Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:53
Giono : une magnifique évocation des forces cosmiques de la nature...

 

 


Dans son roman intitulé Regain, Jean Giono évoque le monde des paysans, il raconte la mort et la renaissance d'un village, Aubignane. 

C'est un couple qui est à l'origine de cette renaissance : Panturle et Arsule, grâce à leur amour, vont permettre ce renouveau.

Dans un extrait de ce roman, on voit les deux personnages revenir d'un grand marché d'été : ils retrouvent, après les bruits de la ville, un monde simple, harmonieux.

 

Voici l'extrait :


"Ils sont partis par la route de Saint-Martin ; ça fait raccourci.


Il y a eu d'abord un grand peuplier qui s'est mis à leur parler. Puis, ça a été le ruisseau des Sauneries qui les a accompagnés bien poliment en se frottant contre leur route, en sifflotant comme une couleuvre apprivoisée ; puis, il y a eu le vent du soir qui les a rejoints et qui a fait un bout de chemin avec eux, puis les a laissés pour de la lavande, puis il est revenu, puis il est reparti avec trois grosses abeilles. Comme ça. Et ça les a amusés.


Panturle porte le sac où sont tous les achats. Arsule, à côté de lui, fait le pas d'homme pour marcher à la cadence. Et elle rit.


Il est venu alors la nuit et c'était le moment où, sortis du bois, ils allaient glisser dans le vallon d'Aubignane ; il est venu alors la nuit, la vieille nuit qu'ils connaissent, celle qu'ils aiment, celle qui a des bras tout humides comme une laveuse, celle qui est toute brillante de poussière, celle qui porte la lune.


On entend respirer les herbes à des kilomètres loin. Ils sont chez eux.
Le silence les pétrit en une même boule de chair."
 

 

La nature apparaît, d'abord, comme une entité vivante et on perçoit, là, une conception paysanne et animiste du monde. Le procédé de personnification est abondamment utilisé : "un grand peuplier s'est mis à leur parler... un ruisseau sifflotant... on entend respirer les herbes... la nuit qui a des bras tout humides comme une laveuse..."

La nature est, aussi, associée à de nombreux verbes de mouvement : "le ruisseau des Sauneries les a accompagnés... le vent du soir les a rejoints... a fait un bout de chemin avec eux, puis il les a laissés... il est revenu, il est reparti avec trois grosses abeilles..."

En fait, au cours de cette promenade, les personnages semblent ne pas se déplacer eux-mêmes, mais c'est la nature qui est, sans cesse, en mouvement : les différents éléments du paysage défilent sous leurs yeux : "le peuplier" qui représente la terre, "le ruisseau", l'eau, le "vent du soir" ou l'air, "la nuit brillante qui porte la lune" ou le feu...

Les 4 éléments composent un tableau harmonieux et plein de vie.

Le mouvement est aussi suggéré par des propositions indépendantes juxtaposées et l'emploi récurrent de l'adverbe "puis".

Le rythme est léger, sautillant et correspond bien à celui d'une promenade. La nature humanisée apparaît comme une force vivante, mystérieuse, qui agit.

De plus, cette nature est complice des deux personnages ; amicale, elle semble connaître les deux héros de l'histoire, elle entre en contact avec eux, elle leur "parle", elle les côtoie familièrement : "le ruisseau les a accompagnés en se frottant contre leur route..."

De nombreux termes soulignent cette complicité : "accompagnés, apprivoisée, le vent les a rejoints, ils connaissent, ils aiment".

Le style très simple correspond bien aux personnages : Giono emploie le présent et le passé composé qui sont les temps du discours. Il utilise, à plusieurs reprises, le pronom familier "ça", ou encore l'expression "il y a", des mots simples : "puis, alors".

Le mot "ça" réitéré peut suggérer une sorte de force inconnue et mystérieuse présente dans la nature.

Le couple lui-même est complice : Arsule suit le rythme de Panturle, "elle fait le pas d'homme pour marcher à la cadence."

On assiste à une communion intense des personnages qui arrivent à ne faire plus qu'un seul être : "le silence les pétrit en une même boule de chair..."

Giono fait intervenir, dans cet extrait, un style poétique et lyrique.

Il a recours à des images : le ruisseau est comparé à "une couleuvre", la nuit à "une laveuse aux bras tout humides", elle "porte la lune", image d'une mère qui porte son enfant en elle.

On perçoit des répétitions, des anaphores : "Il est venu alors la nuit... il est venu alors la nuit", deux octosyllabes qui créent un rythme régulier.

Cette construction impersonnelle "il est venu" peut restituer le mystère d'une force inconnue qui régit le monde.

L'allitération de la sifflante "s" contribue à donner au texte une impression de douceur, d'harmonie, de poésie.

 

Dans cet extrait, la nature apparaît à l'image du dieu Pan comme une grande force cosmique, dotée de volonté et de vie. Bienveillante, elle permet une union harmonieuse de l'homme et de la femme, elle permet de retrouver les vraies valeurs : celles de l'amour, de la simplicité, de la complicité avec le monde...

 

 

 

 

Le texte :

"Ils sont partis par la route de Saint-Martin ; ça fait raccourci.

Il y a eu d'abord un grand peuplier qui s'est mis à leur parler. Puis, ça a été le ruisseau des Sauneries qui les a accompagnés bien poliment en se frottant contre leur route, en sifflotant comme une couleuvre apprivoisée ; puis, il y a eu le vent du soir qui les a rejoints et qui a fait un bout de chemin avec eux, puis les a laissés pour de la lavande, puis il est revenu, puis il est reparti avec trois grosses abeilles. Comme ça. Et ça les a amusés.

Panturle porte le sac où sont tous les achats. Arsule, à côté de lui, fait le pas d'homme pour marcher à la cadence. Et elle rit.

Il est venu alors la nuit et c'était le moment où, sortis du bois, ils allaient glisser dans le vallon d'Aubignane ; il est venu alors la nuit, la vieille nuit qu'ils connaissent, celle qu'ils aiment, celle qui a des bras tout humides comme une laveuse, celle qui est toute brillante de poussière, celle qui porte la lune.

On entend respirer les herbes à des kilomètres loin. Ils sont chez eux.

Le silence les pétrit en une même boule de chair."

 


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Giono : une magnifique évocation des forces cosmiques de la nature...
Repost 0
10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 07:30
Une guerre de civilisations : encore deux attentats contre des églises coptes en Egypte


 

 

 

44 morts, de nombreux blessés : deux églises coptes ont été la cible d'attentats, lors de la fête des Rameaux, ce dimanche 9 avril, en Egypte.

 

 Ces attentats à la bombe se multiplient dans ce pays : il y a quatre mois, une attaque avait fait une trentaine de morts dans une église copte du Caire. Une visite du pape François étant prévue les 28 et 29 avril en Égypte, la branche locale du groupe djihadiste État islamique a appelé à tuer des chrétiens.

 

Il s'agit d'éliminer des croyants, de cibler des victimes innocentes.

Du sang versé, des corps mutilés dans des églises, des massacres.

 

Des attentats sont perpétrés partout, avec une volonté d'atteindre la communauté chrétienne, mais aussi l'occident et ses valeurs.

Des attentats à Paris, Nice, à Berlin, à Londres, Stockholm : n'est-on pas face à une guerre de civilisations ?

 

La "civilisation" islamique de Daesh se dit "puritaine", elle combat nos musiques, nos moeurs, notre façon de vivre libérée...

Elle combat notre religion chrétienne et ses adeptes.

 

Il est temps d'en prendre conscience, de faire face à cette réalité :  l'Islam radical doit être combattu avec la plus grande fermeté sur notre sol et partout. 

 

Michel Houellebecq, dans son roman, Soumission, imagine l'avènement d'un régime islamiste en France : une mise en garde, peut-être, c'est ainsi qu'on peut l'interpréter...

Même si le narrateur se soumet et accepte d'adhérer et de se convertir à la religion musulmane, Houellebecq nous fait percevoir le sort réservé aux femmes.

Réduites à l'état d'objets de plaisir ou de servantes dociles, les femmes sont condamnées et réduites au silence, elles s'effacent de l'espace public.

Elles deviennent des ombres, cachées sous les vêtements qui les couvrent.

 

Daesh vise nos libertés, nos églises, notre mode de vie libertaire, nos arts, notre musique, tout ce qui fonde notre civilisation.

 

Le faux "puritanisme" de Daesh s'oppose à nos sociétés permissives : la liberté est, pour nous, une valeur essentielle, comme l'est l'émancipation des femmes.

 

Nous aimons l'esprit critique, une certaine liberté de ton dans les idées, nous défendons cette liberté.

 

Daesh sème la terreur et refuse toutes les autres religions : intolérance, sectarisme, refus d'admettre les différences.

 

En France, on s'en souvient, une église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen avait été investie par deux assaillants, se revendiquant de Daesh, ils avaient égorgé un prêtre de 84 ans et blessé grièvement une autre personne.

 

Ces djihadistes agissent au nom de la religion : au nom de quelle religion ?


Celle de la haine, de la fureur, de l'horreur ?

Une "religion"qui n'en plus une et qui, sous prétexte de pudeur et de pureté, commet les pires atrocités.


 

 

 

 

 

Une guerre de civilisations : encore deux attentats contre des églises coptes en Egypte
Repost 0
9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 08:37
Renaissance du printemps...

 

 

Tout se ranime, tout revit, tout s'éveille : fleurs et feuilles renaissent, exaltent les paysages... bourgeons de mauves, de roses cendrées, de blanc, de xanthe, de lumières...

 

La nature tourbillonne, s'enivre de soleil, de douceur, de chaleur : papillons, psylles, abeilles, bourdons voltigent dans l'air adouci.

 

De menus insectes tutoient les fleurs, papillons blancs ou safranés qui virevoltent, danses volubiles autour des corolles offertes.

 

Des blancheurs de papillons enluminent le vert des feuilles.

 

Des envolées d'oiseau surgissent des fourrés, le vert s'épanouit partout.

Des parfums s'envolent dans l'air chaleureux, odeurs subtiles ou prégnantes : genêts du midi, lilas enivrants....

 

Flammes des genêts mêlées à des senteurs douces comme le miel !

Couleurs, teintes variées s'emparent des paysages, formant des tableaux éblouissants : verts, rouges, xanthes, roses....

 

Des papillons vertigineux, couleurs de lys, s'étonnent de ces couleurs aux nuances infinies.

Les oiseaux animent les jardins de leurs voix lointaines, éclats de flûtes aux douceurs du printemps.

 

Le ciel s'éclaircit, se dore de clartés azurées, il se teinte de lapis-lazuli, d'un bleu lumineux et profond.

Le ciel se nimbe d'une pureté de bleu inouïe...

 

 

 

 

Photos : rosemar

Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Repost 0
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 14:08
La lecture ou  le bonheur de savourer...

 

 

 

Entourés de toutes sortes d'écrans, sollicités par une multitude d' images, nous prenons de plus en plus l'habitude de "grappiller" sur internet, et nous oublions de lire et de savourer ce que nous lisons.

 

Or, la lecture nous offre cette possibilité de savourer et d'apprécier les mots, les idées d'un auteur.

 

Dans un monde qui s'accélère, le temps nous échappe et nous ne savons plus nous attarder sur un livre, tourner les pages, souligner des passages, retenir des phrases.

Nous ne prenons plus le temps de digérer et d'assimiler...

 

Seul, le livre permet cette dimension d'un temps retrouvé...

Le livre nous offre un temps de repli et de méditation.

 

Lire, c'est prendre son temps, c'est découvrir des idées, mais aussi un style qui est l'essence même d'une oeuvre littéraire...

Lire, c'est retrouver le temps Virgilien, comme l'appelle Michel Onfray, dans son ouvrage intitulé Cosmos.

Lire est une invitation à la réflexion et à l'analyse.

 

Sur internet, nous sommes attirés par toutes sortes de messages, de titres, d'images, alors que le livre nous apporte une intensité de concentration et d'attention.

Le livre suscite en lui-même des images, favorise le rêve, l'imagination, mais aussi la réflexion.

Le livre nous fait retourner vers le temps d'avant, celui où l'on savait apprécier ce temps de suspens, de méditation, loin des sollicitations extérieures.

La lecture, c'est vraiment oublier le monde pour mieux le retrouver et le savourer.

 

Bien sûr, il nous faut sélectionner des ouvrages de qualité, ne pas sombrer dans une boulimie de lectures.

 

Il nous faut retrouver le bonheur de lire une belle description...

Les gens pressés haïssent les descriptions, et pourtant, elles sont comme de merveilleux tableaux à admirer.

Elles sont un instant de poésie sur lequel il faut s'arrêter et s'émerveiller.

" Les fleurs sont des sexes avec des lèvres de velours, des chairs finement pliées, des ventres de fourrures végétales qui contribuent aux langages silencieux de tous les éléments de la nature....", écrit Michel Onfray.

Une magnifique description qui donne corps aux fleurs, qui nous fait percevoir toute leur beauté et leur mystère...

 

Notre temps est obnubilé par les informations qui défilent : nous oublions de comprendre, d'analyser. Nous sommes emportés dans un tourbillon incessant.

Il nous faut revenir au livre qui retient notre attention et nous permet une véritable réflexion sur le monde.

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La lecture ou  le bonheur de savourer...
Repost 0
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 08:50
Quand Philippe Poutou invente un nouveau concept : l'immunité ouvrière...

 

 


 

Lors du débat qui a réuni les 11 candidats à l'élection présidentielle, Philippe Poutou a tenu un langage de vérité : il a su exprimer la pensée de millions de français, il a su dénoncer l'imposture des élites...

Celle de François Fillon englué dans des affaires, lui le tenant de l'austérité, de la rigueur, celle de Marine Le Pen "qui pique l'argent de l'Europe..."

 

Et voilà que des journalistes lui reprochent son comportement...

Anna Cabana, chef du service politique du JDD, a notamment déclaré : "Je ne trouve pas que Philippe Poutou mérite quelque honneur que ce soit parce qu'il s'est conduit de façon très irrespectueuse". Bruno Jeudy, rédacteur en chef de Paris Match fustige aussi le candidat, remettant même en cause sa légitimité alors que sa candidature a été validée par le Conseil constitutionnel : "Je trouve que c'est un candidat qui, par moments, n'a pas le respect qu'il faut pour être candidat à la présidentielle".

 

Evidemment, Philippe Poutou qui a dit la vérité, qui a fustigé l'immoralité de deux autres candidats doit être exécuté, cloué au pilori !

Lui qui a su exprimer la colère des français, lui qui a su dire leur indignation se retrouve sous le feu de critiques journalistiques indignes.

 

Bravo à Philippe Poutou !

Par sa verve, avec son naturel, il a fait sauter le vernis de ces élites qui utilisent les lois pour se servir dans les caisses.

Par son esprit d'à propos, il a su mettre en évidence les privilèges de ces profiteurs de la République qui agissent, en toute impunité, sous couvert de l'immunité parlementaire.

Il a eu le mérite de dire haut et fort la vérité.

 

Un certain Luc Ferry lui reproche "une tenue débraillée"... 

Bien sûr, il ne s'est pas présenté sur le plateau de télévision revêtu d' un costume à 6000 euros : ce n'est pas sa tenue habituelle, puisque Philippe Poutou est un simple ouvrier.

Doit-on lui en tenir rigueur ?

 

Toutes ces critiques sont ignobles et révèlent que certains journalistes, certains "penseurs" ne sont là que pour conforter les élites dans leur mépris et leur arrogance.

 

Enfin, on doit remercier Philippe Poutou pour l'invention de ce nouveau concept "l'immunité ouvrière" qui n'existe pas bien sûr, mais qui démontre tous les privilèges dont bénéficient les hommes et les femmes politiques.

Certains ont tous les droits et en abusent, alors que les gens du peuple, eux, subissent la loi du plus fort.

 

Philippe Poutou a ainsi déclaré : "Le FN se dit anti-système mais se protège grâce aux lois du système avec son immunité parlementaire (...). Nous, quand on est convoqué par la police, nous n'avons pas d'immunité ouvrière, on y va..."

Son humour a provoqué, alors, l'hilarité du public.

 

Philippe Poutou s'est bien situé sur le terrain de la moralité : il a su dénoncer les Balkany, Dassault, et il a montré, exemples à l'appui, la nécessité urgente de moraliser la vie politique.

 

 

 

 

 

 

Quand Philippe Poutou invente un nouveau concept : l'immunité ouvrière...
Repost 0
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 09:18
Fillon ne parvient pas à faire des économies !

 

 

 

Interrogé sur RMC et BFMTV, François Fillon a affirmé qu'il "n'arrivait pas à mettre de l'argent de côté..."

 

Dépensier, Monsieur Fillon ?

 

On pourrait facilement le croire : quand on vit dans un manoir, quand on est amateur de chevaux, de beaux costumes, de montres de luxe, de voitures de course, on dépense beaucoup d'argent...

Mais tout de même...

 

Quand on connaît les sommes perçues par Monsieur Fillon, par sa femme, quand on sait qu'il se fait offrir des costumes, des montres, on est sidéré par sa déclaration...

Comme le dit J J Bourdin, au cours de cette interview, 35 % des français parviennent, eux, à faire des économies.

 

Beaucoup de français modestes peuvent, à juste titre, percevoir cette affirmation de François Fillon comme une véritable provocation...

 

Dès lors, beaucoup de français qui ont des difficultés à boucler leur budget, leurs fins de mois, peuvent se poser des questions sur cet homme politique qui prétend ne pas pouvoir faire des économies.

 

Ou bien, il s'agit d'un énorme mensonge, et ce n'est là que la marque d'un individu qui aime la dissimulation.

Ou bien, si cela était vrai, ce serait une preuve de plus de l'incapacité de ce personnage à gérer un budget.

 

Et il s'agirait de confier la gestion de la France à un menteur ou à un mauvais gestionnaire !

 

"Oh, que c'est triste ! ", pourrait s'exclamer, encore, ironiquement Christine Angot devant une telle déclaration du candidat à la Présidentielle...

François Fillon voudrait-il nous apitoyer sur son sort ?

Pas d'économies sur son unique compte en banque, comme avait déjà osé le prétendre Monsieur Fillon ?

 

Si François Fillon avait vraiment conscience des difficultés que connaissent nombre de français pour vivre et survivre, il n'aurait pas eu l'audace de faire une telle déclaration.

 

Encore une fois, le politique est complètement déconnecté de la réalité...

Encore une fois, François Fillon défie les français, se moque d'eux.

 

"Plus on fouille, plus on sent la corruption, la triche, et Fillon nous explique qu'il faut la rigueur, l'austérité... ", a dénoncé, hier soir, Philippe Poutou, lors du débat entre les candidats.

 

François Fillon, celui qui se prétendait le chevalier blanc de la politique, peut-il encore avoir une quelconque crédibilité ?

 

 

 

 

 

Fillon ne parvient pas à faire des économies !
Repost 0
4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:53
Appel aux candidats à la Présidentielle : il faut restaurer l'enseignement du latin et du grec...

 

 

 

Que serions-nous sans mémoire ? Le passé nous construit et nous aide à vivre le présent... Nous avons tous besoin de connaître nos racines, d'où nous venons, qui sont nos parents, nos grands-parents.

Nous avons tous besoin de cet ancrage qui nous donne des repères essentiels...

 

Notre vie même est faite de mémoire, d'acquis, d'apprentissages divers : nous avons tant appris, tant accumulé de savoirs, tant expérimenté...

Le savoir de ceux qui nous ont précédés nous construit ainsi que leur façon de vivre, leurs pensées, leurs perceptions...  Notre culture est faite de lectures, de mots, de sensations...

Elle est, elle-même, ancrée dans le passé...

 

La plupart des mots de notre langue nous viennent du passé : le latin, le grec sont le substrat de la langue française...

 

Or, ces disciplines ont été sacrifiées, annihilées par la réforme du collège initiée par Najat Vallaud-Belkacem.

Cette transmission des savoirs essentielle a été mise au rebut.

Pourtant, les humanités sont si formatrices pour l'apprentissage de notre langue, elles constituent le terreau de nos sociétés, nous sommes les héritiers des romains, des grecs, de toutes ces civilisations qui nous ont précédés et à qui nous sommes redevables.

 

Notre monde a tendance à privilégier l'instant, l'intensité des émotions : il faut vibrer devant des films où la violence se déchaîne, il faut se livrer à des jeux de guerre, il faut se défouler dans des parcs d'attraction où la vitesse, la peur sont créées artificiellement...

Il faut s'évader dans l'illusion d'un monde virtuel, éloigné de la réalité et de la vraie vie...

 

Le latin, le grec, l'orthographe, la grammaire sont la mémoire de notre langue, un passé commun qui nous soude et nous structure... 

Ils nous ouvrent un horizon de réflexions, et nous permettent d'envisager plus sereinement l' avenir.

 

Notre langue nous vient du passé et même si elle évolue, si de nouveaux mots apparaissent, ces mots sont souvent constitués de racines anciennes.

Les gens qui nous ont précédés, nos parents, nos grands-parents font partie de notre héritage.

Ils sont présents en nous, nous aident à vivre, à avancer et par delà la mort, ils nous donnent encore des leçons de vie.

 

Oui, le passé est essentiel, comme l'est l'étude de l'histoire.

Quand je vois un monument du passé, un amphithéâtre, un aqueduc, un vieux mur, je me dis que je fais partie de cette humanité laborieuse, pleine de force et d'inventivité...

Je me dis que l'être humain a su bâtir des merveilles d'architecture...

Je me dis que nous sommes les héritiers de tout ce passé qui nous a permis toujours plus de créativité.

 

Quand je m'exprime, j'utilise tant de mots venus du passé, tant de mots issus de ces langues anciennes, le latin et le grec...

Notre culture, nos arts sont imprégnés de ces humanités, littérature, philosophie, architecture, peinture...

Il est important de rendre hommage à ce passé, de l'avoir en mémoire pour mieux construire l'avenir.

Il est important de restaurer ces disciplines, le latin, le grec.

 

 

Des articles sur l'Odyssée :

http://rosemar.over-blog.com/2015/09/les-deux-premiers-vers-de-l-odyssee-tout-un-art-de-la-seduction.html

 

http://rosemar.over-blog.com/2015/04/des-que-fille-du-matin-parut-l-aurore-aux-doigts-de-rose.html

 

Source :

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-presidentielle-le-grec-et-le-latin-s-invitent-dans-la-campagne-30-03-2017-2115824_2134.php

 

Appel aux candidats à la Présidentielle : il faut restaurer l'enseignement du latin et du grec...
Repost 0
3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 09:11
François Sarkozy ou Nicolas Fillon...

 

 


 

On a découvert, ces derniers mois, un nouveau François Fillon : empêtré dans des affaires, il n'a cessé de pratiquer le déni, le mensonge, le reniement...

 

Et si le collaborateur dépassait le maître ? Et si François Fillon avait pris des leçons auprès de Nicolas Sarkozy ? Et s'il s'inspirait de l'ancien chef de l'état ?

 

François Fillon aime bien plaisanter sur Macron, "Emmanuel Hollande"... c'est ainsi qu'il l'appelle.

 

Et si François Fillon n'était, lui-même, que l'avatar de Nicolas Sarkozy ? Et si l'élève surpassait le maître ?

Lui qui a osé déclarer : "Je vous le dis les yeux dans les yeux, ici : jamais les juges ne pourront démontrer que l’emploi de mon épouse était fictif. Jamais, jamais."

Pas de preuves, pas de délit...

 

François Fillon a été à la bonne école... Il a appris la rouerie, la ruse, la tromperie, auprès d'un certain Nicolas Sarkozy.

Comment pourrait-on s'en étonner ? François Fillon n'a fait qu'appliquer, pendant des années, le programme de son maître.

 

Comme Nicolas Sarkozy, il se propose de s'attaquer aux fonctionnaires, aux enseignants : augmentation du temps de travail, suppression de 500 000 emplois publics en 5 ans, institution de 2 jours de carence...

On se souvient des effets négatifs de cette politique éducative : la suppression massive de postes d'enseignants avait eu des conséquences graves... classes surchargées, effectifs pléthoriques, baisse du niveau des élèves.

 

On se souvient de ce slogan célèbre : "Travailler plus pour gagner plus..."

 

Fillon, au cours de cette campagne, renoue avec les méthodes sarkozystes : il attaque et dénonce les médias, il déforme la vérité, il avait affirmé, par exemple, que 200 000 français étaient présents au Trocadéro, pour le soutenir, en fait 45 000 personnes s'étaient déplacées.

 

Désormais, ce sont des sarkozystes qui l'entourent et le soutiennent, dans sa campagne électorale : Christian Jacob, François Barouin, Luc Chatel.

 

Nicolas Sarkozy a été, lui aussi, mis en examen, pour l'affaire Bygmalion.

 

Comme son mentor, François Fillon droitise sa campagne : il a ainsi ajouté une nouvelle mesure répressive à un programme qui en compte déjà un certain nombre : l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans. Une idée défendue par Nicolas Sarkozy, lors de la primaire.

 

C'est indéniable : Fillon s'inspire de Sarkozy.

Et ces deux personnalités qui semblaient si différentes sont finalement assez proches.

François Sarkozy, Nicolas Fillon : n'est-ce pas le retour du petit Nicolas dans ses oeuvres et ses magouilles ?

 


 

 

 

 

 

François Sarkozy ou Nicolas Fillon...
Repost 0
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 12:41
Lumières et candeurs du viburnum...

 

 

 

 
 
Les fleurs éclaboussent le vert, elles l'enluminent, le rehaussent d'éclats...


 
Lumières et candeurs du viburnum éclairent l'air du printemps... vertiges, tourbillons et rondes de bouquets dans le jardin...

 

Les parfums s'insurgent, se révoltent, tourbillonnent dans l'air. Lorsque viennent les soleils, qu'ils s'exacerbent, les parfums redoublent, ils s'envolent, grisements et enivrement des arbres...


 
Des écumes de blancs s'épanchent, le jardin s'éblouit de tant de fleurs, il s'enivre de tant de senteurs et de clartés. Les fleurs en bouquets d'offrandes s'épanouissent, rondes éblouissantes dont s'abreuvent les regards.

 

Les fleurs s'évaporent, distillent des embruns...


 
Les parfums se libèrent, ils flottent sur les arbres, sur la terre... Les fleurs dansent, s'animent, valses de bonheurs où le printemps s'emporte...


 
 
Viburnums, fleurs subtiles, légères, en éclats de brumes ! 
 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Lumières et candeurs du viburnum...
Repost 0
1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 10:40
Un poisson pour ouvrir le mois d'avril : la sole...

 

 

 

La sole revêt un manteau étonnant qui ressemble à une véritable mosaïque : ce poisson très plat, qu'on trouve abondamment, en Méditerranée, est singulier par sa forme...

 

La sole, long poisson ovoïde, arbore des marbrures grisées, des motifs de petits réseaux qui ressemblent à des cailloux assemblés de gris, de beiges.

 

Parfois, les teintes sont plus éclatantes, encore... le poisson semble, alors, serti de bijoux, aux tons de bleus, de lumières...

 

Ce poisson se blottit sur des fonds sablonneux et ressemble à une pierre sculptée.

 

Le nom "la sole" a bien sûr, des origines méditerranéennes : issu du latin, "solea", la sandale, ce poisson évoque la forme plate de ces chaussures.

 

La sifflante "s", très douce suggère calme, tranquillité, aspect paisible et serein...

La sole fait songer à un objet d'art, posé sur les fonds marins, une sorte de sculpture de pierre, à l'aspect hiératique.

 

La sole évoque la Méditerranée, des senteurs marines, les filets des pêcheurs, des barques, des embruns, des visions de bleus infinis, des enroulements renouvelés de vagues, le sac et le ressac, le murmure de la mer...

 

La sole suggère des paysages du sud, des pins, des calanques rayonnantes, des dégringolades de pierres blanches, des oliviers, des odeurs de thym, de romarin...

 

Ce poisson fait ressurgir, en moi, des souvenirs : la sole à la provençale que préparait ma mère, avec du fenouil et du citron, un mets simple et délicieux.

 

La sole, c'est le monde de la mer, une impression d'immensité, de liberté, ce sont des ports de pêche, des calanques autour de Marseille...

 

La sole évoque aussi des soleils éblouissants du midi, des reflets sur l'eau, des senteurs de sel et de pins qui s'entremêlent...

 

Des images de voilures blanches sur l'immensité des flots, la chaleur exacerbée du sud...

Des mouettes qui frôlent la surface de l'eau, des vagues dansantes, un infini de bleu...

 

 

 

 

 

Photos : wikipédia et Pixabay

Un poisson pour ouvrir le mois d'avril : la sole...
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/