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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 11:43
L'Euro de football favoriserait-il l'obésité ?

 

 

 

 

L'Euro de football est partout, et même là où l'on s'y attend le moins : pour vendre des pizzas, des fromages, du saucisson, du pâté, des cochonailles, on n'hésite pas à attirer le chaland par le biais du ballon rond...

 

Les pancartes, dans le supermarché, sont aguicheuses, le décor est adapté : une rangée de ballons, des drapeaux tricolores pour attirer l'oeil du client amateur de foot...

 

Pour l'achat d'un plateau de pizzas, on offre même une bouteille de coca-cola !

Il s'agit d'inciter le consommateur à se procurer un repas tout préparé en vue d'une soirée de foot entre copains...

 

Ainsi, tout événement est prétexte à vendre toute sortes de produits adaptés à la circonstance.

 

Les ballons aux couleurs de la France trônent dans le rayon... On en profite pour faire la promotion de produits bien français...

Des paquets de chips sont alignés et s'offrent aux regards des clients...

 

On le voit : c'est une nourriture particulièrement diététique qui a été choisie pour garnir ce rayonnage !

Chips, cochonailles, coca-cola : voilà de quoi prendre quelques kilos en plus pour des amateurs de foot vautrés dans leur fauteuil, avachis devant leur poste de télévision...

Vive le sport ! Vive le football !

La grande distribution fait souvent la promotion de ces produits bon marché, gras, qui n'exigent aucune préparation culinaire...

Il n'est pas étonnant que l'obésité, ce mal moderne, se propage dans nos sociétés.

 

Une photo de supporteurs en délire vient compléter le décor, avec ce message écrit en gros caractères : "à vos côtés, avec les Bleus".

Poings tendus, le sourire aux lèvres, ces supporteurs semblent remplis de conviction et d'enthousiasme pour applaudir leur équipe  : une seule femme apparaît au milieu de trois hommes...

Image sans doute bien révélatrice : le football attire moins les femmes qui sont parfois obligés de regarder avec leur conjoint des matchs de foot...

Une corvée dont elles se passeraient bien volontiers, sans doute...

 

La pancarte est, bien sûr, aux couleurs de la France : bleu, blanc, rouge, et le bleu domine sur le fond de la photo.

 

Ainsi, cette compétition devient un prétexte pour vendre de la nourriture et toutes sortes de produits de consommation.

 

De plus, le rayon est bien placé : dans l'allée centrale, personne ne peut y échapper...

 

VIVE LE FOOT ! Il offre l'occasion de se réunir, de manger, de boire, mais hélas, dans une consommation souvent débridée, peu réfléchie et bien loin des conseils que l'on donne en général à des sportifs.

 

Soudain, une question me vient à l'esprit : l'euro de football favoriserait-il l'obésité ?

 

Voilà un paradoxe qui révèle bien toutes les incohérences de nos sociétés !

Voilà vers quelle absurdité nous conduit notre société de consommation !

Le sport, normalement bénéfique pour la santé, devient, en la circonstance, néfaste et délétère, il conduit aux pires excès et peut même générer de graves problèmes.

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

L'Euro de football favoriserait-il l'obésité ?
L'Euro de football favoriserait-il l'obésité ?
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 13:46
Pour découvrir les secrets et les mystères des jardins...

 

 

Une conférence consacrée aux secrets des jardins, voilà de quoi passionner tous les amoureux de la nature...

 

Dans un cadre champêtre, Pauline Tanon, auteur, metteur en scène, comédienne nous a fait découvrir un de ses ouvrages dédiés aux Secrets des jardins.

 

Elle évoque tour à tour ces lieux associés à des personnalités, des écrivains, des chanteurs, des scientifiques,  des hommes et des femmes politiques.

 

Tout d'abord, elle nous révèle les mystères du jardin de William Christie en Vendée : ce chef d'orchestre, spécialiste de musique baroque a composé un jardin inspiré des jardins italiens et français du Grand siècle... On y voit se dérouler des broderies végétales étonnantes et somptueuses par leurs formes. 

 

Puis, Pauline Tanon nous raconte le rôle artistique des jardins, avec l'exemple de celui de Monet à Giverny : un jardin foisonnant, où se mêlent des fleurs sauvages à des variétés plus rares et plus recherchées, un jardin auquel le peintre a consacré beaucoup de temps et qui a inspiré tant d'oeuvres de sa création...

On songe au pont japonais, aux nymphéas, aux massifs, aux arceaux de fleurs, aux iris, aux roses, aux agapanthes, aux glycines.

 

Le jardin peut être, aussi, un lieu social et utile à la santé... ainsi, Michèle Obama a voulu, à travers le jardin de la Maison Blanche délivrer ce message : il faut bien manger et bouger. Le jardin acquiert, ainsi, un rôle thérapeutique. Ce lieu de convivialité se veut également solidaire, puisqu'il accueille des cultures indiennes, chinoises, du monde entier...

 

Le cas du chanteur de blues Joe Cooker est remarquable : son jardin du Colorado l'a sauvé de la drogue, il y a cultivé uniquement des tomates et cette activité l'a détourné de son addiction.

 

Soliman le magnifique a, quant à lui, créé 20 jardins à Contantinople, où il montra une forme de sensibilité surprenante qui contraste avec la violence des moeurs de son règne. Sa passion des jardins étonne, dans une société si cruelle.

Il appréciait des jardins d'agrément et d'apparat : tous les jours, Soliman visitait un de ses jardins, s'y recueillait, s'adonnait à la poésie...

 

Christian Dior passa son enfance dans une maison à Granville, avec un jardin au bord de la mer : il se passionna, plus tard,  pour la culture du muguet, qui devint pour le couturier une plante fétiche, au parfum enivrant...On apprend, alors, que l'on ne peut extraire le parfum de cette fleur, qu'il faut le reconstituer chimiquement. 

 

Le botaniste Jussieu pratiqua une médecine philanthropique, grâce à la culture du quinquinna, en Amérique du sud.

 

Ainsi, l'ouvrage de Pauline Tanon met en évidence toutes sortes de fonctions des jardins : jardin vivrier, jardin d'agréments, jardin social.

 

Son livre nous fait voyager dans le temps et l'espace, il nous fait partager des passions, des bonheurs, évoque des destins humains souvent exceptionnels...

Le cadre dans lequel s'est déroulée cette conférence était, évidemment, un jardin : à l'ombre des tilleuls, en fleurs, sous les douces senteurs printanières de ces arbres apaisants...

Ce fut l'occasion de redécouvrir tout l'art des jardins et des plantes, leur beauté, leur utilité, leur harmonie.

 

On pouvait percevoir tout un bonheur de nommer les plantes, d'en déceler les vertus, de déambuler dans une grande variété de jardins...

 

 

 

http://www.franceculture.fr/emissions/ne-parle-pas-la-bouche-pleine/dans-les-jardins-des-grosses-legumes

 

 

 

 

Pour découvrir les secrets et les mystères des jardins...
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 12:45
Le petit prince est né... ou la princesse...

 

 

 

 

 


Dans le nid, l'oeuf a, enfin,  laissé sa place à un plumage soyeux, si doux, aux teintes de gris et d'ocres : le "cygneteau" dodeline de la tête, si fragile encore, si délicat...

 

Les deux grands cygnes le protègent, se relaient encore sur le nid : un seul oiseau a survécu dans la couvée, un seul oeuf a éclos... 

 

Il faut préserver ce rejeton unique, l'entourer de soins et d'attentions redoublées...

 

Quelle fragilité dans ce tableau des premiers jours !

Quelle tendresse !

 

Déjà, le "cygneteau" picore des brins de paille sur le nid... Déjà, il essaie de s'évader pour découvrir le monde...

 

Mais dame cygne veille jalousement et recouvre l'oisillon de brindilles, l'enfouit dans le nid, le couve encore...

 

A côté, le mâle éloigne tout intrus qui survient : malheur aux pigeons qui tentent de s'approcher du nid !

 

Un seul oisillon dans le nid... et l'on perçoit tout le bonheur qu'il représente : seul rescapé de cette couvée, il attire tous les regards...

 

On voit les mouvements hésitants de l'oiseau, ses déséquilibres : un bec si fin sur un plumage ondoyant !

 

On perçoit encore toute la sollicitude des cygnes et tout leur bonheur...





 

 

Les cygnes se relaient dans la couvaison

L'oisillon dans le nid

On chasse les intrus...

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 09:41
Une chanson pour saluer la lune...

 

 


Il suffit d'un peu d'imagination ! Et Charles Trénet n'en manquait pas quand il a écrit cette chanson : C'est un jardin extraordinaire... C'est là le don des poètes de nous faire rêver, d'inventer un monde nouveau...


 Ce jardin permet de s'évader du monde ordinaire et quotidien : lieu de fantaisie, de bonheurs, de chansons, de splendeurs....


On y voit des "canards qui parlent anglais, des statues qui dansent la nuit, des oiseaux qui tiennent un buffet "... tout un monde qui s'anime sous nos yeux...

On entend les mots de remerciement que prononcent les canards, quand le poète leur offre du pain.

L'auteur est persuadé que les statues, tranquilles le jour, s'en vont danser sur le gazon pendant la nuit...

Les oiseaux, quant à eux, "vendent du grain, des morceaux de gruyères à Monsieur le maire et au sous-préfet."

Charles Trénet évoque, ainsi, tout un univers humanisé, un monde de partage et d'harmonie.

Danse, banquet, personnages officiels : le chanteur nous fait percevoir une ambiance de fête empreinte de bonhomie.


Le poète nous entraîne entre rêve et réalité : il fallait bien"trouver un lieu pour la promenade" pour oublier les "noirs buildings, et les "passages cloutés" d'une ville ordinaire.


Le poète nous fait entrer, avec lui dans ce jardin, qu'il semble avoir découvert ! Un jardin où il est entré "par hasard un samedi"... Et c'est l'occasion de laisser l'univers triste des villes, pour visiter un monde de rêves et de beauté...


Les fleurs, les primevères donnent un bal, on entend un air de valse brune que chantent les grenouilles devant la splendeur de la lune : tableau enchanté de couleurs, de sons, d'éclats de lune et de clair-obscur.... La lune personnifiée devient "toute rose d'émotion."

 

Et bien sûr, ce jardin permet aussi de rencontrer l'amour, la"plus belle des filles, une gentille amourette"... un amour vrai, sincère loin du "commerce de la ville".

C'est la jeune fille qui fait des avances et qui, audacieuse, séduit le poète


L'agent qui garde le jardin se transforme en "un ange du bizarre" qui invite au repos, et même un poète qui sait jouer du luth !

Dans ces métamorphoses, le monde est complètement renversé : une forme d'utopie, emplie de bonheurs apparaît.
 

Les deux amants se refugient, alors, à l'abri des regards "au fond des bois"...


Et Charles Trénet conclut sa chanson en évoquant le lieu où se trouve ce jardin extraordinaire... "Au coeur même de sa chanson", bien sûr... Rien de mieux pour oublier ses chagrins et ses soucis...


Le poète a su créer un monde merveilleux,  dans lequel on peut croire : il suffit d'un peu d'imagination !

"Bal de nuit ! Les oiseaux !" Charles Trénet nous entraîne dans son jardin et l'on a envie d'y accéder !

La mélodie joyeuse et rythmée nous invite à suivre le poète dans ce rêve plein de fantaisies et d'humour...


 


http://www.charles-trenet.net/chansons/jardin.html

 

https://youtu.be/XuCELv2G_lA

 

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 12:39
Un spectacle sous les tilleuls : une demande en mariage tout terrain...

 

 

 

Le printemps permet des spectacles en plein air et une pièce de théâtre sous l'ombrage bienveillant de tilleuls, dans un jardin, offre l'occasion de se détendre dans une atmosphère champêtre...

 

Au programme : "Une demande en mariage tout terrain", adaptée d'une célèbre pièce d'Anton Tchékhov...

Les spectateurs assis en cercle, au coeur même du spectacle, sont invités à prendre part à cette réunion de famille...

Une réunion pour le moins houleuse qui met en scène une mère, sa fille, Natalia et un homme  de quarante ans, Ivan qui vient faire sa demande en mariage.

 

Reçu par la mère, le prétendant exprime son désir... 

On assiste, ensuite,  au monologue de ce personnage Ivan, avec des répliques savoureuses : " Je ne peux pas ne pas me marier...Si tu espères trouver l'amour véritable, tu ne te marieras jamais", se dit-il... Il se plaint aussi d'avoir déjà quarante ans et énumère ses nombreux soucis de santé : psoriasis, manque de sommeil, digestion difficile, souffle au coeur...

 

La jeune promise intervient, alors, et le dialogue s'engage entre la jeune fille et son prétendant : ils évoquent les relations amicales entre leurs parents respectifs...

 

Mais, très rapidement la discussion s'envenime à propos de "petits prés aux vaches", dont les personnages se disputent la possession.

Le ton monte, à tel point qu'ils se mettent à hurler : Natalia s'en va, son prétendant la poursuit : il est au bord de l'apoplexie...

Les acteurs prennent, alors, à témoin les spectateurs "Ils sont à moi, à moi !"

 

La mère réapparaît, entre dans la dispute qui se propage et devient un paroxysme d'insultes violentes... Les pires mots sont prononcés de part et d'autre : "cinglé, pervers, hypocrite, menteur, crapule, épouvantail à moineaux... ce petit lustucru, cet oeil de taupe..."

Le fiancé est bientôt chassé de la maison à coups de pieds.

 

C'est alors que la mère apprend à sa fille que le jeune homme était venu la demander en mariage.

Aussitôt, on assiste à un coup de théâtre : intéressée par la proposition, elle ordonne à sa mère de ramener le prétendant.

 

La pièce met en oeuvre toutes sortes de ressorts comiques : comique de geste, de mots, de répétition, de caractère, comique de situation, avec de brusques renversements ou coups de théâtre...

Les situations se répètent car une nouvelle dispute éclate, tout aussi futile que la première...

 

L'outrance est au rendez-vous et le grossissement comique provoque les rires complices des spectateurs.

 

Les acteurs se donnent à fond dans ce jeu de la démesure : tous trois se retrouvent à terre anéantis par la violence de la confrontation...

 

Les conflits se focalisent sur les biens matériels, l'argent qui divise les familles, qui perturbe les relations entre les gens...

Finalement, le mariage sera décidé, bien sûr et la mère tire cette conclusion : "Ce sont les joies de la famille qui commencent !"

Dans cette pièce, Tchékhov nous met sous les yeux nos querelles éternelles, nos envies de domination, des rancoeurs familiales de tous les temps.

Les passions féroces, exacerbées sont soulignées par le jeu des acteurs qui évoluent tout près des spectateurs : ceux-ci sont interpellés, associés à l'action, on leur offre des petits cannelés, et même du champagne, à la fin de la pièce.

 

 

 

Création de la compagnie Les Lubies

Les acteurs : Nathalie Marcoux, Vincent Nadal, Mercedes Sanz

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

Un extrait de la pièce : la dispute commence...

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 16:34
Leçons de drague au jardin...

 

 

 

 

C'est le printemps : le jardin s'épanouit sous le soleil, la nature s'illumine de nouvelles teintes, l'air doux envahit l'espace, les fleurs distillent des senteurs éblouissantes...

Les genêts couleur d'or répandent des odeurs enivrantes, les marronniers se parent de bouquets floconneux, les lilas commencent à se couvrir d'épis rayonnants...

Les soleils deviennent plus vifs, plus intenses....

 

Et les êtres humains se mettent à l'unisson de ce monde qui s'éveille, qui s'anime de lumières, de chants d'oiseaux...

"Le printemps déchire les robes", il affûte et aiguise les tentations et les regards, il libère les désirs, il dynamise, il apporte un regain de bonheurs, une envie de renouveau.

 

Dès lors, une simple promenade dans le parc suscite, parfois, quelques sollicitations masculines...

 

Il est étonnant d'observer ce jeu de séduction, qui, soudain, apparaît, avec l'éveil de la nature.

 

Regards énamourés, appuyés, et parfois même, des tentatives pour aborder une inconnue.

 

Un cycliste, qui circule dans les allées du jardin, me lance, avec un grand sourire, des "Bonjour, ça va ?", à chaque passage...

Un jour, alors que je quitte le jardin, il me suit et comme je lui intime l'ordre de me laisser tranquille, il rebrousse enfin chemin et prend une autre direction.

 

Une autre fois, un passant m'aborde, alors que je contemple les cygnes qui s'ébrouent sur le plan d'eau : "Ils sont beaux, les cygnes", me dit-il... "Ce sont des cygnes ?"

On imagine l'originalité d'une telle entrée en matière !!

Puis, l'homme me propose de "boire un verre". Je décline l'invitation et m'éloigne rapidement du plan d'eau...

 

Une autre fois, un jeune homme m'adresse la parole, d'une manière aussi peu originale : "Bonjour, il fait beau, on se promène ??"

 

Autant de clichés pour séduire une inconnue qui passe, autant de banalités pour attirer mon attention !

 

A l'entrée même du jardin, un homme d'âge mûr, cette fois-ci, me demande si on peut pêcher des poissons dans les bassins du parc, je lui réponds : "Ah, non, je ne pense pas".

"Je plaisante... ", me  dit-il, alors, et il enchaîne sur le fait que ces poissons ne sont pas vraiment comestibles, pestant contre la pollution des eaux.

 

Finalement, j'interromps ma marche pour me débarrasser de ce dragueur maladroit.

 

Oui, vraiment, difficile d'aborder une inconnue !

Les clichés, les phrases toutes faites, les stéréotypes reviennent, et ne peuvent que lasser...

 

Mais, oui, décidément, le printemps s'affiche, il stimule, il fait naître des désirs, il déborde d'énergie et entraîne, avec lui, des ardeurs, des rêves... même si la poésie n'est pas toujours au rendez-vous...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Leçons de drague au jardin...
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 14:23
L'euro de football : un mois de délire !

 

 

 

Je viens de regarder le programme de l'euro de football et je prends conscience que cette folie va durer un mois complet !

 

Un mois à subir des infos consacrées à cet événement ! Un mois à constater l'engouement exacerbé que connaît ce sport...

Peut-on, d'ailleurs, parler encore de "sport" ?

 

Quand on découvre les salaires mirobolants de certains joueurs, on a des difficultés à concevoir de tels excès.

Quand on voit le comportement de certains fans de foot, on comprend que la démesure et l'hubris font partie de notre monde.

 

La fête du "sport" ? 

Trop de scandales sont venus ternir le monde du football, ces dernières années : insultes, dopage, chantages, matchs truqués, corruption au plus haut niveau...

Ce sport semble cumuler tout ce que l'humanité peut inventer pour tricher, dominer, gagner de l'argent...

On est souvent scandalisé par les salaires excessifs des grands patrons, mais que dire des sommes touchées par certains joueurs de foot ?

Qui dénonce ces dérives ?

 

Le sport devenu spectacle pour divertir le peuple, le rassasier de sensations fortes : voilà ce qu'est devenu le football.

Que reste-t-il de l'esprit sportif, après tant d'excès et de dérives ?

Le battage médiatique dont bénéficient ces compétitions sportives génère un business ahurissant.

"Panem et circenses"... Nous voilà revenus à cet adage du temps des romains.

C'est ce que l'on offre aux spectateurs : des jeux pour se divertir et pour oublier les problèmes du monde.

Les supporters semblent, eux-mêmes, fanatisés, leurs réactions outrancières, leurs cris, leur enthousisame relèvent de la démesure et du délire.

 

Bien sûr, cette fête du foot génère des profits pour les commerçants, les hôteliers, les gens qui vivent du tourisme...

C'est indéniable : certains attendent cette manifestation sportive comme du pain béni, comme une aubaine.

 

Mais, on ne peut que regretter tous les scandales qui ternissent le monde du football.

Et ils sont nombreux, car l'argent aiguise les appétits : certes, le football n'est pas le seul sport concerné par le monde de l'argent, mais il faut reconnaître qu'il est entouré de toutes sortes d'affaires louches et douteuses. 

 

La pratique d'un sport est louable mais quand l'argent, la corruption, les tricheries viennent assombrir les compétitions, on ne peut que mettre en doute l'esprit sportif qui devrait s'imposer dans toute compétition.

Le sport, le vrai, se pratique sur un terrain, il est bénéfique pour la santé mais quand il devient un objet de convoitise, qu'il est corrompu par toutes sortes de dérives, il perd toute valeur et toute consistance...

Toutes les compétitions modernes génèrent des excès, et le football est, sans doute, un des sports où ces tendances prennent des proportions démesurées.

Le football brasse trop d'argent, et même les plus hautes instances de ce sport sont touchées : la Fifa est au coeur de plusieurs scandales, les joueurs sont achetés à prix d'or et on peut déplorer aussi les dernières déclarations  de Karim Benzéma sur le racisme français.... celles-ci ne contribuent pas à valoriser ce "sport".

 

 

 

 

L'euro de football : un mois de délire !
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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 15:08
Pour célébrer les couleurs, dites-le avec des fleurs...

 

 

 

 

Le printemps n'est-il pas un moment opportun pour célébrer les fleurs, leurs parfums, leurs éclats, leurs formes qui s'épanouissent ?

 

Deux journées consacrées aux couleurs et aux fleurs, c'est là une bonne idée, surtout si cette fête des fleurs se déroule dans un jardin, un des plus beaux et des plus grands de France : les jardins de la Fontaine, à Nîmes...

 

Le spectacle coloré, vivant s'organise autour d'une déambulation dans les allées et sur les pelouses du parc...

 

Deux fleurs à taille humaine, une rose et une marguerite, juchées sur des pots, recherchent désespérément des abeilles, pour les butiner...

 

Accompagnées d'un jardinier musicien, elles se déplacent de groupe en groupe, en quête d'abeilles butineuses...

 

Elles sollicitent les promeneurs pour qu'ils jouent le rôle de ces insectes salvateurs...

 

Il faut, bien sûr, apprendre le langage des abeilles : "bzz bzz", pour espérer butiner les jolies fleurs, et les participants se prêtent volontiers à ce jeu de rôle, dans la bonne humeur et les rires.

 

Les costumes somptueux, les chansons pleines de fantaisie, de gaieté, le cadre verdoyant du jardin, les marronniers environnants, le soleil contribuent à cette ambiance de fête...

 

Les couleurs vives des fleurs attirent tous les regards : les fleurs humaines plantées dans des pots se déplacent cérémonieusement dans les allées...

 

Le jardiner accompagne, de son bandjo, les déambulations du groupe et soudain, le trio s'arrête auprès des promeneurs pour se livrer à une aubade joyeuse et à quelques scénettes amusantes.

Jeux de mots, allusions littéraires, invention verbale participent à la bonne humeur. 

 

Les rires fusent, les enfants sont émerveillés, les adultes applaudissent ce spectacle, plein de charmes.

 

Les fleurs sont, ainsi, mises à l'honneur dans une fête spontanée qui s'adresse aussi bien aux adultes qu'aux enfants.

Musique, chansons, couleurs, danses : un spectacle qui ravit les sens et qui fait rêver...

Imaginez des fleurs humaines qui se déplacent et qui se meuvent avec souplesse.

Imaginez un jardinier qui reçoit de douces caresses de fleurs qui le titillent de leurs tiges feuillues.

 

Les chansons emplies d'humour mêlent le thème amoureux à l'évocation des fleurs et on retrouve, là, une association traditionnelle.

Manifestement, les comédiens communiquent leur bonne humeur, leur plaisir  à tous les spectateurs.

C'est un  bonheur d'assister à ces festivités qui se déroulent dans un cadre naturel.

Tout autour, les marronniers, les tilleuls offrent un décor de verdure somptueux à cette fête des couleurs.

 

 

 

 

Comédiens : Les soeurs Pétale  la Compagnie Acidu

Photo et vidéos : rosemar

Une aubade sous les marronniers

Une aubade à la terrasse d'un café...

Les comédiens se présentent...

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 11:37
La fesse mérite bien un hommage et une célébration !

 

 



La fesse ! Un mot banni du grand monde, un mot honni de tous !

Et, pourtant, la fesse a la cote, elle plaît aux regards, attise les attentions et les tentations, elle s'affiche sur des panneaux publicitaires, la fesse se veut séduisante, emplie de rondeurs et de souplesse.

Les fesses sont redondantes, à un double titre : elles vont par paires et révèlent des rondeurs...

Le mot en lui-même se veut séducteur, avec ses sonorités affriolantes de fricative "f", et de sifflante "s" redoublée, comme si le mot mimait la redondance des deux masses charnues qui les constituent...

Et même si ce mot ancien, venu d'un verbe latin "findere", "fendre", et du participe passé de ce verbe "fissa", désigne à l'origine "la fente", la fesse a des allures attrayantes.

La fesse peut être hautaine, altière, ou plus évasive, fuyante. 

On apprécie la fesse pulpeuse, ronde, gourmande. On aime la fesse charnue, moelleuse.


La fesse mérite bien un blason, tant elle suggère de rondeurs, tant elle est mise en valeur dans la silhouette, au centre du corps, tant elle est faite pour chalouper au rythme d'une démarche ondoyante et légère...

Ce mot, d'ordinaire employé au pluriel, prend encore plus de relief quand il est utilisé au singulier !


L'arrière-train, le derrière, le pétard, le postérieur n'ont pas le charme de la fesse...

Alors que ces mots pétaradent, la fesse, elle, se fait murmure léger, caresse subtile.

Elle appelle et suscite l'intérêt, elle fascine, elle déborde de sensualité et de douceur.


Dès qu'elle apparaît, le regard s'attarde, se fait insistant, comme captivé et happé par cette rondeur vue de dos...


Et le regard se fait d'autant plus insistant que l'on peut observer, sans être vu !


Les fesses traduisent aussi un équilibre, celui de tout corps humain où le nombre pair règne en maître : deux yeux, deux oreilles, deux mains, deux seins, deux jambes, deux fesses...

Le mot discret, avec ses voyelles feutrées, semble être prononcé comme dans un souffle, la fesse est d'ailleurs souvent aérienne, quand elle se balance avec élégance et distinction.

Elle se glisse et se love dans des pantalons moulants, pour mieux attirer l'attention, elle est objet de séduction...

La fesse s'enfle de rondeurs apaisantes, elle évoque des paysages, des lunes rondes, des pentes douces, des reliefs pleins de charmes.

Elle suggère des astres pleins, des mondes à découvrir...

Elle nous fait voir des fruits pulpeux, aux formes arrondies et sensuelles.


La Vénus Callipyge, l'Aphrodite grecque exercent une fascination, depuis la nuit des temps : statues de l'antiquité, aux lignes épurées, aux fesses bien rondes et modelées, les Vénus Callipyges hantent l'imagination, comme d'ailleurs, les statues de kouros antiques aux fesses musclées et fermes...

Les Vénus belles fesses peuplent les chansons paillardes, elles suscitent l'enthousiasme et attirent les esthètes, les amateurs d'art.


La fesse, ce terme jugé trivial et vulgaire, mérite bien un hommage et une célébration !

     
 

 

 

 

La fesse mérite bien un hommage et une célébration !
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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 10:05
Masque noir sur plumes de lys...

 

 

Dame cygne dort sur le nid, dont elle épouse la forme : masque noir sur plumes de lys...

 

Les plumes parcourues d'embruns légers dessinent de douces arabesques autour de l'animal.

 

Pas un mouvement... le bec s'efface et disparaît sous la toison de plumes, le cygne apaisé attend l'éclosion à venir, avec constance et sérénité...

 

Pas un frisson ne vient agiter ses plumes : le cygne immobile devient statue de marbre, dans une pose si élégante.

 

Des lignes ondoyantes sur son plumage, des sillons sinueux, des vagues  subtiles...

 

Derrière les feuillages, dame cygne, dans une élégance de noir et blanc, nous offre un tableau empli de charmes et d'harmonie.

 

Le corps de l'oiseau recouvre la corbeille, avec grâce et volupté, l'oiseau se love dans le nid, avec bonheur et délectation...

Et même dans ce moment d'abandon, l'oiseau nous offre une image somptueuse empreinte de majesté.

 

Quelle douceur dans ce tableau ! Quel apaisement !

 

 

 

 

 

 Photo et vidéos : rosemar

Une sieste apaisante sur le nid...

Et les importuns ne sont pas les bienvenus...

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