Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 19:56

a marseille

 

 

Marseille : une ville dont on a beaucoup parlé ces dernières semaines en raison de crimes de sang, de règlements de compte, de la délinquance ordinaire qui y sévit. Or, des policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) de Marseille se retrouvent impliqués dans des affaires de malversation et de trafic.


Douze policiers de la BAC sont soupçonnés de vols et de racket, ils ont été déférés vendredi au parquet de Marseille pour des faits de vol et d'extorsion d'argent et de drogue, a précisé le procureur de la République, Jacques Dallest.


Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a averti depuis la place Beauvau qu'il serait « extrêmement sévère » si les faits étaient avérés. « Il n'y a pas de place pour ceux qui salissent l'uniforme de la police », a-t-il dit , et il rappelle qu' « un policier ne peut en aucun cas passer de l'autre côté, du côté des voyous ». 


La police, bien sûr, détient une autorité, un pouvoir : en tant que telle, elle se doit d'être exemplaire, elle doit comme toute autorité donner l'exemple de la probité la plus grande. Quand la police dérape, le citoyen a le droit de se poser des questions et de s'inquiéter...

En matière de morale, c'est l'exemple qui doit primer. Si la police se permet d'être malhonnête, violente, si elle adopte des méthodes de voyous, dès lors les repères sont perdus, dès lors toutes les dérives sont possibles.


On vit, hélas dans une société où, au plus haut niveau, la morale est souvent bafouée, où les pouvoirs sont corrompus, où l'argent règne en maître : cette affaire révèle une fois de plus que l'argent pousse aux pires excès, à des dérives inadmissibles.


Les faits sont graves dans une ville déjà affectée par une délinquance galopante : "450 grammes de produits stupéfiants ont été retrouvés (des barrettes de haschich, de la résine de cannabis, de l'herbe), ainsi que des sommes d'argent et des bijoux. L'argent et la drogue se trouvaient dans les casiers de certains fonctionnaires de la BAC, mais aussi dans des faux plafonds", ce qui prouve une volonté de cacher un argent acquis de manière frauduleuse. Apparemment ces policiers ripoux pratiquaient du racket auprès des délinquants de la cité phocéenne.


Des conversations enregistrées dans les voitures des suspects sont « accablantes » et révèlent « tout un catalogue d'agissements inacceptables », selon le procureur. 

Cette affaire qui touche la police marseillaise risque de faire grand bruit et risque d'entacher encore une fois l'image de la police et des autorités en général.

Source : Le Parisien

à marseille 3
à marseille 2




 

Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 14:57

 

litt 4

 

Qui a inventé la poésie, le théâtre, tragédie et comédie, la philosopie, l'épopée, l'histoire ? Tous ces mots ont été crées en Grèce, tous ces mots viennent du grec : la poésie, c'est la création par excellence d'un langage différent où règnent l'harmonie, la musique, la beauté des images. Le théâtre, c'est dès les origines l'art du spectacle, puisque le mot vient d'un verbe grec : théomai : regarder, voir. La philosophie se définit comme le recherche et l'amour de la sagesse. L'épopée qui précède tout le reste est le premier, le plus ancien des genres littéraires : genre oral, le mot "épopée " vient du nom "épos" la parole.


Oui, en matière de littérature, les Grecs ont presque tout inventé ! On leur doit tellement de genres littéraires : la fable aussi est née en Grèce sous la plume d'Esope et La Fontaine reprend ce genre au 17 ème siècle....


Quelle richesse ! Quelle inventivité ! Les Grecs ont été des précurseurs, on leur doit tant d'oeuvres diverses, tant de mots de vocabulaire, tant d'idées, de registres : le tragique, le pathétique, le lyrique, l'épique, le comique, le polémique.


Le tragique a été défini dès l'antiquité par Aristote : il a pour ressorts essentiels "la terreur et la pitié ". Il fait intervenir le "fatum" terme latin qui désigne la fatalité, le destin voulu par les dieux et auquel on ne peut échapper. Le pathétique vient d'un mot grec"pathos", la souffrance et vise à susciter la pitié, la compassion du lecteur.


En fait, la littérature grecque offre tellement de modèles qu'elle a été constamment imitée, d'abord par les auteurs latins puis par les écrivains français à toutes les époques. Rabelais, Montaigne au 16ème siècle connaissaient bien les auteurs grecs et latins. Molière reprend le genre de la comédie, Racine et Corneille s'inspirent de la tragédie antique.


Au début du 18ème siècle Fénelon narre les aventures de Télémaque, s'inspirant de l'Odyssée d'Homère. Au 20ème siècle, Giraudoux, Anouilh reprennent lesmythes grecs antiques, les actualisent. Giono écrit "Naissance de l'Oyssée" imitant l'ancienne épopée en la parodiant et la transgressant.


Toute notre culture est née en Grèce : c'est là qu'est notre berceau, c'est là que sont nos origines, c'est de là que viennent nombre d'idées, nombre d'exemples...


La langue grecque survit aussi à travers la langue française : que de mots viennent du grec ! Que de termes techniques, scientifiques, politiques empruntés au grec !


Prenons conscience de tout cet héritage si riche, si précieux, de toute cette civilisation, de toute cette culture... Nos racines grecques sont si importantes, si diverses .


Remontons aux sources et redécouvrons toute la richesse de la littérature grecque...

 

litt

 

litt 7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

litt 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 litt 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

litt 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 litt 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





 

Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 19:52

 

automne 6

 

Douces clartés de l'automne aux couleurs de flamboyance ,de cinabre ,d'amarante ,de rouge d'incendie ,de brun brûlé d'orange ...

 

Voilà les feuilles qui bruissent sur le sol et forment un tapis épais aux teintes chaleureuses ,voilà que les pluies tombent soudain et font une musique légère ou plus lourde sur le sol ,voilà les grappes de raisins aux grains de soleil qui s'offrent à nous ,grains sombres ou clairs aux saveurs sucrées...

 

La campagne éblouissante sort ses habits mordorés ,se pare de nuances infinies de rouge ,de brun ,d'ocre .Tout le paysage flamboie ,les feuillages forment une harmonie de couleurs ,un tableau de flammes étincelantes.

 

Flammes de l'automne ,incendie ,brûlure ,vous peignez les paysages de nouvelles teintes ,vous transformez le monde de vos pinceaux de lumière ...

Lumières de l'automne ,douces ,harmonieuses ,légères vous adoucissez les tons en une symphonie subtile .Doux automne aux journées qui s'étiolent ,aux senteurs lourdes de feuilles , aux parfums de terres humides ,aux soleils pâles ,vacillants ou plus éclatants ,bel automne aux clartés déclinantes pleines d'apaisements.

 

Soudain ,le vent hurle ,se déchaîne ,tempête ,fait battre les volets et gémir le monde ...soudain les pluies arrivent et le sol exhale des odeurs plus intenses .

 

Que l'on aime la nature automnale,ce monde différent qui s'ouvre à nous ,les feuilles d'automne nuancées de mille couleurs ,les parfums de l'automne chargés d'odeurs boisées ! 

Que l'on aime les chants de l'automne ,le hurlement des vents dans les arbres qui se dépouillent de leur parure de l'été ...le murmure ou le fracas de la pluie qui bat et frappe le sol .

 

Pommes veinées de rouge ,de brun ,aux parfums délicieux et subtils ,aux sucs enivrants,vous annoncez le bel automne et ses journées apaisées.

 

Fleurs automnales ,azalées ,cyclamens ,bruyères vous faites éclater vos nuances de couleursrouges : rose ,pourpre ,grenat ,fuchsia ...

 

Plaisirs de l'automne ,nature qui s'évanouit pour renaître à nouveau ,arbres chatoyants aux teintes pourprées ,que de douceurs ,que de flamboyances que de surprises ou de violences dans ces tableaux !

 

automne 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


automne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 automne 8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

automne 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 automne 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

automne 7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 automne 9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





 

Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 11:22

 

 

abbép 7

Inséré dans un long roman fleuve à tiroirs intitulé « Les mémoires d’un homme de qualité », le petit ouvrage «  Manon Lescaut » connut en son temps un succès de scandale.

 

L’abbé Prévost qui écrivit ce roman mena lui-même vie désordonnée et endiablée... Il ne faut donc pas s’étonner de le voir aborder un sujet audacieux en ce 18ème siècle commençant : Prévost raconte les amours improbables d’une fille des rues, roturière d’origine modeste et d’un jeune noble issu d’une grande famille.

 

Cette jeune fille, c’est Manon, femme à la fois innocente et fatale : elle subjugue tous ceux qui la rencontrent, elle est belle, jeune, d’une beauté idéale, qui ne se décrit pas. Dès que le jeune chevalier Des Grieux la voit, il tombe sous le charme et désormais sa vie totalement dévouée à Manon va prendre un autre sens, une autre direction.

Lui, l’étudiant modèle qui se destinait à l’ordre de Malte, donc à l’état ecclésiastique ne peut s’empêcher de suivre son penchant amoureux. On perçoit d’ailleurs, là, une sorte de reflet de Prévost lui-même, cet abbé qui n’a pas hésité à mener lui- même une vie de plaisir et de scandales.

 

Dès lors, Manon entraîne Des Grieux dans un tourbillon d’aventures. Les deux amants vivent ensemble, s’aiment passionnément mais Des grieux ayant rompu avec sa famille, le couple est aux abois, manque d’argent : Manon jeune fille légère et dispendieuse aime les distractions ,la fête ,les plaisirs du grand monde. Pour subvenir aux besoins du couple, elle décide de prendre un amant, un riche fermier général qu’elle voit en secret... On assiste à la première trahison de Manon... D’autres suivront bien sûr car Manon aime le luxe, la vie facile...

 

Des Grieux se trouve alors entraîné par Manon sur la mauvaise pente : il condamne les penchants de Manon mais l’amour est plus fort que tout. Des Grieux se laisse aller vers une certaine déchéance morale : il accepte de tricher pour Manon, il entre dans un cercle de joueurs, devient, lui même, un joueur professionnel pour satisfaire les désirs de la belle Manon. Plus tard, alors que Manon est incarcérée dans la prison de la Salpêtrière, Des Grieux organise son évasion et il en vient même à une déchéance suprême : il tue un des gardiens de la prison.

 

Finalement les deux amants sont poursuivis, arrêtés de nouveau, Manon est condamnée, comme une vulgaire prostituée, à la déportation en Louisiane, province nouvellement conquise par Louis XIV et qu’il fallait peupler.

 

L’amant fidèle suit Manon dans cet exil.

Dès lors, de nombreuses péripéties conduisent les deux personnages à fuir, dans un désert, la vengeance d’un rival de Des grieux...

 

Le style de Prévost très classique nous conduit dans un univers tragique et passionné ,les réalités de l’époque sont bien présentes mais avec un art de la litote, de la réserve dans l’expression... Même quand il décrit le convoi de filles de joie déportées en Amérique, Prévost ne sombre pas dans la vulgarité : on voit seulement quelques détails réalistes : les chaînes qui entravent les jeune femmes, les vêtements en haillons de Manon…

Ce roman, on le voit, nous décrit une passion exclusive, un amour sans bornes, un amour qui conduit au pire… mais un amour qui transcende aussi les êtres, qui les rend attirants, sympathiques malgré leurs défauts.

 

Sans cesse, Manon et Des Grieux attirent les regards : l’amour les sublime.

L’argent aussi est un thème essentiel de ce roman : les deux héros souffrent d’un manque cruel d’argent et tous les moyens sont bons pour s’en procurer. Les deux amants sont eux-mêmes victimes de vols de la part de domestiques... Prévost nous montre une société où l’argent devient le moteur essentiel, la naissance du capitalisme en quelque sorte.

 

L’époque évoquée dans ce roman, la régence voit la création du papier monnaie, de la banque, de la spéculation... De nombreuses maisons de jeux s’ouvrent à Paris : on y file la carte ,on y joue au Pharaon (célèbre jeu de cartes de l’époque). Le peintre Antoine Watteau, dans ses toiles, dépeint bien l’atmosphère galante de cette époque mettant en scène des couples de la haute société en grande tenue dans un cadre somptueux ou champêtre...

 

Manon Lescaut un roman d’amour, une histoire d’argent ? les deux sans doute et, en ce sens, l’œuvre de Prévost rejoint l’essence de l’homme moderne dominé par ses passions que sont l’amour, le sexe, l’argent.

 

Manon Lescaut, œuvre morale ou immorale ? les deux encore : Prévost nous montre les ravages de la passion tout en nous en faisant percevoir les délices…

Cette œuvre du 18 ème siècle est pleine de modernité, Prévost évoque là des thèmes éternels et d’actualité. Manon Lescaut est sans nul doute un roman à découvrir ou à redécouvrir...

 

 abbép 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 abbé p2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 abbé p4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

abbé p5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:37

mots

 

J'aime les mots, ils nous appellent par leurs significations, par leurs sonorités douces ou dures. Les mots sont des paysages divers, variés, infinis. Le bonheur des mots qui nous parlent, dont on parle apparaît sans fin. Ecoutez le nom de l'aurore, aussitôt apparaissent des teintes dorées et roses d'une matinée transparente et claire... Entendez le mot "pécore" et vous voyez aussitôt la prétention, la sottise de celle qui parle à tort et à travers.

 

Les mots nous parlent d'autant plus qu'ils nous sont inconnus ou mystérieux : amarante, cinabre, synecdoque. Les mots offrent, alors, une beauté exotique et lointaine qu'on a envie de découvrir comme de nouvelles terres, de nouvelles conquêtes, des territoires inexplorés.

 

Les mots se répondent aussi, se parlent entre eux, ils s'associent, se marient ou se contrarient. Le verbe, ou le mot par excellence, l'adverbe, le verbiage se fondent harmonieusement. L'homonyme, le synonyme, l'anonyme et l'antonyme forment une symbiose parfaite, une famille de mots inséparables.

 

Les mots comportent aussi des racines comme les plantes... Ces racines souvent invisibles réapparaissent au fil de découvertes. Panorama, panique, panthéon, pandémie comportent la même racine, mais évoquent pourtant des notions diverses. L'anesthésie et la synesthésie communiquent entre elles et appartiennent cependant à des mondes différents : médecine, poésie et sensations se rejoignent ici curieusement !

 

Les mots nous permettent de jouer avec eux : ils sont de bonne compagnie ! On peut jongler avec eux, en inventer de nouveaux pour s'amuser et amuser la galerie ! quel plaisir de lire Rabelais et ses chapelets de mots savoureux aux sonorités redondantes ! Quel bonheur de goûter les mots, les savourer ! Quel bonheur de humer le fumet de certains mots , effluves, parfums, épices, gardénia, romarin !

 

Les mots nous offrent tout un univers de pensée, de beauté, de culture car ils sont pour la plupart vieux comme le monde, ils ont une histoire, un passé qu'il est passionnant de découvrir : ils ont parfois évolué, grandi ou ont disparu ; la grammaire vient d'un mot gramma, la lettre, l'unité première du mot ! Sans les lettres, pas de mots et sans les mots pas de phrases pour développer les idées.

 

Les lettres elles -mêmes ont un sens : tantôt dures ou douces et légères, les lettres forment parfois une musique agréable à entendre, une harmonie de sons sans bornes.

 

Le monde des mots est infini, celui des livres et de la communication aussi : ouvrons le livre des mots car c'est une ouverture sur le monde, sur les autres. N'oublions pas que la pensée s'élabore avec des mots choisis, n'oublions pas la valeur des mots, leur poids, leur importance dans une société qui semble privilégier la communication mais qui s'en éloigne de plus en plus dans un individualisme exacerbé et néfaste : partageons le goût des mots, retrouvons les vertus du verbe originel !

 

littérature 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mots 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 mots 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 18:47

 

 

corrida 5

 

La corrida menacée ? Certes, ce spectacle peut paraître choquant, archaïque, barbare, vestige des lointains jeux du cirque chez les romains. Certes, l'animal est blessé, agressé jusqu'à la mise à mort fatale. Certes, le sang, la fureur font partie intégrante de la corrida.


Pourtant, la corrida demeure un spectacle à part : le toréador face au danger représenté par l'imposant animal risque aussi sa vie... Ce n'est pas un combat gagné d'avance même si le plus souvent la bête est terrassée et vaincue. On pourra dire que la corrida apparaît d'autant plus absurde si l'homme est aussi en danger. En fait, c'est là une façon de restituer peut être une forme de vérité, d'authenticité : on ne triche pas : les risques sont réels, ce n'est pas du cinéma, du théâtre, du virtuel. La corrida fait intervenir curieusement réalité, beauté et cruauté à la fois.


C'est aussi un spectacle total où se mêlent musiques, ballet, décor, costumes, couleurs, suspense, sang, peur, mort, sueur, un spectacle qui se déroule en plein air dans des arènes antiques, vestiges pleins de majesté et d'histoire ...


La corrida, c'est aussi une sorte de communion des spectateurs : les aficionados participent au spectacle, font corps avec lui, ils vibrent, ils frissonnent devant le combat qui oppose le toréro à l'animal... La foule nombreuse, bigarrée, compacte dans les arènes fait aussi partie du spectacle.


La corrida constitue une tradition dans certaines régions mais aussi une ressource économique indispensable dans certaines villes. Les férias de Nîmes, celles des vendanges et de la Pentecôte attirent des millions de touristes... Comment la ville pourrait-elle s'en passer ? Les commerçants, les restaurateurs font là leurs meilleurs chiffres d'affaire... Il faudrait alors imaginer d'autres festivités pour faire venir des touristes. Est-ce que de nouvelles fêtes pourraient draîner autant de spectateurs ?? Une tradition peut-elle en remplacer une autre et laquelle ?


Je veux préciser ici que je ne suis pas moi même une adepte de la corrida : je n'aime pas la violence, la fureur de ce spectacle, je déteste les ambiances avinées de férias aux relents et aux odeurs d'alcool, qui laissent les rues de certaines villes dans un état déplorable, le lendemain.


Non, je ne suis pas une cliente de la corrida mais sans la défendre, je comprends la ferveur de certains spécialistes, j'admets que les traditions ont une certaine valeur... Je comprends que certains soient inquiets de la disparition de certaines coutumes, de certaines fêtes qui les rattachent à un passé, qui les relient parfois à leurs parents, leurs grands parents...


Peut-être faudrait-il supprimer de ce spectacle le moment ultime :la mise à mort ?? Est-ce envisageable pour des amateurs de corridas ? Je ne sais pas...

 

corrida

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

corrida 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 corrida 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

corrida 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






 

Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 15:55

enfant

 

Victor Hugo a chanté les feuilles d’automne, le temps qui passe, les blessures personnelles : sa fille morte en Seine, les bonheurs simples et ordinaires .

 

Mais Victor Hugo fut aussi un poète engagé en son temps : on peut évoquer Les châtiments, recueil célèbre dans lequel il dénonce de manière virulente sous forme de pamphlet le régime de Napoléon III.

 

Un poème extrait des Orientales nous montre aussi tout le talent de cet auteur qui sait raconter, mais aussi et surtout suggérer les violences et les horreurs de la guerre. Ce poème plein d’émotion, de lyrisme met en scène un enfant grec isolé dans un paysage de désolation et de tristesse. Cet enfant semble être l’unique survivant d’un massacre qui a décimé sa famille. Victor Hugo évoque un fait de l’actualité de son temps : le massacre des habitants de l’île de Chio perpétré en 1822 par les turcs lors de la guerre d’indépendance menée par le peuple grec. L’enfant, victime de la folie des hommes, dans une solitude poignante, attire le regard du narrateur qui dépeint sa tristesse et son désarroi.

 

Tout l’art de Victor Hugo dans ce poème est, non pas de décrire la guerre mais de la suggérer en évoquant ses désastres : « ruine et deuil » comme si on ne pouvait effectivement raconter l’indicible horreur de la guerre. Cet enfant, symbole de fragilité, d’innocence nous fait d’autant mieux percevoir la violence et l’injustice des combats. Le décor passé, somptueux de l’île de Chio est d’ailleurs décrit dans toute sa splendeur, sa beauté, son harmonie avant que ne soient intervenues la guerre et ses destructions.

 

Dès lors, le narrateur se met à essayer de consoler l’enfant, en lui offrant mille cadeaux, fruit, fleur oiseau. Mais ces efforts restent vains : l’enfant demeure inconsolable et la chute du poème est particulièrement poignante.

Bien évidemment le lyrisme de Victor Hugo permet de souligner le message : répétitions, allitérations, exclamations, interrogations ponctuent tout le poème et lui confèrent musicalité, rythme, harmonie…

 

La poésie permet plus qu’une autre forme sans doute, d’émouvoir le lecteur, de l’apitoyer sur le sort de cet enfant.

 

Le message est d’autant plus fort que l’on perçoit les ravages que la guerre a imprimés à jamais sur ce magnifique enfant.

 

Ce poème de Victor Hugo nous fait bien ressentir toute la force des mots, leur pouvoir sur la sensibilité. Oui, la poésie est bien un langage à part, un genre qui, plus que tout autre s’imprime dans nos esprits, les marque.

La poésie permet de recréer un univers, elle est une ouverture sur la sensibilité, elle peut nous faire rêver mais aussi éveiller notre esprit critique, susciter la révolte, l’indignation devant les injustices de ce monde.

 

Ce poème intitulé L’enfant reste, hélas, plus que jamais d’actualité devant les massacres perpétrés en Syrie ou dans d‘autres pays, massacres d’enfants ou de civils innocents. Des enfants meurent, d’autres sont à jamais transformés par l’impact de la guerre.

 

Que dire ? Sinon que certains hommes malgré tous les messages restent sourds devant tant de ravages et tant de désarroi… que dire ? sinon que l’éducation, la connaissance, la culture, la poésie seules pourront peut-être un jour permettre aux hommes d’évoluer, de penser et de vivre un monde meilleur…

 

http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%...

 

Rappelons aussi que Eugène Delacroix a peint une toile célèbre en s'inspirant lui aussi de cet épisode de la guerre d'indépendance gréco-turque : Le massacre de Scio.

 

 enfant3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 enfant 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

enfant 6 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 enfant2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:19

 rimsha-copie-1

 

Ces dernières semaines, le verbe "blasphémer " est revenu à plusieurs reprises dans l'actualité. Le blasphème, on peut le rappeler, est une parole ou un discours qui insulte violemment la divinité. Cette notion religieuse de blasphème est périmée depuis le 18ème siècle en France et le blasphème n'est plus considéré heureusement comme un délit dans nos sociétés ! Chacun est libre d'être adepte ou non d'une religion ... d'insulter le ciel, Dieu s'il le désire ...

 

Or, le blasphème dans la religion musulmane est un manquement grave passible de la peine de mort. Le décalage est vraiment extrême, on a d'ailleurs dans nos sociétés des difficultés à percevoir le blasphème comme une faute : il l'était encore au 17ème siècle puisque qu'on voit Dom juan dans la célèbre pièce de Molière tenter de faire jurer un pauvre, de le pousser au blasphème : cette fameuse scène du pauvre fut censurée lors des premières représentations de la pièce car elle choquait les bienséances et était contraire à l'ordre moral de l'époque...

 

Si l'occident a évolué, dans nombre de pays musulmans, le blasphème reste un délit : ainsi l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe 57 Etats, a annoncé, mercredi 19 septembre, qu'elle souhaitait faire inscrire le blasphème parmi les crimes et délits reconnus en droit international. L'initiative intervient après les manifestations de colère qui ont suivi la diffusion sur internet du film parodique "L'innocence des musulmans" tourné aux Etats-Unis et la publication en France de caricatures du prophète Mahomet par l'hebdomadaire Charlie Hebdo.

 

L'OCI veut introduire, devant la commission des droits de l'homme de l'ONU, le concept de "diffamation des religions". Comment les occidentaux ne verraient-ils pas là une régression intolérable dans la mesure où le délit de blasphème n'existe plus, depuis plus de deux siècles ?

 

Quand on sait que dans certains pays musulmans le blasphème est puni de mort, que les voleurs dans le nord du Mali sont amputés d'un bras ou d'un pied, notre civilisation ne peut admettre de telles pratiques d'un autre âge. Quand on évoque le cas de la jeune Rimsha menacée de mort au Pakistan pour avoir été accusée injustement de blasphème, l'Occident ne peut que s'indigner devant de telles atrocités.

 

Ainsi le monde dans lequel nous vivons apparaît complètement fracturé : certains vivent encore sous des règles et des lois dignes du Moyen Age, d'autres connaissent l'ère des progrès, de ce que l'on appelle l'esprit des lumières de la connaissance ....

Dès lors, comment s'étonner des antagonismes incessants que connaît notre planète ?

 

Il est impossible que l'OCI obtienne gain de cause, bien sûr mais la requête faite ici prouve une fois de plus que nous vivons dans un univers fait de failles, de fractures à plusieurs niveaux : certains ont accès à la connaissance, à la culture, aux progrès, d'autres sont privés de tout, de l'accès à l"éducation notamment. Le fanatisme religieux, l'intolérance ont pour origine l'ignorance, l'endoctrinement aveugle.

 

Pour résoudre ces problèmes, il faudrait rendre accessible la culture à tout être humain, supprimer les inégalités criantes qui divisent nos sociétés. Mais, on le voit le chemin risque d'être long et difficile car les inégalités ne cessent de se creuser, et de s'approfondir de manière préoccupante...

 

charlie

 

 

 

 

Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 10:03

images (1

L'été s'enfuit, nous abandonne peu à peu, il faut alors se livrer aux doux souvenirs des joies simples de la belle saison...

 

Bonheur du soleil caressant, enivrant, bonheur de la nature libre, offerte aux regards, joie du murmure caressant des cigales, brises marines apaisantes et douces, odeur des vagues sur la peau, bonheur des fruits savoureux de l'été, ivresse de la chaleur accablante et écrasante du midi.

 

Paysages inondés de soleil, bruissement des vagues sur le rivage, lumières de l'été, vous embellissez les paysages, vous faites éclater les couleurs du monde... Ombres des pins majestueux, vous nous offrez mille teintes de verdure aux nuances étincelantes.

 

Plaisirs de l'eau de mer rafraîchissante et limpide, baignades pleines d'éclats de rire...Odeurs de la menthe, des lavandes fleuries qui embaument les jardins, fleurs d'été aux parfums et aux formes somptueuses, roses, jasmins, gardénias, gardénias surtout aux pétales éclatants de blancheur, en habit de soirée.

 

Ombres apaisantes de l'été, ombres des pins, des cyprès, chaleur des pinèdes incendiées de soleil qui réfléchissent la lumière, souffles légers et souples des vents marins, paysages du midi irradiés de soleil, ciel lumineux d'un bleu azuréen, nuages ondoyants qui traînent dans l'air étincelant.

 

L'astre brillant de l'été s'attarde, paresse infiniment et voilà les journées alanguies, qui n'en finissent pas... Les nuits étoilées aux clartés innombrables nous laissent entrevoir la voûte céleste peinte de mille éclats.

 

Nuits douces de l'été aux clartés de rêve, aux tendresses infinies, aux éclairs d'étoiles filantes... Aurores matinales, aux couleurs rosées et subtiles... Couchers de soleil qui s'enflamment de teintes dorées.

L'été s'en va ... l'été s'éteint pour laisser place à d'autres paysages...

Bientôt, l'automne sera là et nous apportera d'autres tableaux, d'autres images, d'autres horizons aux couleurs d'amarante, de cinabre, de jaune flamboyant...

 

     aurore 2       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

gaedenia 7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 jasmin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

été 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 pin 7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






 

Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 13:36

décadence 2

 

Partout, on voit fleurir la vulgarité et la vulgarité constitue un degré supérieur de la grossiéreté : elle peut s'afficher dans des titres d'articles de journaux avec des mots qui servent surtout à attirer l'oeil et à aiguiser la curiosité malsaine du lecteur. C'est à coup de "merde, chier, enculer " j'en passe et des meilleures qu'on se plaît à susciter l'enthousiasme du chaland qui passe ...

 

 Aux Etats Unis, une trilogie érotique sur fond de sadomasochisme connaît un succès d'édition incroyable alors que l'écriture en est médiocre, du niveau de la collection Harlequin .... « Fifty Shades of Grey », romance érotique est en passe de battre tous les records de l'édition. En Russie, c'est un groupe musical, les Pussy Riots qui se livre à des démonstrations vulgaires pour dénoncer le régime de Vladimir Poutine : même si leur cause est louable, le chemin emprunté par lec Pussy Riots me semble plus les desservir que valoriser leur combat...

 

Pourtant, la grossiéreté peut parfois se justifier mais seulement quand elle n'est pas étalage et agression pure et simple pour exciter les instincts les plus bas de l'être humain. Ainsi, Rabelais qui use maintes fois de vocabulaire grossier est un de mes auteurs préférés : il sait manier l'insulte comme aucun autre auteur mais il le fait aussi avec subtilité et virtuosité, en accumulant des mots savoureux issus du langage populaire.. Il emploie aussi du vocabulaire grossier quand il évoque les réalités du corps, le manque d'hygiène mais il ne le fait jamais gratuitement...

 

Or dans le monde actuel, il faut parler djeuns, donc parler vulgaire : "Fais chier, casse les couilles, c'est de la merde " et je ne vais pas m'attarder sur les mots utilisés car de toute façon le vocabulaire n'est pas varié à l'infini, il se limite à quelques mots, toujours les mêmes !

 

Dans les médias aussi, il semble que la vulgarité soit le "nec plus ultra " du monde moderne ! Les émissions de télé réalité cultivent ce mauvais goût : il suffit de regarder l'île de la tentation ou d'autres avatars du petit écran pour s'en persuader ! Il suffit de voir un épisode de certaines séries américaines où défilent meurtres, viols, dépeçage de cadavres, tueries, violences en tous genres !!

 

Certes, on ne peut toujours s'exprimer dans un langage parfaitement châtié et évoquer seulement les beautés ou les éblouissements du monde mais là on constate un débordement, une mode : il faut être vulgaire pour être au top, un nouveau snobisme est né : les précieuses de Molière étaient ridicules avec leurs périphrases ampoulées, mais les "vulgarieux "d'aujourd'hui le sont tout autant !

 

J'ai envie de leur dire : "ça suffit !" De toute façon, l'excès est mauvais en tout, l'excès de pudeur, comme l'excès de vulgarité. Il m'arrive, à moi aussi d'être vulgaire mais j'évite d'en faire étalage et face à la bêtise ou la méchanceté, la prétention, des mots qui s'équivalent souvent, je rengaine les insultes ou alors je les peaufine, je les soigne !

 

C'est ainsi que va le monde moderne : même le domaine de la mode est parfois touché : tenues et couleurs criardes, chaussures à plateaux qui gênent la démarche, jeans troués, négligés, usés, le mauvais goût se décline sous plusieurs aspects...

 

Bien sûr, quand la vulgarité est montrée comme un exemple, comment s'étonner dès lors que les jeunes suivent le mouvement?

 

 calomnie 8

                 décadence5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 décadence 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/