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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:13
hiver reuters 3-copie-1
La simplicité d'un titre : "J'ai froid " nous montre parfois l'inspiration géniale d'un auteur. C'est cette simplicité qui nous émeut aussi dans ce texte de Jean Ferrat à valeur universelle, tant les mots en sont limpides ...
 
La chanson s'ouvre sur l'évocation des vents du midi qui soufflent à tel point qu'ils font ployer les arbres... l'image qui suit est superbe puisque les arbres sont personnifiés : leurs branches deviennent des "bras qui fument des gitanes". On les voit ainsi se consumer et se dessécher sous les assauts violents du mistral ! Dès lors, le poète lui-même, assailli par le vent évoque ses sensations dans le refrain : "j'ai froid".
 
Mais la chanson se transforme vite en un message engagé : Jean Ferrat évoque les droits de l'homme bafoués, des "uniformes'" qui imposent leurs lois, on songe ici à une dictature violente qui enlève toute liberté aux êtres humains...
 
Cette liberté est elle même assimilée à une personne qui "tombe sa pelisse" : l'image est magnifique : on voit la liberté dépouillée de toute valeur , de toute substance,de toute signification !
 
C'est un monde d'horreur qui est alors décrit, un monde où règnent l'injustice, la "force imbécile", la"bêtise épaisse", les dénonciations sous forme de lettres anonymes ... C'est un régime dictatorial qui est dénoncé avec force et virulence....
 
On entend aussi le bruit menaçant des fusils : "la salve éclatant" au milieu de l'hymne ...un gouvernement militaire imposant sa rigueur est ainsi mis en cause...
 
Jean Ferrat utilise une image très forte pour nous faire ressentir toute l'horreur que lui inspire ce régime : une "bête immonde qui sort de sa tanière".
 
Dès lors, la révolte légitime gronde, il faut "retrouver le chemin des bois", prendre la maquis pour refuser la tyrannie, la révolte seule permettra de vaincre le froid et la peur. La révolte, grand feu de joie saura abattre le froid dans les coeurs et dans les corps, le frisson de la peur et de l'angoisse disparaîtra alors ...
 
Les tyrannies et les dictatures existent encore en ce monde et elles prennent même parfois le masque de la démocratie... Cette chanson nous incite à la rebellion face à ce qui n'est plus admissible : quand ce grand feu de bois fera-t'il donc le tour de la terre ?
 
Quand serons-nous libérés de l'injustice, quand serons- nous libérés de la "bête immonde" ? 
 
 
 
 
 foret wikip
 



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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 19:23
depardieu reuters 3
Eh oui ! C'est bien vrai ! Voilà que Gérard Depardieu fait son "come back", le voilà de retour, plus tonitruant et plus provocateur que jamais... Après la Belgique, la Russie, il revient en France... plus exactement à Trouville-sur-mer...
 
Si la notoriété, la célébrité autorisent à certains tous les pouvoirs, toutes les audaces, le mépris de la loi, décidément Gérard Depardieu fait partie de ces cercles réservés de la célébrité qui peuvent tout se permettre : une nouvelle polémique est en train de naître autour de la villa que Gérard Depardieu fait construire à Trouville-sur-mer...
 
Ainsi donc, " l'audacieux" Gerard Depardieu qui menaçait de s'exiler d'abord en Belgique puis en Russie ne néglige pas de conserver un ou plusieurs pied-à-terre en France...Mais en plus, les travaux qu’il a entrepris au mois d’octobre pour faire construire une demeure de 250 m2 sur les hauteurs de Trouville suscitent bien des controverses.... 
 
Des membres d'une association écologiste, les Amis de Trouville-sur-Mer, redoutent les conséquences de tels travaux sur le paysage, mais aussi des risques d’inondations qu’ils peuvent entraîner. "Quand les travaux ont commencé, on a découvert que les grues étaient en train de massacrer la colline. On pensait que la construction se ferait à flanc de colline, mais en fait, ils en ont rasé une partie pour y poser la nouvelle maison. L’impact est énorme", a déclaré Henri Luquet, président de l’association...
 
Le maire de Trouville, lui, défend le projet et affirme qu'un permis de construire en bonne et due forme a été accordé...
 
Cependant, la faune et la flore de l’arrière-pays normand pourraient pâtir de cette construction, et l’écoulement des eaux de pluie pourrait aussi être perturbé. 
 
Ainsi, on voit bien que la notoriété a permis à l'acteur de s'offrir une villa sur un terrain non constructible, de dénaturer le paysage pour son bon plaisir, de générer des nuisances par des travaux pharaoniques qui détruisent l'environnement, des travaux dignes d'un nanti et d'un acteur à la renommée mondiale....
 
Décidément, Gérard Depardieu n'en finit pas de faire parler de lui : conduite en état d'ébriété, demandes de passeport belge, russe, construction d' un bâtiment en France qui suscite de nouvelles polémiques : est-ce un besoin d'attirer l'attention et les projecteurs sur lui ? Il n'en pas besoin...
 
Est- ce plutôt une façon de s'imposer, de s'affirmer, d'afficher sa toute puissance ? Sans doute une forme de mégalomanie ?
 
En tout cas, il faut dénoncer ces droits que s'arrogent des autorités ou des célébrités : la loi doit être la même pour tous...La loi concerne tous les français, quels qu'ils soient...A défaut, elle perd toute valeur...
 
 
 depard reuters
 



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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:35

 

pollution reute


La capitale chinoise a des allures fantomatiques noyée par des brumes épaisses, tenaces, étouffantes : les autorités ont conseillé ce mercredi à des millions d'habitants de rester chez eux, des particules nocives de pollution ayant envahi la ville.

 
On pourrait s'étonner de voir Pékin dans un brouillard épais, dense, si bien que la visibilité est brouillée...C'est donc cela le miracle de la croissance chinoise ? Une ville entière submergée par la pollution, où on ne peut plus respirer, circuler sans danger ?
 
Les habitants se déplacent le visage couvert d'un masque filtrant, certains le conservent même à leur travail ou à leur domicile. On déconseille aux enfants, aux personnes âgées de sortir... C'est un véritable état d'alerte....
 
Voilà bien les effets de la croissance à tout prix tant vantée dans nombre de pays.... Les images sont terrifiantes : on se croirait dans un film de science fiction mais c'est pourtant bien la réalité : des visages masqués, d' épais brouillards de fumées, une atmosphère d'apocalypse... Une impression étrange d'une ville sous une ouate de brume, des images troubles, un monde irréel...
 
Le problème de la pollution atmosphérique à Pékin a suscité un fort mécontentement de l’opinion : la Chine semble incapable de gérer ses problèmes écologiques. La vague de froid qui a touché la capitale et une grande partie du Nord-Est a provoqué un accroissement des rejets dus au chauffage urbain. De nombreuses usines autour de la capitale sont aussi responsables de ce désastre...
 
Quand on voit l'état de la capitale chinoise, on peut se poser des questions sur l'avenir de la planète, on peut légitimement se demander comment on pourra maîtriser les problèmes de pollution dans les prochaines années....
 
Avec l'accroissement de la population, les voitures qui circulent de plus en plus nombreuses, les usines qui rejettent leurs déchets dans l'atmosphère, on est dans une situation bien préoccupante....
 
De la science fiction ? La science fiction est faite aussi pour nous mettre en garde contre les dérives actuelles de nos sociétés, contre les dangers d'une pollution galopante qui atteint nos mers, nos terres, notre atmosphère, nos poumons, notre peau, nos organes, nos vies et les mettent en dangers....
 
La Chine que nous avons sous les yeux est peut-être l'image même de ce que sera notre avenir : vivrons-nous alors dans un air vicié, terrés dans nos maisons, à l'abri, essayant d'échapper à un monde de brumes et de ténèbres ? 
 
Est-ce là le futur qui nous attend ? Il serait temps de prendre des mesures pour enrayer ce phénomène... Il serait temps de ne plus miser sur une croissance à tout prix qui risque de nous conduire à notre perte.... Ne faudrait-il pas enfin veiller à préserver ce bien précieux et unique sur lequel nous vivons : notre mère, la terre ?
 
 
 
                  
Source : Le Monde
pollution ruter
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 19:53

 

 

 pauvreté

 

 

On parle souvent dans nos sociétés d'un phénomène qui, hélas, tend à prendre de plus en plus d'importance : l'exclusion due à la pauvreté, la misère, au chômage...La misère et la pauvreté sont perceptibles dans les vêtements sales, élimés que portent les gens, parfois sur les visages pleins de lassitudes, parfois encore dans une sorte de repliement sur soi, de honte...

 
Mais l'exclusion peut prendre encore de nos jours d'autres formes parce que l'on vit dans un monde plein de parfums plus ou moins luxueux, de savons aux senteurs étudiées et élaborées...il n'est pas question d'admettre des odeurs "nauséabondes "de la misère et de la pauvreté...
 
Une famille précaire a été ainsi expulsée du musée d'*orsay, à Paris, samedi dernier, en raison de mauvaises odeurs. La famille faisait une visite accompagné d'un bénévole de l'association Agir pour la dignité...
 
Un couple et leur petit garçon d'une dizaine d'années déambulaient parmi les toiles de maître et statues quand un gardien les a priés instamment de bien vouloir quitter le musée. "Des visiteurs s'étaient plaints" de leur odeur, voilà le motif de leur exclusion !
 
Une exclusion qui s'ajoute donc aux autres pour compléter le tableau !
 
Le bénévole d’ATD qui les accompagnait a d’abord refusé de sortir, rappelant au gardien que le règlement n’interdit pas l’accès des pauvres au musée. Mais très vite entouré de quatre agents, il s’est vu obligé d'évacuer les lieux...
 
Tout est ainsi prétexte à exclure, à dénoncer , à rejeter ce qui ne correspond pas à la norme, dans nos sociétés de l'apparence, du bonheur de façade, et même les odeurs sont proscrites quand elles ne rentrent pas dans le cadre habituel et normatif de la société. 
 
Comment des gens ont-ils osé se plaindre et refuser la proximité de gens déjà exclus et miséreux ? Comment des gens cultivés visiteurs de musée ont- ils pu se livrer à une telle démonstration d'intolérance et de rejet des autres ? Il est possible que la direction elle- même du musée ait pris cette initiative déplorable...
 
Au fond, l'odeur même de la pauvreté gêne, dérange, perturbe l'univers asceptisé de certaines personnes qui ne supportent pas de côtoyer la pauvreté dans des lieux publics ouverts à tous....
 
C'est bien un signe des temps : on refuse de voir, de sentir, d'entendre, de toucher du doigt la misère...On refuse ce qui est différent de nous....On peut parler d'une véritable discrimination de la misère....
 
 Certaines personnes victimes d'exclusion ne peuvent se laver : les bains publics ont disparu de nos univers urbains, même l'hygiène n'est pas accessible à tout le monde...
 
Il faut déplorer et refuser ces formes d'intolérance qui agitent nos sociétés : la pauvreté se voit, se sent, elle est réelle : essayons de la combattre par tous les moyens, essayons de voir les détresses et les désarrois qui nous entourent sans les rejeter....
 
 
Source : Le Monde
 
 orsay
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 20:38
enseignants reuters
Qui veut, désormais, devenir enseignant ? Qui ambitionne d'entrer dans la fonction professorale ? Qui envisage d'exercer ce métier ingrat ? En fait, et ce n'est pas étonnant, la crise du recrutement des enseignants perdure et s'aggrave d'année en année....
 
Faute d'avoir pris les mesures nécessaires pour rendre la fonction attractive et pour la revaloriser, les gouvernements successifs ont laissé s'installer une crise des vocations sans précédent....Un constat s'impose : dans certaines disciplines, il y a moins de candidats admissibles que de postes à pourvoir...
 
A la rentrée prochaine, des postes ne seront pas pourvus, notamment en lettres classiques où l'on compte 108 admissibles pour 200 postes, en lettres modernes, on dénombre 1155 candidats admissibles pour 1000 postes... Dès lors, les jurys devront brader les places des concours et la qualité du recrutement va en pâtir...
 
L'image des enseignants s'est considérablement dégradée ces dernières années : ce métier n'attire plus les vocations... Pourquoi ?
 
En période de crise et de chômage galopant, on peut s'étonner que le professorat ne recueille plus la faveur des étudiants....
 
L'enseignement a bel et bien été sacrifié ces dernières années sur l'autel du libéralisme : les enseignants sont déconsidérés, souvent dénigrés par ceux là même qu'ils servent , par les élèves, les parents d'élèves, parfois par la hiérarchie et l'administration...
 
Accablés de tous les maux de la société, ils exercent un métier de plus en plus ingrat et difficile : leur autorité est sans cesse mise à mal par les parents, par les élèves...
 
Considérés comme des privilégiés, ils subissent des contraintes de plus en plus lourdes : classes chargées jusqu' à 36 élèves en lycée, contestation des parents, élèves en panne d'attention et de concentration dans un monde où les médias en tous genres règnent en maîtres.
 
Lors du quinquennat de N. Sarkozy, l'année de formation professionnelle a été supprimée, la fonction s'est dégradée avec des réformes successives souvent inadaptées et improvisées, les programmes, pour certains, ont été revus à la baisse...
 
Mal payés, jalousés par le secteur privé, accusés de paresse, parfois même d' incompétence par des parents qui se permettent de mettre leur grain de sel dans un métier qu'ils n'ont jamais exercé, dont ils ignorent les difficultés, les subtilités, les enseignants parfois à bout de souffle renoncent, pour certains, à leur métier et démissionnent !
 
Comment l'expliquer, si ce n'est par le manque d'attractivité dans lequel on a enfermé ce métier de transmission, plein de noblesse, d'échanges ?
 
Comment en est-on arrivé là ? Quand un pays néglige l'éducation, l'enseignement, c'est tout son avenir qui est ainsi mis en péril....
 
Source : Le Monde
 
enseignement reuters



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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 22:30

 

 

rocard reuters

 

Michel Rocard a décidément des idées pour affronter la crise et il les exprime sans détours dans une interview accordée au journal du dimanche...Des idées qui ont de quoi étonner et surprendre pour un représentant du parti socialiste....

 
L'ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard plaide ainsi pour le report de l'âge de la retraite à 65 ans en vue de la réduction des déficits... On est, dès lors, stupéfait de voir les socialistes emboîter le pas de la politique menée par la droite et le gouvernement de N. Sarkozy.
 
Où va le parti socialiste ? Vers quelle dérive droitière se dirige-t-il ??
 
Pour juguler le chômage, Michel Rocard propose tout de même une réduction du temps de travail mais aussi un report de l'âge de départ à la retraite : ces solutions combinées peuvent-elles être la solution miracle ? On en doute, d'autant que si le temps de travail baisse, les salaires devront suivre aussi...
 
Michel Rocard n'hésite pas à affirmer :« La gauche n'a plus droit à l'erreur ». D'autre part, il estime que les Français doivent travailler plus longtemps.« Le vrai calcul se fonde sur la durée de cotisations, pas sur un droit lié à un âge borné et inutile. En conséquence, on peut aller jusqu’à 65 ans."Belle conclusion ! Beau raisonnement !
 
Et le" socialiste" ose même ajouter : "Il y a une mortalité forte juste après 60 ans car le travail maintient en forme. Et travailler plus longtemps résoudrait le sous-emploi des seniors. »
 
Allez donc demander à un plâtrier, à un maçon, à un enseignant si le travail maintient en forme après 60 ans ! Allez demander à la plupart des travailleurs de France et de Navarre si le travail est une façon de garder la forme après 60 ans !
 
De tels propos frisent l'indécence : on se demande si M. Rocard n'est pas en train de préparer le terrain et de poser des jalons pour la future réforme des retraites prévue par François Hollande pour cette année 2013....
 
Dans tous les cas, cette façon de mépriser et de dénier les réalités auxquelles sont confrontés les salariés français relève de l'inconscience pure et simple !
 
Il serait temps que le parti socialiste revienne à de vraies idées sociales et progressistes, sinon, la dénomination même de ce parti ne sera plus du tout en adéquation avec les valeurs affichées et proclamées haut et fort par ceux qui se disent "socialistes" !
 
On a l'impression, avec ces déclarations, de retourner à la case départ, quand François Fillon proposait un report de l'âge de la retraite à 67 ans, se conformant au "modèle" allemand....
 
Le ministre du Travail Michel Sapin a affirmé aussi , ce dimanche, que la France était « un Etat totalement en faillite » en insistant sur la nécessité de poursuivre dans la voie de la réduction des déficits publics. Cela ne vous rappelle rien ? On songe aussitôt aux déclarations de François Fillon premier ministre qui n'hésitait pas à dire "Je suis à la tête d'un état qui est en situation de faillite. "
 
Ces propos semblent n'avoir qu'un seul but : préparer l'opinion à de nouvelles mesures de rigueur et d'austérité...
 
Des élections ont-elles eu lieu ? Un nouveau président socialiste a-t-il été élu ? On peut se poser la question ....
 
Source : Le Parisien
 
 
 rocard reuters 2
 
 



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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 18:16

 

Mahomet

 

Deux iraniens en voyage en France, tels les Persans de Montesquieu, Usbek et Rica, en ont fait la triste expérience : « Nul n’est prophète en son pays ! » Il est plus difficile d'être apprécié ou reconnu chez soi qu'à l'étranger.

Débarqué en juillet 2011 à Salon de Provence pour tourner un documentaire sur Nostradamus, un couple iranien, les époux Torabkhany, 32 et 36 ans, ont connu une mésaventure qui n’est pas ordinaire…
 
Le couple, pour présenter son projet, a accordé une interview au quotidien local, La Provence. Une photo complétait l'article : la jeune femme posait sans voile. "Cela nous semblait anodin...", dit-elle dans un français hésitant. 
 
Et pourtant, c’était sans compter sur les foudres de l’Islam et de son fanatisme parfois exacerbé… l'article a été diffusé par plusieurs sites iraniens. De plus, au cours de l’interview, la jeune femme a osé qualifier Nostradamus de "prophète", ce qui a provoqué l’ire des autorités iraniennes. Depuis Téhéran, leurs parents les ont appelés affolés. "Ils ont été questionnés et nous ont déconseillé de rentrer... Nous avons eu peur d'être envoyés en prison à notre retour", explique le couple. 
 
Un simple mot, une photo et le fanatisme aveugle s’est mis en marche : interrogatoires, menaces, pressions exercées sur les familles… Tout cela est inquiétant : on se croirait revenu en des temps révolus où le moindre mot pouvait être interprété à mal, censuré…
Si on ne peut qualifier Nostradamus de prophète sans offenser la religion, si on ne peut adopter les coutumes d’un pays quand on y séjourne, si la femme doit se plier aux lois islamiques alors même qu’elle est en France, il faut bien parler de fanatisme et d’intolérance…
 
Face aux menaces, le couple a déposé une demande d’asile qui a été acceptée…
Nul n’est prophète en son pays : ce couple d’iraniens séjournant en France a pu voir que leur talent, leur volonté de s’intéresser à un personnage historique n’étaient pas vraiment prisés et appréciés par les autorités religieuses de leur pays…
 
Nul doute que le comportement de certains fous de dieu prête à sourire…Bientôt, il ne faudra plus prononcer le terme de « prophète » sans soulever des vagues de réprobation et de désapprobation !
 
Le fanatisme, quand il prend ces formes délirantes et outrancières ne peut que susciter le rejet. Assez d'anathème contre certains mots ! Assez de délires ! 
 
Décidément, on se croirait parfois revenu au temps de Voltaire qui dans ses oeuvres dénonçait un fanatisme aveugle : l'inquisition catholique et chrétienne pouvait alors accuser n'importe quel quidam de manquement à la religion sous le moindre prétexte....
 
Toutes les religions soumises à l'intolérance doivent être condamnées....Tous les excès du fanatisme doivent être rejetés et denoncés par tous les moyens...
 
Source : Le Monde
Nostradamus libre
persan 2 libre
mahomet libre 2



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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:56

 

 cassez 4 reuters

 

On a tous vu les images du retour de Florence Cassez en France, après son incarcération au Mexique... Comment aurait-on pu ne pas les voir ? Le battage médiatique a fait son oeuvre et, au fond, c'est normal : on ne pouvait quand même pas occulter cette libération de la jeune femme après 7 ans passés dans les geôles mexicaines...d'autant que Florence Cassez est particulièrement photogénique....

 
On est étonné de voir cette jeune femme frêle, fragile, au visage diaphane s'exprimer avec une belle assurance après 7 ans d'enfer...
 
Taille mannequin, longue chevelure blonde, regard bleu, sourire avenant, la belle se prête volontiers au jeu des photographes. Elle semble avoir, d'emblée, apprivoisé les caméras et semble même apprécier cette mise en lumière et ce vedettariat.
 
Elle a d'ailleurs été reçue ce vendredi 25 janvier à l'Elysée par François Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler : l'entretien a duré plus d'une heure...
 
Voilà cette jeune femme accusée de crimes assez graves au Mexique, mise en lumière, transformée en héroïne... Difficile, bien sûr, de se prononcer sur le fond de l'affaire : est-elle coupable ? Est-elle innocente ? On ne peut trancher ce débat... Florence Cassez, elle, affirme son innocence...
 
Dans tous les cas, on peut voir une femme sûre d'elle, qui semble ne présenter aucune faille, malgré tous les malheurs subis... une femme dont le regard bleu assez dur étonne, surprend... une femme au destin étrange, hors norme, une femme aventureuse sans doute et qui n'a pas froid aux yeux...
 
Dès lors, je me pose cette question : Florence Cassez doit-elle provoquer notre admiration ? Ou doit-elle susciter en nous une certaine appréhension, une certaine inquiétude ?
 
J'avoue que je ne sais pas répondre à ces questions... Je suis perplexe...
 
Florence Cassez, figure angélique attire tous les regards : n'est-ce qu'une façade ?
 
Les apparences, souvent, nous abusent, nous trompent : on a vu souvent des assassins avec des visages d'ange mais d'un autre côté peut-on reprocher à Florence Cassez sa beauté, son assurance ?
 
On peut, cependant, le constater : dans notre monde hypermédiatisé, surinformé, on a, encore une fois, bien des difficultés à démêler le vrai du faux...
 
On est confronté à deux versions des faits qui s'opposent et qui ne peuvent être tranchées...On a souvent l'impression de ne détenir aucun vérité absolue...Etonnant !
 
Il semble que dans de nombreux domaines, nous n'ayons pas la possibilté d'accéder à la vérité... et pourtant nous sommes abreuvés d'informations...
 
 
 cassez reuters
casse reuters



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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 16:22

 

voltaire wiki 

 

 

C'est Voltaire qui au 18ème siècle invente un genre littéraire qui tient à la fois du conte et de l'essai : le conte philosophique. Tout en nous racontant une histoire merveilleuse, Voltaire fait passer un message philosophique, et dénonce aussi tous les travers de son temps...

 
Un des contes philosophiques les plus connus de Voltaire est, sans doute, le conte intitulé Candide ou l'optimisme. Le nom même du personnage est bien révélateur comme la plupart des noms dans les contes de Voltaire...Candide vient d'un mot latin "candidus" "blanc. C'est le naïf, étymologiquement, en latin, le"nativus",le nouveau-né, celui qui découvre le monde et ne le comprend pas bien encore : ce regard naïf du personnage porté sur le monde permet ainsi d'en souligner toutes les incohérences et les absurdités...
 
L'histoire commence, comme il se doit dans un conte, dans un château, le château du baron de Thunder-Ten- Tronck en Westphalie. Le nom de ce baron aux sonorités tonitruantes dénonce déjà la vanité, la prétention, l'orgueil de ce personnage aristocratique. Ce château apparaît comme une sorte de monde idyllique mais ce n'est qu'une illusion : c'est un monde de faux semblant, où règne la flagornerie à l'égard du maître de maison, où Pangloss, précepteur et philosophe de pacotille distille des discours absurdes, sans fondement.
 
Pangloss, voilà encore un nom qui révèle bien ce personnage : le mot est issu de deux radicaux grecs et signifie"tout en langue". Pangloss est, en effet, un bavard infatigable qui endoctrine le jeune Candide et qui lui instille sa philosophie de l'optimisme.
 
Et Candide, le naïf, croit aveuglément ce que dit Pangloss. Ainsi Voltaire dénonce cette philosophie en vogue au 18ème siècle : la philosophie optimiste dont le principal artisan est Leibniz, philosophie que Voltaire juge dangereuse car elle conduit les hommes à accepter tous les malheurs du monde sans se révolter : c'est une philosophie de la résignation qui consiste à dire : "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes"
 
Pour Leibniz, le malheur, s'il existe, a un sens : il est fait pour le bonheur des hommes ! Mais dès lors, cette philosophie nie toutes les misères atroces auxquelles peuvent être soumis les hommes.
 
Et Candide va connaître bien des malheurs, dès le début du conte il est exclu du château pour avoir courtisé la fille de la maison, la belle Cunégonde, lui qui n'est qu'un bâtard, fils illégitime d'un frère de la baronne...
 
Dès lors, Candide est emporté dans un tourbillon d'aventures plus ou moins invraisemblables. D'abord recruté par des soldats, Candide s'engage dans les armées d'un roi bulgare, sans vraiment en prendre conscience, il est alors amené à combattre sans comprendre ce qui lui arrive : c'est l'occasion pour Voltaire de se livrer à une satire virulente de la guerre qui apparaît d'autant plus absurde qu'elle est vue à travers le regard du naïf, Candide. La guerre apparaît sans fondement, les soldats eux-mêmes ne savent pas pourquoi ils se battent, ils avancent comme des soldats de plomb, au son des fifres et des tambourins qui servent à masquer les horreurs de la guerre .
 
Mais Candide perçoit peu après toutes les atrocités de la guerre, il voit des femmes, des enfants, des vieillards assassinés et il tente d'échapper au massacre.
 
La guerre est un thème récurrent dans ce conte philosophique et Candide est confronté à ses horreurs à plusieurs reprises.
 
Bien sûr, Voltaire s'attache aussi à dénoncer le fanatisme religieux, les crimes commis par l'inquisition puisque les pérégrinations de Candide l'emmènent jusqu'à Lisbonne où il assiste au tremblement de terre qui secoua la ville en 1755. Candide est alors emprisonné et condamné à être fessé en cadence, soupçonné injustement par l'inquisition d'être à l'origine de ce malheur ! Pangloss, lui est condamné à la pendaison...
 
Les aventures de Candide le conduisent ensuite à rencontrer une vieille, sorte de magicienne de conte qui l'aide à retrouver Cunégonde alors qu'il la croyait morte.
 
L'histoire emmène le personnage jusqu'en Amérique du Sud, dans l'Eldorado, pays utopique, sorte d'idéal où l'argent n'a pas de valeur, où les gens sont généreux et accueillants, c'est bien l'envers du monde réel que nous présente ici Voltaire.Cet épisode qui se trouve au centre du conte revêt une importance capitale : c'est une critique du monde ordinaire où l'argent est la valeur essentielle, où la générosité n'existe pas, où régnent la peur, l'appât du gain, la méfiance....
 
Candide quitte pourtant ce pays de Cocagne en emportant des richesses de l'Eldorado car il croit encore aux valeurs de son ancien monde.
 
Candide se retrouve alors dans la Guyane Hollandaise à Surinam où il rencontre le nègre de Surinam, page célèbre où Voltaire se livre à une satire de l'esclavage, satire d'autant plus touchante et probante que Voltaire fait parler l'esclave totalement soumis à ses maîtres alors qu'il a été traité de manière indigne. Le nègre étendu sur le sol a subi les pires châtiments : un bras et une jambe coupée pour avoir voulu échapper à son triste sort ou pour avoir fait un geste maladroit...
 
Candide commence alors à remettre en cause l'enseignement de son maître à penser, Pangloss et se met à réfuter la théorie de l'optimisme : le personnage évolue enfin !
 
Puis, les épisodes suivants conduisent Candide en France, en Angleterre .Voltaire dénonce l'incompétence des médecins, les maisons de jeux où sévissent la tricherie, le goût de l'argent facile.
 
Les personnages de ce conte n'ont pas vraiment de réalité, ce sont des marionnettes, des symboles et leurs aventures sont prétextes à toutes sortes de dénonciations, c'est bien là l'intérêt de ce conte qui a une valeur didactique.
 
L'ironie voltairienne est constamment présente, les personnages prêtent à rire et à sourire, l'invraisemblance fait aussi partie de l'univers du conte : on assiste ainsi à une sorte de résurrection de Pangloss, de Cunégonde que l'on croyait morts.
 
Les thèmes les plus divers sont abordés : l'argent, la religion, le fanatisme, la guerre, l'esclavage,le bonheur etc.
 
Candide a enfin compris à la fin du conte que le bonheur ne peut se trouver dans de vaines recherches philosophiques ou dans l'ambition : le bonheur consiste tout simplement à accomplir sa tâche, à faire oeuvre utile, à cultiver son jardin avec sérénité...
 
Avec ses compagnons, il s'installe dans une métairie à Constantinople et même si Pangloss continue à prêcher sa philosophie, Candide ne se laisse plus abuser et conclut lui même l'histoire en prononçant ces mots :"Il faut cultiver notre jardin'.
 
Que de messages, que de leçons à méditer dans ce conte voltairien ! Le récit endiablé rend la lecture plus accessible, plus facile mais il faut bien percevoir toute l'ironie voltairienne pour savourer tous les enseignements de ce récit qui reste d'actualité par bien des aspects et des thèmes traités...Ce conte mérite d'être lu et relu tant il est riche d'enseignements, tant il se révèle encore plein d'actualité et de modernité...
 
Photos : wikipédia
 
 
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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 14:16

 

 

 

pins

 

 

Le Sud, chanson de Nino Ferrer nous transporte vers les paysages méditerranéens de villes blanches avec leurs terrasses garnies de linge ...Le texte s'ouvre sur l'évocation de la Louisiane, terre du sud des Etats Unis. Puis apparaît le nom de l'Italie, symbole même des pays du Sud et aussi terre natale de l'auteur puisque Nino Ferrer est né à Gênes...
 
 
Le vocabulaire familier nous introduit dans un univers fait de modestie, d'humilité, le monde des gens simples ...L'emploi de verbes ordinaires du vocabulaire courant :"il y a" "c'est" montre bien que les gens évoqués ici appartiennent au peuple...
 
L'ambiance est heureuse et paisible : on perçoit des enfants qui s'amusent à l'extérieur, des animaux banals : chien, chat, tortue, poisson rouge, tout ce bestiaire commun réuni dans l'harmonie....autour des enfants. Un paysage de paix et de bonheur est suggéré.
 
Le refrain avec l'emploi du conditionnel semble évoquer un pays rêvé, imaginaire fait de perfection : "On dirait le Sud", pays voué à l'éternité, à la plénitude, à l'été infini...une terre où l'on prend son temps, où le temps n'est pas compté, où l'on vit dans la joie, un décor merveilleux fait de terrasses, de linge blanc, d'enfants heureux...
 
Mais le dernier couplet vient rompre cette harmonie bienheureuse avec la perspective de la guerre annoncée...comme si l'homme ne pouvait vivre sans se créer des difficultés et des obstacles : l'homme accuse alors le destin de ce malheur mais n'est-il pas malgré tout responsable d'être voué à se battre, à faire la guerre ?
 
C'est un message bien universel que nous délivre dans cette chanson Nino Ferrer : l'homme se complaît dans les affres de la guerre, dans l'inquiétude, l'angoisse, la peur alors qu'il pourrait vivre simplement dans le bonheur et la quiétude...
 
Les guerres, c'est bien là tout le malheur des hommes, toutes leurs souffrances, leurs abominations aussi...
 
Et pourtant, elles reviennent inlassablement, irrémédiablement comme si l'homme dans ses errances et son aveuglement ne pouvait s'en passer...
 
On peut bien dire alors comme Nino Ferrer : on aurait pu vivre plus d'un million d'années et toujours en été...On aurait pu vivre dans la paix, dans un bonheur fait d'insouciance et de sérénité...
 
Cette chanson au rythme mélancolique est bien un hymne au bonheur simple mais également une dénonciation de la guerre toujours présente sur cette terre, alors que les hommes en connaissent parfaitement les douleurs et les atrocités...
 
 
 
 
 
 
pins 2
 
 
               



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