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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 14:07
Toutes les couleurs de l'automne...

 

 

Toutes les couleurs de l'automne sur ce buisson de vigne vierge...

Du rouille, du brun, du xanthe, du vert pâle, du noir, du mordoré...

 

Des éclats de feux, des étincelles de lumières, des soleils couchants dorés et rougeoyants, des miroirs sombres qui côtoient des teintes d'opales...

 

Des contrastes étonnants... des tableaux de feuilles dentelées, vernissées, aux teintes éblouissantes...

 

Le mur, habillé de ce lampas, se brode de rouilles, de roses, de bruns brûlés.

Le mur du jardin s'éclaire de ces embruns de couleurs variées.

 

Les feuilles ondulent, un déferlement de vagues aux teintes de pourpres...

Les feuilles rutilent, brunes, sombres, laquées de noirs.

 

L'automne pose ses teintes éclatantes sur les feuillages, l'automne s'installe peu à peu...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Toutes les couleurs de l'automne...
Toutes les couleurs de l'automne...
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 13:16
La casquettière...

 

 


Il est des boutiques que l'on n'oublie pas, parce qu'elles sont liées à l'enfance, parce qu'elles ont disparu et ont laissé des souvenirs forts dans nos mémoires...

La mercerie où l'on entrait comme dans un sanctuaire, dans le silence feutré des tiroirs qui contenaient toutes sortes de trésors : des bobines de fil, des pelotes de laine, des boutons, de la dentelle....

Le petit vendeur d'esques qui tenait, dans un renfoncement, une minuscule boutique, où l'on pouvait trouver des articles de pêche, des cannes, des hameçons et puis, bien sûr, les "esques", ces vers servant d'appâts, dans le parler marseillais...

Le marchand de vins dont le réduit exhalait de fortes senteurs de tanins...

 

Et puis, il y avait la casquettière ! Le nom, à lui tout seul, était tout un programme : un mot qui claque et résonne d'échos sonores, un mot mystérieux qui pouvait évoquer toutes sortes de découvertes.

Gutturales qui se répondent, voyelles variées, ampleur du mot...

Ce magasin faisait figure, à l'époque, d'une grande modernité : c'était, dans le petit village de l'Estaque, une nouvelle boutique qui attirait tous les regards, une sorte de bazar qui suscitait la convoitise et la curiosité.

 

Pour accéder à la boutique de la casquettière, il fallait franchir des escaliers, et atteindre un niveau supérieur, il fallait s'élever pour rejoindre le seuil du magasin.

Ce sanctuaire se méritait : on pouvait d'abord admirer dans une vitrine placée en hauteur, les marchandises vendues par la casquettière... puis on montait les marches, on se hissait sur des hauteurs, on atteignait un autre monde...

 

On entrait, alors, dans un bric-à-brac d'objets divers : des chaussures, des chaussettes, des casquettes, des chapeaux de toutes sortes, des jouets, des ballons...

A l'intérieur, des senteurs de cuir, de tissu, de cotons...

C'est dans ce sanctuaire que l'on achetait des chaussures...

 

La casquettière, une dame imposante, au verbe haut, nous accueillait de son sourire de commerçante, la vendeuse de casquettes nous faisait essayer des chaussures de la dernière mode...

Le choix était tout de même assez limité dans cette boutique multifonctions d'autrefois.

L'espace était réduit dans cet encombrement d'objets, mais on trouvait son bonheur à un prix relativement modique...

Un miroir à l'antique, une psyché permettait de voir si les chaussures seyaient aux clients et aux clientes... 

 

Ces boutiques d'autrefois ont disparu : le marchand d'esques, la casquettière, le marchand de vin.

La casquettière n'est plus de ce monde : elle a été remplacée par des grandes surfaces ou des supermarchés.

Certaines petites boutiques existent encore, mais elles ont l'air de s'étioler et de s'évanouir peu à peu, face à la concurrence des grands magasins...

On voit leur devanture vieillie, noircie par le temps.

Et on garde un souvenir ému de ces magasins d'autrefois où on connaissait bien les commerçants, où on avait l'impression d'accéder à un autre univers...

 

 


 

Photos : Christelle

La casquettière...
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 11:45
Ces médecins qui ne savent plus communiquer...

 

 


De plus en plus, les médecins deviennent des techniciens, oubliant un aspect essentiel de leur métier : la communication...

Ils ne prennent plus le temps, de dialoguer, de prévenir... et pourtant, la prévention devrait faire partie aussi de leur compétence...

Sûrs et imbus de leurs connaissances, ils imposent aux patients une forme de domination et de supériorité, si bien qu'ils perdent le contact avec les malades.

On peut percevoir une sorte de maltraitance dans cette attitude hautaine et prétentieuse.

Informer, c'est, pourtant, essentiel pour un médecin... or, souvent, les docteurs refusent de voir et d'évoquer les effets secondaires des médicaments, ils les occultent, refusent d'en parler...

Le patient est parfois obligé de poser de nombreuses questions et les réponses sont très évasives, incomplètes.

En cas d'opération, un médecin devrait informer son patient d'une possibilité de choc post-opératoire, afin que le patient ne se retrouve pas affolé par ce qui lui arrive.

Certains chirurgiens vivent dans une bulle, on a l'impression de ne pas pouvoir entrer en contact avec eux : ils se contentent de dire qu'une opération s'est bien déroulée, mais refusent d'évoquer les suites et les conséquences ultérieures. 

Ainsi, non informé, le patient se retrouve bien démuni face à ses propres difficultés.

Les médecins seraient-ils devenus des robots ? En fait, dès que l'on entre dans leur cabinet, que nous demandent-ils en priorité ?

Ils ne nous interrogent même pas sur notre état de santé mais réclament notre carte vitale.

Les médecins ne seraient-ils plus des humanistes ? On leur enseigne la technique, la prescription de médicaments, les pathologies et leurs origines. Mais ils ne savent plus écouter, comprendre, être en empathie avec leurs patients.

C'est vrai : les médecins sont aptes à expliquer, avec un schéma, toutes sortes de pathologies... certains n'hésitent pas à se livrer à des exposés très techniques devant leurs patients, mais ils ne tiennent pas compte de leurs souffrances.

Certains n'hésitent pas à faire des cours de médecine, en pleine consultation : ils exposent leurs savoirs théoriques, longuement, sans écouter les demandes des patients...

Souvent, d'ailleurs, le patient est réduit au silence : il est malvenu de poser trop de questions, une perte de temps pour certains médecins.

Un livre intitulé Les brutes en blanc vient de paraître : le titre en dit long sur la suffisance de certains médecins, leur outrecuidance, parfois leur mépris du malade... Et c'est un médecin qui en est l'auteur : le docteur Martin Winckler...

Il fustige "les futurs membres d'une classe privilégiée, pour la plupart impatients de faire partie de l'élite sociale."

"On attend d'un médecin qu'il écoute, rassure, explique, s'efforce de guérir parfois, soulager souvent, consoler toujours. On attend d'un médecin qu'il soigne", écrit le Dr Martin Winckler.

Mais, souvent, les médecins apparaissent lointains, inaccessibles. Il est vrai que leurs études sont longues, difficiles, et qu'une fois leur diplôme obtenu, ils aspirent à une vie plus confortable et plus facile.


Pourtant, la relation avec le patient est essentielle, elle fait partie des soins, et elle participe, aussi, à la guérison et au bien-être du malade.

Dans tous les cas, il est inadmissible qu'un médecin, même s'il est fatigué, maltraite ses patients. Et, parfois, on peut parler d'une véritable maltraitance.

 

Un rappel : le serment d'Hippocrate

https://www.conseil-national.medecin.fr/le-serment-d-hippocrate-1311


http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/les-medecins-sont-ils-des-brutes-05-10-2016-2073690_57.php




 http://www.lepoint.fr/societe/la-double-vie-de-baptiste-beaulieu-11-10-2016-2075101_23.php




 

Ces médecins qui ne savent plus communiquer...
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:29
Nicolas Sarkozy et le temps de travail des enseignants...

 


 

Interviewé sur France Inter, ce mardi 18 octobre, Nicolas Sarkozy a évoqué le temps de travail des enseignants en des termes surréalistes... Il a, ainsi, osé déclarer :

"Je veux dire aux enseignants qu’on ne peut pas continuer comme ça. Un agrégé, c’est à dire le sommet en matière de compétences, c’est 15 heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Un certifié, c’est 18 heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Et un professeur des écoles, c’est 24 heures d’obligation de service, six mois de l’année."

Ce délire verbal frise l'indécence : c'est une provocation pure et simple.

On voit, avec cette déclaration, la totale déconnexion des hommes politiques avec le monde du travail.

 

Le temps de travail des enseignants ne se réduit pas au temps de présence devant les élèves : préparation des cours, des devoirs, correction des copies, rendez-vous avec des parents, mise à jour du cahier de textes, réunions...

Si on ajoute toutes ces tâches, les enseignants travaillent, souvent, plus de 40 heures par semaine...

 

De plus, réduire l'année d'un enseignant à 6 mois de travail est une caricature pure et simple : une année comporte 52 semaines, et les enseignants disposent de 16 semaines de vacances, au total.

Comment pourrait-on se fier à un homme politique qui déforme, ainsi, la réalité ?

Comment peut-on mépriser le travail fourni par les enseignants ?

 

Non, les enseignants ne sont pas ces privilégiés, des boucs émissaires que l'on peut montrer du doigt pour les livrer à la vindicte populaire. 

Non, les enseignants ne sont pas des paresseux : il semble que Nicolas Sarkozy joue sur des clichés éculés, et il donne, ainsi, une image totalement erronée de la fonction enseignante.

 

Nicolas Sarkozy ose, aussi, au début de l'entretien, évoquer son expérience, une volonté de prudence dans la prise de paroles.

Or, il se livre, avec cette déclaration, à un déni total des réalités.

 

Il stigmatise les enseignants, les accusant d'être des privilégiés qui ne font rien pendant la moitié de l'année... c'est, encore une fois, une stratégie, déjà maintes fois utilisée : semer la division, la discorde, monter les gens les uns contre les autres, désigner des boucs émissaires.

Les enseignants travaillent dur, dans des conditions difficiles : classes surchargées, hétérogènes, indiscipline de certains élèves, insécurité.

Nier cette réalité, refuser de comptabiliser toutes les tâches accomplies par les professeurs, c'est une grave erreur de la part d'un homme politique qui se dit expérimenté et qui veut encore se présenter aux élections présidentielles...

 

 

http://www.marianne.net/prof-cette-grosse-feignasse-aux-yeux-sarkozy-100247165.html

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy et le temps de travail des enseignants...
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 12:56
Violences en Seine-Saint-Denis : un proviseur et son adjointe agressés par un élève...

 

 

Voilà un fait divers qui illustre les difficultés des enseignants et du personnel administratif dans certains lycées de France : un élève de seconde du lycée professionnel l'ENNA, à Saint-Denis, n'a pas supporté qu'on lui reproche un retard : en représailles, il a violenté à coups de pieds et de poings, le proviseur de l'établissement, ainsi que son adjointe.

 

Le proviseur souffre d'une fracture du coude, son adjointe a été violemment frappée au visage.... une agression en règle qui montre la détermination et la violence de cet adolescent.

 

Bien sûr, cet événement reste exceptionnel, mais dans certains lycées et collèges, la violence sévit : souvent verbale, elle peut se manifester par des invectives, des propos déplacés, des bavardages, de l'indiscipline.

Certains enseignants et certaines enseignantes ont même peur d'assurer leurs cours : il faut rappeler que ce métier est essentiellement féminin...

Et face à des classes agitées, il est inévitable d'avoir peur.

 

L'élève qui s'est rendu coupable de cette agression venait d'être exclu d'un autre établissement, pour des faits de violence.

Il était, donc, plus que probable qu'il récidive, dans ce nouveau lycée qui l'a accueilli.

Il est des élèves qui sont, ainsi, renvoyés d'établissement en établissement : ne serait-il pas plus judicieux de prévoir des structures particulières pour ces élèves inadaptés au système scolaire ?

 

Il faut, aussi, rétablir l'autorité dans nos lycées et collèges : les élèves ne peuvent y faire la loi. 

Souvent, les enseignants se retrouvent seuls devant leurs classes, et ils ne sont pas toujours épaulés et soutenus par les instances administratives.

En l'occurrence, c'est un proviseur qui a été agressé, mais ne l'oublions pas :  souvent, les enseignants sont en première ligne. 

Dans certains établissements, la discipline pose problème : les enseignants doivent passer du temps pour calmer et pacifier certaines classes, avant de pouvoir assurer leurs cours...

Il est urgent de prendre des mesures pour que soit restaurée l'autorité des professeurs : comment enseigner dans une ambiance teintée de violences et d'agressivité ?

 

Comment transmettre des connaissances au milieu des bavardages ?

Il faut remettre la discipline à l'honneur : elle est indispensable au bon fonctionnement d'une classe et d'un établissement scolaire.

Si l'impolitesse, l'incivilité, la violence s'installent dans les lycées et collèges, il faut craindre que l'enseignement perde tout intérêt et que la plupart des jeunes se détournent de ce métier noble qui consiste à transmettre le savoir, la culture, sources évidentes de réflexion...

 

 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/un-lyceen-frappe-son-proviseur-a-saint-denis-les-origines-de-l-agression_1840920.html

 

Violences en Seine-Saint-Denis : un proviseur et son adjointe agressés par un élève...
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 15:22
Après la pluie, le jardin respire toutes ces senteurs...

 

 

 

Après la pluie, le jardin semble revivre et renaître, il exhale des senteurs variées de terre, de bois, de pins... 

 

Aiguilles, écorces, pignes, mousse, humus, tous ces parfums resplendissent.

Le jardin respire toutes ces senteurs, il s'en imprègne.

Les odeurs s'exacerbent, envahissent l'espace, s'épanouissent...

Les odeurs rebondissent, et se font plus prégnantes.

 

Le vert des feuilles, le brun sombre des troncs et des branches redoublent.

Des gouttes fines, légères irisent les feuilles, des miroirs d'eau, des myriades de grains de lumières...

 

Sur le ciel bleu, le pin révèle des teintes nouvelles : opale, bruns, ocres, rouilles...

 

Le soleil s'empare à nouveau des arbres, les redessine, les éblouit de ses rayons chaleureux...

Après la pluie, le soleil fait miroiter les feuilles, les enlace de ses éclats...

Quelques oiseaux célèbrent paisiblement le retour du soleil... quelques frissons dans les arbres...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Après la pluie, le jardin respire toutes ces senteurs...
Après la pluie, le jardin respire toutes ces senteurs...
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 13:49
Bob Dylan, poète, musicien reçoit le prix Nobel de littérature...

 


On considère souvent la chanson comme un genre mineur, et pourtant ce sont, là, les origines et les sources de notre littérature : Homère, un des premiers poètes composait des textes faits pour être dits et déclamés au son d'un instrument de musique.

La poésie et la musique sont, ainsi, indissociables. Bob Dylan, musicien, chanteur, vient de recevoir le Prix Nobel de littérature... une surprise pour beaucoup.

Et pourtant, la chanson, cet art qui nous accompagne tout au long de nos vies mérite d'être mise à l'honneur.

 

La chanson est poésie, elle est littérature : elle nous fait redécouvrir le monde, ses beautés, ses mystères, elle nous fait percevoir, avec acuité, les injustices, les malheurs, les douleurs humaines.

Et Bob Dylan, chanteur engagé, est un de ces poètes qui fustige les horreurs de ce monde.

Comment ne pas évoquer une de ses chansons les plus célèbres : Blowin' In The Wind ?

Une chanson qui met en évidence tous les obstacles que peuvent rencontrer les êtres humains, obstacles symbolisés par les nombreuses routes qu'ils doivent parcourir...

 

La paix est aussi une quête difficile, comme le suggère l'image de la colombe qui doit traverser des mers, avant de trouver le repos...

La répétition de l'expression "how many" souligne toutes ces embûches...

Et bien sûr, le poète se désespère d'entendre tonner les canons tant de fois,"avant qu'ils soient interdits pour toujours", un voeu qui paraît inaccessible.

Les questions posées "how many" se résolvent par cette phrase "la réponse est souffle dans le vent"... symbole d'une réponse impossible et d'une incapacité à apporter des solutions à tous les problèmes de ce monde.

A chacun, sans doute, de trouver des réponses par une prise de conscience personnelle.

 

La réalité est évoquée en termes de conflit, avec ces mots :

"How many years can a mountain exist
Combien d'années une montagne peut-elle exister
Before it's washed to the sea ?
Avant d'être engloutie par la mer ?"

Le poète se demande, aussi, combien de temps les peuples doivent lutter pour leur liberté... Il fustige ceux qui détournent le regard pour ne pas voir les malheurs de ce monde.

 

Il met en évidence notre aveuglement, notre surdité face aux douleurs des hommes.

La chanson s'achève sur une dernière question : 

"Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
Oui, et combien faut-il de morts pour qu'il comprenne
That too many people have died ?
Que beaucoup trop de gens sont morts ?"

La mort toujours recommencée est suggérée par l'emploi du nom et du verbe évoquant cette idée... La guerre est, ainsi, dénoncée : elle ne résout rien, n'apporte que  mort et désolation...

Cette chanson engagée contient de nombreux messages essentiels : un hymne à la liberté, un appel à la conscience de chacun, à la paix...

Grâce aux nombreuses questions posées, le poète nous prend à témoin, nous interpelle et suscite en nous une réflexion sur l'absurdité des guerres, des conflits, des rivalités qui opposent les hommes.

Ce texte de Bob Dylan se lit comme un véritable poème, il suscite, à la fois, émotion et réflexion...

 

Le texte :

http://www.lacoccinelle.net/244511.html

 


 

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 15:26
Quand un ministre de la République frappe et humilie une collaboratrice...

 

 

 

Les droits des femmes sont encore bien fragiles, même dans notre pays : inégalité des salaires, temps partiels, emplois subalternes, harcèlement, violences.


Mais quand un de nos ministres est soupçonné et accusé d'avoir violemment frappé une femme, on est tout de même sidéré par un tel comportement de la part d'un élu de la République...

Où est donc la République irréprochable ?

La scène a fait grand bruit dans l'hémicycle : mardi 11 octobre, Isabelle Attard. députée écologiste du Calvados n'a pas hésité à accuser le ministre de l'aménagement du territoire, Jean Michel Baylet, d'actes de violence commis envers une de ses collaboratrices parlementaires...

Cet ancien ministre de Mitterrand a fait son grand retour au gouvernement, lors du dernier remaniement, en février 2016.

Les faits dont il est accusé remontent au mois de février 2002 : "Elle était à votre domicile lorsque vous l’avez frappée au visage à plusieurs reprises. Vous l’avez enfermée chez vous et vous l’avez contrainte, sous la menace de nouveaux coups, à rédiger une lettre de démission, puis vous l’avez chassée de chez vous, entièrement dévêtue et pieds nus", a déclaré la députée.

Des accusations très graves qui semblent étayées par le fait que le ministre a voulu étouffer cette affaire : Monsieur Baylet aurait payé sa victime pour que la plainte soit oubliée.

Bien sûr, ce ministre doit bénéficier de la présomption d'innocence, mais les accusations de la députée écologiste sont fermes et semblent s'appuyer sur une réalité qu'elle connaît.

On imagine la violence de la scène : un homme politique a le devoir de se comporter dignement et de respecter les femmes qu'il côtoie.

Isabelle Attard a rappelé, à cette occasion, les propos du chef de l'état, François Hollande :"La lutte contre les violences faites aux femmes est une exigence, et le gouvernement doit être exemplaire."

Voilà donc un accroc de plus à la République exemplaire voulue par François Hollande.

Quand un homme politique se conduit comme un goujat, et un rustre, quand il use de violences pour obtenir ce qu'il veut, quand il humilie une femme, c'en est fini de la morale.

Dans un monde politique qui reste très masculin, les femmes éprouvent, maintes fois, des difficultés à se faire respecter.

Le machisme sévit plus particulièrement dans cet univers où le pouvoir tourne les têtes, où le pouvoir donne tous les droits, et souvent une impunité totale.

Notre société a accordé de nouveaux droits aux femmes, mais il reste encore bien du chemin à faire pour que les femmes trouvent leur place dans ce monde politique.

Le sexisme, la volonté de domination restent encore très vivaces dans ce milieu, et dans d'autres.

La femme transformée en objet, rabaissée, avilie : cette image devrait appartenir au passé...

On peut souligner le courage de cette députée, Isabelle Attard qui a dénoncé, en pleine assemblée, un ministre qui semble si peu digne de la République...

Jean Michel Baylet sera-t-il contraint de démissionner ou sera-t-il, une fois de plus, protégé par ses amis et ses appuis politiques ?


 

http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-hollande/je-demande-a-faire-le-menage-dit-la-deputee-isabelle-attard-apres-ses-accusations-contre-jean-michel-baylet_1867323.html






 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:46
La gauche a-t-elle trahi l'école ?

 

 



Des réformes successives ont affaibli notre système scolaire : renoncement à de véritables cours de grammaire, à l'orthographe, à l'enseignement de connaissances au profit d'une pédagogie de la découverte...

Au nom de l'égalitarisme, on a sacrifié des disciplines essentielles.

Ces réformes avaient pour but de mettre l'élève au centre de l'école, comme s'il pouvait, de lui-même, construire des savoirs, comme s'il était apte à tout découvrir par lui-même.

Mais, enfin, l'enseignant n'a-t-il pas pour mission première de transmettre des connaissances, d'en montrer l'importance, de donner une structuration à la pensée ?

Et cette pensée passe forcément par l'apprentissage de la grammaire et du vocabulaire.

Comment pourrait-on penser quand on n'a pas les mots à sa disposition pour le faire, comment pourrait-on réfléchiir quand on ne maîtrise pas sa langue ?

Pendant des années, on a imposé aux enseignants des évaluations, en début d'année de sixième, de seconde, des évaluations complexes, particulièrement difficiles à corriger, avec des codages très compliqués.

Des évaluations qui n'avaient pas grand intérêt : en fait, un enseignant perçoit très rapidement les défaillances et les lacunes d'un élève, quand il corrige une première rédaction...

Ces évaluations ont été, ensuite, remisées au placard, on les a abandonnées sans tambour ni trompette, car de toutes façons, elles n'avaient pas grande utilité....

L'école a été un champ d'expérimentation à large échelle : on a voulu la réformer à tout prix, sans arrêt, sans vérifier la valeur des réformes mises en place.

L'innovation, la rénovation étaient les maîtres mots dans le domaine éducatif et le gouvernement actuel a poursuivi dans cette voie...

La réforme des collèges menée par Najat-Vallaud Belkacem parachève cette oeuvre de destructuration de l'école : amoindrissement des enseignements fondamentaux, mise en place des EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, quasi-suppression du latin et du grec.

Les EPI qui croisent les disciplines ont pour but de rendre l'enseignement plus attrayant et plus ludique pour les élèves, mais ils risquent de conduire à un affaiblissement des savoirs fondamentaux, ils empiètent sur les apprentissages de base.

La suppression annoncée du latin et du grec sonne aussi le glas de l'enseignement des savoirs : notre culture est fondée sur ces langues, notre littérature doit beaucoup aux auteurs anciens.

On ne peut, ainsi, mépriser notre passé sans dommage : nous devons nous appuyer sur ce passé commun pour garder des repères...

La gauche a-t-elle trahi l'école ? Hélas, les bonnes intentions ne suffisent pas pour remettre l'école sur pied : une réflexion profonde s'impose pour faire en sorte de remettre le savoir au coeur de l'école.

Les faux-semblants sont terrifiants, et ils conduisent au pire : il serait temps de réfléchir aux conséquences de toutes les réformes engagées et d'en dresser un bilan.



 

 

 

La gauche a-t-elle trahi l'école ?
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:58
Des policiers victimes d'un acte de guerre...

 

 

 

Quatre policiers ont été la cible d'une véritable attaque en règle, dans l'Essonne : le pronostic vital de l'un d'entre eux est engagé, un agent de 28 ans se trouve entre la vie et la mort.

 

Ces policiers étaient chargés de protéger un feu rouge et une caméra de vidéo-surveillance, près de la Cité de la Grande Borne, sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny. 

 

Le feu rouge près duquel a eu lieu l'attaque était surveillé, car de nombreux vols à la portière avec violence s'étaient déjà produits. Depuis plus d'un an, la mairie tentait de reprendre le territoire aux agresseurs, à ce carrefour.

 

Les policiers qui ont été agressés ont été victimes d'un véritable acte de guerre : coincés dans leur véhicule, ils ont été attaqués avec des cocktails Molotov.

L'intention des agresseurs était de les tuer, de les immoler dans leur voiture.

 

Des voyous font, ainsi, la loi dans certains quartiers sensibles.

Ils sèment la terreur, la mort, pour se livrer à des trafics, des vols, ils terrorisent la population.

 

De telles situations sont inadmissibles : il est intolérable que des caïds imposent leurs lois, dans certains quartiers, qu'ils menacent des policiers en train d'accomplir leur tâche, qu'ils les attaquent avec l'intention de les tuer.

 

Cet acte de guerre était prémédité, préparé de longue date, organisé pour détruire et tuer.

Ces agresseurs sont de véritables assassins, des criminels qui ne reconnaissent plus l'autorité de l'état, qui la bravent.

La scène a été particulièrement violente et atroce : des policiers sont devenus des torches, coincés dans leurs véhicules.

 

Certains quartiers sont, ainsi, livrés à des voyous : notre état doit absolument reconquérir ces territoires.

Aujourd'hui, ce sont des policiers qui ont été agressés et demain, qui sera la cible ?

Chacun d'entre nous est une victime potentielle de ces voyous.

D'ailleurs, les habitants du quartier essaient d'éviter ce carrefour sensible, où de nombreux vols ont été commis.

Les agresseurs qui se sont attaqués aux policiers ont agi en bande, ils étaient une dizaine, peut-être plus, ils étaient cagoulés et déterminés à tuer.

Indubitablement, la police doit avoir, à sa disposition, des moyens renforcés pour lutter contre cette forme de terrorisme.

Après les attentats qui ont durement frappé la France, il est temps de restaurer l'autorité sur tout notre territoire.

 

 

 

 

 

Des policiers victimes d'un acte de guerre...
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