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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 09:03
La nouvelle religion : Google et les GAFA...

 

 

Jeudi 14 septembre, dans la Grande librairie, le journaliste et critique littéraire François Busnel  recevait Yuval Noah Harari, universitaire israélien qui, dans son dernier ouvrage intitulé Homo Deus, s'intéresse au destin de l'espèce humaine.

 

Harari imagine l'émergence d'une nouvelle religion : "le dataïsme"... Il précise : Qu'est-ce que la religion si ce n'est une autorité qui domine les hommes ?

 

Autrefois, quand les hommes se posaient des questions, ils allaient trouver des réponses auprès des gens d'église : ils se tournaient vers Dieu, vers la Bible.

 

Avec le dataïsme, l'homme qui se posera des questions ira consulter des algorithmes. Des milliards de gens le font, la nouvelle source d'autorité aujourd'hui, c'est Google...

Bientôt, Google disposera de suffisamment de données pour hacker tous les humains.

 

Les êtres humains ne sont eux-mêmes, selon Harari, que des algorithmes biochimiques. On peut, alors, contrôler et manipuler les gens, d'une manière inédite, avec leur consentement et sans qu'ils en prennent vraiment conscience.

 

Harari imagine une apocalypse par du shopping : on peut créer des algorithmes qui comprennent tellement bien les gens que l'on saura sur quel bouton émotionnel appuyer pour leur vendre quelque chose.

Les robots vont vendre des choses aux hommes.

 

Pourra-t-on vraiment se déconnecter ? De plus en plus, des emplois, des entreprises demandent aux gens d'être connectés tout le temps.

Certains pays construisent même des sociétés de surveillance totale : c'est le cas en Israël... un état où tout le monde est surveillé, tout le temps.

Et il est possible de vendre ce système de surveillance totale à d'autres régimes.

 

Même la lecture qui passe de plus en plus par le numérique devient une occasion de surveiller le lecteur.

Des appareils comme le Kindle d'Amazon sont capables de recueillir des données sur les utilisateurs pendant qu'ils lisent : par exemple, à quelle page le lecteur marque une pause, quelle phrase fait abandonner le livre et avec un système de reconnaissance faciale, l'appareil saura quel effet aura eu telle phrase sur le rythme cardiaque du lecteur, il saura ce qui l'a fait rire, l'a rendu triste ou mis en colère.

Bientôt les livres vous liront, pendant que vous lisez..., affirme Harari dans une formule particulièrement frappante.

 

Grâce à ces données, Amazon choisira pour vous des livres avec une précision troublante, il vous connaîtra parfaitement, ajoute-t-il.

Les GAFA savent absolument tout de ceux qui sont connectés : et ce sera encore plus une servitude volontaire quand ces GAFA  nous promettront, par dessus tout, une meilleure santé.

Harari prévoit une bagarre entre la santé et la vie privée, et c'est la santé qui va gagner... Ainsi, les gens seront volontaires pour abandonner leur vie intime afin d'avoir de meilleurs soins.

 

En effet, quoi de plus précieux que la santé ? La santé est essentielle pour tout être humain.

Les gens accepteront, alors, de porter des capteurs biométriques : on pourra, ainsi, identifier précocement chez eux telle ou telle maladie.

 

Et comme tout le système économique est construit sur la croissance économique, on ne pourra arrêter le progrès de la technologie car aucun gouvernement n'envisage de stopper la croissance.

 

Les prévisions de Yuval Noah Harari semblent d'une évidence absolue : l'homme de demain, voué aux GAFA, sera dominé par des machines et ne pourra plus s'en passer.

Harari nous invite à une réflexion sur le futur : son ouvrage est aussi une mise en garde contre l'emprise des systèmes informatiques.


 

 

 

 

 

La nouvelle religion : Google et les GAFA...
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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 13:43
Remettre enfin l'orthographe à l'honneur !

 

 

En corrigeant quelques copies de seconde, on prend conscience des difficultés qu'éprouvent les élèves en orthographe : fautes grossières d'accord, mots déformés, conjugaisons mal maîtrisées...

 

Et on voit aussi de plus en plus de fautes sur internet, et même dans des articles écrits par des journalistes.

Au fond, ce n'est pas étonnant : l'orthographe a été mise au rebut dans notre enseignement.

Ainsi, dans la nouvelle version du brevet des collèges, l'orthographe ne compte que pour 5 points sur 50 dans l'épreuve de français. Au baccalauréat, on ne peut enlever que 3 points pour une orthographe défectueuse.

 

En fait depuis des années, l'apprentissage de l'orthographe a été sacrifié : moins d'heures consacrées à cette discipline.

Or, pour écrire correctement, il faut s'entraîner, écrire, réécrire.

Il faut également apprendre certaines règles, les mémoriser, les revoir. Il faut apprendre les différentes conjugaisons, les réviser sans arrêt.

La plupart des fautes sont liées à la syntaxe et à la grammaire : confusions entre le participe passé et l'infinitif, accords défectueux entre le sujet et le verbe...

 

Il serait temps de restaurer de véritables leçons d'orthographe et de grammaire, car ces deux disciplines vont de pair.

La grammaire a été, elle aussi, négligée, mise au second plan, comme s'il fallait gommer les difficultés et les obstacles pourtant si formateurs pour les élèves.

Il fallait rendre les leçons moins rebutantes, moins rébarbatives : aussi abordait-on la grammaire à l'occasion d'une étude de textes et de manière très partielle.

 

C'est une évidence : un texte mal orthographié est souvent peu lisible, voire incompréhensible.

Et des étudiants qui ont obtenu le baccalauréat se retrouvent en difficulté, car ils ne maîtrisent pas cette discipline.

 

Il semble que le nouveau ministre de l'Education nationale veuille restaurer un véritable enseignement de l'orthographe et de la grammaire... il serait temps.

Jean Michel Blanquer a déclaré notamment : "L'apprentissage de la grammaire de la phrase est essentiel. C'est elle qui permet aux enfants d'entrer dans les textes, mais aussi d'acquérir une orthographe de qualité et un langage structuré... Ce sont ces grands principes qui doivent nous guider..."

 

Il faut souhaiter maintenant que ces propos soient réellement suivis d'effets et que des heures dédiées à la grammaire et à l'orthographe occupent enfin une place de choix dans l'emploi du temps des élèves.

 

 

 

 

 

 

 

Remettre enfin l'orthographe à l'honneur !
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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 11:36
Les Jardins de la Fontaine à Nîmes : un retour aux sources...

 

 

 

Dans le cadre des journées du patrimoine...

 

Les Jardins de la Fontaine à Nîmes offrent au promeneur un cadre naturel, idéal pour se ressourcer et remonter le temps...

 

Aménagés auprès d'une source, ces jardins sont à l'origine même de la ville, c'est là que des celtes se sont d'abord installés : un peuple celte, les Volques Arécomiques, s'est établi, au VI ème siècle avant JC, près de cette source opulente, au pied du mont Cavalier, au centre de la ville actuelle.

Les Volques Arécomiques divinisent alors la Source, lui consacrent un sanctuaire. C'est là que le dieu Nemausos associé à la fontaine fut vénéré.

 

Plus tard, Nîmes devint colonie romaine, au Ier siècle avant JC.

Les Jardins gardent de cette période romaine de somptueux monuments...

 

D'abord, des escaliers de marbre de forme arrondie qui descendent vers la source, puis le Temple de Diane, qui n'est vraisemblablement pas un temple et qui n'était donc pas "de Diane"... le nymphée, et enfin, la Tour Magne bâtie sur des fondations celtes.

 

Le bassin de la source révèle des flots transparents dans lesquels ondulent des algues... Des escaliers en double demi-lune bordent la fontaine.

 

La source qui jaillit là, des profondeurs de la terre, a permis la fondation de la ville : sans elle, Nîmes n'existerait pas.

Ce bassin procure toutes sortes de sensations au promeneur : les teintes changeantes de l'eau, ses murmures, sa fraîcheur, ses senteurs d'algues...

 

A proximité, se trouve le Temple de Diane, un édifice en ruines qui date vraisemblablement de l'époque d'Auguste... Ce bâtiment semble avoir été plutôt une bibliothèque. On voit encore, de nos jours, une salle voûtée, flanquée d'escaliers.

Sur le mur latéral nord, on peut admirer cinq niches rectangulaires surmontées en alternance de frontons triangulaires et semi-circulaires. Entre chaque niche s'élevait une colonne.

Ce bâtiment, entouré de pins, est empli d'une poésie mélancolique...  colonnes décimées, pierres polies et patinées par le temps, murs écroulés,  il est entouré de mystères car on en ignore encore la fonction première : bibliothèque, lieu de rencontres ou lieu de culte consacré à Nemausus ou panthéon ?

 

Sur les hauteurs des Jardins, se dresse, en majesté, la Tour Magne... Ce monument gallo-romain faisait partie de l'enceinte romaine.

Composée d'un soubassement octogonal, cette tour était haute de 36 mètres à l'époque romaine. Tour de guet, symbole de puissance, ce bâtiment surplombait la ville.

 

Le nymphée, situé face au temple de Diane, constituait le coeur du sanctuaire : c'était un vaste bassin rectangulaire, bordé sur 3 côtés par un portique.

Au milieu, se dressait un socle décoré d'une frise qui est encore visible, de nos jours...

Ce nymphée a été réaménagé au XVIIIème siècle, agrémenté de statues : au centre une représentation féminine de la ville de Nîmes, et sur les angles, des angelots et des vasques somptueuses.

 

Ainsi, les Jardins de la Fontaine sont l'occasion de percevoir toute la richesse de notre patrimoine, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours.

 

 

 

Elisée Reclus décrit magnifiquement la source de Nîmes dans son ouvrage Histoire d'un ruisseau :

 

 

"Plus près de nous, dans le midi de la France, mais encore sur ce versant méditerranéen qui, par ses rochers blancs, sa végétation, son climat, ressemble plus à l'Afrique et à la Syrie qu'à l'Europe tempérée, une fontaine, celle de Nîmes, nous raconte les bienfaits immenses des eaux de source. En dehors de la ville, s'ouvre un amphithéâtre de rochers revêtus de pins dont les tiges supérieures sont inclinées par le vent qui descend de la tour Magne : c'est au fond de cet amphithéâtre, entre des murailles blanches aux balustre de marbre, que s'étend le bassin de la fontaine. A l'entour sont épars quelques restes de constructions antiques. Au bord se dressent les ruines d'un temple des nymphes que l'on croyait jadis avoir été consacré à Diane, la chaste déesse, sans doute à cause de la beauté des nuits, alors que sur les eaux, l'orbe de la lune se reflète en une longue traînée frémissante. Au-dessous de la terrasse du temple, un double hémicycle de marbre borde la fontaine, et ses marches, où les jeunes filles venaient autrefois puiser l'eau, descendent sous le flot transparent. La source elle-même est d'un azur insondable au regard. Jaillissant du fond d'un gouffre ouvert en entonnoir, la gerbe d'eau s'épanouit en montant et s'étale circulairement à la surface. Comme un énorme bouquet de verdure qui se déploie hors d'un vase, les herbes aquatiques aux feuilles argentées qui croissent autour de l'abîme et les algues limoneuses aux longs cordages enguirlandés cèdent à la pression de l'eau qui s'épanche et se recourbent en dehors vers le pourtour du bassin ; à travers leurs couches épaisses le courant s'ouvre de larges détroits aux rives flottantes et serpentines."

 

 

 

 

Photos : rosemar

Le temple de Diane

Le temple de Diane

Le Nymphée

Le Nymphée

Le Nymphée

Le Nymphée

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 12:38
APB ou la déshumanisation des systèmes informatiques...

 

 

En cette période de rentrée scolaire et universitaire, de nombreux bacheliers se retrouvent sans affectation dans l'enseignement supérieur : c'est un système informatique APB, admission post-bac, qui attribue les places par tirage au sort.

 

Avec APB, c'est l'arbitraire le plus complet qui règne, et ce, au nom de l'égalitarisme... ?

 

C'est absurde : on ne tient plus compte de la motivation des élèves, de leur niveau, de leurs capacités.

Ce système est profondément injuste et inhumain...

 

Bien sûr, certaines filières sont engorgées et il conviendrait d'informer et d'orienter les étudiants afin qu'ils ne se dirigent pas vers ces filières saturées.

 

Mais le système APB est une aberration : nos sociétés sont, ainsi, de plus en plus, soumises à l'informatique.

Les enseignants eux-mêmes sont "gérés" par ces dispositifs : les mutations, les affectations pour les examens sont décidées par des machines.

L'humain,  ses difficultés ne sont plus du tout pris en compte.

 

Le tirage au sort est absurde : la sélection devrait se faire par les résultats, les notes obtenues au baccalauréat, par des entretiens où l'on testerait la motivation des étudiants.

 

Pour éviter la sélection, on en instaure une autre qui est totalement arbitraire...

Où est la cohérence ? On comprend la colère et le désarroi des étudiants, qui, après avoir obtenu le baccalauréat, se retrouvent sans aucune affectation.

 

Ainsi, pour régler certains problèmes, on s'en réfère de plus en plus à des machines. On supprime des emplois, on crée du chômage. Qui voudrait d'une société gérée par des machines ?

 

C'est pourtant cette tendance qui s'affirme de plus en plus : répondeurs téléphoniques, serveurs vocaux, distributeurs de boissons, de nourriture, caisses automatiques, péages autoroutiers, pompes à essence automatisées, distributeurs de billets à la SNCF...

 

Et quand les machines ont, en plus, le pouvoir de décider à la place des humains, on voit bien le danger de telles évolutions...

 

Quand une machine décide de l'avenir des jeunes, n' y a-t-il pas de quoi s'inquiéter ?

Quand une machine gère des personnels, n'est-ce pas un risque pour l'humanité ?

Des ordinateurs, des algorithmes sont capables, désormais, d'écrire des articles, de réaliser des transactions boursières.

 

Le numérique a tendance à prendre de plus en plus de place dans nos vies : il faut en percevoir toutes les conséquences et en dénoncer toutes les dérives afin de préserver notre humanité....

 

 

 

 

 

 

APB ou la déshumanisation des systèmes informatiques...
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 12:43
L'élevage industriel des cochons en Allemagne...

 

 

Connaissez-vous les conditions d'élevage des porcs en Allemagne ? En fait, quand on découvre cette industrie, on n'a plus vraiment envie de consommer de cette viande.

 

Un documentaire diffusé sur ARTE, intitulé Le vrai coût de la viande pas chère, nous montre les coulisses de cet élevage industriel.

 

Dans ce pays, la viande de porc est devenue une véritable industrie : élevage intensif, exploitation à outrance d'une main d'oeuvre sous payée, pollution des sols et des nappes phréatiques.

90 % des porcs transformés en Allemagne proviennent d'élevages industriels.

L'Allemagne compte 900 élevages intensifs : dans l'un d'entre eux, pas moins de 10 000 porcs !

L'engraissement dure quatre mois : quand les cochons ont atteint le poids de 120 kilos, ils partent pour l'abattoir. La nourriture est stockée dans des silos et pompée automatiquement vers les box où sont entassés les cochons, grâce à un réseau de tuyaux.

 

Les conditions d'élevage sont indignes : les cochons séjournent sur un sol en caillebotis qui occasionne des blessures et des inflammations articulaires... le sol ajouré permet l'écoulement des déjections qui sont ensuite récoltées en sous-sol et pompées vers d'énormes citernes à lisier, soit 40 mètres cubes de lisier par jour !

Dans des bâtiments, sont entassées 1200 truies reproductrices : elle sont inséminées artificiellement et nourries d'aliments concentrés.

Les truies passent la moitié de leur vie enfermées dans des cages : chaque truie donne naissance à environ 20 porcelets par portée, c'est le rendement qui compte !

Ces animaux ne voient jamais la lumière du jour : le bruit, la chaleur, le manque d'espace induisent des comportements agressifs.

 

Afin de réduire les coûts, la plupart des tâches sont automatisées : 5 employés seulement s'occupent de 10 000 bêtes. Les abattoirs fonctionnent 24 heures sur 24, sauf le dimanche.

Ainsi, grâce aux élevages industriels, la viande de porc allemande est la moins chère d'Europe et du marché mondial. Et, bien sûr, les boucheries traditionnelles souffrent de cette concurrence.

 

La plupart des salariés employés dans les abattoirs sont des travailleurs à bas prix venus d'Europe de l'Est : ils sont plus de 90 000. Ces salariés sont exploités en vue d'une production intensive.

On leur fait souvent miroiter des emplois qualifiés, mais une fois sur place, ils sont affectés à des tâches subalternes et peu ragoûtantes.

A l'usine, les découpes s'effectuent à la chaîne et les cadences sont infernales.

 

De plus, les sous-traitants qui utilisent cette main d'oeuvre louent à ces travailleurs des appartements en piteux état pour des loyers exorbitants. Les salariés sont entassés dans ces logements et doivent payer 250 à 350 euros par lit !

On peut parler d'une nouvelle forme d'esclavage moderne : les ouvriers ne sont même pas rémunérés en fonction du nombre d'heures qu'ils ont effectuées.

 

Depuis l'arrivée d'Angela Merkel au pouvoir, des subventions ont été accordées aux éleveurs et le ministre de l'agriculture a modifié la législation en matière de fertilisant.

 

Les épandages excessifs de lisier ne sont plus sanctionnés et les conséquences sur l'environnement sont désastreuses, le lisier contient des nitrates qui polluent l'eau, les terres et les nappes phréatiques.

On connaît les effets néfastes des nitrates sur la santé, l'Allemagne enfreint des directives européennes. Bruxelles a même engagé une procédure en manquement contre l'Allemagne pour infraction à la directive sur les nitrates.

Le gouvernement allemand s'expose, ainsi, à des amendes de plusieurs centaines de milliers d'euros par jour,  pourtant, ces amendes ne sont pas payées par les pollueurs mais par les contribuables allemands.

 

Les éleveurs français, eux, soumis à une réglementation plus stricte, souffrent de cette concurrence du porc allemand : 20 élevages disparaissent tous les mois en France et des abattoirs sont contraints à la fermeture.

 

Le marché européen du porc est donc complètement déséquilibré : l'Allemagne a les coûts de production les plus bas.

 

De grands groupes industriels font des profits considérables au détriment de la santé, de l'environnement, du travail même des petits producteurs.

L'élevage industriel fait, aussi, appel à des produits médicamenteux : il faut éviter les épidémies et combattre les maladies. Les éleveurs utilisent à outrance des antibiotiques, ce qui entraîne une prolifération de germes résistants aux antibiotiques.

On apprend que l'Allemagne utilise le plus d'antibiotiques par animal : en moyenne 150 mg d'antibiotiques par kilo de viande. Les élevages de masse rendent ainsi certains antibiotiques inefficaces.

Les bactéries multirésistantes pourraient causer le décès de 10 millions de personnes par an, selon certaines études.

 

On le voit : ces élevages intensifs sont une véritable plaie pour l'environnement, pour la santé et pour le bien-être animal.

L'Allemagne, dont on vante souvent l'économie florissante, obtient ces résultats en faisant fi des travailleurs, en polluant les sols : un tableau fort peu reluisant pour ce pays...

 

 

 

 

Source : un documentaire sur ARTE 

 

https://www.arte.tv/fr/videos/064368-000-A/le-vrai-cout-de-la-viande-pas-chere/

 

 

 

L'élevage industriel des cochons en Allemagne...
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 08:27
Les politiques et la rumeur...

 

 

Une catastrophe climatique hors normes s'est produite aux Antilles : les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy ont été anéanties par l'ouragan Irma.

 

Et aussitôt, on a entendu hommes et femmes politiques dénoncer et fustiger le gouvernement, mettant en cause la gestion de ces événements.

 

On aimerait plus de prudence et de mesure dans les déclarations de ces responsables politiques : il s'agit ni plus ni moins pour eux que de prospérer sur le malheur des victimes.

Avant d'accuser, il convient d'avoir des preuves de ce que l'on avance.

 

Marine Le Pen, la première n'a pas hésité à déclarer : "Soyons, face aux drames que vivent nos compatriotes des Antilles, encore la voix de la vérité : rien n'a été prévu, rien n'a été anticipé. Les moyens de secours et de maintien de l'ordre sont tout à fait insuffisants, l'effondrement de nos moyens militaires, le nombre dérisoire de bâtiments de la Marine ne permet pas la réponse que devrait être celle d'une grande et puissante Nation comme la France..."

Des propos péremptoires, sans nuance : c'est là le style de Madame Le Pen...

Evidemment, Gibert Collard y est aussi allé de sa diatribe, pointant du doigt "le manque de réactivité du gouvernement."

Le député LR Eric Ciotti a lancé, après le drame, son couplet habituel pour donner des conseils :

" On aurait pu pré-positionner des forces, des unités de sécurité civile et des militaires de la gendarmerie pour assurer la sécurité de la population. L'anticipation n'a pas été à la hauteur. Encore une fois, les météorologues avaient tous alerté sur la violence du phénomène."

 

On le voit : les chacals sont à l'oeuvre et sont prêts à exploiter et à répandre toutes les rumeurs qui accompagnent des événements dramatiques.

 

Bien sûr, la situation que vivent les habitants de Saint-Martin et de Saint-Barth est terrible : certains sont privés de tout, vêtements, nourriture, abris.

Il n'est pas étonnant, dès lors, que certains d'entre eux se livrent à des "pillages". Le terme est-il d'ailleurs approprié quand il s'agit de se procurer des vêtements ou de la nourriture ?

 

Les rumeurs les plus folles circulent : "Certains prisonniers auraient pu s'évader et auraient dévalisé une armurerie. Il n'y aurait pas eu de pillages dans la partie néerlandaise de l'île, ce qui démontrerait une impréparation côté français..."

 

J'ai même lu, dans certains journaux, qu'on aurait occulté les populations noires lors de reportages diffusés à la télévision française, parce que ces populations sont les plus touchées.

C'est faux : on a entendu plusieurs témoignages qui faisaient part de leur désarroi.

 

L'âme humaine est ainsi faite, hélas : les rumeurs vont bon train, quand le malheur s'abat sur de pauvres gens.

Mais quand les responsables politiques exploitent le malheur pour créer des polémiques, c'est alors qu'on perçoit leur indignité.

 

 

 

 

 

Les politiques et la rumeur...
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 13:36
Macron ou l'arrogance affichée...

 

 

Lors de son voyage en Grèce, le président de la République a prévenu "qu'il ne céderait rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes" qui se dressent contre sa réforme du Code du travail.

 

Un discours de fermeté face à la grève prévue ce mardi 12 septembre par les organisations syndicales...

Mais aussi un discours plein d'arrogance et de mépris dont use volontiers Emmanuel Macron, président Jupitérien...

 

On se souvient de ses propos sur les "illettrées" de Gad, on se souvient de ce qu'il avait dit aussi à un gréviste qui le prenait à partie : "Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler."

 

On se souvient de cette expression maladroite qui opposait des "gens qui réussissent à des gens qui ne sont rien".

 

Après les "gens qui ne sont rien", voilà que le président fait encore appel à l'insulte pour évoquer les opposants à sa réforme.

 

Les mots ont un sens et ceux qu'a employés Emmanuel Macron sont chargés d'opprobre et ont une connotation fortement péjorative.

 

Qui sont ces opposants ? Des "cyniques", nous dit Emmanuel Macron, c'est à dire des gens qui refusent la morale, dans le sens moderne du mot.

 

"Des fainéants", précise-t-il et le terme est particulièrement dévalorisant : il contient le mot "néant" et nous rappelle cette expression négative : "des gens qui ne sont rien".

 

Les Français, ceux qui iront manifester dans la rue ce mardi 12 septembre, et les autres sont-ils donc des fainéants ?

Les travailleurs, les salariés qui ont construit la France, qui se lèvent tôt le matin, qui oeuvrent pour le pays sont-ils des fainéants ?

 

Enfin, il est tellement commode de traiter "d'extrêmes" ceux qui ne sont pas favorables à une réforme voulue par le gouvernement.

 

Une réforme qui prévoit la précarisation des salariés, des plans de licenciement plus faciles, des accords à la carte sous pression patronale, et sous prétexte de modernité, des régressions et un retour au XIX ème siècle...

Vive la modernité et vive le changement !

 

Mais qui est "cynique", en l'occurrence ? Qui méprise la morale ? 

Avec la réforme du droit du travail, on s'achemine vers ce que certains appellent "l'enfer du miracle allemand", un "modèle" économique qui vise à précariser les salariés pour plus de profits et de rendements.

 

Un "modèle" dont on nous vante sans arrêt les mérites, oubliant tous les laissés-pour-compte de cette économie : salariés précarisés, retraités sans ressources, obligés de travailler pour survivre.

Un "modèle" qui en vient à oublier l'essentiel : le bonheur de l'humanité, la santé, le bien-être.

Mais où est le cynisme ?

 

 

 

 

 

Macron ou l'arrogance affichée...
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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 14:08
Les arbres déjà roux...

 

 

Dans le jardin, des panaches de rousseur et de rouille mêlés à des verdures...

 

Les arbres déclinent toutes sortes de teintes sur l'azur :  paille, bruns, verts, roux.

 

Certains arbres déjà flamboyants se détachent sur l'azur, alors que d'autres se parent encore d'une verdure printanière.

 

La lumière encore vive de l'été fait resplendir toutes ces couleurs...

 

Les marronniers peignent des camaïeux de verts et de roux.

 

Les tilleuls révèlent quelques feuilles dorées.

 

Des cascades de couleurs sur les arbres... les feuilles brûlées dessinent des déchirures, des éclats lumineux sur l'azur.

 

Les arbres déjà roux se parent de toutes les teintes de l'automne.

 

Les arbres déjà roux aux branches sombres s'éclairent de lueurs de xanthes.

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Les arbres déjà roux...
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 09:50
Le château de Saumane et le marquis de Sade...

 

 

Le château de Saumane de Vaucluse réserve aux visiteurs bien des surprises... construit sur les hauteurs du village, ce château qui date du XIIème siècle a été maintes fois transformé : une bâtisse hétéroclite où se mêlent forteresse médiévale, bastion de style Renaissance, château remanié du XVIIème et du XVIIIème siècles.

 

Ce château est célèbre parce qu'il abrita le marquis de Sade durant son enfance : à l'intérieur du bâtiment, une exposition est dédiée à ce personnage sulfureux dont la vie tumultueuse défraya la chronique.

 

 

Dans la montée qui mène à la forteresse, chacun peut admirer d'immenses pins sur l'escarpement : ils se détachent sur un ciel d'un bleu lapis-lazuli.

Le chant des cigales, les senteurs de pins s'exacerbent dans la chaleur de cette après-midi d'été.

 

Lorsque nous entrons dans l'enceinte,  nous sommes immédiatement impressionnés par l'épaisseur des murs. Les fenêtres laissent entrevoir un paysage verdoyant d'arbres : pins, cyprès, cèdres.

 

Rigueur architecturale et raffinement libertin se côtoient dans cet édifice somptueux.

 

A l'intérieur, nous découvrons une cheminée artistiquement agrémentée de feuillages en reliefs, une chapelle richement décorée, des fresques : une fête galante représentant deux jeunes filles à la fontaine, une scène pastorale encadrée de gypseries aux motifs de roses, ou encore des nobles visitant un monument antique, d'autres scènes champêtres, des plafonds somptueusement décorés...

 

Un escalier voûté en caissons déroule des marches usées par le temps : nous sommes, alors, subjugués par l'architecture ordonnée et rigoureuse de la voûte...

La chambre du marquis de Sade, ornée de fresques aux teintes de rouilles sur des panneaux encadrés d'or, révèle luxe et élégance.

 

Une exposition nous fait, aussi, découvrir la vie et l'oeuvre du célèbre Marquis...

Donatien Alphonse François, marquis de Sade appartient à une vieille famille aristocratique provençale : il passe donc une partie de son enfance en Provence.

 

De quatre à dix ans, son éducation est confiée à son oncle, l’abbé Jacques-François de Sade, qui l’héberge dans ce château de Saumane, près de L'Isle-sur-la-Sorgue.

 

Adulte, il se livre au libertinage des gens de sa caste qui se croient au dessus des lois.

 Le 17 mai 1763, il épouse Renée Pélagie de Montreuil, de noblesse récente, mais fortunée. Il ne s' assagit pas pour autant et fait, dans la même année, son premier séjour en prison pour « débauches outrées ». En 1768, il est à nouveau incarcéré six mois pour avoir enlevé et torturé une passante. Il donne fêtes et bals dans son domaine provençal de La Coste, voyage en Italie, notamment avec sa belle-sœur, dont il s'est épris.

 

L'exposition évoque, notamment, le séjour que les deux amants firent à Venise.

En Juillet 1772, le marquis et sa maîtresse quittent la Provence, traversent les Alpes, se rendent à Venise, capitale de la peinture et de l'opéra.

La vie vénitienne est décrite grâce à des tableaux, des gravures : le carnaval, les gondoles, les courtisanes...

 

On peut, à loisir, admirer des reproductions de toiles de Pietro Longhi, Le Ridotto, de Canaletto, de Michele Marieschi, de Francesco Guardi : des vues du grand canal, des îles...

 

Chacun de ces tableaux est illustré par un extrait représentatif de l'oeuvre de Sade.

 

On découvre aussi l'arbre généalogique de la famille de Sade qui remonte au Moyen âge : on est étonné de voir que figure dans ce lignage Laure de Noves, jeune Avignonnaise dont s'est épris le poète italien Pétrarque et qu'il célèbre maintes fois dans ses poèmes.

L'abbé Jacques François de Sade s'était passionné pour cette aïeule prestigieuse : il avait réuni de nombreux documents qui prouvent ce lien familial et avait même composé des Mémoires pour la vie de François Pétrarque.

Cet abbé semble lui-même avoir mené une vie très libre : c'est ce qu'on appelait, à l'époque, un libertin éclairé et cultivé.

 

La biographie du marquis de Sade est longuement évoquée sur des panneaux illustrés, le libertinage sadien nous est présenté... le marquis se nourrit de philosophie matérialiste : "il n'existe, selon lui, que la nature qui n'est dirigée par aucune entité métaphysique. Nous sommes entraînés par une force irrésistible, sans jamais pouvoir choisir les goûts que la nature a mis en nous. Ainsi, la nature aime le crime et nous pousse à assouvir nos désirs."

 

On le voit : il s'agit de cautionner et de justifier la vie débridée, faite de débauches, à laquelle s'est livré le marquis.

 

Les libertins peuvent, alors, expérimenter toutes les perversions, toutes les cruautés et commettre tous les crimes.

Des illustrations de ces tortures et de ces perversions sont visibles dans une petite salle réservée à un "public averti", annonce une pancarte.

 

Philosophe subversif de la liberté, débauché, libertin, le marquis de Sade continue à nous intriguer et à susciter fascination et interrogations.

Un personnage qui ne se soumet pas, un délinquant sexuel, un être épris de liberté, un poète : qui était vraiment le marquis de Sade ?

 

Le marquis garde une part de mystères, et dans tous les cas, le château de Saumane mérite qu'on s'y arrête et qu'on visite ce lieu riche d'histoires...

 

 

 

Pour mieux découvrir le marquis de Sade... une émission sur France Inter :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-des-reveurs/l-heure-des-reveurs-11-octobre-2013

 

 

Photos : rosemar

Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 14:20
Un pauvre dans la ville...

 

 

C'est l'été finissant... Tout le monde se hâte dans la rue et vaque à ses occupations : courses, balades, lèche-vitrines.

L'air est léger, une ambiance de vacances, encore...

Je fais partie de ces passants qui profitent de ces derniers jours de l'été pour déambuler dans la ville et me rendre dans une librairie afin de choisir quelques livres.

Beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés... on sent une joie de vivre, un besoin de goûter cette après-midi d'été, et de se détendre.

J'approche enfin de mon but : la librairie...

 

Et soudain, une vision étrange sur le trottoir : un être est assis sur le sol, la tête en bas, comme terrassé par la misère, le désarroi le plus total.

Un SDF est là, installé sur le trottoir, adossé à un caddie rempli de sacs en plastique...

Qu'a-t-il encore d'humain ?

Plus d'expression, plus de visage, plus de regard, il a l'air de dormir et de s'effacer peu à peu.

Ses jambes à demi dénudées dans son bermuda laissent voir des ulcères rougeâtres, ses pieds chaussés de sandales ne sont plus ceux d'un humain : les ongles démesurément longs et sales font penser à ceux d'un animal.

Il semble ne plus faire partie de notre monde...

 

Les gens passent, indifférents, pressés, gênés.

La vision est dérangeante : comment ne le serait-elle pas ?

C'est la confrontation de deux mondes parallèles qui s'ignorent.

Je n'ose même pas, moi aussi, le déranger, alors qu'il semble dormir.

Et je me rends dans la librairie où je passe un long moment à choisir des livres.

 

De retour dans la rue, le pauvre est toujours là : il s'est réveillé et je vois qu'il tient, dans ses grosses mains quelques menues piécettes.

Je dépose, alors, dans le creux de sa main une pièce de deux euros.

Soudain, le pauvre se redresse, me regarde, retrouve son humanité et prononce bien distinctement ces mots : "Dieu vous le rendra..."

Soudain, une voix bien distincte, un regard, un visage, une envie de communiquer, de partager...

 

J'ai vraiment l'impression d'être retournée au Moyen Age, dans un monde où règnent des inégalités criantes, la misère la plus totale.

J'ai vraiment l'impression d'être devant une scène qui appartient à une autre époque...

 

Plus loin, je suis soudain interpellée par un policier qui me demande de passer sur le trottoir d'en face, car un tournage a lieu dans la ville.

Effectivement, j'aperçois une caméra qui filme en travelling des monuments : toute une équipe de tournage s'affaire et les badauds observent de loin ce spectacle.

Me voici passée soudain du Moyen Age au XXI ème siècle...

Me voici revenue à une autre réalité de notre monde.

On tourne un film dans la ville : la modernité est là, palpable, évidente...

 

Et pourtant, je viens de vivre une scène digne d'une époque lointaine, une scène d'une grande violence...

Toute la misère du monde dans un seul être... et tout autour, un gouffre d'indifférence et d'insouciance...

 

 

 

 

 

 

Un pauvre dans la ville...
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