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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 17:07
Taxer le soleil... voilà une idée lumineuse !

 

 


Eh oui, l'idée a germé dans la tête de certains hommes politiques : taxer le soleil, afin de récupérer de l'argent... l’idée de taxer les logements les plus ensoleillés et disposant de la plus belle vue commence à poindre au Portugal...

 

Non, ce n'est pas un hoax, un canular, une fausse nouvelle, une mauvaise blague ! Le gouvernement portugais envisage bel et bien de mettre en place, un impôt foncier proportionnel à l’intensité de la lumière et à la qualité de la vue dont bénéficie chaque logement.

 

Faire payer le soleil, la lumière ! Jusqu'à présent personne n'y avait pensé, mais c'est chose faite chez nos amis portugais...

On pourrait, aussi, imaginer une augmentation de taxes pour ceux qui habitent dans le sud de La France, et qui profitent d'un meilleur ensoleillement que les gens du Nord.

On pourrait taxer l'air que l'on respire et qui est moins pollué dans certaines régions...

On pourrait faire payer des taxes aux gens qui ont la chance d'habiter au bord de la mer et qui bénéficient de bains agréables, d'un air marin vivifiant...

On pourrait imaginer des taxes supplémentaires sur tous les biens que possèdent les gens : voiture, caravane, meubles, etc.

Tout est possible !

 

En France, d'ailleurs, il serait question, aussi, de taxer les propriétaires occupant leur logement... eux qui ont la "chance" de ne pas payer de loyer et pour cause... ils ont consacré une large partie de leur argent et leurs économies à l'achat de ce logement.

L'Observatoire français des conjonctures économiques, l 'OFCE songe à faire payer des prélèvements sociaux aux propriétaires occupants...

 

Mais, enfin, les gens modestes ont souvent fait des sacrifices tout au long de leur vie pour acheter un appartement ou une maison, et il faudrait taxer ce capital acquis grâce à un dur labeur ?

Les gouvernements ne savent plus quoi inventer pour récupérer de l'argent, partout, et de préférence auprès des gens modestes.

 

Taxer le soleil ! Taxer des appartements qui ont été achetés au prix d'économies faites tout au long d'une vie !

On crie à l'injustice, à l'infamie de ceux qui nous gouvernent.

Des gens se sont privés, tout au long de leur vie, de vacances, de loisirs, de sorties, pour acquérir un toit et il s'agirait de les pénaliser encore parce qu'ils sont propriétaires ??

 

L'argent ne manque pas, en fait : l'argent est pléthorique du côté des gens les plus riches qui ne cessent de s'enrichir... les écarts se creusent sans arrêt, entre les plus modestes et les gens les plus aisés.

Ce sont les gens et les entreprises les plus riches qu'il faut taxer et poursuivre quand ils ne s'acquittent pas de leurs impôts, ce sont les grands patrons de mieux en mieux rémunérés qui doivent payer davantage, pour éponger la dette.

 

 

 

 

http://immobilier.lefigaro.fr/article/le-portugal-veut-taxer-les-logements-les-plus-ensoleilles_e6688496-9b62-11e6-b6d2-21d92bf1c42f/

 

 

 

Taxer le soleil... voilà une idée lumineuse !
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 17:26
Les centenaires sont l'avenir de la France...

 

 


"Les centenaires sont l'avenir de la France" : tel est le titre d'un article publié, ces jours-ci, dans le journal Le Midi Libre... Un titre provocant, car on imagine mal que des centenaires puissent représenter l'avenir d'un pays : en tout cas, on nous prédit 270 000 centenaires en 2070.

 

Mais qui a vraiment envie de devenir centenaire ? Quand on voit ces êtres diminués, affaiblis, ayant des difficultés à voir, entendre, à s'exprimer, qui peut souhaiter atteindre cet âge de 100 ans ?

 

On nous promet, sans cesse, une longévité de plus en plus importante, mais dans quelles conditions ?

Le transhumanisme nous laisse même envisager une vie éternelle : mais on voit bien l'inanité et l'impossibilité d'un tel projet.

 

On en perçoit aussi l'irresponsabilité, l'être humain est complexe : on ne pourra réparer tous ses organes déficients, on ne pourra en faire un être immortel.

Est-ce même souhaitable ? Ce qui fait la valeur et la saveur de la vie humaine, c'est justement son caractère fini et limité dans le temps.

Que faire d'une éternité à vivre ?

 

L'homme ne peut vouloir dépasser sa condition de mortel : il courrait alors à sa propre perte.

L'homme qui joue à l'apprenti sorcier, qui se veut immortel, fait preuve d'hybris, une hybris dangereuse et néfaste.

 

De plus, le discours officiel, sans cesse répété est celui-ci : "L'homme vit de plus en plus longtemps, il doit donc travailler plus longtemps". Une logique qui paraît implacable et imparable.

 

Pourtant, si l'homme vit plus longtemps, cela ne veut pas dire que son état de santé ne se détériore pas : dès 60 ans, souvent, des pathologies et des problèmes surviennent...

Comment travailler dans de bonnes conditions, quand l'état de santé se dégrade ?

 

L'homme n'est pas fait pour vivre 100 ans : il suffit de voir nos congénères qui atteignent cet âge pour en être convaincu : les fonctions vitales s'affaiblissent, le corps se délite, les facultés diminuent.

Et il est probable que si l'on impose aux gens de travailler jusqu'à 65 ans et plus, leur santé va se dégrader encore plus vite.

Dès lors, l'espérance de vie diminuera : de nombreux salariés disparaîtront, avant même d'avoir atteint l'âge de la retraite. 

 

C'est peut-être l'objectif de ceux qui nous gouvernent : affaiblir les gens, les tuer à la tâche, ainsi sera résolu le problème des retraites...

La plupart des candidats aux élections présidentielles de 2017 proposent de porter l'âge de la retraite à 65 ans, alors que de nombreux salariés exercent des métiers pénibles, qui usent le corps, l'esprit, qui les annihilent bien avant qu'ils n'atteignent cet âge.

 

De plus, le chômage ne cesse de croître : il est plus cohérent de donner du travail aux jeunes générations plutôt que d'allonger le temps de travail des gens plus âgés.

 

La pénibilité du travail est, aussi, une réalité : il serait temps que les hommes politiques qui nous gouvernent en prennent conscience.

 

 

 

 

 

Les centenaires sont l'avenir de la France...
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 15:07
Une feuille d'automne sur le bitume...

 

 

 

Une feuille d'automne sur le bitume... elle resplendit de lueurs de feux et d'éclats solaires...

 

Elle éclaire le pavé de ses teintes mordorées, elle étale ses embruns de rouilles, ses éclats de brun brûlé...

 

Des teintes nuancées de xanthe et de fauve s'entremêlent sur la surface de la feuille.

 

Les couleurs se fondent, formant un tableau flamboyant de flammes et de bois brûlé...

 

Dentelée, elle semble consumée par des piqûres de feux, des laves incandescentes...

 

Un éblouissement de couleurs ! Des paysages teintés de rouille, des harmonies lumineuses...

 

Des archipels, des nuées de rouille, d'or et de bruns, sur le sol...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:09
L 'ancien chaudron de l'Estaque...

 

 

 


Les vieux pêcheurs de l'Estaque connaissent ce lieu appelé "le chaudron de l'Estaque"...un ancien atelier qui servait à teindre les filets.

 

Autrefois, ces filets fabriqués en coton, en lin, en chanvre, moisissaient facilement sous l'effet de l'humidité et de la chaleur : il fallait donc les tremper dans des bains d'eau bouillante contenant des écorces de pins et de chênes.

Les palangres, ces petits paniers en coton qui servaient à capturer des poissons, grâce à un système de hameçons, étaient aussi plongés dans ces cuves odorantes.

 

Les chaudrons répandaient des odeurs fortes de bois, de résines, et les rues alentour étaient imprégnées de ces senteurs...

 

On imagine les pêcheurs d'autrefois poussant leurs brouettes remplies de filets pour rejoindre l'atelier, plonger leurs filets dans les cuves, puis les faire sécher... tout un cérémonial, tout un travail qui occupaient les pêcheurs, un ou deux jours de la semaine...

On imagine ce peuple grouillant de pêcheurs s'activant pour rejoindre la teinturerie...

On les entend s'interpeller avec le langage du sud, on les entend évoquer "la teinche", le "rusco"...

On entend leurs mots de pêcheurs : "un jambin, un salabre, un gobi, une esquinade, une arapède, une favouille, un estoquefiche...", des mots pleins de saveur et de pittoresque.

On perçoit leur accent du sud qui fait chanter les mots et les phrases.

 

Le bâtiment où se trouvaient ces ateliers existe toujours : une maison aux volets bleu lavande, au dessus de la grande porte d'entrée on peut lire cette inscription gravée en gros caractères : Prud'homie de pêche, teinturerie...

 

Le chaudron date du 19 ème siècle, une époque où les pêcheurs étaient nombreux à l'Estaque : le petit port vivait de cette activité, et chaque estaquéen de souche a un parent ou un ancêtre qui était pêcheur..

 

Avec l'apparition des filets de pêche en nylon, le chaudron de l'Estaque est devenu obsolète, mais il témoigne d'un temps où la pêche était une activité florissante sur la côte bleue, il montre aussi la rudesse de ce métier : les pêcheurs consacraient leur samedi et leur dimanche à cette activité de teinture, afin de préserver leurs filets qui étaient leur outil de travail...

 

Les filets étaient, aussi, sans cesse ravaudés par les pêcheurs : on les voyait sur le quai ou sur leurs pointus, en train de rafistoler et remailler leurs nasses...

Mon arrière grand-père qui était pêcheur a dû fréquenter, maintes fois, cet atelier de teinturerie au nom magique, située dans une rue appelée autrefois la Montée de la Sardine...

On le voit : à l'Estaque même les rues sont imprégnées de cette mer Méditerranée qui faisait vivre tant de petites gens...

 

Le chaudron qui permettait de rénover les filets était une véritable institution à l'Estaque, un lieu de rencontres des pêcheurs qui venaient de différents ports voisins pour profiter de ces cuves bienfaitrices.

De tels lieux qui témoignent d'une vie passée doivent être préservés : on ne visite pas le chaudron, hélas, mais le bâtiment est classé monument historique et il impose encore par sa large façade aux teintes de lumières...

 

Le chaudron de l'Estaque a perdu sa fonction ancienne mais il laisse dans les mémoires des souvenirs du temps passé, il fait revivre tout un monde d'artisans pêcheurs dont la vie a été rude et difficile...

 

 

 

 

 

 

L 'ancien chaudron de l'Estaque...
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:08
Tu n'en reviendras pas, toi qui courais les filles...

 

 

 


On est touché par ce poème qui dénonce la guerre et ses horreurs, qui fustige un mépris manifeste de la vie humaine, lors des nombreux conflits qui ont déchiré, maintes fois, les peuples, comme ce fut le cas pendant la guerre de 14-18. On est ému par ce poème d'Aragon mis en musique et interprété par Léo Ferré.

 

"Tu n'en reviendras pas... tels sont les premiers mots du texte : le poète s'adresse familièrement à un jeune homme, il le tutoie comme un ami qui paraît proche, il évoque brièvement sa jeunesse, toute sa vivacité, son amour de la vie, dans cette expression : "toi qui courais les filles.."

 

Et sans transition, il nous montre ce jeune homme fracassé et terrassé, dont il a vu "battre le coeur à nu", une blessure terrible l'ayant anéanti.

Aragon nous fait voir le geste du brancardier qu'il était, lors de la première guerre mondiale avec ces mots : "quand j'ai déchiré ta chemise".

Puis, il s'adresse à un "vieux joueur de manille" et en contraste, on perçoit son corps qu'un "obus a coupé par le travers en deux". La violence de la blessure restitue toute l'horreur de la guerre qui brise des êtres humains.

Fauché par un obus, alors qu'il "avait un jeu du tonnerre", ce vieux joueur de manille est lui aussi une victime soudaine d'une guerre brutale.

 

L'expression réitérée : "Tu n'en reviendras pas" évoque le caractère inéluctable de la guerre, la mort, le plus souvent, ainsi que la stupeur horrible qu'elle suscite.

Puis, le poète parle à un "ancien légionnaire" condamné à "survivre sans visage, sans yeux"... il évoque, ainsi, les blessures atroces dont ont été victimes de nombreux combattants de la guerre de 14.

 

Le texte devient, ensuite, plus impersonnel avec l'emploi du pronom indéfini "on", suggérant la foule des soldats partis à la guerre.

"On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu..."

L'incertitude est au bout du chemin, on voit aussi ceux qui "attendent la relève", espérant échapper à cet enfer.

 

Le train qui emporte ces soldats vers le front est évoqué avec des impératifs : "roule au loin, roule train..."comme si personne ne pouvait échapper à cette fuite en avant de la guerre. Ce train devient comme une figure du destin.

Le poète nous fait voir des "soldats assoupis", éreintés, se laissant bercer par la "danse" du train, qui devient un réconfort, comme le soulignent les douces sonorités de sifflante et chuintante ... "Les soldats assoupis que ta danse secouent
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou."

Il nous fait percevoir leur profonde humanité : on sent "le tabac, l'haleine, la sueur" de ces êtres voués à la mort, au désespoir.

L'interrogation qui suit traduit un désarroi, une désespérance : elle insiste sur la jeunesse de ces êtres envoyés à la guerre, et sur un avenir fait de "douleurs"...

"Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs..."

Une veilleuse les éclaire à peine, leur donnant par métaphore, "la couleur des pleurs...", symboles de leurs souffrances.

 

La dernière strophe souligne un destin tragique et inéluctable : ponctuée par l'adverbe "déjà" en début de vers, cette strophe met en évidence l'idée d'une mort inscrite dans la pierre : "Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit..."

 

La pierre personnifiée semble avoir déjà remplacé l'être humain voué à la mort, c'est elle qui pense à la place de l'homme, lui qui devient un simple mot sur une pierre tombale, et tout s'efface, même le souvenir des amours qu'ont connues ces soldats.

La dernière phrase résonne comme une disparition totale du simple soldat mort à la guerre : "Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri."

 

Ce poème dénonce, avec force et émotion, toutes les horreurs de la guerre, le processus de  déshumanisation qu'elle entraîne, les vies qu'elle anéantit à jamais.

 

 

 

https://youtu.be/dU2mAj6SO30

 

Les paroles :

 

http://www.paroles-musique.com/paroles-Leo_Ferre-Tu_Nen_Reviendras_Pas-lyrics,p11281

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 11:08
Donald Trump élu : Marine Le Pen se réjouit...

 

 


 

Le populiste Donald Trump est devenu, cette nuit, le 45 ème président des Etats-Unis : "Il a su parler à l'Américain moyen...", affirment certains de ses partisans.

 

Donald Trump s'est livré à une campagne tonitruante et tapageuse, répandant des idées de haine et de racisme... ce milliardaire, aux déclarations outrancières a été, pourtant, élu président.

 

Paradoxalement, c'est un milliardaire qui a réussi à convaincre son électorat qu'il réduirait les inégalités flagrantes qui traversent la société américaine. Donald Trump a gagné ces élections, car il s'est présenté comme un homme nouveau luttant contre l'establishment.

Il affirme, ainsi, que sa victoire marquera la fin de "l'establishment corrompu de Washington".

 

Mais que représente Donald Trump si ce n'est une richesse éhontée, une forme de corruption, également ?

Marine Le Pen s'est empressée de féliciter le nouveau président des Etats-Unis, y voyant une possibilité de victoire du Front National pour les prochaines élections françaises.

Jean-Marie Le Pen a aussi déclaré : "Je l'attendais, je l'avais prévu et souhaité. Je m'en réjouis très fort, les conséquences vont être considérables c'est sûr. [...] Je pense que ça va prouver une chose, c'est que la diabolisation est une foutaise et que c'est une impasse".

Donald Trump a promis beaucoup : réduction des impôts, protectionnisme dans les relations commerciales, construction d'un mur pour empêcher l'arrivée de migrants mexicains.

Un programme populiste qui a séduit beaucoup d'Américains. Mais ce programme reste très flou.

 

La haine, la peur, le sexisme, le racisme ont été le fonds de commerce de Donald Trump, lors de sa campagne électorale.

Peut-on se réjouir d'un tel programme ?

Le choix auquel ont été confrontés les américains, au cours de cette élection, prouve bien l'essoufflement de la démocratie.

Entre un populiste au verbe haut et une représentante corrompue de l'establishment, peut-on parler, d'ailleurs, de choix ? 

 

En fait, nos démocraties sont, avec cette élection, en bout de course : en France, aussi, quel choix nous est proposé ?

Le parti républicain présente un programme ultra-libéral, le parti socialiste et le gouvernement mènent une politique qui ne sert plus les classes populaires, le Front national joue sur la peur, le racisme, Jean Luc Mélenchon ne rassemble pas à gauche autour de sa personne.

 

Il semble que, partout, la démocratie ne fonctionne plus : d'ailleurs, les hommes politiques gouvernent-ils encore ? Nous vivons sous le règne du monde de l'argent, les financiers ont pris le pouvoir.

 

 

 

 

 

Donald Trump élu : Marine Le Pen se réjouit...
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 16:34
Des archipels de nuages...

 

 

 

"J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs,
Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs
Ensevelis dans les feuillages ;
Soit que la brume au loin s'allonge en bancs de feu ;
Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu
A des archipels de nuages."


C'est ainsi que  Victor Hugo décrit des Soleils couchants dans un poème extrait de son recueil  intitulé Les feuilles d'automne : les nuages évanescents deviennent des "archipels"...
 
Le mot "archipel" désigne, d'abord, un groupe d'îles formant une unité géographique : on connaît l'archipel des Antilles, des Philippines, celui des Cyclades...
Victor Hugo emploie ce terme dans un sens imagé : les nuages, au soleil, couchant, dispersés dans le ciel, font souvent penser à des îles...
 
Venu du grec ancien "Αἰγαῖον πέλαγος, Aigaîon pélagos,  Mer Égée", devenu "arcipelago" en italien, puis "archipel" en français, ce nom propre s'est transformé, par antonomase, en un nom commun : la mer Egée parsemée d’îles, est devenue un nom générique, a fini par évoquer un ensemble d'îles !

Le premier élément du mot pourrait provenir, aussi, du verbe grec "archo, mener, gouverner, commander", le terme, dans son ensemble, désignant, alors, la Mer principale.

Etonnante étymologie !
 
Ce mot aux sonorités de gutturale, chuintante, labiale, aux voyelles diverses nous séduit, nous emmène dans un monde exotique et lointain, vers des îles secrètes, aux paysages pleins de charmes.
 
L'archipel évoque des images de soleil, de mers, de vagues : le mot contient anciennement le nom même de la mer, "pelagos", qui lui a donné sa finale abrégée -pel. Ce substantif, employé surtout en poésie, désigne, en grec ancien, la haute mer...
 
L'adjectif "pélagique" vient de ce radical et désigne tout ce qui est relatif au milieu marin, à la haute mer, notamment.
 
Tout le monde connaît l'autre mot grec, plus classique, qui sert à évoquer la mer : "thalassa".
 
La mer Egée, connue pour ses archipels d'îles, notamment les Cylades aux noms remplis de poésie : Amorgos, Délos, Naxos, Paros, Santorin, est bien une mer chargée de symboles, d'histoires et de mythes anciens.
 
Le nom même des "cyclades" suggère une forme de cercle et vient du mot grec "kuklos" : les îles forment un cercle autour de l'île sacrée de Délos.
 
Cet archipel comporte 2200 îles et îlots !
 
Quel éclat dans ce mot, quelle luminosité ! L'archipel est comme un éclat d'îles disséminées dans la mer, comme un envol d'oiseaux qui se dispersent dans le ciel !
 
On voit, aussi, des galets épars sur le sol, de formes diverses, aux couleurs variées...
 
Ce mot "archipel" aux sonorités éblouissantes est souvent utilisé dans un sens imagé : images de nuages qui se dissipent, ou d'embruns moutonnants sur la mer...
 
 
 

 

Le poème de Victor Hugo :

http://www.poetes.com/hugo/soleils.htm

 

 

Photos : rosemar

Des archipels de nuages...
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 13:51
Transgenres : jusqu'au bout de l'intolérance...

 

 

Jusqu'où peuvent aller la cruauté et la bêtise humaine ? Un documentaire sur les personnes transgenres, diffusé sur France 2, le mardi premier novembre, a donné la parole à ces exclus de la société : des témoignages, émouvants, poignants qui mettent en évidence des parcours de vie douloureux, remplis d'embûches, de souffrances.

 

Des êtres humains en difficulté sont rejetés de tous, parfois même de leur entourage le plus proche.

L'intolérance est à son comble et ces gens qui n'ont fait de mal à personne sont montrés du doigt, moqués, ridiculisés, avilis, ostracisés par la société.

 

De quoi sont-ils coupables ? Leur corps ne correspond pas à leur identité sexuelle : dès lors, ils n'ont qu'un désir, changer de sexe, vivre plus sereinement avec leur propre corps.

Le choix qu'ils ont fait est terrible, sans doute : opérations mutilantes, prises d'hormones, douleurs, et en plus, ils se retrouvent en butte à toutes les vexations, à toutes les humiliations du monde.

 

Les témoignages montrent la lucidité, la clairvoyance de ces gens rejetés par les autres, parfois par leur famille.

Ce documentaire dénonce la cruauté des hommes face au phénomène de la transsexualité.

 

Des propos violents, ignobles leur sont, parfois, adressés : "Il faut rallumer les fours crématoires pour y jeter les gens comme toi...", voilà les propos ignominieux proférés à l'encontre d'une des personnes qui témoignait lors de cette émission.

On a du mal à imaginer que de tels mots puissent être prononcés de nos jours, alors que les horreurs et les abominations du nazisme ont été dénoncées, maintes fois.

 

L'intolérance se manifeste autour de ces gens, et elle atteint des sommets de violence.

Quand les papiers d'identité ne correspondent plus à l'apparence sexuelle d'une personne, la vie quotidienne devient invivable : accusation d'usurpation d'identité, rires, moqueries permanentes.

Au bout du chemin : une vie sociale amoindrie, une vie professionnelle compliquée, parfois impossible, des difficultés administratives sans fin.

 

Pourquoi tant de haines et d'intolérance ? Pourquoi des individus s'acharnent-ils sur ces êtres déjà douloureusement affectés par leur problème et leurs soucis ?

La bêtise est à l'oeuvre, une certaine perversité aussi, un plaisir de faire le mal et de rabaisser les autres.

Les témoignages prouvent aussi un acharnement à l'égard de ces personnes.

Il serait temps de reconnaître ces gens, de leur accorder des droits.

Ce reportage diffusé sur France 2 avait le mérite de donner la parole à des gens qui ne l'ont jamais : il est regrettable que cette émission ait été diffusée tardivement, en deuxième partie de soirée....

"Liberté, égalité, fraternité", en l'occurrence, pour les transgenres, la devise de la république n'a plus aucun sens, comme le déclare une des participantes à cette émission.

L'intolérance à l'égard de personnes différentes doit être dénoncée, avec la plus grande véhémence : ceux qui s'en rendent coupables démontrent leur bêtise, leur lâcheté, leur inconscience.

 

 

 

Le reportage sur France 2 :

 

http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/videos/replay_-_trans_cest_mon_genre_01-11-2016_1337559

 

 

http://television.telerama.fr/television/trans-c-est-mon-genre-un-nouveau-documentaire-manifeste-d-eric-gueret,149127.php

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-instant-m/l-instant-m-31-octobre-2016

 

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 13:09
Elle est brune, elle est rousse...

 

 

 

Elle est brune, elle est rousse : une pigne sur le sol, aux éclats dorés, aux teintes lumineuses, attire tous les regards.

 

Elle rayonne : un dégradé de teintes de rouille s'étire en cascade sur le fruit.

 

Un concentré de motifs géométriques, des écailles qui s'emboîtent avec harmonie et délicatesse...

Des vagues lumineuses, régulières se dessinent sur le fruit.

 

Tout autour, des aiguilles, des brindilles, des écailles forment un tableau rustique.

 

La pigne de pin montre des éclats de rouille, elle éclaire le tableau de ses teintes chaleureuses.

 

Des senteurs de pins, de bois brûlés s'exaltent dans l'air doux de l'automne...

 

Un brin d'herbe, aux teintes de verts, ravive et redouble les couleurs éclatantes du fruit...

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 16:15
Un blog pour le plaisir et la poésie des mots : merci à tous mes lecteurs...

 

 

 

Merci à tous les lecteurs du blog.... ceux qui commentent, ceux qui parcourent mes articles...


Au mois d'octobre, sur mon blog,  20 580 pages lues, 15 830 visiteurs. Merci à tous pour cette confiance...

 

Pour le plaisir des mots, pour le bonheur de la découverte, la curiosité nous guide...

 

L'occasion d'observer de nouveaux paysages, d'évoquer la nature, ses beautés, son harmonie, les arbres, les jardins....

 

Littérature, poésie, chansons, musique, culture, actualité : tant de sujets à aborder !

 

L'automne et ses couleurs flamboyantes, des ciels lumineux, des souvenirs, des mots à redécouvrir...

 

Les mots sont à l'honneur : ils nous accompagnent dans la quête du savoir, de la connaissance, de l'expérience.

 

Les mots nous réunissent, ils sont nos repères, ils sont notre héritage commun.

Ils méritent d'être célébrés, car ils nous offrent tant de possibilités !

 

Les mots ne sont-ils pas au coeur de la communication ? Ils nous offrent leurs éclats, leurs significations, leur musique, leurs couleurs, leurs sonorités, leur beauté.

 

Ils nous réservent des surprises, des éblouissements, des bonheurs renouvelés...
 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

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