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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:02
François Fillon : la petite mise en scène organisée par France 2...

 

 

 

Interrogé sur RTL, François Fillon est revenu sur cette séquence de l'Emission politique au cours de laquelle il était confronté à des infirmières et des infirmiers d'une maison de retraite...

 

Une séquence glaçante : devant le personnel hospitalier de la maison de retraite de Bry-sur-Marne, le candidat Fillon défendait le passage aux 39 heures et la nécessité de travailler plus pour ne pas "créer de la dette". 

 

Un véritable dialogue de sourds : François Fillon, implacable, refusait de voir les difficiles conditions de travail de ces salariés qui lui disaient leur désarroi...

Commentant cette séquence, le candidat LR, a évoqué sur RTL "la petite mise en scène organisée par France 2, avec juste des responsables de la CGT."

 

Fillon a fustigé, aussi, des méthodes dignes de la "télé-réalité..."

 

Pourtant, tous les candidats sont, ainsi, confrontés, lors de l'Emission politique, à des salariés qui remettent en cause le programme du candidat.

François Fillon n'a pas été traité différemment.

Non, François Fillon n'est pas victime d'une cabale ou d'un complot... 

 

Il est normal qu'il soit mis face aux réalités du terrain, d'autant plus que les hommes politiques sont de plus en plus déconnectés du monde du travail.

François Fillon dénonce une "mise en scène", car il perçoit le mauvais effet qu'a produit cette séquence sur les auditeurs...

 

François Fillon affirme connaître le monde hospitalier, ses difficultés... mais manifestement, il ne comprend pas que ces salariés soient près du burn-out et qu'ils seraient dans l'impossibilité de travailler plus.

 

Ainsi, il serait probablement utile aux hommes politiques d'effectuer des stages en entreprises, afin qu'ils prennent vraiment conscience des réalités du monde du travail.

Une journée passée à accomplir les tâches d'un infirmier pourrait être bénéfique pour ces hommes politiques si éloignés de la réalité...

 

La simple confrontation, le simple contact avec des gens qui travaillent, qui exposent leurs problèmes, les hérissent.

Ils préfèrent fermer les yeux sur ces réalités...

 

Manifestement, cette séquence a révélé le candidat Fillon : un personnage abrupt, froid, glacé.

Il éprouve des difficultés à digérer cet épisode, et il se présente, une fois de plus, comme une victime... une tactique éculée qui ne trompe personne.

 

 

 

Vidéo : à 51 minutes 

 

https://youtu.be/vMFaE4tPtp8

 

 

 

 

 

François Fillon : la petite mise en scène organisée par France 2...
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 07:51
Encore des soutiens pour Emmanuel Macron : les Tibéri...

 


 

Décidément le candidat du mouvement En marche rassemble de plus en plus de soutiens venus d'horizons différents..

 

Après l'annonce de Manuels Valls qui déclare qu'il votera pour Macron, on apprend que la famille Tibéri rallie aussi le clan Macron...

Seulement, ce soutien inattendu risque fort d'embarrasser le candidat qui n'en demandait pas tant.

Macron attire autour de lui toutes sortes de gens...

 

Et les Tibéri, de triste réputation, ce n'est pas forcément un cadeau, bien au contraire.

Il faut rappeler qu'en 2013, Jean et Xavière Tiberi ont été condamnés à 10 mois de prison avec sursis pour avoir mis en place un vaste système de fraude électorale, basé sur l'inscription de faux électeurs, entre 1995 et 1997.

 

En juin 1995, le Canard enchaîné avait aussi révélé que les deux enfants du maire de Paris Jean Tiberi, étaient locataires de logements sociaux de la Ville de Paris alors même que les Tibéri étaient propriétaires d'appartements qu'ils louaient au prix du marché. Des travaux de rénovation avaient été effectués pour 215.000 francs (32.700 euros) pour le logement HLM de 134 m² attribué à Dominique Tibéri, le fils.

 

A la fin des années 90, Xavière Tiberi avait écrit un rapport pour le conseil général de l'Essonne. Le Canard enchaîné en avait publié plusieurs extraits. Ce document avait coûté 200 000 francs au département. Un rapport consacré à la coopération francophone et qui aurait demandé huit mois de travail à son auteur.

Un rapport bourré des fautes, comportant 36 pages, pour lequel, l'épouse du maire de Paris avait été copieusement rémunérée...

De l'argent public détourné, car ce rapport sans grande consistance ne méritait pas, sans doute, un tel salaire...

 

Les Tibéri ont donc un lourd passé de fraudes, de malversations.

Et ces gens ont encore le droit de voter ?

 

Pour Emmanuel Macron, avec tous ces ralliements venus de "gauche", de droite, du centre, il y a de quoi perdre la tête..

 

Il est vrai qu'il a su attirer toutes sortes d'électeurs, d'abord, quelques électeurs de gauche, quand il avait affirmé que la colonisation était un "crime contre l'humanité... ceux qui dans les banlieues se considèrent encore comme les victimes de la colonisation.


Puis, quelques électeurs d'extrême droite, qui, adeptes de la Manif pour tous, auraient été selon Emmanuel Macron, "humiliés".

 

Dans le cas des époux Tibéri, il pourrait s'agir d'une basse oeuvre de vengeance à l'égard de François Fillon...

 

En 2012, les Tiberi avaient aidé François Fillon à s'implanter dans sa nouvelle circonscription législative... Deux ans plus tard, au moment des municipales, François Fillon avait appuyé le choix de Nathalie Kosciusko-Morizet d'évincer Dominique Tiberi de la mairie au profit d'une de ses proches, Françoise Berthout...

 

Décidément, le monde politique est féroce !

Quant à Emmanuel Macron, il engrange, avec les Tibéri, des soutiens dont il se serait bien passé, des soutiens gênants.

Après les Tibéri, qui va rejoindre, encore, Emmanuel Macron ?

Qui va rejoindre, encore, ce candidat protéiforme ?

 

 

 

 

Encore des soutiens pour Emmanuel Macron : les Tibéri...
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 10:13
Pissarro : tout le charme d'un tableau champêtre...

 

 

Un tableau champêtre aux teintes claires et rayonnantes : sous un pommier, quatre personnages participent à une récolte de ces fruits que l'on entrevoit à peine dans l'arbre.

 

Voilà un véritable hymne à la nature : sous un soleil éclatant, un paysan gaule les pommes, alors que deux femmes accroupies ramassent les fruits à même le sol.

 

On les voit, le dos cassé, penchées vers le sol remplir des paniers en osier... Les gestes, la posture des personnages restituent la dureté de la tâche...

 

Une seule femme observe attentivement la scène, immobile, les yeux fixés sur le pommier.

 

Le soleil est là, il illumine le paysage et on voit l'ombre portée de l'arbre sur le sol...

 

Tout autour, plusieurs paniers débordent de fruits...

 

On voit, aussi, le geste précis du paysan qui tient une gaule dans ses mains...

 

Tout autour, à l'arrière plan, des champs aux teintes de xanthe éclatant, des tons chauds qui éclairent la toile...

 

Pissaro nous fait percevoir la texture des paniers en osier, la lumière qui irradie le paysage,  les vêtements  sont simples, des tabliers sur de longues jupes pour les personnages féminins, un gilet brun et un pantalon rustique pour le paysan.

 

Au loin, on peut apercevoir une charrette, des arbres qui s'arrondissent sur l'horizon...

 

On retrouve, dans ce tableau, un des thèmes de prédilection des impressionnistes : la nature, des gens humbles, des paysans qui s'activent.

 

La technique impressionniste est parfaitement maîtrisée : par petites touches, elle restitue les éclats de la lumière sur le paysage...

 

Les teintes de bruns, pour les paniers, les vêtements permettent de souligner les personnages et le travail qu'ils accomplissent.

 

Scène familière, simple, ce tableau magnifie le travail des paysans, leurs gestes attentifs, il montre la difficulté de leur labeur : le corps des femmes est disloqué, penché en avant.

Moins connu que Cézanne et Monet, Camille Pissarro a pourtant peint plus de 1500 tableaux, il est le premier des impressionnistes, il a expérimenté différentes techniques, dont le pointillisme qui consiste à juxtaposer de légères touches de couleurs...

 

 

 

Une exposition Pissarro a lieu au Musée du Luxembourg du 16 mars au 9 juillet.

 

http://museeduluxembourg.fr/expositions/pissarro-eragny

 

 

http://culturebox.francetvinfo.fr/arts/peinture/pissarro-aux-sources-de-l-impressionnisme-au-musee-marmottan-253077

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 07:22
François Fillon : l'austérité pour ceux qui se lèvent tôt...

 


 

François Fillon, on l' a vu, lors de l'Emission politique, c'est l'impossible dialogue avec la France d'en bas, le peuple qui travaille pour des salaires de misère.

 

Face à des infirmières, des aides-soignantes, face au personnel d'une maison de retraite publique médicalisée, François Fillon a réaffirmé son intention d'augmenter leur temps de travail, alors que ces salariés sont déjà au bord du burn-out.

 

Comment faire plus, quand on est déjà saturé de travail ?

François Fillon affirme alors : "Tout autour de nous, on est à 39 heures."

 

Alors qu'un infirmier lui dit : "Vous avez trouvé la solution pour les retraites, nous on ne va pas rester longtemps, en retraite", voilà que Fillon rétorque : "Vous savez que la durée de vie s'est allongée de manière considérable..."

Une façon d'éluder le problème de ces employés, qui, eux, souffrent au travail et ont une espérance de vie amoindrie...

 

Les hommes politiques profitent, quant à eux, d'avantages et de privilèges considérables, cadeaux somptueux, salaires confortables, passe-droits, emplois très bien rémunérés pour des membres de leur famille.

François Fillon n'est, d'ailleurs, pas le seul concerné : la plupart de nos élus profitent et abusent largement de ces privilèges.

 

Mais François Fillon, dans son programme, demande aux gens les plus modestes de travailler davantage, de faire des économies.

Où est la cohérence, où est l'intégrité, où est la justice ?

 

L'austérité est réservée à ceux qui se lèvent tôt, qui triment pour gagner péniblement de quoi vivre.

Lors de cette séquence, on perçoit le décalage entre le monde politique et le peuple.

 

Des hommes politiques qui vivent dans un univers de luxe, portant des costumes qui coûtent une fortune, se faisant offrir des montres qui ont la valeur de bijoux somptueux...

Des hommes politiques totalement déconnectés de la réalité du monde du travail, parce qu'ils n'ont jamais travaillé eux-mêmes...

Des hommes politiques dont les privilèges dépassent les bornes, qui affirment être des modèles de vertu et d'exemplarité, qui demandent aux gens du peuple de travailler toujours plus...

 

Mais quel dédain pour le peuple ! Quelle arrogance !

 

"On ne peut pas diriger la France si on n'est pas irréprochable, c'est une évidence... les ministres ne doivent pas être mis en examen, doivent avoir une attitude exemplaire."

"On est des hommes politiques, nous avons comme responsabilité de montrer le chemin..."

Tels étaient les propos de François Fillon en novembre 2016...

 

On cherche encore cette "attitude exemplaire", à la place, on ne trouve que mépris, morgue, outrecuidance.

 

 

 

 

 

François Fillon : l'austérité pour ceux qui se lèvent tôt...
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 12:34
Donald Trump : pas d'hommage pour Chuck Berry....

 

 

 

La mort de ce roi du rock, Chuck Berry a suscité une avalanche d'hommages : ce père du rock'n roll a été salué par de nombreux artistes : Bruce Springsteen, Ringo Starr, Johnny Hallyday, Jean-Louis Aubert... tous ont fait l'éloge de ce pionnier du rock'n'roll décédé le 18 mars 2017.

 

Des hommages mérités pour ce guitariste, ce géant du rock qui en a inspiré tant d'autres.

 

Il fallait voir ce chanteur de rock sur scène : un vrai rocker qui assurait le spectacle, par ses mimiques, ses pas de danse...

Il fallait écouter les musiques pleines d'entrain qu'il avait composées...

 

On ne peut que s'étonner, dès lors, du silence du président des Etats-Unis, Donald Trump, à ce sujet.

Lui, le spécialiste des tweets en tous genres, lui qui aime commenter toutes sortes d'événements, n'a même pas eu l'idée de rendre un dernier hommage au Roi du rock.

 

Aucun message adressé à cette occasion par le nouveau président, aucun hommage pour un chanteur de rock génial, une bête de scène qui dégageait humour et joie de vivre.

 

Comment expliquer ce silence, ce mutisme de Donald Trump ?

Mépriserait-il le rock, la musique, dédaignerait-il la culture afro-américaine ?

 

Ce silence en dit long sur le personnage de Donald Trump...

Curieux mépris d'un chef d'état pour un guitariste parti de rien, devenu célèbre, représentant d'une Amérique noire souvent dédaignée par certains.

Curieux oubli d'un président qui se doit de reconnaître le génie de ses concitoyens...

 

Certes, Chuck Berry n'a pas eu une vie totalement exemplaire.

Mais, son rayonnement à travers le monde, son génie musical auraient dû être salués par Donald Trump.

 

Racisme, intolérance, oubli, mépris d'une certaine culture populaire ?

On ne peut que regretter une telle attitude de la part d'un chef d'état dont la fonction est, aussi, de rendre hommage aux hommes de talent.

Une lacune inadmissible. une faute de goût, une de plus de la part de ce président nouvellement élu.

 

On peut rappeler que ce même Donald Trump a reçu, avec tous les honneurs, à la Maison Blanche, le vice prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salmane...

 

 

 

 

 

 

Donald Trump : pas d'hommage pour Chuck Berry....
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 10:53
Premiers bourgeons... dorés, cuivrés, rubescents...

 

 

 

Dorés, cuivrés, rubescents, sur les branches des marronniers, les premiers bourgeons s'éclairent de glacis lumineux...

 

Promesses de feuilles à venir... printemps qui s'annonce peu à peu...

 

Sur les branches noircies, brûlées par le froid de l'hiver, voilà que ressurgit la vie...

 

Des rondeurs se dessinent, des couleurs chaleureuses apparaissent.

 

Des brillances délicates, des embruns légers de roux...

 

Des teintes luisantes de porcelaine vernissée, qui reflètent la lumière...

 

Des promesses d'éclosions, des bourgeons fragiles, des teintes de rouilles...

 

Verts, roses, bruns...  des teintes nuancées se dessinent sur les branches.

 

Peu à peu, apparaissent des feuilles pliées en corolles, des nervures légères, des feuilles prêtes à se déployer...

 

Peu à peu, s'installe le renouveau, peu à peu, la nature s'éveille, s'adoucit, rayonne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Premiers bourgeons... dorés, cuivrés, rubescents...
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 08:45
François Fillon rend ses costumes !

 

 

 

François Fillon a rendu les costumes que lui avait offerts Robert Bourgi. C'est ce qu'il a déclaré, jeudi soir, lors de l'Emission politique, face à David Pujadas.

 

"J'ai eu tort d'accepter" ces costumes, a-t-il affirmé, "j'ai fait une erreur de jugement", et "je les ai rendus", a assuré l'ex-Premier ministre à propos de trois costumes de luxe, d'une valeur totale de 13.000 euros, offerts par son "très vieil ami de plus de vingt ans", Robert Bourgi.

Oui, décidément, François Fillon a commis de nombreuses "erreurs", des manquements à la morale.

Mais, on est surtout étonné des contradictions dans lesquelles il s'enferme lui-même...

 

On perçoit dans la défense de François Fillon un problème de cohérence : soit ses costumes sont un cadeau tout à fait banal, ordinaire, il n'y a donc pas lieu de s'excuser, soit il reconnaît un véritable problème. Mais il ne peut d'une semaine à l'autre, passer d'une attitude à une autre...

 

Tout cela fait désordre... c'est le moins qu'on puisse dire.

Après avoir déclaré : Et alors ?", le voilà qui s'excuse et avoue une faute.

 

Cette stratégie changeante et mouvante a tendance à le discréditer complètement.

Ces fluctuations sont pour le moins curieuses.

Encore une confession, encore des excuses survenues tardivement...

 

Il a osé affirmer avoir rendu les costumes à son ami, après les avoir portés !

On imagine la scène !

Des costumes sur mesure ! Quel gâchis !

 

Empêtré dans une multitude d'affaires, le candidat Fillon, aux abois, cultive et accumule les incohérences.

 

Que d'erreurs ! Que de contradictions ! Soupçons d'emplois fictifs, de conflits d'intérêt, cadeaux luxueux suspects... les faits s'accumulent et révèlent un personnage qui aime l'argent.

 

Puis, après s'être défendu maladroitement, François Fillon est passé à la contre-attaque : et là, encore, il n'y va pas avec le dos de la cuillère, il accuse le président de la République d'être à la tête d'un cabinet noir...

 

Il réclame donc l'ouverture d'une enquête.

Cette accusation et cette mise en cause sont très graves : les auteurs du livre auquel se réfère François Fillon pour porter son accusation, démentent l'existence d'un cabinet noir.

 

La contre-attaque de François Fillon qui dénonce le pouvoir en place, qui évoque un complot, une machination, ressemble à une stratégie maladroite, désordonnée, pour échapper à toutes les critiques qui lui sont adressées.

 

 

 

 

 

 

 

François Fillon rend ses costumes !
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 14:29
Madame de La Fayette enfin réhabilitée...

 

 

 


Justice est rendue,  enfin, à cette grande romancière du 17 ème siècle, Madame de La Fayette : elle sera intégrée parmi les auteurs au programme du Baccalauréat littéraire.

 

On se souvient du mépris affiché par Nicolas Sarkozy, à l'égard de cet auteur : il s'était alors étonné qu'un de ses ouvrages, La Princesse de Clèves figure au programme d'un concours administratif.

 

Il est vrai que Nicolas Sarkozy semblait avoir une certaine défiance envers la culture et les intellectuels : on se souvient qu'une de ses cibles préférées était les enseignants... suppression de postes, suppression de l'année de stages pour les professeurs nouvellement nommés, une succession de mesures qui mettaient en évidence un manque de considération pour le monde de l'éducation et de la culture.

 

Il avait notamment déclaré :"L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle !", avait-il affirmé.

Effectivement, "on s'amuse comme on peut'...

Comme si la culture devait être à tout prix utile...

Ce discours très critique révélait bien un dédain pour la culture, avec des termes fortement péjoratifs " sadique, imbécile"...

 

Pourtant, ce roman de Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, représente un jalon essentiel dans notre littérature : premier roman d'analyse psychologique, il évoque une histoire d'amour impossible.

 

Cette année, c'est une autre princesse qui est, quant à elle, mise à l'honneur : La princesse de Montpensier, une nouvelle de Madame de La Fayette qui sera intégrée dans le programme du baccalauréat littéraire en 2018 : voilà une belle initiative qui intervient après la pétition lancée par une enseignante de français d'Alfortville. "La Princesse de Montpensier", écrite par Mme de La Fayette en 1662, est inscrite au programme 2018, avec son adaptation cinématographique par Bertrand Tavernier, qui date de 2010."

 

Françoise Cahen, professeur de français au lycée d'Alfortville avait lancé en mai 2016 une pétition demandant à la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem de "donner leur place aux femmes dans les programmes de la littérature de bac L". Soulignant que "jamais un auteur femme n'a été au programme de littérature en terminale L".

 

Voilà un oubli qui est enfin réparé.

Voilà une réhabilitation bien venue...

 

Tant de femmes écrivains méritent, aussi, d'être célébrées et mises à l'honneur : Colette, Marguerite Yourcenar, Georges Sand, Nathalie Sarraute,  Madame de Sévigné, Louise Labé...

 

On peut rappeler, à cette occasion, que La Princesse de Montpensier évoque des thèmes éternels : les difficultés d'aimer, la jalousie, la rancoeur des êtres humains, leur convoitise, leur insatisfaction.

Cette nouvelle permet de découvrir aussi un contexte historique : le 16 ème siècle et les guerres de religion.

Le style conforme au classicisme est fait de pudeur et de retenue, le récit a une valeur morale.

 

 

Le texte :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Princesse_de_Montpensier

 

 

 

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 10:24
Terrorisme à Londres

 

 

 

Le coeur politique de Londres a été la cible d'une attaque terroriste, ce mercredi 22 mars : un an, jour pour jour, après les attentats de Bruxelles, c'est la capitale britannique qui a été visée.

 

Un policier a été poignardé, l'assaillant, quant à lui, a été abattu par la police, en début d'après-midi, devant le parlement de Westminster à Londres.

Le policier qui a été assassiné n'était pas armé ! Curieuse faille dans la sécurité d'un haut lieu de la politique en Grande-Bretagne.

 

Avec une voiture bélier, le terroriste a, d'abord, fauché plusieurs passants sur le pont de Westminster, un mode opératoire qui fait penser à l'attentat de Nice.

 

Une grosse voiture a foncé dans la foule, faisant une quarantaine de blessés, trois personnes sont décédées.

Trois lycéens français, des bretons ont été blessés.

 

Bien sûr, la cible a été choisie pour frapper l'opinion : Thérésa May s'apprêtait à intervenir dans la chambre des Communes. Elle se trouvait à l'intérieur de Westminster, quand a eu lieu cette attaque.

 

La date, le lieu choisi sont fortement symboliques : le 22 mars 2016, c'était la ville de Bruxelles qui était atteinte par 3 attentats-suicide à la bombe : deux à l'aéroport de  à Zaventem et le troisième dans une rame du métro roulant dans un tunnel proche de la station Maelbeek, dans le quartier européen, faisant de nombreuses victimes.

 

La menace terroriste pèse sur de nombreux pays européens : l'Allemagne, la Belgique, la France, La Grande-Bretagne...

Les attentats se succèdent, et il est impossible de prévoir des attaques de ce type.

 

La zone du parlement de Westminster est un lieu très visité et fréquenté par de nombreux touristes, c'est un lieu particulièrement surveillé.

Mais cette surveillance n'a pas empêché l'action du terroriste. 

Un seul homme, une seule voiture ont semé la panique et la mort dans le centre de Londres.

Ce terroriste a tué et blessé des innocents : des hommes, des femmes, des adolescents.


Les djihadistes de Daesh sont, ainsi, conditionnés pour tuer, manipulés par des chefs qui ont une influence terrifiante, qui les entraînent vers la mort.

 

Comment peut-on se glorifier d'assassinats, comment peut-on se vanter de meurtres ignobles qui visent des êtres sans défense ?

Comment, si ce n'est en raison d'un endoctrinement qui annihile la pensée et la réflexion ?

Les fous de Daesh tuent, terrorisent, détruisent au nom de la religion, ils ne peuvent que desservir leur cause.

C'est une fureur insensée qui s'emparent d'eux, une folie qui résulte de manipulations ignobles.

On peut noter la jeunesse de ces extrémistes : ils sont d'autant plus malléables et influençables,

Voilà déjà 12 ans, le 7 juillet 2005, quatre explosions avaient touché les transports publics de Londres, faisant 56 morts et 700 blessés, dans différents métros.

 

 

 

 

 

 

Terrorisme à Londres
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:50
Tartuffe, une pièce politique...

 

 

 


Dans Tartuffe, Molière aborde un thème éminemment politique : en mettant en scène un faux dévot, il évoque une religion dévoyée.

 

Or, le pouvoir religieux et le pouvoir politique étaient étroitement associés au 17 ème siècle : le roi était censé détenir son pouvoir de Dieu. On connaît tous cette expression qui définit le régime politique en place : une monarchie de droit divin...

 

Tartuffe symbolise l'hypocrisie religieuse qui sert de masque pour toutes sortes de turpitudes : il s'introduit dans la maison d'un riche bourgeois, Orgon qui, subjugué par la foi affichée du personnage, le recueille, l'héberge, lui accorde toute sa confiance...

 

Mais Tartuffe sème la discorde dans la famille d'Orgon : la plupart des personnages ont perçu le jeu hypocrite du faux dévot, à l'exception d'Orgon et de sa mère, Mme Pernelle...

Orgon aveuglé va jusqu'à vouloir marier sa propre fille à Tartuffe : toute sa famille s'insurge contre ce projet, d'autant plus absurde que Marianne aime un jeune homme, Valère.

 

On peut imaginer le scandale qu'a suscité cette pièce de théâtre à l'époque de Louis XIV.

Evoquer le thème religieux, mettre en scène un faux dévot, mettre en cause la sincérité de certains hommes d'église, c'était là un outrage à la religion et à la majesté du prince.

Evoquer la religion sur une scène de théâtre, dans une comédie qui prête à rire, c'était aller à l'encontre des autorités religieuses...

Ainsi, la pièce a été longtemps interdite, puis remaniée et enfin autorisée, après 5 années de censure totale.

 

Le message de Molière est multiple : il dénonce l'hypocrisie, mais aussi le fanatisme religieux qui conduit aux pires excès, Tartuffe est l'image d'un fanatique qui sous couvert des rigueurs de la religion, avance masqué et peut ainsi commettre les pires méfaits : il n'hésite pas à tenter de séduire la femme de son hôte : Elmire.

 

Il n'hésite pas à trahir Orgon, celui-là même qui l'a recueilli sous son toit : il livre aux autorités une cassette compromettante et Orgon est menacé d'être emprisonné.

 

Molière fustige, aussi, l'aveuglement d'Orgon, son manque de lucidité : à aucun moment, il n'a su voir les manoeuvres de Tartuffe.

 

On retrouve dans cette pièce un thème récurrent dans l'oeuvre de Molière : la condamnation de la fausseté, la fausse religion, derrière laquelle se cache le personnage de Tartuffe... Molière a dénoncé aussi, maintes fois, la fausse médecine, la fausse science...

 

Molière, le sincère a, sans cesse, lutté contre la fausseté, l'hypocrisie, le mensonge.

 

On comprend toutes les résonances de cette pièce à notre époque : le fanatisme religieux renaît, et il se cache encore sous des apparences trompeuses, il conduit encore aux pires abominations.

 

L'hypocrisie règne dans le monde politique : que de belles promesses nous sont faites lors des campagnes électorales ! Le nom même du personnage a donné lieu à une antonomase : on parle d'un tartuffe quand on veut évoquer un hypocrite...

 

Souvent, la lucidité nous fait défaut et nous sommes manipulés par les médias, la publicité...

 

Ainsi, cette comédie, comme la plupart des oeuvres du 17 ème siècle a une valeur universelle : elle nous met en garde contre tous les fanatismes, tous les excès de la religion, 

 

Elle nous montre l'importance de la clairvoyance, une qualité essentielle pour Molière.

 

Elle nous révèle que le fanatisme est fondé sur une imposture.

Ainsi, Molière élève la comédie à une ambition politique : en s'attaquant à la fausse dévotion, il dénonce le parti tout puissant des dévots : la comédie devient une affaire d'état.

 

Tartuffe est bien une pièce politique qui garde encore toute son actualité : les tartuffes sont nombreux de nos jours, ils envahissent le monde politique, ils sévissent dans les plus hautes sphères de la religion.

 

 

 

Un extrait : Orgon raconte sa première rencontre avec Tartuffe... acte I scène 6

 


Orgon
Ah ! si vous aviez vu comme j’en fis rencontre,
Vous auriez pris pour lui l’amitié que je montre.
Chaque jour à l’église il venait, d’un air doux,
Tout vis-à-vis de moi se mettre à deux genoux.
Il attirait les yeux de l’assemblée entière   
Par l’ardeur dont au ciel il poussait sa prière ;
Il faisait des soupirs, de grands élancements,
Et baisait humblement la terre à tous moments :
Et, lorsque je sortais, il me devançait vite
Pour m’aller, à la porte, offrir de l’eau bénite.
Instruit par son garçon, qui dans tout l’imitait,
Et de son indigence, et de ce qu’il était,
Je lui faisais des dons ; mais, avec modestie,
Il me voulait toujours en rendre une partie.
C’est trop, me disait-il, c’est trop de la moitié.
Je ne mérite pas de vous faire pitié.
Et, quand je refusais de le vouloir reprendre,
Aux pauvres, à mes yeux, il allait le répandre.
Enfin le ciel chez moi me le fit retirer,
Et depuis ce temps-là tout semble y prospérer.
Je vois qu’il reprend tout, et qu’à ma femme même
Il prend, pour mon honneur, un intérêt extrême ;
Il m’avertit des gens qui lui font les yeux doux,
Et plus que moi six fois il s’en montre jaloux.
Mais vous ne croiriez point jusqu’où monte son zèle :
Il s’impute à péché la moindre bagatelle ;
Un rien presque suffit pour le scandaliser,
Jusque-là qu’il se vint l’autre jour accuser
D’avoir pris une puce en faisant sa prière,
Et de l’avoir tuée avec trop de colère.


Cléante
Parbleu, vous êtes fou, mon frère, que je crois.
Avec de tels discours, vous moquez-vous de moi ?
Et que prétendez-vous ? Que tout ce badinage…


 

 

 

 

La première scène de la pièce : Madame Pernelle en colère adresse des reproches à tous les membres de la famille.

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