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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 12:51
Vive la mini-jupe !

 

 

 

Il n'est pas vraiment question, ici, de défendre la mini-jupe en tant que telle, mais plutôt la liberté, pour les femmes, de s'habiller de différentes façons, sans contraintes et sans diktat : on aime bien varier les tenues, en fonction du temps, de l'humeur,  jupe, pantalon, caleçon, short, talons plats ou plus hauts.

 

 

Pourquoi la femme devrait-elle être contrainte de se vêtir d'un voile, de tenues et de manches longues ?

 

Pourquoi, si ce n'est au nom de principes religieux bien éculés ?

 

Pourquoi, si ce n'est au nom de diktats d'un autre âge ?

 

Pourtant, la sénatrice Esther Benbassa a déclaré dans une tribune, parue récemment sur le journal Libération :"Le voile n’est pas plus aliénant que la mini-jupe"...

 

Ah ! Voilà qui est étonnant ! 

Le voile correspond, pourtant, à des injonctions religieuses, il est bien imposé à la femme musulmane qui n'a, souvent, pas vraiment le choix...

A l'inverse, aucune femme ne se voit contrainte, dans notre pays, de porter une mini-jupe, et c'est la liberté vestimentaire qui prévaut...

Vive la liberté de se vêtir, comme on le veut !

 

C'est cette liberté que nous défendons, comme la liberté d'exprimer toutes sortes d'idées, de débattre, de discuter...

 

Parler d'aliénation pour la mini-jupe, n'est-ce pas inverser le cours de l'histoire ?

 

Certes, nos sociétés accordent beaucoup de place à l'apparence, à la mode... Mais les femmes restent libres de s'habiller, comme elles le désirent, de varier les tenues...

 

Certes, nos sociétés sont aliénées à une surconsommation néfaste, mais ce travers se retrouve dans nombre de pays, et même dans des pays d'obédience musulmane...

Les riches saoudiennes semblent, elles aussi, soumises à ce diktat de la consommation...

D'ailleurs, l'une d'entre elles,  Maha al-Sudairi, épouse d'un prince, ministre de l’Intérieur saoudien, est devenue une sorte de cliente honnie des grands joailliers, couturiers et hôteliers de la capitale. En une année, cette "fondue"de mode et de shopping a, en effet, accumulé 15 millions d’euros de dettes dont 10 millions auprès del’hôtel Crillon, un des plus prestigieux établissements de la capitale !

Et, aux dernières nouvelles, elle n'a toujours pas payé ses dettes !!

 

Et ces femmes sont, aussi, contraintes de se voiler, de porter des tenues conformes à leur religion, tout au moins dans la rue.

 

C'est ainsi qu'on a vu de riches saoudiennes, revêtues du niqab, faire du tourisme près du lac d'Annecy et elles n'étaient même pas verbalisées : il fallait, sans doute,  préserver la susceptibilité de ces femmes richissimes !

 

Non, décidément, on ne peut affirmer que la mini-jupe est une aliénation, elle n'est, en aucun cas, une contrainte et on ne peut la mettre sur le même plan que le voile.

N'inversons pas le cours de l'histoire ! La liberté de se vêtir comme on le souhaite est une conquête des années 60...

 

Gardons cette liberté si précieuse !

 

 

 

L'article de Libération, et à la suite, une interview de Laurence Rossignol :

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/04/05/le-voile-pas-plus-alienant-que-la-minijupe-par-esther-benbassa_1444176

 

Vive la mini-jupe !
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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 13:03
Les rires des enfants et les Mistrals gagnants...

 

 

 

L'enfance,  ses bonheurs, les souvenirs, le temps qui passe, la tendresse d'un père, tant de thèmes sont évoqués dans cette chanson de Renaud : Mistral gagnant...

 

Le texte écrit à la deuxième personne se présente sous la forme d'un discours familier et tendre, adressé à un enfant...

 

Le temps d'une pause dans la vie trépidante qui nous emporte, le temps de s'asseoir "cinq minutes sur un banc", de "regarder les gens"... Renaud suggère, là, des bonheurs quotidiens, banals : "parler du bon temps d'autrefois" à son enfant, "serrer ses petits doigts"...

 

Vivre un instant fugace, en observant le monde, les gens qui passent, des pigeons idiots à qui on donne à "bouffer"..., s'amuser comme un gosse "à leur filer des coups de pieds pour de faux"... et rejoindre ainsi le monde de l'enfance...

 

Le bonheur, aussi d'entendre, le rire de l'enfant qui "lézarde les murs", car ce rire éclaire le monde et semble même l'ébranler et le modifier !

Cette image forte restitue bien tous les pouvoirs de l'enfance...

 

Ce rire salvateur, bénéfique parvient, d'ailleurs, à "guérir toutes les blessures."

 

Le bonheur de parler, de raconter des souvenirs d'enfance, quand on était "minot", un terme familier qui renvoie bien à toute la tendresse de cet âge...

 

C'est un âge fait d'insouciance, de légèreté, que nous raconte Renaud, comme le montrent bien les souvenirs évoqués : les sucreries, les bonbons transformés en "bombecs fabuleux", véritables objets de convoitise qu'on "piquait chez le marchand"...

L'énumération de ces gourmandises retranscrit toute une époque passée : 

"Car-en-sac et Mintho caramels à un franc 
Et les Mistrals gagnants"...
 

 

Les Mistrals gagnants, surtout... , des confiseries aujourd'hui disparues, une poudre sucrée contenue dans un sachet, une "biberine" que l'on aspirait grâce à un petite paille en réglisse... Si à l'intérieur on trouvait la mention "gagnant", on avait droit à un nouveau "bonbec"gratuit. 
 

Renaud évoque, également, le bonheur tout simple de marcher sous la pluie, tout en regardant le monde, "la vie", de parler encore de la "terre", de ses merveilles...

 

Le bonheur de la complicité avec son enfant, le bonheur de lui "bouffer les yeux" pour s'imprégner de son image rayonnante. le plaisir de "sauter dans les flaques", comme pour vivre intensément le moment présent et, entendre les reproches de la mère qui "râle" de ces enfantillages...

 

Et, bien sûr, le rire de l'enfant fait partie de ces moments privilégiés, il est, cette fois, comparé au bruit que fait la mer, belle image qui retranscrit une harmonie.

Puis, c'est le retour vers les souvenirs d'autrefois, à nouveau le temps des friandises, à travers une énumération :

"Te raconter surtout les carambars d'antan et les coco-boers 
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres et nous niquaient les dents 
Et les Mistrals gagnants..."

 

Des friandises dont l'enfant ne percevait pas encore tous les effets, mais qui étaient un véritable réconfort et qui symbolisent, à merveille, toutes les douceurs de l'enfance.

 

Le "banc", sur lequel on revient, symbolise bien, aussi, ce moment d'arrêt qui permet d'observer le monde et "le soleil qui s'en va"représente le temps qui passe inexorablement.

Cette pause sur le banc offre encore l'occasion de communiquer, de parler "du bon temps qu'est mort"...

 

On perçoit là toute la nostalgie et la mélancolie du poète, une mélancolie qu'il veut effacer en affirmant "qu'il s'en fout".

 

Le rire de l'enfant est, ensuite, assimilé à des cris d'oiseaux qui s'envolent haut dans le ciel, comme pour le magnifier et en montrer toute la force.

 

La chanson s'achève sous la forme d'un message adressé à l'enfant, d'abord une sorte de mise en garde : "les méchants, c'est pas nous...", cette phrase révèle, de manière implicite, l'existence de ces "méchants" dont il faut, tout de même, se méfier et se prémunir...

 

Mais le message ultime est encore plus fort, c'est une invitation à profiter du bonheur présent, avec intensité : il faut "aimer la vie, même si le temps est assassin... lui qui emporte les rires des enfants et les Mistrals gagnants..."

 

La mélodie, au piano, égrène des notes simples et limpides... lumineuse, elle restitue, à la fois, les bonheurs de l'enfance et toute la mélancolie du poète.

 

 

 

 

 

Le texte :

 

http://www.parolesmania.com/paroles_renaud_9473/paroles_mistral_gagnant_331485.html

 

 

Photo : rosemar

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 11:42
Tout le charme d'une toile du douanier Rousseau...

 

 

 

On connaît les paysages exotiques peints par le douanier Rousseau, cet artiste français, représentant de l'art naïf... On admire ses toiles qui font revivre une jungle peuplé d'animaux sauvages, en pleine nature...

 

Mais on connaît moins ce tableau, intitulé Une soirée au carnaval...

 

Un paysage fantomatique, sous un clair de lune, des arbres d'hiver à la ramure dépouillée qui s'élancent vers le ciel, et au pied de ces arbres, un couple comme venu de nulle part, en costume blanc....

 

L'oeil est attiré par ces personnages qui semblent poser devant un décor d'arbres entrelacés...

 

Derrière les arbres, le paysage des nuages nous offre des teintes mordorées, grises ou laiteuses... des camaïeux pleins de charme.. 

 

Pierrot et sa Colombine semblent en attente et ils nous laissent admirer leurs vêtements de carnaval, aux couleurs éclatantes et claires dans l'obscurité de la nuit...

 

Costume aux larges manches évasées pour lui, robe longue, pour elle aux tons de bleus, couverte d'un tablier blanc sur la jupe, les personnages sont éclairés par leurs vêtements et en même temps ils semblent perdus dans l'immensité de la toile.

 

En haut du tableau, à droite, une lune ronde vient couronner l'ensemble...

 

Aussi claire et lumineuse que les vêtements du couple, la lune semble complice de ces deux personnages costumés.

C'est bien un Pierrot lunaire qui est, ainsi, évoqué, avec sa colombine...

 

En haut, à gauche, trois légers nuages flottent dans l'air et quelques étoiles transpercent le ciel.

 

En bas du tableau, près des deux personnages, une cahute transparente nous étonne, d'autant plus qu'un personnage, dont on devine à peine le visage, semble observer la scène...

Est-ce le peintre lui-même qui est ici représenté, en train d'admirer Pierrot et sa Colombine ? Peut-on voir là une sorte de mise en abîme ? 

 

Ce tableau nous fait rêver, nous intrigue, et nous transporte dans un univers proche du surréalisme, avec ce paysage d'arbres démesurés, ces personnages costumés, cette lune qui en est comme le reflet...

 

On est sensible à la beauté du décor : les arbres et leurs mailles sutiles, les teintes nuancées des nuages, les contrastes de couleurs....

 

 

 

 

On peut visualiser en détail le tableau en cliquant sur l'image :

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2b/Henri_Rousseau_-_A_Carnival_Evening.jpg

 

Une exposition au Musée d'Orsay :

 

http://www.lepoint.fr/arts/visite-privee-de-l-exposition-le-douanier-rousseau-a-orsay-03-04-2016-2029672_36.php

 

Une analyse de ce tableau :

https://youtu.be/B0P7Luqe7RI

 

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 14:47
Quand le voile islamique devient une mode...

 

 

 

 

C'est un fait ; on voit de plus en plus de femmes portant le voile, en France... il avait, pourtant, quelque peu disparu de nos paysages, mais il revient en force, comme l'affirmation d'une identité et d'une communauté.

 

Les marques de vêtements s'emparent, même, de ces tenues qui, pour nous, appartiennent à un autre temps : burkini, maillot intégral, robes et jupes longues...

 

Des enseignes comme Marks&Spencer, H&M commercialisent des hidjabs ou des maillots de bain couvrant l'intégralité du corps, excepté le visage et les mains. La marque italienne Dolce & Gabbana a, aussi, imaginé toute une ligne de voiles et de tuniques longues, destinée spécialement aux femmes musulmanes. 

Des hôtesses d'Air France se sont vues, également, contraintes de porter le voile, dès lors qu'elles posent le pied sur le sol iranien...

 

Ne sommes nous pas en droit de nous inquiéter de ce déferlement de vêtements qui ont pour but de cacher et de couvrir le corps de la femme ?

Dans le pays des droits de l'homme, on nous dira que chacun peut s'habiller comme il le désire et le souhaite...

 

Mais, dans notre pays , la femme est aussi considérée comme l'égale de l'homme.

Or, le vêtement islamique reste, quoi qu'on en dise, un signe de soumission de la femme : la femme doit demeurer cachée, dans l'ombre et ne peut guère s'affirmer...

 

C'est cette contradiction qu'il nous faut résoudre et ce n'est pas une mince affaire !

 

Un article paru sur le journal Marianne, ces derniers jours, évoque, avec justesse, le fait que l'antiracisme prévaut de plus en plus, dans nos sociétés, sur l'antisexisme...

Alice Schwarzer, la fondatrice et rédactrice en chef du magazine allemand "Emma" revient notamment sur les agressions sexuelles de Cologne et réclame un débat sur les femmes face à l'islamisme.

"Les femmes musulmanes doivent avoir les mêmes droits que les autres", affirme cette éditorialiste.

 

Comment concevoir, dans notre pays, que des femmes soient soumises à des règles vestimentaires drastiques ?

 

Comment peut-on admettre ces maillots qui couvrent intégralement le corps, ces vêtements qui conduisent la femme à être cachée sous des voiles encombrants ?

 

Nous sommes, bien sûr, tentés d' y voir des régressions inadmissibles pour les droits des femmes...

Quand on voit ces "burkinis" qui couvrent intégralement le corps des femmes, qui les transforment en "femmes grenouilles", on ne peut que s'inquiéter de ces tendances que la mode permet de développer...

 

Longtemps après l'invention du "bikini" et l'époque de la libération de la femme, voilà qu'apparaît le "burkini" qui réduit la femme à l'enfermement.

 

Une mode qui cultive le communautarisme est-elle souhaitable ?

 

 

L'article du journal Marianne :

 

http://www.marianne.net/alice-schwarzer-aujourd-hui-antiracisme-prime-antisexisme-100241591.html

Quand le voile islamique devient une mode...
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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 12:59
La fraude fiscale jusqu'à l'écoeurement...

 

 

 

 

Le "Panama papers", un scandale financier, mis à jour par le journal Le Monde et de nombreux autres médias, nous démontre, une fois de plus, que notre monde globalisé est en perte de repères.

 

L'argent devient le but suprême d'une société où le capitalisme s'impose et triomphe d'une manière exacerbée et dangereuse.

 

De nombreuses personnalités, dont les noms ont été révélés, se retrouvent éclaboussées par ce scandale financier.

 

On ne s'étonnera pas de trouver dans cette liste certains noms : Michel Platini, Lionel Messi, Jérôme Cahuzac, Patrick Balkany, des proches de Vladimir Poutine, de Bachar el Assad, le roi Salman d’Arabie saoudite, et bien d'autres...

 

 Ainsi, Patrick Balkany qui côtoie les plus hautes sphères de la société, ami de Nicolas Sarkozy,  soupçonné de fraude fiscale, d'emploi fictif, de détournement de fonds, a déjà un lourd arriéré et un passé chargé d'affaires douteuses.

 

D'autres noms seront encore dévoilés au cours de la semaine, et notamment celui d'un parti National, également impliqué dans cette affaire.

Un bémol toutefois : dans cette enquête, aucun nom américain n'a été cité, pour l'instant... curieux oubli, tout de même, et on attend plus de révélations à ce sujet.

 

"Les grands de ce monde", des sportifs, des hommes politiques, des milliardaires soupçonnés de blanchiment d'argent, d'évasion fiscale... désormais nous comprenons mieux les difficultés de nos économies, face à ces détournements. 

Si les gens les plus riches parviennent à échapper à l'impôt, à cacher des sommes colossales au fisc, c'est aussi un manque à gagner colossal pour chaque pays concerné...

 

La fraude fiscale jusqu'à l'écoeurement, c'est bien l'impression que nous donne cet énième scandale qui atteint des proportions inégalées...

 

Une société panaméenne, Mossack Fonseca, se chargeait de toutes les opérations, afin de dénicher des paradis fiscaux pour ses clients de différents pays...

 

12 chefs d'Etat dont 6 en activité, 128 responsables politiques et hauts fonctionnaires de premier plan du monde entier, et 29 membres du classement Forbes des 500 personnes les plus riches de la planète, se retrouvent dans la liste de ces clients.

 

Comment s'étonner que le monde soit en crise ?  Une telle dérégulation conduit aux pires injustices... Notre système bancaire est, de plus, complice de ce mécanisme à l'origine de la fraude fiscale, puisque les banques servent d'intermédiaires.

 

Ces gens riches qui veulent devenir encore plus riches nous disent un monde où la morale n'a plus de sens, où l'argent achète tout, où il remplace toutes les autres valeurs, un monde en perdition.

 

 

 

 

 

 

La fraude fiscale jusqu'à l'écoeurement...
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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:45
Verts sur l'azur...

 

 

 

Et voilà que les arbres s'empanachent de teintes vertes et blondes...

 Voilà qu'ils revêtent leurs parures de printemps, qu'ils éclairent l'azur de couleurs nouvelles ! Vert pâle, éclats de jaunes et de xanthes...

 

Les feuilles dessinent des petits palmiers de lumières... fines, effilées, elles s'étirent sur le ciel, nous promettent des frondaisons somptueuses.

 

L'horizon s'illumine de ces embruns dorés, il rayonne de ces chaloupes de verdures.

 

Soudain, le paysage n'est plus le même, des teintes vives, éclatantes éclairent le jardin.

 

Les branches torses et sombres de l'hiver disparaissent, sous les feuillages naissants qui s'éparpillent et les enveloppent.

 

Soudain, c'est la grande métamorphose, soudain, un air plus pur, plus doux, plus suave envahit l'espace...

Soudain, des senteurs de feuilles, et de fleurs s'épanouissent...

 

Les arbres fleurissent de verts, les branches se couvrent de festons légers, aériens, qui se balancent au vent, plumetis frissonnants d'éclats !

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 13:21
Merci à tous mes lecteurs, amoureux des mots...

 

 

 

15 683 pages vues sur mon blog, au mois de Mars, plus de 12 000 visiteurs !

 

Merci à tous mes lecteurs, amoureux des mots, passionnés de littérature, de poésie, d'étymologie, avides de découvertes.

 

Merci à tous ceux qui, nombreux, tous les jours, prennent le temps de lire mes billets...

 

Le temps d'apprécier et d'écouter la musique, la danse, le carnaval des mots, le temps d'écouter leur murmure, leur harmonie...

 

Le temps de s'abreuver au rythme des saisons, des arbres, de la nature et des jardins...

 

Le bonheur de partager des émotions, des textes, des chansons...

 

Le bonheur de savourer enfin le silence,  d'écouter le silence à l'écart d' un monde de bruits et de fureurs...

 

Ecoutons la douce musique des mots qui  nous entraîne dans son sillage !

 

Et n'oublions pas, aussi, les révoltes, les indignations, pour dénoncer un monde rempli d'abus, de cruauté, d'injustices et d'inégalité...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 11:44
Un poisson pour célébrer le mois d'avril : la sardine de l'Estaque...

 

 


La sardine, poisson méditerranéen aux teintes argentées, brille de tant de reflets miroitants dans l'eau ! Le mot "sardine" ne nous fait-il pas percevoir tous les éclats de ce poisson, grâce à ses sonorités, une douce sifflante "s", une gutturale "r", plus rude, une dentale "d", des consonnes variées et contrastées ?


La sifflante nous laisse entrevoir des teintes chatoyantes de soie moirée, la gutturale peut suggérer toute la force de ces poissons qui vivent en bancs compacts et serrés, la dentale nous montre une brillance éclatante, les teintes argentées de l'animal...


Ce mot très ancien comporte des origines grecques : rien d'étonnant car la sardine est particulièrement présente et abondante en Méditerranée...


Et, comment ne pas apprécier ce mot très ancien qui remonte à la langue grecque ? "
σαρδίνη, sardiné ou sardéné" désignait, en grec ancien, la sardine...


Belle continuité dans le vocabulaire ! Le mot est resté presque intact, avec des sonorités identiques...

Son nom pourrait provenir de la "Sardaigne" car les Grecs avaient remarqué qu'elle abondait dans les eaux qui bordent cette île.

Un nom propre devenu un nom commun, ce phénomène connu s'appelle une antonomase.

Une île qui se transforme en un nom de poisson, voilà une belle métamorphose !

La sardine est, aussi, associée immanquablement, à la ville de Marseille...

Tout le monde connaît cette expression : "La sardine a bouché le vieux port de Marseille", expression populaire, datant du XVIIIe siècle. Les Marseillais ont, ainsi, tendance à exagérer les faits, à gonfler la réalité, à plaisanter, de manière caricaturale... on parle également de galéjades marseillaises... 

J'aime ce mot du sud, "la sardine", un mot qui évoque le port de Marseille, ses soleils, son accent, une voix qui chante...

On entend les poissonnières qui vantent leur marchandise sur les quais du port : "ELLE EST BELLE, MA SARDINE, ELLE EST BELLE !!"

Sur les étals, des soles, de daurades, des rougets, des sardines, des pageots, des loups, des merlans frétillent dans des bacs.

A l'Estaque, autrefois, une rue portait le nom de "Montée de la Sardine", en référence à l'activité principale de pêche de ce petit village, tout proche de Marseille, dont je suis originaire.

La sardine évoque le sud, tout un monde des pêcheurs et de "pescadous" d'autrefois : on entrevoit des bateaux anciens, des "bettes", des filets, des jambins, des cannes à pêche, des salabres, on sent l'air marin, l'odeur des pins de l'Estaque.

On perçoit des odeurs prégnantes de poissons, de sel, on hume le vent de la mer toute proche, on s'imprègne et on s'abreuve de senteurs marines.

La sardine, symbole méditerranéen, nous emporte vers les rivages du sud, vers l'enfance, des calanques boisées, des pins, vers un monde de liberté...


La sardine au corps allongé, pleine d'élégance, aux reflets brillants, s'irise de teintes bleutées, elle est l'image même de la mer, de ses lumières, de ses flots inondés de soleil...


 


    

 

 

 

Illustrations : en haut de l'article auteur : Citron

En bas : auteur : Etrusko25  Creative commons

 

Un poisson pour célébrer le mois d'avril : la sardine de l'Estaque...
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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 13:39
Il s'appelle Olivier Fric...

 

 

 

Il s'appelle Olivier Fric, un nom prédestiné, sans doute... il est le mari d'une certaine Anne Lauvergeon, au nom tristement célèbre, associé désormais au scandale Areva...

 

Areva, un fiasco français dont on n'a pas fini d'entendre parler, une gestion catastrophique et calamiteuse de ce géant du nucléaire, des affaires douteuses et juteuses pour Olivier Fric, le mari de l'ex-patronne d'Areva...

 

Olivier Fric, conseiller dans le domaine de l'énergie aurait spéculé sur le rachat de l'entreprise Uramin, trois mines d'uranium en Afrique qui se sont révélées totalement inexploitables, un fiasco qui a coûté plus de deux milliards et demi d'euros.

Areva aurait maquillé ses comptes pour masquer ce désastre financier.

 

Le mari d'Anne Lauvergeon, Olivier Fric,  aurait, quant à lui, réalisé une plus-value de 300.000 euros, en investissant dans la société d'exploration minière Uramin, quelques jours avant que celle-ci ne soit rachetée par le groupe alors dirigé par son épouse !

 

Le scandale Areva n'a, donc, pas fini de faire des vagues, sans doute : les révélations se succèdent et il est probable que nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

 

Il est vrai qu'avec un tel nom, FRIC, l'appât du gain semble inéluctable : il semble, aussi, que le couple Anne Lauvergeon, Olivier Fric était bien assorti.

 

Malgré les dénégations de l'ex-patronne d'Areva, on perçoit une collusion, et une complicité dans cette affaire et  la façon de gérer une entreprise que l'on croyait promise à un bel avenir... 

 

C'est, du moins, ce que l'on nous a fait miroiter, pendant des années...

 

Et désormais, le contribuable français doit payer la note de ce fiasco et de ces malversations financières éhontées.

 

 Anne Lauvergeon affirme que son mari n'est pas coupable et rejette la responsabilité sur un ancien associé : "C’est l’ex-associé de mon mari, un ancien trader, qui gérait les fonds de leur entreprise et décidait des placements". Cet associé aurait donc fait "un grand nombre d’investissements, dans le secteur minier notamment, et dans Uramin en particulier", a-t-elle déclaré.

 

Tous les moyens sont bons pour esquiver les responsabilités, dans une affaire où Anne Lauvergeon a, pourtant, conduit une grande entreprise à la faillite.

 

Anne Lauvergeon, on peut le rappeler, a, tout de même, été décorée de la légion d'honneur par François Hollande en  mars 2014.

 

 

 

 

 

 

Il s'appelle Olivier Fric...
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 15:31
L'odieuse indifférence...

 

 

 

Individualisme, indifférence règnent sur notre monde... Nous vivons dans une société de surconsommation, où nous passons beaucoup de temps à travailler, à gagner de l'argent et à le dépenser.

 

Nous vivons dans un univers cloisonné, où la communication est facilitée par de nombreux médias mais restreinte dans ses dimensions réelles...

 

La véritable communication directe a tendance à s'estomper, on communique souvent par internet, rapidement et superficiellement.

 

Certains multiplient les publications dans différents médias, ils se démultiplient pour s'enfler d'importance, et en oublient de communiquer vraiment avec les autres.

 

Cet individualisme démesuré est inquiétant, voilà un symptôme d'une société en perte de repères...

 

L'indifférence aux autres se perçoit, aussi, dans certains forums de discussion : les invectives fusent, des accusations et des rumeurs infondées circulent, on s'attache à amoindrir l'autre, à le réduire à néant.

 

Le mépris, la superbe de certains individus frisent l'inconscience...

On n'hésite pas à insulter, à rabaisser autrui pour s'imposer et annihiler toute concurrence.

Les autres n'existent plus, ne sont même plus perçus comme des êtres humains, on les occulte, on n'y prête plus attention.

L'odieuse indifférence conduit, pourtant, au pire : la négation de l'autre.

Or, l'être humain se construit dans la sociabilité, le rapport aux autres, l'ouverture à autrui.

 

"Nous ne nous aimons plus... " tel était le titre d'un article paru dans Marianne, sous la plume de Jacques Julliard. "Nous ne nous aimons plus entre nous, voilà la vérité, et nous nous étonnons que d’autres, venus d’ailleurs, nous détestent. La guerre que l’on nous fait nous interroge sur l’indifférence aux autres dans laquelle nous avons choisi de vivre", affirme le journaliste.

 

Dans le pays des droits de l'homme, nous oublions l'importance de la personne humaine, nous vivons dans un individualisme forcené, préoccupés que nous sommes de consommer.

 

Pourtant, l'humanité est une : nous rencontrons tous, dans nos vies, des contraintes, des difficultés...

 

Mais, souvent, c'est l'indifférence qui prime dans les rapports humains.

Pourtant, cette indifférence ne contente personne, elle ne rend pas heureux, elle est la marque d'un manque d'humanité.

 

Respecter le monde, aimer, apprécier la nature, l'art, la poésie, cela permet aussi de s'ouvrir aux autres, de ne pas rester enfermé dans un egocentrisme qui est le propre de nos sociétés...

 

L'attention aux autres passe par une envie de comprendre, de découvrir l'autre, ses différences, l'attention aux autres passe par une forme de curiosité, et d'ouverture sur le monde et l'humanité.

 

 

 

 

 

L'odieuse indifférence...
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