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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 17:13
Voici le mirage de l'Art.... La chambre, Léo Ferré...

 

 


Comment transformer une misérable chambre en un lieu de rêves ? C'est bien ce que permet la transfiguration poétique. Léo Ferré nous offre, ainsi, une chanson où la métamorphose se produit, sous nos yeux émerveillés.

 

Le poète s'exprime à la première personne et nous fait découvrir sa chambre désignée par l'expression "quatre vieux murs", qu'on lui a prêtés. On perçoit le dénuement de l'artiste qui a accepté ce "réduit très obscur" pour y "installer sa chambre."

 

Léo Ferré loge ses "quatre membres" dans ces "quatre murs", soulignant, ainsi, combien ce logis lui correspond, lui le malheureux poète, un parallélisme qui vient souligner sa pauvreté.

 

Et le poète égrène tous les objets qui décorent cette chambre, destinés à lui donner "un air coquet", mais il s'agit, chaque fois, d'une négation même de ces objets, ce qui vient encore accentuer le dénuement du narrateur...

 "je suspendis aux murs enpente
Les diplômes que j'ai manqués et mes décorations absentes
Sur une table les photos de celles qui se refusèrent
Sur des rayons les in-quarto des livres que je n'ai su faire..."

 

Le poète suggère, ainsi, avec une certaine auto-dérision, une vie ordinaire faite de manques, d'échecs, de renoncements.

 

Il évoque aussi de grands vins qu'il aurait cachés "derrière les fagots", des "Chambertin et des Margaux", mais il précise aussitôt qu'il "ignore jusqu'à l'arôme" de ces grands crus...

 

Il nous étonne en parlant d'un coffre fort, "où il a rangé en piles régulières Toutes les valeurs et tout l'or..." 

La relative qui suit, au conditionnel passé, "que j'aurais pu gagner" montre que ce n'est qu'un leurre.

Une façon de tourner en dérision la richesse et tous ses attributs...

 

Mais, il suffit d'un "doux rayon bleuâtre, se glissant par la fenêtre", pour transformer cet intérieur en un "théâtre" rempli d'un "mobilier éblouissant."

 

Ainsi, le poète transfigure et sublime la réalité qu'il a sous les yeux, grâce à un simple rayon de lumière.

"Voici des tapis d'ambition, voici des tentures de rêve
Voici qu'un rideau se soulève sur un chevalet d'illusions..."

 

Le poète se met à rêver, à voir, sous le décor de sa chambre, de nouveaux rêves, des ambitions, des illusions dont il n'est pas dupe, mais qui rendent la vie plus douce.
Les "coussins" sont associés à des "serments, les "fauteuils" à des "promesses".

 

L'amour, l'affection sont suggérés grâce au vocabulaire de l'affectivité : "des colliers de tendresse, des bouquets de sentiments".

 

"Voici le mirage de l'Art, voici des songes en rasades...", précise le poète, et c'est bien du miracle de la poésie dont il est question ici : un simple rayon de soleil peut redonner l'espoir à l'artiste.

 

"Voici... Le divan de Shéhérazade et le clavecin de Mozart..." soudain apparaissent des éléments de mobilier mythiques : sont convoqués les histoires merveilleuses des Mille et une nuits, la musique de Mozart...

 

La littérature, la musique viennent compléter cette magie de l'art qui transfigure une simple réalité et la magnifie.

 

L'imagination symbolisée par le mot "chimère" a transformé et transfiguré cette misérable chambre, ces "quatre vieux murs", et la voilà devenue "la plus belle chambre du monde."

L'emploi de ce superlatif, à la fin du texte, suggère bien la transmutation opérée par la poésie, l'imaginaire...

La mélodie légère nous transporte dans un univers de rêves...

 

Ce texte de René Baer, mis en musique et interprété par Léo Ferré restitue une vision onirique, propre à la poésie.

 

 

 

 

https://youtu.be/3FJ_8YxRbxU

 

https://youtu.be/QBIopJ5Br2k

https://youtu.be/qVC7fJMxkdI

https://youtu.be/rC5z0c9KO4k

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chambre_(chanson)

 

 

 

 

Photo : Pixabay

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 08:50
La défense surréaliste de François Fillon...

 

 

François Fillon a une formation de juriste et d'avocat : dès lors, on ne peut que s'étonner du système de défense qu'il a adopté face aux accusations et aux soupçons d'emploi fictif qui pèsent sur sa femme : Pénélope Fillon...

 

Une accumulation d'approximations, de mensonges tellement grossiers que personne ne peut être dupe.

 

Il a d'abord affirmé, lors d'un meeting : "Nous n'avons rien à cacher ! Nous n'avons qu'un seul compte au Crédit agricole de Sablé-sur-Sarthe..."

On ne peut imaginer, une seule seconde, le couple Fillon titulaire d'un seul et unique compte !

Il est évident qu'il s'agit là d'un mensonge éhonté, facile à démonter et à démasquer...

 

Il a affirmé avoir employé deux de ses enfants pour des missions ponctuelles. Or, après vérifications, on a appris qu'ils ont, eux aussi, occupé la fonction d'attaché parlementaire.

 

François Fillon a menti, aussi, sur la date où il a commencé à rémunérer sa femme : ce n'est pas en 1997 mais en 1988.

 

Toutes ces "erreurs" qu'on est obligé de considérer comme des mensonges laissent pantois.

 

Tant de messages faussés, tant de maladresses tendent à prouver, une fois encore, la culpabilité du candidat à la présidence de la République.

 

Devant des caméras, devant des millions de témoins, les hommes politiques n'hésitent pas à "arranger" la réalité, la peindre sous un jour nouveau, à l'embellir, l'enjoliver.

Pourquoi ?

Est-ce là une habitude tellement ancrée dans les moeurs de la vie publique qu'ils ne peuvent s'en abstraire ?

Dans tous les cas, la défense de François Fillon est tellement puérile qu'elle surprend de la part d'un homme politique aguerri.

 

Comment est-ce possible ? La seule défense d'un homme politique serait donc le mensonge ?

 

On se souvient de l'affaire Jérôme Cahuzac, au début du quinquennat de François Hollande : le ministre du budget avait nié pendant des mois qu'il possédait un compte en Suisse, une révélation faite par le site Mediapart.

On se souvient des promesses de campagne de François Hollande : lutter contre le monde de la finance, réorganiser les banques....

Et on sait la désillusion qui a suivi....

Le mensonge devient une stratégie politique courante et tout cela paraît bien inquiétant pour notre démocratie.

Pris au piège des médias, François Fillon n'aurait eu d'autre recours que le mensonge, et des mensonges si énormes qu'on en est sidéré.

 

 

 

 

 

La défense surréaliste de François Fillon...
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 11:53
L'effrayant Monsieur Trump...

 

 


 

Il ressemble à un psychopathe, il est constamment dans l'hyperbole et la sur-représentation : ses déclarations tonitruantes s'enchaînent, effarantes, et terribles.

 

"Ensemble nous allons répandre l'amour et la tolérance à travers le monde" : c'est ce que la Maison Blanche a fait savoir dans un communiqué diffusé vendredi 27 janvier à l'occasion de la journée mondiale à la mémoire des victimes de l'Holocauste...

 

Alors que Trump vient d'interdire du territoire américain les ressortissants de 7 pays musulmans, alors que l'Iran vient de lui répondre par la réciproque, voilà que Trump prône l'amour et la tolérance.

 

Clown, showman, tyran : qui est ce personnage ?

Il grimace devant les caméras, il est constamment dans la démesure et l'hybris.

 

Mégalomane, il refuse toute contradiction.

Il a le visage et l'outrance d'un dictateur.

 

Il prend des mesures délirantes, il limoge des ministres, il gouverne en fonction de ses propres intérêts, comme si un homme politique était un businessman : ainsi il a pris la décision de refouler certaines catégories de réfugiés mais en laissant entrer ceux qui viennent de pays soutenant le terrorisme, comme l'Arabie saoudite et l'Egypte, où il a des intérêts financiers personnels.

 

Ce milliardaire, obsédé par l'argent et la réussite de ses propres affaires, va droit dans le mur.

 

"Trump, c’est l’outrecuidance individuelle hyperbolique", déclare Marcel Gauchet..., On a l'impression qu'il est tout droit sorti d'une émission de la télé-réalité, constamment dans la représentation médiatique et dans le jeu : est-il en train de jouer au Monopoly ?

 

Trump est un pur produit médiatique : hâbleur, vantard, il a toutes les audaces.

C'est un pur produit de notre époque : individualisme forcené, désir de puissance et de richesses,  choix du bling-bling.

N'est-il pas une affiche publicitaire à lui tout seul ? Il affiche sa réussite sociale, il déborde, il éructe.

 

Il porte en lui tous les stigmates de la réussite sociale : arrogance, mépris des autres, suffisance, auto-satisfaction, verbe haut.

 

Il ignore la politesse, le savoir-vivre.

 

Il en vient à pratiquer une politique xénophobe qui conforte les extrémismes, le fanatisme : Banon, son conseiller, le pousse vers l'extrême-droite.

 

Le protectionnisme économique que prône Trump est-il envisageable dans une économie mondialisée ?

 

 

 

 

 

L'effrayant Monsieur Trump...
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 09:12
25 euros pour les petites retraites contre 7000 euros pour Pénélope Fillon !

 

 

 

25 euros de plus par mois : François Fillon veut "revaloriser"les petites retraites, c'est la nouvelle mesure annoncée par le candidat à la présidentielle, au cours de son dernier meeting de campagne.

 

25 euros pour les gens modestes !

7000 euros et plus pour le cher salaire de Pénélope Fillon !

Cherchez l'erreur !

 

Quand on compare ces deux chiffres, on prend conscience de l'abîme qui sépare les français des élites qui les gouvernent.

Un gouffre entre ces deux chiffres !

 

Mais que fait-on, de nos jours, avec 25 euros de plus par mois ? On se souvient que François Fillon envisage, aussi, dans son programme électoral, une hausse de la TVA de deux points... Quel avantage gagneront les retraités ?

Une façon de se moquer des gens les plus modestes : on leur accorde d'une main ce qu'on leur prend de l'autre !

 

Il faudrait que nos gouvernants comprennent, enfin, les difficultés des gens, les fins de mois compliquées, les restrictions que certains doivent s'imposer...

 

Mais, comment pourraient-ils les comprendre ? Beaucoup d'entre eux n'ont jamais travaillé : ils se sont incrustés dans une carrière politique et n'ont jamais goûté aux soucis et aux tracas du travail.

 

Mais, non contents d'être insensibles à ces obstacles, ces angoisses que doivent affronter les gens du peuple, les hommes de pouvoir se complaisent dans des affaires douteuses, des tambouilles peu ragoûtantes : on se sert dans la caisse, on profite de tous les droits et privilèges de la "caste".

 

La tentation est trop grande : le pouvoir donne des ailes, des appuis de toutes sortes, des ambitions et des envies d'argent irrépressibles.

 

Le pouvoir donne tous les droits : droit à l'erreur, à la négligence pour Christine Lagarde, le droit à des malversations pour les Balkany, le droit à des salaires exorbitants pour Mme Fillon...

 

La liste est longue et face à tous ces abus, les français à qui on demande des sacrifices n'en peuvent plus.

 

Dans une France en crise, dans une "France en faillite", comme le disait François Fillon lui-même, les français ne peuvent plus accepter que certains se permettent les gaspillages les plus éhontés, alors qu'eux mêmes sont invités à faire des économies et à subir les effets de la crise.

 

Les campagnes électorales deviennent une mascarade quand les hommes politiques se jouent ainsi du peuple.


 

 

 

 

25 euros pour les petites retraites contre 7000 euros pour Pénélope Fillon !
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 09:33
François Fillon, sur l'air de la calomnie...

 


 

François Fillon, empêtré dans "le Pénélope gate" nous joue l'air de la calomnie et de la légalité.

 

En juriste, il connaît la loi et ses droits, ou plutôt ses privilèges, et certains en usent et en abusent.... pour sa part, il est de ceux qui en abusent, comme le montrent les salaires exorbitants de son épouse, pour un emploi de collaboratrice...

 

François Fillon se dit calomnié, insulté, vilipendé... il a lui-même évoqué des "boules puantes", mais les faits sont là, accablants et terribles... 

 

Soupçon de délit d'emploi fictif, abus de biens sociaux, détournement d'argent public...

 

L'air de la calomnie derrière lequel se cache François Fillon ne trompe personne.

Comment les français pourraient-ils accepter une telle défense, dans un pays qui connaît la crise ?

 

Eux à qui François Fillon, dans son programme présidentiel, demande des sacrifices, eux qui doivent se soumettre à une augmentation de leur temps de travail, à une diminution de leur salaire...

 

Les chômeurs, les "assistés" sont montrés du doigt, stigmatisés, mais qui est assisté en l'occurrence ? Qui profite de l'argent public ?

 

François Fillon qui s'est érigé en chevalier blanc de la politique, se retrouve pris au piège de l'image qu'il a voulu, sans cesse, renvoyer....

Comment ne pas voir en lui un Tartuffe de la politique ?

 

Il s'est présenté comme un candidat irréprochable, sans tache, un chrétien convaincu, un homme honnête, probe.

 

Cette image s'effrite de plus en plus au fil des découvertes, une image usurpée et fausse.

 

Les Tartufferies de François Fillon démasquées, quelles sont les solutions pour essayer de retrouver une crédibilité auprès des électeurs ?

 

Pour apaiser les esprits, le leader du parti Les républicains a proposé, dans son dernier meeting, une augmentation des petites retraites : une façon de jeter en pâture une promesse électorale pour faire oublier le scandale du "Pénélope gate."

 

Aux abois, le candidat Fillon en vient à lâcher quelques miettes, pour gagner quelques nouveaux électeurs.

 

Toute honte bue, sans vergogne, Fillon affiche son bon droit, ses privilèges, sa morgue : le châtelain est si éloigné du peuple qu'il en perd ses repères....

 

 


 

 

François Fillon, sur l'air de la calomnie...
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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 15:06
Soleil et arbre d'hiver...

 

 

 

Le soleil éclaire les ramures sombres de l'arbre, les dessine en ombres brunes sur l'azur...

 

Des résilles, des tourbillons apparaissent, tout un réseau de figures géométriques, un écheveau qui s'enroule sur le ciel...

 

Le ciel bleu parcouru de ces ramilles légères, aériennes se pare de motifs somptueux : des dentelles si fines, si douces...

 

Nids d'abeilles, festons, damas, arabesques sur l'azur...

 

Des lassos s'emparent du ciel,  sillonnent et envahissent l'horizon. 

 

L' arbre échevelé, ébouriffé se couvre de cripures sombres...

 

Une toile d'araignée géante surgit.

 

L'arbre semble tisser des résilles sur l'azur...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Soleil et arbre d'hiver...
Soleil et arbre d'hiver...
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 14:49
Et la neige sur Liège, pour neiger, met des gants...

 

 


Comment restituer le mouvement léger et doux de la neige ? Comment évoquer toute la mélancolie, la beauté et l'élégance de la neige ? Jacques Brel nous fait voir et ressentir ce lent tourbillonnement, dans une de ses chansons, Il neige sur Liège...

 

Les sonorités de chuintante "g" réitérée ainsi que la répétition de la voyelle "é" traduisent cette délicatesse, cette harmonie, ce ballet incessant des flocons.

 

La neige personnifiée "met des gants", devient une entité, l'image d'une jolie femme qui revêt une parure...

 

Et la Meuse devient "croissant noir" sur le "front d'un clown blanc"... le poète dessine des images nouvelles suscitées par la neige, nous en faisant percevoir toute la beauté dans le jeu des contrastes.

 

Le poète nous fait aussi entendre l'effacement des bruits sous la neige... Il parvient, ainsi, à nous faire ressentir une atmosphère, la présence de la neige...

"Il est brisé le cri 
Des heures et des oiseaux
Des enfants à cerceaux
Et du noir et du gris..."

 

Il mêle d'ailleurs, dans cette évocation, la sensation auditive et la sensation visuelle : tout s'estompe sous les flocons : les sons, mais aussi, toutes les couleurs sombres de la ville de Liège...

 

Ainsi, la neige semble apaiser les douleurs symbolisées par le mot "cri", par les couleurs "noir et gris".

 

Le fleuve lui-même traverse la ville "sans bruit", comme si son cheminement était soudain interrompu, tout paraît s'arrêter sous la neige..

 

Le poète joue habilement de la paronymie des mots "neige, Liège", qui riment et se ressemblent : la répétition de ces mots semble mimer la chute tourbillonnante des flocons...

 

Dans ce paysage, tout se confond, le ciel, la terre... Et cette confusion est marquée par une incertitude : "on ne sait plus..."

"Et tant tourne la neige entre le ciel et Liège
Qu'on ne sait plus s'il neige s'il neige sur Liège
Ou si c'est Liège qui neige vers le ciel"...

 

La neige qui unit le ciel et la terre est ensuite associée à l'union des amants débutants que la neige "marie"... une nouvelle harmonie qui apparaît dans cette évocation.

 

Dans la dernière phrase, l'emploi de l'adjectif possessif  de la première personne," il neige sur mes rêves", nous montre le poète isolé, à l'inverse de ces amants unis par la neige... Le moment "ce soir" évoque bien, aussi, la solitude associée souvent à la tombée du jour...

 

Les rêves semblent inaboutis, et on perçoit une sorte de blessure dans ces mots : " sur Liège Que le fleuve transperce sans bruit..."

 

La mélodie monotone traduit bien toute la mélancolie des paysages transformés par la neige...

 

https://youtu.be/dCX9n8jJiMc

 

 

 

 

 

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:56
Le féminisme, selon François Fillon...

 


 

Interrogé par des journalistes sur ce qu'il est désormais convenu d'appeler "l'affaire Pénélope", François Fillon a osé invoquer le féminisme pour justifier ce qui ressemble fort à un emploi fictif...

 

Il a osé déclarer, en faisant mine de s'interroger :

"Alors parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler ? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme, comme le fait cet article, qu’elle ne sait faire que des confitures, toutes les féministes hurleraient."

 

Bien évidemment, ce n'est pas le problème posé et on sent dans cette déclaration toute la gêne que provoque cette affaire...

 

Au lieu de répondre sur le fond, François Fillon esquive les coups, et se contente d'invoquer le féminisme et la prétendue misogynie de l'article du Canard enchaîné.

 

Une défense qui ne tient pas et qui montre que François Fillon n'a rien à opposer sur les accusations d'emploi fictif dont on le soupçonne.

 

Les compétences de Mme Fillon ne sont pas remises en cause, ce qui est contesté, c'est la réalité de son travail de collaboratrice.

 

Effectivement, cette réalité n'est pas clairement établie, d'autant plus que Pénélope Fillon a souvent déclaré qu'elle ne souhaitait pas s'occuper des affaires politiques de son époux.

 

François Fillon dit que sa femme a le droit de travailler, mais encore faudrait-il qu'elle ait réellement travaillé....

 

Dans tous les cas, on peut se demander, aussi, pourquoi le salaire de Mme Fillon était si exorbitant, si en plus, son activité était fictive, on perçoit encore plus le scandale de cette rémunération.

 

Personne n'a mis en doute les compétences de Pénélope Fillon, personne n'a fait preuve de misogynie à son égard.

Personne n'a affirmé qu'elle ne savait faire que des confitures.

 

François Fillon, on le voit, se retranche derrière un féminisme outré pour se défendre, une stratégie pitoyable et malhonnête.

 

Le féminisme n'autorise pas les passe-droits, le féminisme ne défend pas un travail faussement rémunéré, le féminisme n'est pas une porte ouverte à tous les abus et tous les privilèges.

Le féminisme exige que l'on accorde un juste salaire aux femmes et aux hommes qui travaillent réellement.

"ll y a injustice sociale entre ceux qui travaillent dur pour peu et ceux qui ne travaillent pas et reçoivent de l'argent public...", avait déclaré François Fillon dans un tweet.

On est là au coeur du problème : les contradictions de François Fillon qui a fait de l'honnêteté et de la rigueur son principal argument de campagne...

 

 

https://youtu.be/nb0RWzjGAnI

 

 

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 10:49
Une Pénélope si discrète qu'elle est passée inaperçue...

 


 

Elle s'appelle Pénélope, et bien sûr, elle est une fidèle collaboratrice de son époux François Fillon...

 

Fidèle et discrète comme la célèbre Pénélope dans l'Odyssée d' Homère... si discrète qu'elle est passée inaperçue, alors qu'elle était rémunérée en tant qu'attachée parlementaire.

 

Elle aurait perçu, à ce poste, un demi-million d'euros, en huit ans... Le Canard enchaîné du mercredi 25 janvier évoque, à ce sujet, un emploi fictif...

 

Et ce n'est pas la première fois que tels soupçons pèsent sur l'épouse d'un député.

En 2013, c'était la femme de Bruno Le Maire, ancien ministre, qui avait bénéficié d'un emploi fictif...


Le député UMP Bruno Le Maire et son suppléant, Guy Lefrand avaient rémunéré Pauline Le Maire pour un emploi d'attachée parlementaire, sans que la réalité de cet emploi ait été prouvée. 

Décidément, il semble que cette pratique soit de plus en plus courante...

 

Le salaire qu'aurait perçu Mme Fillon était tout de même très confortable : de 6 900 à 7 900 euros mensuels.

 

De nombreux français qui exercent des métiers difficiles et réels sont bien loin de gagner de telles sommes.
 
De nombreux français peuvent, à juste titre, s'indigner que leurs impôts soient détournés, pour assurer le confort et le salaire de gens privilégiés qui se contentent de vivre aux crochets de la société...

 

On se souvient de cette déclaration de François Fillon, alors qu'il était premier ministre, en 2007 :
"Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. (...) ça ne peut pas durer"...

 

Il n'a pourtant pas hésité à rémunérer son épouse sur les deniers publics... François Fillon qui s'est fait le chantre de l'honnêteté, de la sincérité... François Fillon, le chevalier blanc, se serait laissé aller à cet abus de pouvoir.

 

Le voilà pris en défaut et mis en cause dans une affaire d'emploi fictif...

 

Décidément, la classe politique ne brille guère par son honnêteté : alors que le premier tour des primaires socialistes vient de s'achever dans la plus grande confusion, avec des erreurs flagrantes dans le comptage des voix, les électeurs s'interrogent à juste titre...

 

François Fillon veut, quant à lui, imposer aux français une véritable purge qui pénalise les gens modestes. 

Comment peut-on demander des sacrifices aux français, alors qu'on se gave de privilèges exorbitants ?

 

 

 

 

Une Pénélope si discrète qu'elle est passée inaperçue...
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 09:34
Pourquoi Hamon est arrivé en tête de la primaire socialiste...

 

 

 

Voici revenus le temps et la grande kermesse des promesses électorales...

Pourquoi Benoît Hamon est-il arrivé en tête de la primaire du parti socialiste ? Evidemment, parce qu'il a promis monts et merveilles....

 

Il a promis le revenu universel, le 49-3 citoyen, il a promis l'impensable et l'impossible.

 

En 2012, François Hollande ne nous promettait-il pas de pourfendre le monde de la finance, de réguler les banques, de se montrer irréprochable ? Qu'en reste-t-il ?

 

La démocratie devient, lors des périodes électorales, une surenchère de propositions alléchantes : on joue sur l'espérance des peuples, sur leur crédulité.

 

La grande foire des promesses ne fait que commencer : les bonimenteurs s'en donnent à coeur joie.

 

Et la désespérance est au bout du chemin : les démagogues sévissent depuis longtemps, ils ont toujours existé, ils se livrent à une surenchère inquiétante, se jouent des électeurs, de leur naïveté confiante.

 

Les plus jeunes se laissent facilement séduire et appâter par ces beaux discours électoraux : enthousiastes, ils croient aveuglément ces candidats qui se livrent à des promesses mirobolantes.

 

Et chaque fois, celui qui promet a l'air d'une sincérité absolue : plein d'assurance, il se veut convaincant.

 

Puis, vient le temps de la gouvernance, celui des réalités et des désillusions...

 

Benoît Hamon a fait, on s'en souvient, un passage éclair à l'éducation nationale : 147 jours de ministère, au cours desquels il s'est attaqué au problème de l'évaluation des élèves.

 

Il voulait en finir avec la note sanction, afin de rendre l'école plus douce, moins cassante et excluante.

 

Plus de notes à l'école ? N'est-ce pas aussi une forme de démagogie dangereuse ? On a vu les effets de cette démagogie dans le domaine de l'éducation : baisse des exigences et du niveau des élèves, renoncement à la grammaire, à l'orthographe...

 

Bien sûr, l'idée paraît séduisante, mais les élèves ont aussi besoin de rigueur pour progresser.

 

Les sirènes de la démagogie ont encore de beaux jours devant elles : elles sont, hélas, trompeuses et illusoires.

 

Le 49-3 citoyen ? Qui peut y croire ? Sera-t-il même possible à un gouvernement de gouverner, si une telle mesure était instaurée...

 

Le revenu universel ? N'est-ce pas un renoncement dangereux au monde du travail ? Et surtout, comment peut-on financer une telle mesure ?

 

 

 

 

 

 

Pourquoi Hamon est arrivé en tête de la primaire socialiste...
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