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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 07:58
En France, mourir d'être une femme ?

 


 

L'idée est scandaleuse, terrifiante : on peut mourir en France, parce qu'on est une femme.

 

Une journaliste a recensé depuis un an toutes les affaires où des femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Titiou Lecoq a publié les résultats de son enquête dans le journal Slate.

 

En France, dans notre pays, une femme meurt tous les trois jours, assassinée : le plus souvent, il s'agit de meurtres prémédités.

 

Et la journaliste n'hésite pas à parler de "féminicides" : les hommes tuent des femmes parce qu'ils considèrent qu'elles sont leur propriété...

 

Un archaïsme qui transforme la femme en objet, qui fait d'elle un être inférieur, voué au désir des hommes...

Un archaïsme intolérable qui doit être absolument dénoncé...

Un archaïsme qu'on du mal à concevoir dans notre pays, la France, un pays qui se veut à la pointe de la modernité, qui prône et promeut l'égalité des sexes.

 

Titiou Lecoq évoque même des crimes de discrimination dans la mesure où les hommes qui tuent des femmes se considèrent comme des êtres supérieurs ayant droit de vie et de mort sur leur entourage.

 

La liste est longue de celles qui meurent non pas comme on le dit "sous les coups de leur conjoint", mais, assassinées avec préméditation et détermination.

 

Les résultats de cette enquête sont glaçants : en France, le pays des droits de l'homme, la femme peut mourir parce qu'elle est une femme.

 

Tous ces meurtres sont occultés par les médias : on n'en parle pas si ce n'est dans la rubrique Faits divers et si on en parle, on minimise : on parle de crime passionnel et on en vient à justifier l'horreur.

 

Ainsi, malgré les apparences, malgré les progrès de l'émancipation de la femme dans notre pays, des femmes meurent victimes d'homicides volontaires.

 

Qu'ont-elles fait pour mériter d'être tuées ? Le plus souvent, elles ont voulu être libres, échapper à leur bourreau, elles ont voulu fuir la tyrannie d'un homme.

 

Titiou Lecoq cite les prénoms de toutes ces femmes anonymes, victimes de leur conjoint, pour leur restituer une forme d'identité.

 

"Toutes les catégories socio-professionnelles sont représentées. Tuer sa femme est un acte très bien partagé dans la société", précise la journaliste.

 

Face à toutes les horreurs énumérées par Titiou Lecoq, on prend conscience de la gravité du problème : elle cite des cas précis, avec des circonstances aggravantes.

 

Une simple journée de sensibilisation à la violence masculine ne peut plus suffire, il faut dénoncer régulièrement et inlassablement ce qui constitue une honte pour notre société.

 

 

L'article de Slate :

http://www.slate.fr/story/147429/mourir-parce-quon-est-une-femme

 

 

 

 

 

 

 

En France, mourir d'être une femme ?
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 11:20
L'oiseau sur le tilleul...

 

 

 

 

Rouge-gorge, rubiette, plumage chamarré, l'oiseau célèbre la douceur de l'été qui arrive...

 

Sur une branche de tilleul, il dit le bonheur de la douce saison, il chante la verdure environnante, les frondaisons nouvelles...

 

Il fait vibrer son chant vers le ciel.

 

Sa voix flûtée et mélodieuse rayonne, le soleil caresse les feuilles, un air doux et serein fait frissonner le feuillage.

 

C'est la saison des oiseaux sauvages, des brises légères, c'est la saison de la nature triomphante...

C'est la saison des ivresses de l'été...

 

L'oiseau s'émerveille de toutes ces feuilles de tilleul  aux nuances de verts, aux fleurs naissantes, il chante son éblouissement...

 

Il chante la liberté, une nature accueillante, des senteurs nouvelles...

 

Soudain, l'oiseau s'envole et disparaît dans les feuillages...

 

Bel instant de bonheur, vision fugitive, fragile et gracieuse...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Pixabay

 

Vidéo : rosemar

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 13:34
Microcosmos : un monde à découvrir et à protéger...

 

 

On survole une forêt, une prairie, puis on entre dans un monde d'herbes frissonnantes...

 

Aussitôt, apparaissent des créatures étranges et étonnantes : une sauterelle aux teintes d'anis qui escalade un brin d'herbe, un scarabée sombre au dos cuivré de roux qui chemine, belle carapace luisante et dorée... une chenille à tête de clown, avec un nez énorme, des yeux globuleux, deux cornes sur l'arrière du corps, qui semble nous jeter un regard curieux...

 

Bientôt, une espèce de rhinocéros à corne se devine et se profile derrière les herbes... d'autres chenilles, l'une chamarrée de bruns, l'autre à cornes rouges et au corps vert surgissent, puis, un insecte au corps immense étire ses articulations, un papillon déploie ses ailes...

 

"C'est une prairie au petit jour, quelque part, sur la terre", nous dit une voix off... mais on a l'impression de découvrir un autre univers, d'autres dimensions dans l'espace et le temps.

 

Une chenille, une coccinelle, un papillon aux ailes dentelées, une fourmi qui butine une goutte d'eau... tout un peuple s'anime sous nos yeux éblouis...

Puis, la caméra s'éloigne et on perçoit des images somptueuses d'arbres aux teintes dorées.

 

Soudain, c'est la naissance d'un papillon qui sort de sa chrysalide, aux ailes froissées, tremblantes qui s'épanouissent et se parent de teintes nouvelles...

 

Des insectes font leur toilette, avec minutie, alors qu'un bourdon décolle dans un bruit assourdissant, un brin d'herbe s'enroule sur une tige, on admire des fleurs qui déroulent leurs corolles, un coquelicot qui se défroisse peu à peu, butiné par un bourdon.

Le monde végétal s'anime, prend vie sous nos yeux.

On entend des bruissements d'oiseaux, puis, c'est un insecte acrobate qui nous étonne avec ses longues pattes... vol de coccinelle, fourmis qui dévorent des pucerons, coccinelles amoureuses...

Le spécimen de chenille verte à face de clown réapparaît, puis des papillons multiples, aux motifs étonnants virevoltent...

Gros plan sur des escargots qui se rejoignent dans un ballet de coquilles...

 

Microcosmos nous fait découvrir une vie diverse, des couleurs, des formes nouvelles, le petit monde des insectes, son extraordinaire diversité...

On s'interroge sur ces êtres qui semblent venus d'une autre planète, qui vivent, pourtant, près de nous et que nous ne voyons pas.

 

Une araignée saisit sa proie qu'elle enveloppe comme une momie dans sa toile, scène terrifiante !

 

Des insectes velus au bec acéré butinent des fleurs et en boivent le suc dans un bourdonnement incessant.

 

C'est un émerveillement perpétuel de formes, de couleurs !

Des chenilles processionnaires forment une chaîne continue dans un ordre impeccable, comme une armée en marche.

Puis, on assiste au travail des fourmis qui font des réserves de nourriture, on voit un grouillement tourbillonnant de guêpes près de leur nid, et leurs larves aux formes humaines qui palpitent...

L'épopée du bousier qui transporte sa bouse, malgré tous les obstacles, nous fascine : une obstination, une détermination sans faille, une volonté de puissance qui s'exprime avec force.

On est sensible à la poésie de certaines images : des libellules bleues aux ailes translucides qui frôlent la surface de l'eau, une araignée d'eau argentée, des nuages qui s'évaporent...

 

Ce peuple de l'herbe suscite admiration, fascination, étonnement...

Le film Microcosmos nous montre toute la beauté de cet univers que nous méconnaissons trop souvent.

 

Il convient de préserver toute cette richesse et cette diversité, il convient de protéger cette faune sauvage qui vit sur notre planète : les hommes ont un devoir de préservation à l'égard de ces espèces qui semblent insignifiantes mais qui participent à l'équilibre, à l'harmonie, la beauté de notre terre.

 

 

 

 

On peut visionner le film sur internet :

 

https://youtu.be/J9KkzlntuC8

 

 

 

 

Microcosmos : un monde à découvrir et à protéger...
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 11:59
Une soirée de passion musicale avec la chorale Rap's Ody Swing...

 

 

Pour célébrer la fête de la musique...


La passion était au rendez-vous : elle se lisait sur les visages, les sourires, dans l'enthousiasme des choristes.

La passion de chanter, de partager des émotions, des sentiments, une sensibilité... Le chant choral n'est-il pas un partage, une communion entre les choristes eux-mêmes et avec les spectateurs ?

 

On ne peut qu'apprécier cette ferveur qui anime les choristes, qui les fait vibrer, et nous emporte loin du monde ordinaire...

On fut d'abord envoûté par un chant religieux : l' Ave Verum Corpus de Mozart qui nous entraînait dans un univers de paix et de sérénité, la religion a inspiré tant de chefs d'oeuvre d'harmonie aux plus grands compositeurs et cette oeuvre de Mozart pleine de nuances nous emmène dans un monde fait de pureté.

 

Puis, le Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré vint conforter cette impression de douceur et de paix.

 

Soudain, éclata la joie d'un autre chant fait d'exaltation : l'Hallelujah de Haendel, les voix s'entremêlaient, s'entrecroisaient pour chanter un bonheur suprême. Les voix disaient une forme d'ivresse et de tourbillon. Puissance et douceur alternaient dans l'interprétation...

 

C'est aussi un Halleluyah plus tendre, plus mystérieux et plus feutré qui nous était offert, celui de Léonard Cohen... On se laissait, alors, bercer par la mélodie.

 

La deuxième partie du tour de chant était consacrée à des airs de variété : ce fut d'abord Deux minutes 35 de bonheur, une chanson célèbre qui a été interprétée par Sylvie Vartan et Carlos, une musique qui swingue et la chorale nous emportait avec elle dans ce moment de bonheur partagé.

 

Puis, on entra dans la fantaisie d'une chanson de Maurane, La chanson de l'Autruche... Les choristes s'amusaient manifestement à jouer les autruches, à mimer leur bonheur.

 

C'est ensuite une invitation impérieuse qui nous était faite : Bois ton café de l'Affaire Louis Trio... une belle leçon de sérénité...

 

Atmosphère tropicale et ambiance alanguie pour la chanson suivante : Il fait chaud... 

 

La séduction fut aussi au rendez-vous avec ce titre : Coeur de Loup, de Philippe Lafontaine, un rythme endiablé pour cette chanson d'amour.

 

C'est le thème du départ qui était évoqué avec cette chanson de Jean Jacques Goldman : Puisque tu pars... texte mélancolique qui suggère à la fois tristesse et espoir : la séparation est un déchirement mais aussi une occasion de découvertes pour celui qui s'en va vers un ailleurs.

 

On était, enfin, séduit par les rythmes contrastés de la Prière à la vierge d'El Rocio, célèbre chanson de prière catholique andalouse. Chantée a cappella, cette prière nous faisait percevoir mieux encore toute la force de la musique des voix...

 

Ce concert éclectique a séduit tous les publics, dans une ambiance conviviale de partage et de bonne humeur : la musique nous permet de connaître toutes sortes d'émotions et de sentiments, elle réunit, elle réconforte, elle apaise, elle est source d'harmonie.

 

Bravo aux choristes, à la chorale Rap's Ody Swing, au chef de choeur, Nathalie Martinez pour ce moment de bonheur et d'émotions partagées...

 

 

2 minutes 35 de bonheur :

 

https://youtu.be/fhHvi90bOCg

 

La chanson de l'autruche :

 

https://youtu.be/tGfMQgs1II4

 

 

Bois ton café :

 

https://youtu.be/Q90c3q1aXMA

 

Il fait chaud :

 

https://youtu.be/VXe_Qk4DeHI

 

 

Puisque tu pars :

 

https://youtu.be/QfCkCIKxo5U

 

 

Prière à la Vierge d'El Rocio :

 

https://youtu.be/B70ZWzJ8LpU

 

 

AVE VERUM CORPUS MOZART

CANTIQUE DE JEAN RACINE de G Fauré

HALLELUYAH HAENDEL

HALLELUJAH Léonard Cohen

IL FAIT CHAUD

PUISQUE TU PARS

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 12:01
Moins de sexisme à l'Assemblée ?

 

 

 223 femmes ont été élues députées, alors qu’elles n’étaient que 155 durant la précédente législature : un chiffre encourageant, même si on pouvait espérer mieux.

 

Malgré des progrès, le sexisme est présent partout dans nos sociétés et plus particulièrement dans le monde politique, domaine réservé traditionnellement aux hommes...

 

La femme fragile, incompétente, dénuée d'intelligence, dépendante, assimilée à une mineure : ces clichés ont la vie dure et il n'est pas facile de dépasser des siècles d'asservissement.

La femme faible, ridicule, infantile, mauvaise, légère, inculte : autant de clichés qui remontent à la nuit des temps.

 

Dans le monde politique, les propos machistes sont fréquents : souvent des plaisanteries graveleuses, voire injurieuses à l'égard des femmes.

 

Les femmes sont souvent jugées sur leur apparence, leur tenue, leur beauté, leur élégance et on a tendance à rabaisser leurs capacités intellectuelles, leurs compétences.

Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine pour voir évoluer le statut des femmes.

Lors du précédent quinquennat, deux députés se sont signalés par leur comportement sexiste : Philippe Le Ray, député UMP du Morbihan avait  imité des bruits de poule lors de la prise de parole de Véronique Massonneau, élue EE-LV. Son collègue LR Julien Aubert avait abusé du «Madame LE Président» à l’égard de Sandrine Mazetier, qui dirigeait la séance.

 Cécile Duflot avait été accueillie à l'assemblée par un tonnerre de huées et de sifflets en raison de sa tenue vestimentaire, une robe bleue à fleurs.

 

La femme, depuis longtemps, est celle qui s'occupe de sa maison, de son foyer, de ses enfants. Si elle se permet de faire de la politique, d'écrire des articles, de réfléchir, de s'impliquer dans son travail, voilà qu'elle se trouve livrée à la vindicte masculine.

 

Le problème est que les femmes elles-mêmes ont tendance à reproduire ces attitudes  et ces schémas sexistes : nous sommes toutes influencées par un substrat de culture qui fait de la femme un être inférieur, voué à la soumission.

 

Dans la loi de moralisation portée par François Bayrou, le sexisme est singulièrement absent, alors que ce phénomène touche l'ensemble de la société.

 

Il est temps de faire évoluer les mentalités : avec plus de présence féminine à l'Assemblée, il faut espérer une évolution qui permette aux femmes d'être enfin acceptées et reconnues dans leurs compétences.
 

 

 

 

 

 

 

Moins de sexisme à l'Assemblée ?
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 13:28
La canicule s'installe...

 

 

 

38 degrés à Bordeaux, 37 à Angers, la canicule s'installe en France sous un ciel sans nuages, et pourtant, nous ne sommes qu'au mois de juin...

Une canicule qui nous vient du sud : en Espagne, les températures frôlent, depuis plusieurs jours, 40 degrés.

 

Au Portugal, un incendie dramatique a ravagé la région de Leiria, faisant 62 morts et 62 blessés. Les fortes chaleurs ont aggravé cette tragédie.

De nombreuses victimes ont été piégées par le feu, dans leur voiture.

 

Ce lundi 19 juin, cet incendie attisé par le vent et la canicule n'est toujours pas maîtrisé.

"C'est sans doute la plus grande tragédie que nous ayons connue ces dernières années sur le front des incendies de forêts", a déclaré le premier ministre portugais.

 

Dans le sud de la France, depuis le début de juin les températures sont celles d'un mois de juillet : l'atmosphère est étouffante dans certaines villes et une alerte canicule a été lancée... une situation exceptionnelle en cette période de l'année...

Et la chaleur va s'accentuer dans les jours qui viennent, avec des températures qui dépassent 21 degrés, dès la matinée.

 
Les canicules extrêmes tendent, ainsi, à se généraliser : une étude menée par l'institut de Potsdam et une université de Madrid prévoit des vagues de chaleur de plus en plus importantes.
 
Les responsables seraient les hommes eux-mêmes, leurs activités produisant des gaz à effet de serre.

La pollution atmosphérique détraque le climat et des phénomènes extrêmes se produisent : tempêtes, ouragans, tornades, inondations, sécheresse, incendies...

 

Les catastrophes risquent de se multiplier et les hommes, la nature en subissent les conséquences dramatiques.

Il serait temps de prendre des mesures pour protéger notre planète, la préserver.


Quand des forêts sont dévastées par des incendies, l'équilibre général de la planète est rompu et menacé. Les arbres sont les poumons de la terre, sans eux, nous ne saurions vivre.


 
Et l'homme ne fait pas suffisamment d'efforts pour résoudre les problèmes qu'il génère. Partout, il se livre à une exploitation à outrance des ressources : pétrole, gaz de schiste avec tous les risques qui découlent des méthodes d'extraction souvent douloureuses pour la planète : pollution chimique, destruction des écosystèmes, dégradation de sites naturels.

L'homme se conduit comme un véritable prédateur : il en vient à détruire la planète qui lui sert de refuge.
 
 

 

 

 

 

La canicule s'installe...
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 10:43
Les premières cigales...

 

 

 

Les premières cigales sont là : je les ai entendues dans le lointain vers la cime des arbres...

 

Cyprès, pins, cèdres, buissons ont retenti de leur appel...

 

Voix secrètes et mystérieuses, voix de l'été qui arrive, voix des chaleurs intenses du midi !

 

Les premières cigales nous invitent aux bonheurs de l'été : légers bruissements dans les pins, murmures des oiseaux, claquements d'ailes, lumières qui s'attardent, nuits éclairées d'étoiles...

 

Les arbres se peuplent de voix nouvelles.

 

Dans le lointain, les cigales appellent l'été, elles le chantent, le célèbrent, elles annoncent des brises légères, des clartés renouvelées, elles disent l'été rayonnant, elles racontent les senteurs exacerbées de pins sous la chaleur du midi.

 

Elles racontent les aiguilles lourdes de pignes aux teintes de verts...

Elles racontent les collines de Provence aux effluves de thym.

 

Elles disent la mer toute proche, ses embruns vivifiants, ses teintes auréolées de lumières...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Les premières cigales...
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 07:54
Un téléphone... qui ne sert plus à téléphoner...

 

 

 

Désormais, la plupart des adolescents possèdent un téléphone portable... qui ne leur sert plus à téléphoner.

Cet objet semble avoir perdu sa fonction première : il devient appareil-photo, ordinateur, téléviseur, baladeur pour écouter de la musique.

 

Plus de communication téléphonique : on échange des SMS, on fait des selfies, on envoie des photos...

La communication passe, alors, par l'image, des messages simplistes, réduits à leur plus simple expression.

Les adolescents en perdraient presque l'usage de la parole...

 

Cet outil moderne de communication ne met plus en valeur le "verbe", la parole.

Il devient outil de divertissement, où l'adolescent capte essentiellement des images, de la musique.

 

Mails, jeux, réseaux sociaux, voilà quelles sont les activités que permet le téléphone portable.

D'ailleurs les adolescents passent beaucoup de temps à pianoter sur leur portable qui devient comme le prolongement de leur main : une dextérité étonnante, comme si le téléphone était une extension indispensable de leur bras.

 

Dès lors, ils semblent vivre dans un temps virtuel, coupés de la réalité, captivés par des images, des messages.

 

Certains passent ou plutôt perdent leur temps devant des jeux vidéos et ils en oublient le réel, le monde qui les entoure.

Dominés par tout ce qui est virtuel, ils ne perçoivent plus ce réel.

Une invitation à ne plus penser, à ne plus voir la réalité, à vivre dans un monde virtuel...

Une invitation à ne plus communiquer des idées...

Les enfants, les adolescents passent, ainsi, de plus en plus de temps devant des écrans qui servent à vendre des produits.

"Nous vivons dans un univers déréalisé", affirme Michel Onfray.

 

Et les portables font partie de cet univers : sur internet, les jeunes sont abreuvés de messages publicitaires...

Dès lors, comment espérer remettre certains adolescents dans le réel ?

Quand le marché fait la loi partout, quand on ramène tout à l'argent, le réel s'évanouit.

Le portable, la télévision, les écrans deviennent des vecteurs de publicité, une façon de pousser les gens à la surconsommation.

Sur internet, les mails publicitaires se multiplient, incitant à acheter toutes sortes de produits inutiles.

Le portable envahit la vie des adolescents à tel point qu'ils en perdent le contact avec la vie, le monde extérieur.

Une nouvelle génération est apparue : la génération "tête baissée" qui est sans arrêt connectée à cet appareil.

 

 

 

 

 

 

Un téléphone... qui ne sert plus à téléphoner...
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 12:29
Sous le signe de Boudica, la reine celte...

 

 

 


Boudica.... Qui connaît le nom de cette figure mythique, cette reine celte des Icéniens, qui mena une révolte des Bretons face à Néron ?

 

C'est l'écrivain et historien Tacite qui nous raconte l'épopée de cette reine de légende....

 

On sait qu’elle est née autour de l’année 30 d’une famille royale et qu’elle a été mariée à Prasutagos, le roi des Iceni, un peuple celte, dans la région du Norfolk, en Angleterre. Les Iceni sont l’un de cette douzaine de peuples qui accueillent les Romains les bras ouverts et concluent avec eux des traités de coopération. 

 

 Prasutagos meurt en 59 ou 60 après un long règne, il laisse un testament qui lègue la moitié de ses considérables possessions à l’empereur Néron, sans doute pour que celui-ci accepte que Boudica accède au pouvoir. Mais c’était sans compter avec la cupidité des Romains. L’administration romaine réagit immédiatement et saisit la totalité du trésor royal. 

 

Aussitôt, Boudica lève une armée pour combattre les romains... elle remporte plusieurs victoires, mais est finalement vaincue, elle s'enfuit et se serait donné la mort avec ses deux filles....

 

A partir de ce récit légendaire, les comédiens de la troupe Effet Thatche ont imaginé une pièce de théâtre parodique, une comédie haute en couleurs qui mêle histoire et actualité...

 

Le public est invité à participer activement à la mise en scène...

Un spectacle loufoque où les jeux de mots, les allusions à l'actualité, les mimiques suscitent le rire de l'auditoire...

Comique de mots, de gestes, de situation, de répétition s'enchaînent.

 

L'action de la pièce nous est présentée, dès le début, à la manière antique avec humour et dérision: "Vous aurez de la rebellion, de l'amour, des chameaux, de la haine, et du sang rhésus A+."

 

Les spectateurs sont constamment associés à l'action  : il s'agit d'abord d'acclamer l'entrée en scène de Néron :"Gloire à Néron !"

 

L'omniprésence d'Agrippine, son influence sur son fils sont présentées sur un mode comique et caricatural...

 

Sénèque annonce, alors, la mauvaise nouvelle : "En Britannia, le roi Prasitagus a été assassiné, et c'est sa femme Boudica qui a pris sa place et qui soulève le peuple..."

 

Aussitôt, Sénèque propose une solution pour régler ce problème : une personne de confiance qui se chargera d'assassiner la reine rebelle, un agent très spécial nommé "To morrow never dies"...

 

La traversée vers Britania se prépare : deux spectateurs sont interpellés pour mettre en scène la mer, le bruit des embruns et des mouettes...

 

L'actualité se mêle à l'histoire de manière parodique : la jungle de Calais, le tunnel sous la manche...

Les anachronismes se multiplient : Robin des Bois, Margaret Thatcher sont convoqués pour aider l'émissaire de Néron....

 

La caricature omniprésente suscite les rires des spectateurs : le rôle d'Agrippine est interprété par un homme, les personnages sont stéréotypés, les effets de décalages sont appuyés, le dénouement est irréaliste...

 

Bien sûr, cette farce loufoque prête, avant tout à rire, mais elle nous invite aussi à nous intéresser à cet épisode héroïque de la révolte de Boudica.

 

Ce spectacle donné dans le cadre des JEUX ROMAINS, à Nîmes, dans les jardins de la Fontaine, a permis d'apprécier la virtuosité des acteurs, leur sens de l'improvisation, leur bonne humeur communicative...

 


 

 

 

 

 

 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 12:43
La Kora : un moment de grâce et d'émotion...

 

 

 

Belle découverte d'un instrument africain, lors de l'émission On n'est pas couché, ce samedi 10 juin : la légendaire harpe africaine, la kora.  Matthieu Chedid a présenté son dernier album, Lamomali, réalisé avec des artistes maliens. 

 

L'occasion de découvrir cet instrument ancestral qui comporte 21 cordes, un mélange de luth et de harpe...

 

"Un instrument qui traverse le coeur..." affirme Matthieu Chedid.

Et il suffit d'écouter quelques notes de musique pour percevoir toute la pureté et l'élégance de cet instrument venu du passé...

Traditionnellement, la kora était jouée par les "griots", conteurs, poètes, troubadours : le griot parlait et chantait tout en jouant des musiques, transmises de père en fils, enrichies à chaque génération.

 

Instrument rustique, la kora est faite d'une grosse demi-calebasse de 40 à 60 cm de diamètre, évidée et percée d'un trou.

Elle est recouverte d'une peau de vache  parcheminée qui sert de table d'harmonie et dont dépend l'ampleur du son. 

 
Toumani Diabaté, musicien malien, virtuose de cette harpe africaine, caresse la kora et le monde paraît soudain différent, empli de grâce...
 

"Un instrument vertical qui va un peu de la terre au ciel... "affirme Matthieu Chedid et on est séduit par cette définition empreinte de poésie.

 

Matthieu Chedid chante "Cet air", accompagné par Toumani Diabaté et on est transporté dans un univers magique...

"Pars et ne te retourne pas..."

Une musique aérienne qui subjugue et envoûte, une musique qui semble venue d'un autre monde...

 

Mathieu Chedid fasciné par l'Afrique célèbre la beauté du monde, malgré les peurs, les douleurs qui le traversent...

"J'entends dans ta kora ta colère, j'entends dans ta kora ton coeur qui bat, mon frère, j'entends dans ta kora toute l'humilité, à la verticale, dans l'immensité, j'entends dans ta kora l'enfant qui part en guerre..."

 

Il célèbre aussi la tradition de la terre africaine, le retour aux sources, à la poésie qui est essentielle.

Il met en évidence toute la richesse de la rencontre des cultures... il célèbre la beauté des métissages.

 

Il nous invite à un partage, une rencontre avec la diversité, l'humanisme et l'humanité.

"Chaque fois que je suis face à des Maliens, j'apprends plein de choses. Le fait qu'ils soient connectés à la tradition et peut-être un peu plus terriens que nous. C'est-à-dire que nous, on est dans un monde hors-sol, j'ai l'impression qu'on est un peu déconnectés de pas mal de choses et ils nous ramènent à des choses assez évidentes et à la simplicité", nous dit Matthieu Chedid...

Une magnifique leçon de vie à méditer...

 

 

 

 

 

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