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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 12:55
Macron, défense et illustration de la langue anglaise...

 


 

En déplacement en Allemagne, les 10 et 11 janvier, Emmanuel Macron a jugé bon de prononcer un discours en anglais, devant la communauté française de Berlin.

Une défense et illustration de la langue anglaise qui ne peut que surprendre !

 

 Devant un public d'étudiants et de professeurs, à l'université Humboldt, il a déclaré : "j'ai donc pris le parti, et que les classiques m'excusent de cela, Monsieur l'ambassadeur, sous votre contrôle, j'ai pris le parti de vous parler, ce soir, en anglais, par facilité, et pour que nous puissions toutes et tous nous comprendre." 

 

On s'étonne que ce candidat à la présidence de la République française n'ait pas choisi la langue de Molière pour s'adresser à son auditoire.

 

Certes, Emmanuel Macron a ainsi fait la démonstration de sa parfaite maîtrise de la langue anglaise, mais n'était-ce pas, là, l'occasion d'honorer sa propre langue, de la faire rayonner, lors d'un déplacement à l'étranger ?

 

Alors que notre langue est menacée par les assauts de nombreux anglicismes qui envahissent la toile, est-il judicieux de parler en anglais ?

 

C'est aussi le rôle d'un homme politique de défendre notre langue dans les autres pays, d'autant qu' Emmanuel Macron s'exprimait devant un public francophone.

 

Pourquoi avoir prononcé ce discours en anglais ? On ne peut s'empêcher d'y voir un certain snobisme, une volonté de se démarquer.

 

Notre langue mérite, pourtant, d'être diffusée : on aurait compris qu'Emmanuel Macron s'exprime en allemand pour faire honneur à son auditoire.

 

Mais cette utilisation de l'anglais en terre allemande paraît incongrue, comme si l'anglais devait devenir inéluctablement la langue de l'Europe...

 

Au lieu de défendre et d'illustrer notre langue, Emmanuel Macron a fait, là, un choix malencontreux...

 

Dans un anglais impeccable, il a expliqué aux jeunes berlinois qu'il soutenait la politique d'accueil des migrants d'Angela Merkel dont il a fait un éloge appuyé.

 

De plus, dans ce discours le candidat à la présidence de la République a déclaré que la France n’avait pas assez respecté les règles d’austérité budgétaire imposées par l’Allemagne, et qu’il s’engageait, s’il était élu, à respecter ces règles, pour obtenir une plus grande intégration européenne. 

 

Il s'est fait le chantre de la rigueur budgétaire et de la soumission à l'Allemagne.

 

Mais la rigueur budgétaire à quel prix ? Misère sociale, petits boulots, petits salaires, pauvreté grandissante, pays vieillissant...

 

 

 

 

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/quand-macron-parle-en-anglais-en-deplacement-a-berlin-902041.html

 

 

 

 

Macron, défense et illustration de la langue anglaise...
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 12:37
Le système de santé britannique à bout de souffle...

 

 

 

En Grande-Bretagne, il est de plus en plus difficile d'accéder à des soins de santé... les délais pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste sont très longs : plusieurs semaines.

 

Voilà les résultats d'un système ultra-libéral, dans lequel le secteur de la santé a été négligé et laissé à l'abandon.

 

Le nombre de médecins est très insuffisant pour une population de 65 millions d'habitants...

 

Dès lors, les gens, contraints d'attendre des semaines et des mois pour se faire soigner, voient leurs pathologies s'aggraver.

 

A défaut d'obtenir un rendez-vous chez un généraliste, de nombreux patients se rendent dans les hôpitaux dont les professionnels de santé, saturés, croulent sous l'affluence et ne peuvent assurer correctement les soins d'urgence.

 

Le système de santé publique du Royaume-Uni, le National Health Service (NHS), a annoncé, vendredi dernier, l'ouverture d'une enquête après la mort de deux patients dans les couloirs du Worcestershire Royal Hospital.

La croix rouge a même évoqué, à ce sujet, une véritable crise humanitaire....

 

Pour résoudre ce grave problème, que propose, la première ministre britannique Thérésa May ?

Des cabinets de généralistes ouverts de 8h du matin à 20h, sept jours sur sept, donc y compris le dimanche, c'est ce que Theresa May vient d'exiger des médecins britanniques. 

 

On est sidéré par cet ultimatum qui transforme les médecins en forçats du travail : des régressions inadmissibles rejetées par la majorité du corps médical....

 

Si les médecins refusent de se plier à ces nouveaux horaires, le gouvernement pourrait aller jusqu'à leur enlever des aides gouvernementales.

 

Et c'est ce modèle ultra-libéral qui est vanté par certains : peu de chômage, mais une précarité croissante dans tous les domaines.

Exploitation des salariés, des locataires, des malades, ce système conduit aux pires régressions.

 

Quand un pays comme la Grande-Bretagne n'est plus à même d'assurer un système de soins efficace et performant, c'est très inquiétant...

 

Les britanniques qui viennent de voter le Brexit se retrouvent devant des problèmes insolubles : la rigueur budgétaire appliquée au domaine de la santé produit des effets catastrophiques.

 

Et les solutions proposées ne sont pas à la hauteur des difficultés rencontrées par nos amis britanniques...

 

Sans nul doute, il serait indispensable de recruter un plus grand nombre de médecins, afin de répondre aux besoins des gens...

 

 

 

http://www.lecho.be/dossier/brexit/Le_systeme_de_sante_britannique_au_bord_du_gouffre.9851979-8048.art?ckc=1&ts=1484915458

 

 

 

Le système de santé britannique à bout de souffle...
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 14:36
Une journée d'hiver à Fontaine de Vaucluse...

 

 

 

 

En hiver, le spectacle de l'eau et des sources nous fait découvrir des paysages somptueux : l'eau tempétueuse bouillonne, s'emporte, dans des remous tumultueux et vaporeux....

 

L'eau chargée d'écumes, se teinte de verts, de blancheurs tourbillonnantes, d'embruns éclatants.

 

Les rochers couverts de mousse subissent l'assaut des vagues et des remous : des camaieux de verdures se dessinent sous nos yeux.

 

L'eau se fait tempête d'écumes éblouissantes, l'eau d'une blancheur éclatante côtoie le vert profond de la mousse...

 

Sur les bords, des fougères s'épanouissent, une mousse abondante envahit les rochers.

 

L'eau se donne en spectacle : elle frémit, bouillonne, submerge les rochers, les recouvre de ses éclats. Elle cascade, ruisselle, tourmente les rives...

 

L'eau transparente s'exalte, s'emporte, laisse voir des algues, des végétaux ondoyants, des limpidités verdoyantes.

 

La lumière de l'hiver, légère, tamisée adoucit toutes les teintes...

 

Sur les hauteurs de la roche, un pan de mur du château s'éclaire d'une douce clarté...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Une journée d'hiver à Fontaine de Vaucluse...
Une journée d'hiver à Fontaine de Vaucluse...
Une journée d'hiver à Fontaine de Vaucluse...
Une journée d'hiver à Fontaine de Vaucluse...
Une journée d'hiver à Fontaine de Vaucluse...
Une journée d'hiver à Fontaine de Vaucluse...
Une journée d'hiver à Fontaine de Vaucluse...
Une journée d'hiver à Fontaine de Vaucluse...
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 14:48
De Houellebecq à Trump...

 

 


Ce mardi 17 janvier, le journal de 20 heures sur France 2 s'achève sur une interview assez surréaliste de Michel Houellebecq : l'écrivain vient présenter un livre sur Schopenhauer... on voit, alors, un homme tourmenté, timide, ayant des difficultés à trouver ses mots, hésitant...

 

Il dit lui-même qu'il est un grand émotif, car il n'a pas été assez bercé, cajolé, caressé par sa mère... l'auteur de Soumission annonce d'autres carnages à venir, perpétrés par les djihadistes, il évoque, à ce sujet, "une idéologie révolutionnaire, ils veulent créer un autre monde, ils ont une vision sociale précise, puis il prédit une montée en puissance de l'Islam plus ordinaire, plus tranquille, après l'élan révolutionnaire", et il ajoute : "ça va continuer parce qu'il y a un besoin de structure religieuse, et de sens"... interrogé, ensuite, sur ses intentions de vote, il se dit abstentionniste, favorable à une démocratie directe, mais déclare : "J'aimais bien Sarkozy ! Donc j'étais assez triste..."

 

Etonnante affirmation d'un écrivain qui déclare aimer Sarkozy !

On est sidéré par ces propos d'un auteur tenu pour un des plus grands romanciers de notre époque : un homme discret, simple, à l'inverse de ce que représente Nicolas Sarkozy.

 

Un peu plus tard, sur ARTE, un reportage est consacré à une biographie de Donald Trump... On y découvre un ambitieux prêt à tout pour réussir, il veut percer dans l'immobilier, il trouve un mentor en la personne d'un avocat, Roy Cohn, un individu sans morale, un voyou, une racaille.

 

Sous son impulsion, Trump devient un "cogneur", quelqu'un qui n'hésite pas à dénier la réalité, à mentir, en maintes circonstances.

 

Trump tonitruant, vociférant, hurlant son mépris, c'est l'inverse de Houellebecq...

 

L'écrivain s'efface, cultive la discrétion, refuse le paraître...

Donald Trump, lui, aime le clinquant, les apparences : la Trump Tower est le symbole de ce bling bling tapageur.

 

Le reportage nous montre Donald Trump qui bâtit un empire du jeu à Atlantic City... puis c'est la construction du Taj Mahal, un immense casino, un gouffre financier qui tourne au fiasco.

 

Mais, Trump, dont le nom est connu de tous, parvient à se renflouer, grâce à des manipulations financières.

 

Devenu une star d'une émission de la télé-réalité, il acquiert une popularité de plus en plus grande : les électeurs y voient l'archétype de la réussite américaine.

 

Et ce milliardaire, désormais président des Etats-Unis, qui vocifère, qui fait des affaires douteuses, est, lui aussi, sidérant.

 

En observant ces deux personnages, un écrivain, un magnat de l'immobilier devenu président, on se dit que notre monde est plutôt inquiétant.

 

Un écrivain timide qui aime Sarkozy, un milliardaire, un parvenu tyrannique qui est à la tête d'un des plus grands pays du monde, et dont le comportement paraît délirant...

 

Bon, Houellebecq attire une certaine sympathie, par sa réserve et sa modestie, même si son discours est parfois étrange et ahurissant.

 

Quant à Donald Trump, il nous fait entrer dans un monde d'incertitudes : ses réactions violentes, imprévisibles sont effarantes.

 

En voyant ces deux personnalités si contrastées, Houellebecq et Trump, l'un timide, effacé, l'autre tonitruant, excessif, en entendant leurs propos, on se dit qu'on entre dans un monde de plus en plus consternant et incertain.

 

 

 

 

L'interview de Houellebecq :

http://www.francetvinfo.fr/culture/houellebecq/invite-michel-houellebecq-n-aime-pas-les-happy-ends_2023201.html

 

La biographie de Trump :

http://www.arte.tv/guide/fr/072806-000-A/president-donald-trump

 

 

 

De Houellebecq à Trump...
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 13:40
Le prédicat sur la sellette...

 

 

 

 

Connaissez-vous cette notion : "le prédicat" ? Ce terme étrange utilisé dans la linguistique moderne désigne "une partie de la phrase qui dit quelque chose à propos du sujet..."

 

Ainsi, dans la phrase : "Le chat boit le lait", le sujet est "le chat", et le groupe "boit le lait" est le prédicat.

 

Voilà qui paraît à la fois simple et vague, mais pourquoi vouloir introduire cette nouvelle notion à l'école à partir du CM1 ?

 

Les professeurs ont découvert cette innovation apportée à l'enseignement, au cours de stages de formation, en vue des réformes initiées dès cette année.

 

Pourtant, on ne perçoit pas l'utilité d'une telle terminologie pour de jeunes élèves, d'autant que, en parlant de prédicat, on efface les termes de COD et COI qui ne seront appris qu'à partir de la classe de 5ème.

 

Encore une innovation qui permet de "réformer" l'enseignement de la grammaire... Encore une lubie de pédagogue qui donne l'impression d'une nouveauté performante et efficace...

 

Pourtant, les notions de COD et COI sont fondamentales dans l'apprentissage de la grammaire et de l'orthographe.

 

On sait que le COD est déterminant pour l'accord du participe passé dans notre langue : peut-on évacuer ce complément, jusqu'à la classe de cinquième ?

 

C'est absurde : est-ce que les concepteurs de la réforme veulent mettre, aussi, au placard, les règles d'accord du participe passé ? Veulent-ils définitivement réformer l'orthographe et certaines structures de notre langue bien installées ?

Par démagogie, on tend de plus en plus à vouloir simplifier la grammaire, afin de la rendre plus facile, plus accessible, mais cette notion de prédicat, on le voit bien, vient brouiller la perception des élèves.

 

Les enseignants ont été mis devant le fait accompli : la notion de prédicat est instaurée dans les nouveaux programmes, dès cette année.

Aucune concertation, un mépris total de l'avis du personnel éducatif...

 

Pourtant, les enseignants sont les premiers concernés par ce changement de terminologie...

 

Est-ce que les concepteurs de cette innovation côtoient des élèves de primaire ? Est-ce qu'ils connaissent leurs difficultés ?

Totalement éloignés du terrain, ils font des réformes à l'aveuglette et se donnent l'illusion d'avoir oeuvré pour l'école : ils justifient, ainsi, leur salaire.

 

Cette notion de prédicat utilisée à l'université dans l'enseignement de la linguistique n'a pas sa place à l'école primaire : les élèves ont besoin de termes clairs, précis, pour analyser des phrases et en comprendre le fonctionnement.

 

Innover pour innover n'a pas de sens : les notions de COD et de COI méritent d'être apprises dès l'école primaire, pour être ensuite révisées et bien assimilées...

 

 

 

 

 

Le prédicat sur la sellette...
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 14:57
Reportage évoquant un SDF sur France 2 : une vision peu réaliste...

 


 

Il fait très froid, en ce début du mois de janvier : la situation des sans-abri est préoccupante, avec de telles conditions météorologiques.

 

Le 115 est saturé, et comme chaque année, on agit dans l'urgence, comme chaque année, certains SDF ne trouveront pas de place dans des lieux d'hébergement, et ne pourront se protéger de ce froid intense.

 

Un reportage, lors du journal de 20 heures, diffusé le 7 janvier, sur France 2, nous montre un de ces SDF qui vivent au jour le jour : il se présente, d'abord, décline son identité, révèle son âge, 60 ans, affirme qu'il est SDF depuis 4 ans.

 

Cet homme semble bien portant, il est correctement habillé : blouson, écharpe, gants, un sac de sport moderne porté sur l'épaule...

 

Il s'exprime avec entrain, et bonne humeur, on le voit aller chercher un peu de chaleur ambiante dans le métro, on le voit aller boire un café auprès du secours populaire...

 

En regardant ces images, on se dit que ce SDF n'est guère représentatif de la situation que connaissent bon nombre de sans-abri...

On nous présente, là, une vision bien édulcorée de la vie que mènent les sans-abri, de leur apparence, de leur état de santé.

 

On comprend qu'un "casting" a été opéré dans le choix de ce SDF, mais il est bien loin de représenter la majorité de ces gens qui vivent dans la rue.

 

Soumis au froid, malades, mal lavés, les SDF connaissent des difficultés croissantes, en hiver, notamment quand les températures descendent en dessous de 0°.

 

L'image qui nous est délivrée, lors de ce reportage, est bien loin de la réalité...

 

Nous voyons parfois, dans nos rues, certains de ces êtres transis de froid, anéantis de fatigue, de misère, le teint sombre, les vêtements élimés, sales.

Ces exclus du monde n'ont même pas droit à la parole, ils s'effacent, gênent, dérangent. On ne les montre pas, on ne veut pas les voir.

 

Ainsi, le reportage qu'on nous présente, ce soir-là, ne reflète guère la dure réalité de ces gens qui vivent à la marge, souvent ignorés des autres.

 

Humiliation, désarroi, solitude : comment peut-on tenir, face à de telles conditions de vie ?

 

Le reportage diffusé sur France 2 nous laisse une impression en demi-teintes : certes, on a voulu évoquer quelques difficultés rencontrées par les SDF, mais on l'a fait sans rendre compte de toute la misère qu'implique cette situation...

 

Vision partiale ou plutôt partielle d'une réalité qui nous met mal à l'aise...

 


 

Le reportage :

 

http://www.francetvinfo.fr/meteo/pic-de-froid/video-pic-de-froid-on-ne-s-habitue-pas-mais-on-ne-pleure-pas-dit-un-sans-abri_2006471.html

 

 

Reportage évoquant un SDF sur France 2 : une vision peu réaliste...
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 15:08
Descente dans l' enfer des abattoirs...

 

 

Il nous arrive à tous d'acheter et de consommer de la viande... mais savons nous dans quel enfer travaillent les personnels des abattoirs industriels ?

 

Un film nous révèle l'envers du décor et montre le labeur invivable de ces ouvriers et ouvrières qui passent leur temps sur des chaînes de travail aux cadences accélérées... Ce film intitulé Entrée du personnel a été tourné par Manuela Frasil...

 

Un documentaire édifiant qui nous entraîne dans un univers infernal de bruits, de répétitions dans les gestes, d'abrutissement de l'individu. Nous voilà transportés dans Les temps modernes de Chaplin, où l'homme est réduit à l'état de machine : les ouvriers passent leur temps à étriper des poulets, égorger des cochons, tuer des vaches, à découper les différents morceaux de l'animal.

 

 Ces métiers de l’abattage anéantissent l'individu, l'abrutissent dans des gestes cent fois répétés qui meurtrissent les corps et les âmes : on est là au coeur de nos sociétés industrielles qui rendent littéralement malades leurs employés...

Comment ne pas sombrer dans une forme de sauvagerie et de bestialité qui conduisent à une cruauté barbare envers le monde animal ?

 

 « La nuit, je rêvais de la chaîne, rapporte un témoin, mais c’est plus les cochons qu’étaient pendus, c’était les êtres humains. C’est la viande qui fait ça. » Certains employés miment les gestes qui les transforment en de véritables machines outils : en fait, la machine va si vite qu'elle transforme l'homme et le déshumanise complètement...

 

Un tel film nous montre bien la perte de l’identité sociale de ces travailleurs mais aussi l'industrialisation à outrance qui fait oublier les règles de l'écologie... Ce document nous met sous les yeux ce que nous refusons trop souvent de voir : la difficulté du travail, sa dureté dans un monde où l'argent triomphe, où la rentabilité est essentielle au mépris des gens, de leur santé, de leur équilibre... 

 

L'univers des abattoirs apparaît terrible, mais tout ouvrier qui travaille dans une usine est aussi soumis à un cadence, à une rentabilité... Le monde du travail est dans une période de crise encore plus féroce : il faut être toujours plus performant, plus efficace, il faut avoir des résultats, être rentable...

 

Et cette règle là s'applique à bien des métiers : aucun n'est épargné, tous les travailleurs peuvent aussi être soumis au stress, à la fatigue, aux tâches multipliées....

La crise que nous vivons rend le travail parfois insupportable pour certains qui sont victimes de burn-out, mal contemporain de plus en plus fréquent...

La crise, en s'aggravant, risque d'amener nombre de salariés au bord de la dépression et du désarroi...

 

 

 

 

 

Descente dans l' enfer des abattoirs...
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 14:45
Etoiles de mousse...

 

 

 

La mousse soyeuse se décline en étoiles de vert pâle, elle dessine des milliers d'éclats d'anis...

 

Elle répand des harmonies de couleurs et de formes... et tisse des motifs légers, aériens, des broderies somptueuses.

Des vagues d'étoiles sur la mousse, des embruns de verdures...

 

La mousse, sur le sol, devient ciel étoilé... les étoiles se multiplient, rayonnent de douceur.

 

La mousse nous fait voir sa finesse, sa délicatesse, ses dentelles légères.

 

Elle brille modestement dans les sous-bois, elle s'épanouit, dessine des tapis de tendresse...

 

La mousse adoucit l'hiver, répand des senteurs de terre, de campagne verdoyante.

 

Elle éclaire les jours qui s'étiolent, elle embellit les rudesses de l'hiver de ses éclats lumineux.

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 15:02
Ma patrie, c'est la langue française... Belle formule à retenir !

 

 


"Ma patrie, c'est la langue française...", disait Camus...

 

Belle formule à retenir ! Notre langue n'est-elle pas un patrimoine essentiel qu'il nous faut préserver et honorer ? Elle est si précieuse, si menacée par les assauts de tant d'anglicismes triomphants.

 

La langue de Rabelais, celle de Montaigne, de Hugo, de Verlaine mérite d'être vénérée et célébrée.

Elle est si belle, si diverse, si féconde et si riche...

Elle a inspiré tant d'auteurs prolifiques.

Elle est riche de mots, d'idées, de révoltes, de poésie.

 

On est sensible à la verve d'un Rabelais qui joue avec les mots, à la poésie de Hugo, à celle de Chateaubriand, on aime le style épique de Zola, l'âpreté de Maupassant, ou encore la pensée humaniste de Montaigne.

 

Notre littérature est notre patrimoine, un terreau qui nous nourrit de sa diversité, de ses éclats...

 

Les mots de notre langue, issus du passé, nous relient à notre histoire : c'est, là, un ancrage essentiel. Les mots que nous utilisons ont une histoire, ils ont connu des évolutions de sens...

 

Ces mots nous aident à penser, à communiquer avec clarté, ils sont aussi, parfois, emplis de poésie, et de mystères...

 

Certes, le français est une langue réputée difficile, elle l'est par bien des aspects, mais c'est ce qui en fait toute la richesse et toute l'originalité.

 

Oui, j'aime ma langue et ses mots, j'aime ses sonorités éclatantes ou plus douces, c'est la langue de mes parents, de mes amis, de ma famille, elle me relie aux autres, gens du présent et du passé, elle me relie à des auteurs, à une pensée, à des réflexions, à une culture ancienne, latine, grecque, multiple, elle me relie à mon pays...

 

C'est un lien fondamental, un repère important.

Comment ne pas chérir cette langue qui a donné lieu à des oeuvres remarquables ?

 

On lit une page de Chateaubriand et on entre dans un univers poétique, des paysages somptueux...

 

On lit un chapitre de Montaigne et on se prend à douter, à peser le pour et le contre, à se poser des questions essentielles.

 

On découvre un extrait de Camus, on est ébloui par des paysages du sud, aux senteurs d'absinthe...

 

On aime le théâtre de Molière, ses messages universels, la dénonciation de l'hypocrisie, la critique du fanatisme religieux, l'éloge de la lucidité...

 

On lit un conte de Voltaire et on est emporté dans un tourbillon d'aventures invraisemblables servant à dénoncer les horreurs et l'absurdité de la guerre, à fustiger l'intolérance, le règne de l'argent...

 

La langue française riche de mots nous enivre de poésie, d'harmonie, elle décline toutes sortes d'images, de rêves, de réflexions, elle doit susciter toute notre curiosité et une envie de la préserver...

 

"Ma patrie, c'est la langue française..." Nous devrions tous adopter cette devise, afin de faire rayonner notre langue,  la servir et l'aimer...

 

 


 

 

 

Ma patrie, c'est la langue française... Belle formule à retenir !
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 14:37
Les fées nous échappent...

 

 


"Les fées nous échappent. Elles sont radieuses et on ne peut les saisir, et, ce qu'on ne peut pas avoir, on l'aime éternellement."

On doit cette belle définition des fées à Jules Renard, une définition pleine de poésie et de grâce...




Issu du latin "fatum", le destin, la fée est bien celle qui préside au destin humain... C'est elle qui, dans les contes de notre enfance, décide des dons accordés à chacun.

La fée dit et prédit ce que sera l'avenir : le mot "fatum" vient d'un verbe latin, "fari : dire, parler."


Ce mot d'une seule syllabe "la fée" traduit une sorte de magie, de fulgurance ! La fricative "f" très douce évoque bien le monde de l'enfance...


Voilà un mot simple constitué d'une seule voyelle entendue, une voyelle feutrée qui restitue une certain mystère...

Qui n'a jamais rêvé d'être une fée dotée de tous les pouvoirs ? 


Morgane, Mélusine, Viviane, la dame du lac, Fata, Ondine, que de noms empreints de charmes et de douceurs !


Fées des ondes, des arbres, de la terre, des forêts, fées de Brocéliande, la forêt mystérieuse !

Le "farfadet" appartient à la même famille de mots et désigne un lutin, une petite créature légendaire, qui hante les forêts.

La "fadette" est une petite fée, comme l'indique le suffixe de diminutif, elle a donné son nom à un célèbre roman de Georges Sand, La petite Fadette... La Fadette, qui considérée comme une sorcière, est rejetée de tous ceux qui se fient à sa misérable apparence.


Curieusement, l'adjectif "mauvais" doit être rattaché à ce même radical, bien que la forme ancienne ait évolué phonétiquement : "malifatius" signifie "affecté d'un mauvais sort"...


Philtres, incantations, formules magiques viennent à l'esprit quand on évoque l'univers des fées, enchantements, envoûtements, secrets....

Les fées nous échappent : elles peuvent virevolter dans l'air, tels des papillons, elles ont le pouvoir de s'évanouir et de disparaître brusquement... puis de réapparaître.


Elles sont environnées d'éclats d'étoiles, elles nous font rêver, en même temps, leur pouvoir est terrible : elles décident du destin humain, peuvent jeter des sorts, telles des sorcières, elles peuvent se venger d'une manière terrifiante.

Mélusine, merveille ou brouillard de la mer, Viviane, pleine de vie, ardente, Morgane, née de la mer, la brillante.... De nombreux noms de fées sont valorisants et empreints de poésie.

Les fées nous entraînent dans l'univers merveilleux des contes, elles nous font rêver, nous enchantent ou nous terrifient de leurs pouvoirs magiques.






 

Les fées nous échappent...
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