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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:09
L 'ancien chaudron de l'Estaque...

 

 

 


Les vieux pêcheurs de l'Estaque connaissent ce lieu appelé "le chaudron de l'Estaque"...un ancien atelier qui servait à teindre les filets.

 

Autrefois, ces filets fabriqués en coton, en lin, en chanvre, moisissaient facilement sous l'effet de l'humidité et de la chaleur : il fallait donc les tremper dans des bains d'eau bouillante contenant des écorces de pins et de chênes.

Les palangres, ces petits paniers en coton qui servaient à capturer des poissons, grâce à un système de hameçons, étaient aussi plongés dans ces cuves odorantes.

 

Les chaudrons répandaient des odeurs fortes de bois, de résines, et les rues alentour étaient imprégnées de ces senteurs...

 

On imagine les pêcheurs d'autrefois poussant leurs brouettes remplies de filets pour rejoindre l'atelier, plonger leurs filets dans les cuves, puis les faire sécher... tout un cérémonial, tout un travail qui occupaient les pêcheurs, un ou deux jours de la semaine...

On imagine ce peuple grouillant de pêcheurs s'activant pour rejoindre la teinturerie...

On les entend s'interpeller avec le langage du sud, on les entend évoquer "la teinche", le "rusco"...

On entend leurs mots de pêcheurs : "un jambin, un salabre, un gobi, une esquinade, une arapède, une favouille, un estoquefiche...", des mots pleins de saveur et de pittoresque.

On perçoit leur accent du sud qui fait chanter les mots et les phrases.

 

Le bâtiment où se trouvaient ces ateliers existe toujours : une maison aux volets bleu lavande, au dessus de la grande porte d'entrée on peut lire cette inscription gravée en gros caractères : Prud'homie de pêche, teinturerie...

 

Le chaudron date du 19 ème siècle, une époque où les pêcheurs étaient nombreux à l'Estaque : le petit port vivait de cette activité, et chaque estaquéen de souche a un parent ou un ancêtre qui était pêcheur..

 

Avec l'apparition des filets de pêche en nylon, le chaudron de l'Estaque est devenu obsolète, mais il témoigne d'un temps où la pêche était une activité florissante sur la côte bleue, il montre aussi la rudesse de ce métier : les pêcheurs consacraient leur samedi et leur dimanche à cette activité de teinture, afin de préserver leurs filets qui étaient leur outil de travail...

 

Les filets étaient, aussi, sans cesse ravaudés par les pêcheurs : on les voyait sur le quai ou sur leurs pointus, en train de rafistoler et remailler leurs nasses...

Mon arrière grand-père qui était pêcheur a dû fréquenter, maintes fois, cet atelier de teinturerie au nom magique, située dans une rue appelée autrefois la Montée de la Sardine...

On le voit : à l'Estaque même les rues sont imprégnées de cette mer Méditerranée qui faisait vivre tant de petites gens...

 

Le chaudron qui permettait de rénover les filets était une véritable institution à l'Estaque, un lieu de rencontres des pêcheurs qui venaient de différents ports voisins pour profiter de ces cuves bienfaitrices.

De tels lieux qui témoignent d'une vie passée doivent être préservés : on ne visite pas le chaudron, hélas, mais le bâtiment est classé monument historique et il impose encore par sa large façade aux teintes de lumières...

 

Le chaudron de l'Estaque a perdu sa fonction ancienne mais il laisse dans les mémoires des souvenirs du temps passé, il fait revivre tout un monde d'artisans pêcheurs dont la vie a été rude et difficile...

 

 

 

 

 

 

L 'ancien chaudron de l'Estaque...
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:08
Tu n'en reviendras pas, toi qui courais les filles...

 

 

 


On est touché par ce poème qui dénonce la guerre et ses horreurs, qui fustige un mépris manifeste de la vie humaine, lors des nombreux conflits qui ont déchiré, maintes fois, les peuples, comme ce fut le cas pendant la guerre de 14-18. On est ému par ce poème d'Aragon mis en musique et interprété par Léo Ferré.

 

"Tu n'en reviendras pas... tels sont les premiers mots du texte : le poète s'adresse familièrement à un jeune homme, il le tutoie comme un ami qui paraît proche, il évoque brièvement sa jeunesse, toute sa vivacité, son amour de la vie, dans cette expression : "toi qui courais les filles.."

 

Et sans transition, il nous montre ce jeune homme fracassé et terrassé, dont il a vu "battre le coeur à nu", une blessure terrible l'ayant anéanti.

Aragon nous fait voir le geste du brancardier qu'il était, lors de la première guerre mondiale avec ces mots : "quand j'ai déchiré ta chemise".

Puis, il s'adresse à un "vieux joueur de manille" et en contraste, on perçoit son corps qu'un "obus a coupé par le travers en deux". La violence de la blessure restitue toute l'horreur de la guerre qui brise des êtres humains.

Fauché par un obus, alors qu'il "avait un jeu du tonnerre", ce vieux joueur de manille est lui aussi une victime soudaine d'une guerre brutale.

 

L'expression réitérée : "Tu n'en reviendras pas" évoque le caractère inéluctable de la guerre, la mort, le plus souvent, ainsi que la stupeur horrible qu'elle suscite.

Puis, le poète parle à un "ancien légionnaire" condamné à "survivre sans visage, sans yeux"... il évoque, ainsi, les blessures atroces dont ont été victimes de nombreux combattants de la guerre de 14.

 

Le texte devient, ensuite, plus impersonnel avec l'emploi du pronom indéfini "on", suggérant la foule des soldats partis à la guerre.

"On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu..."

L'incertitude est au bout du chemin, on voit aussi ceux qui "attendent la relève", espérant échapper à cet enfer.

 

Le train qui emporte ces soldats vers le front est évoqué avec des impératifs : "roule au loin, roule train..."comme si personne ne pouvait échapper à cette fuite en avant de la guerre. Ce train devient comme une figure du destin.

Le poète nous fait voir des "soldats assoupis", éreintés, se laissant bercer par la "danse" du train, qui devient un réconfort, comme le soulignent les douces sonorités de sifflante et chuintante ... "Les soldats assoupis que ta danse secouent
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou."

Il nous fait percevoir leur profonde humanité : on sent "le tabac, l'haleine, la sueur" de ces êtres voués à la mort, au désespoir.

L'interrogation qui suit traduit un désarroi, une désespérance : elle insiste sur la jeunesse de ces êtres envoyés à la guerre, et sur un avenir fait de "douleurs"...

"Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs..."

Une veilleuse les éclaire à peine, leur donnant par métaphore, "la couleur des pleurs...", symboles de leurs souffrances.

 

La dernière strophe souligne un destin tragique et inéluctable : ponctuée par l'adverbe "déjà" en début de vers, cette strophe met en évidence l'idée d'une mort inscrite dans la pierre : "Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit..."

 

La pierre personnifiée semble avoir déjà remplacé l'être humain voué à la mort, c'est elle qui pense à la place de l'homme, lui qui devient un simple mot sur une pierre tombale, et tout s'efface, même le souvenir des amours qu'ont connues ces soldats.

La dernière phrase résonne comme une disparition totale du simple soldat mort à la guerre : "Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri."

 

Ce poème dénonce, avec force et émotion, toutes les horreurs de la guerre, le processus de  déshumanisation qu'elle entraîne, les vies qu'elle anéantit à jamais.

 

 

 

https://youtu.be/dU2mAj6SO30

 

Les paroles :

 

http://www.paroles-musique.com/paroles-Leo_Ferre-Tu_Nen_Reviendras_Pas-lyrics,p11281

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 11:08
Donald Trump élu : Marine Le Pen se réjouit...

 

 


 

Le populiste Donald Trump est devenu, cette nuit, le 45 ème président des Etats-Unis : "Il a su parler à l'Américain moyen...", affirment certains de ses partisans.

 

Donald Trump s'est livré à une campagne tonitruante et tapageuse, répandant des idées de haine et de racisme... ce milliardaire, aux déclarations outrancières a été, pourtant, élu président.

 

Paradoxalement, c'est un milliardaire qui a réussi à convaincre son électorat qu'il réduirait les inégalités flagrantes qui traversent la société américaine. Donald Trump a gagné ces élections, car il s'est présenté comme un homme nouveau luttant contre l'establishment.

Il affirme, ainsi, que sa victoire marquera la fin de "l'establishment corrompu de Washington".

 

Mais que représente Donald Trump si ce n'est une richesse éhontée, une forme de corruption, également ?

Marine Le Pen s'est empressée de féliciter le nouveau président des Etats-Unis, y voyant une possibilité de victoire du Front National pour les prochaines élections françaises.

Jean-Marie Le Pen a aussi déclaré : "Je l'attendais, je l'avais prévu et souhaité. Je m'en réjouis très fort, les conséquences vont être considérables c'est sûr. [...] Je pense que ça va prouver une chose, c'est que la diabolisation est une foutaise et que c'est une impasse".

Donald Trump a promis beaucoup : réduction des impôts, protectionnisme dans les relations commerciales, construction d'un mur pour empêcher l'arrivée de migrants mexicains.

Un programme populiste qui a séduit beaucoup d'Américains. Mais ce programme reste très flou.

 

La haine, la peur, le sexisme, le racisme ont été le fonds de commerce de Donald Trump, lors de sa campagne électorale.

Peut-on se réjouir d'un tel programme ?

Le choix auquel ont été confrontés les américains, au cours de cette élection, prouve bien l'essoufflement de la démocratie.

Entre un populiste au verbe haut et une représentante corrompue de l'establishment, peut-on parler, d'ailleurs, de choix ? 

 

En fait, nos démocraties sont, avec cette élection, en bout de course : en France, aussi, quel choix nous est proposé ?

Le parti républicain présente un programme ultra-libéral, le parti socialiste et le gouvernement mènent une politique qui ne sert plus les classes populaires, le Front national joue sur la peur, le racisme, Jean Luc Mélenchon ne rassemble pas à gauche autour de sa personne.

 

Il semble que, partout, la démocratie ne fonctionne plus : d'ailleurs, les hommes politiques gouvernent-ils encore ? Nous vivons sous le règne du monde de l'argent, les financiers ont pris le pouvoir.

 

 

 

 

 

Donald Trump élu : Marine Le Pen se réjouit...
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 16:34
Des archipels de nuages...

 

 

 

"J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs,
Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs
Ensevelis dans les feuillages ;
Soit que la brume au loin s'allonge en bancs de feu ;
Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu
A des archipels de nuages."


C'est ainsi que  Victor Hugo décrit des Soleils couchants dans un poème extrait de son recueil  intitulé Les feuilles d'automne : les nuages évanescents deviennent des "archipels"...
 
Le mot "archipel" désigne, d'abord, un groupe d'îles formant une unité géographique : on connaît l'archipel des Antilles, des Philippines, celui des Cyclades...
Victor Hugo emploie ce terme dans un sens imagé : les nuages, au soleil, couchant, dispersés dans le ciel, font souvent penser à des îles...
 
Venu du grec ancien "Αἰγαῖον πέλαγος, Aigaîon pélagos,  Mer Égée", devenu "arcipelago" en italien, puis "archipel" en français, ce nom propre s'est transformé, par antonomase, en un nom commun : la mer Egée parsemée d’îles, est devenue un nom générique, a fini par évoquer un ensemble d'îles !

Le premier élément du mot pourrait provenir, aussi, du verbe grec "archo, mener, gouverner, commander", le terme, dans son ensemble, désignant, alors, la Mer principale.

Etonnante étymologie !
 
Ce mot aux sonorités de gutturale, chuintante, labiale, aux voyelles diverses nous séduit, nous emmène dans un monde exotique et lointain, vers des îles secrètes, aux paysages pleins de charmes.
 
L'archipel évoque des images de soleil, de mers, de vagues : le mot contient anciennement le nom même de la mer, "pelagos", qui lui a donné sa finale abrégée -pel. Ce substantif, employé surtout en poésie, désigne, en grec ancien, la haute mer...
 
L'adjectif "pélagique" vient de ce radical et désigne tout ce qui est relatif au milieu marin, à la haute mer, notamment.
 
Tout le monde connaît l'autre mot grec, plus classique, qui sert à évoquer la mer : "thalassa".
 
La mer Egée, connue pour ses archipels d'îles, notamment les Cylades aux noms remplis de poésie : Amorgos, Délos, Naxos, Paros, Santorin, est bien une mer chargée de symboles, d'histoires et de mythes anciens.
 
Le nom même des "cyclades" suggère une forme de cercle et vient du mot grec "kuklos" : les îles forment un cercle autour de l'île sacrée de Délos.
 
Cet archipel comporte 2200 îles et îlots !
 
Quel éclat dans ce mot, quelle luminosité ! L'archipel est comme un éclat d'îles disséminées dans la mer, comme un envol d'oiseaux qui se dispersent dans le ciel !
 
On voit, aussi, des galets épars sur le sol, de formes diverses, aux couleurs variées...
 
Ce mot "archipel" aux sonorités éblouissantes est souvent utilisé dans un sens imagé : images de nuages qui se dissipent, ou d'embruns moutonnants sur la mer...
 
 
 

 

Le poème de Victor Hugo :

http://www.poetes.com/hugo/soleils.htm

 

 

Photos : rosemar

Des archipels de nuages...
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 13:51
Transgenres : jusqu'au bout de l'intolérance...

 

 

Jusqu'où peuvent aller la cruauté et la bêtise humaine ? Un documentaire sur les personnes transgenres, diffusé sur France 2, le mardi premier novembre, a donné la parole à ces exclus de la société : des témoignages, émouvants, poignants qui mettent en évidence des parcours de vie douloureux, remplis d'embûches, de souffrances.

 

Des êtres humains en difficulté sont rejetés de tous, parfois même de leur entourage le plus proche.

L'intolérance est à son comble et ces gens qui n'ont fait de mal à personne sont montrés du doigt, moqués, ridiculisés, avilis, ostracisés par la société.

 

De quoi sont-ils coupables ? Leur corps ne correspond pas à leur identité sexuelle : dès lors, ils n'ont qu'un désir, changer de sexe, vivre plus sereinement avec leur propre corps.

Le choix qu'ils ont fait est terrible, sans doute : opérations mutilantes, prises d'hormones, douleurs, et en plus, ils se retrouvent en butte à toutes les vexations, à toutes les humiliations du monde.

 

Les témoignages montrent la lucidité, la clairvoyance de ces gens rejetés par les autres, parfois par leur famille.

Ce documentaire dénonce la cruauté des hommes face au phénomène de la transsexualité.

 

Des propos violents, ignobles leur sont, parfois, adressés : "Il faut rallumer les fours crématoires pour y jeter les gens comme toi...", voilà les propos ignominieux proférés à l'encontre d'une des personnes qui témoignait lors de cette émission.

On a du mal à imaginer que de tels mots puissent être prononcés de nos jours, alors que les horreurs et les abominations du nazisme ont été dénoncées, maintes fois.

 

L'intolérance se manifeste autour de ces gens, et elle atteint des sommets de violence.

Quand les papiers d'identité ne correspondent plus à l'apparence sexuelle d'une personne, la vie quotidienne devient invivable : accusation d'usurpation d'identité, rires, moqueries permanentes.

Au bout du chemin : une vie sociale amoindrie, une vie professionnelle compliquée, parfois impossible, des difficultés administratives sans fin.

 

Pourquoi tant de haines et d'intolérance ? Pourquoi des individus s'acharnent-ils sur ces êtres déjà douloureusement affectés par leur problème et leurs soucis ?

La bêtise est à l'oeuvre, une certaine perversité aussi, un plaisir de faire le mal et de rabaisser les autres.

Les témoignages prouvent aussi un acharnement à l'égard de ces personnes.

Il serait temps de reconnaître ces gens, de leur accorder des droits.

Ce reportage diffusé sur France 2 avait le mérite de donner la parole à des gens qui ne l'ont jamais : il est regrettable que cette émission ait été diffusée tardivement, en deuxième partie de soirée....

"Liberté, égalité, fraternité", en l'occurrence, pour les transgenres, la devise de la république n'a plus aucun sens, comme le déclare une des participantes à cette émission.

L'intolérance à l'égard de personnes différentes doit être dénoncée, avec la plus grande véhémence : ceux qui s'en rendent coupables démontrent leur bêtise, leur lâcheté, leur inconscience.

 

 

 

Le reportage sur France 2 :

 

http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/videos/replay_-_trans_cest_mon_genre_01-11-2016_1337559

 

 

http://television.telerama.fr/television/trans-c-est-mon-genre-un-nouveau-documentaire-manifeste-d-eric-gueret,149127.php

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-instant-m/l-instant-m-31-octobre-2016

 

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 13:09
Elle est brune, elle est rousse...

 

 

 

Elle est brune, elle est rousse : une pigne sur le sol, aux éclats dorés, aux teintes lumineuses, attire tous les regards.

 

Elle rayonne : un dégradé de teintes de rouille s'étire en cascade sur le fruit.

 

Un concentré de motifs géométriques, des écailles qui s'emboîtent avec harmonie et délicatesse...

Des vagues lumineuses, régulières se dessinent sur le fruit.

 

Tout autour, des aiguilles, des brindilles, des écailles forment un tableau rustique.

 

La pigne de pin montre des éclats de rouille, elle éclaire le tableau de ses teintes chaleureuses.

 

Des senteurs de pins, de bois brûlés s'exaltent dans l'air doux de l'automne...

 

Un brin d'herbe, aux teintes de verts, ravive et redouble les couleurs éclatantes du fruit...

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 16:15
Un blog pour le plaisir et la poésie des mots : merci à tous mes lecteurs...

 

 

 

Merci à tous les lecteurs du blog.... ceux qui commentent, ceux qui parcourent mes articles...


Au mois d'octobre, sur mon blog,  20 580 pages lues, 15 830 visiteurs. Merci à tous pour cette confiance...

 

Pour le plaisir des mots, pour le bonheur de la découverte, la curiosité nous guide...

 

L'occasion d'observer de nouveaux paysages, d'évoquer la nature, ses beautés, son harmonie, les arbres, les jardins....

 

Littérature, poésie, chansons, musique, culture, actualité : tant de sujets à aborder !

 

L'automne et ses couleurs flamboyantes, des ciels lumineux, des souvenirs, des mots à redécouvrir...

 

Les mots sont à l'honneur : ils nous accompagnent dans la quête du savoir, de la connaissance, de l'expérience.

 

Les mots nous réunissent, ils sont nos repères, ils sont notre héritage commun.

Ils méritent d'être célébrés, car ils nous offrent tant de possibilités !

 

Les mots ne sont-ils pas au coeur de la communication ? Ils nous offrent leurs éclats, leurs significations, leur musique, leurs couleurs, leurs sonorités, leur beauté.

 

Ils nous réservent des surprises, des éblouissements, des bonheurs renouvelés...
 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 08:47
Un avenir terrifiant pour les abeilles : les drones...

 

 


Aux Etats-Unis, plus précisément à Harvard, des chercheurs imaginent un avenir terrifiant pour les abeilles : les remplacer par des drones.

 

On le sait : depuis des années, des colonies entières d'abeilles disparaissent. Les pesticides, les prédateurs comme le frelon asiatique, des parasites, le changement climatique sont à l'origine de ce déclin. Une véritable catastrophe écologique se prépare, et plutôt que de prendre le problème à la racine, certains se lancent dans des projets monstrueux : utiliser des machines, à la place des abeilles.

 

Il est vrai que le problème est grave et lourd de conséquences : sans les abeilles, la pollinisation n'est plus possible, sans les abeilles, de nombreux végétaux sont voués à la disparition, sans les abeilles, les hommes et tous les êtres vivants sont menacés.

 

Mais la solution envisagée pour résoudre cette catastrophe semble relever d'un film de science fiction... des recherches sont bel et bien menées pour fabriquer des armées de robots-abeilles.

 

Un scénario terrible, quand on y pense : de nombreuses espèces ont déjà disparu de notre planète et au lieu de songer à préserver les abeilles, on envisage de les remplacer par des robots.

 

Les lobbies des pesticides ont-ils commandité ces recherches ? On peut facilement le croire...

Le commerce des pesticides prospère et envahit la planète : bientôt, l'eau, l'air, la terre seront irrémédiablement pollués par ces produits toxiques.

 

La folie, l'appât du gain conduisent au pire.

Plutôt que de limiter l'emploi des pesticides pour préserver l'avenir des abeilles, on préfère construire des robots.

 

Ce projet ne préfigure-t-il pas l'avenir terrible de l'espèce humaine ? L'homme entouré de robots, dominé par des machines est-il lui même voué à l'extinction ?

Une extinction qu'il prépare sciemment, une extinction qui viendra inéluctablement quand la plupart des autres espèces vivantes auront été éradiquées.

 

Dans bien des domaines, l'homme joue à l'apprenti-sorcier, il dénature la planète, la détruit avec des objectifs peu reluisants : le profit, une course perpétuelle au rendement.

Ce projet fou, démentiel en est l'illustration parfaite : il démontre, encore une fois, que des scientifiques se livrent à des expériences monstrueuses, dangereuses.

 

Ce faisant, ils servent les grandes firmes qui produisent des pesticides : Monsanto, Bayer, BASF, Syngenta... Les lobbies chimiques n'ont pas fini d'oeuvrer pour la destruction de notre planète.

La seule solution valable est de préserver la nature afin de sauver des insectes qui sont indispensables à la vie sur notre planète...

 

 

 

Sources :

http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20161028.OBS0441/les-abeilles-remplacees-par-des-drones-harvard-y-travaille.html

 

 

http://www.maxisciences.com/abeille/des-robots-pour-remplacer-les-abeilles-greenpeace-lance-une-campagne-choc_art32480.html#

 

 

 

 

Un avenir terrifiant pour les abeilles : les drones...
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:46
Halloween, la fête de tous les dangers...

 

 


 

Le 31 octobre, désormais, en France, l'usage est de célébrer cette fête d'origine celte : Halloween...

Désormais, on trouve souvent dans nos supermarchés un rayon entier consacré à cette fête : citrouilles, déguisements de sorcières, masques, maquillages...

 

Bien sûr, les enfants se laissent facilement séduire par ces festivités, une occasion de s'amuser, d'oublier le monde ordinaire, d'entrer dans un univers fantastique. 

Cette fête, comme beaucoup d'autres, devient une affaire commerciale : notre monde n'est-il pas régi par l'argent et le rendement ?

 

Mais, cette fête tourne au cauchemar, quand on prend conscience de la nocivité des produits qui sont proposés à la vente, des produits dangereux, à bien des égards.

Ainsi, certains maquillages contiennent des substances toxiques, notamment pour des enfants : du phénoxyéthanol, du propylparabène, un perturbateur endocrinien potentiel, de l'hydroxyanisole butylé (BHA), un antioxydant classé "cancérogène possible" par le Centre international de recherche sur le cancer.

 

Les bonbons vendus en la circonstance se révèlent encore plus dangereux : ingurgités par les enfants, ils contiennent de nombreux additifs, des colorants, de la gélatine de porc, de l'acide citrique et malique, des nanoparticules de dioxyde de titane.

Ces termes barbares en disent long sur la composition chimique de ces "bonbons" : méritent-ils, d'ailleurs, encore ce nom ?

Les nanoparticules, extrêmement petites, ont la particularité de franchir les barrières physiologiques, les intestins, le cerveau, les reins... de pénétrer dans l’organisme et de s’y accumuler. "Des effets toxiques sont documentés : dysfonctionnement de l’ADN, stress oxydatif, réactions inflammatoires, mort des cellules".

 

Oui, décidément, on peut dire que cette fête fait peur : elle conduit à une consommation démesurée de friandises, de bonbons sucrés et bourrés de substances délétères.

On s'étonne d'en arriver là : la vente de ces produits devrait être interdite, mais le lobbying des marchands et des industriels de bonbons doit faire son oeuvre maléfique.

Maléfique, c'est le mot qui convient pour ces festivités qui mettent à l'honneur des costumes terrifiants, d'un goût parfois douteux...

 

Quand une fête est à l'origine de risques majeurs pour des enfants, elle n'est plus une fête, mais une énorme tromperie, un leurre...

Nos sociétés vouées à la marchandisation en arrivent à vendre des produits dangereux pour la santé des enfants : c'est très grave.

 

Dans tous les cas, les friandises proposées dans les supermarchés comme de nombreux autres aliments, contiennent des substances qui devraient être interdites par nos législations.

Pourquoi ne le sont-elles pas, si ce n'est pour remplir les poches des industriels de l'agro-alimentaire qui prospèrent en annihilant notre bien-être et notre santé ?

Halloween est une fête célébrée essentiellement par des enfants : ceux-ci doivent être préservés et protégés des dangers que génèrent tous les produits vendus à cette occasion.

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/sante/enfant-ado/halloween-2016-des-maquillages-dangereux-pour-vos-enfants_1897207.html

 

http://www.lepoint.fr/sante/halloween-gare-aux-bonbons-charges-en-nanoparticules-31-10-2016-2079828_40.php

 

 

 

 

 

Halloween, la fête de tous les dangers...
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 08:24
Où sont ceux que ton coeur aime ?

 

 


Dans un de ses poèmes célèbres, Lamartine imagine que les voix des morts se révèlent à travers les souffles du vent, les brins d'herbe qui frissonnent, les pins qui bruissent, une cloche qui résonne, des flots qui se répandent sur la grève...

 

Les voix qui se sont tues semblent, alors, se ranimer dans la nature entière, des voix, des rires, des paroles entendues, des souvenirs qui restent en chacun de nous...

 

Des visages ressurgissent du passé, des gestes, des sourires, des conversations, des moments d'autrefois.

Mes grands-tantes, mes grands-parents, disparus si vite, nos parents.

 

Des visages qui ont été si proches se sont éloignés, il nous reste tant de souvenirs, tant de pensées pour eux !

Il nous reste, gravés dans nos mémoires, leurs joies, leurs peines, leurs émotions, leur sensibilité, leur amour de la vie et du monde...

Il nous reste leur empreinte, leurs idées, une façon de vivre, dans la simplicité...

 

Le monde s'accélère, les progrès se multiplient, la vie s'emballe, mais nous aimons tous revoir des souvenirs tendres du passé.

Ceux dont les voix se sont tues font partie de nous, ils sont une part essentielle de notre âme et de nos coeurs.

Ils sont là, parmi nous, ils revivent à travers nos souvenirs...

 

On revoit des paysages familiers, la campagne aixoise si belle, aux couleurs d'ocre et de rouille, à l'automne, le pays de mes grands-parents maternels.

On revoit le pays d'Aix, des villages aux noms si parlants et pittoresques, Cabriès, Bouc-bel-Air, Violési, les Chabauds...

 

On perçoit des senteurs marines, celles de l'Estaque, petit village de pêcheurs, où ont vécu mes parents, on admire des embruns marins, des flots aux murmures sans cesse renouvelés...

On entrevoit, sur l'eau, une barque, peuplée de filets, de salabres, de bâches, de jambins.

Des calanques aux rochers abrupts se dessinent, des pins qui se penchent vers la mer, des collines lumineuses...

 

On revoit un jardin envahi de roses, de jasmins, d'althéas, des couleurs vives ou légères, on s'enivre de parfums de menthe, de romarins, de gardénias.

 

Une maison d'autrefois, dans un écrin de verdures : oliviers, thuyas, cyprès...

 

Des brassées de fleurs, dans le jardin, des brassées de senteurs, des joies simples, des bonheurs ordinaires et familiers...

 

 

 

Le poème de Lamartine : Pensée des morts

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/alphonse_de_lamartine/pensee_des_morts.html

 

Le poème repris par Georges Brassens :

http://www.jukebox.fr/georges-brassens/clip,pensee-des-morts,vmr5r.html

 

Un extrait du poème de Lamartine :

 

"Ah ! quand les vents de l'automne
 Sifflent dans les rameaux morts,
 Quand le brin d'herbe frissonne,
 Quand le pin rend ses accords,
 Quand la cloche des ténèbres
 Balance ses glas funèbres,
 La nuit, à travers les bois,
 A chaque vent qui s'élève,
 A chaque flot sur la grève,
 Je dis : N'es-tu pas leur voix ?

Du moins si leur voix si pure
 Est trop vague pour nos sens,
 Leur âme en secret murmure
 De plus intimes accents ;
 Au fond des coeurs qui sommeillent,
 Leurs souvenirs qui s'éveillent
 Se pressent de tous côtés,
 Comme d'arides feuillages
 Que rapportent les orages
 Au tronc qui les a portés..." 


 

Photos : rosemar

 

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