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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 15:22
Après la pluie, le jardin respire toutes ces senteurs...

 

 

 

Après la pluie, le jardin semble revivre et renaître, il exhale des senteurs variées de terre, de bois, de pins... 

 

Aiguilles, écorces, pignes, mousse, humus, tous ces parfums resplendissent.

Le jardin respire toutes ces senteurs, il s'en imprègne.

Les odeurs s'exacerbent, envahissent l'espace, s'épanouissent...

Les odeurs rebondissent, et se font plus prégnantes.

 

Le vert des feuilles, le brun sombre des troncs et des branches redoublent.

Des gouttes fines, légères irisent les feuilles, des miroirs d'eau, des myriades de grains de lumières...

 

Sur le ciel bleu, le pin révèle des teintes nouvelles : opale, bruns, ocres, rouilles...

 

Le soleil s'empare à nouveau des arbres, les redessine, les éblouit de ses rayons chaleureux...

Après la pluie, le soleil fait miroiter les feuilles, les enlace de ses éclats...

Quelques oiseaux célèbrent paisiblement le retour du soleil... quelques frissons dans les arbres...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Après la pluie, le jardin respire toutes ces senteurs...
Après la pluie, le jardin respire toutes ces senteurs...
Après la pluie, le jardin respire toutes ces senteurs...
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 13:49
Bob Dylan, poète, musicien reçoit le prix Nobel de littérature...

 


On considère souvent la chanson comme un genre mineur, et pourtant ce sont, là, les origines et les sources de notre littérature : Homère, un des premiers poètes composait des textes faits pour être dits et déclamés au son d'un instrument de musique.

La poésie et la musique sont, ainsi, indissociables. Bob Dylan, musicien, chanteur, vient de recevoir le Prix Nobel de littérature... une surprise pour beaucoup.

Et pourtant, la chanson, cet art qui nous accompagne tout au long de nos vies mérite d'être mise à l'honneur.

 

La chanson est poésie, elle est littérature : elle nous fait redécouvrir le monde, ses beautés, ses mystères, elle nous fait percevoir, avec acuité, les injustices, les malheurs, les douleurs humaines.

Et Bob Dylan, chanteur engagé, est un de ces poètes qui fustige les horreurs de ce monde.

Comment ne pas évoquer une de ses chansons les plus célèbres : Blowin' In The Wind ?

Une chanson qui met en évidence tous les obstacles que peuvent rencontrer les êtres humains, obstacles symbolisés par les nombreuses routes qu'ils doivent parcourir...

 

La paix est aussi une quête difficile, comme le suggère l'image de la colombe qui doit traverser des mers, avant de trouver le repos...

La répétition de l'expression "how many" souligne toutes ces embûches...

Et bien sûr, le poète se désespère d'entendre tonner les canons tant de fois,"avant qu'ils soient interdits pour toujours", un voeu qui paraît inaccessible.

Les questions posées "how many" se résolvent par cette phrase "la réponse est souffle dans le vent"... symbole d'une réponse impossible et d'une incapacité à apporter des solutions à tous les problèmes de ce monde.

A chacun, sans doute, de trouver des réponses par une prise de conscience personnelle.

 

La réalité est évoquée en termes de conflit, avec ces mots :

"How many years can a mountain exist
Combien d'années une montagne peut-elle exister
Before it's washed to the sea ?
Avant d'être engloutie par la mer ?"

Le poète se demande, aussi, combien de temps les peuples doivent lutter pour leur liberté... Il fustige ceux qui détournent le regard pour ne pas voir les malheurs de ce monde.

 

Il met en évidence notre aveuglement, notre surdité face aux douleurs des hommes.

La chanson s'achève sur une dernière question : 

"Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
Oui, et combien faut-il de morts pour qu'il comprenne
That too many people have died ?
Que beaucoup trop de gens sont morts ?"

La mort toujours recommencée est suggérée par l'emploi du nom et du verbe évoquant cette idée... La guerre est, ainsi, dénoncée : elle ne résout rien, n'apporte que  mort et désolation...

Cette chanson engagée contient de nombreux messages essentiels : un hymne à la liberté, un appel à la conscience de chacun, à la paix...

Grâce aux nombreuses questions posées, le poète nous prend à témoin, nous interpelle et suscite en nous une réflexion sur l'absurdité des guerres, des conflits, des rivalités qui opposent les hommes.

Ce texte de Bob Dylan se lit comme un véritable poème, il suscite, à la fois, émotion et réflexion...

 

Le texte :

http://www.lacoccinelle.net/244511.html

 


 

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 15:26
Quand un ministre de la République frappe et humilie une collaboratrice...

 

 

 

Les droits des femmes sont encore bien fragiles, même dans notre pays : inégalité des salaires, temps partiels, emplois subalternes, harcèlement, violences.


Mais quand un de nos ministres est soupçonné et accusé d'avoir violemment frappé une femme, on est tout de même sidéré par un tel comportement de la part d'un élu de la République...

Où est donc la République irréprochable ?

La scène a fait grand bruit dans l'hémicycle : mardi 11 octobre, Isabelle Attard. députée écologiste du Calvados n'a pas hésité à accuser le ministre de l'aménagement du territoire, Jean Michel Baylet, d'actes de violence commis envers une de ses collaboratrices parlementaires...

Cet ancien ministre de Mitterrand a fait son grand retour au gouvernement, lors du dernier remaniement, en février 2016.

Les faits dont il est accusé remontent au mois de février 2002 : "Elle était à votre domicile lorsque vous l’avez frappée au visage à plusieurs reprises. Vous l’avez enfermée chez vous et vous l’avez contrainte, sous la menace de nouveaux coups, à rédiger une lettre de démission, puis vous l’avez chassée de chez vous, entièrement dévêtue et pieds nus", a déclaré la députée.

Des accusations très graves qui semblent étayées par le fait que le ministre a voulu étouffer cette affaire : Monsieur Baylet aurait payé sa victime pour que la plainte soit oubliée.

Bien sûr, ce ministre doit bénéficier de la présomption d'innocence, mais les accusations de la députée écologiste sont fermes et semblent s'appuyer sur une réalité qu'elle connaît.

On imagine la violence de la scène : un homme politique a le devoir de se comporter dignement et de respecter les femmes qu'il côtoie.

Isabelle Attard a rappelé, à cette occasion, les propos du chef de l'état, François Hollande :"La lutte contre les violences faites aux femmes est une exigence, et le gouvernement doit être exemplaire."

Voilà donc un accroc de plus à la République exemplaire voulue par François Hollande.

Quand un homme politique se conduit comme un goujat, et un rustre, quand il use de violences pour obtenir ce qu'il veut, quand il humilie une femme, c'en est fini de la morale.

Dans un monde politique qui reste très masculin, les femmes éprouvent, maintes fois, des difficultés à se faire respecter.

Le machisme sévit plus particulièrement dans cet univers où le pouvoir tourne les têtes, où le pouvoir donne tous les droits, et souvent une impunité totale.

Notre société a accordé de nouveaux droits aux femmes, mais il reste encore bien du chemin à faire pour que les femmes trouvent leur place dans ce monde politique.

Le sexisme, la volonté de domination restent encore très vivaces dans ce milieu, et dans d'autres.

La femme transformée en objet, rabaissée, avilie : cette image devrait appartenir au passé...

On peut souligner le courage de cette députée, Isabelle Attard qui a dénoncé, en pleine assemblée, un ministre qui semble si peu digne de la République...

Jean Michel Baylet sera-t-il contraint de démissionner ou sera-t-il, une fois de plus, protégé par ses amis et ses appuis politiques ?


 

http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-hollande/je-demande-a-faire-le-menage-dit-la-deputee-isabelle-attard-apres-ses-accusations-contre-jean-michel-baylet_1867323.html






 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:46
La gauche a-t-elle trahi l'école ?

 

 



Des réformes successives ont affaibli notre système scolaire : renoncement à de véritables cours de grammaire, à l'orthographe, à l'enseignement de connaissances au profit d'une pédagogie de la découverte...

Au nom de l'égalitarisme, on a sacrifié des disciplines essentielles.

Ces réformes avaient pour but de mettre l'élève au centre de l'école, comme s'il pouvait, de lui-même, construire des savoirs, comme s'il était apte à tout découvrir par lui-même.

Mais, enfin, l'enseignant n'a-t-il pas pour mission première de transmettre des connaissances, d'en montrer l'importance, de donner une structuration à la pensée ?

Et cette pensée passe forcément par l'apprentissage de la grammaire et du vocabulaire.

Comment pourrait-on penser quand on n'a pas les mots à sa disposition pour le faire, comment pourrait-on réfléchiir quand on ne maîtrise pas sa langue ?

Pendant des années, on a imposé aux enseignants des évaluations, en début d'année de sixième, de seconde, des évaluations complexes, particulièrement difficiles à corriger, avec des codages très compliqués.

Des évaluations qui n'avaient pas grand intérêt : en fait, un enseignant perçoit très rapidement les défaillances et les lacunes d'un élève, quand il corrige une première rédaction...

Ces évaluations ont été, ensuite, remisées au placard, on les a abandonnées sans tambour ni trompette, car de toutes façons, elles n'avaient pas grande utilité....

L'école a été un champ d'expérimentation à large échelle : on a voulu la réformer à tout prix, sans arrêt, sans vérifier la valeur des réformes mises en place.

L'innovation, la rénovation étaient les maîtres mots dans le domaine éducatif et le gouvernement actuel a poursuivi dans cette voie...

La réforme des collèges menée par Najat-Vallaud Belkacem parachève cette oeuvre de destructuration de l'école : amoindrissement des enseignements fondamentaux, mise en place des EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, quasi-suppression du latin et du grec.

Les EPI qui croisent les disciplines ont pour but de rendre l'enseignement plus attrayant et plus ludique pour les élèves, mais ils risquent de conduire à un affaiblissement des savoirs fondamentaux, ils empiètent sur les apprentissages de base.

La suppression annoncée du latin et du grec sonne aussi le glas de l'enseignement des savoirs : notre culture est fondée sur ces langues, notre littérature doit beaucoup aux auteurs anciens.

On ne peut, ainsi, mépriser notre passé sans dommage : nous devons nous appuyer sur ce passé commun pour garder des repères...

La gauche a-t-elle trahi l'école ? Hélas, les bonnes intentions ne suffisent pas pour remettre l'école sur pied : une réflexion profonde s'impose pour faire en sorte de remettre le savoir au coeur de l'école.

Les faux-semblants sont terrifiants, et ils conduisent au pire : il serait temps de réfléchir aux conséquences de toutes les réformes engagées et d'en dresser un bilan.



 

 

 

La gauche a-t-elle trahi l'école ?
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:58
Des policiers victimes d'un acte de guerre...

 

 

 

Quatre policiers ont été la cible d'une véritable attaque en règle, dans l'Essonne : le pronostic vital de l'un d'entre eux est engagé, un agent de 28 ans se trouve entre la vie et la mort.

 

Ces policiers étaient chargés de protéger un feu rouge et une caméra de vidéo-surveillance, près de la Cité de la Grande Borne, sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny. 

 

Le feu rouge près duquel a eu lieu l'attaque était surveillé, car de nombreux vols à la portière avec violence s'étaient déjà produits. Depuis plus d'un an, la mairie tentait de reprendre le territoire aux agresseurs, à ce carrefour.

 

Les policiers qui ont été agressés ont été victimes d'un véritable acte de guerre : coincés dans leur véhicule, ils ont été attaqués avec des cocktails Molotov.

L'intention des agresseurs était de les tuer, de les immoler dans leur voiture.

 

Des voyous font, ainsi, la loi dans certains quartiers sensibles.

Ils sèment la terreur, la mort, pour se livrer à des trafics, des vols, ils terrorisent la population.

 

De telles situations sont inadmissibles : il est intolérable que des caïds imposent leurs lois, dans certains quartiers, qu'ils menacent des policiers en train d'accomplir leur tâche, qu'ils les attaquent avec l'intention de les tuer.

 

Cet acte de guerre était prémédité, préparé de longue date, organisé pour détruire et tuer.

Ces agresseurs sont de véritables assassins, des criminels qui ne reconnaissent plus l'autorité de l'état, qui la bravent.

La scène a été particulièrement violente et atroce : des policiers sont devenus des torches, coincés dans leurs véhicules.

 

Certains quartiers sont, ainsi, livrés à des voyous : notre état doit absolument reconquérir ces territoires.

Aujourd'hui, ce sont des policiers qui ont été agressés et demain, qui sera la cible ?

Chacun d'entre nous est une victime potentielle de ces voyous.

D'ailleurs, les habitants du quartier essaient d'éviter ce carrefour sensible, où de nombreux vols ont été commis.

Les agresseurs qui se sont attaqués aux policiers ont agi en bande, ils étaient une dizaine, peut-être plus, ils étaient cagoulés et déterminés à tuer.

Indubitablement, la police doit avoir, à sa disposition, des moyens renforcés pour lutter contre cette forme de terrorisme.

Après les attentats qui ont durement frappé la France, il est temps de restaurer l'autorité sur tout notre territoire.

 

 

 

 

 

Des policiers victimes d'un acte de guerre...
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 15:05
Le papillon de l'automne...

 

 

 

Il s'est posé grâcieusement et paresseusement sur la rembarde, il goûte ce doux soleil d'automne apaisé, après les chaleurs rayonnantes et lourdes de l'été.

 

Noir, sombre, somptueux, le papillon s'est posé sur la rembarde et laisse admirer ses ailes découpées en dentelles légères...

 

Qu'il est soyeux ! On perçoit des ailes duveteuses qui se déploient, se referment, s'étirent à nouveau...

 

Sur ses ailes, des rubans de rouilles, des motifs ondoyants, des teintes contrastées...

 

Blanc, roux, noir, le papillon nous fait voir une fête des couleurs.

 

Il s'attarde sur la rembarde pour nous séduire de ses formes aériennes et subtiles...

Ses ailes brodées de festons se découpent sur le mur aux teintes d'opale...

Ses ailes élégantes, graciles dessinent des trames de velours sombre.

 

Sombre, impérieux, il envahit l'espace de sa beauté sereine et majestueuse.

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 17:23
Ma verte campagne où je suis né...

 

 

De nombreux auteurs ont célébré leur terre natale, leur pays, leurs racines et quand le message se teinte d'écologie, on obtient un texte et une chanson qui mettent en valeur la nature, une campagne intacte et préservée : ces thèmes sont traités dans une mélodie célèbre, intitulée Verte campagne, interprétée par les Compagnons de la chanson...

La chanson revêt une dimension lyrique, on y perçoit la présence du poète avec l'emploi de la première personne du singulier et l'évocation de sentiments personnels.

Le texte s'ouvre sur une apostrophe "Verte campagne, où je suis né". Cette campagne originelle est magnifiée grâce au procédé de personnification, elle devient, ainsi, par un jeu de mots "verte compagne".....

Associée à l'enfance, à la jeunesse, elle apparaît comme un véritable personnage, une confidente à qui s'adresse le poète...

En contraste, la ville qui est, aussi, personnifiée, est associée à la tristesse : "la ville pleure". Le décor de la ville se met, ainsi, à l'unisson du coeur du poète qui s'ennuie, loin de sa terre natale... On perçoit là un paysage qui reflète l'état d'âme de l'auteur...

Une métaphore transforme la pluie qui devient "larmes", dans l'expression "des larmes de pluie", des larmes qui "dansent et meurent", un bel oxymore qui peut traduire une forme de désarroi : le poète est comme insensible à ce spectacle et cette magie de la pluie...

L'imagination se tourne, alors, vers un passé et un bonheur perdu : "Et moi je rêve de toi, ô mon amie"... La campagne d'autrefois devient "une amie", le poète la tutoie comme une douce confidente.

Il constate, avec amertume, que le temps a passé et a entraîné une distance : "que tu es loin !", l'exclamation traduisant un désarroi...

Mais le temps est aboli grâce aux souvenirs, et l'emploi du présent en montre toute la vivacité :

"Pour moi, rien n'a changé 
Deux bras m'enlacent
Parmi les champs de blé..."

La campagne devient même une présence féminine, l'image d'une amante qui rassure, réconforte, avec ces mots : "deux bras m'enlacent".

Par le rêve, le poète revit ses bonheurs passés...

La ville pourrait, pourtant, être séduisante, avec toutes ses possibilités, ses richesses, un monde d'abondance comme le suggèrent les pluriels : 

"Là, dans la ville toutes ces mains tendues
M'offrent des fleurs et des fruits inconnus..."

Mais le poète, malgré la foule, éprouve un sentiment de solitude, mis en évidence par l'emploi du pronom au singulier"moi" et il reste attaché à ses racines : même un air de guitare entendu lui rappelle sa terre d'origine, sa verte campagne...

La ville a beau "chanter, éparpiller sa joie", il rêve encore à son "amie"...

La mélodie pleine de mélancolie souligne à la fois tristesse et douceurs du souvenir...


 

On doit cette chanson aux compositeurs auteurs : Richard Dehr, Terry Gilkyson, Frank Miller. C'est Roger Varnay qui en a signé l'adaptation française.
 




 

Photos : rosemar

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 15:41
Juppé et l'âge de la retraite...

 

 

Un moment fort, ce jeudi 6 octobre, dans l'émission politique présentée par David Pujadas et Léa Salamé... en toute fin d'émission, c'est le moment de l'intervention de Charline Vanhoenacker, la chroniqueuse s'adresse à Alain Juppé : "Vous proposez la dégressivité des allocations chômage et la progressivité du report de la retraite... Vous êtes pour la retraite à 65 ans... sauf pour vous..."

Quelques minutes aparavavant, Alain Juppé était interrogé par le journaliste Karim Rissouli sur l'âge auquel il a, lui-même, pris sa retraite, il s'était, d'abord, défilé, en répondant vaguement : "à l'âge légal, quand je suis parti..." "vers 57-58 ans ?" insistait, alors, le journaliste... Même réponse :"à l'âge légal..." Finalement, Alain Juppé avouait : "J'ai eu ma retraite de parlementaire à 58 ans, et ma retraite d'inspecteur des finances, à 57 ans..." 

Une réponse, on le voit, obtenue à l'arraché, comme si cet homme politique avait eu quelque honte d' avoir pu profiter si tôt de ses retraites.

On est bien, là, face à l'inconscience et la légèreté des hommes politiques : Alain Juppé veut imposer pour tous les travailleurs la retraite à 65 ans, alors qu'il a lui-même bénéficié de conditions beaucoup plus avantageuses, cumulant même les retraites.

On perçoit une forme d'indifférence et d'éloignement des hommes politiques, ces nantis de la République.

Sont-ils capables d'imaginer la fatigue d'un maçon, d'un chauffeur de poids lourd, d'une caissière, d'un enseignant, dès 60 ans ?

 

Sont-ils capables de concevoir l'usure de salariés qui triment une longue partie de leur vie, parfois, pour des salaires de misère ?

Ils vivent dans une bulle, séparés et coupés du monde...

La retraite à 65 ans n'est-elle pas une aberration, dans un monde où le travail se raréfie, où les robots supplantent de plus en plus les hommes ?

Alors que les jeunes ont des difficultés à trouver du travail, il faudrait que les gens âgés partent si tardivement à la retraite ?

De plus, à partir de 60 ans, les pathologies se multiplient, et de nombreux travailleurs connaissent des difficultés de santé.

On ne cesse de faire régresser les droits des travailleurs, au nom de la mondialisation, du nivellement par le bas, alors que les hommes politiques conservent, eux, tous leurs privilèges.
On voit bien, d'ailleurs, la gêne d'Alain Juppé quand on l'interroge sur sa propre retraite, on voit bien qu'il n'a pas envie de dévoiler les avantages dont il a lui-même bénéficié.

Pourquoi ces reculades sur des questions concernant la retraite personnelle d'Alain Juppé ?
Pourquoi ces hésitations ?

Les hommes politiques sont, incontestablement, des privilégiés, totalement coupés des réalités du monde du travail. 


 


 


L'émission politique : vers 2 heures, une minute...

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/l-emission-politique/l-emission-politique-du-jeudi-6-octobre-2016_1848299.html




 

 

Juppé et l'âge de la retraite...
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 16:12
De l'utilité de publier les lettres de François Mitterrand à Anne Pingeot ?

 

 

 


Des lettres intimes qui relèvent de la relation amoureuse méritent-elles d'être publiées ? Ce sont des lettres évoquant des sentiments personnels et on ne comprend pas que ces lettres écrites par François Mitterrand à sa maîtresse Anne Pingeot puissent faire l'objet d'une publication, si ce n'est dans un but purement lucratif.

Quelques brefs extraits parus sur le journal Le Point font état d'une correspondance enflammée, et de déclarations passionnées.

Mais en quoi ces lettres très personnelles peuvent-elles nous intéresser ? Pourquoi tout cet étalage de sentiments ?

C'est Anne Pingeot elle-même qui a souhaité cette publication : dans que but ? Une forme de reconnaissance, peut-être ? mais Anne Pingeot a déjà eu cette reconnaissance par l'amour que lui a porté François Mitterrand et dont elle seule connaît, sans doute, la profondeur.

N'est-ce pas suffisant ? Pourquoi cette volonté d'exhibitionnisme ?

Quant à la qualité littéraire de ces lettres, on peut en juger le caractère forcément limité : ce sont des lettres passionnées, écrites sur l'instant, dans l'urgence de l'amour.

La littérature, la vraie, s'accommode mal de cette urgence : elle est travail sur les mots, relecture, correction, elle est faite de patience et de recherche dans l'expression et l'analyse des sentiments.

Au lieu de cela, on lit des déclarations ampoulées dignes d'un adolescent énamouré : "C'est une vague de fond, mon amour, elle nous emporte, elle nous sépare, je crie, je crie, tu m'entends au travers du fracas, tu m'aimes, je suis désespérément à toi, mais déjà tu ne me vois plus, je ne sais plus où tu es, tout le malheur du monde est en moi, il faudrait mourir mais la mer fait ce qu'elle veut. Oui, je suis désespéré. Le temps de reprendre mon souffle et pied. Ô, mon amour de vie profonde, j'ai pu mesurer un certain ordre des souffrances. Ce sera peut-être le seul mot tranquille de cette lettre : je t'aimerai jusqu'à la fin de moi, et si tu as raison de croire en Dieu, jusqu'à la fin des temps."

Certes, l'image maritime souligne bien les souffrances de l'amoureux séparé, pour un temps, de celle qu'il aime...

Certes, le style est haletant comme pour restituer la passion amoureuse.

Mais on aurait des difficultés à classer ces lettres dans la rubrique "littérature", et l'expression paraît particulièrement hyperbolique et outrancière.

François Mitterrand y apparaît comme un héros romantique exalté, mais n'est-ce pas la posture d'un amant qui met sa vie en scène ?

Faut-il rappeler que François Mitterrand avait 46 ans quand il a rencontré Anne Pingeot qui en avait 19 ?

Nul doute qu'il a su choisir et trouver les mots pour s'adresser à une toute jeune fille... il a su faire rêver la jeune adolescente qu'était Anne Pingeot.

Bien sûr, ses sentiments étaient, sans doute, sincères, mais ils auraient dû rester de l'ordre de l'intime...

Si Anne Pingeot et François Mitterrand ont vécu une belle histoire, il aurait mieux valu la taire : l'amour sincère refuse l'exhibitionnisme et l'étalage indécent des sentiments, l'amour sincère se vit dans l'intimité.

 




http://www.lepoint.fr/actu-du-jour/je-t-aimerai-jusqu-a-la-fin-de-moi-06-10-2016-2073976_781.php

 

 

De l'utilité de publier les lettres de François Mitterrand à Anne Pingeot ?
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 15:55
Les jambins de l'Estaque...

 

 

Le "jambin" : voilà un mot que seuls les gens du sud peuvent connaître,  un terme et un objet d'autrefois utilisé par les "pescadous" ou pêcheurs de l'Estaque.

Avec ce mot, on entre dans le domaine méditerranéen, on côtoie le petit monde des pêcheurs, on entend l'accent savoureux de Marseille.

On entend leurs mots : "le gobi, l'esquinade, l'arapède, le pataclet, les piades, le salabre"...

Le mot "jambin" évoque tout un art de tresser l'osier avec patience : mon grand-père fabriquait, lui-même, ses jambins, ces nasses en joncs, destinées à attirer les poissons et à les capturer : c'était encore l'époque du travail laborieux de tous les petits artisans pêcheurs...

 

On les voyait remailler leurs filets sur le port de l'Estaque, on les voyait confectionner ces pièges à poissons et langoustes que sont les jambins.

Les joncs étaient cueillis, puis séchés et pouvaient être, ensuite, tressés avec soin pour devenir de véritables objets d'art...

Les pêcheurs allaient ramasser, eux-mêmes, les joncs dans la calanque du Jonquier située entre le Rove et Niolon... Dominée par un viaduc à 5 arches, cette calanque offrait un cadre idéal pour la cueillette des joncs...

 

Je revois ces nasses habilement ouvragées par des mains expertes.

Je revois ces entrelacs de mailles, ces objets aux formes rondes, aux teintes de paille.

 

Les jambins étaient remisés dans une cave, et on les voyait luire dans l'ombre, formes apaisantes et douces...

Pour la pêche, ces nasses étaient remplis de pain ou de moules écrasées, les poissons, attirés par cette manne, entraient dans le piège par une ouverture en forme d'entonnoir.

 

Le mot évoque, pour moi, des paysages familiers, le petit port de l'Estaque, grouillant de bateaux, "des bettes et des pointus", comme on les appelle en Provence.

Le mot nous fait sentir des embruns marins, des algues, un air vivifiant.

Aussitôt, surgissent des images marines, la Méditerranée aux reflets flamboyants, des pins qui dévalent les pentes des calanques.

Des rochers abrupts qui s'accrochent sur des ravines... des pins qui se penchent sur la mer.

 

Et puis, bien sûr, une pêche merveilleuse : des langoustes prises au piège, des couleurs étonnantes de roux, des algues accrochées aux bords de la nasse, des poissons aux teintes variées : des fiélas, des murènes, des girelles, aux teintes lumineuses et étincelantes...

Le jambin, mot du sud, avec ses deux voyelles nasalisées, nous fait rêver à des flots ondoyants, à des envolées de vagues.

Le jambin évoque le monde des pêcheurs d'autrefois qui étaient de petits artisans laborieux, des gens simples qui arrivaient à vivre de leur activité de pêche.

 

 

 

 

Chanson : Les pescadous... les paroles 

http://gauterdo.com/ref/pp/pescadous.html

 

 

Les jambins de l'Estaque...
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