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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 12:53
Viens voir les comédiens...

 

 

 

Comment restituer toute la magie de l'art théâtral ? Le meilleur moyen est, sans doute, de nous entraîner dans le sillage de ces comédiens qui vont de ville en ville pour donner des représentations et pour animer des soirées, de leurs spectacles...

 

Un hommage aux comédiens, à cet art ancien du théâtre qui nous fait rêver, à cet art éphémère qui reste, pourtant, gravé dans nos esprits, c'est, là, le thème d'une célèbre chanson de Charles Aznavour...


Le texte est une invitation pressante et insistante à aller voir des comédiens qui arrivent : l'impératif réitéré "viens" souligne l'exhortation, ainsi que la répétition du verbe "voir'.

Grâce à ce verbe "voir", on prend conscience que le théâtre est, avant tout, un art du spectacle : il est fait pour être représenté sur une scène, et c'est ainsi qu'il prend vie...

L'emploi de la deuxième personne du singulier "viens" apporte une tonalité familière  : l'auteur semble, ainsi, s'adresser à chacun d'entre nous.

Les comédiens sont associés dans cette invite, à des musiciens et des magiciens.
La comédie, le théâtre ne sont-ils pas des spectacles complets et magiques qui nous transportent dans d'autres univers ?

L'emploi de la fricative "v" dans le refrain peut suggérer tout le charme et toute la fascination qu'exercent ces comédiens sur le public...

Le poète nous montre, d'abord, tout ce qui précède les représentations : l'installation des tréteaux, tout un travail que révèlent des verbes d'action : "installer, dresser, tendre".

Puis, c'est l'évocation de la parade qui permet de prévenir la foule, de lui présenter le spectacle à venir. A grands bruits de tambours, les comédiens attirent "un cortège en folie". 

Le poète plante, alors, le décor coloré du spectacle, en plein air : 

"Devant l'église une roulotte peinte en vert 
Avec les chaises d'un théâtre à ciel ouvert "

Puis, il déroule, de manière très vivante, certaines intrigues mises en oeuvre dans de nombreuses pièces de théâtre : histoires de coquins qui finissent par être punis, histoires d'amours, bien sûr, qui font "trembler" ou "rire".

Les impératifs "Poussez la toile et entrez" sont, à nouveau, une invite insistante à aller suivre le spectacle.

Le poète magnifie, aussi, le théâtre en évoquant encore le cadre : "Sous les étoiles…" et le rituel théâtral qui donne tout son charme et son mystère à cet art : "les trois coups, le rideau va se lever..."
"Quand les trois coups retentiront dans la nuit 
Ils vont renaître à la vie, les comédiens."

Le poète décrit, enfin, dans le dernier couplet, le départ des comédiens, soulignant le caractère éphémère de cet art du théâtre...

"Les comédiens ont démonté leurs tréteaux 
Ils ont ôté leur estrade 
Et plié les calicots..." 

Il évoque, enfin, l'empreinte que laisseront, malgré tout, les comédiens, des souvenirs inoubliables gravés "au fond du coeur" de chacun..."sérénade, bonheur d'Arlequin", des souvenirs étincelants de musique douce, de joie.

Ils laisseront à chacun l'impression d'avoir rêvé, avant de rejoindre d'autres lieux, pour donner d'autres spectacles...

L'emploi du futur, en fin de texte, souligne bien la permanence du souvenir... "ils laisseront, nous croirons avoir rêvé..."

La mélodie entraînante, vive et virevoltante nous emporte dans le sillage de ces comédiens qui vont de ville en ville, pour jouer leur spectacle... Elle traduit un enthousiasme, celui des spectateurs mais aussi celui des acteurs, passionnés par leur art...

 

 


 
Paroles de Jacques Plante :

 

http://www.paroles.net/charles-aznavour/paroles-les-comediens


 

 

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 08:09
Mais jusqu'où ira la pudeur ?

 

 



De plus en plus, on voit, en France, des femmes vêtues de pied en cap, encapuchonnées d'un voile noir à l'allure inquiétante : des images que l'on ne croisait pas, autrefois et qui suscitent bien des questions...

Le burkini, réservé aux bains, quant à lui, couvre aussi l'ensemble du corps de la femme, à l'exception du visage...

Mais jusqu'où ira la pudeur ?

On apprend, ces jours-ci, qu'une auto-école de Villefranche-sur-Saône se propose d'ouvrir une salle de code réservée aux femmes... La gérante Sarah Bakar déclare même : « Les leçons de conduite seront effectuées par moi pour les femmes, et par un homme pour des hommes. »

Ainsi, semble s'organiser, dans notre pays, une sorte d'apartheid visant à séparer les hommes et les femmes...

On sait, aussi, que certaines femmes musulmanes refusent de se laisser examiner par des médecins hommes.

Tout cela va à l'encontre de nos principes fondamentaux d'égalité, on ne peut traiter la femme comme un être à part. Avec de tels principes, nous perdons nos valeurs essentielles. C'est, là, une régression inadmissible.

Quelle est cette fureur hystérique attachée au corps de la femme ? Pourquoi la pudeur serait-elle une spécificité féminine, pourquoi ne concernerait-elle pas les hommes ?

On le conçoit : il faut remettre de l'ordre dans tous ces manquements à la république et montrer la stupidité que représentent ces moeurs d'un autre temps.

Pourquoi la femme devrait-elle être soumise à des contraintes vestimentaires ?

Quelle image de la femme véhiculent ces coutumes ? La femme maudite, la séductrice, la pécheresse...

La femme maudite, impure, souillée : cette représentation date des premiers textes mythologiques et bibliques et il semble que certains ne puissent s'en détacher.

Aussitôt, ressurgissent des siècles de malédiction qui ont accompagné l'image dela femme : la femme séductrice, coupable de tous les péchés du monde, la femme maudite, à qui revient le triste rôle de répandre tous les malheurs sur le monde, avec le personnage de Pandore, dans la mythologie grecque...
 
La femme responsable tous les péchés du monde, couverte d'opprobres, la femme, cette pestiférée !

Ce sont là des images éculées, poussiéreuses, véhiculées par les religions...

Des images qui stigmatisent les femmes et les ravalent au rang de boucs émissaires chargés de culpabilité...
Mais jusqu'où ira, donc, la pudeur ? 


"Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.", s'exclame Tartuffe, dans la célèbre pièce de Molière, révélant, ainsi, son hypocrisie religieuse... Ce faux dévot s'offusque ou plutôt feint de s'offusquer d'apercevoir la poitrine de la servante Dorine.


Eh oui, au 17 ème siècle, de nombreux textes religieux enjoignaient aux chrétiens de fuir la séduction de la beauté féminine.


Mais ce temps et ces idées sont révolus : les femmes ont le droit, comme les hommes, d'être visibles dans l'espace public, elles ont le droit de vivre sans ces contraintes vestimentaires, sans ce poids d'une culpabilité millénaire qui les accable...






    

 

Mais jusqu'où ira la pudeur ?
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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 15:57
Une île paresseuse...

 

 

 

Pour le plaisir et la poésie des mots : l'île !


"Chacun de nous porte en lui ses propres îles, refuges contre la bêtise, la laideur et la sourde contrainte d'un ordinaire non-désiré.", voilà une réflexion de Jacques Chancel qui donne à l'île toute sa dimension onirique...


L'île est souvent l'image d'un monde lointain, exotique, idéalisé... La mer toute proche nous fait sentir des parfums aux embruns de sel, et d'algues, la mer nous fait entendre ses murmures incessants, un doux bruissement des flots renouvelés sur le sable, des miroirs de lumières, des ondoiements de vagues qui réflètent des soleils dupliqués.

La mer, l'inconnu, le mystère, l'infini et l'évasion, le rêve...

La mer et ses vagues ondoyantes...

Des efffluves de pins se mêlent aux senteurs ambrées de l'eau, l'air vif nous emporte sur la vague marine, et nous enivre de liberté...


Le mot "île", dans sa brièveté, suggère bien un espace limité, entouré d'eau,  l'accent circonflexe lui confère une certaine singularité.

L'île représente un microcosme, un paradis, un idéal de bonheur.


Ce mot  ancien vient d'un terme latin, "insula" qui s'est abrégé en français... On retrouve l'ancien radical latin dans les noms "insulaire, péninsule"...

L'île, c'est le lieu, par excellence, de l'imaginaire utopique, un monde idéalisé qui représente l'envers de la réalité, un lieu où l'on peut atteindre un bonheur paradisiaque.

Baudelaire décrit ce bonheur dans nombre de ses poèmes, on songe, ainsi, à un sonnet intitulé Parfum exotique...

"Une île paresseuse où la nature donne
 Des arbres singuliers et des fruits savoureux ;
 Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
 Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne..."

L'île est souvent, dans l'oeuvre de Baudelaire, un lieu rêvé, symbole d'évasion, de liberté, d'exotisme, de voyages...

 C'est Thomas More qui, le premier, au seizième siècle, décrivit une île merveilleuse qu’il nomme Utopia, un lieu idéal où regne une société égalitaire, sans misère, sans contraintes.

Ce lieu utopique permet à Thomas More de se livrer à une critique du monde réel, dominé par l'argent, la cupidité, le désir de domination...


L'île sépare, isole, met à part : c'est un lieu d'exception, dans tous les sens du terme, un lieu qui permet de rêver à un monde meilleur.

Depuis les origines de notre littérature, depuis l'Odyssée du poète Homère, l'île est un motif qui a inspiré de nombreux auteurs : l'île fascine, c'est le pays de "nulle part", un monde inventé qui permet de s'évader dans le rêve, un monde à part...

L'île de Calypso, celle qui vit cachée, loin du monde, hors du temps, l'île de Circé la magicienne, l'île des lotophages, les mangeurs de lotus, autant d'images d'îles mystérieuses que l'on trouve dans l'Odyssée, des îles mythiques, lointaines.

Le verbe "isoler" et ses dérivés sont issus du même radical que le nom de l'île... Les insulaires, entourés d'eau, se retrouvent, parfois, isolés du reste du monde.

On retrouve, avec ce mot, un ancien terme venu du latin, que des évolutions phonétiques ont transformé notablement...

On retrouve un mot chargé d'histoire, venu du passé...

 

La consonne "s" du mot "insula" a laissé, sur ce nom, un accent circonflexe, un joli signe orthographique, comme un embrun venu de la mer !


 

 

 

 

 

Photos : Christelle   L'île d'Amorgos

Une île paresseuse...
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 12:16
Un bel hommage aux impressionnistes : la féerie des eaux à Nîmes...

 

 



Célébrer l'impressionnisme, ce mouvement pictural qui a donné naissance à tant d'oeuvres inoubliables, c'est là une belle idée pour illustrer un spectacle nocturne : la féerie des eaux à Nîmes...

Dans le cadre somptueux des Jardins de la Fontaine, ce spectacle a été l'occasion d'évoquer des peintres aux noms légendaires : Van Gogh, Cézanne, Monet, Manet, Degas, Caillebotte, Guillaumin, Renoir, Sysley et tant d'autres.

L'eau, le feu, le mouvement, le jaillissement des couleurs : quels meilleurs moyens pour symboliser et suggérer  l'art éblouissant et inventif des impressionnistes ?

Des images féeriques ont été projetées sur les murs immenses du jardin.

Le spectacle s'ouvre sur des portraits ou autoportraits de ces peintres : on reconnaît leurs visages, leurs noms s'affichent et défilent sur les murs de pierres du jardin...

Puis, c'est une explosion et une éclosion de fleurs et de couleurs...


Tour à tour, sont mis en scène les différents thèmes abordés par les impressionnistes : les tournesols de Van Gogh tourbilllonnent, des paysages surgissent : soleils rougeoyants, marines où l'on admire des voiliers ondoyants sur des mers houleuses, décors d'arbres foisonnants...

Soudain, apparaît une fleur géante, butinée par un papillon, une campagne verdoyante se peuple de personnages féminins en robes longues, des couleurs s'enflamment, avec des myriades de papillons tourbillonnants.

Des jets d'eau aux teintes de feux et de flammes embrasent, alors, le ciel, comme pour signifier toute l'ardeur et la passion de ces peintres.

Puis, des silhouettes graciles apparaissent, en mouvements légers : on reconnaît des danseuses, le thème de prédilection de Degas. Soudain, on perçoit plus distinctement une seule danseuse qui virevolte, dans son corset blanc, et on admire une ronde de danseuses aux mouvements cadencés, pleins de charmes.

Le nymphée s'illumine de jets d'eau géants qui traversent la nuit...

Un accordéoniste égrène sa musique et fait naître des images de bals populaires... Un couple danse une valse musette, les couples se multiplient, alors, sous des éclats de feux d'artifices et des chapeaux lancés à la volée...

Des éclats de feux et d'ors jaillissent dans la nuit... ils montent vers le ciel étoilé, la Grande Ourse et rejoignent les astres de la nuit.

Un soleil se lève, lumineux, il se transforme en fleurs géantes, irradiées de lumières....

Le spectacle fait revivre tant de thèmes qui ont inspiré les impressionnistes : des scènes familières, peintes par Renoir, des paysages de campagne provençale magnifiés par Van Gogh, des jardins fleuris de Monet.


"Le bal du Moulin de la Galette, La danse à la ville, à la campagne, Les tournesols, Champ de blé avec cyprès, Les nymphéas", tant de tableaux surgissent dans la nuit...


Cette soirée festive qui a réuni un public nombreux et populaire a permis à chacun de redécouvrir ces peintres de génie que furent les impressionnistes.

Les jets d'eau ont fait naître des explosions de couleurs, les images ont évoqué tant de chefs d'oeuvre célèbres, ont permis de mettre en scène toute la créativité de ces artistes qui ont su innover aussi bien dans la technique picturale que dans les thèmes traités....

Les impressionnistes n'ont-ils pas représenté avec passion le monde quotidien ? La nature, les jardins, la vie moderne, les bals, les portraits de gens simples... Ils ont su mettre en évidence toute la poésie, tout le charme des paysages, des arbres, des fleurs...






     
 Photo et vidéos : rosemar

Portraits de peintres...

Les tournesols tourbillonnent...

De somptueux jets d'eau dans la nuit...

Soleils et marines...

Un festival de couleurs...

Fleurs et paysages champêtres...

Rouge passion !

Les danseuses...

Des éclats de bleu

Le bal musette

Soleil et fleurs, des éclats de feux dans la nuit

Le nymphée nimbé de jets d'eau : waouh !

Le final : la fête des couleurs

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 08:30
Le burkini est une régression...

 

 



Le burkini est, indubitablement, une régression : ce vêtement de bain qui entrave le corps de la femme, le recouvre du haut juqu'en bas, qui enjoint à la femme de se cacher, comme si elle était coupable de montrer sa chair, est un instrument d'asservissement.

Il a fallu des siècles pour que la femme se libère, dans nos sociétés : accès au travail, droit de vote, possibilité de s'abstraire de l'autorité d'un mari, liberté de se vêtir, comme elle le souhaite.

La femme ne peut être ainsi contrainte de porter une carapace pour aller se baigner, elle a le droit de s'épanouir et de profiter pleinement d'un bain de mer, dans une tenue non contraignante.

Le temps des harems est révolu ! 

La femme cachée, la femme soumise, obligée de se taire, de vivre dans l'ombre, ces images devraient appartenir au passé.

Au pays des droits de l'homme, au pays de Voltaire, de Montesquieu, nous ne pouvons pas admettre que la femme soit, ainsi, réduite à s'effacer, à se soumettre à des diktats religieux.

Alors qu'il reste encore bien des progrès à faire, en matière du droit des femmes, dans notre propre pays, il n'est pas possible de concevoir de telles régressions.

Quoi qu'on en dise, le burkini est bien un signe de soumission : il introduit une discrimination évidente, entre l'homme et la femme...

Il sépare, il distingue des communautés, il est particulièrement visible sur une plage, et il apparaît comme un signe religieux ostentatoire.

En ces temps où ressurgit la barbarie, où on tue un prêtre, au nom de la religion, ces signes ostentatoires ne sont pas les bienvenus.

De toutes façons, le burkini et le voile sont une atteinte à la liberté des femmes dans un pays où les femmes peuvent désormais se vêtir comme elles le souhaitent : elles ont le choix et la possibilité de varier les tenues.

Elles peuvent changer de tenues en fonction du temps, de l'humeur, des circonstances, et cette liberté est une victoire, un signe d'émancipation de la femme...

Il faut remettre la religion à sa place, dans la sphère privée.

Porter un burkini, ce n'est pas neutre, c'est manifester un goût pour un Islam radical, qui maintient la femme dans l'ombre, qui l'enferme dans un vêtement très contraignant...

Porter un burkini, c'est afficher un rigorisme, une forme d'extrémisme religieux que nous condamnons. Le burkini est bien une aliénation à laquelle est soumise la femme : le poids des traditions, le regard de l'autre lui imposent ce vêtement austère.

A l'heure où la terreur islamiste s'impose dans de nombreux pays, le burkini crée des séparations, divise les communautés, exacerbe les tensions...

Selon Edwy Plénel, le burkini serait "un vêtement comme un autre"... Vraiment ? 

C'est, pourtant, un vêtement qui est destinée à la femme et à la femme seule, un vêtement à la connotation religieuse marquée.

Non, ce n'est pas une tenue de bain, comme une autre : le burkini n'offre ni le confort, ni la liberté aux femmes.

On ne peut même pas le comparer à ces tenues de bain de la Belle époque, dans la mesure où les hommes portaient, eux aussi, en ce temps-là, des vêtements couvrants...

Le burkini signe une régression, et prétendre défendre les droits des femmes, en l'assimilant à "un vêtement comme les autres" est une aberration...





 

 

Le burkini est une régression...
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 09:44
Une nuit d'été à l'Estaque...

 



Une photo d'autrefois...


C'est la nuit, sur les quais de l'Estaque : on aperçoit, dans le lointain, un fanal, lumière vive qui transperce l'obscurité de la nuit...

Nous marchons sur le quai : ma soeur doit avoir une douzaine d'années, mon frère, quatre ans et moi, deux.

Ma soeur, revêtue d'une robe claire, maintient fermement le bras de mon frère, la mine rebelle, les cheveux blonds et bouclés...

L'air mutin, mon frère a manifestement envie de s'échapper... Un pas devant, je suis là, je montre ma frimousse ronde et je m'aventure à la découverte des mystères de la nuit.

Les yeux grands ouverts, j'explore les alentours, dans une attitude de grande curiosité.

Tandis que ma soeur et mon frère regardent l'objectif, j'inspecte le monde et je le découvre avec avidité....

Seuls mes frère et soeur posent pour la photo, alors que j'observe le paysage.

Bras en avant, poings fermés, je vais seule et je suis à l'affût du monde... La nuit est profonde : nous avons dû assister à quelque fête nocturne sur les quais du port de l'Estaque, soirée festive, joutes provençales.
Nos tenues sont estivales, et nous goûtons au plaisir d'une balade nocturne.

Mon frère débraillé manifeste des envies de liberté tandis que ma soeur le maintient solidement par le bras.

On sent la mer toute proche, les bateaux, le spectacle du port. On perçoit le bonheur de ce moment de détente : les senteurs de la mer, une obscurité bienveillante, la douceur de l'été...

On sent un air de liberté, un épanouissement, un apaisement, tous les plaisirs de l'été...

Un instantané de bonheur, au bord de la mer...


Nos trois silhouettes revêtues de tenues claires ressortent, sur le fond sombre de la nuit. 

Beau tableau de l'enfance, beau moment de loisir et de détente sur le port de l'Estaque...

Belle envie de liberté de mon frère... beau désir, de ma part, de découvrir le monde.

Et ma soeur essaie de contenir le galopin aux cheveux ébouriffés, aux vêtements en bataille, elle l'agrippe par le bras, le maintient contre vents et marées sous sa surveillance...

Prudente tout de même, je m'avance devant eux, avec de grands yeux étonnés et interrogateurs, comme si le monde me tendait les bras.









Photos : Pixabay et Christelle

Une nuit d'été à l'Estaque...
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:51
Un spectacle fascinant : la féerie des eaux à Nîmes...

 

 

L'eau ! Tant de symboles surgissent à ce seul mot ! La vie, la pureté, la fluidité, le renouveau...



L'eau et ses tourbillons exercent une véritable fascination sur chacun d'entre nous, et quand l'eau est mise en valeur dans un spectacle festif, au coeur de l'été, on est encore un peu plus émerveillé...


En ce week-end du 15 août, la féerie des eaux a, comme chaque année, séduit de nombreux visiteurs, aux Jardins de la Fontaine à Nïmes : ce cadre prestigieux s'est trouvé, à nouveau,  magnifié par cette magie de l'eau...


Ce spectacle musical est fait pour ravir tous les sens :  on goûte la fraîcheur de l'eau, on admire sa fluidité, on apprécie ses embruns bondissants, on est envoûté par la musique environnante.


Les arbres, les pins, les cèdres, les chênes sous un feu d'artifice d'eau ! Des embruns de lumières  fusent soudain dans le ciel...
L'architecture du jardin, les balustres sont sublimés par des fusées jaillissantes d'eau qui tourbillonnent.


Il faut imaginer, d'abord, toute la préparation qu'exige ce spectacle : partout, des tuyaux, des buses, des haut-parleurs ont été installés, autour des plans d'eau du jardin : un véritable travail de fourmis...


Et le résultat est surprenant : on est envoûté par la musique, par les jets d'eau qui s'élancent dans le ciel et qui dessinent, sur l'azur, des figures géométriques improbables.
L'eau se disperse en fusées rayonnantes, en tourbillons : des lassos, des filets, des arabesques s'emparent du ciel et l'escaladent : c'est un jaillissement soudain qui explose.
On admire ces envolées majestueuses de l'eau, on est sous le charme de cette eau qui jaillit soudain, qui se disperse en mille éclats de pluie...


En été, on apprécie plus particulièrement le spectacle de l'eau qui apporte sa fraîcheur, qui distille tous ses bienfaits.
Les murs du jardin, les balustres, le nymphée semblent trouver une nouvelle vie sous cette féerie des eaux.


Une musique intense ou plus douce rythme ce ballet de l'eau... l'eau semble accompagner cette musique envoûtante, de ses mouvements ondoyants... C'est l'eau qui prend vie, sous nos yeux, qui s'anime...
C'est l'eau qui danse, c'est l'eau qui libère son énergie, et qui chaloupe avec bonheur et intensité sous le ciel de l'été.
C'est l'eau qui se donne en spectacle, qui fait naître des tableaux lumineux...


Soudain, des flammes rouges et or surgissent et se mêlent à l'élément liquide, créant une fusion improbable de l'eau et du feu !
Soudain, les jets d'eau s'entremêlent, se rejoignent pour créer des figures acrobatiques : la magie de l'eau qui retombe en cascades ou en pluie fine, étincelante sous la lumière du sud !

On est saisi, et captivé par cette grâce de l'eau qui rebondit, qui s'envole et retombe en mille éclats...


Ce spectacle ravit petits et grands : on entend les exclamations de la foule, devant cette danse féerique de jets d'eaux, des applaudissements chaleureux viennent ponctuer et rythmer cette fête de l'été.
Une véritable orchestration qui nous montre tous les pouvoirs, toute la beauté, toute l'harmonie de cet élément naturel qui est à l'origine de la vie...


 


 

A suivre : les féeries nocturnes...




 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Des tourbillons d'eau

Le nymphée magnifié par l'eau

Des éclats de feux au milieu des jets d'eau...

Encore des éclats de feux... accompagnés de cris d'admiration...

Des lassos qui tourbillonnent...

Une vue d'ensemble des jardins... prise de vue devant le nymphée

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 13:44
Pins, cèdres, cyprès...

 

 



Pins, cèdres, cyprès... les formes des arbres s'enchevêtrent dans des fusions de verdures, de teintes sombres, noires, ou d'un vert pastel.

Belle diversité, belle composition de couleurs...


Les cyprès obscurs lancent leurs fuseaux sur l'azur, impérieux, élancés, rectilignes, aux profils de colonnes antiques...


Leurs fûts se hissent sur l'azur et dessinent des pinceaux ténébreux, légers, fuselés...

Les cèdres, eux, vrillent le ciel, en tourbillons de verdure, leurs branches semblent tanguer sur l'horizon...


Tout autour, les pins forment des bouquets arrondis, des panaches moelleux, des embruns de verts clairs.

Tout autour, les pins lancent des envolées, des auréoles de verdures, ils s'emparent du ciel.  

Quelle variété dans les formes, les teintes, les nuances de verts !


Et quelle harmonie dans ce tableau ! Le jardin compose une toile somptueuse de couleurs, des camaïeux de verts si intenses....


 

 


 

 

 

Photo : rosemar

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 13:28
La lecture sur internet...

 

 

 

 

La lecture suppose attention et concentration, elle exige une certaine rigueur... Or, la lecture sur internet est, souvent, perturbée par des publicités, des annonces de toutes sortes.

 

Comment se concentrer face à tous ces écrans qui nous sollicitent de toutes parts ?

Ordinateurs, tablettes, i-phones, tant d'écrans sont mis à notre disposition pour délivrer des informations.

Mais, comment lire attentivement un journal dont la page unique est fondée sur la dispersion et des informations multiples ?

 

Quand on ouvre un article sur internet, on voit s'afficher sur les côtés, de nombreux autres titres.

Et même si on utilise un bloqueur de publicités, l'attention se disperse souvent  sur certains sites qui font leur propre promotion, de manière tapageuse.

On est face à une mosaïque de messages qui attirent l'attention si bien qu'on est tenté de passer d'un site à un autre...

Certains articles sont surchargés de liens qui conduisent le lecteur à une dispersion plus grande, encore...

 

Par ailleurs, l'écran d'un ordinateur, par ses reflets, sa brillance, fatigue, rapidement, les yeux du lecteur.

 

Internet, c'est, aussi, le règne de l'immédiateté et de l'instantanéité : il faut s'informer vite, parcourir les titres, on en vient à grappiller sans vraiment approfondir...

 

La profondeur, c'est ce qui manque dans le monde moderne.

Et internet a tendance à aggraver et encourager une certaine légèreté dans la lecture.

 

Notre monde de sollicitations permanentes, avec des loisirs qui se sont diversifiés, n'aime plus la profondeur et la rigueur de l'analyse : à l'ère de Twitter, les internautes se délectent de propos à l'emporte-pièces, ils apprécient les réactions immédiates, lancées à la volée.

A l'heure d'internet, la tendance est, souvent, à l'émiettement et à la dispersion.

 

Partout, et même sur internet, la propagande va bon train, car cette propagande ne se cantonne pas aux médias traditionnels, comme la télévision ou la radio.

 

La propagande se trouve aussi sur internet, et comme nous sommes abreuvés d'informations, il est difficile de faire le tri.

 

Des erreurs se propagent, car chacun peut diffuser toutes sortes d'articles et de messages. Ces erreurs peuvent être volontaires, ou, parfois, elles sont dues à une forme d'ignorance...

 

Lire sur internet demande un esprit critique : il faut vérifier les sources, s'interroger, et souvent le monde moderne qui nous bouscule, ne nous en laisse pas le temps.

 

En fait, pour lire en toute sérénité, rien ne vaut le livre : on peut facilement souligner des phrases, des extraits, le regard est sollicité par un seul message, et l'attention est bien meilleure.

Le livre doit rester une référence essentielle : il permet de trouver une vraie sérénité et une concentration accrue dans la lecture.

 

 

 

 

 

La lecture sur internet...
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 10:44
Le sport, au fond, c'est très injuste...

 

 

 

 

Vous connaissez, sans doute, un certain nageur du nom de Michael Phelps, celui qui rafle toutes les médailles, aux JO de Rio ? Ce mercredi 10 août, un reportage lui était consacré, lors du journal de 20 heures sur France 2.

"21 titres olympiques ! Pourquoi Michael Phelps est-il le meilleur ?", telle était la question posée par le journaliste.

 

"En fait, son corps est conçu pour nager, nous dit-on. Deux mètres d'envergure, des pieds immenses, pointure 47", bref, Michael Phelps a un gabarit hors normes : muni de véritables palmes naturelles, il bat tous ses adversaires.

Sa grande taille, sa morphologie lui permettent de surclasser tous ses rivaux dans les compétitions sportives.

 

Comment lutter contre ce géant, aux dimensions impressionnantes ?

Comment lutter contre ce phénomène, contre ce corps taillé sur mesure pour la natation ?

Oui, décidément, le sport, c'est très injuste...

 

Non seulement, certains sportifs sont dotés d'un physique avantageux, mais d'autres, aussi, se dopent pour remporter la victoire.

Une pratique qui tend à se généraliser dans le sport de haut niveau, à tel point que les soupçons de dopage se répandent et que de nombreux sportifs sont éclaboussés par ces affaires.

De quoi ternir tout l'éclat de ces jeux olympiques, conçus à l'origine pour mettre en valeur des exploits sportifs.

Peut-on parler, d'ailleurs, d'exploits, quand les athlètes sont "gonflés" artificiellement ?

Peut-on parler de sport, peut-on parler de "jeux", quand la tricherie et la fraude sont si répandues ?

 

Tout le monde sait que ces pratiques existent et qu'elles sont souvent passées sous silence.

Des pratiques qui mettent en danger la vie des athlètes...

Des pratiques qui vont totalement à l'encontre de l'esprit sportif.

 

Ainsi, les jeux olympiques sont complètement dénaturés : c'est le sport-spectacle qui l'emporte, c'est le règne de l'illusion.

 

Quand le sport devient une foire aux muscles, à la démesure, qui peut y adhérer ?

Bien sûr, certains sportifs ne sont pas concernés par le dopage, mais la suspicion existe et vient assombrir ces compétitions.

Le sport de haut niveau, c'est aussi très injuste pour les athlètes eux-mêmes : soumis à des entraînements intenses, tentés par le dopage, ils en viennent à mettre leur santé en péril.

 

Il semble, aussi, que ces JO attirent de moins en moins de spectateurs : ce n'est pas étonnant, face à tous les scandales qui entourent ces jeux.

De plus, l'organisation de ces compétitions pose problème : coût exorbitant, retombées incertaines sur l'économie, infrastructures abandonnées...

 

 

 

 

Le reportage de France 2 :

 

http://www.francetvinfo.fr/sports/jo-2016-michael-phelps-les-secrets-d-une-legende_1585065.html

 

 

Le sport, au fond, c'est très injuste...
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