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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 15:41
Juppé et l'âge de la retraite...

 

 

Un moment fort, ce jeudi 6 octobre, dans l'émission politique présentée par David Pujadas et Léa Salamé... en toute fin d'émission, c'est le moment de l'intervention de Charline Vanhoenacker, la chroniqueuse s'adresse à Alain Juppé : "Vous proposez la dégressivité des allocations chômage et la progressivité du report de la retraite... Vous êtes pour la retraite à 65 ans... sauf pour vous..."

Quelques minutes aparavavant, Alain Juppé était interrogé par le journaliste Karim Rissouli sur l'âge auquel il a, lui-même, pris sa retraite, il s'était, d'abord, défilé, en répondant vaguement : "à l'âge légal, quand je suis parti..." "vers 57-58 ans ?" insistait, alors, le journaliste... Même réponse :"à l'âge légal..." Finalement, Alain Juppé avouait : "J'ai eu ma retraite de parlementaire à 58 ans, et ma retraite d'inspecteur des finances, à 57 ans..." 

Une réponse, on le voit, obtenue à l'arraché, comme si cet homme politique avait eu quelque honte d' avoir pu profiter si tôt de ses retraites.

On est bien, là, face à l'inconscience et la légèreté des hommes politiques : Alain Juppé veut imposer pour tous les travailleurs la retraite à 65 ans, alors qu'il a lui-même bénéficié de conditions beaucoup plus avantageuses, cumulant même les retraites.

On perçoit une forme d'indifférence et d'éloignement des hommes politiques, ces nantis de la République.

Sont-ils capables d'imaginer la fatigue d'un maçon, d'un chauffeur de poids lourd, d'une caissière, d'un enseignant, dès 60 ans ?

 

Sont-ils capables de concevoir l'usure de salariés qui triment une longue partie de leur vie, parfois, pour des salaires de misère ?

Ils vivent dans une bulle, séparés et coupés du monde...

La retraite à 65 ans n'est-elle pas une aberration, dans un monde où le travail se raréfie, où les robots supplantent de plus en plus les hommes ?

Alors que les jeunes ont des difficultés à trouver du travail, il faudrait que les gens âgés partent si tardivement à la retraite ?

De plus, à partir de 60 ans, les pathologies se multiplient, et de nombreux travailleurs connaissent des difficultés de santé.

On ne cesse de faire régresser les droits des travailleurs, au nom de la mondialisation, du nivellement par le bas, alors que les hommes politiques conservent, eux, tous leurs privilèges.
On voit bien, d'ailleurs, la gêne d'Alain Juppé quand on l'interroge sur sa propre retraite, on voit bien qu'il n'a pas envie de dévoiler les avantages dont il a lui-même bénéficié.

Pourquoi ces reculades sur des questions concernant la retraite personnelle d'Alain Juppé ?
Pourquoi ces hésitations ?

Les hommes politiques sont, incontestablement, des privilégiés, totalement coupés des réalités du monde du travail. 


 


 


L'émission politique : vers 2 heures, une minute...

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/l-emission-politique/l-emission-politique-du-jeudi-6-octobre-2016_1848299.html




 

 

Juppé et l'âge de la retraite...
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 16:12
De l'utilité de publier les lettres de François Mitterrand à Anne Pingeot ?

 

 

 


Des lettres intimes qui relèvent de la relation amoureuse méritent-elles d'être publiées ? Ce sont des lettres évoquant des sentiments personnels et on ne comprend pas que ces lettres écrites par François Mitterrand à sa maîtresse Anne Pingeot puissent faire l'objet d'une publication, si ce n'est dans un but purement lucratif.

Quelques brefs extraits parus sur le journal Le Point font état d'une correspondance enflammée, et de déclarations passionnées.

Mais en quoi ces lettres très personnelles peuvent-elles nous intéresser ? Pourquoi tout cet étalage de sentiments ?

C'est Anne Pingeot elle-même qui a souhaité cette publication : dans que but ? Une forme de reconnaissance, peut-être ? mais Anne Pingeot a déjà eu cette reconnaissance par l'amour que lui a porté François Mitterrand et dont elle seule connaît, sans doute, la profondeur.

N'est-ce pas suffisant ? Pourquoi cette volonté d'exhibitionnisme ?

Quant à la qualité littéraire de ces lettres, on peut en juger le caractère forcément limité : ce sont des lettres passionnées, écrites sur l'instant, dans l'urgence de l'amour.

La littérature, la vraie, s'accommode mal de cette urgence : elle est travail sur les mots, relecture, correction, elle est faite de patience et de recherche dans l'expression et l'analyse des sentiments.

Au lieu de cela, on lit des déclarations ampoulées dignes d'un adolescent énamouré : "C'est une vague de fond, mon amour, elle nous emporte, elle nous sépare, je crie, je crie, tu m'entends au travers du fracas, tu m'aimes, je suis désespérément à toi, mais déjà tu ne me vois plus, je ne sais plus où tu es, tout le malheur du monde est en moi, il faudrait mourir mais la mer fait ce qu'elle veut. Oui, je suis désespéré. Le temps de reprendre mon souffle et pied. Ô, mon amour de vie profonde, j'ai pu mesurer un certain ordre des souffrances. Ce sera peut-être le seul mot tranquille de cette lettre : je t'aimerai jusqu'à la fin de moi, et si tu as raison de croire en Dieu, jusqu'à la fin des temps."

Certes, l'image maritime souligne bien les souffrances de l'amoureux séparé, pour un temps, de celle qu'il aime...

Certes, le style est haletant comme pour restituer la passion amoureuse.

Mais on aurait des difficultés à classer ces lettres dans la rubrique "littérature", et l'expression paraît particulièrement hyperbolique et outrancière.

François Mitterrand y apparaît comme un héros romantique exalté, mais n'est-ce pas la posture d'un amant qui met sa vie en scène ?

Faut-il rappeler que François Mitterrand avait 46 ans quand il a rencontré Anne Pingeot qui en avait 19 ?

Nul doute qu'il a su choisir et trouver les mots pour s'adresser à une toute jeune fille... il a su faire rêver la jeune adolescente qu'était Anne Pingeot.

Bien sûr, ses sentiments étaient, sans doute, sincères, mais ils auraient dû rester de l'ordre de l'intime...

Si Anne Pingeot et François Mitterrand ont vécu une belle histoire, il aurait mieux valu la taire : l'amour sincère refuse l'exhibitionnisme et l'étalage indécent des sentiments, l'amour sincère se vit dans l'intimité.

 




http://www.lepoint.fr/actu-du-jour/je-t-aimerai-jusqu-a-la-fin-de-moi-06-10-2016-2073976_781.php

 

 

De l'utilité de publier les lettres de François Mitterrand à Anne Pingeot ?
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 15:55
Les jambins de l'Estaque...

 

 

Le "jambin" : voilà un mot que seuls les gens du sud peuvent connaître,  un terme et un objet d'autrefois utilisé par les "pescadous" ou pêcheurs de l'Estaque.

Avec ce mot, on entre dans le domaine méditerranéen, on côtoie le petit monde des pêcheurs, on entend l'accent savoureux de Marseille.

On entend leurs mots : "le gobi, l'esquinade, l'arapède, le pataclet, les piades, le salabre"...

Le mot "jambin" évoque tout un art de tresser l'osier avec patience : mon grand-père fabriquait, lui-même, ses jambins, ces nasses en joncs, destinées à attirer les poissons et à les capturer : c'était encore l'époque du travail laborieux de tous les petits artisans pêcheurs...

 

On les voyait remailler leurs filets sur le port de l'Estaque, on les voyait confectionner ces pièges à poissons et langoustes que sont les jambins.

Les joncs étaient cueillis, puis séchés et pouvaient être, ensuite, tressés avec soin pour devenir de véritables objets d'art...

Les pêcheurs allaient ramasser, eux-mêmes, les joncs dans la calanque du Jonquier située entre le Rove et Niolon... Dominée par un viaduc à 5 arches, cette calanque offrait un cadre idéal pour la cueillette des joncs...

 

Je revois ces nasses habilement ouvragées par des mains expertes.

Je revois ces entrelacs de mailles, ces objets aux formes rondes, aux teintes de paille.

 

Les jambins étaient remisés dans une cave, et on les voyait luire dans l'ombre, formes apaisantes et douces...

Pour la pêche, ces nasses étaient remplis de pain ou de moules écrasées, les poissons, attirés par cette manne, entraient dans le piège par une ouverture en forme d'entonnoir.

 

Le mot évoque, pour moi, des paysages familiers, le petit port de l'Estaque, grouillant de bateaux, "des bettes et des pointus", comme on les appelle en Provence.

Le mot nous fait sentir des embruns marins, des algues, un air vivifiant.

Aussitôt, surgissent des images marines, la Méditerranée aux reflets flamboyants, des pins qui dévalent les pentes des calanques.

Des rochers abrupts qui s'accrochent sur des ravines... des pins qui se penchent sur la mer.

 

Et puis, bien sûr, une pêche merveilleuse : des langoustes prises au piège, des couleurs étonnantes de roux, des algues accrochées aux bords de la nasse, des poissons aux teintes variées : des fiélas, des murènes, des girelles, aux teintes lumineuses et étincelantes...

Le jambin, mot du sud, avec ses deux voyelles nasalisées, nous fait rêver à des flots ondoyants, à des envolées de vagues.

Le jambin évoque le monde des pêcheurs d'autrefois qui étaient de petits artisans laborieux, des gens simples qui arrivaient à vivre de leur activité de pêche.

 

 

 

 

Chanson : Les pescadous... les paroles 

http://gauterdo.com/ref/pp/pescadous.html

 

 

Les jambins de l'Estaque...
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 15:19
Nicolas Sarkozy : l'homme qui veut abattre les profs...

 

 


Le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été catastrophique pour les enseignants : suppression de postes, disparition de l'année de stages pour les jeunes professeurs, mépris affiché de ce métier si noble...

On se souvient de ces propos prononcés, lors du discours de Latran, en 2007, ils avaient créé une vive polémique : "Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. [...]"

Les instituteurs, les enseignants seraient donc moins capables de transmettre des valeurs que des curés ? Les curés seraient supérieurs aux pédagogues ?

De tels propos tendaient à rabaisser ce métier : dans tous les cas, un instituteur est amené dans sa fonction même, par son attitude, son comportement à apprendre aux enfants la différence entre le bien et le mal...

Ce curieux parallélisme entre les enseignants et les curés en disait déjà beaucoup sur une forme de mépris à l'égard de la fonction enseignante....


Et, dans son programme électoral, les intentions de Nicolas Sarkozy n'ont pas varié : il en rajoute même une "couche".

En effet, dans les projets du candidat Sarkozy, figure cette mesure : augmenter de 25% le temps de présence des professeurs, dans les établissements.

On voit bien qu' une telle décision aurait pour résultat de détourner, plus encore, les jeunes de s'engager dans ce métier déjà si exigeant et difficile.

Il serait temps ques les hommes politiques en prennent conscience : le travail des enseignants ne se limite pas à 18 heures de présence en cours, devant les élèves : préparation des cours et des devoirs, correction des copies qui peuvent durer des heures quand les classes comportent 36 élèves, contacts avec les parents, réponses aux questions des élèves, réunions, conseils de classes, bulletins, cahiers de textes à remplir, etc.

Manifestement, Nicolas Sarkozy méconnaît complètement les réalités de ce métier : vouloir augmenter le temps de travail des enseignants, c'est encore une forme de mépris et de déni de ce qu'est la fonction enseignante.

Nicolas Sarkozy propose aussi de réduire le nombre des fonctionnaires, sa cible de prédilection....

L’ex-chef de l’État veut « faire converger le public et le privé sur la retraite : 63 ans dès 2020, 64 ans dès 2025 », avec alignement du mode de calcul des pensions, des jours de congés...


Depuis toujours, Nicolas Sarkozy s'est appliqué à présenter les fonctionnaires comme des privilégiés, à instaurer sans arrêt la division et la discorde pour mieux régner, et pratiquer ainsi ce que l’on peut appeler le nivellement par le bas au nom de la convergence...


Dans tous les cas, reculer l'âge de la retraite à 64 ans, c'est une indignité : dès 60 ans, dans de nombreux métiers, la fatigue se fait sentir, des ennuis de santé interviennent.


Les enseignants comme les autres salariés méritent que leur travail soit mieux pris en compte : trop souvent, les hommes politiques, éloignés du terrain, ne voient pas les problèmes auxquels ils sont confrontés.


 


 

Nicolas Sarkozy : l'homme qui veut abattre les profs...
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 12:27
La fin de la lune de miel...

 

 

Fin septembre, début octobre, c'est, souvent, pour les profs, la fin de la lune de miel : les élèves commencent à s'enhardir, à percevoir les faiblesses de l'enseignant... la fatigue se fait sentir, la paresse s'installe...


Le début de l'année scolaire représente une découverte pour les profs comme pour les élèves, puis progressivement, l'enseignant interroge, note, sanctionne, tance, et le rêve s'évanouit.


Certains élèves prennent de mauvaises habitudes : retards, bavardages, travaux non rendus, insolence... et les tensions se multiplient.


La lune de miel est souvent de courte durée, surtout quand l'enseignant doit affronter des classes surchargées : jusqu'à 36 élèves... il est difficile, alors, de capter l'attention d'un public venu d'horizons divers, avec des centres d'intérêts différents.


Certains n'aiment pas les maths, d'autres exècrent la physique, ou encore le français ou l'histoire, certains n'aiment rien, et se retrouvent sur les bancs du lycée sans aucune motivation.
Dès lors, l'enseignant se retrouve bien en peine pour capter l'attention d'un auditoire diffus, déconcentré.

Et la suite de l'année scolaire représente un véritable marathon de longue haleine : succession de devoirs à préparer, à corriger, cours à revoir ou à organiser...
Ce n'est pas de tout repos, contrairement à ce que croient certains.

Parfois, les parents se croient autorisés à contester les décisions des profs, leurs notations, leurs méthodes pédagogiques.

Ainsi, les enseignants doivent non seulement supporter le comportement des élèves, mais aussi celui des parents qui n'hésitent plus à mettre leur grain de sel partout...

Enseigner devant 36 élèves, de nos jours, devient une tâche complexe : la déconcentration des élèves peut facilement intervenir dans des classes surchargées.
Impossible de séparer vraiment les bavards, d'isoler les contestataires, impossible de donner sans arrêt des punitions : l'enseignant y perdrait beaucoup de temps et d'énergie.

Par ailleurs, les élèves sont de plus en plus obnubilés par leur portable qu'ils ne quittent plus, et ils n'ont parfois qu'une hâte : sortir du cours pour consulter l'objet et découvrir des messages, des photos etc.

Il faut les voir, ces nouveaux élèves, se précipiter dans le couloir, le portable à la main. 
Il faut les voir entrer en cours avec une seule pensée en tête : en ressortir le plus vite possible.

Bien sûr, toutes les classes ne sont pas aussi difficiles, mais on constate que, de plus en plus, l'attention se disperse et s'évanouit, justement à cette époque de l'année : début octobre...

Déjà ! Et pourtant, ce n'est que le début de l'année scolaire : on imagine les trésors de patience, de bonne volonté que doivent déployer les enseignants pour essayer de captiver l'attention de ces adolescents.

On imagine le marathon que représente une année scolaire : porter à bout de bras des classes diverses, parfois surchargées... leur inculquer des connaissances, un savoir-vivre, une envie de progresser et d'apprendre...




 



 

La fin de la lune de miel...
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 15:02
Voici revenue la saison des potirons et potimarrons...

 

 

 

Voici revenue la saison des potirons et des potimarrons... Tout un programme avec ces noms de légumes aux sonorités variées de labiale, dentale, gutturale...

Ces mots qui s'arrondissent de leurs voyelles "o", ces mots qui évoquent des rondeurs de fruits épanouis.

 

Les potirons nous émerveillent de leurs couleurs dorées, de leurs éclats d'orange vif...

Des couleurs de rouille, de xanthe surgissent, cerclées de blanc...

Des formes généreuses s'épanouissent.

 

A l'intérieur, la chair dorée révèle des teintes éclatantes encore, des senteurs douces et sereines, des graines d'un jaune pâle, dans des ravines et des effondrements.

De la famille des cucurbitacés, comme la citrouille et la courge, le potimarrron éclaire les journées d'automne de ses éclats de couleurs vives.

 

Et quel goût raffiné ! Un suc délicat de châtaignes...

 

La surface du fruit fait briller des miroirs, de légères aspérités apparaissent, de petits cratères.

 

Potirons, potimarrons, citrouilles, cucurbitacés... tous ces noms remplis d'expressivité semblent mimer les formes mêmes de ces fruits de l'automne : on entevoit des rondeurs, des épanouissements, des épanchements de couleurs.

 

Redondances dans les sonorités, éclats solaires de palatales, mots qui rebondissent et s'étirent dans des tourbillons de consonnes variées.

Quelle bonhomie dans ces termes !

Ils nous amusent, nous font sourire, nous annoncent toutes les couleurs bigarrées de l'automne.

On en perçoit toute la poésie, tant ils éveillent en nous des images : couleurs réitérées, formes apaisantes, cercles de lumières...

 

 

 

 

Photos : Pixabay et rosemar

Voici revenue la saison des potirons et potimarrons...
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 08:08
La mégalomanie de Nicolas Sarkozy : un hymne de campagne à 86 000 euros...

 

 


Un hymne de campagne qui a coûté une fortune, 86 000 euros en 2012, un avion nommé pompeusement Air Sarko one, des meetings innnombrables, des milliers de tracts distribués aux électeurs : Nicolas Sarkozy a dépassé les bornes pour satisfaire ses propres ambitions politiques...

Une forme d'hubris dangereuse qui a mis en difficulté son propre parti, l'UMP.

Dernier avatar de cette mégalomanie d'un président qui voulait, à tout prix, se maintenir dans la place : on a découvert ces jours-ci le prix payé par Nicolas Sarkozy pour son hymne de campagne, en 2012...

Un hymne pompeux, qui se veut haletant, comme une musique de film, un hymne qui traduit et restitue parfaitement la démesure d'un homme avide de pouvoir et de reconnaissance, un hymne qui résume, à lui tout seul, la personnalité de Nicolas Sarkozy : un être qui se voit comme un héros, un sauveur....

Selon Nicolas Sarkozy, cet hymne lui aurait été "offert" par un ami... Mais le compositeur lui-même, Laurent Ferlet vient apporter un démenti cinglant à cette déclaration : la prestation aurait atteint la coquette somme de 86 000 euros !

La mégalomanie du personnage se double donc d'un mensonge éhonté.

Un hymne qui va crescendo et qui symbolise une personnalité égocentrée, un hymne qui a pour but d'héroïser un homme politique...

Un hymne haletant qui pourrait accompagner un film d'action où le héros est magnifié...

Quand la politique devient un grand show médiatisé à l'extrême, elle perd sa valeur première : se mettre au service des citoyens.

Envisager de remporter des élections avec un hymne à l'allure hollywodienne, est-ce bien raisonnable ?

Où sont passées les idées dans le débat politique, où sont passés les idéaux ?

Le bling-bling présidentiel a atteint des sommets avec cet air de musique composé pour encenser un président, pour le mettre sur un piédestal.

Les héros auraient-ils donc changé de figures ? Les héros seraient-ils des menteurs, des tricheurs, des hommes dénués de raison et de bon sens ?

L'ambition démesurée de Nicolas Sarkozy éclate, une fois de plus, avec cet hymne qui met en scène une hubris hors de propos.

Il suffit d'écouter cette production musicale pour percevoir une sorte de folie des grandeurs, une outrance.

Une campagne politique, ce n'est pas un film réalisé pour transformer un candidat en un héros invincible...


Cette musique conviendrait pour un nouvelle version de "Superman", mais elle n'est pas adaptée à un homme politique qui est l'antithèse de ce héros : un menteur, un ambitieux prêt à tout pour vaincre, un arriviste sans foi ni loi.


La mégalomanie de Nicolas Sarkozy a atteint des sommets et cet hymne symbolise toute la démesure du personnage : coûteux, grandiloquent, plein d'arrogance...


 


 

 

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 12:21
Quand internet déboule dans le Robert...

 

 

 

Le vocabulaire révèle une société et la nôtre est de plus en plus "vampirisée" par internet.

De nouveaux mots liés à cette technologie apparaissent ainsi et sont désormais entrés dans les dictionnaires : la "twittosphère", ou "communauté des personnes qui postent des tweets et de celles qui les lisent", les "youtubeurs et youtubeuses" qui publient leurs propres vidéos sur le site YouTube... le verbe "geeker", qui signifie passer du temps devant un ordinateur, et "l'émoji", cette petite image qui sert à exprimer une émotion, rire, mécontentement, colère, étonnement...

Les mots du web s'emparent des dictionnaires, Robert et Larousse...

Internet est en train de bouleverser le monde du travail, des loisirs, la vie des gens.

Désormais, nous écoutons de la musique sur internet, nous communiquons de plus en plus sur internet, nous nous informons sur internet et nous travaillons avec internet.

Une révolution qui bouleverse toutes nos habitudes...

Le temps passé sur internet ne cesse de croître, les jeunes ne quittent presque jamais leur portable : on les voit dans la rue, le portable à la main, les écouteurs dans les oreilles, ils en oublient d'observer le monde extérieur...

Les addictions à internet se multiplient, créant une dépendance parfois dangereuse...

Internet devient une drogue dont on ne peut plus se passer : il suffit d'une simple panne pour éprouver un manque.

Les applications liées à ce média sont nombreuses, elles se diversifient tous les jours.

Les verbes "twitter, liker" font désormais partie de notre vocabulaire....

Il faut voir avec quelle dextérité les jeunes utlisent leur portable, ils manient cet outil avec aisance et ne peuvent plus s'en passer.

La révolution internet a commencé et ce n'est que le début de cette invasion d'objets connectés de toutes sortes : matelas, montres, chaussures, lampes, meubles....
Jusqu'où ira-t-on dans cette course frénétique à l'innovation et au progrès ?


Pour ma part, je n'ai guère envie de dormir sur une housse de matelas connecté, ni de posséder une montre connectée.

Mais je poste, désormais, des vidéos sur you-tube : je suis devenue "youtubeuse"...

Mais j'écoute de la musique sur mon ordinateur et j'utilise de plus en plus internet comme beaucoup de français.

De plus, la société elle-même nous contraint à faire ce choix d'internet : bientôt les déclarations d'impôts passeront par le web et peu de gens pourront y échapper, car des sanctions seront prévues.

Il existe bien quelques réfractaires à cette technologie mais ils sont plutôt rares, car internet nous offre tant de possibilités dans la communication, le domaine des loisirs, l'information...


 


 

Quand internet déboule dans le Robert...
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 16:10
La saison du bonheur des vendanges...

 

 


C'est la saison des vendanges, le temps de récolter le vin nouveau ! Des grappes de fruits dorés, aux teintes de pourpre sombre s'offrent à nous...

Les fruits ronds s'alourdissent des chaleurs de l'été finissant.

C'est le moment de la fructification, du bonheur de la récolte, savamment préparée, c'est la promesse de vins nouveaux et chaleureux...

Les vignes chargées de fruits déroulent des grappes aux teintes bleutées, aux couleurs de soleil et de lumières.
Les grains forment des cascades...des ruisseaux ondoyants où s'étagent les fruits... 
L'automne ! La saison du bonheur des vendanges !

Le mot danse grâce à sa voyelle nasalisée redoublée, il évoque la joie, le plaisir de la récolte nouvelle qui s'annonce...

Les différentes consonnes, fricative initiale, dentale "d", chuintante "g" nous disent tant d'éclats emplis de douceur...

Les vendanges... le mot souvent au pluriel traduit aussi une abondance, il annonce une générosité, une prodigalité.

Les romantiques ont souvent décrit l'automne comme la saison du déclin, et de la mélancolie. Mais c'était oublier que l'automne est aussi la saison des vendanges, associées au vin nouveau... Le vin qui symbolise la vie, parfois la connaissance, notamment dans l'oeuvre de Rabelais...

Le mot a, bien sûr, des origines lointaines : on ne s'en étonnera pas, les grecs, les romains pratiquaient la culture de la vigne.
 Les vins étaient, pour les romains, adeptes de Bacchus, un breuvage sacré, un nectar digne des dieux.


Le mot vient du latin "vindemia", terme composé de deux radicaux : "vinum", le vin, et un verbe "demo" qui signifie "prendre, retirer".

"Prendre le vin" ! récolter cette moisson de nectars attachés à des terroirs si nombreux et divers...

"Le vin, la vigne, les vendanges", tous ces mots ont un ancêtre commun : le nom qui désigne le vin, en grec ancien "woinos, oinos", de là viennent les termes savants : "oenologie, oenologue".

Le mot "vendémiaire" désignait, dans le calendrier républicain, le mois des vendanges qui allait du 22 septembre au 21 octobre... encore un joli mot rattaché au radical latin "vindemia'...

Bien sûr, depuis toujours, les vendanges sont soumises à des aléas climatiques : cette année, la chaleur tardive et intense de la fin du mois d'août, les orages, la grêle ont parfois anéanti des vignobles, réduisant à néant les efforts des paysans.

Les vignobles demandent un travail lent et patient, les vignes réclament des soins réguliers. Et les vendanges sont la récompense d'un dur labeur et d'un savoir ancestral.

Les vendanges représentent la fête du vin nouveau, elles évoquent des images lumineuses de fruits mûris au soleil, elles ouvrent la douce saison de l'automne... 


 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La saison du bonheur des vendanges...
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 13:32
Feuilles dorées, feuilles brunes...

 

 

 

Feuilles dorées, feuilles brunes, cerclées de lumières et de roux...

Feuilles d'automne aux teintes de rouilles et d'or : voici que les arbres s'illuminent des couleurs de l'aurore et du couchant...

 

Voici que les feuillages s'embrasent de couleurs nouvelles et éclatantes...

 

Roux, verts, xanthe, brun, paille, c'est un vertige de couleurs, c'est un éblouissement d'éclats sur le ciel azuré de l'automne.

 

Le soleil fait miroiter les feuilles, le soleil les magnifie, les auréole d'une lumière vive et intense.

Voici les premiers jours de l'automne... Voici la fête des couleurs qui commence.

 

L'arbre rayonne, les feuilles d'or se détachent sur les entrelacs de branches noires et sombres... les bords brûlés aux teintes de rouille, les feuilles s'animent, encore, de couleurs chaudes et lumineuses.

 

L'arbre célèbre l'automne qui arrive... L'arbre éclaire l'azur de son feuillage aux teintes dorées.

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Feuilles dorées, feuilles brunes...
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