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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 16:38

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Le jardin, en automne, sous les brumes du matin, s'éveille lentement : l'air lourd, atone envahit l'espace, les couleurs de vert brun se mêlent tendrement et fusionnent dans des tableaux apaisants.

 

Les écumes de brumes s'épanouissent, se répandent, estompent les arbres dont on ne perçoit plus que des lueurs vertes et grises... Des poudres de neige envahissent le vert des arbres, chevelures grises aux teintes pleines de douceur.

 

Des parfums de terre mouillée, de feuilles, de fumée se mêlent et composent une harmonie subtile... L'air rempli de vapeurs exhale des odeurs sourdes, lourdes, chargées d'humidité.

 

La brume inonde les paysages, les fait disparaître sous une blancheur fantomatique, les arbres, les buissons, les pins s'effacent dans une vapeur douce, les teintes s'estompent, les formes se fondent, se rejoignent et s'évanouissent.

 

On entre dans un monde ouaté, feutré, vaporeux... où tout se confond...

 

On entre dans une atmosphère diffuse, dans des volutes de brumes.

 

Un monde proche du rêve s'offre à nous : des silhouettes mystérieuses apparaissent, des spectres de formes.

 

On a l'impression de marcher sur des nuées, d'enjamber des nuages, de franchir des espaces célestes d'une beauté inouie...

 

Des odeurs de brumes et de fumées s'entrelacent... les feuilles brûlées par l'automne répandent leurs senteurs mêlées à des sucs d'écorces embrumées.

 

Les arbres couverts d'humidité, de rosée matinale nous font voir leur parfum automnal, leurs formes confuses et vaporeuses s'étirent en des rêves de brumes...

 

Le jardin devient un banc de brumes égaré dans le ciel, il s'élargit à l'infini : on n'en voit plus les bornes... on n'en perçoit plus les limites...

 

Le jardin devient un monde en soi, un univers illimité...

 

rosemar

 

http://youtu.be/D9YHIE-8QQY

 

http://youtu.be/vimO9eGdnd8

 

 

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Photos : rosemar



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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 16:54

 

ane libre 3

 

En lisant ce roman écrit par un auteur latin d'origine africaine, on entre dans un univers plein de fantaisie, de magie ! Le titre : L'âne d'or, Asinus aureus en latin, nous invite à découvrir un récit plein de mystères. L'histoire est assez extraordinaire puisque Apulée nous raconte les mésaventures d'un certain Lucius, désireux d'apprendre la magie mais peu habile en la matière, il se laisse abuser et se retrouve transformé en âne !

 

Pauvre Lucius ! Dès lors, le voilà emporté dans un tourbillon de péripéties incroyables... Le soir même de sa transformation, des brigands s'emparent de lui et l'emmènent dans leur campement : là, une vieille femme chargée de surveiller une jeune prisonnière, enlevée par les brigands, raconte une histoire dont notre âne ne perd pas une miette : l'histoire de Psyché et de Cupidon...

Ce récit intercalé constitue un aspect essentiel de ce roman ...

 

 Lucius, au cours de ses mésaventures, côtoie différents milieux et des personnages hauts en couleurs : des brigands, des esclaves fugitifs, des prêtres, un meunier dont la femme est infidèle. C'est l'âne Lucius qui raconte toutes ces péripéties avec son esprit critique d'homme, sa verve et son humour, il nous fait percevoir les activités et les préoccupations de tous ces milieux très différents qu'il a fréquentés.

 

Ce roman antique est l'ancêtre des romans picaresques dont la caractéristique essentielle est de relater les aventures d'un héros que ses tribulations mettent en contact avec différents milieux sociaux, et notamment le petit peuple, les classes inférieures de la société. L'ensemble nous fournit un remarquable tableau de la vie quotidienne sous l'Empire au 2ème siècle après JC... et c'est au dernier livre, seulement, que Lucius retrouve sa forme humaine, grâce à des roses ! En broutant ces fleurs consacrées à Isis, il retrouve sa forme initiale.... Le culte d'Isis, déesse égyptienne commence alors à se répandre à Rome et le roman d'Apulée se fait l'écho du succès de cette religion.

 

Mais l'oeuvre est beaucoup plus riche que cette simple galerie de portraits. Divers éléments montrent, en effet, qu'on ne peut se borner à la lire au premier degré. Le Conte de Cupidon et de Psyché occupe le centre même du récit : Psyché, on le sait, est le nom grec de l'âme, et elle est amoureuse de Cupidon, l'un des grands dieux associé au désir. Les deux personnages différents par leur nature arrivent à se rejoindre, à s'aimer, ils parviennent à dépasser leurs différences : Psyché, après une série d'épreuves imposées par Vénus, la mère de Cupidon, devient, elle-même, une déesse et Cupidon, lui, s'assagit... L'amour fait se rejoindre deux êtres que tout opposait. Il constitue une sorte d'initiation qui permet aux personnages d'évoluer, de se transformer.

 

Cette histoire centrale est une mise en abyme, un reflet des aventures de Lucius : lui-même connaît des épreuves, de multiples malheurs de la même façon que Psyché : ces difficultés le rendent meilleur le purifient, lui qui a voulu s'égaler aux dieux en se livrant à la magie...

 

Faut-il voir dans ce roman une oeuvre de pur divertissement ? En fait, il semble que ce soit un roman d'initiation : l'âne dans la religion égyptienne, et surtout l'âne roux, donc l'âne d'or était le symbole du mal moral et du péché....Lucius doit subir une série d'épreuves initiatiques, avant de parvenir à être délivré du mal qui le possède. On trouve, dans ce roman, la peinture d'un monde atroce, plein de violences, et les souffrances que subit le personnage l'aident à se purifier et à retrouver sa forme humaine.

 

Lucius est bien un personnage en quête : il traverse un monde dur et hostile et ne trouve son salut qu'à travers la religion isiaque, après de multiples épreuves.

Si Lucius a été transformé en âne c'est qu'il s'est conduit comme un âne, se livrant à des satisfactions peu spirituelles et montrant une curiosité de mauvais aloi. L'histoire de Lucius, c'est au fond, aussi, celle de tout être humain confronté, dans sa vie, à toutes sortes de malheurs qui lui permettent d'évoluer...

 

En tout cas, Apulée nous entraîne grâce à son imagination, sa fantaisie, son goût du merveilleux, des belles histoires, dans un récit échevelé, plein de passions, de violences et d'aventures.

 

Il faut lire ce roman d'Apulée : c'est une plongée merveilleuse dans l'antiquité romaine et dans un récit aux multiples rebondissements où l'on ne s'ennuie pas.... Comique, tragique, humour, réalisme se mêlent dans un ensemble étonnant...

 

 

ane libre

 

 

ane libre G Severeyns

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 18:51


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Le football génère des passions exacerbées, démesurées : entre exécration et adulation, l'équipe de France draîne, autour d'elle, des supporters déchainés : opium du peuple, le football permet de faire rêver certains, de les distraire de leurs souffrances, de leurs angoisses, de leurs inquiétudes, de les entraîner dans des épopées nouvelles...

 

La dernière victoire de l'équipe de France contre l'Ukraine vient encore nous démontrer l'engouement excessif que suscite le football.

 

Mais, quand on songe à tout l'argent qui entoure ce sport, mérite-t-il vraiment un tel intérêt ?

Quand on songe aux scandales qui ont pu atteindre certains joueurs, pourquoi accorder à ce sport autant d'importance ?

 

Les fooballeurs perdent... et, aussitôt, les critiques fusent... ils gagnent... et subitement, les voilà transformés en demi-dieux, en idoles, en héros nationaux.

 

De tels revirements ont de quoi surprendre.

 

On est bien dans l'excès, la démesure, l'hybris : toutes ces gesticulations autour d'une équipe de football prouvent une forme d'inconscience : pourquoi accorder tant d'importance à des compétitions sportives dans lesquelles le hasard joue, souvent, un rôle qui n'est pas négligeable ?

 

Bien sûr, et c'est de bonne guerre, le président de la république s'est hâté d'établir un parallèle entre l'équipe de France et son équipe ministérielle, espérant, après les défaites, et les exécrations, des réussites nouvelles...

 

Au fond, la comparaison apparaît évidente et flagrante : François Hollande est, bel et bien, conspué, dénigré, rabaissé comme a pu l'être l'équipe nationale.

 

Il est vrai qu'en politique, il sera, sans doute, plus difficile de rétablir la situation et de percevoir, enfin, François Hollande comme un héros !

Mais la détestation est aussi forte que celle qui a visé les footeux français : c'est aussi intense, aussi violent et virulent...

 

Certains en viennent même à imaginer que le match France-Ukraine a été truqué : la France ne pouvait, ne devait pas perdre : d'ailleurs, le président est venu, en personne, assister au match, ce qui serait un indice irréfutable d'un match arrangé !

Si tel est le cas, c'est, en effet, accorder beaucoup trop d'importance à un sport qui tout en étant populaire, n'en mérite pas tant.

 

Ce n'est pas la victoire d'une équipe qui va changer la situation de la France : le chômage, les difficultés des précaires, les souffrances et les inquiétudes de certains.

 

Pour autant, on peut voir comment les français peuvent basculer d'une opinion vers une autre, on peut voir combien ils sont versatiles et changeants, on peut voir aussi comment ils se laissent emporter dans des passions sans mesure.

 

Après avoir voué l'équipe de France aux gémonies, voilà que les supporters encensent les joueurs, les perçoivent comme des héros.

 

François Hollande a été attaqué, lui aussi, de toutes parts, il a été la cible de critiques très appuyées : son action n'est, certes, pas exemplaire, notamment, dans le réglement des problèmes liés au chômage, mais on a pu voir un déchaînement, des salves, des tirs nourris à l'encontre du président...

 

Peut-il faire mieux ? On voudrait le souhaiter et l'espérer mais la France prise dans le piège d'une Europe désorganisée, dissociée, semble, comme les autres pays, ne pouvoir sortir de ce bourbier...

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 17:49


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Notre monde antcicipe, sans arrêt, sur la suite, il semble vouloir toujours prendre un temps d'avance : en ce mois de novembre, le facteur sonne à la porte et nous propose son fameux almanach : il me semble que cette distribution se déroulait, jusqu'alors, en décembre, ou même au début du mois de janvier.... Le choix est, d'ailleurs, limité : le facteur a déjà vendu un grand nombre d'almanachs et il faut se contenter de ce qui reste : un almanach assez banal décoré de chats...

 

Dans les supermarchés, en ce mois de novembre, on peut déjà acheter des galettes des rois ! Fêter les rois en novembre ? C'est ce qui s'appelle une curieuse anticipation !

 

Il semble que, de tous côtés, on nous bouscule, on nous transporte dans le futur, on nous impose d'accélérer le temps, on nous pousse à consommer avant l'heure.... 

Le temps semble, ainsi, comme compressé : on nous sollicite, sans cesse, on nous impose un rythme de vie en accéléré...

 

Dès le début du mois de novembre, les rayons des jouets sont, déjà, fin prêts pour accueillir les clients et les friandises de Noël sont installées à l'entrée des supermarchés...

 

On est, en fait, invité à consommer et même surconsommer : ce système fonctionne parfaitement. On a tendance à vouloir anticiper sur les courses de Noël et, ainsi, on consomme toujours plus.

 

Nos sociétés surabondantes et pléthoriques nous invitent à dépasser le temps, à le devancer... Comment résister ?

 

On se laisse happer par cette fuite en avant infernale, on veut ne pas être saisi par la cohue de Noël et, de plus en plus, on consomme avant l'heure...

 

Nous devenons des fourmis prévoyantes et voraces, emportées par les publicités, les supermarchés, les prétendues promotions, nous vouons un culte à une consommation urgente et hâtive, et beaucoup ont des difficultés à ne pas se laisser happer par cette perpétuelle anticipation.

 

Les fêtes de Noël deviennent, même, pour certains, sources de stress : les courses, les dépenses, la recherche des cadeaux hantent certains esprits.

 

Une fête qui devient un sujet d'angoisses ? N'est-ce pas, là, le monde à l'envers ?

Nous devenons, bel et bien, dans nos sociétés, des fourmis qui engrangent des provisions, des êtres voués à la consommation, à l'anticipation.

 

Peut-on vraiment résister ? J'ai l'impression qu' à l'exception des galettes des rois dont il vaut mieux se passer en novembre, le plus souvent,, chacun d'entre nous ne sait pas se défendre contre cette surconsommation anticipée...

 

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Photo de facteur : Rebecka J.

 



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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 19:02

 

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Sur internet, transparaît souvent une volonté de s'imposer, de surpasser l'autre : on peut voir se manifester des réactions de domination qui s'affichent curieusement, sans vergogne : il s'agit, alors, de nier l'intelligence de l'autre pour affirmer la sienne : "MOI, je suis plus intelligent ou plus intelligente que l'autre, moi, je réussis là où l'autre a échoué..."

 

Sur internet, le culte de la performance s'empare de certains et beaucoup d'internautes se laissent aller, plus ou moins, à ce penchant...

 

Sur facebook, il s'agit d'accumuler le plus grand nombre d' "amis", comme si ces amitiés n'étaient pas illusoires. Sur certains sites, ou blogs, il faut atteindre le meilleur score, la meilleure audience : ainsi des rivalités, des jalousies se créent entre les adeptes de facebook ou d'autres plate-formes de discussions : il faut surpasser l'autre, le vaincre, le dominer...

 

Peut-être la société a-t-elle été toujours rongée par ce souci de s'imposer, mais ce phénomène semble s'amplifier sur la toile, notamment.

 

Le culte de la performance s'empare de notre monde dans la vie de tous les jours, dans le travail, où les gens sont souvent notés, évalués, classés, répertoriés...

 

Et sur internet, on voit s'affirmer le besoin impérieux de noter, aussi, les autres : j'ai moi-même perçu ce goût de l'évaluation sur le site d'agoravox : certains agoranautes se sont mis à noter mes articles, en les traitant de rédactions simplistes, sans grand intérêt... s'amusant à mépriser, à rabaisser ce que je pouvais écrire...

 

Etant moi-même enseignante, j'ai pu, certes, ressentir, là, un amusement de potaches aimant ridiculiser les profs, mais c'est bien une tendance permanente de nos sociétés : le goût de l'évaluation, de la compétition...

 

On perçoit une volonté de noter les autres, de les classer, de les surpasser aussi... car si l'on note un adulte, on le traite comme un enfant, comme un élève : on le rabaisse d'une certaine façon, on le diminue, on l'infantilise : ce n'est pas très valorisant...

 

Le culte de la performance, l'envie d'évaluer les autres s'imposent dans nos sociétés : il faut lutter contre cette tendance qui nous envahit, il faut veiller à un certain respect de l'autre.

Vouloir dominer, c'est souvent vouloir rabaisser l'autre, c'est s'imposer en niant l'autre : les dominateurs sont, souvent, des envieux, des jaloux.

 

Assez de compétitions sur la toile ! La vie actuelle nous emporte vers cette tendance néfaste et dangereuse... Vouloir rabaisser l'autre, c'est, en fait, se rabaisser soi-même !

 

Vouloir vaincre, vouloir triompher en niant les autres, c'est se discréditer soi-même...

 

 

Bruegel sept péchers capitaux



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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 19:09

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La Russie, une démocratie selon certains ? Un pays" où il fait bon vivre", selon Gérard Depardieu ? La Russie reste, pourtant, fidèle à son passé de prisons d'infâmie, où sont bafoués les droits les plus élémentaires de l'homme, où la vie humaine est écrasée, anéantie par des bourreaux indignes...

 

En Mordovie, sont installés de nombreux camps de redressement qui n'ont rien à envier aux goulags d'autrefois : les images diffusées dans Envoyé Spécial, ce jeudi 14 novembre, sont terrifiantes, atroces : elles n'appartiennent, pourtant, pas au passé : c'est une réalité que vivent de nombreux prisonniers en Russie : la torture, les brimades, les coups de matraque, l'emploi de gaz lacrymogènes, les humiliations... L'homme brisé, annihilé, roué de coups ne peut que se soumettre à la loi des bourreaux...

 

Des rackets ignobles s'organisent : les familles des détenus doivent payer le prix fort pour que leur fils, leur fille, leur mari, leur femme soient épargnés : et, même dans ce cas-là, la mort est, parfois, au bout du calvaire.

 

Face aux bourreaux qui perpétuent ces horreurs, face à la barbarie des tortures infligées, soudain, on se prend à avoir honte d'appartenir à l'espèce humaine...

Comment des êtres humains sont-ils capables de telles ignominies ?

 

Torturer des prisonniers, les meurtrir, les réduire à néant sous les coups, sous les brimades ?

 

On voit des corps brisés, saccagés, blessés, on voit des êtres qui ont eux-mêmes perdu toute humanité : corps tuméfiés, regard perdu, forces anéanties...

 

Honte à ceux qui se livrent à cette barbarie d'un autre temps ! Honte aux dirigeants de la Russie qui laissent perdurer ces plaies, qui instaurent le régime de la terreur !

Honte à la dictature et aux bourreaux ! 

 

Comment ne pas être révolté, révulsé devant tant d'horreurs ?

 

La vie humaine ne vaut plus rien dans ces camps dignes de ceux que l'on appelait, autrefois, les camps de la mort... Oui, cette réalité existe toujours, elle fait partie du XXIème siècle, de notre époque pleine de progrès, à la technologie triomphante...

La réalité est effrayante, indigne, inadmissible, inhumaine...

 

Honte à ce pays qui admet de telles horreurs ! Honte aux bourreaux et à ceux qui les commandent !

Honte à ces fausses démocraties ! Honte aux êtres qui participent à ce massacre !

Méritent-ils, même, le nom d'êtres humains ? Ce sont des barbares, des brutes à bannir de l'humanité.

 

Comment les autres pays ne réagissent-ils pas, ne font-ils pas pression face à cette barbarie d'un autre temps ?

 

Malgré les progrès de la science, les tortures, la cruauté, l'ignominie sévissent encore dans de fausses démocraties...

 

Où en est notre monde ? Malgré toutes les avancées technologiques, il en est resté au règne de l'inhumanité, de l'horreur, de la barbarie...

 

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 17:53


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On assiste, c'est indéniable, à une recrudescence des insultes dans le monde politique et journalistique : Christiane Taubira a été visée plusieurs fois par des images et des propos racistes qui ont été repris, répercutés...

 

Même si ces injures ont été condamnées par une grande partie de la classe politique, elles existent, elles ont été diffusées sans honte et sans vergogne.

 

Une militante du front national, des adeptes de l'extrême droite, un journal extrémiste n'ont pas hésité à propager ces insultes, à les répandre sur internet ou lors de manifestations.

 

Partout, les polémiques enflent, s'exaspèrent et n'en finissent plus : le débat se réduit souvent à des bordées d'insultes, et il dégénère : il s'agit de rabaisser l'autre, de le dévaloriser par tous les moyens.

 

Les débats sur internet, par l'intermédiaire de twitter, ou d'autres sites se réduisent, parfois, à la volonté de rabaisser, d'amoindrir autrui...

 

On a assisté, ainsi, à des échanges virulents entre Nadine Morano et le directeur du journal Marianne, Joseph Macé-Scaron : l'ex-ministre a osé comparer la une de Minute, qui visait Christiane Taubira, à un article de Marianne intitulé : Le voyou de la République, publié en 2010.

 

Comparaison n'est pas raison, car l'article qui s'attaquait à Nicolas Sarkozy, s'il était critique, ne comportait aucune connotation raciste...

 

Le directeur de la rédaction de Marianne, Joseph Macé-Scaron, a aussitôt répliqué dans un article vengeur intitulé : "L'égarée de la République", article paru vendredi sur le site web de l'hebdomadaire. Le journaliste écrit notamment : "L'ancienne ministricule de Nicolas Sarkozy, qui est à la pensée politique ce que Nabilla est à la métaphysique kantienne, compare Marianne à Minute".

 

Et aussitôt, la surenchère n'a pas tardé à intervenir : sur twitter, la réplique de Nadine Morano a été tout aussi insultante et injurieuse : "Macé-Scaron est au journalisme ce qu'un rat est au caniveau... Ça pue, c'est laid, encore que le rat, lui, est intelligent", a-t-elle déclaré...

 

Les mots sont dégradants, ils visent à nier la personne : est-ce, là, un débat digne de gens responsables ?

 

D'ailleurs, personne ne s'émeut ou presque de toutes les critiques adressées à François Hollande qui sont fort nombreuses... Nadine Morano, elle même, vient de taxer le président d' "incompétence" dans une interview accordée à RTL...
 
Peut-elle, donc, donner des leçons au directeur du journal Marianne ?

Sans aucun doute, il faudrait veiller à modérer certains propos, à ne pas user de comparaisons approximatives ou infamantes, comme le fait Nadine Morano : elle s'est signalée, maintes fois, par des déclarations tonitruantes : ce n'est pas le rôle d'une responsable politique !

 

Voilà ce que devient le débat en France : il se réduit, parfois, à des insultes, à des attaques qui n'ont qu'un seul but : rabaisser l'autre... Pour peu qu'une personne ait une influence, un pouvoir, elle est souvent visée par des insultes...

 

En rabaissant l'autre, on se rabaisse soi-même : le mépris est méprisable.... et quand le débat se réduit à vouloir triompher de l'autre par des insultes, à nier son intelligence, on peut dire que la limite est franchie et que le débat n'a plus aucune dignité : il est facile d'insulter les autres, il est plus difficile d'argumenter de manière raisonnée et raisonnable.

 

Il est vrai qu'internet a tendance à exacerber ce phénomène : les gens réagissent à l'emporte-pièce, sans réfléchir... ils donnent un spectacle et un exemple assez pitoyables du débat politique...

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 17:38

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En automne, les sous-bois exhalent des senteurs étonnantes, odeurs variées d'humus, de terre, de mousse, de feuilles séchées...

 

Tous ces parfums resplendissent et se mêlent dans les jardins de l'automne : les aiguilles de pins sur le sol répandent leurs couleurs ambrées, des sucs de pignes, des teintes boisées et prégnantes...

 

La mousse des pierres, l'humidité des arbres nous font voir des effluves automnales, empreintes de douceurs, d'harmonies : les odeurs se mêlent, se confondent, se retrouvent, rebondissent dans l'air doux et paisible.

 

Les couleurs et les parfums de l'automne s'épanchent et illuminent la nature : les sous-bois nous font goûter à des bonheurs enivrants, enivrés de senteurs...

 

Les pignes de pins recouvrent le sol de leurs senteurs d'ambre, les feuilles roussies ont une odeur de brume, de brûlure : la terre, la pluie exaltent ces images, ces splendeurs automnales...

 

Les pierres se couvrent d'humus, de mousse soyeuse : des satins d'herbes, émanent des sucs de lichens, de fleurs, d'étoiles lumineuses.

 

La mousse fleurit en tapis compacts, souples et  légers : elle étale ses nuances de vert mêlé d'ocres flamboyantes... elle fait surgir ses senteurs de terre, de bois, d'écorces...

Elle nous fait toucher des éclats de soie, des essences subtiles de pins, de cèdres, d'arbres roux de l'automne...

 

Les arômes boisés parlent, murmurent les douceurs brûlées de l'automne.

 

Feuilles, brindilles, aiguilles de pins, ombrages, l'automne resplendit de parfums aux accords de lumières...

 

rosemar

 

http://youtu.be/MvQROitrwuE

 

 

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                  Photos : rosemar



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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 18:38

 

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"Soyons un peu boches !" c'est la phrase prononcée par un de nos artistes exilés, Florent Pagny... lui qui a quitté la France pour des raisons fiscales se permet de donner des leçons au gouvernement français ! Et il fait même l'éloge du modèle allemand, de sa "réussite", discours que l'on a souvent entendu lors du quinquennat précédent...

 

Florent Pagny n'y va pas avec le dos de la cuillère et ses propos font frémir : il se présente, d'abord, comme un précurseur lui qui a dénoncé les taxes, les impôts dans sa chanson : Ma liberté de penser...

 

Parlant du gouvernement actuel, Florent Pagny déclare :"Ils feraient mieux de penser à réduire les taxes et les charges. Je pense qu'ils gagneraient plus d'argent. Les gens consommeraient plus et vivraient un peu mieux. Y'en a une qui vient de se faire élire royalement, c'est Angela Merkel. Son argument c'est de dire : 'je vais réduire les aides sociales et les gens vont aller travailler'. Et l'Allemagne entière s'est levée en disant, 'elle a raison'. Eh! bien soyons un peu boches !"
 
Ce chanteur qui a gagné des fortunes vante donc le modèle allemand, en utilisant même un mot d'un autre temps, d'une autre époque : "les boches", terme associé à une période sombre de l'Allemagne nazie...
 
Que veut-il dire en employant ce mot ? Soyons féroces ? Soyons impitoyables ? Soyons inflexibles ? Soyons inhumains ? Soyons criminels ?
 
Voilà un artiste riche à millions qui fait l'éloge d'un système où le salaire minimum n'existe pas, dans lequel sévissent la pauvreté et la précarité, un pays où la misère des plus pauvres ne cesse de croître....
 
Un sourire triomphant aux lèvres, Florent Pagny propose donc de se conformer à un modèle de pauvreté sociale : il fait bien partie de cette caste des riches sourde et aveugle aux malheurs des autres ! 
 
En proposant de baisser les taxes et les impôts, le chanteur pense surtout à préserver les biens des privilégiés dont il fait partie....
 
Le monde des riches ne vit pas manifestement sur la même planète que les pauvres, les miséreux : les nantis ne songent qu'à protéger leur capital, leurs privilèges, leur bonheur égoïste....
 
Sans doute, Florent Pagny ne voit-il pas la misère de nombreux allemands qui en sont réduits à survivre avec un salaire indigne et indécent, sans doute ne perçoit-il que la réussite extérieure de l'Allemagne, la bonne santé de son industrie mais il refuse de voir toute la misère qu'elle génère et qu'elle engendre...
 
Il semble que ces privilégiés ne perçoivent plus les réalités du monde ordinaire : ils vivent dans une bulle de luxe, de conforts, d'insouciance...
 
Une telle inconscience, un tel mépris des gens humbles sont révoltants, d'autant plus révoltants qu'ils s'accompagnent d'un ton amusé : le rire, le sourire l'emportent alors que les déclarations sont effarantes !
 
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 16:45

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Charles Aznavour vient de faire des révélations qu'on pourrait juger fracassantes, si d'autres scandales n'avaient déjà éclaté dans le monde des hautes sphères de la politique : le chanteur déclare avoir soudoyé des hommes politiques, pour régler ses problèmes avec le fisc...

 

Et il ajoute : "ça m'a coûté très cher..."Charles Aznavour avoue, ainsi, avoir fait appel à différents hommes politiques de tous bords pour "arranger son coup."

Invité de l'émission de Philippe Vandel, Tout et son contraire sur France Info, le chanteur a révélé qu'il avait payé des responsables politiques « de gauche, de droite et même du centre », pour faire table rase de ses problèmes fiscaux.
 
On peut bien parler de corruption, et on peut supposer aussi que d'autres personnalités ont pu faire appel à ces mêmes moyens pour régler leurs difficultés....
 
S'agirait-il d'une pratique généralisée ? Encore une fois, la politique fait fi de la morale la plus élémentaire : des hommes de pouvoir n'hésitent pas à user de leur influence pour capter l'argent des citoyens...
 
Et par ailleurs, des personnalités en vue peuvent corrompre des politiques pour obtenir différentes faveurs, divers privilèges....
 
De part et d'autre, la morale est bafouée : qui peut, désormais, s'en étonner ?
 
La corruption est présente dans bien des domaines, l'argent domine notre société : tout s'achète et se vend : on peut monnayer certains avantages, on peut même monnayer une forme d'innocence....
 
On peut se payer une virginité, une apparence morale, une tranquillité...
 
Il semble que tout le monde l'accepte, puisque Charles Aznavour ose, lui-même, en parler et se livrer à de telles déclarations.
 
Oui, ces usages semblent acceptés dans le grand monde : on peut tout payer, on peut tout acheter, même une apparence de vertu....
 
Malgré tout, Charles Aznavour déclare qu'il n'a jamais fraudé le fisc, qu'il a d'ailleurs obtenu un non-lieu à ce sujet mais, il a eu de nombreux ennuis avec l'administration et a donc quitté la France.
 
Il continue, pourtant, à payer ses impôts en France et n'est donc pas un exilé fiscal contrairement à beaucoup d'autres : au moins, peut-on lui reconnaître son attachement et sa fidélité à la France.
 
Mais pour autant, il s'est laissé aller au vertige de la corruption et les hommes politiques en ont bien profité.
 
Où est la morale ? Où est l'honneur ? Où est la vertu ? Où est l'honnêteté ? Autant de qualités qui se délitent et s'évanouissent dans notre monde voué à l'argent.
 Tout s'achète et se vend dans ce monde mercantile où l'argent est roi... Tout est possible pour celui qui détient le pouvoir de l'argent...
 
Combien de millions sont ainsi détournés et échappent au fisc ? Combien de profiteurs issus du monde politique font des affaires juteuses par le biais de la corruption ?
 
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