Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 15:19
Nicolas Sarkozy : l'homme qui veut abattre les profs...

 

 


Le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été catastrophique pour les enseignants : suppression de postes, disparition de l'année de stages pour les jeunes professeurs, mépris affiché de ce métier si noble...

On se souvient de ces propos prononcés, lors du discours de Latran, en 2007, ils avaient créé une vive polémique : "Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. [...]"

Les instituteurs, les enseignants seraient donc moins capables de transmettre des valeurs que des curés ? Les curés seraient supérieurs aux pédagogues ?

De tels propos tendaient à rabaisser ce métier : dans tous les cas, un instituteur est amené dans sa fonction même, par son attitude, son comportement à apprendre aux enfants la différence entre le bien et le mal...

Ce curieux parallélisme entre les enseignants et les curés en disait déjà beaucoup sur une forme de mépris à l'égard de la fonction enseignante....


Et, dans son programme électoral, les intentions de Nicolas Sarkozy n'ont pas varié : il en rajoute même une "couche".

En effet, dans les projets du candidat Sarkozy, figure cette mesure : augmenter de 25% le temps de présence des professeurs, dans les établissements.

On voit bien qu' une telle décision aurait pour résultat de détourner, plus encore, les jeunes de s'engager dans ce métier déjà si exigeant et difficile.

Il serait temps ques les hommes politiques en prennent conscience : le travail des enseignants ne se limite pas à 18 heures de présence en cours, devant les élèves : préparation des cours et des devoirs, correction des copies qui peuvent durer des heures quand les classes comportent 36 élèves, contacts avec les parents, réponses aux questions des élèves, réunions, conseils de classes, bulletins, cahiers de textes à remplir, etc.

Manifestement, Nicolas Sarkozy méconnaît complètement les réalités de ce métier : vouloir augmenter le temps de travail des enseignants, c'est encore une forme de mépris et de déni de ce qu'est la fonction enseignante.

Nicolas Sarkozy propose aussi de réduire le nombre des fonctionnaires, sa cible de prédilection....

L’ex-chef de l’État veut « faire converger le public et le privé sur la retraite : 63 ans dès 2020, 64 ans dès 2025 », avec alignement du mode de calcul des pensions, des jours de congés...


Depuis toujours, Nicolas Sarkozy s'est appliqué à présenter les fonctionnaires comme des privilégiés, à instaurer sans arrêt la division et la discorde pour mieux régner, et pratiquer ainsi ce que l’on peut appeler le nivellement par le bas au nom de la convergence...


Dans tous les cas, reculer l'âge de la retraite à 64 ans, c'est une indignité : dès 60 ans, dans de nombreux métiers, la fatigue se fait sentir, des ennuis de santé interviennent.


Les enseignants comme les autres salariés méritent que leur travail soit mieux pris en compte : trop souvent, les hommes politiques, éloignés du terrain, ne voient pas les problèmes auxquels ils sont confrontés.


 


 

Nicolas Sarkozy : l'homme qui veut abattre les profs...
Repost 0
3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 12:27
La fin de la lune de miel...

 

 

Fin septembre, début octobre, c'est, souvent, pour les profs, la fin de la lune de miel : les élèves commencent à s'enhardir, à percevoir les faiblesses de l'enseignant... la fatigue se fait sentir, la paresse s'installe...


Le début de l'année scolaire représente une découverte pour les profs comme pour les élèves, puis progressivement, l'enseignant interroge, note, sanctionne, tance, et le rêve s'évanouit.


Certains élèves prennent de mauvaises habitudes : retards, bavardages, travaux non rendus, insolence... et les tensions se multiplient.


La lune de miel est souvent de courte durée, surtout quand l'enseignant doit affronter des classes surchargées : jusqu'à 36 élèves... il est difficile, alors, de capter l'attention d'un public venu d'horizons divers, avec des centres d'intérêts différents.


Certains n'aiment pas les maths, d'autres exècrent la physique, ou encore le français ou l'histoire, certains n'aiment rien, et se retrouvent sur les bancs du lycée sans aucune motivation.
Dès lors, l'enseignant se retrouve bien en peine pour capter l'attention d'un auditoire diffus, déconcentré.

Et la suite de l'année scolaire représente un véritable marathon de longue haleine : succession de devoirs à préparer, à corriger, cours à revoir ou à organiser...
Ce n'est pas de tout repos, contrairement à ce que croient certains.

Parfois, les parents se croient autorisés à contester les décisions des profs, leurs notations, leurs méthodes pédagogiques.

Ainsi, les enseignants doivent non seulement supporter le comportement des élèves, mais aussi celui des parents qui n'hésitent plus à mettre leur grain de sel partout...

Enseigner devant 36 élèves, de nos jours, devient une tâche complexe : la déconcentration des élèves peut facilement intervenir dans des classes surchargées.
Impossible de séparer vraiment les bavards, d'isoler les contestataires, impossible de donner sans arrêt des punitions : l'enseignant y perdrait beaucoup de temps et d'énergie.

Par ailleurs, les élèves sont de plus en plus obnubilés par leur portable qu'ils ne quittent plus, et ils n'ont parfois qu'une hâte : sortir du cours pour consulter l'objet et découvrir des messages, des photos etc.

Il faut les voir, ces nouveaux élèves, se précipiter dans le couloir, le portable à la main. 
Il faut les voir entrer en cours avec une seule pensée en tête : en ressortir le plus vite possible.

Bien sûr, toutes les classes ne sont pas aussi difficiles, mais on constate que, de plus en plus, l'attention se disperse et s'évanouit, justement à cette époque de l'année : début octobre...

Déjà ! Et pourtant, ce n'est que le début de l'année scolaire : on imagine les trésors de patience, de bonne volonté que doivent déployer les enseignants pour essayer de captiver l'attention de ces adolescents.

On imagine le marathon que représente une année scolaire : porter à bout de bras des classes diverses, parfois surchargées... leur inculquer des connaissances, un savoir-vivre, une envie de progresser et d'apprendre...




 



 

La fin de la lune de miel...
Repost 0
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 15:02
Voici revenue la saison des potirons et potimarrons...

 

 

 

Voici revenue la saison des potirons et des potimarrons... Tout un programme avec ces noms de légumes aux sonorités variées de labiale, dentale, gutturale...

Ces mots qui s'arrondissent de leurs voyelles "o", ces mots qui évoquent des rondeurs de fruits épanouis.

 

Les potirons nous émerveillent de leurs couleurs dorées, de leurs éclats d'orange vif...

Des couleurs de rouille, de xanthe surgissent, cerclées de blanc...

Des formes généreuses s'épanouissent.

 

A l'intérieur, la chair dorée révèle des teintes éclatantes encore, des senteurs douces et sereines, des graines d'un jaune pâle, dans des ravines et des effondrements.

De la famille des cucurbitacés, comme la citrouille et la courge, le potimarrron éclaire les journées d'automne de ses éclats de couleurs vives.

 

Et quel goût raffiné ! Un suc délicat de châtaignes...

 

La surface du fruit fait briller des miroirs, de légères aspérités apparaissent, de petits cratères.

 

Potirons, potimarrons, citrouilles, cucurbitacés... tous ces noms remplis d'expressivité semblent mimer les formes mêmes de ces fruits de l'automne : on entevoit des rondeurs, des épanouissements, des épanchements de couleurs.

 

Redondances dans les sonorités, éclats solaires de palatales, mots qui rebondissent et s'étirent dans des tourbillons de consonnes variées.

Quelle bonhomie dans ces termes !

Ils nous amusent, nous font sourire, nous annoncent toutes les couleurs bigarrées de l'automne.

On en perçoit toute la poésie, tant ils éveillent en nous des images : couleurs réitérées, formes apaisantes, cercles de lumières...

 

 

 

 

Photos : Pixabay et rosemar

Voici revenue la saison des potirons et potimarrons...
Repost 0
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 08:08
La mégalomanie de Nicolas Sarkozy : un hymne de campagne à 86 000 euros...

 

 


Un hymne de campagne qui a coûté une fortune, 86 000 euros en 2012, un avion nommé pompeusement Air Sarko one, des meetings innnombrables, des milliers de tracts distribués aux électeurs : Nicolas Sarkozy a dépassé les bornes pour satisfaire ses propres ambitions politiques...

Une forme d'hubris dangereuse qui a mis en difficulté son propre parti, l'UMP.

Dernier avatar de cette mégalomanie d'un président qui voulait, à tout prix, se maintenir dans la place : on a découvert ces jours-ci le prix payé par Nicolas Sarkozy pour son hymne de campagne, en 2012...

Un hymne pompeux, qui se veut haletant, comme une musique de film, un hymne qui traduit et restitue parfaitement la démesure d'un homme avide de pouvoir et de reconnaissance, un hymne qui résume, à lui tout seul, la personnalité de Nicolas Sarkozy : un être qui se voit comme un héros, un sauveur....

Selon Nicolas Sarkozy, cet hymne lui aurait été "offert" par un ami... Mais le compositeur lui-même, Laurent Ferlet vient apporter un démenti cinglant à cette déclaration : la prestation aurait atteint la coquette somme de 86 000 euros !

La mégalomanie du personnage se double donc d'un mensonge éhonté.

Un hymne qui va crescendo et qui symbolise une personnalité égocentrée, un hymne qui a pour but d'héroïser un homme politique...

Un hymne haletant qui pourrait accompagner un film d'action où le héros est magnifié...

Quand la politique devient un grand show médiatisé à l'extrême, elle perd sa valeur première : se mettre au service des citoyens.

Envisager de remporter des élections avec un hymne à l'allure hollywodienne, est-ce bien raisonnable ?

Où sont passées les idées dans le débat politique, où sont passés les idéaux ?

Le bling-bling présidentiel a atteint des sommets avec cet air de musique composé pour encenser un président, pour le mettre sur un piédestal.

Les héros auraient-ils donc changé de figures ? Les héros seraient-ils des menteurs, des tricheurs, des hommes dénués de raison et de bon sens ?

L'ambition démesurée de Nicolas Sarkozy éclate, une fois de plus, avec cet hymne qui met en scène une hubris hors de propos.

Il suffit d'écouter cette production musicale pour percevoir une sorte de folie des grandeurs, une outrance.

Une campagne politique, ce n'est pas un film réalisé pour transformer un candidat en un héros invincible...


Cette musique conviendrait pour un nouvelle version de "Superman", mais elle n'est pas adaptée à un homme politique qui est l'antithèse de ce héros : un menteur, un ambitieux prêt à tout pour vaincre, un arriviste sans foi ni loi.


La mégalomanie de Nicolas Sarkozy a atteint des sommets et cet hymne symbolise toute la démesure du personnage : coûteux, grandiloquent, plein d'arrogance...


 


 

 

Repost 0
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 12:21
Quand internet déboule dans le Robert...

 

 

 

Le vocabulaire révèle une société et la nôtre est de plus en plus "vampirisée" par internet.

De nouveaux mots liés à cette technologie apparaissent ainsi et sont désormais entrés dans les dictionnaires : la "twittosphère", ou "communauté des personnes qui postent des tweets et de celles qui les lisent", les "youtubeurs et youtubeuses" qui publient leurs propres vidéos sur le site YouTube... le verbe "geeker", qui signifie passer du temps devant un ordinateur, et "l'émoji", cette petite image qui sert à exprimer une émotion, rire, mécontentement, colère, étonnement...

Les mots du web s'emparent des dictionnaires, Robert et Larousse...

Internet est en train de bouleverser le monde du travail, des loisirs, la vie des gens.

Désormais, nous écoutons de la musique sur internet, nous communiquons de plus en plus sur internet, nous nous informons sur internet et nous travaillons avec internet.

Une révolution qui bouleverse toutes nos habitudes...

Le temps passé sur internet ne cesse de croître, les jeunes ne quittent presque jamais leur portable : on les voit dans la rue, le portable à la main, les écouteurs dans les oreilles, ils en oublient d'observer le monde extérieur...

Les addictions à internet se multiplient, créant une dépendance parfois dangereuse...

Internet devient une drogue dont on ne peut plus se passer : il suffit d'une simple panne pour éprouver un manque.

Les applications liées à ce média sont nombreuses, elles se diversifient tous les jours.

Les verbes "twitter, liker" font désormais partie de notre vocabulaire....

Il faut voir avec quelle dextérité les jeunes utlisent leur portable, ils manient cet outil avec aisance et ne peuvent plus s'en passer.

La révolution internet a commencé et ce n'est que le début de cette invasion d'objets connectés de toutes sortes : matelas, montres, chaussures, lampes, meubles....
Jusqu'où ira-t-on dans cette course frénétique à l'innovation et au progrès ?


Pour ma part, je n'ai guère envie de dormir sur une housse de matelas connecté, ni de posséder une montre connectée.

Mais je poste, désormais, des vidéos sur you-tube : je suis devenue "youtubeuse"...

Mais j'écoute de la musique sur mon ordinateur et j'utilise de plus en plus internet comme beaucoup de français.

De plus, la société elle-même nous contraint à faire ce choix d'internet : bientôt les déclarations d'impôts passeront par le web et peu de gens pourront y échapper, car des sanctions seront prévues.

Il existe bien quelques réfractaires à cette technologie mais ils sont plutôt rares, car internet nous offre tant de possibilités dans la communication, le domaine des loisirs, l'information...


 


 

Quand internet déboule dans le Robert...
Repost 0
26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 16:10
La saison du bonheur des vendanges...

 

 


C'est la saison des vendanges, le temps de récolter le vin nouveau ! Des grappes de fruits dorés, aux teintes de pourpre sombre s'offrent à nous...

Les fruits ronds s'alourdissent des chaleurs de l'été finissant.

C'est le moment de la fructification, du bonheur de la récolte, savamment préparée, c'est la promesse de vins nouveaux et chaleureux...

Les vignes chargées de fruits déroulent des grappes aux teintes bleutées, aux couleurs de soleil et de lumières.
Les grains forment des cascades...des ruisseaux ondoyants où s'étagent les fruits... 
L'automne ! La saison du bonheur des vendanges !

Le mot danse grâce à sa voyelle nasalisée redoublée, il évoque la joie, le plaisir de la récolte nouvelle qui s'annonce...

Les différentes consonnes, fricative initiale, dentale "d", chuintante "g" nous disent tant d'éclats emplis de douceur...

Les vendanges... le mot souvent au pluriel traduit aussi une abondance, il annonce une générosité, une prodigalité.

Les romantiques ont souvent décrit l'automne comme la saison du déclin, et de la mélancolie. Mais c'était oublier que l'automne est aussi la saison des vendanges, associées au vin nouveau... Le vin qui symbolise la vie, parfois la connaissance, notamment dans l'oeuvre de Rabelais...

Le mot a, bien sûr, des origines lointaines : on ne s'en étonnera pas, les grecs, les romains pratiquaient la culture de la vigne.
 Les vins étaient, pour les romains, adeptes de Bacchus, un breuvage sacré, un nectar digne des dieux.


Le mot vient du latin "vindemia", terme composé de deux radicaux : "vinum", le vin, et un verbe "demo" qui signifie "prendre, retirer".

"Prendre le vin" ! récolter cette moisson de nectars attachés à des terroirs si nombreux et divers...

"Le vin, la vigne, les vendanges", tous ces mots ont un ancêtre commun : le nom qui désigne le vin, en grec ancien "woinos, oinos", de là viennent les termes savants : "oenologie, oenologue".

Le mot "vendémiaire" désignait, dans le calendrier républicain, le mois des vendanges qui allait du 22 septembre au 21 octobre... encore un joli mot rattaché au radical latin "vindemia'...

Bien sûr, depuis toujours, les vendanges sont soumises à des aléas climatiques : cette année, la chaleur tardive et intense de la fin du mois d'août, les orages, la grêle ont parfois anéanti des vignobles, réduisant à néant les efforts des paysans.

Les vignobles demandent un travail lent et patient, les vignes réclament des soins réguliers. Et les vendanges sont la récompense d'un dur labeur et d'un savoir ancestral.

Les vendanges représentent la fête du vin nouveau, elles évoquent des images lumineuses de fruits mûris au soleil, elles ouvrent la douce saison de l'automne... 


 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La saison du bonheur des vendanges...
Repost 0
25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 13:32
Feuilles dorées, feuilles brunes...

 

 

 

Feuilles dorées, feuilles brunes, cerclées de lumières et de roux...

Feuilles d'automne aux teintes de rouilles et d'or : voici que les arbres s'illuminent des couleurs de l'aurore et du couchant...

 

Voici que les feuillages s'embrasent de couleurs nouvelles et éclatantes...

 

Roux, verts, xanthe, brun, paille, c'est un vertige de couleurs, c'est un éblouissement d'éclats sur le ciel azuré de l'automne.

 

Le soleil fait miroiter les feuilles, le soleil les magnifie, les auréole d'une lumière vive et intense.

Voici les premiers jours de l'automne... Voici la fête des couleurs qui commence.

 

L'arbre rayonne, les feuilles d'or se détachent sur les entrelacs de branches noires et sombres... les bords brûlés aux teintes de rouille, les feuilles s'animent, encore, de couleurs chaudes et lumineuses.

 

L'arbre célèbre l'automne qui arrive... L'arbre éclaire l'azur de son feuillage aux teintes dorées.

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Feuilles dorées, feuilles brunes...
Repost 0
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 10:17
Avec le pampre de la vigne...

 

 

 

 

On se souvient de ces vers célèbres de Brassens, extraits de la chanson Dans l'eau de la claire fontaine...

 

"Avec le pampre de la vigne

Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu’une seule feuille a suffi"...

 

 

Le mot "pampre"associé à la vigne fait surgir des images de plaisirs, et un certain hédonisme.

Le pampre... voilà un mot plein de sensualité et de charme, avec sa labiale réitérée, sa voyelle nasalisée, "am", avec une pointe d'âpreté que suggère la gutturale "r"...

Avec le pampre, on admire des feuilles, des fruits gorgés de soleil, des couleurs sombres ou éclatantes de noir, de xanthe...

Des grappes enroulent leurs grains autour des feuilles découpées, elles montrent des fruits serrés, denses...

Les fruits s'arrondissent, renvoyant la lumière, nimbés de nuées, ivres de sucs...

Les pampres forment des décors en arabesques, des tourbillons de feuilles, des enroulements sinueux qui envoûtent.

La voyelle nasalisée "an" suggère ces envols de feuilles...

Le pampre, c'est toute la poésie de la nature : branche, feuilles, fruits, couleurs...

Le pampre, c'est le vin, la gaieté, l'insouciance, les rires qui fusent.


Ce mot plein de résonances, évoque tant d'images de lumières : fruits mûrissants sous le soleil, fruits qui s'épanouissent et s'offrent à nous...

Les grappes s'écoulent comme des sources, elles épanchent leurs grains avec générosité...

Les feuilles forment des verdures abondantes autour des fruits, elles les enserrent, les entourent de leurs éclats découpés.

Les pampres évoquent la fête, le dieu Bacchus d'autrefois, les Bacchanales où le vin coulait à flots...

Le mot nous vient, ainsi, de l'antiquité : issu du latin "pampinus", à rapprocher du grec "ampélos, la vigne", ce terme ancien aux sonorités de labiale évoque des idées de séduction.


Le pampre contient le monde par ses formes, ses couleurs : nourriture, vin, rondeur des fruits, sources abondantes...






 Photo : Pixabay

Repost 0
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 12:29
Pourtant que la montagne est belle !

 



Jean Ferrat est l'auteur de chansons magnifiques qui restent gravées dans nos esprits à jamais. Ferrat chante l'amour, la vie, la nature, les bonheurs simples, le monde de la campagne...


Il évoque dans une de ses chansons les plus célèbres, intitulée La montagne, l'exode des paysans loin de leur pays vers la ville qui attise les convoitises, la ville avec "ses secrets, le formica", la modernité, mais la ville qui est décrite comme un monde frelaté et vicié, avec ses "HLM, son poulet aux hormones".

Cet exode est restitué par des verbes de mouvement : "ils quittent, pour s'en aller gagner leur vie", et par l'emploi du pronom personnel au pluriel "ils", qui traduit une foule nombreuse.

Ces paysans partent "loin de la terre où ils sont nés"... on perçoit comme une trahison dans cette fuite loin de la terre natale, une sorte d'abandon de l'essentiel : les racines, le pays d'origine...


Ferrat célèbre  la beauté de la nature, la dureté et la simplicité de la vie paysanne, la nourriture du terroir, "la caille, le perdreau, la tomme de chèvre" ...un monde où l'on a l'âme bien né, où le travail est rude, où la vie est difficile mais où règne la liberté...

Il nous fait voir "les vieux" du pays en train de "s'essuyer d'un revers de manche les lèvres...", des gestes quotidiens, simples.


Le refrain décrit les splendeurs de la montagne, ses merveilles, les hirondelles et leur vol dans le ciel... L'exclamation et l'interrogation soulignent bien cet émerveillement devant la nature :

"Pourtant que la montagne est belle !

Comment peut-on s'imaginer

En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver ?"

 

Ferrat nous montre, aussi, ces paysans à l'ouvrage et célèbre leur courage, en magnifiant leur travail manuel... 

"Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu'au sommet de la colline..."


Les vignes, le vin sont chantés, un vin qui produisait "des centenaires", même si c'était aussi "une horrible piquette"... mais les vignes ne sont plus cultivées, comme le suggère cette image : "elles courent dans la forêt".

La vie rurale est évoquée, avec ses aléas et ses difficultés :

"Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l'autre non
Et sans vacances et sans sorties..."


La ville, elle , symbole d'emprisonnement et d'enfermement offre des emplois de "flics et de fonctionnaires" à ceux qui quittent leur terre natale.

Notre monde qui oublie trop souvent de rendre hommage à la nature, qui vante le "formica", les plaisirs frelatés a besoin de ce retour aux sources...

Oui, "que la montagne est belle" ! Et qu'elle nous manque, souvent, dans nos villes de béton et de violences ! Que d'artifices autour de nous ! Que d'écrans qui s'interposent ! Que de bonheurs oubliés et perdus !

Ferrat nous fait prendre conscience de toute l'importance d'une nature que nous méprisons souvent ou que nous ne voyons plus... Ferrat chante un monde intact, la liberté, les oiseaux qui virevoltent dans le ciel, l'hirondelle, symbole du printemps et du renouveau...

Au passage, Ferrat compare les âmes des paysans à des "vignes noueuses" et dures à la tâche... et cet hymne au monde des paysans est empreint d'émotions !

 

Ferrat, le poète, met en évidence, avec ses mots, toute l'importance du monde qui nous entoure et que nous sacrifions à une modernité faite de plaisirs souvent factices. La mélodie limpide traduit bien ce bonheur de l'homme qui vit près de la nature...

 

 

 

 

 

Repost 0
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 10:22
Du sexisme dans les pubs LG ?

 

 

La marque sud coréenne LG a présenté des publicités où des femmes font le ménage pendant que les hommes s'amusent, se prélassent en mangeant des chips devant un poste de télévision...

 

Peut-on parler de sexisme ? En fait, ces publicités ne sont-elles pas le reflet de la réalité ?

 

Qui fait, le plus souvent, le ménage dans un couple ? Qui fait la cuisine, qui épluche les légumes, qui range les chambres, qui fait les lits ?

Malgré quelques évolutions dans le rôle éducatif des pères, le partage des tâches reste très déséquilibré....

La femme reste attachée à l'entretien de la maison, et même alors qu'elle travaille à l'extérieur.

Il semble qu'on ne puisse effacer des siècles de servitude féminine : c'est la femme qui lave le linge, qui l'étend, le ramasse, le range...

C'est la femme qui enlève la poussière, passe l'aspirateur, nettoie les wc, la salle de bains.

 

Quoi de plus normal ? La femme, elle, voit la poussière, elle voit la crasse.... les hommes, eux,  passent à côté, sans la voir.

La femme perçoit le désordre, le fouillis, l'homme, lui, n'en a même pas conscience.

 

Une sorte de cécité s'empare des hommes, quand il s'agit de tâches domestiques.

Il ne s'agit même pas d'un calcul, c'est un héritage venu, sans doute, de la nuit des temps...

Non, les hommes ne voient pas des papiers qui traînent, ils ne voient pas le désordre.

Tout cela les dépasse, c'est hors de leur portée.

 

Comment pourrait-on, d'ailleurs, le leur reprocher ?

Comme ils ne le voient pas, ils ne peuvent pas se mettre à nettoyer une cuisine, une salle de bains...

Les hommes sont incontestablement au dessus de toutes ces tâches ménagères.

Comme ce n'est pas de leur ressort, ils laissent aux femmes le soin de s'en occuper : elles le font si bien !

 

Il est même des hommes qui adorent voir leurs femmes s'adonner à ces activités ménagères : ils regardent, avec bonheur, leur femme s'activer, tandis qu'ils s'affalent sur un canapé.

 

Certains trouveront, avec une certaine mauvaise foi, que cet article est outrancier, mais, de fait, j'exagère à peine.

C'est bien là, la réalité, à laquelle sont confrontées la plupart des femmes.

 

Il est vrai que dans quelques couples jeunes, l'homme prend une part plus grande dans l'entretien de la maison, mais la femme reste la gardienne du foyer, celle qui préside au bon ordre d'une maison.... une fée du logis...

C'est elle qui veille au nettoyage, à la propreté dans une maison, c'est à elle que reviennent les travaux ménagers et toutes leurs contraintes.

 

 

 

http://www.marianne.net/les-pubs-lg-les-femmes-font-menage-que-les-hommes-s-amusent-100245895.html

 

 

 

Du sexisme dans les pubs LG ?
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/