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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 18:19

 Juan-Carlos 2

 

 

L'Espagne, ce pays secoué par la crise n'en finit pas de vivre sous le joug des scandales : après les graves soupçons de corruption qui pèsent sur le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, c'est au tour de la monarchie espagnole d'être emportée dans la spirale des scandales.

 

L'infante Cristina, la plus jeune fille du roi d'Espagne vient d'être inculpée pour fraude fiscale et blanchiment d'argent dans le cadre d'une enquête qui vise son époux : un roturier, le champion olympique de handball Inaki Urdangarin.

 

En novembre 2011, la presse espagnole avait révélé que six millions d'euros provenant de fonds publics avaient été détournés entre 2004 et 2006 par l'Institut Noos, dont Inaki Urdangarin était le président. Cette institution, initialement à but non lucratif était dédiée à l'organisation d'évènements sportifs.
 
Par ailleurs, la réputation du roi lui-même Juan Carlos est aussi entachée dans sa propre vie privée, faite de conquêtes féminines innombrables, d'infidélités répétées : le roi aurait même battu des records en ce domaine : on lui prête plus de 1500 maîtresses !
 
Ce Dom Juan n'aurait pas hésité à tromper de manière éhontée et à maintes reprises sa femme, la reine Sofia.
 
En période de crise, le roi se permet même des loisirs dispendieux : une chasse à l'éléphant au Bostwana, qui aurait coûté entre entre 7.000 et 30.000 euros. Le roi en est d'ailleurs revenu avec une hanche cassée...
 
Vie personnelle dissipée, train de vie coûteux, détournement d'argent public : toute la famille royale est éclaboussée par ces révélations successives.
 
Alors que les espagnols souffrent de la crise, sont acculés au chômage, à l'exil, parfois, les puissants qui gouvernent ce pays, la monarchie qui le représente sont au coeur de scandales très graves.
 
Force est de constater que les gens de pouvoir se permettent les pires infamies, souvent au détriment du peuple qui est contraint de subir des régressions dans de nombreux domaines.
 
Force est de constater que l'argent public est l'objet de convoitise même de la part de gens riches qui semblent insatiables.
 
Leurs privilèges éhontés ne leur suffisent même plus et ils se permettent de se servir dans les fonds publics.
 
Monarque, gouvernement : l'élite de la société espagnole semble bien corrompue dans son ensemble : les espagnols ont de quoi s'indigner, se révolter contre tous ces passe-droits ; l'argent, le sexe restent les motivations essentielles des puissants de ce monde et ils ne se soucient nullement des conséquences de leurs actes sur leur entourage ou sur les gens modestes qui souffrent de la crise...
 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 19:29

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"Là, jamais on n'entend de pieuses paroles, ce sont propos oisifs, chansons et fariboles..." écrit Molière dans le Tartuffe : à travers ce discours, Madame Pernelle, personnage de vieille bigote reproche à sa belle-fille, Elmire, de se livrer à des conversations frivoles et de mener une vie dissolue qui n'est pas conforme, selon elle, à la piété, à la religion.

 

"Fariboles", voilà un mot étonnant ! L'étymologie en est inconnue, mais certains ont imaginé que ce nom pourrait venir du latin : "fari bullas", dire des bulles, donc des stupidités, des propos vains, sans intérêt...

 

Cette étymologie, tout en étant incertaine est particulièrement séduisante car elle fait entrer ce terme dans une famille de mots pleine de richesse et d'intérêt, tous les mots formés sur le radical du verbe latin : "fari", parler, dire... Voilà, donc, un nom qui nous parle !

 

Dès lors, on peut évoquer la faconde, ou l'abondance de paroles, la facilité à s'exprimer, une faconde intarissable.

 

On peut faire référence à l'enfant, "infans" en latin, mot qui comporte un préfixe négatif : c'est le bébé qui braille, qui babille, mais ne parle pas vraiment.

 

On voit, aussi, la relation avec la fatalité, le "fatum" antique qui désigne "ce qui est dit par avance, ce qui est décidé par les dieux", donc le destin auquel on ne peut échapper, le destin composante essentielle de la tragédie ! 

 

Dans les contes, ce sont les "fées" qui, par leurs prédictions, sont à l'origine du destin des êtres, encore un mot dérivé du latin "fatum".

 

Un autre verbe latin : fateri, participe passé fassus, a donné naissance à de nombreux dérivés : le professeur, celui qui parle devant les autres, le confesseur, celui à qui on parle en confidence...

 

Le nom fabula, " conversation, récit mythique, conte" est à l'origine de bien d'autres mots : la fable, le fabliau, fabuleux, affable, affabulation, ineffable.

 

Le terme "fama", la réputation peut être, aussi, rattaché à toute cette famille et aussitôt, on voit surgir de nombreux vocables : fameux, infâme, infamie, diffamateur.

 

On pourrait citer tous les termes grecs issus de ce radical : aphasie, blasphémateur, euphémisme, prophète : dans ces mots, la graphie "ph " remplace la consonne "f".

 

Quelle richesse dans tous ces dérivés ! C'est une évidence : ce verbe "parler" a fait naître une multitude de mots aux sens variés.

 

Et ce ne sont pas, là, "chansons et fariboles' ! Ce ne sont pas des propos frivoles !

On voit bien toute l'importance de ce vocabulaire, toute sa richesse !

 

Souvent, on ne perçoit pas toutes ces relations de sens entre les différents mots en raison de modifications phonétiques, d'ajouts de préfixe ou de suffixe.

 

Mais, tous ces termes forment bien un tissu indissociable, et il est intéressant d'en retrouver la trame : dès lors, on comprend mieux leurs significations, leurs relations et on peut mieux les maîtriser.

 

Même si l'étymologie du mot "faribole" n'est pas certaine, elle a le mérite d'ouvrir des perspectives et des horizons nouveaux : elle nous fait remonter aux origines de la langue et même si ce substantif n'est plus vraiment utilisé, si son emploi est surtout littéraire, le terme nous séduit par toutes ses résonnances : vive les fariboles !

 

fée SophieAnderson

 

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 19:03

 

ecole

C'est la rentrée, après les vacances de Noël : au total, une soixantaine de copies corrigées, un certain nombre d'heures consacrées, pendant les vacances, à ces corrections fastidieuses, notamment en français.

 

Il faut affronter un nouveau rythme de vie, la remise en route de l'emploi du temps...

 

Premier jour : ce lundi 6 décembre, le lever est prévu à 5 heures, pour pouvoir trouver une place au parcmètre, près du lycée : il faut, même, payer pour aller travailler ! Arrivée au lycée, vers 7 heures : le temps de revoir les cours et de faire quelques photocopies pour prévoir la suite du trimestre.

 

Premières heures de cours : d'abord, voeux de bonne année : je souhaite aux élèves bonheurs, santé, découvertes et aussi une meilleure volonté devant les efforts exigés en seconde, puis remise des copies aux élèves après un bilan global mitigé : un grand nombre d'élèves n'ont pas travaillé, il faut les recadrer, leur montrer que leurs copies ne sont pas au niveau, il faut également encourager ceux qui ont fait des efforts pour vaincre leurs difficultés.

 

Après la remise des copies, voici venu le temps d'inciter les élèves à corriger leurs erreurs : la plupart manquent d'autonomie ou font semblant d'en manquer : les corrections se limitent parfois au minimum.

 

Puis, les cours se poursuivent et s'enhaînent sur des analyses de textes : étude du réalisme, du registre épique, extraits de romans...

 

Il est essentiel de veiller à une bonne écoute, à une prise de notes rigoureuse et stricte : la tâche se révèle difficile pour certains élèves qui ne savent pas bien se concentrer...

 

Ce métier n'admet aucune distraction de la part du professeur : il faut animer le débat, faire participer les élèves de manière ordonnée, corriger les erreurs commises...

L'esprit est mobilisé du début à la fin de chaque heure de cours.

 

Il faut aussi anticiper, donner le travail pour la semains suivante.

 

Après la pause de midi, mes cours reprennent, seulement, de 16 heures à 18 heures pour des latinistes : mon emploi du temps est assez dispersé mais je peux préparer mon travail, pendant mon temps libre de 14 à 16 h.

 

Les cours de fin de journée sont plus fatigants car les élèves sont moins réceptifs : il faut varier les acitivités : cours, traductions, exposés.

 

La journée s'achève, au lycée, à 18 heures : il fait nuit noire, et je rentre chez moi vers 18 heures 30 mais, pour autant, le travail n'est pas fini : il faut, alors préparer la journée du lendemain : le cartable, les livres, les cours, les photocopies, la trousse, les craies, les feutres, les différentes clés des salles de classe, revoir rapidement le travail du lendemain matin.

 

Après une journée, la fatigue se fait sentir... une autre tâche m' attend : remplir le cahier de textes sur internet, rentrer un code d'accès puis un deuxième, enfin inscrire le travail accompli : tout cela prend du temps !

 

Il est impératif, ensuite, d' essayer de se déconnecter de tous les problèmes qu'on a pu rencontrer dans la journée : bavardages, oublis de livres, désinvolture etc.

 

Ouf ! On peut, enfin, se livrer à d'autres activités : repas, internet, télévision, lectures.

 

De fait, l'enseignement mobilise, accapare les pensées, prend le cerveau et il est important de se livrer à différents loisirs pour échapper au stress, à la fatigue : il faut, à tout prix, se libérer l'esprit ! 

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 17:51

 

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Une photo de la candidate à la mairie de Paris fumant une cigarette aux côtés de SDF, publiée dans "VSD", suscite la controverse : on y voit Nathalie Kosciusko-Morizet, en blouson de cuir, discuter avec des SDF.

 

On dirait une scène de film : l'image apparaît bien factice et la candidate UMP joue, là, le rôle d'une femme proche du peuple, qui se mêle aux plus déshérités.

 

Qui peut croire à une quelconque sincérité ? On ne peut y voir qu'une opération publicitaire visant à faire de la candidate UMP une femme ordinaire, qui sait s'intéresser à la misère du monde, qui sait s'impliquer auprès des plus démunis...

 

On est bien, là, dans la politique spectacle : les pauvres, les SDF sont utilisés dans un cliché pour servir les intérêts d'une candidate aux élections...

 

Oui, NKM sur cette photo apparaît bien différente de son image habituelle de bourgeoise installée : cheveux longs lâchés et négligés, petit blouson de cuir, cigarette à la bouche, moulée dans un jean : on croirait la voir jouer, dans un polar, un rôle de femme libre et libérée...

 

La démagogie mise en oeuvre dans cette photo prête à sourire : on a des difficultés à reconnaître NKM sur cette image : d'ailleurs, un photographe était là, exprès pour immortaliser la scène !

 

La politique semble devenir un vaste spectacle : seule, compte l'image que l'on donne de soi : les idées, les idéaux passent au second plan, et même disparaissent.

Comment une photo si éloignée de l'image habituelle de NKM pourrait-elle convaincre ?

 

Si Nathalie Kosciusko-Morizet veut vraiment s'intéresser aux problèmes des SDF, qu'elle évoque cet aspect dans son programme, mais le cliché lui-même ne peut convaincre personne.

 

NKM en train de fumer ? Est-ce possible ? NKM en train de côtoyer familièrement des SDF ? Est-ce envisageable ? 

 

On est bien loin de la réalité, on est bien loin de la vérité.

 

Finalement, ces photos publiées dans VSD en deviennent choquantes et indécentes : voilà une opération de com ratée, qui produit même un effet désastreux.

La politique devrait être une affaire sérieuse, elle devient une affaire d'images et de communication : honte à ceux qui ne pensent qu'à donner une image surfaite, fausse, imaginaire de leur personnalité !

 

Honte à ceux et celles qui font de la communication une priorité au détriment des idées, d'une certaine vérité : on ne demande pas à une femme ou un homme politique de jouer des rôles : on leur demande d'être efficaces et sincères dans leur conviction !

 

NKM a-t-elle un grand avenir politique ? On peut en douter en voyant la stratégie utilisée par celle qui fut porte parole de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, lors des dernières élections présidentielles.

 
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 16:27

 

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En hiver, les pierres se couvrent, parfois, de mousse : un tapis léger d'herbes douces, soyeuses parcourt la surface grise : vert, brindilles brunes se mêlent, se croisent, s'entrecroisent...

 

Les teintes de verts se nuancent d'anis, d'ocres, de lumières : la pierre s'habille d'une mince parure qui montre un tissu de velours.

 

Terre et filaments de verts garnissent la roche : une parure simple qui magnifie, pourtant, la pierre... Les épis vernissés de mousse aux senteurs de lumière tissent des tableaux somptueux.

 

Parfois, la mousse compacte et épaisse bourgeonne, se répand et recouvre presque toute la surface de la rocaille : elle se fait souple, abondante, offre au regard sa douceur, sa luminosité de verdures aux pointes d'ocres.

 

Les brins de mousse exhalent des senteurs uniques de terre, d'arbres, d'écorces, d'aiguilles de pins.

 

Les brins de mousse se haussent, s'épanchent : on en perçoit le velours ombré, et la pierre disparaît sous le tapis des herbes.

 

La mousse se fait parfois plus dense, somptueuse et généreuse, la mousse devient une parure rayonnante...

 

Les pierres d'hiver cachées sous la verdure forment des tableaux étonnants de couleurs et de formes.

 

Les pierres prennent des allures de bouquets d'herbes flamboyants, de fleurs de verts et d'ocres, de nuées de lumières sous le ciel de l'hiver.

 

Les pierres se parent de douceur, perdent leur dureté, se transforment en moires soyeuses.

 

Les pierres de mousse révèlent de nouvelles splendeurs, celles de l'hiver aux ciels de neige et de gris...

 

 

http://youtu.be/MvQROitrwuE

 

http://youtu.be/PuyYc0gINbU

 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 17:24


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 Décidément, Frédéric Lefebvre, député UMP, n'a pas fini de provoquer l'hilarité et les sarcasmes : en ce début d'année, il commence fort !

 

"Que le bonheur et la réussite vous sourisse", a souhaité Frédéric Lefèbvre, le 1er janvier, à ceux qui le suivent sur Twitter, inventant un présent du subjonctif et omettant, en plus, de l'accorder au pluriel !

 

Deux fautes pour une seule petite phrase et sur un seul mot, voilà de quoi faire jaser ! Il est vrai que l'orthographe et la grammaire sont, depuis un certain temps, démodées !

 

Aussitôt, le député UMP a supprimé ce tweet, prétextant une "usurpation de compte". Au journal Le Parisien il a affirmé : « Le message qu'une bonne partie de la presse relaie, depuis hier, n'est pas le mien. Mon compte Twitter a été hacké le Jour de l'an. C'est un message que je n'ai pas rédigé."

 

Certes, tout est possible, mais il faut bien reconnaître que Frédéric Lefebvre s'est déjà distingué par des erreurs grossières, confondant, ainsi, le Zadig de Voltaire avec la marque de vêtements Zadig et Voltaire : il avait cité cette marque de vêtements comme livre de chevet et avait, alors, suscité l'hilarité générale.

 

De fait, les erreurs se multiplient sur internet, sur des publications journalistiques, sur les médias : combien de fois perçoit-on des fautes d'accord, des liaisons inadaptées, hors de propos ! Combien de fois les journalistes et les journaleux commettent-ils des erreurs !

Mais, là, l'erreur est particulièrement grossière et manifeste : faute d'accord, doublée d'une faute de conjugaison...

 

Il est vrai que le subjonctif se raréfie et n'est plus guère employé, mais il reste une forme fondamentale de notre langue.

 

Il est fort possible que Frédéric Lefebvre ait commis cette erreur et que son excuse soit trompeuse et fallacieuse !

 

Face à ces erreurs répétées, réitérées, il est loisible de constater les manques, les lacunes de nos hommes politiques : la culture n'est, elle-même, plus trop à la mode, hélas !

 

La culture est méprisée, foulée aux pieds et les hommes politiques, eux-mêmes, ne révèlent-ils pas, souvent,  une forme d'inculture ?

 

Alors que les enseignants connaissent des difficultés dans leur travail, que leur rôle est même parfois contesté, il serait bon de remettre la culture, l'orthographe, la grammaire à l'honneur.

 

Il serait bon de rétablir ces disciplines au lieu de remettre en cause le statut des enseignants et leurs prétendus privilèges...

 

Quand l'inculture s'installe à la une des journaux, dans les discours des hommes politiques, il faut s'inquiéter de l'exemple qui est, ainsi, donné.

 

Monsieur Lefebvre, votre inculture nous fait sourire, votre inculture nous amuse mais, en même temps, elle nous désole !

 

Un souhait s'impose : que l'avenir puisse, enfin, sourire à la culture ! Que la culture soit, enfin, réhabilitée !

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 17:04


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On peut, si l'on veut, défendre la cause palestinienne et c'est une noble cause : des populations sont déplacées, opprimées, méprisées et il faut condamner les exactions d'Israel en Palestine, pour autant, certains propos de l'humoriste Dieudonné sont inadmissibles, notamment quand il fait allusion aux chambres à gaz dont il semble regretter la disparition...

 

Lors d'un de ses spectacles, l'humoriste a notamment déclaré : "Quand je l'entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz... Dommage".

 

Qu'une telle phrase puisse déclencher les rires des spectateurs est assez inquiétant, tout de même... Quand on sait toutes les atrocités commises pendant la deuxième guerre mondiale, quand on a vu des images des camps de la mort, quand on sait toute l'abjection qu'a représentée l'horreur nazie, il paraît indigne de s'y référer même pour répondre aux attaques d'un journaliste.

 

Il est des sujets sensibles sur lesquels il semble difficile de faire de l'humour en souhaitant le retour d'horreurs passées, en les regrettant !

 

Bien sûr, Dieudonné se défend de tout antisémitisme". Il  fait valoir "le contexte" dans lequel les propos étaient tenus, "un spectacle où les gens rient". "Et le rire, c'est la possibilité d'être dans l'outrance, l'énormité, l'absurde", a ajouté Dieudonné.

 

Certes, le rire, l'outrance sont permis, mais certains propos qui font intervenir un racisme outrancier sont-ils admissibles ? La simple évocation des chambres à gaz fait frémir dans un tel contexte.

 

On ne peut pas tout dire : souhaiter le retour des chambres à gaz, regretter leur existence, pour susciter le rire, et pour s'attaquer à un journaliste paraît relever d'une forme d'indécence et d'inconscience.

 

On ne peut souhaiter, même à son pire ennemi, les chambres à gaz dans lesquelles des gens innocents ont été sacrifiés à la barbarie nazie.

 

Dieudonné a été condamné plusieurs fois pour antisémitisme : la justice a tranché et a sévi...

Au nom de la liberté d'expression, peut-on admettre que soient prononcés des propos aussi choquants ?

 

Face à certains relents de racisme, d'antisémitisme qui hantent notre monde, il faut condamner fermement certains propos qui visent à remettre à l'honneur des horreurs du passé : on ne peut impunément faire l'apologie des chambres à gaz en disant : dommage qu'elles n'existent plus !

 

L'humour peut passer par la grossièreté, mais il faut refuser, sans nul doute, la vulgarité et la bassesse !


Si Dieudonné voulait s'attaquer à ce journaliste, il aurait dû mettre en oeuvre des moyens plus subtils pour le dénoncer : le rire accompagné d'une certaine finesse aurait eu plus d'impact !

 

Le racisme est un délit, et doit le rester : certes, un humoriste fait appel au rire, à la caricature mais il ne peut se laisser entraîner à des dérives racistes aux relents nauséabonds.

 

Le rire vulgaire de Dieudonné n'amuse plus vraiment le public, son début de carrière politique dans un parti anti-sionniste est un échec : il ferait mieux de songer à une nouvelle reconversion pour éviter de sombrer lui-même dans le ridicule...

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 15:10


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Belle et heureuse année à tous les anciens du post : une année d'articles, de découvertes, de voyages, de petits et de grands bonheurs... une année où s'égrèneront encore les saisons qui rythment nos vies, douce alternance qui nous fait espérer des renouveaux, des jours différents...

 

L'hiver qui nous bouscule, nous maltraite, nous emporte dans ses replis glacés, le printemps qui nous ravit, nous apaise, nous console, l'été qui nous berce de ses chaleurs, de ses parfums de lavande, de thym, l'automne qui embrase les jardins et les forêts de ses éclats rutilants.

 

Ah ! les saisons ! disait et écrivait le poète, celles qui nous guident, nous emportent, nous enveloppent de leurs empreintes, celles qui nous enlacent de leurs bonheurs si variés.

 

L'hiver est là, si intense, mais, déjà, il annonce le renouveau, le regain, l'herbe qui repousse et qui nous fait espérer toujours mieux...

 

Les saisons ! Qu'elles nous guident encore vers des couleurs, des parfums, des senteurs nouvelles, qu'elles nous imprègnent de leurs splendeurs toujours renouvelées !

 

Que de formes, que de teintes, que d'éclats, que d'harmonies, que de douceurs entrelacées !

 

Des paysages, des arbres, des ciels bleus ou gris, des horizons de lumières, des tons pastels ou éclatants, que toute l'harmonie des saisons nous accompagne...

 

Des parfums de mousse, de pierre, de pins, des effluves d'écorces brumeuses ou éclatantes !

 

Des couleurs de roses, des aurores, des soleils, des nuées de lumières, des éclats de feuilles !

 

Des pierres de mousse, des cèdres aux teintes lumineuses, des clartés de l'été rayonnant !

 

Bonne année à toutes et à tous...

 

http://youtu.be/d_mLFHLSULw

http://youtu.be/z705kxc8mO8

Photo : rosemar

 

 



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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 17:01

aurore libre

 

Une odeur balsamique : un parfum qui embaume, qui apaise, qui a une vertu analogue à celle d'un baume ! 

 

"Balsamique, baume, embaumer" : autant de mots qui dérivent d'un même radical : "balsamum", le baume en latin.

 

"Cette aube avait une odeur si balsamique, que Florent se crut un instant en pleine campagne, sur quelque colline..." écrit Zola dans Le Ventre de Paris.

 

Et, aussitôt, ce terme"balsamique" nous séduit, nous emporte dans un autre univers : celui des parfums, des effluves.

 

Comment un simple mot "balsamique" suffit-il pour attirer l'attention du lecteur ? Ce mot mystérieux suscite la curiosité par son sens, ses sonorités...

 

Comment une odeur peut-elle devenir un véritable baume, qui soigne, qui calme ?

Comment un parfum d'aube peut-il suggérer la nature, la campagne ?

 

Un simple mot, et voilà l'imagination qui s'exalte et voyage, vers des paysages faits de couleurs, d'odeurs, et même, d'une sensation tactile apaisante à la façon d'un baume !

 

Quel joli mot ! Joli, non ! C'est beaucoup plus, quel mot surprenant, étonnant qui contient, en lui, différentes évocations et sensations !

 

Cette odeur balsamique embaume, s'épanche, se répand autour de nous, envahit l'espace, cette odeur nous fait voir des collines, des arbres, des senteurs de pins verts, on peut même percevoir des chants d'oiseaux.

 

Cette odeur balsamique attire tous les sens et les contient tous !

 

Un simple mot, au détour d'une phrase permet de recomposer le monde, de le restituer dans sa complexité, ses détours, sa signification...

 

Un simple mot"balsamique" nous invite à la découverte et à la réflexion, un mot qui entre dans une relation de sens avec d'autres mots, un mot qui ouvre, donc, des perspectives et qui fait rêver parce qu'au fond, ce mot n'est pas si simple, si évident : peu de gens l'emploient, si ce n'est pour évoquer "le vinaigre balsamique."

 

Ce mot rare utilisé pour un condiment n'apparaît que très peu dans d'autres contextes : c'est, là, un terme littéraire qui fascine, intrigue : toute une terre à explorer...

 

Les sonorités participent aussi de ce mystère : le son "a" répété, la sifflante"s" qui est pleine de douceur, les 4 syllabes du mot assez long et langoureux.

 

Voilà un mot qui retient l'attention, voilà un mot qui nous donne envie d'en découvrir d'autres...

 

J'aime ce mot à la fois familier et lointain, à la fois ordinaire et exceptionnel !

 

 

 

http://youtu.be/MvQROitrwuE

http://youtu.be/c1dZoWHKCAs

 

 

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Photos en bas de l'article : rosemar                



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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 16:50

chaplin

 

Avec ce film, Chaplin réalise un véritable chef d'oeuvre, une référence dans le monde du cinéma...

Chaplin était bien un visionnaire : dans Les temps modernes, Chaplin n'imagine-t-il pas l'essentiel de la société contemporaine ? Ne nous fait-il pas percevoir la quintessence de nos sociétés ?

 

 Le film s'ouvre, ainsi, sur l'image d'un troupeau de moutons qui se superpose à la horde d'ouvriers entrant dans une usine : aussitôt, on perçoit l'homme transformé en animal, traité comme du bétail : l'homme déshumanisé suit le mouvement du groupe.

 

Tout le monde se souvient de ces images célèbres : l'univers de l'usine est bien évoqué avec ses cadences infernales, la mécanisation de l'homme, conditionné pour travailler le plus possible : le travail aliène l'individu, transforme l'homme en une machine, car on lui demande toujours plus de rendements et d'efficacité.

 

Chaplin dénonce bien la folie du monde moderne : ce monde entraîne l'individu dans la démesure, l'ubris, la démence : Charlot, armé de ses outils en vient à prendre les êtres humains pour des machines : atteint de folie, il sème la panique dans l'usine, bombarde d'huile les ouvriers, le contremaître.

 

Secoué de mouvements nerveux, il mime le mouvement de la machine et se transforme lui-même en une machine : le ressort comique consiste justement à métamorphoser le personnage qui se mécanise et n'a plus rien d'humain.

 

Autre thème essentiel : l'homme au travail est, sans cesse, surveillé, épié par des caméras, recadré s'il se permet un écart : le règne de big brother est annoncé.

 

La caricature, les effets comiques soulignent tous les dangers de la modernisation : l'homme est invité à manger le plus rapidement possible, grâce à une machine infernale qui devient un véritable instrument de torture : c'est, là, une vision prémonitoire de nos fast food dont le but est de réduire le temps consacré au repas.

 

L'évocation de la ville, de ses foules est particulièrement saisissante : une manifestation de chômeurs est sévèrement réprimée par les forces de police... Le chômage, la pauvreté, la misère sont opposés au luxe des grands magasins : Charlot, engagé comme gardien de nuit dans un de ces temples de la consommation découvre cette richesse en compagnie de la gamine, autre personnage de ce film, incarné par Paulette Goddard.

 

N'oublions pas que ce film a été tourné en 1936 et que Chaplin dépeint une Amérique soumise à la crise économique de 1929.

 

Les mésaventures du personnage conduisent aussi Charlot en prison : l'univers carcéral apparaît inhumain : la promiscuité, la violence, la loi du plus fort, la drogue, autant de thèmes d'actualité transparaissent dans cette évocation. Mais, finalement, cet univers semble plus humain que l'usine et ses cadences infernales !

L'homme est totalement broyé par le monde du travail, comme le montre l'image de l'ouvrier entraîné dans les rouages de la machine.

 

Non seulement, l'homme est broyé mais il est aussi victime du système : la gamine dont le père est chômeur en vient à voler un pain : elle est aussitôt pourchassée par la police, son père est tué par des policiers lors d'une manifestation et aussitôt, on veut la placer dans une institution...

 

Les miséreux sont inéluctablement les victimes de la société : les deux héros de l'histoire se retrouvent à la fin du film encore pourchassés par des policiers : la scène finale les montre sur le bord d'une route, desemparés : la jeune fille se met à pleurer de désespoir, mais le film s'achève sur un message d'espérance : Charlot apporte du réconfort à la gamine et la console par des propos rassurants...

 

On voit, alors, s'éloigner les deux silhouettes des personnages en quête d'un monde meilleur.

 

Quelle richesse dans ce film, quel foisonnement dans les thèmes traités ! Et surtout, quelle vérité, quelle acuité dans la description des réalités du monde moderne !

 

Charlie Chaplin nous montre bien la cruauté du monde et met en évidence toutes les dérives de nos sociétés... le rire, la dérision, l'espoir l'emportent, malgré tout, et ce n'est pas, là, un des moindres mérites de ce film !

 

 

http://youtu.be/OG13Jozk1oc

 

 

 

 

 

Charlie_Chaplin_and_Paulette_Goddard_in_The_Great_-copie-1.JPG

 

Charlie Chaplin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chaplin 2

 



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