Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:46
Des éclats de rouille et de verts...

 

 

 

L'été brûlant a roussi les feuilles du marronnier : l'arbre esplandit sur le ciel bleu d'azur...

 

Les couleurs virevoltent sur les branches, les couleurs hésitent entre automne, printemps, été.

 

Rouilles, verts, xanthes éblouissent les feuilles...

Les feuillages se parent de teintes contrastées si vives ! Le vert côtoie le brun... le brun devient éclats de rouille.

 

La lumière exacerbe toutes ces couleurs... Le bord brûlé, les feuilles font surgir des teintes nouvelles...

 

L'arbre nous dit le printemps, il nous dit l'été rayonnant, l'automne qui arrive...

Il nous raconte le cycle des saisons...

 

Voici qu'un foisonnement de couleurs, un embrasement s'emparent du ciel et font vibrer l'azur d'un bleu intense...

Voici la fête luxuriante des feuilles qui couvrent l'horizon.

 

L'arbre rayonne, attire tous les regards, les feuilles se couvrent de panaches dorés.

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Des éclats de rouille et de verts...
Des éclats de rouille et de verts...
Des éclats de rouille et de verts...
Des éclats de rouille et de verts...
Des éclats de rouille et de verts...
Des éclats de rouille et de verts...
Repost 0
9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 15:56
Un poète d'autrefois : l'aède...

 

 

 

La langue grecque, par ses sonorités, ses graphies, n'est-elle pas, en elle-même, une ode à la poésie ? Et l'aède de l'antiquité symbolise tout un univers poétique...

 

Voici un extrait de l'Odyssée qui illustre bien le rôle essentiel de ces poètes du passé, que l'on appelait des aèdes :

 

Ἀλκίνοε κρεῖον, πάντων ἀριδείκετε λαῶν,
ἦ τοι μὲν τόδε καλὸν ἀκουέμεν ἐστὶν ἀοιδοῦ
τοιοῦδ', οἷος ὅδ' ἐστί, θεοῖσ' ἐναλίγκιος αὐδήν.
οὐ γὰρ ἐγώ γέ τί φημι τέλος χαριέστερον εἶναι
ἢ ὅτ' ἐϋφροσύνη μὲν ἔχῃ κάτα δῆμον ἅπαντα,
δαιτυμόνες δ' ἀνὰ δώματ' ἀκουάζωνται ἀοιδοῦ
ἥμενοι ἑξείης, παρὰ δὲ πλήθωσι τράπεζαι
σίτου καὶ κρειῶν, μέθυ δ' ἐκ κρητῆρος ἀφύσσων
οἰνοχόος φορέῃσι καὶ ἐγχείῃ δεπάεσσι·


 "Roi Alkinoos, le plus illustre de tous les peuples, il est doux d'écouter un aède tel que celui-ci, semblable aux dieux par la voix. Je ne pense pas que rien soit plus agréable. La joie saisit tout ce peuple, et tes convives, assis en rang dans ta demeure, écoutent l'aède. Et les tables sont chargées de pain et de chairs, et l'échanson, puisant le vin dans le cratère, en remplit les coupes et le distribue...", ainsi parle Ulysse, dans un extrait du chant IX de l'Odyssée...




Le mot "aède" évoque immanquablement l'antiquité grecque, le poète Homère, des oeuvres qui sont à l'origine de notre littérature, deux épopées illustres : L'Iliade et l'Odyssée...

L'aède est à la fois poète et chanteur : il accompagne ses poèmes, au son d'un instrument de musique, une cithare ou une lyre.

Le mot vient du verbe grec "
ἀείδω,aeido, ou ado, chanter"... 


Ce radical est à l'origine de nombreux autres mots français, même si on ne le perçoit pas toujours : "l'ode, la mélodie, la tragédie, la comédie, la monodie" comportent ce même radical, avec un timbre '"o". Le rhapsode, étymologiquement celui qui "coud ou ajuste des chants", est proche de l'aède, mais il ne compose pas, lui-même, ses chants.

L'aède est mis en scène, à plusieurs reprises, dans les épopées anciennes : dans l'Odyssée, on le voit apparaître sous les traits de Démodocos, le poète aveugle, image probable de l'auteur grec, lui-même, Homère.

Il est aède à la cour d'Alkinoos et apparaît aux chants VIII et IX de l'épopée. Ulysse, échoué sur l'île des Phéaciens, après avoir été malmené par une terrible tempête, assiste à un banquet donné en son honneur. Démodocos chante, alors, des épisodes de la guerre de Troie : notamment la querelle entre Ulysse et Achille, ce qui déclenche les larmes du héros.

La lyre est l' instrument de l'aède : selon la légende, la lyre ou phorminx fut inventée par Hermès à partir d'une carapace de tortue à laquelle étaient fixées deux cornes d'antilope et des cordes de boyau. Hermès l'offrit à Apollon dont elle devint l'instrument privilégié et l'un des attributs. 

La littérature, à l'époque d'Homère, était essentiellement orale : les aèdes composaient et apprenaient des poèmes qu'ils récitaient, au son d'un instrument de musique.

Musique et poésie étaient, ainsi, dès les origines intimement liées et indissociables : la poésie fait intervenir des rythmes, des effets sonores, des échos...


L'aède symbolise bien cette association : il est représenté, dans l'antiquité, sous les traits d'un aveugle, inspiré par les dieux, comme si la cécité lui conférait un statut divin, et lui donnait une intériorité particulière, propice à la créativité.

L'aède, celui qui chante et fait vivre la poésie était essentiel, à l'époque d'Homère : il représentait la mémoire des peuples, il était aussi, à lui tout seul, un spectacle vivant, grâce à la musique, à la beauté des textes, il avait la capacité d'émouvoir tout un auditoire : l'aède revêtait un caractère sacré, il était souvent assimilé à un dieu...


"L'illustre aède, le divin aède" : ces épithètes soulignent la vénération que suscitaient ces poètes de l'antiquité.

Créateurs, musiciens, chanteurs, ils étaient des artistes complets qui provoquaient le respect et l'admiration...


 

 

 

Homère :

 

http://expositions.bnf.fr/homere/it/13/01.htm

 

http://expositions.bnf.fr/homere/it/12/05.htm

Repost 0
8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 15:59
D'où viens-tu, gitan ?

 

 

 

Les gens du voyage ont souvent suscité à la fois la peur et la fascination. Venus d'ailleurs, les gitans représentent un monde mystérieux et inconnu...

Dans une chanson célèbre, le poète évoque ce peuple de nomades avec tendresse et émotion.

La chanson s'ouvre "in medias res" sur des interrogations adressées à des gitans : le tutoiement rend le discours particulièrement familier...

La chanson mime un jeu de questions-réponses : "D'où viens-tu, gitan ? Je viens de Bohême..." Trois pays d'origine sont, ainsi, évoqués successivement "Bohême, Italie, Andalousie..."

Enfin, un vieux gitan est interrogé, et sa réponse détonne : "Je viens d'un pays qui n'existe plus...", comme si ses souvenirs avaient été effacés par l'usure du temps.


Le tableau qui suit restitue magnifiquement une veillée de gitans : on voit les chevaux, en troupeau, canalisés par une barrière, "la poussière" qui les recouvre, "leurs naseaux écumants" : un tableau plein de vie et de magnificence...

On voit les gitans assis près d'une "flamme claire", magnifiés par la lumière : leur ombre palpite dans le noir, leurs silhouettes deviennent "ombres de géants."

Un tableau se dessine fait de clair-obscur : la flamme est personnifiée, grâce à un verbe d'action : "la flamme qui jette à la clairière leurs ombres de géants..."

Et, on entend monter soudain la chanson des gitans, "un refrain bizarre".

On entrevoit un spectacle complet, fait de lumière et de chants, ponctués par "le coeur des guitares". Ces instruments de musique personnifiés sont, ainsi, mis en valeur...

On connaît la passion des gitans pour la guitare, cet instrument qui évoque des images de liberté, le sud, la lumière, la douceur, cet instrument que caresse le musicien, et dont il fait naître tant d'harmonies.

Et on entend monter ce chant "des errants qui n'ont pas de frontières", belle périphrase désignant ce peuple de nomades.

Les questions reviennent dans le couplet suivant, et cette fois, elles concernent la destination future des gitans interrogés..."Où vas tu, gitan ? Je vais en Bohème".

Trois lieux sont, à nouveau, égrenés : "Bohême, Italie, Andalousie..."

Et le vieux gitan questionné répond : "Je suis bien trop vieux, moi, je reste ici."

On perçoit, à travers ce personnage, toutes les difficultés de la vie de nomade : un jour, cette vie errante n'est plus possible, on perçoit la fatigue et l'usure du temps.

Le refrain suggère de nouveaux voyages, de nouvelles découvertes, parfois semées d'embûches, puisqu'elles passent sur "des chemins mouvants".

Et une voix invite le gitan à "laisser encore un instant vagabonder son rêve", un rêve qui paraît bien illusoire, comme le suggère l'expression "avant que la nuit brève le réduise à néant".

Des impératifs invitent le gitan à chanter ces rêves, représentés par "un pays de Cocagne, un château en Espagne", une envie de trouver toujours et encore d'autres horizons meilleurs.


La mélodie restitue tendresse, émotion, puis soudain plus vive, elle révèle un esprit aventureux, une passion de la liberté...

Bel hommage à ce peuple errant de nomades, cette chanson parvient à traduire toute la rudesse de la vie de ces gens du voyage, leur esprit de liberté, leur passion pour la musique...


On doit les paroles de cette chanson à Pierre Cour, la musique a été composée par Hubert Giraud.




 

 

Photos : Pixabay

Repost 0
Published by rosemar - dans chanson musique poésie
commenter cet article
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 12:07
Notre école doit redevenir une école de l'effort...

 

 

 

 

Notre école doit redevenir une école de l'effort. Depuis de nombreuses années, la volonté de nos gouvernants et de certains pédagogues a été de gommer les efforts dans le domaine de l'éducation...

 

L'orthographe mettait en jeu des règles jugées trop complexes : cet enseignement a été jeté aux oubliettes...

La grammaire posait trop de problèmes à nos jeunes élèves... Qu'à cela ne tienne, on a éliminé cette discipline pourtant essentielle des programmes. 

On a instauré des dictées à trous, des dictées préparées, gommant, ainsi les obstacles, les leçons de grammaire ont été sacrifiées sur l'autel de la facilité.

 

Et, encore une fois, la nouvelle réforme des collèges mise en place, dès cette année, va dans ce sens.

 

A quoi bon étudier le latin et le grec, ces langues anciennes, aux déclinaisons si complexes ? Il fallait, donc, les éliminer quasiment du cursus scolaire, en les intégrant dans des EPI...

Les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires ont, aussi, pour objectif de rendre l'enseignement plus ludique...

 

Mais que devient la notion d'effort, indispensable dans toute éducation ?

L'effort ne fait-il pas partie de la vie ?

N'est-ce pas notre lot quotidien ? Il nous faut faire des efforts pour travailler, pour gérer une maison, pour garder une certaine forme physique...

 

En voulant supprimer ou gommer les efforts, notre école perd le contact avec la vie même.

Il faut renoncer à toute cette démagogie qui entoure notre système éducatif, il faut condamner le laxisme.

Les enfants n'ont-ils pas besoin d'un cadre rigoureux pour s'épanouir ?

 

Relisons les textes de Rabelais sur l'éducation : le jeune Gargantua à qui ses premiers maîtres n'inculquent pas le sens de l'effort, devient paresseux, stupide, prétentieux, insolent, incapable d'apprendre et de progresser...

A l'image même de nombreux élèves d'aujourd'hui car on ne leur montre pas l'importance et la valeur de l'effort...

Un autre maître Ponocrates redresse la situation, en montrant au jeune Gargantua l'importance des apprentissages, la valeur de la culture...

Ces textes datent du 16 ème siècle, nos ministres feraient bien de s'en inspirer.

 

Les efforts permettent à chacun de progresser, d'aller de l'avant et les enfants comme les adolescents ne doivent pas en être exemptés...

L'effort, c'est depuis longtemps, l'école de la vie... Il faut réhabiliter cette notion d'effort dans notre enseignement.

C'est, quoi qu'on en dise, l'effort qui rend heureux, qui stimule, c'est l'effort qui nous porte tout au long de notre vie.

Sans effort, la vie n'a plus de sens. Sans effort, les élèves ne peuvent se dépasser, se projeter vers l'avenir.

 

 

 

 

 

Notre école doit redevenir une école de l'effort...
Repost 0
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 12:46
Balade en short...

 

 

 

Dimanche...  un temps estival sur le sud : une occasion de profiter d'un soleil généreux, en ce début du mois de septembre.

Il fait très chaud, je m'habille légèrement pour sortir : un short, un caraco, et me voilà partie pour une balade en liberté dans le parc de la ville.

 

En chemin, je pense à toutes ces femmes corsetées, sous leur voile, carapaçonnées sous des tissus couvrants, habillées de pied en cap : comment supporter la chaleur avec de tels attirails ?

Je prends conscience, plus encore, du carcan que représentent ces vêtements religieux qui emprisonnent la femme, lui interdisent tout simplement de profiter du soleil, en pleine liberté.

Je réalise toute la chance que j'ai de profiter de cette liberté.

Je me dis que j'ai le bonheur de vivre dans un pays libre où la femme n'est pas contrainte de se soumettre à des préceptes religieux.

 

Et je me dis qu'il faut dénoncer toutes ces prisons religieuses dans lesquelles on enferme les femmes, je me dis que de tels diktats sont insupportables. 

Au nom de toutes ces femmes privées du simple bonheur de se promener sans contraintes, je me dis que nous devons les soutenir et les aider dans leur combat pour la liberté.

Je pense à ce témoignage que j'ai reçu sur mon blog, à la suite de l'article "Bikini et burkini" : . Je travaille avec des jeunes filles françaises et musulmanes et elles subissent de leur famille et de leur environnement (voisins, connaissances) des pressions morales et physiques pour rentrer à fond dans la religion pour l'honneur familial et n'être pas considérées comme des putes ou des traitres."

 

Comment, dans ce cas, pourrait-on parler de choix ? 

Face à de telles pressions, les jeunes filles se retrouvent prises au piège d'une religion qui les condamne à la soumission, l'enfermement...

 

Bien évidemment, l'homme, lui, n'est pas soumis à ces contraintes vestimentaires et il impose, pourtant, ce carcan aux femmes.

 

Quand je vois des musulmanes revêtues de ces longs voiles, de ces tenues qui couvrent bras et jambes, en plein été, je me dis qu'elles sont victimes de traditions d'un autre âge, du poids d'une religion qui accorde tous les droits aux hommes et qui leur interdit un épanouissement dans la vie de tous les jours.

 

Dans notre pays, en France, cela me paraît intolérable.

Les femmes ont lutté, pendant des siècles, pour leur liberté et leur émancipation : on ne peut admettre de tels reculs et de telles régressions.

Notre société ne peut pas vivre dans un refus et un déni de cette réalité : certaines musulmanes vivent sous une contrainte religieuse et sociale inadmissible.

Je me dis, aussi, que la religion, la vraie n'a pas besoin de ces signes vestimentaires particulièrement visibles et ostentatoires : la religion se vit comme une conviction intime et personnelle.

La religion doit apporter un bonheur, un épanouissement, elle ne peut être un emprisonnement perpétuel.

Transpirer sous un voile, en plein été, ce doit être un calvaire : impossible d'éprouver le simple plaisir de marcher sous ces vêtements couvrants...

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Balade en short...
Repost 0
5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 12:52
Nicolas Sarkozy en quête d'électeurs : l'application Knockin...

 

 

 

Les grandes manoeuvres électorales ont commencé : les candidats à la présidentielle se multiplient... Et chacun essaie de séduire les électeurs, par divers moyens.

 

Je me souviens de la dernière campagne présidentielle en 2012 : deux "sbires" de l'UMP s'étaient présentés à mon domicile pour faire la promotion du candidat Nicolas Sarkozy : ils avaient sonné à ma porte et voulaient, disaient-ils, m'expliquer la politique de leur candidat et les raisons pour lesquelles il fallait voter pour lui.

J'avais refusé de les recevoir mais ils avaient glissé sous ma porte un tract de propagande politique.

Je trouvais ce démarchage à domicile particulièrement désagréable et importun.

 

En 2016, les méthodes ont changé mais le racolage électoral continue avec, dorénavant, des moyens qui se modernisent et s'adaptent à notre monde voué au bouleversement numérique...

 

En vue de la primaire, l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy a mis à disposition des militants une application où sont localisés sur une carte les internautes qui ont aimé ou consulté des publications liées à Nicolas Sarkozy...

 

Cette application nommée Knockin permet de recenser tous les adeptes potentiels de l'ancien président.

Ainsi, les militants pourront aller faire du porte à porte auprès d'électeurs qui seront, désormais, ciblés.

On perçoit les conséquences d'une telle application : on assiste à un véritable fichage des électeurs, en fonction de leur opinion politique...

 

On le voit aussi : le numérique devient un précieux outil de propagande...

Les candidats utilisent de plus en plus les réseaux sociaux, lancent, sans arrêt des messages à l'intention de leurs électeurs : Facebook, Twitter deviennent des outils de promotion extraordinaires.

 

Mais avec cette nouvelle application "Knockin" une étape supplémentaire est franchie : les électeurs potentiels sont sélectionnés en fonction de leur orientation politique...

 

Après le Pokémon go, voici que surgit un nouveau jeu : Knockin! Après la chasse aux monstres virtuels, Salamèche, Carapuce, Pikachu, Rattata, Pichu, Fouinette, voici que la chasse aux électeurs est ouverte ! Ceux qui "captureront" le plus d'électeurs seront peut-être récompensés !

Avec Nicolas Sarkozy, il ne faut s'étonner de rien... Toutes les méthodes sont bonnes pour faire le plein de voix...

 

Enfin, une chose est sûre : cette fois, je pense que je ne ne recevrai pas la visite de militants du Parti républicain, je ne figure pas sur la liste des sympathisants...

 

 


http://rmc.bfmtv.com/emission/info-rmc-comment-sans-que-vous-ne-le-sachiez-les-sarkozystes-collectent-des-informations-sur-vous-1032587.html
 

 

Nicolas Sarkozy en quête d'électeurs : l'application Knockin...
Repost 0
4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 13:44
Balade au bord de l'eau...

 

 

 

On aime, en été, le calme et la fraîcheur des étangs, on apprécie ces étendues d'eau propices à la rêverie...

Le domaine de la Bastide, au sud de Nîmes, revêt ce charme particulier que procure une nature agrémentée de ces étangs aux moires somptueuses...

Le nom même du lieu évoque le sud, ses collines, des maisons rustiques, des habitations de campagne... Le mot nous fait entendre la langue du midi, celle qui fait résonner les consonnes, celle qui savoure les voyelles...


Le mot me rappelle un lieu-dit de la campagne aixoise : la "Petite Bastide", près de Bouc-bel-air... un lieu de détente et de promenade, qu'affectionnait ma mère... où elle pouvait goûter aux joies de la baignade, dans un grand bassin aménagé...


 

Ce lieu boisé, accueillant, offre, aussi, un cadre champêtre pour une balade au bord de l'eau : les étangs aux teintes de verts forment des camïeux, une belle harmonie avec les arbres environnants.

On est ébloui, en chemin, par la variété des paysages : sous-bois, étendues d'eau, champs, arbres qui se détachent sur la clarté de l'eau...

Les arbres, les pins, les bouleaux, les chênes, les peupliers frissonnent sous le souffle des vents du midi : un léger bruissement se fait entendre, si doux....

Les arbres et l'eau sont agités, parfois, de mouvements légers, subtils, dans un ballet harmonieux de couleurs...

Sur les bords, des roseaux s'épanouissent, hissant sur leur hampe des épis aux teintes de rouge sombre... des épis qui se découpent sur un ciel bleu d'azur...

Les reflets sur l'eau magnifient les paysages : les arbres prennent de nouvelles dimensions...

Les arbres immenses s'étirent sur les ondes, leurs feuillages argentés éclaboussent l'azur...

Des panaches de verts dans l'eau bleue, des fusions de couleurs... Un cygne sur la rive éclaire l'ombre des sous-bois de sa silhouette blanche.

L'eau se marbre de quelque frissons, elle embellit les arbres, le ciel qui se double et se répercute sur les étangs...


Comment dire la transparence, la luminosité de l'eau ? Comment dire les éclats de lumières sur les étangs ?

Comment dire les couleurs qui s'entremêlent ?


Les cèdres se balancent sur l'azur, leurs branches se hérissent et tanguent dans le ciel. Des peupliers se penchent sur l'eau, avec élégance...







 

Balade au bord de l'eau...
Balade au bord de l'eau...
Balade au bord de l'eau...
Balade au bord de l'eau...
Balade au bord de l'eau...
Balade au bord de l'eau...
Balade au bord de l'eau...
Balade au bord de l'eau...
Balade au bord de l'eau...
Balade au bord de l'eau...
Balade au bord de l'eau...
Repost 0
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 12:47
Fouilles à Nîmes, près du rempart romain...

 

 

 

Cette année, encore, des fouilles se sont poursuivies, au mois d'août, près de l'enceinte de la ville romaine, à Nîmes : deux nouvelles tours viennent d'être dégagées, au milieu et en bas de la muraille, sur la colline Montaury.

Depuis la route, on peut voir, près du rempart, la base de la tour du bas, en arc de cercle qui devait compléter la défense de la ville antique.

Tout autour, on peut découvrir le travail de terrassement des pelleteuses, des éboulis de pierres, la terre remuée.

Cette nouvelle campagne de fouilles permettra, sans doute, de mettre à jour, près de ces vestiges romains, des objets, des vases, grâce auxquels on pourra reconstituer une partie du passé romain de la ville de Nïmes.


J'ai eu, encore, cette année, le bonheur et le privilège de m'aventurer sur ce chantier de fouilles, de prendre quelques photos, de voir l'ampleur des travaux, et même de discuter avec les étudiants qui travaillent sur le site... des étudiants en archéologie venus de diverses régions de France :  Strasbourg,  Montpellier, Nîmes...

Il est éprouvant pour eux de travailler, en plein été, sous un soleil de plomb... il faut remuer des pierres, les déplacer, enlever des souches d'arbre qui entravent la progression des fouilles, faire des relevés précis et détaillés.

Curieusement, en découvrant le chantier de fouilles, on a l'impression d'entrer dans un sanctuaire, un lieu sacré, on a l'impression de franchir le mur du temps, de visiter un autre monde si lointain, si mystérieux...

De ces vieilles pierres se dégage une incroyable poésie... un bond de 2000 ans dans le passé ! On imagine ce que pouvait représenter ce rempart qui mesurait 6 kilomètres, à l'époque d'Auguste.

A proximité des tours, se dresse cet antique rempart romain qui déroule un chaos de pierres, aux teintes et aux formes variées. Des pins avaient envahi la colline Montaury, on les a sacrifiés, pour retrouver les vestiges de ces monuments.

Si, à l'extérieur, on voit des pierres irrégulières, l'intérieur des bâtiments révèle un appareil très régulier et des alignements méticuleux.

Comment ne pas être ému par ces vestiges qui remontent, sans doute, au premier siècle avant J C ? Comment ne pas admirer le talent et la maîtrise technique mise en oeuvre dans cette architecture ?

Les romains étaient passés maîtres dans l'art de la construction de ponts, de murs d'enceinte, de temples.

Ce qui est étonnant, c'est que ces tours sont, désormais, coincées entre des bâtiments récents, d'un côté des immeubles, de l'autre, des maisons individuelles.

Ainsi, se mêlent le passé et le présent, l'antiquité et la modernité.

On connaît, bien sûr, les grands monuments de la ville de Nîmes : la Maison carrée, les Arènes, le temple de Diane intégré dans les Jardins de la Fontaine...

Mais, ces tours de défense ou d'ornement nous étonnent par leur magnificence : c'est, encore, une nouvelle découverte qui permettra d'avancer dans la connaissance de l'antiquité...


On pourra, bientôt, disposer d'un compte-rendu plus détaillé de cette campagne de fouilles...


A suivre...


Un article sur ces fouilles :

http://www.objectifgard.com/2016/08/24/nimes-rempart-augusteen-plus-original-monde-romain/


Un article sur l'enceinte augustéenne de Nîmes :

http://www.nemausensis.com/Nimes/remparts/FouillesRemparts.html


     
Photos et vidéos : rosemar

Une souche près de la tour du bas...

Une souche près de la tour du bas...

Un dallage de pierres près de la tour située en bas des remparts...

Un dallage de pierres près de la tour située en bas des remparts...

La tour dégagée en bas des remparts...

La tour dégagée en bas des remparts...

Le mur intérieur de la tour

Le mur intérieur de la tour

La tour vue de l'extérieur

La tour vue de l'extérieur

Une grosse pierre taillée

Une grosse pierre taillée

La tour du bas vue de l'extérieur...

La tour du bas vue de l'extérieur...

On voit bien, sur cette photo, l'épaisseur du mur de la tour...

On voit bien, sur cette photo, l'épaisseur du mur de la tour...

La tour au centre de la colline et des blocs de pierre...

La tour au centre de la colline et des blocs de pierre...

La tour au centre de la colline...

La tour au centre de la colline...

Le site...

Le site...

Fouilles à Nîmes, près du rempart romain...

Les archéologues s'activent pour fouiller la tour en bas des remparts...

Les fouilles au milieu de la colline : mise à jour de la tour centrale...

Repost 0
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 09:15
Emmanuel Macron : le narcissisme incarné...

 

 

 

Emmanuel Macron est un personnage, il aime la lumière des projecteurs, il aime la mise en scène...

 

Sa démission du gouvernement était, sans nul doute, préméditée depuis longtemps, depuis qu'il a créé son mouvement "en marche", on sentait chez lui des velléités d'indépendance et une soif de pouvoir.

 

Les opérations de communication se sont succédé...

Main dans la main, le couple Macron, apparaissait au mois d'avril, à la Une du journal Paris-Match. Sur huit pages, s'étalaient des photos personnelles du couple. L'article s'achevait sur une longue interview de Brigitte Macron, un éloge dithyrambique de son époux.

 

Le ministre de l’Economie avait reconnu, alors, avoir commis une "bêtise", après cette publication dans Paris-Match. Il avait même osé déclarer :

"Mon épouse, elle ne connaît pas le système média­tique, elle le regrette d’ailleurs profon­dé­ment (…) C'est une bêtise, une bêtise qu’on a faite ensemble, non pas que je le regrette ou que ça ait beau­coup d'impor­tance mais (…) c'est sans doute une maladresse, je l’as­sume plei­ne­ment et ce ne sera donc pas une stra­té­gie qu’on repro­duira."

 

Au début du mois d'août, le couple s'affichait encore à la Une de Paris Match : cette fois-ci, Emmanuel Macron était photographié avec sa femme Brigitte à la plage..

 

Emmanuel Macron, c'est le narcissisme exacerbé : il se met en scène, il veut occuper le terrain médiatique.

Indubitablement, il aime les projecteurs, et il sait les utiliser.

 

Avec une telle volonté de se montrer, de s'exiber, il perd, en même temps, une certaine crédibilité...

Il est beau gosse et joue à outrance de cette carte de la séduction...

Certaines de ses déclarations ont, toutefois, créé la polémique et ont révélé un mépris des classes populaires.

 

En démissionnant du gouvernement, il se conforme à ce personnage qu'il incarne : il aime les coups de théâtre, les scénarios à rebondissements...

Certes, beaucoup d'hommes politiques sont atteints de narcissisme, mais lui s'en est fait une spécialité...

Pour un esprit brillant, c'est dommage ! Car sa façon de communiquer a été bien souvent maladroite.

Il est apparu souvent comme un être factice, jouant des rôles, un véritable cabotin...

Qui pourrait rivaliser avec lui, dans ce domaine ? On songe à un autre "ténor" de la politique : Arnaud Montebourg, un autre Tartuffe qui se met volontiers en scène...

On songe à Nicolas Sarkozy qui veut revenir sur le devant de la scène, alors qu'il avait annoncé son retrait de la vie politique.

Les Tartuffe se bousculent au portillon et ils sont de plus en plus nombreux.

 

La politique devient un art du spectacle et de la représentation : le "bling-bling" est à l'honneur, on en oublierait presque tous les soucis et les problèmes de la société française.

Emmanuel Macron veut moderniser l'économie de notre pays : comment ? En "assouplissant" les 35 heures, en favorisant les licenciements, en précarisant les travailleurs...

Une politique qui vise encore et toujours à stigmatiser les plus pauvres et à enrichir les plus riches.

 

 

 

 

 

Emmanuel Macron : le narcissisme incarné...
Repost 0
31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 07:43
Cette année, la rentrée des enseignants a lieu au mois d'août...

 

 

 

Eh bien, oui, cette année, pour la première fois, le mois d'août s'achève avec la journée de pré-rentrée des enseignants qui a lieu ce mercredi 31 août.

Les élèves, eux, sont accueillis dans les établissements scolaires, dès le 1er septembre...

 

Peu à peu, le ministère grignote les vacances des enseignants : de nombreux professeurs ont corrigé le baccalauréat jusqu'au 10 juillet, et leur temps de congé se réduit, ainsi, comme peau de chagrin.

 

Alors que l'été est encore bien présent, est-il raisonnable d'avancer la rentrée scolaire au tout début du mois de septembre ?

C'est absurde : il y a quelques années, la rentrée avait lieu vers la mi-septembre, ce qui permettait aux élèves un temps de réadaptation, après leurs vacances...

 

Encore une innovation qui ne résout aucun problème : ce n'est pas en gagnant quelques jours de cours que les élèves vont pouvoir mieux travailler.

De plus, les enseignants de collège vont devoir s'adapter à la nouvelle réforme mise en place, dès cette année, et cette prérentrée prématurée ne va pas faciliter leur travail.

 

Les EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, présentés comme une panacée, risquent de désorganiser les cours et de créer de nombreux problèmes...

Encore une réforme que vont devoir expérimenter les professeurs, encore une lubie du ministère qui provoque mécontentements et fureur de la part des acteurs de l'éducation.

Cette rentrée est donc placée sous le signe de la contestation puisqu'une grève est déjà prévue et programmée, dès le 8 septembre.

 

Décidément, en matière d'éducation, le gouvernement "socialiste" a réussi l'exploit de mécontenter à la fois les enseignants et les parents d'élèves.

D'abord, on se souvient de cette réforme catastrophique des rythmes scolaires, sous la houlette de Vincent Peillon qui s'est rapidement éclipsé, après avoir désorganisé les écoles primaires...

Puis, ce fut un passage éclair de Benoit Hamon... qu'on a à peine vu, et on a assisté, enfin,  au "bouquet final" : la réforme des collèges initiée par Najat Vallaud-Belkacem...

 

Une réforme placée sous le signe de la démagogie : le latin et le grec ont été sacrifiés, intégrés dans des EPI... cette réforme tend à supprimer ces enseignements optionnels, pourtant très formateurs, elle supprime aussi les classes bi-langues, et surtout, elle ne restaure pas la place essentielle que doit occuper le savoir, dans une société moderne.

 

En ce qui concerne les EPI, les enseignants vont devoir jongler pour croiser des disciplines aussi diverses que l'EPS et le français par exemple !

Quant à la constitution des emplois du temps, les chefs d'établissements vont se retrouver devant un casse-tête.

 

La "gauche" a, ainsi, déçu dans ce secteur essentiel : l'éducation qui représente l'avenir d'un pays.

Le fiasco est total : encore des réformes mal conçues, faites dans la précipitation, au mépris de l'avis des enseignants.

 

 

Un article sur la réforme des collèges :

 

http://www.lepoint.fr/societe/reforme-du-college-voyage-en-absurdie-30-08-2016-2064609_23.php

 

 

 

 

 

Cette année, la rentrée des enseignants a lieu au mois d'août...
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/