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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 12:08
Le programme éducatif d'Emmanuel Macron : quelques mesures intéressantes...

 

 

 

L'éducation est un secteur essentiel qui est trop souvent négligé, alors qu'elle est une ouverture sur l'avenir : tournée vers le passé, elle nous fait avancer vers le futur...

 

Durant le quinquennat de François Hollande, trois ministres de l'Education se sont succédé, et ils ont déçu les attentes des enseignants : réforme désastreuse des rythmes scolaires engagée par Vincent Peillon,  passage éclair de Benoît Hamon, réforme catastrophique du collège, initiée par Najat Vallaud-Belkacem.

 

Dans son programme, Emmanuel Macron semble vouloir retrouver des équilibres perdus : il veut donner une priorité au primaire et revenir sur la réforme du collège...

 

Un accompagnement renforcé et une individualisation des apprentissages, dès la maternelle”, devraient “donner à chacun la possibilité de réussir", a précisé le nouveau président de la République, dans son programme.

 

Emmanuel Macron propose ainsi de “diviser par deux” les effectifs des classes de CP et de CE1 en REP ou réseaux d'éducation prioritaire. 

Emmanuel Macron prévoit de proposer aux élèves, entre le CP et le CM2, des “stages de remise à niveau” en fin d’été. 

 

Il veut mettre en place un “accompagnement” après la classe. Au collège, seront rétablies les “études dirigées” , grâce à des “bénévoles” – retraités et étudiants, qui auraient “un trimestre dédié” à cette activité dans leurs parcours.

Toutes ces mesures vont dans le bon sens, et devraient permettre aux élèves en difficulté d'améliorer leur niveau : soutiens aux élèves, effectifs réduits...

 

Les collèges pourront rétablir les classes bilangues en 6e, ainsi que les sections européennes, et instituer un “véritable enseignement du grec et du latin”.

Ainsi, ces disciplines, sacrifiées par la réforme des collèges, seront rétablies et permettront aux élèves qui le souhaitent de se former aux humanités.

C'est là un retour aux sources mêmes de notre langue, de notre culture, de notre histoire et de notre littérature.

La culture classique remise à l'honneur, voilà qui est essentiel pour la formation des élèves.

Dans un monde en constante évolution, il est important pour chacun de s'ancrer dans le passé.

 

De plus, le baccalauréat sera simplifié :  le Bac comporterait 4 matières obligatoires à l’examen final. Les autres disciplines seraient validées par un contrôle continu...

Une façon d'alléger cet examen devenu difficile à organiser dans sa conception actuelle, une machine de plus en plus lourde, ingérable pour les enseignants...

 

 Emmanuel Macron prévoit, aussi, de développer l’alternance et l’apprentissage, en faisant un “effort massif”, qui passera par le développement des “périodes de pré-apprentissage” et par les “filières en alternance dans tous les lycées professionnels”.

Il envisage de créer entre 4000 et 5000 postes d'enseignants.

On le voit : ce programme offre certaines perspectives intéressantes...

 

Bien sûr, il faudra surveiller la réforme des retraites que propose Emmanuel Macron : sera-t-elle un progrès pour les enseignants ? On peut en douter... Il faudra réclamer une véritable revalorisation de ce métier par une augmentation des salaires...

L'éducation malmenée au cours des deux précédents quinquennats doit redevenir une vraie priorité : les enseignants méritent d'être soutenus dans leur fonction car ils jouent un rôle essentiel.

 

 

 

 

 

Le programme éducatif d'Emmanuel Macron : quelques mesures intéressantes...
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 10:35
La "désertion" de Marion Maréchal Le Pen...

 

 

 

Marion Maréchal Le Pen annonce qu'elle quitte la politique... Elle renonce à ses mandats et à toutes ses fonctions.

Une décision qui n'étonnera personne... depuis des semaines, on savait que la famille Le Pen était divisée, fracturée.

 

A plusieurs reprises, Marine Le Pen avait recadré sa nièce, la remettant à sa place, de manière assez vive.

Elle avait notamment déclaré qu'elle ne ferait pas partie de son gouvernement en cas de victoire aux élections présidentielles : "Elle est jeune, elle est assez raide, c’est vrai, un peu comme la jeunesse française qui se raidit." Elle lui apparaissait trop inexpérimentée pour entrer au gouvernement.

"Raideur, inexpérience", les mots employés par Marine Le Pen étaient particulièrement critiques à l'égard de la jeune femme.

 

Faire de la politique en famille, ce n'est sûrement pas chose facile, surtout quand on porte le nom de Le Pen.

Les brouilles familiales font partie de la saga de ce clan, où les ambitions sont exacerbées.


En 2015, suspendu par le bureau exécutif du Front national, Jean Marie Le Pen avait dénoncé une véritable "félonie", de la part de sa fille, et évoqué un "complot" ourdi contre lui.

 L’ancien leader du parti avait même comparé son exclusion du FN à la décapitation de Louis XVI. Il avait prédit la défaite de sa fille en 2017 si "le FN ne parlait pas d'une seule voix."

 

Hier, Jean Marie Le Pen a parlé d'une "désertion". Il juge que la décision de Marion Maréchal-Le Pen de renoncer à ses mandats peut avoir des "conséquences terribles sur les prochaines législatives."

Ainsi, Jean Marie Le Pen perçoit cette décision comme une véritable trahison.

 

Marion Maréchal Le Pen a, certes, invoqué des motifs personnels qui l'incitent à quitter momentanément la vie politique : elle veut se consacrer à l'éducation de sa fille et mener un parcours professionnel.

 

Mais, juste après la défaite de Marine Le Pen aux élections présidentielles, ce retrait ne peut que fragiliser un peu plus le Front national.

 

On peut remarquer, aussi, que tous les partis politiques sont plus que jamais divisés au lendemain de ces élections, le parti socialiste est en train d'exploser, Les Républicains se déchirent également.

 

On se demande comment ces différentes familles politiques vont pouvoir se recomposer après ces élections.

 

 

 

 

 

 

 

La "désertion" de Marion Maréchal Le Pen...
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 12:21
La malédiction et les difficultés du pouvoir...

 

 

Emmanuel Macron a été élu président de la République, ce Dimanche 7 mai : au soir de son élection, la cérémonie organisée au Louvre a permis de mettre en scène la solitude de l'homme de pouvoir...

On voyait le président de la République, fraîchement élu, traverser longuement la cour du Louvre, seul...

 

Une mise en scène bien sûr... mais les tâches qui incombent au nouveau président sont immenses.

Quand on y songe... la responsabilité est écrasante, surtout dans la situation que connaît actuellement la France : incertitudes économiques, chômage de masse, menaces du terrorisme...

 

Emmanuel Macron est jeune, très jeune pour exercer cette fonction et son expérience de la vie politique est limitée.

En même temps, sa jeunesse lui donne un élan, une énergie, une volonté...

 

Mais, quand on voit tous les devoirs qui incombent à un président de la République, pouvoirs de décisions, devoirs de représentation incessante, déplacements à l'étranger, on se dit que la tâche doit être rude et harassante.

 

On se dit qu'il faut beaucoup de dynamisme, de détermination, de fermeté, d'endurance pour exercer une telle fonction...

La vie politique est rude : les coups ne sont pas rares, les affrontements se révèlent violents, les rumeurs s'installent, les moqueries fusent.

 

Constamment sous les feux de l'actualité, constamment épié, écouté, un président de la République doit faire face à toutes les contraintes du pouvoir.

La vie privée est scrutée, les moindres gestes, les moindres propos sont commentés...

 

Le couple Macron a déjà dû affronter les lazzi des journalistes, les humoristes se sont moqués de leur différence d'âge.

L'Elysée, c'est tout de même une épreuve : il faut affronter les frondes, les trahisons, débusquer les faux amis.

Il faut faire face aux rumeurs, aux bruits de palais, il faut aussi prendre des décisions qui engagent l'avenir de la France et des Français, dans un contexte difficile.

On se dit que la fonction est écrasante : tant de tâches à accomplir, tant de combats à mener...

 

La politique peut être épuisante :  Corinne Erhel, âgée de 50 ans, députée socialiste des Côtes-d’Armor, est morte dans la soirée du vendredi 5 mai, après un malaise lors d’une réunion publique dans son département.

Mme Erhel, dernière intervenante d’un meeting de soutien à la campagne du candidat d’En marche, Emmanuel Macron – dont elle avait rejoint le mouvement –, s’est effondrée sur scène en plein discours.

Bien sûr, de tels drames peuvent se produire dans de nombreux métiers et dans de nombreuses circonstances.

Mais la politique, faite de combats, de luttes incessantes, use aussi les hommes et les femmes qui s'engagent dans cette vie âpre et rude. 

"Vous êtes jeune et beau... pourquoi vouloir tout gâcher en voulant devenir président de la République... vous avez vu dans quel état sont Sarkozy et Hollande... vous ne voulez pas finir comme eux, quand même ?" disait de manière amusante Charline Vanhoenacker , lors de l'Emission politique, en s'adressant à Emmanuel Macron.

Pour Emmanuel Macron, c'est certain, le plus dur reste à faire...

 

 

 

 

 

La malédiction et les difficultés du pouvoir...
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 10:34
L'échec de Marine Le Pen...

 

 

Marine Le Pen obtient 33, 9 % des suffrages au lieu des 40 %  espérés : un échec patent, un échec dû à une campagne du second tour, menée tambour battant, outrancière, ratée.

 

Les reculades sur la retraite à 60 ans, sur la sortie de l'euro ont déstabilisé de nombreux électeurs.

 

Le débat qui a opposé Marine Le Pen à Emmanuel Macron a démontré aussi les faiblesses de la candidate incapable d'expliquer clairement son programme, tout juste apte à critiquer son adversaire.

 

Marine Le Pen n'a pas su "lisser" son image, elle n'a pas su délivrer une image apaisée et sereine.

 

Sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen a exprimé sa déception, elle a notamment déclaré : "Il y a forcément une part de déception, ce serait malhonnête de dire le contraire". Selon la députée FN du Vaucluse, il sera nécessaire de "réfléchir à ce qu’il y a eu de positif et de négatif dans cette élection".

 

Malgré le soutien de Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen n'a pas rassemblé un nombre conséquent d'électeurs autour de son projet.

 

 "Le Front national, qui s’est engagé dans une stratégie d’alliances, doit profondément se renouveler, afin d’être à la hauteur de cette opportunité historique et des attentes des Français. Je proposerai donc d’engager une transformation profonde de notre mouvement afin de constituer une nouvelle force politique que de nombreux Français appellent de leurs vœux..." , tels sont les mots de Marine Le Pen, après l'annonce des résultats.

 

Il faut donc s'attendre à ce que le Front national soit rebaptisé, afin d'effacer les stigmates d'un passé gênant.

C'est ainsi, on s'en souvient, que l'UMP était devenue le parti des Républicains...

 

"Les patriotes, les démocrates, les souverainistes ?", peu importe le nom, il s'agit pour le FN de se refaire une virginité, de repeindre la façade.

 

Mais, pourrait-on oublier que ce parti est lié à une famille, à une dynastie ? Jean Marie, Marine, Marion Maréchal Le Pen, un clan familial...

Pourrait-on oublier le fonds de commerce du Front national ? L'intolérance, le repli sur soi, la haine...

La personnalité même de Marine Le Pen, ses idées extrémistes ne peuvent convaincre les Français.

 

Marine Le Pen a échoué : le Front national va disparaître pour renaître sous un autre nom, mais est-ce vraiment ce qui importe ?

Ce parti ne reste-t-il pas irrémédiablement lié à une famille, à un nom ?
 

 

 

 

 

L'échec de Marine Le Pen...
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 11:31
Voici revenu le temps de la couvaison...

 

 

 

Voici revenu le temps de la couvaison : temps d'attente, de précautions infinies...

Temps ralenti, temps du long souci...

 

Les cygnes veillent sur le nid en corbeille : à aucun moment, le nid ne doit être abandonné et délaissé...

 

Les deux cygnes se relaient dans cette tâche attentive...

 

Quelques instants de détente sur le plan d'eau... puis, le mâle regagne la rive, rejoint l'emplacement du nid...

 

Avant de s'installer, il sèche longuement ses plumes, bat des ailes pour aérer son plumage soyeux.

 

Près de lui, Dame cygne lovée dans le nid, dort à demi, le bec caché sous son aile... masque noir sur plumes de lys...

 

Puis, elle se redresse, lentement, et, avec délicatesse et précaution, fait rouler chacun des trois oeufs contenus dans le nid.

 

Les oeufs sont l'objet de tous ses soins... des éclosions à venir, des promesses de vie,  des oisillons qu'il faudra encore protéger de tous les dangers environnants...

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 08:30
Avec toute la modestie de Michel Houellebecq...

 

 


 

Michel Houellebecq était l'invité de l'Emission politique, ce jeudi 4 mai : il se présente sur le plateau de télévision, il marche avec élégance, légéreté, souplesse... 

Aussitôt, la démarche révèle sa modestie : il semble aérien, félin, discret, jusque dans le pas qu'il adopte...

 

Le propos est lui-même modeste, mesuré, presque hésitant... Pourtant, Houellebecq est un de nos plus grands écrivains, traduit dans plusieurs langues, mais il est constamment dans la retenue, la pudeur, la simplicité.

 

J'aime le personnage et j'aime l'écrivain : un auteur qui étonne, qui surprend par son humour décalé, par ses références au monde moderne, un auteur qui vit dans son temps et qui se fait l'écho de notre époque...

Interrogé par Léa Salamé et David Pujadas, il répond avec sa modestie habituelle.

 

On ne s'étonne pas qu'il ait suivi attentivement la campagne électorale... "avec un sentiment de malaise qui s'est transformé en honte..." affirme-t-il.. "malaise parce que la deuxième France dont vous parlez, la France périphérique qui hésite entre Marine Le Pen et rien, je me suis rendu compte que je la comprenais pas, que je la voyais pas, que j'avais perdu le contact, et ça, quand on veut écrire des romans, c'est une faute professionnelle assez lourde..."

"Et, pourtant, je viens de cette France"... précise Houellebecq.

 

Ainsi, Michel Houellebecq parvient à exprimer, par sa propre expérience, toutes les fractures qui divisent notre société.

Il met le doigt sur ce décalage qui fait que les élites sont coupées d'une France qui souffre.

Il dit avoir vu "un documentaire sur les artisans et les petits patrons qui se suicident"... il évoque une "violence terrifiante."

 

Mais, en même temps, il dit ne pas pouvoir "comprendre le malaise, la violence, la colère de cette France périphérique... parce qu'il a perdu le contact..."

Il exprime bien cette fragmentation de nos sociétés dont il est lui-même un témoin lucide.

Houellebecq s'étonne aussi que le catholicisme ait ressurgi dans la campagne électorale, alors qu'il le croyait "mourant"...

 

Pour lui, "cette campagne fut palpitante, mais le résultat plutôt désespérant : un pays ingouvernable..."

Michel Houellebecq ajoute qu'il ne vote pas aux élections, seulement à l'occasion de référendums.

 

Interrogé sur le succès d'Emmanuel Macron, il déclare : "J'ai l'impression que l'axe de sa campagne, c'est une espèce de thérapie de groupe pour convertir les français à l'optimisme."

 

Et le message que nous adresse Houellebecq est précisément empli, malgré tout, d'humanisme et d'espoir...

"La désindustrialisation est réelle, mais ce n'est pas forcément une catastrophe, il faut jouer sur nos points forts : l'artisanat, le tourisme, la gastronomie..."

 

Ainsi, Houellebecq nous incite à l'optimisme, en nous donnant une leçon de réalisme, de simplicité, de mesure.

 

 

 

 

 

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 12:12
Les envahisseurs : la navrante parodie de Marine Le Pen...

 

 

 

On se souvient de cette série télévisée, venue d'outre-Atlantique, qui connut, en son temps, un grand succès : Les envahisseurs...

On a en mémoire le scénario de ce feuilleton : un soir, alors qu'il s'assoupit au volant de sa voiture, David Vincent est témoin de l'atterrissage d'une soucoupe volante. Depuis cet instant, il essaie, par tous les moyens, de convaincre ses semblables de combattre ces extraterrestres qui sous une apparence humaine envahissent insidieusement la Terre, afin de la coloniser.
 

Marine Le Pen en a fait une parodie étonnante, lors du débat qui l'a opposée à Emmanuel Macron.

Une parodie au cours de laquelle elle a joint le geste à la parole...

Cette séquence a marqué les esprits...


Afin de railler les propos du candidat d'En Marche! sur les militants du FN, Marine Le Pen s'est hasardée dans une réplique, mêlant gestuelle théâtrale des mains, roulements d'yeux et voix tragique pour se moquer de l'inquiétude supposée que ses militants susciteraient selon Emmanuel Macron.

 

"Quand vous disiez : "Regardez ! Ils sont là, ils sont dans les campagnes, dans les villes ! Ils sont sur les réseaux sociaux, les envahisseurs," le tout accompagné d'un rire sarcastique, d'un geste évocateur et planant, d'un regard diabolique et allumé...

Un numéro de théâtreuse qui paraît en lui-même inquiétant...

 

En revoyant cette séquence, on se dit que Marine Le Pen en fait trop, qu'elle n'est plus dans la course à la Présidentielle, mais dans une cour de récréation en train d'amuser quelques camarades complices de son jeu...

On se dit que la candidate perd les pédales, qu'elle n'a plus le sens de la retenue et de la dignité qu'implique la fonction Présidentielle.

Face à elle, on a pu remarquer l'oeil étonné et le regard inquiet du candidat Emmanuel Macron...

 

De fait, cette scénette incongrue paraît troublante, inadaptée en la circonstance...

Elle se retourne contre la candidate, tant elle est surjouée, décalée et bizarre.

 

Marine Le Pen jouant le rôle du Diable qui divise, sépare, inquiète : c'est une image qui l'a souvent desservie.

Et voilà qu'elle joue, à merveille, le rôle du Diable...

Voilà qu'elle entre dans la peau du personnage...

 

Le rire qui ponctue la fin de cette réplique vient compléter le tableau d'une candidate qui semble n'avoir rien à dire, rien à répondre face à son adversaire...

Un rire appuyé surjoué, encore, où l'on perçoit comme un malaise : celui d'une Marine Le Pen qui se cantonne dans un rôle au lieu d'argumenter, avec sérieux et rigueur.

 

 

 

 

 

 

Les envahisseurs : la navrante parodie de Marine Le Pen...
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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 12:40
Marine Le Pen entre mimiques et ricanements...

 

 

 

Le grand débat a eu lieu et a révélé une candidate agressive, virulente, une candidate perdue dans ses dossiers...

 

Marine Le Pen constamment dans l'invective, l'attaque, n'a pas su présenter un programme crédible et cohérent, elle n'a pas su convaincre.

 

Même lors de la "carte blanche" qui lui a été accordée, la candidate du FN était dans la critique, et n'a pas su faire des propositions intéressantes : c'est ce qu'a bien mis en évidence son adversaire Emmanuel Macron.

 

Manifestement, Marine Le Pen a commis des erreurs relevées par le candidat d'En Marche.

Venue avec des dossiers qu'elle ne maîtrisait pas, Marine Le Pen était sans arrêt dans l'outrance, les insinuations, l'agression.

Vindicative, brouillonne, quand elle a évoqué l'Ecu qui aurait servi de monnaie entre les entreprises, cette candidate a montré qu'elle n'était pas à la hauteur de la tâche...

 

Macron a, quant à lui, mis en évidence sa vision de la France : "une civilisation ouverte, avec des principes généreux, le contraire de la xénophobie,.."

 

Ce "débat" nous a démontré une fois de plus, que le Front National n'est pas un parti de pouvoir mais une entreprise de destruction...

 

Inquiétante, inapte à argumenter avec sérieux, Marine Le Pen s'est livrée à un numéro pitoyable : ricanements, mimiques douteuses... elle a rabaissé le niveau de cette confrontation.

 

Avec un programme sans cesse réajusté sur l'euro, sur la retraite à 60 ans, Marine Le Pen n'est pas parvenue à convaincre : il faudrait attendre la fin de son quinquennat pour qu'elle tienne sa promesse de retour à la retraite à 60 ans. En avril, la candidate du FN promettait pourtant que ce serait fait, dans les deux premiers mois.

Un projet inconstant, qui change en fonction des circonstances : comment les Français peuvent-ils s'y fier ?

 

Marine Le Pen qui se présente, sans cesse, comme la candidate du peuple, n'a pas su nous expliquer son propre programme : constamment dans l'attaque, les approximations, elle a été prise dans le piège de ses propres contradictions...

 

Marine Le Pen a eu des difficultés à développer clairement son programme et pour cause : elle est dans le "flou" permanent...

 

Fallait-il débattre avec Marine Le Pen ? Oui, car ce débat a révélé qui était vraiment le personnage : quelqu'un qui sait parler à des militants déjà convaincus mais qui est incapable d'expliquer son projet à tous les français... une candidate hargneuse, vindicative qui, malgré tous ses efforts, n'a pas su "lisser" son image, comme elle le souhaitait...

 

 

 

 

Marine Le Pen entre mimiques et ricanements...
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 08:58
Quand le plagiat s'invite dans la campagne électorale...

 

 

 

Le plagiat devient une pratique courante, les élèves y ont recours assez souvent, se dispensant ainsi de réfléchir... le plagiat se généralise sur le web, et certains n'hésitent pas à se livrer à un pillage débridé et désolant.

 

Mais quand une candidate à l'élection présidentielle se permet de plagier le discours d'un autre candidat, ne serait-ce que quelques minutes, on est en droit de s'étonner, de se poser des questions..

Les lieutenants de Marine Le Pen évoquent "un clin d'oeil, un emprunt..."

 

Marine Le Pen a prononcé, lundi 1er mai, à Villepinte son dernier discours de campagne. À cette occasion, elle a osé reproduire des phrases employées par François Fillon. À l'époque, le candidat de la droite éliminé au premier tour avait loué "les frontières terrestres : les Pyrénées qui engagent la France dans cet immense ensemble qu'est le monde hispanique et latin. Nos Alpes, qui nous ouvrent vers l'Italie notre sœur et, au-delà, l'Europe centrale, balkanique et orientale". Des termes repris, quasiment au mot près, par la candidate du Front national.

 

Tout cela fait mauvais effet, même s'il s'agit d'une toute petite partie du discours prononcé par Marine Le Pen : copier, plagier, mot pour mot, un extrait d'un autre candidat, on se dit que les membres du FN manquent d'imagination et d'argumentaire....

 

Florian Philippot a évoqué un "clin d’œil assumé à un bref passage touchant d'un discours sur la France". Il estime même que l'emprunt de ces quelques mots montre que sa candidate "n'est pas sectaire".

 

Mais comment peut-on trouver cette pratique normale ? N'est-ce pas une façon de dire à chacun : "servez-vous ! Empruntez les paroles des autres... ce n'est pas grave..."

 

Le procédé est assez malhonnête et le plagiat est normalement condamné par la loi.

Quand on cite mot pour mot un discours, l'usage est de donner les références, et de rendre à César ce qui appartient à César....

 

Une candidate qui se présente à la présidence de la République peut-elle se comporter comme une élève de collège ou de lycée qui triche pour obtenir une bonne note ?

 

Tout cela est assez ridicule et prouve que Marine Le Pen a des difficultés à convaincre avec son propre argumentaire.

 

Si elle veut séduire l'électorat de François Fillon, en plagiant un de ses discours, la méthode est pour le moins maladroite et inélégante...

 

Marine Le Pen plagiant un discours de Fillon ? N'est-ce pas la preuve de l'indigence de son programme, et de la faiblesse de ses propres idées ?

La ficelle apparaît bien grossière : quel intérêt de répéter un discours de François Fillon ? Espère-t-elle grappiller des électeurs à droite ?

Sans doute, mais on perçoit une tactique assez lourde... Marine Le Pen serait, ainsi, une "candidate de rassemblement", alors qu'elle ne cesse de diviser et de semer la discorde...

 


 

 

 

 

Quand le plagiat s'invite dans la campagne électorale...
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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 13:43
Que font certains de la liberté ?

 

 

 

Nous avons la liberté de nous exprimer sur certains médias, sur les réseaux sociaux...

Nous pouvons commenter toutes sortes de sujets d'actualité, nous pouvons exprimer des opinions, argumenter, convaincre, persuader.

 

Mais que font certains de cette liberté ? En ces jours d'élections, certains lancent des insultes pour fustiger ceux qui n'ont pas voté conformément à leurs aspirations...

 

Ces "autres" deviennent des "cons", des moins que rien, des abrutis, des gens qui n'ont rien compris, les pires des imbéciles...

Ce faisant, ils se discréditent et discréditent surtout leur propre point de vue : quand on méprise les autres, quand on utilise l'injure, quand on ne maîtrise pas son discours, on court le risque de ne convaincre personne...

On attise les haines comme le font les partis extrémistes, on exacerbe les tensions et les conflits...

 

Notre pays est divisé, fracturé, il ne faut pas ajouter l'invective à la division...

Ceux qui insultent les électeurs en raison de leur choix se laissent emporter par leur amertume, leur déception, sans doute.

 

Mais, comment peut-on rabaisser, ainsi, les autres, les réduire à néant ?

C'est en argumentant, avec sérieux, que l'on peut vraiment convaincre les autres, non en les insultant : que ceux qui insultent en prennent conscience...

L'insulte est contre-productive : au lieu de convaincre, elle hérisse.

 

Et ceux qui s'expriment sur les réseaux sociaux, qui veulent défendre leur point de vue seraient bien inspirés de renoncer à l'insulte... Les tweets favorisent ce type de comportement : on balance sommairement quelques mots grossiers à l'encontre de l'adversaire, les tweets exacerbent ces injures.

 

Une argumentation bien menée n'a pas besoin de passer par l'invective...

Au lieu de servir leurs idées, les hommes, les idéaux qu'ils défendent, ceux qui recourent à l'insulte les desservent, hélas...

 

La liberté de s'exprimer, partout, sur les réseaux sociaux conduit aux pires excès, aux pires outrances.

Trop souvent, il s'agit d'écraser l'autre au lieu d'instaurer un vrai débat d'idées... 

 

Par ailleurs, les mairies installent ce que l'on appelle des isoloirs pour préserver le secret du vote : or, beaucoup de gens, sur internet, crient haut et fort qu'ils ont voté pour tel ou tel candidat... Un peu de retenue serait, sans doute, bienvenue...

Certains revendiquent même la victoire de leur candidat, alors que celui-ci a été éliminé dès le premier tour...

 

Les hyperboles fusent, ainsi que les approximations. Internet nous offre l'opportunité de nous exprimer : cela n'interdit pas de penser et de modérer certains propos.

 

 

 

 

 

 

Que font certains de la liberté ?
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