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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 13:51
Tilleuls d'automne...

 

 

 

Les tilleuls revêtent des teintes de xanthe : l'automne s'en empare, les éblouit de lumières.

Les feuilles se parent de couleurs ensoleillées, des éclats de pailles, des envolées solaires...

 

Les bords des feuillages brunissent, des dentelles fines, légères...

 

Quelques éclats de verts subsistent, cernés de lumières.

 

Des cascades d'or sur les arbres, des grappes de feuilles étincelantes...

 

Des contrastes étonnants de couleurs :  branches sombres, feuilles dorées...

 

Les tilleuls, arbres solaires de l'automne s'embrasent de lumières.

 

Les tilleuls éblouissent l'azur.

Des éclats d'or avant l'hiver, des embruns légers, vaporeux qui subliment l'azur...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Tilleuls d'automne...
Tilleuls d'automne...
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 15:45
Pour toi tout seul je veux chanter...

 

 

Quand un chanteur s'adresse, directement et familièrement, à chacun de ses auditeurs, sans fioriture, pour délivrer un message d'amour, il compose une chanson pleine d'émotions et de tendresse.

"Un peu d'amour et d'amitié", tel est le titre de ce texte célèbre écrit par Gilbert Bécaud.

Le poète emploie la deuxième personne du singulier "toi", pour personnaliser son message.

Il s'adresse plus particulièrement à une personne "seule", qui "réclame un peu d'amour et d'amitié", et il lui déclare vouloir chanter pour elle seule.

Il établit, ainsi, un contact direct avec celui ou celle qui écoute sa chanson. "Pour toi tout seul je veux chanter"... déclare-t-il...

L'auteur imagine cet auditeur lointain qui écoute son "transistor", transformé en "complice", donc personnifié, ce qui permet de mieux établir le contact, malgré la distance.

Il laisse entrevoir un secret partagé, et imagine pouvoir "se glisser entre les ondes", pour apporter joie et consolation à l'auditeur.

Il évoque, alors, des situations où la solitude est plus particulièment présente : "Toi dans ton bateau sur la mer 
toi dans ton village lointain..."

Solitude du marin, ou de celui qui vit dans un village perdu : ce sont, là, les exemples les plus évidents de ces gens qui connaissent cet éloignement du monde.

Puis, le poète invite chacun à"poser son problème sur la table", expression concrète qui montre qu'on peut, si on le veut, oublier certains soucis qui paraissent insurmontables.

L'emploi de l'impératif, de la deuxième personne du singulier confère au message une familiarité pleine de sympathie.

"Tiens, pose-le là, sur la table Laisse passer, laisse passer... "

Le poète emploie, alors, une répétition insistante du mot "temps", pour montrer que le temps peut régler nombre de problèmes, grâce à la réflexion, la pensée.

Il rassure, aussi, son auditeur, en employant le futur de l'indicatif qui indique une certitude : "le temps te le règlera..."

D'autres conseils suivent : mieux vaut éviter les regrets, qui sont symbolisés par une belle image : "les soleils que tu as ratés". Et l'auteur délivre un message rassurant d'espoir : 
"Je te promets des soirs de fête 
Ah, mais ceux-là, faut pas les louper. "

Le langage familier suggère une proximité, une familiarité qui donnent confiance...

La chambre de l'auditeur est assimilée à "une île", image même de l'isolement qui suscite des larmes. Et le poète l'invite à sortir dans la ville pour trinquer et danser avec lui, comme le souligne l'emploi du pronom indéfini "on".

Il parvient, ainsi, à réunir tous les solitaires évoqués dans la chanson, puisqu'il faut trinquer, en pensant aux "marins sur la mer", "aux gars du village lointain"...

La mélodie lumineuse, pleine d'élan et d'entrain, nous invite à oublier nos chagrins, à aller de l'avant...


 

 

 

 

Photo : rosemar

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:54
Le mythe du cholestérol ?

 

 

 

 

Une émission diffusée sur Arte, mardi 18 octobre remet en cause le rôle du cholestérol dans l'athérosclérose et de nombreuses maladies cardiaques qui en découlent : ainsi, les statines prescrites depuis des années pour faire baisser le taux de cholestérol des patients seraient un bon moyen de s'enrichir pour les laboratoires.

 

De plus, ces statines peuvent comporter des effets secondaires terribles : troubles de la mémoire, tremblements, douleurs musculaires, destruction des muscles, chutes, confusions, diabète, décès.

Ces molécules seraient, donc, inefficaces et même dangereuses pour la santé.

 

L'émission diffusée sur Arte montrait que les essais cliniques de ces produits avaient été truqués et falsifiés dès le début.

Or, de nombreux cardiologues prescrivent ce "médicament"...

Les patients, confiants en leur médecin, se conforment à leur prescription. Mais dans un monde où les enjeux financiers priment sur toute autre considération, dans un monde où les laboratoires exercent une domination souveraine, comment le patient doit-il réagir ?

 

Le patient n'est qu'une "miette" entre les mains des médecins : il n'a pas les connaissances nécessaires pour savoir la conduite à tenir en cas de cholestérol élevé.

La prudence s'impose, mais quand il veut se soigner, se maintenir en forme, que peut faire le patient ?

Fragile, démuni, il se laisse souvent convaincre d'adopter tel ou tel traitement.

 

Quant aux médecins, ils ont, souvent, l'ordonnance et la prescription faciles : ils se soumettent aux lobbies des laboratoires qui vendent leurs substances à prix d'or.

Le patient, lui, est fait pour subir et avaler des médicaments aux effets secondaires pervers et parfois douloureux...

Le patient est perdu dans ce monde médical opaque, obscur, un monde qui lui est totalement étranger, un monde où il perd ses repères, ses facultés de jugement, parce que, souvent, il est lui-même affaibli et diminué.

 

Qui croire ? Certains médecins condamnent la prescription de statines, d'autres les proposent, même quand le taux de cholestérol est bas, pour éviter, disent-ils, des troubles cardiaques.

Tout le monde se souvient du scandale du Médiator, présenté comme un antidiabétique, puis utilisé comme un coupe-faim.... Environ 1800 patients sont décédés à cause de ce "médicament".

 

Des gens sont morts au nom de la rentabilité et de l'argent.

Se dirige-t-on vers un nouveau scandale, avec les statines ?

On peut le craindre, car ces molécules sont prescrites à tort et à travers par de nombreux médecins et notamment des cardiologues.

Les statines représentent un marché colossal : il serait temps de réaliser une enquête indépendante sur ces médicaments dont les effets secondaires sont multiples.

 

 

http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20161011.OBS9650/cholesterol-le-grand-bluff-le-doc-qui-defie-la-doxa.html

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Medicaments-anti-cholesterol-statines-un-scandale-pire-que-le-Mediator-35682.html

 

Lien vers l'émission :

 

https://youtu.be/al8mLjSj5dg

 

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 11:56
Comment propager l'ignorance ?

 

 

 

 

Comment propager l'ignorance ? De plus en plus, les enfants, les adolescents ne maîtrisent plus la grammaire française, l'orthographe, disciplines tombées en disgrâce depuis nombre d'années.

Or, la langue, tout le monde le sait, est le support de la pensée, elle est essentielle pour exprimer des idées et comprendre le monde.

 

Les élèves d'aujourd'hui disposent, pourtant, d'outils merveilleux pour accéder à la connaissance : internet, les ordinateurs, les tablettes, les portables... Ils peuvent très rapidement se connecter et trouver toutes sortes d'informations sur toutes sortes de sujets.

Mais encore faut-il comprendre ces informations, les trier, les analyser.

 

Chaque année, le taux de réussite du baccalauréat bat des records : on a tendance à brader ce diplôme de fin de cycle.

Chaque année, les inspecteurs donnent des consignes d'indulgence très strictes aux enseignants chargés de corriger le baccalauréat.

 

Dès lors, ce diplôme est considérablement dévalorisé : on donne aux jeunes gens l'illusion de la connaissance, mais arrivés sur les bancs de l'université, un grand nombre d'entre eux échouent dans leurs études.

Une façon, encore, de propager et de cultiver l'ignorance.

 

Les adolescents, sûrs de maîtriser le savoir grâce à internet, en viennent à refuser toute notion d'effort et d'apprentissage.

Et le système les encourage dans ce sens.

Il faut de plus en plus aplanir les difficultés qui se présentent devant eux : l'orthographe est trop complexe et difficile, on va la simplifier.

La grammaire est trop rébarbative, il suffit de la passer sous silence.

Le latin et le grec, jugés très ardus, seront purement et simplement sacrifiés sur l'autel de la facilité et de la paresse.

Par ailleurs, dorénavant, les enseignants sont invités à pratiquer l'évaluation positive : il faut, à tout prix, valoriser les copies, éviter les notes "humiliantes".

Il faut donc donner l'illusion de la connaissance et du savoir.

Et c'est bien ainsi qu'on propage l'ignorance, c'est bien ainsi que l'on asservit les individus, qu'on les rend passifs.

C'est ainsi que les gens ne réfléchissent plus, se soumettent au règne des machines.

 

L'ignorance serait-elle devenue un moyen pour annihiler la volonté des peuples, pour les transformer en robots sans âme ?

La nouvelle réforme des collèges va accorder une large place aux EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires qui se veulent attractifs et ludiques.

Mais on voit bien que des élèves qui ne maîtrisent pas les connaissances de base ne peuvent tirer profit de ces pratiques interdisciplinaires.

On sert aux élèves de la poudre aux yeux, une illusion de savoir : comment mêler plusieurs disciplines quand on ne les a pas vraiment assimilées ?

 

On va inéluctablement entraîner un émiettement des savoirs, préjudiciable aux "apprenants". J'utilise volontairement ce néologisme, synonyme jargonnant du mot "élèves".

Et, au fond, ce vocabulaire est très révélateur : il ne s'agit plus de hisser les jeunes vers la connaissance, il faut qu'ils apprennent d'eux-mêmes.

 

Mais comment apprendre si l'on ne maîtrise pas les outils élémentaires de la connaissance : une syntaxe élémentaire, un vocabulaire riche et varié ?

La pratique raisonnée de la langue est essentielle pour comprendre des textes et en percevoir toutes les subtilités : si l'on ne sait pas reconnaître le mode conditionnel, le subjonctif, l'impératif, on ne peut analyser correctement des textes littéraires.

Comment avoir envie d'apprendre quand tous les obstacles sont aplanis ?

Notre système éducatif doit être réformé, afin de redonner une véritable place à la culture, à la notion d'effort indispensable pour tous les apprentissages.

 

 

 

 

Comment propager l'ignorance ?
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 10:43
La fragilité de nos sociétés vouées à l'informatique : une cyberattaque aux Etats-Unis...

 

 

En 1943, René Barjavel imaginait, dans son roman de science-fiction intitulé Ravage, une immense panne électrique qui paralysait la planète et aboutissait à une apocalypse : les habitants, annihilés par la soudaineté de la catastrophe, sombrent dans le chaos, privés d'eau courante, de lumière et de moyens de transport.

 

On peut, désormais, concevoir ce que deviendrait notre monde soumis à une gigantesque panne informatique.

 

De fait, nos sociétés qui reposent sur des technologies de plus en plus pointues sont fragiles. Une cyberattaque a eu lieu aux Etats-Unis, le 21 octobre, de nombreux sites ont été paralysés : une attaque massive par "déni de service distribué" a atteint différents réseaux sociaux, Twitter, Amazon, eBay, Spotify ou encore PayPal étaient hors service pour des dizaines de millions d'internautes. Ce type de piraterie consiste à saturer un serveur de demandes pour l'empêcher de fonctionner.

 

Est-ce un simple exercice en vue d'une attaque de plus grande ampleur ?

Nul ne le sait, personne ne sait, aussi, qui est responsable de cette cyberattaque.

On le voit : pour l'instant, nos sociétés restent démunies face à ces problèmes informatiques.

 

Désormais, tout est informatisé : dans les entreprises, dans les maisons, dans les administrations, les banques, dans les hôpitaux, les communications, l'énergie, l'ordinateur est un outil précieux dont on ne peut plus se passer...

Une panne d'internet peut provoquer une paralysie totale de nos économies, de nos communications, de nos entreprises.

 

Saurons-nous faire face à ces cyberattaques, saurons-nous trouver des systèmes pour protéger nos sociétés ?

L'avenir est incertain ; les systèmes informatiques peuvent être piratés, ce qui peut comporter des dangers graves.

 

Dans des secteurs comme le transport, l'énergie, on peut imaginer les conséquences dramatiques d'une cyberattaque, dont on ne connaîtrait même pas l'origine.

De plus en plus, nos voitures sont informatisées, connectées, les avions sont guidés grâce à des ordinateurs, le secteur financier est dépendant de l'informatique : sans qu'on s'en rende compte, l'ordinateur occupe une place grandissante dans nos vies.

De plus en plus d'objets sont connectés.

 

Nos sociétés de technologie avancée deviennent, ainsi, de plus en plus vulnérables.

La révolution numérique est en marche et elle crée de nouveaux problèmes auxquels nous ne sommes pas bien préparés.

 

 

 

 

 

La fragilité de nos sociétés vouées à l'informatique : une cyberattaque aux Etats-Unis...
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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 14:07
Toutes les couleurs de l'automne...

 

 

Toutes les couleurs de l'automne sur ce buisson de vigne vierge...

Du rouille, du brun, du xanthe, du vert pâle, du noir, du mordoré...

 

Des éclats de feux, des étincelles de lumières, des soleils couchants dorés et rougeoyants, des miroirs sombres qui côtoient des teintes d'opales...

 

Des contrastes étonnants... des tableaux de feuilles dentelées, vernissées, aux teintes éblouissantes...

 

Le mur, habillé de ce lampas, se brode de rouilles, de roses, de bruns brûlés.

Le mur du jardin s'éclaire de ces embruns de couleurs variées.

 

Les feuilles ondulent, un déferlement de vagues aux teintes de pourpres...

Les feuilles rutilent, brunes, sombres, laquées de noirs.

 

L'automne pose ses teintes éclatantes sur les feuillages, l'automne s'installe peu à peu...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Toutes les couleurs de l'automne...
Toutes les couleurs de l'automne...
Toutes les couleurs de l'automne...
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 13:16
La casquettière...

 

 


Il est des boutiques que l'on n'oublie pas, parce qu'elles sont liées à l'enfance, parce qu'elles ont disparu et ont laissé des souvenirs forts dans nos mémoires...

La mercerie où l'on entrait comme dans un sanctuaire, dans le silence feutré des tiroirs qui contenaient toutes sortes de trésors : des bobines de fil, des pelotes de laine, des boutons, de la dentelle....

Le petit vendeur d'esques qui tenait, dans un renfoncement, une minuscule boutique, où l'on pouvait trouver des articles de pêche, des cannes, des hameçons et puis, bien sûr, les "esques", ces vers servant d'appâts, dans le parler marseillais...

Le marchand de vins dont le réduit exhalait de fortes senteurs de tanins...

 

Et puis, il y avait la casquettière ! Le nom, à lui tout seul, était tout un programme : un mot qui claque et résonne d'échos sonores, un mot mystérieux qui pouvait évoquer toutes sortes de découvertes.

Gutturales qui se répondent, voyelles variées, ampleur du mot...

Ce magasin faisait figure, à l'époque, d'une grande modernité : c'était, dans le petit village de l'Estaque, une nouvelle boutique qui attirait tous les regards, une sorte de bazar qui suscitait la convoitise et la curiosité.

 

Pour accéder à la boutique de la casquettière, il fallait franchir des escaliers, et atteindre un niveau supérieur, il fallait s'élever pour rejoindre le seuil du magasin.

Ce sanctuaire se méritait : on pouvait d'abord admirer dans une vitrine placée en hauteur, les marchandises vendues par la casquettière... puis on montait les marches, on se hissait sur des hauteurs, on atteignait un autre monde...

 

On entrait, alors, dans un bric-à-brac d'objets divers : des chaussures, des chaussettes, des casquettes, des chapeaux de toutes sortes, des jouets, des ballons...

A l'intérieur, des senteurs de cuir, de tissu, de cotons...

C'est dans ce sanctuaire que l'on achetait des chaussures...

 

La casquettière, une dame imposante, au verbe haut, nous accueillait de son sourire de commerçante, la vendeuse de casquettes nous faisait essayer des chaussures de la dernière mode...

Le choix était tout de même assez limité dans cette boutique multifonctions d'autrefois.

L'espace était réduit dans cet encombrement d'objets, mais on trouvait son bonheur à un prix relativement modique...

Un miroir à l'antique, une psyché permettait de voir si les chaussures seyaient aux clients et aux clientes... 

 

Ces boutiques d'autrefois ont disparu : le marchand d'esques, la casquettière, le marchand de vin.

La casquettière n'est plus de ce monde : elle a été remplacée par des grandes surfaces ou des supermarchés.

Certaines petites boutiques existent encore, mais elles ont l'air de s'étioler et de s'évanouir peu à peu, face à la concurrence des grands magasins...

On voit leur devanture vieillie, noircie par le temps.

Et on garde un souvenir ému de ces magasins d'autrefois où on connaissait bien les commerçants, où on avait l'impression d'accéder à un autre univers...

 

 


 

Photos : Christelle

La casquettière...
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 11:45
Ces médecins qui ne savent plus communiquer...

 

 


De plus en plus, les médecins deviennent des techniciens, oubliant un aspect essentiel de leur métier : la communication...

Ils ne prennent plus le temps, de dialoguer, de prévenir... et pourtant, la prévention devrait faire partie aussi de leur compétence...

Sûrs et imbus de leurs connaissances, ils imposent aux patients une forme de domination et de supériorité, si bien qu'ils perdent le contact avec les malades.

On peut percevoir une sorte de maltraitance dans cette attitude hautaine et prétentieuse.

Informer, c'est, pourtant, essentiel pour un médecin... or, souvent, les docteurs refusent de voir et d'évoquer les effets secondaires des médicaments, ils les occultent, refusent d'en parler...

Le patient est parfois obligé de poser de nombreuses questions et les réponses sont très évasives, incomplètes.

En cas d'opération, un médecin devrait informer son patient d'une possibilité de choc post-opératoire, afin que le patient ne se retrouve pas affolé par ce qui lui arrive.

Certains chirurgiens vivent dans une bulle, on a l'impression de ne pas pouvoir entrer en contact avec eux : ils se contentent de dire qu'une opération s'est bien déroulée, mais refusent d'évoquer les suites et les conséquences ultérieures. 

Ainsi, non informé, le patient se retrouve bien démuni face à ses propres difficultés.

Les médecins seraient-ils devenus des robots ? En fait, dès que l'on entre dans leur cabinet, que nous demandent-ils en priorité ?

Ils ne nous interrogent même pas sur notre état de santé mais réclament notre carte vitale.

Les médecins ne seraient-ils plus des humanistes ? On leur enseigne la technique, la prescription de médicaments, les pathologies et leurs origines. Mais ils ne savent plus écouter, comprendre, être en empathie avec leurs patients.

C'est vrai : les médecins sont aptes à expliquer, avec un schéma, toutes sortes de pathologies... certains n'hésitent pas à se livrer à des exposés très techniques devant leurs patients, mais ils ne tiennent pas compte de leurs souffrances.

Certains n'hésitent pas à faire des cours de médecine, en pleine consultation : ils exposent leurs savoirs théoriques, longuement, sans écouter les demandes des patients...

Souvent, d'ailleurs, le patient est réduit au silence : il est malvenu de poser trop de questions, une perte de temps pour certains médecins.

Un livre intitulé Les brutes en blanc vient de paraître : le titre en dit long sur la suffisance de certains médecins, leur outrecuidance, parfois leur mépris du malade... Et c'est un médecin qui en est l'auteur : le docteur Martin Winckler...

Il fustige "les futurs membres d'une classe privilégiée, pour la plupart impatients de faire partie de l'élite sociale."

"On attend d'un médecin qu'il écoute, rassure, explique, s'efforce de guérir parfois, soulager souvent, consoler toujours. On attend d'un médecin qu'il soigne", écrit le Dr Martin Winckler.

Mais, souvent, les médecins apparaissent lointains, inaccessibles. Il est vrai que leurs études sont longues, difficiles, et qu'une fois leur diplôme obtenu, ils aspirent à une vie plus confortable et plus facile.


Pourtant, la relation avec le patient est essentielle, elle fait partie des soins, et elle participe, aussi, à la guérison et au bien-être du malade.

Dans tous les cas, il est inadmissible qu'un médecin, même s'il est fatigué, maltraite ses patients. Et, parfois, on peut parler d'une véritable maltraitance.

 

Un rappel : le serment d'Hippocrate

https://www.conseil-national.medecin.fr/le-serment-d-hippocrate-1311


http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/les-medecins-sont-ils-des-brutes-05-10-2016-2073690_57.php




 http://www.lepoint.fr/societe/la-double-vie-de-baptiste-beaulieu-11-10-2016-2075101_23.php




 

Ces médecins qui ne savent plus communiquer...
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:29
Nicolas Sarkozy et le temps de travail des enseignants...

 


 

Interviewé sur France Inter, ce mardi 18 octobre, Nicolas Sarkozy a évoqué le temps de travail des enseignants en des termes surréalistes... Il a, ainsi, osé déclarer :

"Je veux dire aux enseignants qu’on ne peut pas continuer comme ça. Un agrégé, c’est à dire le sommet en matière de compétences, c’est 15 heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Un certifié, c’est 18 heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Et un professeur des écoles, c’est 24 heures d’obligation de service, six mois de l’année."

Ce délire verbal frise l'indécence : c'est une provocation pure et simple.

On voit, avec cette déclaration, la totale déconnexion des hommes politiques avec le monde du travail.

 

Le temps de travail des enseignants ne se réduit pas au temps de présence devant les élèves : préparation des cours, des devoirs, correction des copies, rendez-vous avec des parents, mise à jour du cahier de textes, réunions...

Si on ajoute toutes ces tâches, les enseignants travaillent, souvent, plus de 40 heures par semaine...

 

De plus, réduire l'année d'un enseignant à 6 mois de travail est une caricature pure et simple : une année comporte 52 semaines, et les enseignants disposent de 16 semaines de vacances, au total.

Comment pourrait-on se fier à un homme politique qui déforme, ainsi, la réalité ?

Comment peut-on mépriser le travail fourni par les enseignants ?

 

Non, les enseignants ne sont pas ces privilégiés, des boucs émissaires que l'on peut montrer du doigt pour les livrer à la vindicte populaire. 

Non, les enseignants ne sont pas des paresseux : il semble que Nicolas Sarkozy joue sur des clichés éculés, et il donne, ainsi, une image totalement erronée de la fonction enseignante.

 

Nicolas Sarkozy ose, aussi, au début de l'entretien, évoquer son expérience, une volonté de prudence dans la prise de paroles.

Or, il se livre, avec cette déclaration, à un déni total des réalités.

 

Il stigmatise les enseignants, les accusant d'être des privilégiés qui ne font rien pendant la moitié de l'année... c'est, encore une fois, une stratégie, déjà maintes fois utilisée : semer la division, la discorde, monter les gens les uns contre les autres, désigner des boucs émissaires.

Les enseignants travaillent dur, dans des conditions difficiles : classes surchargées, hétérogènes, indiscipline de certains élèves, insécurité.

Nier cette réalité, refuser de comptabiliser toutes les tâches accomplies par les professeurs, c'est une grave erreur de la part d'un homme politique qui se dit expérimenté et qui veut encore se présenter aux élections présidentielles...

 

 

http://www.marianne.net/prof-cette-grosse-feignasse-aux-yeux-sarkozy-100247165.html

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy et le temps de travail des enseignants...
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 12:56
Violences en Seine-Saint-Denis : un proviseur et son adjointe agressés par un élève...

 

 

Voilà un fait divers qui illustre les difficultés des enseignants et du personnel administratif dans certains lycées de France : un élève de seconde du lycée professionnel l'ENNA, à Saint-Denis, n'a pas supporté qu'on lui reproche un retard : en représailles, il a violenté à coups de pieds et de poings, le proviseur de l'établissement, ainsi que son adjointe.

 

Le proviseur souffre d'une fracture du coude, son adjointe a été violemment frappée au visage.... une agression en règle qui montre la détermination et la violence de cet adolescent.

 

Bien sûr, cet événement reste exceptionnel, mais dans certains lycées et collèges, la violence sévit : souvent verbale, elle peut se manifester par des invectives, des propos déplacés, des bavardages, de l'indiscipline.

Certains enseignants et certaines enseignantes ont même peur d'assurer leurs cours : il faut rappeler que ce métier est essentiellement féminin...

Et face à des classes agitées, il est inévitable d'avoir peur.

 

L'élève qui s'est rendu coupable de cette agression venait d'être exclu d'un autre établissement, pour des faits de violence.

Il était, donc, plus que probable qu'il récidive, dans ce nouveau lycée qui l'a accueilli.

Il est des élèves qui sont, ainsi, renvoyés d'établissement en établissement : ne serait-il pas plus judicieux de prévoir des structures particulières pour ces élèves inadaptés au système scolaire ?

 

Il faut, aussi, rétablir l'autorité dans nos lycées et collèges : les élèves ne peuvent y faire la loi. 

Souvent, les enseignants se retrouvent seuls devant leurs classes, et ils ne sont pas toujours épaulés et soutenus par les instances administratives.

En l'occurrence, c'est un proviseur qui a été agressé, mais ne l'oublions pas :  souvent, les enseignants sont en première ligne. 

Dans certains établissements, la discipline pose problème : les enseignants doivent passer du temps pour calmer et pacifier certaines classes, avant de pouvoir assurer leurs cours...

Il est urgent de prendre des mesures pour que soit restaurée l'autorité des professeurs : comment enseigner dans une ambiance teintée de violences et d'agressivité ?

 

Comment transmettre des connaissances au milieu des bavardages ?

Il faut remettre la discipline à l'honneur : elle est indispensable au bon fonctionnement d'une classe et d'un établissement scolaire.

Si l'impolitesse, l'incivilité, la violence s'installent dans les lycées et collèges, il faut craindre que l'enseignement perde tout intérêt et que la plupart des jeunes se détournent de ce métier noble qui consiste à transmettre le savoir, la culture, sources évidentes de réflexion...

 

 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/un-lyceen-frappe-son-proviseur-a-saint-denis-les-origines-de-l-agression_1840920.html

 

Violences en Seine-Saint-Denis : un proviseur et son adjointe agressés par un élève...
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