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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 22:37

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Cela peut paraître anodin et accessoire mais voilà une mesure qui paraît indispensable : il faut supprimer le tutoiement lors des contrôles d'identité. "Il convient, affirme le ministre de l'intérieur Manuel Valls, de bannir toute familiarité entre les forces de l'ordre et le citoyen".

Les forces de police qui représentent une autorité ne doivent-elles pas, en effet, montrer l'exemple du respect et de la politesse ?

Pour ma part, il m'est arrivé d'être arrêtée par des policiers alors que je circulais dans mon véhicule, et d'être contrôlée : je n'aurais pas du tout apprécié que l'on me tutoie... mais pas du tout... Et vous aimeriez-vous que l'on utilise le tutoiement dans ces circonstances ? Ne vous sentiriez-vous pas rabaissé ?

Bien sûr, le respect doit être mutuel mais c'est d'abord à l'autorité de faire preuve d'exemplarité. Quand utilise-t-on le tutoiement ? Quand on connaît une personne, quand elle nous est familière mais en aucun cas avec un inconnu. C'est l'usage ! Le fait de détenir une autorité ne doit pas dispenser quiconque de courtoisie.

Il est vrai que la civilité, la politesse semblent disparaître de notre société, dans les rapports humains. N'est-il même pas parfois de bon ton de s'imposer par un certain "sans gêne ", une certaine désinvolture ? C'est devenu un fait de société qui risque de s'aggraver si les autorités elles mêmes en donnent l'exemple...

Que marque le tutoiement ? Il indique souvent le mépris, il tend à déconsidérer et à rabaisser l'interlocuteur, dans certaines circonstances : c'est ce que l'on apprend aux élèves, en cours de Français, quand on analyse certains textes. Ainsi le père Ubu, tyran sanguinaire tutoie ses sujets, dans la célèbre pièce d'Alfred Jarry. Il les rudoie et fait preuve de dédain et d'arrogance pour mieux leur imposer ses volontés arbitraires et injustes.

Toute personne qui détient une autorité, un pouvoir doit faire preuve de vigilance : ainsi un enseignant doit veiller au plus strict respect de l'élève : c'est à cette seule condition que le respect peut être mutuel. La violence appelle souvent la violence, elles est contagieuse.

L'impolitesse, rappelons-le, est une forme de violence verbale qui est présente partout dans la société. Il est bon de préciser  certaines règles de civilité et de savoir vivre que doit s'imposer toute personne détentrice d'un pouvoir.

Et bien sûr, ce n'est pas parce que la personne contrôlée est d'origine étrangère qu'elle doit être la cible d'impolitesse : le délit de faciès est, lui même, inadmissible.

La mesure prise par Manuel Valls ne va, sans doute, pas changer immédiatement les mentalités mais elle tend à instaurer de nouvelles habitudes, de nouveaux comportements qui devraient progressivement faire leur chemin...

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 13:28


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L'Estaque est un petit quartier à l'ouest de Marseille, que dis je un quartier ? plutôt un pays en soi, à l'origine un village de pêcheurs, un endroit ordinaire, un des plus populaires de Marseille, pourtant célébré par des noms illustres : le cinéaste Robert Guédiguian a choisi ce décor pour y tourner ses films, le peintre Cézanne a magnifié dans ses tableaux les paysages marins de l'Estaque...

C'est là que je suis née, au pays de la mer, des pêcheurs et du vent, dans ce pays où les autochtones ont un accent encore un peu plus prononcé que les habitants du coeur de Marseille...

A l'Estaque, la mer est partout, l'odeur de la mer, le port, les bateaux, le nom même de certains quartiers proches ou de rues : le "marinier", la rue des scaphandriers, la montée de la sardine, la rue de la rascasse.. C'est là que j'ai goûté aux plaisirs de la mer : les oursins dégustés, après ouverture, avec un simple morceau de pain, la soupe de poissons, le loup grillé, la sole cuite au four avec du citron et du fenouil...

Comme tous les pays, l'Estaque se caractérise par une langue qui lui est propre, des mots particuliers et qui résonnent à l'oreille " : la favouille, la rascasse, la girelle, pêcher le calembeau, le jambin, le minot et la minotte, le pescadou, la pile, s'embroncher, être mal embraillé, escagasser, esquicher, une palanquée, le you you", "le chi chi "de l'Estaque etc.

Ce pays là s'est transformé, bien sûr, ce n'est plus le petit village de pêcheurs d'autrefois, le port a considérablement changé : les petites barques ont été remplacés par des yachts ,des vedettes mais la mer et les paysages sont toujours là immuables, éternels et superbes : Cézanne pourrait revenir y peindre des toiles qui ressembleraient à celles d'autrefois.. Les collines rejoignent la mer, la côte parfois abrupte nous dévoile des rives escarpées et sauvages : là croissent des pins séculaires, des figuiers de barbarie, du fenouil, des fleurs sauvages... la mer et la terre se mêlent de façon harmonieuse.

 A l 'Estaque, autrefois on pêchait principalement la sardine (représentée sur le blason du village), mais aussi le thon ( grâce à la technique de la seinche), le maquereau, la langouste et les poissons de roches, puis venaient l'oursin, la crevette et les coquillages.

Jusqu'au XXe siècle, les pêcheurs utilisaient des bateaux à voile latine : la bette, petite embarcation de pêche côtière, destinée à pêcher les oursins, les girelles ; le mourre de pouar était un bateau lourd à fond plat, long parfois de 9 mètres qui servait à pêcher la sardine, le thon.

L'activité de pêche atteignit certainement son apogée à la fin du XIXe, avec l'expédition quotidienne de poissons à destination de Paris et Avignon par la voie ferrée. Vers 1878, L'Estaque comptait environ 75 patrons pêcheurs. Il n'en reste plus que deux ou trois aujourd'hui.

L'ancien port de L'Estaque s'est transformé en port de plaisance et de loisirs nautiques. Il ne subsiste aujourd'hui plus que 2 ou 3 bateaux professionnels de pêche artisanale, qui fournissent les restaurants et poissonniers locaux ou vendent le poisson directement sur le quai des pêcheurs. Il reste aussi quelques dizaines de barquettes, utilisées aujourd'hui pour le loisir des plaisanciers, qui témoignent de l'activité passée du port.

Les plages permettent aussi de se mêler à l'élément marin, de découvrir les fonds rocheux et variés de ce côté de la méditerrannée:sur le bords, le baigneur matinal peut même percevoir des muges, des gobies, tout petits poissons que les minots d'aujourd'hui essaient de saisir à la main ou avec un salabre... La pêche est parfois fructueuse...

Le peuple grouillant de pêcheurs d'autrefois a disparu mais le village de l'Estaque garde ses maisons et ses rues pittoresques autour de l'église, un dédale de ruelles qui descendent vers la mer... Il faut souhaiter que ce pays là soit préservé et que les pêcheurs, leurs filets, leurs palangres peuplent de nouveau, un jour, ce petit port...

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:28

dieu pan Voilà un des romans les plus connus de Jean Giono, la version cinématographique de Marcel Pagnol l'a rendu célèbre : on se souvient des acteurs incarnant les rôles principaux : Fernandel, Orane Demazis ... Mais la lecture de cette oeuvre réserve un trésor de surprises insoupçonnables. L'histoire, tout le monde la connaît : Giono raconte la mort et la renaissance d'un petit village provençal abandonné par ses habitants : Aubignane. Le village pourra renaître grâce à la rencontre de Panturle et d'Arsule qui se mettent à cultiver, à apprivoiser la terre et la nature.

Giono s'attache à évoquer le monde, l'univers des paysans, leurs moeurs, leur langage, leur façon de penser. Mais surtout, il décrit dans son oeuvre une harmonie, une véritable fusion de l'homme et de la nature avec un style inimitable ! Panturle, le héros est, en fait l'incarnation du Dieu PAN, comme l'indique son nom : ce dieu dans l'antquité grecque représente l'ensemble de la nature et des forces naturelles ! Ce dieu est troublant, mi homme mi bouc, il symbolise à la fois les forces fécondes du monde, mais aussi les les forces inconnues et mystérieuses de l'univers que l'homme ne comprend pas souvent, des forces qui peuvent provoquer une peur PANIQUE. (ce mot a pour origine le nom du dieu PAN)

Ce roman est ponctué par le rythme des saisons : l'hiver, l'automne, le printemps... L'homme doit se soumettre à cet ordre immuable et éternel. La nature est omniprésente, et les descriptions des paysages nous la montrent tantôt hostile, tantôt complice et bienveillante. L'homme fait corps avec elle et devient parfois lui même buisson, animal, végétal... On voit bien que ce message est universel : même si l'être humain vit dorénavant plutôt dans les villes, il est toujours soumis aux règles de la nature, les saisons qui reviennent inlassablement sont un repère essentiel, au sortir de l'hiver tout le monde attend le printemps, le renouveau,une nature plus douce, apaisée.

Mais le roman vaut surtout par le style de Giono : roman et poésie se rejoignent dans cette oeuvre courte mais dense : les images qui suggèrent la fusion de l'homme et de la nature sont foisonnantes, Giono restitue le langage des paysans avec des phrases courtes,simples du vocabulaire familier, parfois. Mais il ajoute à son évocation une dimension lyrique et musicale : les répétitions, les anaphores les échos sonores scandent son texte exprimant tour à tour la rudesse ou la douceur de la nature.

On perçoit dans cette oeuvre la pensée des paysans, leur univers fait d'échanges et de partage : dès le début, ce thème apparaît dans la scène de la patache où les personnages, de simples paysans partagent la nourriture avec simplicité et joie de vivre ! Le partage, voilà une valeur essentielle trop souvent oubliée par nos sociétés individualistes qui refusent trop souvent cette évidence même : l'être humain n'est pourtant fait que de partages, de communication et d'échanges avec autrui ! Le partage va permettre au petit village de renaître : grâce à la charrue offerte par le vieux forgeron Gaubert, Panturle le paysan peut à nouveau cultiver la terre et une petite société humaine se recrée grâce à la solidarité..

Giono nous donne dans ce court roman une leçon de vie à méditer : l'homme doit, sans nul doute, se soumettre à la nature, la respecter, apprendre à la connaître, se montrer humble face à elle. Il doit aussi faire preuve de solidarité afin de créer une société plus humaine...

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 18:01

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 Marion Maréchal-Le Pen, la petite-fille du fondateur et nièce de la présidente du Front national se présentait ce dimanche 17 juin pour être élue députée dans la troisième circonscription du Vaucluse. Elle a finalement remporté, à l'âge de 22 ans, la triangulaire qui l'opposait au député sortant Jean Michel Ferrand (UMP), élu depuis 26 ans et à la candidate socialiste Catherine Arkilovitch qui s'était maintenue malgré les consignes de son parti...

Les électeurs se sont assez bien mobilisés dans cette troisième circonscripton du Vaucluse, le taux de participation atteignant environ 63,80 %..., un point et demi de plus que lors du premier tour.

Ainsi Marion Maréchal Le Pen devient la plus jeune deputée, la benjamine de l'assemblée...

Un visage angélique, des cheveux blonds vénitiens, un sourire éclatant, voilà des atouts dont use et abuse la jeune héritière de la dynastie des Le Pen, de quoi redonner jeunesse, renouveau, lustre au Front national.

Etudiante en master de droit, cette toute jeune fille a été ainsi parachutée dans une circonscription accessible, dans le Vaucluse où le FN a fait ses meilleurs scores. Elle n'habite pas la région, n'a pas de domicile dans le Vaucluse mais se déclare vauclusienne d'adoption, tout simplement.

Déjà la jeune fille a fait parler d'elle... « Une fille mal élevée et qui n’honore pas ses rendez-vous ». C’est ainsi que le journaliste de BFMTV-RMC J. J Bourdin, a qualifié la candidate du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen. Celle-ci devait être interviewée sur les ondes le matin du 15 juin mais n’a visiblement pas honoré sa promesse et a annulé au dernier moment le rendez vous.. Marion Maréchal-Le Pen voulait « dicter sa loi », refusant de débattre avec son adversaire UMP, Monsieur Ferrand, selon les règles fixées par J. J. Bourdin,ce qui a rendu le présentateur furieux ."Cette jeune fille de 22 ans devrait apprendre l'éducation ..." déclare encore J J Bourdin. Et il rajoute :"Si j'étais électeur de la troisième circonscription du Vaucluse, jamais je ne voterais pour elle"

Les thémes de prédilection de Marion Maréchal Le Pen restent l'immigration, l'insécurité, la priorité nationale. Elle montre du doigt la situation précaire des immigrés qui coûte cher... Elle est bien l'héritière de son grand père : mêmes idées, même stigmatisation des immigrés...

Melle Marion Maréchal Le Pen avait-elle vraiment une légitimité à se présenter dans cette circonscription du Vaucluse, a-t-elle même l'expérience nécessaire ? Elle n'est que nièce de..., petite fille de..., est-ce suffisant pour se présenter à un mandat de député ?

Comment peut-on accorder crédibilité, compétence à une telle candidature ? La crise que connaissent les pays européens, la France rend les électeurs bien malléables et bien influençables. Les voix qui se sont portées sur cette jeune candidate prouvent le désarroi, le malaise de certains français. Il semble que l'image, l'impression de renouveau aient beaucoup compté dans les résultats de ces élections.

Bien sûr, le nombre de sièges obtenu par le F N reste dérisoire mais la victoire de Marion Maréchal Le Pen a surtout valeur de symbole : elle s'est imposée de manière assez irrationnelle dans la ville de Carpentras alors qu'elle n'habite pas la région.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 22:04

 

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Nadine Morano ,ministre du gouvernement Sarkozy a été battue à Toul, en Meurthe et Moselle, par le P S malgré ses appels du pied incessants au Front national.

 

On a envie de dire qu'elle n'a pas démérité sa défaite, car sa façon d'en appeler aux électeurs du Front national a paru assez indigne : elle n'avait pas hésité à accorder une interview à l'hebdomadaire d’extrême droite Minute ."Avec le procès d’intention qu’on m’a fait, pronostiquait-elle, je pense que les électeurs du FN, dont beaucoup s’étaient abstenus au 1er tour, vont voter pour moi… à 110% ! " assurait même l'intéressée. "C'est pas une question d'accord, c'est une question de partage de valeurs"

 

Cette stratégie n'a pas du tout fonctionné et a même joué, sans doute, en défaveur de Nadine Morano. On ne peut faire des compromis avec l'extrême droite, sans en payer le prix.

 

Pour justfier sa défaite, Nadine Morano évoque le canular dont elle a été victime, une victime bien naïve, faisant à cette occasion un éloge appuyé de Marine Le Pen, l’ancienne sarkozyste avait été piégée au téléphone par l’humoriste Gérald Dahan qui s’était fait passer pour le numéro 2 du FN, Louis Aliot.

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Nadine Morano, l'étourdie de service s'est souvent signalée par des déclarations tonitruantes, maladroites. Et, une fois de plus elle se distingue par des paroles irréfléchies, qui ont été amplement commentées, dénoncées.

 

L'UMP, dans son ensemble et Nicolas Sarkozy en tête n'avaient pas hésité entre les deux tours de la présidentielle à jouer sur les thèses du Front National afin d'attirer un électorat fluctuant.

 

 

Nadine Morano n'a donc fait qu'accentuer cette tendance en la poussant à l'extrême, ce qui a pu gêner certains ténors de l'UMP, comme François Fillon.

Nadine la gaffeuse se retrouve prise à son propre piège : à vouloir ratisser un électorat d'extrême droite on risque d'y perdre son âme, en tout cas ici un poste de député.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 19:22

 

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Vous connaissez, sans doute, le merlan, la dorade, le cabillaud, poissons familiers de tous…

Mais connaissez-vous le panga ? Nom mystérieux totalement inconnu du public, il y a quelques années, le panga de son vrai nom « pangasius hypophthalmus » a envahi les étals des poissonniers, des hypermarchés seulement depuis 1996-1997. Ce poisson nouvellement apparu connaît un succès de vente phénoménal, quelle est donc la raison de ce succès ? Son prix exceptionnellement bas : moins de 10 euros le kilo, deux fois moins cher que le cabillaud, une aubaine pour les consommateurs non avertis…

Est-ce donc là une création de la génétique moderne qui serait parvenu à inventer une nouvelle espèce de poissons ? On n’en est pas loin, car ce poisson élevé au Vietnam est le produit d’une culture industrielle intensive. Parqués dans des fermes d’élevage, les pangas sont des poissons omnivores capables de digérer tous les déchets, toutes les pollutions industrielles et le Mékong dans lequel ils vivent est un des fleuves les plus pollués du monde, un gigantesque égoût…

On le voit, manger du panga, c’est à coup sûr courir un risque grave pour la santé et pourtant, ces poissons sont vendus en quantité industrielle, on en trouve dans tous les rayons de poissonnerie, à la meilleure place…

Le risque est d’autant plus grand que ces poissons d’élevage sont nourris avec des boulettes bourrées de protéines à base de farine animale contenant des cadavres de poissons broyés et déshydratés, des vitamines, des résidus de soja, bref, un cocktail explosif qui fait penser immanquablement au scandale de la vache folle …

Mais le scandale ne s’arrête pas là : ce poisson ne se reproduisant pas facilement à l’état naturel, il reçoit un traitement de choc pour faciliter la ponte des œufs : les femelles se voient donc injecter des hormones féminines qui servent à stimuler la reproduction…

Comment peut on en arriver là ? Voilà le résultat d’une mondialisation qui s’accélère : nourrir les humains, est-ce donc les empoisonner, les tuer ?

Ces poissons sont vendus en France légalement, les prix attractifs font que les clients se précipitent inconsidérément sur cet aliment bon marché…

Comment les hypermarchés peuvent-ils commercialiser une nourriture si hautement toxique ? Est-ce qu’on s’achemine vers un nouveau scandale sanitaire avec ces poissons pollués, mal nourris, bourrés d’hormones ?

Comment le commerce peut-il se rendre complice de telles abominations ?

L’argent devient-il le seul moteur de l’humanité ? Il faut s’en inquiéter, d’abord refuser d’acheter des produits dont l’origine est douteuse, ne plus consommer du panga, et les poissons d’élevage en général.

On perçoit là un phénomène inquiétant et qui aggrave les injustices : ce sont bien les gens les plus modestes, les moins informés aussi qui sont les victimes de ce système absurde. Qui achète surtout du panga ? Evidemment les gens dont les moyens sont limités, qui font des économies et qui ne peuvent acquérir du poisson de qualité… Le panga remplit les rayons discount, et on voit bien là toute la perversion du système, une fois de plus ce sont les gens les plus démunis qui deviennent des cibles privilégiées : ils sont invités à s’intoxiquer avec ce poisson d’une nouvelle espèce.


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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 16:08

 

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Ce bref récit fantastique de Balzac peu connu du public, est pourtant une pure merveille d’écriture baroque.

 

Balzac reprend à sa manière le mythe de Dom Juan, personnage de libertin égoïste qui ne pense qu’aux plaisirs de la conquête. Le début de la nouvelle nous fait découvrir Dom Juan dans un palais somptueux de Ferrare où il reçoit des convives, des courtisanes. La fête bat son plein alors que le vieux père du séducteur est en train d’agoniser... Le fils ingrat ne pense qu’à l’héritage qui va lui être dévolu et ne songe nullement à s’attrister de la mort de son père.

 

Le récit se déroule autour d’un élixir magique, capable de redonner la vie à un cadavre : le thème de la résurrection est récurrent dans le registre fantastique… Cet élixir merveilleux a été créé par le père de Dom Juan... qui demande à son fils d’en recouvrir son corps aussitôt que la mort l’aura atteint.

 

Bien sûr, Dom Juan refuse d’accorder cette immortalité à son géniteur et veut conserver le précieux élixir pour lui-même… Sceptique, il fait tout de même un essai sur l’œil de son père : l’œil frotté de cet élixir magique se met à revivre soudainement et le regard du père porté sur son fils est effrayant et terrible… Aussitôt Dom Juan écrase l’œil pour lui ôter toute vie. Le thème du parricide monstrueux relève aussi de la littérature fantastique.

 

Cette nouvelle de Balzac nous transporte dans un univers onirique et somptueux. La mort rôde, elle semble hanter les personnages qui la refusent, et, ce faisant, refusent leur condition d’êtres humains. Victimes d’hybris, de démesure, ils voudraient acquérir une immortalité divine et échouent dans leur entreprise.

 

N’est-ce pas là un récit plein d’enseignements ?

L’homme moderne n’est il pas lui-même soumis à cet excès d’orgueil, à ce trop plein de certitudes, à cette envie de vaincre la mort même ? N’en vient il pas à détruire ce qui est le plus cher, la nature, son environnement ? Ne veut il pas s’égaler à Dieu lui-même en se livrant à des manipulations génétiques, en recréant la vie à sa façon ?L’homme moderne ne se perd-il pas dans une vie étourdissante de plaisirs ? Oubliant l’essentiel, il préfère les plaisirs frelatés aux bonheurs les plus simples…

 

L’écriture de Balzac foisonnante et somptueuse nous fait vivre ce récit fantastique dans la pénombre, la peur, l’angoisse, ingrédients indispensables dans ce genre littéraire. Balzac est bien un maître de la littérature fantastique, il nous plonge dans un univers où tout est possible, où s’affrontent les forces du bien et du mal.

 

Mêlant habilement deux mythes, celui de Dom Juan et celui de Faust qui vend son âme au diable, Balzac nous fait réfléchir à la condition de l’homme, qui doit affronter un jour la mort, une fin inéluctable, l’homme qui se doit d’accepter cette finitude.

Le récit s’achève dans une atmosphère satanique, baroque, anticléricale et on peut y voir aussi une dénonciation de l’église, de ses croyances…

 

Cette nouvelle de Balzac, riche de significations mérite bien une lecture ou une relecture…

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 15:43

genet d'espagne Le genêt, arbuste méditerranéen fournit au printemps des grappes abondantes et dorées de fleurs resplendissantes : la couleur d’un jaune vif surprend le regard du passant au détour d’un chemin ... et le promeneur ne peut qu’admirer ces bouquets épais, serrés de fleurs. Le soleil sublime la couleur blonde des pétales, la fait éclater de mille feux éblouissants… Une couleur unique pour cette fleur du sud, celle du soleil, un jaune profond qui éclaire et illumine les paysages… une couleur chaleureuse et dense, pleine d'intensité.

 

Des brassées de lumière s'offrent à nous : profitons-en, c'est la saison du genêt flamboyant...

 

Cette fleur sauvage se dresse sur des branches en forme de joncs souples, presque dépourvus de feuilles. De près, les pétales nous font voir une délicatesse de papillon fragile, léger, aérien… On croit percevoir les ailes de quelque insecte flamboyant et gracile qui se déploient .

De la famille des fabacées, et des papilionacées, comme la fève, le haricot, le pois, la lentille, autant de légumineuses comestibles et bien connues de tous, le genêt est, pourtant, lui-même toxique …

 

Le nom latin de la fleur spartium junceum semble bien mystérieux. Le premier mot vient du grec « sparton » qui désigne un lien, une corde, le deuxième évoque le jonc .Dès l’antiquité, les tiges du genêt étaient, en fait, utilisées, tressées pour confectionner des cordages…

 

Mais, bien sûr, le plus étonnant, le plus attirant dans cette fleur du soleil, c’est, sans nul doute, le parfum enivrant, doux comme le miel qu’exhalent les épais bouquets, un parfum unique plein de subtilité, de charme qui rappelle l’été, le bonheur des promenades en pleine nature, la liberté de la belle et douce saison tant attendue de tous...

Grâce à la luxuriance des fleurs, le parfum embaume tout le paysage, et le passant retient pour toujours dans sa mémoire ces senteurs inoubliables...

 

Le genêt nous fait rêver du midi : fleur éblouissante, s'il en est, elle nous transporte vers le soleil, les collines du sud, la Méditerranée, elle nous fait voir les calanques, la mer, des côtes abruptes et variées, une harmonie de parfums et de couleurs... Le genêt, simple fleur sauvage nous emporte vers genêt 5paysages heureux et paresseux...

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 16:17


 

Je t’écris cette lettre, bien que tu ne sois plus là : un besoin, sans doute, de vaincre l’absence, le manque, le vide que tu as laissé…, un besoin de te parler, de t’adresser ce message car souvent les mots ne sont pas dits au bon moment…

 

Oui, il t’est arrivé le pire, l’irrémédiable, l’irréversible… un jour de juin, le pire s’est produit. Un coup de fil inhabituel, un matin, et tout a basculé.

Au bout du fil, une nouvelle angoissante : « Maman a fait un malaise, elle est à l’hôpital. » C’est ainsi que mon frère m’apprend que maman a été transportée dans un service d’urgences… Les questions se bousculent « Pourquoi ? Que s’est-il passé ? Comment est-ce possible ? Que faut-il faire ? »

 

Au bout de la route, à une centaine de kilomètres, l’hôpital… l’inquiétude…l‘angoisse …

 

 Pourtant, me voilà presque rassurée quand j’entends maman, sur son lit d’hôpital, me raconter en détail d‘un ton ferme ce qui lui est arrivé : le matin de ce jour de juin, elle éprouve mille difficultés pour se lever, à quatre pattes, elle rampe, parvient à descendre lentement l’escalier, rejoint le téléphone et réussit comme par miracle à appeler le médecin de famille…

Je pense alors que maman a fait un simple malaise dû à la fatigue et au souci (mon père était alors lui-même souffrant et venait d’être hospitalisé).

 

Le récit qu’elle fait des événements est très précis, dense, plein d’intensité : le médecin appelé l’examine, ne comprend pas trop ce qui s’est passé … Maman le rassure, dit qu’elle va mieux : sa fille( ma sœur) doit venir la voir dans l’après midi, inutile de s’inquiéter et le médecin s’en va…

Dès lors, le destin était comme fixé, et l’enchaînement inéluctable se mettait en place. Dans l’après midi, ma sœur, voyant la fatigue persistante de maman, décide d’appeler le SAMU : direction, l’hôpital le plus proche mais l’incroyable, l’impensable, l’inadmissible se produit ! l’accès lui est refusé en raison d’un manque de places, on la transporte dans un autre service d’urgences.. Et voilà donc ce que deviennent les urgences des hôpitaux, des lieux d’attente, de transfert, de douleur indicible... d’angoisse pour les familles… voilà qu’un hôpital, lieu d’accueil, de soin devient un lieu de transit !

 

Là, après des temps d’attente interminables, les examens se déroulent selon la procédure habituelle : radios, scanners en tout genre. On soupçonne un AVC, accident vasculaire cérébral, mais ce n’est pas certain, hésitation, tergiversation : une radio révèle une tache sur le poumon : on diagnostique alors un cancer,erreur fatale : ce diagnostic interdit de donner à maman tout traitement contre un AVC,on attend, l’interne de service vient des pays de l’est et parle un français approximatif, difficile de communiquer, de toute façon, il est trop tard : un AVC doit être traité immédiatement,il n'est plus temps.Le lendemain ,je retrouve maman méconnaissable :la voix ,les gestes ,la bouche qui se tord ,tout a basculé... Dès lors,on essaie de se révolter, d’avoir des explications sur les atermoiements, les erreurs de l’équipe médicale…C’est peine perdue…De toute façon, il ne reste plus grand-chose à faire.

 

Que dire ? On nous apprend la terrible, l’indicible nouvelle : maman ne pourra plus marcher, seul un déambulateur pourra l’aider à faire quelques pas…Alors le monde s'écroule, l'avenir s'assombrit, on appréhende, on côtoie le fauteuil, le handicap, l’hémiplégie, la dépendance, les infirmières, la maison de rééducation pour essayer de retrouver quelques fonctions élémentaires, la maison de retraite assurée pour quelque temps, car de toute façon la maison familiale n’est pas encore aménagée et accessible pour un fauteuil.

 

Mais ton parcours de courage ne s’arrête pas là, non, c’est un parcours d’exception et de douleur sans fin, sans fond qui s‘ouvre. D’abord juste après la rééducation, une chute et une fracture du col du fémur… viennent briser tes efforts, hospitalisation, puis à nouveau rééducation … Plus tard, cette fois, une fracture du tibia et du péroné te fait endurer mille tourments, et de nouveau les mêmes étapes. Plus tard encore, un tassement de vertèbres,des problèmes cardiaques t'obligent à une nouvelle hospitalisation. Entre temps dans les intervalles, maman, tu as pu réintégrer ta maison aménagée ,ton lieu de vie, tes fleurs, la terrasse, ton jardin, ton petit espace, un peu de bonheur volé au milieu des douleurs des souffrances et des doutes… Quel courage a été le tien !

Quel courage pendant ces huit années, clouée sur un fauteuil. Aucune larme, aucune plainte, une volonté acharnée dans les premiers temps de marcher avec le déambulateur ! Quelle leçon merveilleuse et douloureuse de courage, tu nous as donnée ! Je ne sais pas vraiment si nous étions capables de la recevoir, car nos soucis nous empêchaient, sans doute de voir l’essentiel : ton courage éternel et magnifique, ce refus de geindre, de te plaindre,cette envie de nous voir heureux jusqu’au bout… jusqu’à la fin… L’amour des tiens t’a soutenue, t’a portée mais c’est toi qui nous a surtout assistés, qui nous a aidés à supporter l’insupportable, c’est toi qui as fait en sorte de nous épargner toute plainte, toute jérémiade .Merveilleuse maman, nous te remercions de tout cet amour que tu nous as donné… nous te remercions de tes sourires qui perçaient souvent sous la tristesse, nous te remercions de ta grandeur d’âme, merci pour tout… merci... Merci pour cette leçon de vie et d’espoir que tu as su nous transmettre...

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:30

lagarde

 

 

L’Europe vit depuis le début de la crise sous le règne de la peur, une peur savamment entretenue et orchestrée par la plupart des gouvernements : la Grèce au bord du gouffre, l’Espagne qui chavire et sombre dans le marasme économique, l’Italie qui souffre, la France qui a déjà subi le contrecoup de la crise avec des mesures d’austérité accablant les plus démunis.. Seule l’Allemagne ,nous dit -on, semble se tirer du naufrage : des salaires augmentés, des taux d’intérêt attractifs… Il faut, cependant, relativiser cette hausse des rémunérations, leur niveau étant très bas pour un quart de la population allemande précarisée à l’extrême…


A quoi sert la peur ? Bien évidemment à faire accepter des plans de rigueur :il faut faire des efforts et ces efforts sont sans cesse demandés aux plus humbles .Sont-ils responsables de la crise ?? Pas du tout mais c’est à eux d’en payer le prix...


Qui ne voit l’incohérence de tout ce système ? Qui ne voit que la peur sert à instaurer des mesures injustes, iniques ? Dans la plupart des pays d‘Europe, suppression de postes de fonctionnaires, baisse ou ponction sur les salaires, chômage croissant, journée de carence instaurée, soins de santé qui deviennent de plus en plus coûteux, voire inaccessibles pour certains, recul de l’âge de la retraite …


La gouvernance de N. Sarkozy a sans arrêt consisté à agiter le spectre de la peur, l’exemple de la Grèce, de l’Espagne. Et, ainsi les régressions sociales se sont établies et installées en France. Cela suffit !

Arrêtons de stigmatiser les plus pauvres ! Arrêtez ,Madame Lagarde de pointer du doigt le petit peuple grec qui n’y est pour rien, arrêtez de comparer les grecs aux petits Africains qui sont, bien sûr, plus malheureux…C’est, au fond, assez malhonnête quand on voit les drames qui se produisent en Grèce : suicides, exode des jeunes ,désespérance… Bien sûr, il faut que les pus riches ,le clergé, les armateurs grecs paient leurs impôts mais pourquoi accabler les plus démunis ?


Arrêtez Monsieur Bruno Lemaire, de jouer encore sur la peur en dénonçant la générosité du parti socialiste arrivé au pouvoir en France, avec le gouvernement de François Hollande ! Dans une interview publiée dans le Parisien, vous allez même jusqu’à annoncer la « ruine de la France » en déclarant : "Ces décisions prises par le gouvernement de F. Hollande sont désastreuses ! Augmenter le smic, c’est la fausse bonne idée : généreuse sur le papier, dangereuse pour l’emploi. Les augmentations du smic ont été une des causes principales du maintien d’un chômage élevé. Quant aux 60000 emplois dans l’Education, ce n’est pas responsable !.... La fausse générosité socialiste conduira la France à la ruine !"

Ainsi donc donner du pouvoir d'achat aux plus démunis, restaurer l'Education nationale, lui accorder des moyens, c'est être irresponsable ?

On le voit, le discours des hommes et des femmes politiques joue, sans arrêt, sur la peur et l'alignement par le bas. Oui, le sort des Africains est préoccupant, mais le sort du peuple grec l'est également : doit-il sombrer dans le dénuement le plus complet pour que l'on s'en inquiète ?? C'est le peuple qui souffre, qui subit des plans d'austérité répétés et il a le droit de se révolter...

lemaire

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