ambivalence de ces créatures marines, à la fois superbes et monstrueuses...

 

Voici l'extrait de ce roman :

 

"Les raies élargies, à ventre pâle bordé de rouge tendre, dont les dos superbes, allongeant les nœuds saillants de l’échine, se marbrent, jusqu’aux baleines tendues des nageoires, de plaques de cinabre coupées par des zébrures de bronze florentin, d’une bigarrure assombrie de crapaud et de fleur malsaine ; les chiens de mer, horribles, avec leurs têtes rondes, leurs bouches largement fendues d’idoles chinoises, leurs courtes ailes de chauves-souris charnues, monstres qui doivent garder de leurs abois les trésors des grottes marines.

 

Puis, venaient les beaux poissons, isolés, un sur chaque plateau d’osier : les saumons, d’argent guilloché, dont chaque écaille semble un coup de burin dans le poli du métal, les mulets, d’écailles plus fortes, de ciselures plus grossières ; les grands turbots, les grandes barbues, d’un grain serré et blanc comme du lait caillé ; les thons, lisses et vernis, pareils à des sacs de cuir noirâtre ; les bars arrondis, ouvrant une bouche énorme, faisant songer à quelque âme trop grosse, rendue à pleine gorge, dans la stupéfaction de l’agonie. Et, de toutes parts, les soles, par paires, grises ou blondes, pullulaient ; les équilles minces, raidies, ressemblaient à des rognures d’étain ; les harengs, légèrement tordus, montraient tous, sur leurs robes lamées, la meurtrissure de leurs ouïes saignantes ; les dorades grasses se teintaient d’une pointe de carmin, tandis que les maquereaux, dorés, le dos strié de brunissures verdâtres, faisaient luire la nacre changeante de leurs flancs, et que les grondins roses, à ventres blancs, les têtes rangées au centre des mannes, les queues rayonnantes, épanouissaient d’étranges floraisons, panachées de blanc de perle et de vermillon vif. Il y avait encore des rougets de roche, à la chair exquise, du rouge enluminé des cyprins, des caisses de merlans aux reflets d’opale, des paniers d’éperlans, de petits paniers propres, jolis comme des paniers de fraises, qui laissaient échapper une odeur puissante de violette. Cependant, les crevettes roses, les crevettes grises, dans des bourriches, mettaient, au milieu de la douceur effacée de leurs tas, les imperceptibles boutons de jais de leurs milliers d’yeux ; les langoustes épineuses, les homards tigrés de noir, vivants encore, se traînant sur leurs pattes cassées, craquaient.
 
Florent écoutait mal les explications de monsieur Verlaque. Une barre de soleil, tombant du haut vitrage de la rue couverte, vint allumer ces couleurs précieuses, lavées et attendries par la vague, irisée et fondues dans les tons de chair des coquillages, l’opale des merlans, la nacre des maquereaux, l’or des rougets, la robe lamée des harengs, les grandes pièces d’argenterie des saumons. C’était comme les écrins, vidés à terre, de quelque fille des eaux, des parures inouïes et bizarres, un ruissellement, un entassement de colliers, de bracelets monstrueux, de broches gigantesques, de bijoux barbares, dont l’usage échappait. Sur le dos des raies et des chiens de mer, de grosses pierres sombres, violâtres, verdâtres, s’enchâssaient dans un métal noirci ; et les minces barres des équilles, les queues et les nageoires des éperlans, avaient des délicatesses de bijouterie fine."
 

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 18:51

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Les affaires cernent Claude Guéant : le voilà mis en garde à vue, en raison de l'affaire des fameuses primes : 10.000 euros mensuels, puisés dans les frais d'enquête des policiers, lui avaient été remis entre 2002 et 2004. De plus, ces sommes n'étaient pas déclarées et ont pu être utilisées à des fins personnelles : Claude Guéant était, alors, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, avant de le suivre à l'Elysée comme secrétaire général...

 

On perçoit, aussitôt, une collusion inévitable entre les deux hommes : Nicolas Sarkozy ne pouvait ignorer cette sombre histoire de primes distribuées de manière occulte : des sommes assez conséquentes qui, cumulées, constituent une petite fortune...

 

Claude Guéant est soupçonné de détournement de fonds publics, complicité et recel : selon Claude Guéant, les sommes perçues auraient servi de gratifications pour les policiers chargés de la protection de Nicolas Sarkozy : dans ce cas-là, pourquoi ces sommes n'étaient-elles pas déclarées ?

 

On se souvient aussi de cette somme de 500 000 euros retrouvée sur un des comptes de Claude Guéant, qu'il avait pitoyablement justifiée par la vente de deux tableaux sans grande valeur...

 

Le halo de brumes qui entoure ces affaires d'argent, toute cette nébulosité ne peuvent que renforcer l'impression d'un système opaque généré par Nicolas Sarkozy, en personne..

 

Claude Guéant n'était que le collaborateur, le valet de son maître, et s'il est mis en examen, les soupçons doivent aussi se porter sur l'ancien président de la république..

On ne s'étonne plus de voir l'isolement dans lequel se trouve placé, désormais, Claude Guéant, ce haut personnage de l'état : n'a-t-il pas été rejeté par les siens, par Nicolas Sarkozy lui-même qui peut craindre des révélations de sa part ?

 

On retrouve avec toutes ces affaires, un système fait de compromissions, associé à de l'argent occulte.

 

La république, une fois de plus, ressort entachée et salie par toutes ces histoires d'argent caché dont on ignore, parfois, même l'origine...

 

Saura-t-on un jour la vérité sur ces secrets d'état ? Qui est coupable ? Celui qui obéit ou celui qui ordonne ? Celui qui consent ou celui qui donne l'impulsion ?

 

Nicolas Sarkozy pourrait-il être inquiété et soupçonné, lui-même, de détournement de fonds public ? L'affaire est grave car elle atteint le sommet de l'état, situation assez inédite, d'autant que le même Nicolas Sarkozy s'apprête à revenir en politique, se présentant comme le sauveur de la nation, lui qui est susceptible d'être impliqué dans ces affaires douteuses...

 

Derrière Claude Guéant, se trouve Nicolas Sarkozy et, dès lors, ce serait un ancien président de la république qui pourrait être inquiété : on en voit bien les conséquences : l'arrêt définitif de la carrière politique d'un certain Nicolas Sarkozy....

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:30

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L'euthanasie reste, pour beaucoup, un sujet controversé... Pourtant, dans certaines circonstances, elle peut être une solution à des souffrances intolérables...

 

Le témoignage d'une élue écologiste du Nord-Pas-de-Calais, Sandrine Rousseau relance le débat sur l'euthanasie : cette élue révèle le suicide de sa mère "malade, condamnée", atteinte d'un cancer en phase terminale, et réclame "la légalisation du suicide assisté". 

 

Pourtant, certains s'opposent encore farouchement à toute idée d'euthanasie, prétextant, parfois, des motifs religieux, d'autres affirment que la prise en charge médicale permet d’atténuer les douleurs à l’approche de la mort. 

 

Quels sont ces moyens qui permettent de diminuer la souffrance ? Essentiellement, la morphine mais celle-ci entraîne des effets secondaires terribles qui aggravent l'état du patient : la morphine, c'est indéniable, a des effets délétères et ne supprime pas vraiment les douleurs, car elle en fait apparaître de nouvelles... La morphine bloque toutes les fonctions de l'organisme et provoque des troubles terrifiants...

 

Si ce problème de l'euthanasie se pose, c'est bien que les médicaments censés supprimer la douleur ne sont pas vraiment efficients et entraînent d'autres souffrances...

 

Non, la médecine actuelle n'est pas capable d'enlever les douleurs parfois atroces de l'agonie...

 

Ne nous leurrons pas : il ne s'agit pas d'appliquer l'euthanasie, à tort et à travers, mais face à une agonie qui s'éternise, pourquoi ne pas envisager d'abréger les souffrances d'un malade ? 

 

Quant aux motifs religieux, on voit bien aussi que ceux-ci ne tiennent pas, n'ont aucune raison d'être : assez d'hypocrisie ! Quand il s'agit d'apaiser la douleur, c'est bien la compassion religieuse qui intervient : c'est elle qui nous relie et nous unit aux autres : on ne peut souhaiter la douleur des autres, de ceux que l'on aime...

 

La médecine permet, de plus en plus, de prolonger la vie des gens mais ce progrès ne doit pas entraîner un effet inverse : redoubler les souffrances, les multiplier à l'infini...

L'agonie, certaines maladies conduisent à des douleurs intolérables : que ces douleurs soient épargnées aux patients semble relever de la plus simple humanité.

 

La pratique de l'euthanasie doit être, bien sûr, strictement encadrée avec l'accord du patient, de la famille, avec différents avis médicaux, mais cette évolution est nécessaire face au désarroi de certains patients qui subissent une véritable torture... 

 

L'humanisme nous commande de compâtir à la souffrance des autres, de la refuser, d'accorder une mort sereine à ceux qui le souhaitent...

 

Quand on a vécu la lente agonie de proches, leurs souffrances infinies, on ne peut que souhaiter une mort douce et apaisée pour tous les gens qu'on aime...

 

 



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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 16:47

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Que devient l'Europe ? Elle avait pour but d'instituer la paix entre les différents pays de l'union, mais elle est devenue un gouffre pour les contribuables amenés à payer toujours plus, elle est devenue une institution de voleurs par l'intermédiaire du parlement européen...

 

La paix, oui, est bien présente mais à quel prix ? Au prix du sacrifice de millions de citoyens qui souffrent de mesures iniques, de plans d'austérité qui s'accumulent en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal, dans de nombreux pays européens...

 

Les députés européens et leurs privilèges nous coûtent très cher : leur salaire exorbitant s'élève à 10500 euros nets par mois !

 

Ces députés prétendent lutter contre la fraude et l'évasion fiscales dont ils auraient fait leur cheval de bataille, mais ils se rendent eux mêmes coupables de spoliation de l'argent public...

 

L'Europe et ses députés se permettent de réserver la rigueur aux plus pauvres : en période de crise, voilà de quoi crier au scandale, voilà de quoi s'indigner et refuser toute cette politique à laquelle nous sommes assujettis...

 

Godfrey Bloom un député européen du parti populiste britannique a lui-même osé dénoncer ce système : lors d'un débat sur la lutte contre la fraude fiscale, il a énuméré la liste interminable des avantages dont bénéficient ses camarades députés. Tout commence par une citation du philosophe américain Murray Rothbard : "L'État est une institution de voleurs." 

 

La suite est éloquente : "L'imposition est un système dans lequel les politiciens et les bureaucrates volent l'argent de leurs citoyens pour le dilapider de la plus honteuse façon. La commission dans son ensemble et les bureaucrates de la commission ne paient pas d'impôts. Vous n'êtes pas assujettis à l'impôt au même titre que les citoyens, vous avez toutes sortes d'avantages... Taux d'imposition convertis, retraites non imposables.... Vous êtes les champions de l'évasion fiscale !"

 

Ce député conclut sa diatribe en disant que les eurosceptiques vont se faire de plus en plus nombreux...

 

L'Europe a-t-elle pour vocation de voler les peuples, de leur enlever leurs maigres revenus ? L'Europe a-t-elle pour fonction de désespérer les peuples ?

 

Face aux difficultés des plus humbles, il semble que d'autres prospèrent et s'enrichissent de la dette des peuples : ce système est scandaleux : on ne peut plus se voiler la face et laisser faire, car à tous les niveaux, gouvernemental, européen, local, certains profitent de l'argent public et réservent l'austérité aux gens modestes...

 

Quand le vol devient une véritable institution, quand il est même autorisé par la loi, les citoyens soumis à l'impôt n'ont plus aucun moyen pour se défendre : ils sont même invités à accepter toutes les fraudes, les passe-droits, les privilèges des gens de pouvoir.

 

Le fonctionnement institutionnel de l'Europe conduit aux pires dérives, aux pires gaspillages : ce système qui vise à faire payer les peuples, à les désespérer ne conduit-il pas l'Europe à la faillite ?

 

 

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 16:53

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Etagement de nuages dans le lointain...

 

Les nuages forment une barrière compacte, épaisse sur l'azur : certains bourgeonnent comme s'ils étaient boursoufflés par le vent du midi... comme des outres gonflées de mistral... 

 

Certains s'étirent paresseusement, d'autres s'éffilochent en des cripures légères, éclats et morceaux de soie blanche sur le bleu du ciel... D'autres bancs de nuées se superposent en couches successives.

 

D'autres se déchirent et laissent entrevoir des trouées de bleu dans l'entrelac des bouffées de nuages.

 

Les nuages dessinent des montagnes grisées surmontées de traits de rose pâle... des monts arrondis et enneigés de lumières apparaissent.

 

Les nuées se transforment en paysages : dunes de sable ou montagnes escarpées, mer grise hérissée d'écumes rayonnantes.

 

Les trouées de bleu deviennent des lacs de montagne, où stagnent des îles allongées aux côtes sinueuses : l'horizon nous fait voir des arbres de nuées, des bourgeons, des montagnes brumeuses, puis des enroulements de vagues...

 

Certaines montagnes semblent comme en suspension dans le ciel, d'autres sont collées sur l'horizon, d'autres encore forment des murs de gris et de blancs superposés...

 

Les nuages dérivent comme des chaloupes entraînées par le courant, les nuages s'enfuient bousculés par le vent.

 

Des nuées vaporeuses se dispersent, léger voile blanc d'azur sur le ciel...

 

Au loin, sur l'horizon, la barrière grise des nuages s'entoure d'un halo doré de soleil...

 

rosemar

 

http://youtu.be/eaPJKz1o0R4

http://youtu.be/b44-5M4e9nI

http://youtu.be/c1dZoWHKCAs

 

 

 

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ciels

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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