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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 09:10
Le retrait de François Fillon serait certainement une bonne affaire pour le FN...

 

 


Lâché par ses troupes, Fillon résiste mais, face aux défections, il pourrait être amené à renoncer à l'élection présidentielle.

 

Or, le retrait de François Fillon de la campagne électorale serait probablement une bonne affaire pour Marine Le Pen.

 

On se souvient que, lors des primaires, le candidat Fillon a tout fait pour séduire une partie de l'électorat d'extrême droite : propos sur la famille, sur ses convictions chrétiennes, sur le mariage.

 

Et il a atteint son objectif, puisque le mouvement Sens commun issu de la Manif pour tous, est venu soutenir François Fillon, et a été particulièrement représenté, lors du rassemblement de ce dimanche, au Trocadéro.

 

Sur le plan des réformes de société, François Fillon, catholique pratiquant, a été plus loin que les autres candidats en s’engageant à réécrire la loi Taubira sur le mariage. Il s’agit d’inscrire dans la loi qu’un enfant a toujours un père et une mère... "Cela a pour conséquence d’interdire l’adoption plénière pour les couples homosexuels et de réserver la PMA aux couples hétérosexuels."

 

Interrogé sur son programme pour la Sécurité sociale, le 3 janvier, Fillon avait évoqué sa religion pour tenter de rassurer sur ses intentions : "Je suis gaulliste et de surcroît je suis chrétien, cela veut dire que je ne prendrai jamais une décision qui sera contraire au respect de la dignité humaine, au respect de la personne, de la solidarité."

 

Voilà de quoi séduire un électorat conservateur, catholique, d'extrême droite, voilà de quoi attirer de nombreux électeurs de Marine Le Pen.

 

Si François Fillon renonce à se présenter, Marine Le Pen pourra, sans doute, se frotter les mains et récupérer un électorat tenté par le programme du candidat Les Républicains.

 

L'ancien premier ministre a une conception conservatrice de la famille, il a affiché son catholicisme, il l'a même revendiqué.

 

Alors que les sondages donnent de plus en plus de voix à Marine Le Pen, il est probable que le retrait de François Fillon lui sera encore plus favorable.

 

Fillon a présenté un programme à la droite de la droite : des mesures économiques qui pénalisent les plus humbles, mais aussi des mesures qui sont à même de satisfaire des électeurs de la droite la plus ultra et la plus catholique.

Il avait même affirmé ne pas approuver, par conviction, l'IVG.

 

Par ailleurs, la tactique de Marine Le Pen consiste à attirer aussi bien des électeurs de droite que des électeurs de gauche.

 Dans son programme : retour de l'âge légal du départ à la retraite à 60 ans après 40 années de cotisations, augmentation du minimum vieillesse, prime de pouvoir d'achat pour les petits salaires et les petites retraites jusqu'à 1.500 euros par mois, abrogation de la loi Travail... beaucoup de promesses pour faire rêver des français modestes, beaucoup de promesses pour séduire un électorat fragile.

 

Et, en plus, il faut craindre que les électeurs catholiques lui donnent leurs voix, si François Fillon est finalement obligé de renoncer à se présenter à l'élection présidentielle...

 


 

 

 

Le retrait de François Fillon serait certainement une bonne affaire pour le FN...
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 09:38
En évoquant mes grands-mères...

 


C'est, aujourd'hui, la fête des grands-mères...

 

En évoquant mes grands-mères, je ne peux m'empêcher de penser qu'elles furent pour moi importantes et même essentielles, alors que, curieusement, je ne les ai pas vraiment connues.

Une qui s'en est allée à l'âge de 45 ans, bien avant que je ne vienne au monde, une autre que j'ai à peine entrevue, décédée alors qu'elle avait 59 ans.

 

Rose, d'abord, une fille et une femme de la campagne, née dans le pays aixois : fille et petite fille de paysans, Rose était la simplicité même, elle aimait, sans doute, la nature, les arbres, les fleurs, les couchers de soleil...

Rose, aux longues mains si fines, Rose, aux cheveux bruns, Rose, une grande dame brune qui figure sur quelques photos de famille, Rose aux traits déjà burinés par le soleil...

Rose, qui fut victime des fièvres typhoïdes, juste après la guerre.

Rose, ma grand-mère, au doux sourire estompé.

 

Sa brève vie fut marquée par des joies et des peines : la naissance d'une petite fille, ma mère, mais aussi la perte d'un autre enfant, un petit garçon mort à l'âge d'un an et demi.

Rose a connu la dure vie des paysans d'autrefois, une vie faite de labeurs, de soucis, de tourments.

 

Puis, du côté paternel, mon autre grand-mère, Hortense : une maîtresse-femme, dont les parents avaient immigré d'Italie.

Une femme, au caractère bien trempé, une pionnière : une aventurière qui aimait les voyages, qui avait le goût du risque...

Un voyage au Mexique pour tenter la fortune, un autre en Côte d'Ivoire, une envie de s'évader d'un monde terne, de sortir d'une condition modeste, des ambitions, des rêves de richesses.

Une travailleuse infatigable, une fée qui pouvait confectionner de ses doigts des vêtements somptueux.

Hortense, au visage rond de l'enfance, aux cheveux blonds, aux traits tirés...

Deux tempéraments, des choix différents, deux vies opposées...

 

L'une avait choisi une vie calme et sereine, l'autre avait opté pour l'aventure, la découverte.

 

Je n'ai pas eu la chance de les connaître vraiment : pourtant, j'aurais, sans doute, apprécié de côtoyer ces grands-mères aux profils si différents...

 

J'aurais aimé, sans doute, la douceur de Rose, sa simplicité, j'aurais apprécié les récits de voyages d'Hortense, ses expériences africaines, ses découvertes.

 

Hortense, la conteuse, m'aurait enchantée de ses histoires exotiques... elle qui  savait merveilleusement raconter des anecdotes, elle qui savait captiver son auditoire.

 

Rose, elle, m'aurait enseigné l'amour de la terre, la rudesse de la vie paysanne.

 

Rose et Hortense ont connu deux guerres, elles ont dû affronter des obstacles innombrables, une vie plus rude que la nôtre.

 

Elles font partie de mon histoire, de notre histoire, et, bien que je ne les aie pas connues vraiment, elles m'ont façonnée... 

Très différentes, elles étaient pétries d'humanité, avec leurs défauts, leurs qualités, leurs joies, leurs peines.

 

Rose et Hortense, dont je connais un peu l'histoire, font partie de mon imaginaire...

Elles sont et restent, indubitablement, une part de moi-même...

 


 

 

 

 

 

En évoquant mes grands-mères...
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:42
C'est le style qui fait l'écrivain...

 

 

C'est le style qui fait l'écrivain, dit-on souvent... Le style est la marque d'un auteur, et on reconnaît souvent les caractéristiques d'un style : celui de Rabelais, de Chateaubriand, de Proust ou Céline...

 

Ce mot signe et évoque un univers, une personnalité unique : il est empreint de mystères, dans sa brièveté, ses deux consonnes combinées, sifflante et dentale, au début, sa voyelle "i" qui fait penser à un surgissement, un cri....

 

D'où vient ce mot étrange ? Le style, c'est en fait, dès les origines le stylet qui sert à écrire.

 

Le mot est issu du latin "stilus, tige de plante, poinçon, stylet pour écrire".

 

Dans l’Antiquité, le style désignait ce poinçon, morceau de bois ou de fer qui servait à écrire sur de la cire... Mais à l’époque déjà, par glissement métonymique de l’instrument à son résultat, le style était aussi la manière d’écrire...

 

Notre "stylo" moderne vient de ce même radical : on voit là une belle continuité de l'antiquité à nos jours : on retrouve presque le même mot pour désigner un instrument qui sert à écrire même si les techniques ont considérablement évolué.

 

Comment ne pas être ému par cet héritage venu de l'antiquité ? Un simple bâton de bois à l'origine du mot "style" ! Un objet rustique et pastoral devenu symbole d'une manière d'écrire ! 

 

Ce mot est d'ailleurs utilisé dans d'autres domaines : peinture, musique, cinéma, architecture....

 

Chaque auteur possède un style, une originalité, une empreinte particulière que l'on reconnaît assez facilement...

 

J'aime ce mot simple et étrange, à la fois : il évoque toute une littérature, un héritage culturel venu des grecs et des latins qui écrivaient laborieusement avec un stylet : belle écriture appliquée sur un support de cire !

 

Le style de chaque écrivain est unique : on reconnaît une page de Proust, un poème de Baudelaire, un roman de Balzac ou de Flaubert....

Leurs phrases, leurs mots nous émeuvent souvent, nous marquent, s'impriment en nous...

 

Leurs idées nous façonnent, nous invitent à la réflexion : Montaigne et ses extraordinaires divagations nous fascinent, La Fontaine nous transmet des leçons universelles à travers ses fables aux récits animés, La Bruyère peint des portraits en action qui dénoncent la société de son temps et qui ont aussi une valeur d'universalité....

Molière stigmatise des défauts éternels : l'avarice, l'hypocrisie, la fausseté, le mensonge, la bêtise humaine, à travers des caricatures, en faisant appel au rire, au comique...

 

Comment ne pas être sensible à l'ironie de Voltaire, à la verve de Rabelais, aux descriptions poétiques de Chateaubriand ?

 

Comment ne pas apprécier la sensibilité de Verlaine, le foisonnement de Victor Hugo ?

Leurs styles variés nous font accéder à toutes sortes d'idées, de découvertes, de sentiments, d'expériences...

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

C'est le style qui fait l'écrivain...
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 09:27
Une manifestation en faveur de François Fillon ?

 

 

 

 

Annoncé par Jérôme Chartier mercredi, le rassemblement des soutiens à François Fillon, ce dimanche, apparaît comme une initiative dangereuse.

 

C'est encore une très mauvaise idée : ce n'est sûrement pas cette manifestation qui va changer le cours des événements, et c'est même une façon de mettre en évidence le désarroi d'un candidat qui n'a plus de solutions et qui cherche une légitimité qu'il semble avoir perdu.

 

Ainsi, le clan Fillon paraît complètement déconnecté de la réalité : c'est un candidat aux abois qui ne sait plus comment redresser la situation en sa faveur...

 

Le mouvement Sens commun semble vouloir s'impliquer dans l'organisation de cette manifestation : encore un soutien qui risque de poser problème à François Fillon.

Emanation de la Manif pour tous, ce mouvement ultra conservateur est-il de nature à restaurer l'image du candidat Fillon ?

 

C'est une certitude : les opposants au mariage pour tous mobilisent tous azimuts pour le rassemblement du Trocadéro, ce dimanche.

 

De son côté, François Hollande a mis en évidence l'irresponsabilité de cette initiative :"Il ne peut pas y avoir de manifestation dans notre pays, dans notre République, qui puisse mettre en cause les institutions, la justice ou le travail de la police dans le cadre des enquêtes. Je déplore profondément qu'il puisse y avoir cette mise en cause et cette interpellation par la rue de ce que sont nos règles de droit", a-t-il déclaré...

 

François Fillon a fait huer la presse, lors de ses meetings, le voilà qui conteste la justice...

 

François Fillon qui a mis en cause les institutions, la justice, est-il à même de devenir président de la République ? 

François Fillon qui s'est renié dans ses déclarations, qui a menti peut-il accéder aux plus hautes fonctions de l'état ?

François Fillon qui refuse de voir ce qui lui est reproché, qui est dans le déni, peut-il devenir chef de l'état ?

 

On imagine aussi qu'une telle manifestation pourrait dégénérer.

On imagine que des opposants à François Fillon pourraient intervenir et perturber ce rassemblement, une façon d'inciter à la guerre civile...

 

Au sein même du parti Les Républicains, c'est déjà la guerre civile : une fronde s'organise contre François Fillon, Alain Juppé est en embuscade et serait prêt à prendre sa place...

 

Décidément, cette campagne électorale est hors normes : les primaires organisées par les deux principaux partis montrent encore une fois leurs limites...

 

 

 

 

 

 

Une manifestation en faveur de François Fillon ?
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 09:12
Fillon : la pire des mises en scène...

 


 

Un suspense intense, hier, en matinée : on annonce que François Fillon annule sa visite au salon de l'Agriculture, et va faire une déclaration, en milieu de journée, on s'attend à un coup de théâtre : peut-être un renoncement, peut-être une prise de conscience ?

Les rumeurs les plus folles ont circulé : qu'allait-il se passer ?

L'ancien premier ministre se fait attendre : son intervention était prévue à midi, finalement, il apparaît un peu plus tard...

 

François Fillon annonce qu'il sera convoqué le 15 mars par les juges d'instruction afin d'être mis en examen.

Et voilà qu'il récidive : il se présente comme une victime, victime d'un "assassinat politique", il dénonce les juges, une forme d'acharnement contre lui.

 

Mais les faits sont, malgré tout, accablants : soupçons d'emplois fictifs, conflits d'intérêt dans la société de conseils que dirige François Fillon....

 

Cette mise en scène, avec une déclaration qui ne change rien à la détermination du candidat, cette orchestration sont du plus mauvais effet.

D'aucuns disent que Fillon s'est suicidé : il semble ne pas avoir pris la mesure de ce qui lui est reproché.

 

Le déni, le refus de voir la réalité des faits font que François Fillon n'est plus crédible.

 

Tout autour c'est la débandade : Bruno Lemaire annonce sa démission de ses fonctions de représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne du candidat Les Républicains, l'UDI suspend sa participation à la campagne de François Fillon.

Les défections ne font que commencer et on peut s'attendre à une cascade de désengagements.

 

Le climat devient délétère : depuis quelques jours, Fillon a été poussé à l'abandon et au renoncement.

Mais, Fillon s'incruste, il persiste et signe dans sa volonté d'aller jusqu'au bout de sa candidature, malgré les accusations qui pèsent contre lui.

 

"Je ne reconnais pas les faits", affirme François Fillon.

Manifestement, coupé du monde réel, il n'a pas pris conscience qu'il a profité d'un système périmé, et qu'il en a même largement abusé.

 

Il avait, dans un premier temps, avoué avoir commis une faute, en employant des membres de sa famille, mais il semble être désormais dans le déni total.

 

Certains envisagent le report de l'élection présidentielle, pour trouver un autre candidat plus "présentable".

François Fillon , lui, reste sur sa position, mais il risque de se retrouver de plus en plus isolé.

 

Une leçon à tirer de cette campagne électorale inédite : le système des primaires conduit au pire. Ainsi, François Fillon qui a obtenu une sorte de légitimité de la part des électeurs de la primaire, refuse de renoncer alors qu'il est impliqué dans des affaires qui ternissent son image.

Une voie royale s'ouvre, désormais, pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

 

 

 

 

 

 

Fillon : la pire des mises en scène...
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 11:38
Marine Le Pen pour ou contre la police ?

 

 

 

 

Marine Le Pen pour ou contre la police ? En fait tout dépend des circonstances...

 

Quand le jeune Théo a été violemment interpellé par la police, Marine Le Pen a immédiatement pris la défense des policiers.

 

 Marine Le Pen a aussitôt apporté son soutien aux forces de l'ordre. "Mon principe de base, c'est d'abord : je soutiens les forces de police et de gendarmerie, sauf démonstration par la justice qu'ils ont commis un délit ou un crime", avait déclaré sur LCI la candidate FN à l'élection présidentielle. 

 

Pourtant, face aux perquisitions qui sont menées dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs des assistants parlementaires européens, la présidente du FN n'a pas hésité à cacher son portable dans son soutien gorge, une astuce pour empêcher les enquêteurs d'accéder à son téléphone.

Cette anecdote cocasse a été rapportée par le journal L'express.

 

Au fond, la police n'est respectable que dans certaines circonstances et pas dans d'autres.

La police n'est plus respectable quand elle s'intéresse aux affaires douteuses de Marine Le Pen.

 

Ainsi, la candidate du FN à la présidentielle a refusé d’être entendue par les policiers qui souhaitaient l’interroger dans le cadre d’une audition libre.

La police, c'est pour les autres, mais en aucun cas pour les membres du FN.

La police ne doit pas venir déranger Marine Le Pen et son clan dans leurs petites affaires...

 

Marine Le Pen a confiance en la police, mais cette confiance s'évanouit, quand on veut l'interroger et lui poser des questions gênantes sur ses assistants parlementaires européens...

 

D'ailleurs, le syndicat de policiers Alliance a dénoncé lundi les "propos menaçants" de la présidente du FN Marine Le Pen, visant les fonctionnaires qui "mettent en jeu leur propre responsabilité" s'ils prennent part aux "méthodes illégales" dont elle accuse le gouvernement.

 

Marine Le Pen donne, avec morgue et arrogance, beaucoup de leçons aux autres : civisme, patriotisme, respect de notre pays, de la police, mais ça, c'est pour les autres...

 

Pourtant, chacun, quel qu'il soit, doit répondre de ses actes.

 

Marine Le Pen emploie un ton vengeur et vindicatif à l'encontre des hommes politiques qui commettent des malversations, mais on ne peut ainsi donner des leçons aux autres quand on essaie de se soustraire à la police et aux juges.

 

La superbe de Marine Le Pen, son arrogance, sa façon de fustiger les autres ne peuvent pas faire oublier qu'elle aussi fait partie du système et qu'elle en profite largement....

 

 

 

 

http://www.20minutes.fr/politique/1846699-20160517-lors-perquisition-marine-pen-planque-portable-soutien-gorge

 

Marine Le Pen pour ou contre la police ?
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 14:41
Le pain, tradition française, tradition perdue ?

 

 

 


Le pain, c'est un aliment qui paraît simple, naturel, avec une recette minimaliste : eau, sel, levure ou levain, farine, quoi de plus authentique ?

 

C'est aussi un aliment de base lié à la tradition dans notre culture française : un bon repas est toujours accompagné de pain... Nous avons tous le souvenir de ces bonnes odeurs de pain du petit déjeuner : un pain croustillant, craquant...

 

Le pain évoque des saveurs du matin, bonne odeur de pain frais, ou grillé qui adoucit les matinées d'hiver...

 

Le mot suggère des images colorées de croûtes brunes et rousses, une mie onctueuse, blanche de lys, vaporeuse...
 

Et, pourtant, on a le plus souvent perdu cette recette traditionnelle du pain : des améliorants, des correcteurs, des additifs, des enzymes sont venus s'ajouter à la fabrication du pain.

 

E 170, E 551, E 300, E 471 : autant de sigles mystérieux qui entrent désormais dans la composition de nos pains.

Deux géants de l'agro-alimentaires se partagent la fabrication des farines : les groupes Soufflet et Axiane meunerie.

Ils fournissent 80 % des farines vendues en France, avec des enseignes comme Baguépi, Campaillette, Banette... de jolis noms aux allures champêtres...

Ces groupes imposent leurs farines, leurs méthodes de travail, leurs recettes...

Les meuniers vendent désormais des farines spéciales appelées "mixe", avec des ingrédients plus ou moins naturels...

 

Où est passé notre bon pain d'antan ? 

Pain standardisé, pain amélioré avec des substances, des poudres magiques ou améliorants : le produit est, ainsi, optimisé...

 

On peut s'interroger sur ces "améliorants" qui existent depuis les années 60...

Acide ascorbique, lécithine de colza, monoglycérides d'acide gras, enzymes : un cocktail qui accélère le temps de fermentation de la pâte et la rend plus lisse...

 

Ces améliorants permettent de réduire le temps de préparation et de fabrication du pain : c'est, désormais, la vitesse au service de la boulangerie, la vitesse qui s'invite dans cette composition artisanale...

 

Mais, que devient le goût du bon pain ? Il s'efface avec ces additifs : les améliorants ne laissent pas à la pâte le temps de développer tous ses arômes....

Les produits industriels sont, ainsi, venus polluer notre pain.

 

Les blés modernes auraient, aussi, un gluten plus visqueux et plus élastique : le pain serait de moins en moins digeste si bien que certains font une intolérance au gluten...

 

Plus grave encore : les blés sont cultivés de manière intensive, les céréaliers peuvent utiliser jusqu'à 58 produits chimiques...

 

La plupart du temps nos pains sont, donc, fabriqués avec des blés traités chimiquement... et c'est dans les pains complets que l'on trouve le plus de pesticides.

 

Ainsi, notre pain, depuis la culture du blé jusqu'à son élaboration, a perdu ses qualités nutritives, son goût, et comporte des produits chimiques...

 

Il vaut mieux consommer un pain biologique fabriqué à l'ancienne, mais les boulangers qui utilisent cette technique ancestrale sont de plus en plus rares...

 

 

Source : un reportage de la 5 : Notre pain est-il dans le pétrin ?

http://pluzz.francetv.fr/videos/notre_pain_est_il_dans_le_petrin_,153656535.html

Vidéo :

https://youtu.be/PwyrBpMqOo0

 

 

 

 

Le pain, tradition française, tradition perdue ?
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:37
Mehdi Meklat : on savait mais on fermait les yeux...

 


 

Beaucoup savaient, connaissaient ces tweets haineux, cette avalanche de propos racistes, antisémites, ce déversoir d'insanités, de vulgarités méprisantes pour les blancs, les juifs, les noirs...

 

On savait, mais on fermait les yeux, comme on l'avait fait pour DSK : on savait les débordements sexuels du personnage, mais on se taisait.

Une loi du silence qui vient protéger des personnages en vue, des personnalités médiatiques, parfois artificiellement créées...

 

Ce fut le cas, sans doute, pour Mehdi Meklat, un beur, issu de la banlieue, un symbole d'une intégration réussie...

Chroniqueur, journaliste, il a l'air bien rangé, bien sage, avec sa casquette vissée sur la tête.

 

Et, pourtant, quand on découvre ses tweets, leur violence inouie, on se dit que ceux qui ont fermé les yeux se sont rendus complices du personnage.

Marcelin Deschamps, tel était le pseudonyme choisi par Meklat pour déverser sa haine sur twitter : un double, derrière lequel il se retranche pour prétendre que ces tweets n'étaient pas vraiment les siens.

 

On est sidéré par la violence des propos tenus dans ces tweets : homophobie, sexisme, antisémitisme, un tissu d'insultes, de violences, de déclaration de haine.

Ceux qui savaient n'ont-ils pas été les complices complaisants de Mehdi Meklat ?

N'ont-ils pas protégé un jeune beur qui faisait étalage de violences inadmissibles ?

 

La violence serait-elle à la mode ? Serait-elle autorisée quand elle est le fait d'un jeune issu des banlieues ?

 

Ce jeune journaliste lancé par Pascale Clark sur France Inter, protégé par Canal +, le journal Le Monde, édité par Le Seuil déversait des torrents de haine sur internet, sous un pseudo bien français : Marcelin Deschamps.

Un dédoublement derrière lequel se retranche Meklat, affirmant qu'il "questionnait la notion d'excès et de provocation" à travers ces tweets.

De l'humour ? Une parodie ? Comment y croire ?

Quand on lit cette "littérature", on se dit que le prétexte invoqué est encore une forme de provocation : partout, une incitation à la haine, au meurtre, à la négation des autres...

 

Des références à Hitler, aux chambres à gaz, à Ben Laden, Mohamed Merah, présentés comme des héros.

Des appels à tuer les blancs, les juifs, Alain Finkielkraut, des insultes, le langage débridé de certains jeunes des banlieues : "enculer, niquer, fils de pute..."

 

L'incitation à la haine est un délit et doit le rester : d'où qu'elle vienne...

La loi punit l'incitation à la haine raciale : à ce titre, Meklat doit être sanctionné.

Ce n'est pas parce qu'on utilise un pseudonyme qu'on a le droit de dire des horreurs et d'appeler aux meurtres racistes...

 

De l'humour ?  Un jeu de questionnements ? "Faites entrer Hitler pour tuer les juifs... Les blancs, vous devez mourir.... Fallait lui casser les jambes à ce fils de pute" (à propos d'Alain Finkielkraut)...

 

Comment peut-on invoquer l'humour, la drôlerie devant un tel ramassis de haine ?

 

 

 

 

 

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 13:51
Reflets mystérieux sur l'eau...

 

 

 


Distorsions, trouées, arabesques, des formes étranges se dessinent sur l'onde du canal....

 

Un tableau irréel apparaît, insolite, mystérieux, surnaturel, des motifs nouveaux, des ondoiements vaporeux tourbillonnent, attirent le regard.

 

 

Des vrilles sur l'eau bleue, des frissons, des moires étonnantes.

 

 

Un tableau mouvant : l'arbre trace des figures improbables, hésitantes, fugitives...

 

 

Le tableau se transforme, les formes s'étirent, se recomposent, se délitent.

 

 

On voit naître et s'effacer des protubérances, des enroulements d'algues géantes.

 

Le fond du tableau laisse voir des fluidités, des marbrures grises et blanches.

 

 

Le miroir de l'eau se couvre d'images magiques et peint d'étranges créatures, des algues dorées ou laiteuses, des hydres fantastiques venues du fond des âges....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Reflets mystérieux sur l'eau...
Reflets mystérieux sur l'eau...
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:58
Le plat pays qui est le mien...

 


 

Comment dire la mélancolie, la beauté de sa terre natale ? Comment exprimer en même temps l'âpreté, la rudesse et le charme infini de ces paysages du Nord, chers à Jacques Brel ?

 

C'est un pays, délimité par la mer du Nord, dont Brel nous fait voir l'espace infini, à travers la répétition de ce mot "vague", tantôt nom commun, tantôt adjectif, un jeu sur le sens qui restitue l'immensité des paysages marins...

 

Tout semble, ainsi, se confondre, et se réunir... la mer, la terre, les dunes...

 

On perçoit "la mer, les dunes, quelques vagues rochers, les marées", tous les éléments qui composent ces terres du Nord : la Belgique.

Grâce à l'énumération, le poète restitue une monotonie, une harmonie.

 

Le paysage personnifié prend vie sous nos yeux : "les rochers ont à jamais le coeur à marée basse"... une façon d'évoquer la mélancolie de ces lieux, peuplés de "brumes" infinies...

 

Un pays balayé par le vent d'est que le poète nous invite à "écouter", avec cet impératif : "Ecoutez-le tenir..."

 

Le verbe "tenir" suggère une résistance, une volonté de vivre, une force.

 

L'emploi de la préposition "avec" tout au long du texte, fait du poète un peintre qui compose son tableau sous nos yeux...

 

La strophe suivante nous fait découvrir les cathédrales du Nord, avec leurs "noirs clochers" définis comme "d'uniques montagnes", belle image teintée de tristesse, avec l'évocation de la couleur noire des campaniles, seuls "mats de cocagne", dans ces paysages. Les seuls reliefs de ce pays sont des constructions humaines.

 

Et les "diables en pierre qui décrochent les nuages" semblent déverser sur ces terres une mélancolie qui n'en finit pas....

 

"Le fil des jours" qui devient sous la plume du poète, "l'unique voyage" restitue aussi l'uniformité des paysages du Nord, et "les chemins de pluie" se métamorphosent en "unique bonsoir"...

 

Les nombreux pluriels qui ponctuent le texte, renforcent, encore, cette impression d'uniformité.

 

Et le poète ajoute "le vent de l'ouest" à ces paysages, expression d'une volonté : "Ecoutez-le vouloir"... une façon de personnifier cette terre et d'en montrer toute la force.

 

L'évocation du "ciel", dans la strophe suivante, les répétitions du mot soulignent l'omniprésence du ciel dans ces terres du Nord : un ciel si bas que tout se confond, un "canal se perd", puis "se pend", symbole de tristesse.

 

Ce ciel associé à l'humilité devient une image de simplicité et on perçoit toute la tendresse du poète qui affirme : "Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner."

 

La violence, la dureté de ce pays s'expriment encore avec le "vent du Nord" qui vient "s'écarteler", un terme très fort qui semble traduire une torture. Les sonorités de gutturales soulignent cette virulence :

"Avec le vent du nord qui vient s'écarteler, 
Avec le vent du nord écoutez le craquer..."

 

Pourtant la dernière strophe, avec l'évocation de l'été, voit le triomphe de la vie, du bonheur : ce n'est plus l'uniformité qui domine mais une réunion d'éléments divers, "l'Italie qui descendrait l'Escaut, "Frida la blonde" qui devient "Margot"...

 

La gaieté prédomine, grâce à cette union du nord et du sud, grâce aux marins désignés par l'expression "les fils de novembre" qui reviennent enfin.

 

La chaleur est de retour dans les coeurs et dans les paysages : on voit "la plaine fumante qui tremble sous juillet".

Le vent du sud apporte le rire et la joie...

 

Chaque strophe s'achève sur cette expression "le plat pays qui est le mien...", ces mots simples traduisent l'attachement du poète, grâce à l'emploi du pronom possessif qui marque une appartenance très forte...

La mélodie très douce restitue émotion, sensibilité, tendresse.

 

 

 

http://www.paroles.net/jacques-brel/paroles-le-plat-pays

 

 

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