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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 08:47
Un avenir terrifiant pour les abeilles : les drones...

 

 


Aux Etats-Unis, plus précisément à Harvard, des chercheurs imaginent un avenir terrifiant pour les abeilles : les remplacer par des drones.

 

On le sait : depuis des années, des colonies entières d'abeilles disparaissent. Les pesticides, les prédateurs comme le frelon asiatique, des parasites, le changement climatique sont à l'origine de ce déclin. Une véritable catastrophe écologique se prépare, et plutôt que de prendre le problème à la racine, certains se lancent dans des projets monstrueux : utiliser des machines, à la place des abeilles.

 

Il est vrai que le problème est grave et lourd de conséquences : sans les abeilles, la pollinisation n'est plus possible, sans les abeilles, de nombreux végétaux sont voués à la disparition, sans les abeilles, les hommes et tous les êtres vivants sont menacés.

 

Mais la solution envisagée pour résoudre cette catastrophe semble relever d'un film de science fiction... des recherches sont bel et bien menées pour fabriquer des armées de robots-abeilles.

 

Un scénario terrible, quand on y pense : de nombreuses espèces ont déjà disparu de notre planète et au lieu de songer à préserver les abeilles, on envisage de les remplacer par des robots.

 

Les lobbies des pesticides ont-ils commandité ces recherches ? On peut facilement le croire...

Le commerce des pesticides prospère et envahit la planète : bientôt, l'eau, l'air, la terre seront irrémédiablement pollués par ces produits toxiques.

 

La folie, l'appât du gain conduisent au pire.

Plutôt que de limiter l'emploi des pesticides pour préserver l'avenir des abeilles, on préfère construire des robots.

 

Ce projet ne préfigure-t-il pas l'avenir terrible de l'espèce humaine ? L'homme entouré de robots, dominé par des machines est-il lui même voué à l'extinction ?

Une extinction qu'il prépare sciemment, une extinction qui viendra inéluctablement quand la plupart des autres espèces vivantes auront été éradiquées.

 

Dans bien des domaines, l'homme joue à l'apprenti-sorcier, il dénature la planète, la détruit avec des objectifs peu reluisants : le profit, une course perpétuelle au rendement.

Ce projet fou, démentiel en est l'illustration parfaite : il démontre, encore une fois, que des scientifiques se livrent à des expériences monstrueuses, dangereuses.

 

Ce faisant, ils servent les grandes firmes qui produisent des pesticides : Monsanto, Bayer, BASF, Syngenta... Les lobbies chimiques n'ont pas fini d'oeuvrer pour la destruction de notre planète.

La seule solution valable est de préserver la nature afin de sauver des insectes qui sont indispensables à la vie sur notre planète...

 

 

 

Sources :

http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20161028.OBS0441/les-abeilles-remplacees-par-des-drones-harvard-y-travaille.html

 

 

http://www.maxisciences.com/abeille/des-robots-pour-remplacer-les-abeilles-greenpeace-lance-une-campagne-choc_art32480.html#

 

 

 

 

Un avenir terrifiant pour les abeilles : les drones...
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:46
Halloween, la fête de tous les dangers...

 

 


 

Le 31 octobre, désormais, en France, l'usage est de célébrer cette fête d'origine celte : Halloween...

Désormais, on trouve souvent dans nos supermarchés un rayon entier consacré à cette fête : citrouilles, déguisements de sorcières, masques, maquillages...

 

Bien sûr, les enfants se laissent facilement séduire par ces festivités, une occasion de s'amuser, d'oublier le monde ordinaire, d'entrer dans un univers fantastique. 

Cette fête, comme beaucoup d'autres, devient une affaire commerciale : notre monde n'est-il pas régi par l'argent et le rendement ?

 

Mais, cette fête tourne au cauchemar, quand on prend conscience de la nocivité des produits qui sont proposés à la vente, des produits dangereux, à bien des égards.

Ainsi, certains maquillages contiennent des substances toxiques, notamment pour des enfants : du phénoxyéthanol, du propylparabène, un perturbateur endocrinien potentiel, de l'hydroxyanisole butylé (BHA), un antioxydant classé "cancérogène possible" par le Centre international de recherche sur le cancer.

 

Les bonbons vendus en la circonstance se révèlent encore plus dangereux : ingurgités par les enfants, ils contiennent de nombreux additifs, des colorants, de la gélatine de porc, de l'acide citrique et malique, des nanoparticules de dioxyde de titane.

Ces termes barbares en disent long sur la composition chimique de ces "bonbons" : méritent-ils, d'ailleurs, encore ce nom ?

Les nanoparticules, extrêmement petites, ont la particularité de franchir les barrières physiologiques, les intestins, le cerveau, les reins... de pénétrer dans l’organisme et de s’y accumuler. "Des effets toxiques sont documentés : dysfonctionnement de l’ADN, stress oxydatif, réactions inflammatoires, mort des cellules".

 

Oui, décidément, on peut dire que cette fête fait peur : elle conduit à une consommation démesurée de friandises, de bonbons sucrés et bourrés de substances délétères.

On s'étonne d'en arriver là : la vente de ces produits devrait être interdite, mais le lobbying des marchands et des industriels de bonbons doit faire son oeuvre maléfique.

Maléfique, c'est le mot qui convient pour ces festivités qui mettent à l'honneur des costumes terrifiants, d'un goût parfois douteux...

 

Quand une fête est à l'origine de risques majeurs pour des enfants, elle n'est plus une fête, mais une énorme tromperie, un leurre...

Nos sociétés vouées à la marchandisation en arrivent à vendre des produits dangereux pour la santé des enfants : c'est très grave.

 

Dans tous les cas, les friandises proposées dans les supermarchés comme de nombreux autres aliments, contiennent des substances qui devraient être interdites par nos législations.

Pourquoi ne le sont-elles pas, si ce n'est pour remplir les poches des industriels de l'agro-alimentaire qui prospèrent en annihilant notre bien-être et notre santé ?

Halloween est une fête célébrée essentiellement par des enfants : ceux-ci doivent être préservés et protégés des dangers que génèrent tous les produits vendus à cette occasion.

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/sante/enfant-ado/halloween-2016-des-maquillages-dangereux-pour-vos-enfants_1897207.html

 

http://www.lepoint.fr/sante/halloween-gare-aux-bonbons-charges-en-nanoparticules-31-10-2016-2079828_40.php

 

 

 

 

 

Halloween, la fête de tous les dangers...
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 08:24
Où sont ceux que ton coeur aime ?

 

 


Dans un de ses poèmes célèbres, Lamartine imagine que les voix des morts se révèlent à travers les souffles du vent, les brins d'herbe qui frissonnent, les pins qui bruissent, une cloche qui résonne, des flots qui se répandent sur la grève...

 

Les voix qui se sont tues semblent, alors, se ranimer dans la nature entière, des voix, des rires, des paroles entendues, des souvenirs qui restent en chacun de nous...

 

Des visages ressurgissent du passé, des gestes, des sourires, des conversations, des moments d'autrefois.

Mes grands-tantes, mes grands-parents, disparus si vite, nos parents.

 

Des visages qui ont été si proches se sont éloignés, il nous reste tant de souvenirs, tant de pensées pour eux !

Il nous reste, gravés dans nos mémoires, leurs joies, leurs peines, leurs émotions, leur sensibilité, leur amour de la vie et du monde...

Il nous reste leur empreinte, leurs idées, une façon de vivre, dans la simplicité...

 

Le monde s'accélère, les progrès se multiplient, la vie s'emballe, mais nous aimons tous revoir des souvenirs tendres du passé.

Ceux dont les voix se sont tues font partie de nous, ils sont une part essentielle de notre âme et de nos coeurs.

Ils sont là, parmi nous, ils revivent à travers nos souvenirs...

 

On revoit des paysages familiers, la campagne aixoise si belle, aux couleurs d'ocre et de rouille, à l'automne, le pays de mes grands-parents maternels.

On revoit le pays d'Aix, des villages aux noms si parlants et pittoresques, Cabriès, Bouc-bel-Air, Violési, les Chabauds...

 

On perçoit des senteurs marines, celles de l'Estaque, petit village de pêcheurs, où ont vécu mes parents, on admire des embruns marins, des flots aux murmures sans cesse renouvelés...

On entrevoit, sur l'eau, une barque, peuplée de filets, de salabres, de bâches, de jambins.

Des calanques aux rochers abrupts se dessinent, des pins qui se penchent vers la mer, des collines lumineuses...

 

On revoit un jardin envahi de roses, de jasmins, d'althéas, des couleurs vives ou légères, on s'enivre de parfums de menthe, de romarins, de gardénias.

 

Une maison d'autrefois, dans un écrin de verdures : oliviers, thuyas, cyprès...

 

Des brassées de fleurs, dans le jardin, des brassées de senteurs, des joies simples, des bonheurs ordinaires et familiers...

 

 

 

Le poème de Lamartine : Pensée des morts

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/alphonse_de_lamartine/pensee_des_morts.html

 

Le poème repris par Georges Brassens :

http://www.jukebox.fr/georges-brassens/clip,pensee-des-morts,vmr5r.html

 

Un extrait du poème de Lamartine :

 

"Ah ! quand les vents de l'automne
 Sifflent dans les rameaux morts,
 Quand le brin d'herbe frissonne,
 Quand le pin rend ses accords,
 Quand la cloche des ténèbres
 Balance ses glas funèbres,
 La nuit, à travers les bois,
 A chaque vent qui s'élève,
 A chaque flot sur la grève,
 Je dis : N'es-tu pas leur voix ?

Du moins si leur voix si pure
 Est trop vague pour nos sens,
 Leur âme en secret murmure
 De plus intimes accents ;
 Au fond des coeurs qui sommeillent,
 Leurs souvenirs qui s'éveillent
 Se pressent de tous côtés,
 Comme d'arides feuillages
 Que rapportent les orages
 Au tronc qui les a portés..." 


 

Photos : rosemar

 

Où sont ceux que ton coeur aime ?
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 13:51
Tilleuls d'automne...

 

 

 

Les tilleuls revêtent des teintes de xanthe : l'automne s'en empare, les éblouit de lumières.

Les feuilles se parent de couleurs ensoleillées, des éclats de pailles, des envolées solaires...

 

Les bords des feuillages brunissent, des dentelles fines, légères...

 

Quelques éclats de verts subsistent, cernés de lumières.

 

Des cascades d'or sur les arbres, des grappes de feuilles étincelantes...

 

Des contrastes étonnants de couleurs :  branches sombres, feuilles dorées...

 

Les tilleuls, arbres solaires de l'automne s'embrasent de lumières.

 

Les tilleuls éblouissent l'azur.

Des éclats d'or avant l'hiver, des embruns légers, vaporeux qui subliment l'azur...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Tilleuls d'automne...
Tilleuls d'automne...
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 15:45
Pour toi tout seul je veux chanter...

 

 

Quand un chanteur s'adresse, directement et familièrement, à chacun de ses auditeurs, sans fioriture, pour délivrer un message d'amour, il compose une chanson pleine d'émotions et de tendresse.

"Un peu d'amour et d'amitié", tel est le titre de ce texte célèbre écrit par Gilbert Bécaud.

Le poète emploie la deuxième personne du singulier "toi", pour personnaliser son message.

Il s'adresse plus particulièrement à une personne "seule", qui "réclame un peu d'amour et d'amitié", et il lui déclare vouloir chanter pour elle seule.

Il établit, ainsi, un contact direct avec celui ou celle qui écoute sa chanson. "Pour toi tout seul je veux chanter"... déclare-t-il...

L'auteur imagine cet auditeur lointain qui écoute son "transistor", transformé en "complice", donc personnifié, ce qui permet de mieux établir le contact, malgré la distance.

Il laisse entrevoir un secret partagé, et imagine pouvoir "se glisser entre les ondes", pour apporter joie et consolation à l'auditeur.

Il évoque, alors, des situations où la solitude est plus particulièment présente : "Toi dans ton bateau sur la mer 
toi dans ton village lointain..."

Solitude du marin, ou de celui qui vit dans un village perdu : ce sont, là, les exemples les plus évidents de ces gens qui connaissent cet éloignement du monde.

Puis, le poète invite chacun à"poser son problème sur la table", expression concrète qui montre qu'on peut, si on le veut, oublier certains soucis qui paraissent insurmontables.

L'emploi de l'impératif, de la deuxième personne du singulier confère au message une familiarité pleine de sympathie.

"Tiens, pose-le là, sur la table Laisse passer, laisse passer... "

Le poète emploie, alors, une répétition insistante du mot "temps", pour montrer que le temps peut régler nombre de problèmes, grâce à la réflexion, la pensée.

Il rassure, aussi, son auditeur, en employant le futur de l'indicatif qui indique une certitude : "le temps te le règlera..."

D'autres conseils suivent : mieux vaut éviter les regrets, qui sont symbolisés par une belle image : "les soleils que tu as ratés". Et l'auteur délivre un message rassurant d'espoir : 
"Je te promets des soirs de fête 
Ah, mais ceux-là, faut pas les louper. "

Le langage familier suggère une proximité, une familiarité qui donnent confiance...

La chambre de l'auditeur est assimilée à "une île", image même de l'isolement qui suscite des larmes. Et le poète l'invite à sortir dans la ville pour trinquer et danser avec lui, comme le souligne l'emploi du pronom indéfini "on".

Il parvient, ainsi, à réunir tous les solitaires évoqués dans la chanson, puisqu'il faut trinquer, en pensant aux "marins sur la mer", "aux gars du village lointain"...

La mélodie lumineuse, pleine d'élan et d'entrain, nous invite à oublier nos chagrins, à aller de l'avant...


 

 

 

 

Photo : rosemar

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:54
Le mythe du cholestérol ?

 

 

 

 

Une émission diffusée sur Arte, mardi 18 octobre remet en cause le rôle du cholestérol dans l'athérosclérose et de nombreuses maladies cardiaques qui en découlent : ainsi, les statines prescrites depuis des années pour faire baisser le taux de cholestérol des patients seraient un bon moyen de s'enrichir pour les laboratoires.

 

De plus, ces statines peuvent comporter des effets secondaires terribles : troubles de la mémoire, tremblements, douleurs musculaires, destruction des muscles, chutes, confusions, diabète, décès.

Ces molécules seraient, donc, inefficaces et même dangereuses pour la santé.

 

L'émission diffusée sur Arte montrait que les essais cliniques de ces produits avaient été truqués et falsifiés dès le début.

Or, de nombreux cardiologues prescrivent ce "médicament"...

Les patients, confiants en leur médecin, se conforment à leur prescription. Mais dans un monde où les enjeux financiers priment sur toute autre considération, dans un monde où les laboratoires exercent une domination souveraine, comment le patient doit-il réagir ?

 

Le patient n'est qu'une "miette" entre les mains des médecins : il n'a pas les connaissances nécessaires pour savoir la conduite à tenir en cas de cholestérol élevé.

La prudence s'impose, mais quand il veut se soigner, se maintenir en forme, que peut faire le patient ?

Fragile, démuni, il se laisse souvent convaincre d'adopter tel ou tel traitement.

 

Quant aux médecins, ils ont, souvent, l'ordonnance et la prescription faciles : ils se soumettent aux lobbies des laboratoires qui vendent leurs substances à prix d'or.

Le patient, lui, est fait pour subir et avaler des médicaments aux effets secondaires pervers et parfois douloureux...

Le patient est perdu dans ce monde médical opaque, obscur, un monde qui lui est totalement étranger, un monde où il perd ses repères, ses facultés de jugement, parce que, souvent, il est lui-même affaibli et diminué.

 

Qui croire ? Certains médecins condamnent la prescription de statines, d'autres les proposent, même quand le taux de cholestérol est bas, pour éviter, disent-ils, des troubles cardiaques.

Tout le monde se souvient du scandale du Médiator, présenté comme un antidiabétique, puis utilisé comme un coupe-faim.... Environ 1800 patients sont décédés à cause de ce "médicament".

 

Des gens sont morts au nom de la rentabilité et de l'argent.

Se dirige-t-on vers un nouveau scandale, avec les statines ?

On peut le craindre, car ces molécules sont prescrites à tort et à travers par de nombreux médecins et notamment des cardiologues.

Les statines représentent un marché colossal : il serait temps de réaliser une enquête indépendante sur ces médicaments dont les effets secondaires sont multiples.

 

 

http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20161011.OBS9650/cholesterol-le-grand-bluff-le-doc-qui-defie-la-doxa.html

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Medicaments-anti-cholesterol-statines-un-scandale-pire-que-le-Mediator-35682.html

 

Lien vers l'émission :

 

https://youtu.be/al8mLjSj5dg

 

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 11:56
Comment propager l'ignorance ?

 

 

 

 

Comment propager l'ignorance ? De plus en plus, les enfants, les adolescents ne maîtrisent plus la grammaire française, l'orthographe, disciplines tombées en disgrâce depuis nombre d'années.

Or, la langue, tout le monde le sait, est le support de la pensée, elle est essentielle pour exprimer des idées et comprendre le monde.

 

Les élèves d'aujourd'hui disposent, pourtant, d'outils merveilleux pour accéder à la connaissance : internet, les ordinateurs, les tablettes, les portables... Ils peuvent très rapidement se connecter et trouver toutes sortes d'informations sur toutes sortes de sujets.

Mais encore faut-il comprendre ces informations, les trier, les analyser.

 

Chaque année, le taux de réussite du baccalauréat bat des records : on a tendance à brader ce diplôme de fin de cycle.

Chaque année, les inspecteurs donnent des consignes d'indulgence très strictes aux enseignants chargés de corriger le baccalauréat.

 

Dès lors, ce diplôme est considérablement dévalorisé : on donne aux jeunes gens l'illusion de la connaissance, mais arrivés sur les bancs de l'université, un grand nombre d'entre eux échouent dans leurs études.

Une façon, encore, de propager et de cultiver l'ignorance.

 

Les adolescents, sûrs de maîtriser le savoir grâce à internet, en viennent à refuser toute notion d'effort et d'apprentissage.

Et le système les encourage dans ce sens.

Il faut de plus en plus aplanir les difficultés qui se présentent devant eux : l'orthographe est trop complexe et difficile, on va la simplifier.

La grammaire est trop rébarbative, il suffit de la passer sous silence.

Le latin et le grec, jugés très ardus, seront purement et simplement sacrifiés sur l'autel de la facilité et de la paresse.

Par ailleurs, dorénavant, les enseignants sont invités à pratiquer l'évaluation positive : il faut, à tout prix, valoriser les copies, éviter les notes "humiliantes".

Il faut donc donner l'illusion de la connaissance et du savoir.

Et c'est bien ainsi qu'on propage l'ignorance, c'est bien ainsi que l'on asservit les individus, qu'on les rend passifs.

C'est ainsi que les gens ne réfléchissent plus, se soumettent au règne des machines.

 

L'ignorance serait-elle devenue un moyen pour annihiler la volonté des peuples, pour les transformer en robots sans âme ?

La nouvelle réforme des collèges va accorder une large place aux EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires qui se veulent attractifs et ludiques.

Mais on voit bien que des élèves qui ne maîtrisent pas les connaissances de base ne peuvent tirer profit de ces pratiques interdisciplinaires.

On sert aux élèves de la poudre aux yeux, une illusion de savoir : comment mêler plusieurs disciplines quand on ne les a pas vraiment assimilées ?

 

On va inéluctablement entraîner un émiettement des savoirs, préjudiciable aux "apprenants". J'utilise volontairement ce néologisme, synonyme jargonnant du mot "élèves".

Et, au fond, ce vocabulaire est très révélateur : il ne s'agit plus de hisser les jeunes vers la connaissance, il faut qu'ils apprennent d'eux-mêmes.

 

Mais comment apprendre si l'on ne maîtrise pas les outils élémentaires de la connaissance : une syntaxe élémentaire, un vocabulaire riche et varié ?

La pratique raisonnée de la langue est essentielle pour comprendre des textes et en percevoir toutes les subtilités : si l'on ne sait pas reconnaître le mode conditionnel, le subjonctif, l'impératif, on ne peut analyser correctement des textes littéraires.

Comment avoir envie d'apprendre quand tous les obstacles sont aplanis ?

Notre système éducatif doit être réformé, afin de redonner une véritable place à la culture, à la notion d'effort indispensable pour tous les apprentissages.

 

 

 

 

Comment propager l'ignorance ?
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 10:43
La fragilité de nos sociétés vouées à l'informatique : une cyberattaque aux Etats-Unis...

 

 

En 1943, René Barjavel imaginait, dans son roman de science-fiction intitulé Ravage, une immense panne électrique qui paralysait la planète et aboutissait à une apocalypse : les habitants, annihilés par la soudaineté de la catastrophe, sombrent dans le chaos, privés d'eau courante, de lumière et de moyens de transport.

 

On peut, désormais, concevoir ce que deviendrait notre monde soumis à une gigantesque panne informatique.

 

De fait, nos sociétés qui reposent sur des technologies de plus en plus pointues sont fragiles. Une cyberattaque a eu lieu aux Etats-Unis, le 21 octobre, de nombreux sites ont été paralysés : une attaque massive par "déni de service distribué" a atteint différents réseaux sociaux, Twitter, Amazon, eBay, Spotify ou encore PayPal étaient hors service pour des dizaines de millions d'internautes. Ce type de piraterie consiste à saturer un serveur de demandes pour l'empêcher de fonctionner.

 

Est-ce un simple exercice en vue d'une attaque de plus grande ampleur ?

Nul ne le sait, personne ne sait, aussi, qui est responsable de cette cyberattaque.

On le voit : pour l'instant, nos sociétés restent démunies face à ces problèmes informatiques.

 

Désormais, tout est informatisé : dans les entreprises, dans les maisons, dans les administrations, les banques, dans les hôpitaux, les communications, l'énergie, l'ordinateur est un outil précieux dont on ne peut plus se passer...

Une panne d'internet peut provoquer une paralysie totale de nos économies, de nos communications, de nos entreprises.

 

Saurons-nous faire face à ces cyberattaques, saurons-nous trouver des systèmes pour protéger nos sociétés ?

L'avenir est incertain ; les systèmes informatiques peuvent être piratés, ce qui peut comporter des dangers graves.

 

Dans des secteurs comme le transport, l'énergie, on peut imaginer les conséquences dramatiques d'une cyberattaque, dont on ne connaîtrait même pas l'origine.

De plus en plus, nos voitures sont informatisées, connectées, les avions sont guidés grâce à des ordinateurs, le secteur financier est dépendant de l'informatique : sans qu'on s'en rende compte, l'ordinateur occupe une place grandissante dans nos vies.

De plus en plus d'objets sont connectés.

 

Nos sociétés de technologie avancée deviennent, ainsi, de plus en plus vulnérables.

La révolution numérique est en marche et elle crée de nouveaux problèmes auxquels nous ne sommes pas bien préparés.

 

 

 

 

 

La fragilité de nos sociétés vouées à l'informatique : une cyberattaque aux Etats-Unis...
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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 14:07
Toutes les couleurs de l'automne...

 

 

Toutes les couleurs de l'automne sur ce buisson de vigne vierge...

Du rouille, du brun, du xanthe, du vert pâle, du noir, du mordoré...

 

Des éclats de feux, des étincelles de lumières, des soleils couchants dorés et rougeoyants, des miroirs sombres qui côtoient des teintes d'opales...

 

Des contrastes étonnants... des tableaux de feuilles dentelées, vernissées, aux teintes éblouissantes...

 

Le mur, habillé de ce lampas, se brode de rouilles, de roses, de bruns brûlés.

Le mur du jardin s'éclaire de ces embruns de couleurs variées.

 

Les feuilles ondulent, un déferlement de vagues aux teintes de pourpres...

Les feuilles rutilent, brunes, sombres, laquées de noirs.

 

L'automne pose ses teintes éclatantes sur les feuillages, l'automne s'installe peu à peu...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Toutes les couleurs de l'automne...
Toutes les couleurs de l'automne...
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 13:16
La casquettière...

 

 


Il est des boutiques que l'on n'oublie pas, parce qu'elles sont liées à l'enfance, parce qu'elles ont disparu et ont laissé des souvenirs forts dans nos mémoires...

La mercerie où l'on entrait comme dans un sanctuaire, dans le silence feutré des tiroirs qui contenaient toutes sortes de trésors : des bobines de fil, des pelotes de laine, des boutons, de la dentelle....

Le petit vendeur d'esques qui tenait, dans un renfoncement, une minuscule boutique, où l'on pouvait trouver des articles de pêche, des cannes, des hameçons et puis, bien sûr, les "esques", ces vers servant d'appâts, dans le parler marseillais...

Le marchand de vins dont le réduit exhalait de fortes senteurs de tanins...

 

Et puis, il y avait la casquettière ! Le nom, à lui tout seul, était tout un programme : un mot qui claque et résonne d'échos sonores, un mot mystérieux qui pouvait évoquer toutes sortes de découvertes.

Gutturales qui se répondent, voyelles variées, ampleur du mot...

Ce magasin faisait figure, à l'époque, d'une grande modernité : c'était, dans le petit village de l'Estaque, une nouvelle boutique qui attirait tous les regards, une sorte de bazar qui suscitait la convoitise et la curiosité.

 

Pour accéder à la boutique de la casquettière, il fallait franchir des escaliers, et atteindre un niveau supérieur, il fallait s'élever pour rejoindre le seuil du magasin.

Ce sanctuaire se méritait : on pouvait d'abord admirer dans une vitrine placée en hauteur, les marchandises vendues par la casquettière... puis on montait les marches, on se hissait sur des hauteurs, on atteignait un autre monde...

 

On entrait, alors, dans un bric-à-brac d'objets divers : des chaussures, des chaussettes, des casquettes, des chapeaux de toutes sortes, des jouets, des ballons...

A l'intérieur, des senteurs de cuir, de tissu, de cotons...

C'est dans ce sanctuaire que l'on achetait des chaussures...

 

La casquettière, une dame imposante, au verbe haut, nous accueillait de son sourire de commerçante, la vendeuse de casquettes nous faisait essayer des chaussures de la dernière mode...

Le choix était tout de même assez limité dans cette boutique multifonctions d'autrefois.

L'espace était réduit dans cet encombrement d'objets, mais on trouvait son bonheur à un prix relativement modique...

Un miroir à l'antique, une psyché permettait de voir si les chaussures seyaient aux clients et aux clientes... 

 

Ces boutiques d'autrefois ont disparu : le marchand d'esques, la casquettière, le marchand de vin.

La casquettière n'est plus de ce monde : elle a été remplacée par des grandes surfaces ou des supermarchés.

Certaines petites boutiques existent encore, mais elles ont l'air de s'étioler et de s'évanouir peu à peu, face à la concurrence des grands magasins...

On voit leur devanture vieillie, noircie par le temps.

Et on garde un souvenir ému de ces magasins d'autrefois où on connaissait bien les commerçants, où on avait l'impression d'accéder à un autre univers...

 

 


 

Photos : Christelle

La casquettière...
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