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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 12:37
Bientôt, la voiture robotisée...

 

 


La voiture robotisée existe déjà : Google l'expérimente dans la Silicon Valley... il s'agit de la Lexus, une voiture sans chauffeur qui se déplace seule, qui s'arrête pour laisser passer les piétons, qui perçoit tous les feux de signalisation.

Un ordinateur et un logiciel sont utilisés pour régler les déplacements du véhicule... une caméra, installée à l'avant, permet de visualiser tous les obstacles.

Ces voitures de Google circulent sur les bases des cartes numériques détaillées de rues que le géant de l'Internet a installées dans leur système afin qu'elles puissent tout anticiper. Elles ne peuvent pas rouler ailleurs que sur ces axes numérisés.


On imagine toutes nos routes quadrillées, encadrées, observées par des systèmes numériques performants, on imagine tous nos déplacements répertoriés, toutes nos sorties en voitures filmées....

Quel cauchemar ! On nous prédit, certes, moins d'accidents mais on perçoit toutes les conséquences d'un tel système : une surveillance permanente des citoyens qui circulent sur les routes, des caméras sur chaque véhicule : le règne de Big Brother est annoncé !

Comment ne pas être angoissé par toutes ces avancées technologiques qui restreignent nos libertés, qui font de nous des êtres privés d'intimité ?

Ne faut-il pas réfléchir à toutes les conséquences de ces progrès ? Ondes magnétiques, appareils de surveillance, perte de certaines compétences : conduire est aussi un geste qui fait appel à la responsabilité de chacun d'entre nous.

Cet avenir là paraît effrayant car il ne laisse plus guère d'autonomie à l'être humain : sommes-nous destinés à devenir des semi-robots assistés par toutes sortes d'appareils sophistiqués ?

Allons nous perdre toutes sortes de gestes, de compétences personnelles, pour nous laisser guider par des machines ?

Est-ce là l'avenir que l'on nous promet ? Ce qui fait la force de l'être humain, ce sont ses capacités à réagir, à réfléchir, à pouvoir être acteur de la vie...

La surveillance à outrance qu'impliquent de tels systèmes n'est-elle pas dangereuse et inhumaine ?

Les drones, les voitures-robots, bientôt les trains-robots, peut-être : quelle place sera donc laissée à l'être humain ?

La perspective d'un monde contrôlé, organisé, qui réduit les initiatives des individus est vraiment terrifiante !


La technologie devient de plus en plus envahissante, et quoi qu'on fasse, on nous l'impose, et l'on ne peut plus y échapper...

 

 

 

 

Bientôt, la voiture robotisée...
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:22
C'est un modeste...

 

 

"Les pays, c'est pas ça qui manque,
On vient au monde à Salamanque
A Paris, Bordeaux, Lille, Brest(e).
Lui, la nativité le prit
Du côté des Saintes-Maries,
C'est un modeste.


Comme jadis a fait un roi,
Il serait bien fichu, je crois,
De donner le trône et le reste
Contre un seul cheval camarguais
Bancal, vieux, borgne, fatigué,
C'est un modeste..."

 

 

Tout le monde connaît cette chanson de Georges Brassens, intitulé Le modeste...


Ce mot tout simple vient d'un nom latin "modus", "la mesure, la modération". Le modeste est celui qui sait faire preuve de retenue et de réserve...

Ce terme n'est-il pas un modèle de simplicité ? Dentales "d" et "t" se répondent en un écho, on est sensible, en écoutant ce mot, à la douceur de la sifflante "s", de la labiale "m" initiale, pouvant évoquer une bouche fermée qui ne s'exhale pas en paroles inutiles.

Le modeste refuse les excès et fait preuve d'une certaine pondération, dans ses propos... J'aime la modestie et la réserve, qualités qui ont tendance à se perdre dans le monde moderne.

J'aime la douceur de ce mot... Mais, pour beaucoup, la modestie n'est plus une vertu, elle se mue en discrétion, sournoiserie, mutisme.

Dans un monde où règnent la futilité, l'intempérance, l'arrogance, la vraie modestie n'a plus guère sa place.

Vive la modestie ! Elle est réservée, souvent, aux gens humbles et simples.

J'en fais partie ! Issue du peuple, j'entends rester dans cette réserve et cette pudeur : j'entends ne pas renier mes origines...

Je refuse d'utiliser un langage ordurier, démesuré... je refuse de mépriser et d'invectiver les autres.

L'orgueil des grands de ce monde, leur morgue ne me conviennent pas... J'entends réhabiliter la modestie et la mesure, je refuse les excès de l'intempérance, je dénonce l'hybris sous toutes ses formes.

L'hybris, la démesure, le superflu ne sont-ils pas les principaux défauts de notre monde ? Consommation débridée, gaspillages, excès de langage, insultes, mépris de l'humanité, mépris des autres sont l'essence de notre monde.

Il faut les dénoncer et souligner l'importance du respect qui passe par une certaine modération, une modestie de bon aloi...

Le modeste ne gêne pas les autres, refuse de se montrer ostensiblement aux autres, il fait preuve de pudeur.

Le modeste reste dans les limites de la raison, de la réflexion, mais dans un monde où s'imposent le règne de l'image, la démesure du progrès et ses excès, la course à l'innovation, à la consommation d'objets futiles, la modestie semble ne plus être à l'honneur...

Quand on évoque la modestie, on songe, bien sûr, à Georges Brassens, lui-même, on songe aussi à ce grand humaniste que fut Montaigne, un auteur plein de grandeur et d'humilité : dès le début des Essais, Montaigne affirme que son but est modeste et qu'il ne prétend enseigner aucune doctrine...

La modestie : voilà une vertu oubliée, livrée en pâture à ceux qui prétendent s'imposer, sans modération.




 


http://youtu.be/97j_6wIDly0


 


 

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 13:51
La neige, symbole de l'hiver, fait surgir des images irréelles...

 

 

"Un nom d'une blancheur éclatante !"


Le mot "neige" associé à l'hiver, nous fait entendre des sonorités feutrées et ouatées, peu marquées : voyelles assez neutres, chuintante "g" qui ferme le nom...

Issu d'un nom latin, "nix, nivis", "la neige", et du latin populaire "nivicare", ce mot ancien a subi des évolutions phonétiques notables.

Ce terme nous fait voir des tons de blancs, des teintes atténuées, des paysages perdus sous un manteau de frimas.

Ce mot nous éblouit de ses éclats de blancs, de ses scintillements d'étoiles légères.

La neige, symbole de l'hiver fait surgir des images irréelles : des arbres dont les teintes s'effacent, des pierres qui s'évanouissent sur un chemin, des ondoiements de blancs à perte de vue...

Des toits qui prennent des couleurs pâles et nouvelles, aux teintes irisés, des pas dans la neige qui laissent des traces surprenantes, inhabituelles.

Des montagnes aux pentes abruptes, des flocons qui virevoltent dans un ballet somptueux, étourdissant de lumières de candeur.

Des entrelacs de neige dans l'air vif de l'hiver, la bise froide et glacée, les morsures de l'hiver...

La neige qui paralyse, assomme de froid et de misères, qui fait blêmir certains, ceux qui n'ont pas de toit et qui souffrent.

La neige terrible qui tue, qui engourdit les corps et les âmes.

La neige lourde, pesante qui s'empare des routes, des paysages, qui envahit tout.

La neige, insidieuse, silencieuse, dont on n'entend même pas le bruit des flocons.

Beauté et cruauté semblent réunies dans ce mot, cruauté qui se cache sous des apparences pleines d'élégance et de douceur...

La neige fascine, attire tous les regards, mais elle peut être dure et âpre, comme le sont l'hiver et ses froids glacés.

Apreté, magnificence, gel, tapis de blancheurs, la neige oscille entre bonheur et détresse, elle nous fait ressentir toute la rudesse du monde et nous permet aussi d'admirer des paysages nouveaux, des splendeurs tourbillonnantes, des éclats !

La neige enveloppe tout de sa blancheur ouatée, elle efface les bruits, elle est pleine de mystères, de dureté et de beauté...


 


http://youtu.be/jCP7A8WOaq4



http://youtu.be/U-ga8BgJfzk




http://youtu.b
e/aKlbX8FDDFk


 
 

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:14
Elle s'appelait Dolly...

 

 

 

Tout le monde se souvient de cette première bebis clonée en 1997, au nom célèbre : elle s'appelait Dolly...

 

Et depuis, Dolly a fait des émules :  une émission, intitulée Des mutants dans notre assiette, diffusée sur france 5, le mardi 16 février, met en évidence des manipulations que beaucoup d'entre nous ne soupçonnaient même pas...

Ainsi, en région parisienne, une ferme regroupe un troupeau de vaches qui sont autant de clones, sur lesquels travaillent des chercheurs français...

Mais, au Brésil et aux Etats Unis, les clones ne sont plus seulement des animaux de laboratoire, ils sont proposés à la vente et commercialisés...

Au Brésil, il est possible de cloner les meilleurs spécimens de vaches : la technique est bien rôdée, mais délicate et complexe : certains animaux sont atteints de malformations, ou meurent à la naissance.

De nombreux pays utilisent, pourtant, ces clones à des fins commerciales : l'Argentine, la Corée, la Chine, le Canada, les Etats Unis...

On est terrifié par l'extension de cette pratique : l'homme devient un véritable apprenti sorcier qui manipule les animaux à sa guise, car les clones sont beaucoup plus rentables que les vaches normales : l'argent, encore et toujours, domine notre monde !

 

L'homme, qui se livre à de telles expériences, méprise la vie animale, en vient à produire des monstres, et ne mesure plus du tout les conséquences de son action sur le monde qui l'entoure... 

Le reportage de France 5 nous montre que les consommateurs américains ont le "privilège" de goûter régulièrement de la viande de clones...

En Europe, même si le clonage est interdit à des fins commerciales, le sperme d'animaux américains qui descendent de clones peut être utilisé pour ensemencer des vaches...

On trouve, ainsi, en Suisse, en Ecosse, en France des vaches descendantes de clones conçus et élevés aux Etats-Unis.

On le voit : les importations de semences de clones ne sont pas du tout réglementées, en Europe... Aucun accord n'a pu être trouvé, encore un dysfonctionnement des instances européennes !

Le Brésil exporte, aussi, vers l'Europe de grandes quantités de viandes, mais impossible de savoir quelles sont les viandes qui proviennent de clones...

Par la suite, on découvre, au cours de cette émission, la façon dont les saumons peuvent être modifiés génétiquement, afin d'accélérer leur croissance...
Ces saumons atteignent facilement des dimensions impressionnantes.

Le profit, encore et toujours motive les éleveurs qui produisent ces saumons hors normes.

Devant tant de manipulations, tant de dérives, on est stupéfait.

Les animaux clonés pourraient transmettre des virus à l'homme, c'est ce que pensent certains scientifiques... Ceux qui sont génétiquement modifiés, des saumons mutants dont la croissance est dopée par des hormones, pourraient avoir un impact très grave et très lourd de conséquences sur la biodiversité...

La folie de l'homme, sa démesure, le goût du profit entraînent l'humanité à sa perte : de telles pratiques sont périlleuses et scandaleuses.

Que font les décideurs, que font les hommes politiques pour stopper de telles dérives ?

Que font les gouvernements européens pour empêcher tant d'horreurs susceptibles de générer de graves problèmes sanitaires ?




 On peut visionner l'intégralité du reportage sur ce lien :

http://www.pltv.fr/fr/des-mutants-dans-notre-assiette/

 

http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face


Un article sur la saumon transgénique :

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Un-saumon-transgenique-bientot-dans-les-assiettes-des-Americains-2015-11-22-1383448

 

Elle s'appelait Dolly...
Elle s'appelait Dolly...
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 16:09
Quand Najat Vallaud-Belkacem répond à l'Académie Française !

 


Alors que Hélène Carrère d'Encausse a affirmé, récemment, les réticences de l'Académie face à la nouvelle réforme de l'orthographe, Najat Vallaud-Belkacem lui répond dans une lettre, pour exprimer son étonnement.

"C'est avec intérêt mais également avec un certain étonnement que j'ai pris connaissance de votre réaction publique hostile à l'application, dès la rentrée prochaine, de la réforme de l'orthographe de 1990 décidée par le Conseil supérieur français de la langue française..."


Dans un entretien publié samedi par Le Figaro, Hélène Carrère d’Encausse avait, en effet, déclaré n’avoir "pas compris les raisons qui expliquent l’exhumation d’une réforme de l’orthographe élaborée il y a un quart de siècle et où l’Académie française n’a eu aucune part, à l’inverse de ce qu’on l’on a voulu faire croire."


Mais, enfin ! Si l'on regarde de plus près cette réforme, on en voit, d'emblée, les incohérences, notamment pour ce qui concerne les accents circonflexes...

Tout d'abord, une telle simplification ne résoudra aucunement les énormes difficultés rencontrées par nombre d'élèves en orthographe : fautes d'accord élémentaires, erreurs grammaticales, confusions dans la nature des mots, par exemple entre le démonstratif "ce" et le pronom de la troisième personne réfléchi"se", confusions entre le participe passé et un verbe conjugué, etc.

De plus, il paraît absurde de supprimer certains accents circonflexes sur les voyelles "i" et "u" et de le conserver sur les autres.

On est, là, dans l'arbitraire le plus total, car l'accent circonflexe a aussi une valeur étymologique dans un grand nombre de cas : le mot "bûche" vient d'un nom latin "busca", et l'accent circonflexe s'explique par la disparition de la consonne "s", que l'on retouve dans le terme "bosquet", de la même famille ou dans le mot "bois".

Le verbe "naître" est issu du latin "nascor", et doit être bien sûr, rattaché au nom commun "la naissance"..

Le mot "île" vient du latin "insula" et doit être relié à l'adjectif "insulaire"...

Ainsi, les accents circonflexes constituent, parfois, des repères essentiels dans les familles de mots.

Avec un peu de bon sens, on perçoit les incohérences de cette réforme : Hélène Carrère d'Encausse est bien consciente des aberrations de ces évolutions imposées par le Conseil Supérieur de la langue française et par notre ministre de l'Education Nationale...

Cette réforme ne permettra, en aucune façon, aux élèves de progresser en orthographe, c'est une évidence, elle sera même néfaste pour le repérage de certaines familles de mots qui forment une unité.

Il est étonnant, aussi, que les professeurs de lettres, les premiers concernés, n'aient même pas été consultés dans l'élaboration de cette réforme et des autres...

Si Mme Najat Vallaud-Belkacem s'étonne de la position de l'Académie Française, les enseignants de lettres sont en droit, aussi de s'étonner de telles décisions dans un domaine qu'ils connaissent plus que d'autres...

Oui, les professeurs sont étonnés de ne plus être consultés dans les différentes réformes voulues par le gouvernement et notamment la réforme des collèges, massivement rejetée par les enseignants !

Najat Vallaud-Belkacem devrait, en tant que ministre, prendre conscience des réelles difficultés rencontrées par les élèves, afin d'ajuster ses réformes : les enseignants savent les réalités du terrain, et ils ne sont même pas entendus, quand ils s'opposent à des réformes dangereuses...


 

Des articles sur le sujet :

 

http://www.metronews.fr/info/reforme-de-l-orthographe-entre-najat-vallaud-belkacem-et-l-academie-francaise-qui-dit-vrai/mpbp!hTBrpvrthl1SM/

 

http://www.lepoint.fr/societe/orthographe-najat-vallaud-belkacem-met-les-points-sur-les-i-16-02-2016-2018604_23.php

 

 

http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/021700932611-orthographe-najat-vallaud-belkacem-ecrit-a-helene-carrere-dencausse-1200660.php

Quand Najat Vallaud-Belkacem répond à l'Académie Française !
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 12:46
La culture de l'irresponsabilité...

 

 



Notre monde est celui de l'irresponsabilité, dans de nombreux domaines : dans le registre politique, on assiste à une recrudescence de déclarations débridées, intempestives, irréfléchies, je pense aux propos de Nicolas Sarkozy sur le paquet neutre, par exemple, ou encore à la déclaration outrancière de Cécile Duflot évoquant le régime de Vichy, au sujet de la déchéance de nationalité...

Sur internet, ce sont des insultes qui fusent, des messages de haine ou de mépris que certains affichent, sans vergogne : il suffit de se rendre sur certains forums de discussion, pour voir fleurir toutes sortes d'invectives et de sottises.

Dans le domaine éducatif, les parents d'élèves s'en prennent souvent aux enseignants, quand leurs progénitures obtiennent de mauvaises notes dans telle ou telle discipline, rejetant ainsi la responsabilité de l'échec de leurs enfants sur le corps professoral.

Les élèves eux-mêmes n'hésitent pas à mentir à leurs parents pour falsifier leurs notes et il leur arrive même d'incriminer un professeur, en l'accusant d'avoir commis une erreur sur un bulletin scolaire.

Certains programmes de télévision diffusent des images qui frisent la stupidité, le délire...

Partout, règne cette culture désolante de l'irresponsabilité : c'est inquiétant, car on y perçoit une forme d'inconscience et d'aveuglement qui touchent l'ensemble de la société...

Il est vrai que notre monde est celui de la consommation rapide, irréfléchie, irraisonnée, et il semble que les individus se laissent aller à une sorte d'apathie, d'égocentrisme, oubliant les règles élémentaires de la vie en société.

Il est vrai que certains, désoeuvrés, peuvent passer beaucoup de temps, sur internet, sur des sites peu intéressants.

Non, on ne peut pas dire n'importe quoi, au mépris de la morale, non, notre société ne peut devenir un monde de barbarie, sans espoir, et sans humanité.

Et c'est bien le monde que nous risquons de mettre en place, si les individus en restent à ce niveau d'irresponsabilité.

Les conflits se multiplient, la défiance s'installe, l'espoir s'amenuise, quand les êtres humains se montrent, ainsi, irresponsables.

A chacun de se montrer responsable dans sa vie, son comportement, son travail, à chacun de mettre en oeuvre ce principe de responsabilité, si essentiel.

A chacun de prendre conscience de la portée de ses propos...

Internet occupe une place de plus en plus importante dans le monde, et ce média devient le creuset de toutes les outrances et de tous les débordements.

La culture de l'irresponsabilité envahit la toile, elle se répand partout : cultivée par les hommes politiques, il semble même qu'elle devienne un exemple !

Où sont passées la raison, la réflexion, le bon sens ? 

On assiste à une déferlante inhumaine de paroles, voire de conduites irresponsables.

Face à ces outrances, il convient à chacun de prendre conscience des propos qu'il tient, chacun doit faire preuve de responsabilité, de discernement.


 

 

 

 

Tableau de Simon de Vos : Minerve et Mercure contre l'ignorance et la calomnie

Tableau de Simon de Vos : Minerve et Mercure contre l'ignorance et la calomnie

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 10:27
Je chante un baiser... osé...

 

 


Les poètes du 16 ème siècle célébraient le corps de la femme, dans des blasons où ils faisaient l'éloge d'un détail anatomique du corps féminin : les yeux, la bouche, les cheveux, le beau tétin...

Alain Souchon, poète du XXI ème siècle, quant à lui, chante, dans un texte célèbre, un baiser inattendu, au hasard d'une rencontre, sur une plage du Nord, en hiver...

Le mot "baiser" réitéré magnifie ce moment magique qu'a connu le poète, ce terme scande, comme un leit-motiv, le refrain de la chanson.

Le décor embellit, de sa "brume" incertaine, le bonheur de cet instant fugace : on entrevoit des "dunes, une plage, la mer du Nord"..., bonheur d'autant plus fort que le personnage qui s'exprime semble sortir d'une aventure douloureuse, comme le suggère l'expression : "le coeur démoli par une..."

Le paysage s'anime sous nos yeux, puisque la mer est personnifiée dans cette expression :"elle sortait ses éléphants gris, verts". On perçoit une mer moutonnante et démontée, aux teintes variées, et l'image restitue bien le déchaînement des flots de la mer du Nord, en hiver.

La plage accueille des passants sympathiques, des "Adamos" bien couverts, une référence au chanteur célèbre dont le nom devient, à cette occasion, un nom commun pour désigner des gens à l'allure débonnaire qui rendent le décor agréable...

Le vent de Belgique personnifié, lui aussi, contribue à une ambiance de fête, puisqu'il "transporte des flonflons à la française, des fancy-fair à la fraise"...
Les sonorités de fricative "f"  et de sifflante "s" viennent souligner cette atmosphère de douceur et d'harmonie dans laquelle se trouve le poète.

Soudain ELLE apparaît, sans avoir été décrite, un geste affectueux et tendre accompagne le baiser : "Autour de moi, elle a mis ses bras croisés..."

Le poète interpelle, alors, le lecteur et l'auditeur, avec une certaine familiarité : "Jugez ma fortune", car il est soudain enveloppé par une "écharpe de boucles brunes", une belle image qui traduit une douceur, un réconfort, tandis que le poète affirme, avec humour : "en blondes, j'ai des lacunes..."
Et aussitôt, le vent se met à tournoyer, comme pour restituer l'éblouissement de cet instant : "Oh le grand air
Tournez le vent la dune à l'envers
Tournez le ciel et tournez la terre
Tournez tournez le grand air.."
Le poète est comme emporté et transporté dans un tourbillon : le vent se fait le complice de son émotion et de son trouble, le personnage s'adresse, alors, familièrement à la jeune inconnue pour la remercier de ce moment de liberté, et de bonheur partagé :

"Toi qui a mis
Sur ma langue ta langue amie
Et dans mon cœur un décalcomanie
Marqué liberté liberté chérie
Je donne des parts
Pour ce moment délicieux hasard..."

Les répétitions de mots semblent restituer un accord parfait entre le poète et sa belle inconnue, et le chanteur affirme donner des "milliards de dollars", pour avoir vécu un tel instant de partage.

Le poète encense cet instant de grâce fugitive, dans une vie où "tout est moyen".

La jeune femme s'éloigne, telle "une reine alanguie", belle comparaison qui sert à la magnifier, elle devient "un petit point parti dans l'audi de son mari..."

"Ah son mari ! ", ne peut s'empêcher de s'exclamer, alors, le poète, non sans un peu de regret et de légère amertume !

La mélodie nous berce doucement et vient souligner ce moment unique de bonheur, lors d'un jour d'hiver, sur la plage de Malo Bray-Dunes...


La modernité du style, du vocabulaire, une forme de discrétion et d'élégance, le paysage qui s'anime et se met à l'unisson du poète, la liberté du ton donnent à ce baiser une dimension à la fois légère et intense, un moment inoubliable...


https://youtu.be/P5weqdVaChQ


 


https://youtu.be/1W8VskzeLuM


 

 

Illustration : Photo de Marie-Jo L    creative commons

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 19:08
Trois ministres de l'Education Nationale en cinq ans !

 

 

 

Philippe Torreton, interviewé sur LCI, a fustigé le gouvernement socialiste en place, faisant, notamment, allusion au dernier remaniement qui n'est, selon lui, que de la poudre aux yeux...

 

Il a dénoncé, aussi, le fait que les ministres se succèdent, sans vraiment changer la situation du pays : "Trois ministres de l'Education Nationale en cinq ans ! Faut se mettre à la place du corps enseignant qui est aux premières lignes de ce qui se passe dans ce pays, aux premières lignes de la difficulté de vivre, et on leur met trois ministres en cinq ans, c'est un scandale !"


De fait, pour un secteur comme l'enseignement et l'éducation, où il faut une continuité dans les réformes, on a bien vu trois ministres se succéder dans ce poste essentiel : Vincent Peillon, Benoît Hamon, Najat Vallaud-Belkacem.

Le premier, Vincent Peillon, s'est vite éclipsé, après avoir bâclé une réforme des rythmes scolaires, le deuxième, Benoît Hamon a rapidement abandonné ses fonctions, la troisième, Najat Vallaud-Belkacem, a initié une réforme des collèges contestée par une majorité d'enseignants, une réforme qui met à mal des disciplines comme le latin et le grec, une réforme qui fragilise les enseignements fondamentaux.

Ainsi, les ministres se succèdent et laissent, derrière eux, des réformes contestables, inutiles, voire dangereuses.

L'Education Nationale, secteur essentiel dans un pays moderne, se retrouve face à des difficultés insurmontables : de jeunes enseignants démissionnent, devant la lourdeur de la tâche, alors qu'ils ont passé et réussi des concours qui exigent des années d'études.

Oui, l'Education Nationale est en péril : certains enseignants débordés n'en peuvent plus, car ils se retrouvent confrontés à toutes les difficultés de la société, à travers les enfants et les adolescents dont ils ont la charge...

Philippe Torreton met bien en évidence ces manques et ces lacunes catastrophiques...

Au lieu de mettre l'accent sur les apprentissages fondamentaux, au lieu de conforter des enseignements d'excellence comme le latin ou le grec, notre ministre Najat Vallaud-Belkacem ressort, du fond des tiroirs, une réforme dérisoire de l'orthographe.

C'est pitoyable ! Ce n'est pas une telle réforme qui va résoudre les nombreuses difficultés de certains élèves qui ne maîtrisent ni la grammaire, ni l'orthographe.

Les problèmes sont ailleurs et ils sont lourds de conséquences : il faut restaurer et rétablir l'autorité des enseignants, il faut redonner de la place, dans les écoles primaires et les collèges, à l'enseignement de la langue : l'orthographe et la grammaire...

Et bien sûr, il faut arrêter les réformes qui, sous prétexte de modernisme, ne sont que des régressions.

On a vu quelles étaient les conséquences de la réforme des rythmes scolaires initiée par Vincent Peillon : une désorganisation complète dans de nombreuses écoles.

Et, inéluctablement, on verra les effets négatifs de la réforme des collèges imaginée par Najat Vallaud-Belkacem, et ce, au mépris de la volonté du corps enseignant.



 

http://www.lepoint.fr/politique/remaniement-le-gros-coup-de-gueule-de-philippe-torreton-13-02-2016-2017659_20.php

 

 

 

 

 

Trois ministres de l'Education Nationale en cinq ans !
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 14:26
Un petit chapeau plein de poésie...

 

 



L'accent circonflexe, ce petit signe qui orne de nombreuses voyelles en français, est indéniablement un indice étymologique et une spécificité de notre langue : il participe, aussi, à un certain goût de la culture, de l'étymologie, de l'origine des mots...

Le mot pêcheur vient du verbe latin "piscari", "pêcher", en relation avec le nom du "poisson", "piscis" d'où sont issus les termes "piscine, pisciculture..."

Dans ce cas précis, l'accent circonflexe s'explique par la disparition de la consonne "s".

L'orthographe contribue, également, à la poésie des mots, et l'accent circonflexe en fait partie, car il vient coiffer certaines voyelles pour les souligner, pour les mettre en valeur...

Cet embrun léger confère un certain mystère, un charme à de nombreux mots : que serait le mot théâtre, sans son accent circonflexe ?

Comme l'indique l'étymologie du mot "circonflexe", cet accent entoure une voyelle, l'auréole de mystères et l'on peut, dès lors, s'intéresser à sa signification, sa valeur....

Cet accent double, qui combine l'aigu et le grave attire le regard, il évoque des vaguelettes, des crêtes, des cimes.

Ouverture vers le rêve ! Ce mot porte, d'ailleurs, bien un accent circonflexe...

Ouverture vers la curiosité ! Que signifie cet accent ? D'où vient-il ?

Ouverture vers la poésie ! Car cet accent offre des perpectives, par sa forme évocatrice : un chapeau, une vague, un oiseau, une silhouette fugitive dans le ciel...

Ouverture et goût pour la culture ! Le mot "goût" porte un accent circonflexe et on peut, dès lors, le mettre en relation avec l'adjectif "gustatif"...

"Déguster, gustatif, dégustation, dégoûter, dégoût", tous ces mots ont un rapport avec le goût et ce n'est pas par hasard !

L'accent circonflexe revêt tant de significations, tant de perspectives ! 

Il dessine des auréoles sur les mots, il fait partie d'une forme d'harmonie dans la calligraphie, c'est un supplément d'âme, avec, justement, un accent circonflexe, sur la voyelle "a" qui s'en trouve magnifiée, comme pour souligner l'importance de ce petit mot : l'âme !

Notre langue, le français, a une âme qu'il nous faut préserver, l'âme de ceux qui nous ont précédés, et certains indices orthographiques font partie de cette âme...

Pourquoi y renoncer alors que ces indices entrent, souvent, dans de réseaux de significations essentiels, les familles de mots qui sont autant de repères importants ?

Pourquoi se couper du passé ? Pourquoi se couper de ces liens entre les mots qui permettent de les associer ?

Oui, pour qui aime les mots, l'accent circonflexe est plein de poésie, il ne peut disparaître de nos livres, parce qu'une instance, fût-elle le Conseil Supérieur de la langue française, l'a décidé de manière arbitraire...


 

Pour compléter, un article sur le mot : icône

 

http://rosemar.over-blog.com/article-l-icone-nous-emmene-vers-l-orient-et-la-grece-125496332.html


Le mot "icône" nous étonne par sa voyelle "o", surmontée d'un accent circonflexe, belle graphie qui fait songer à une interjection marquant l'admiration...


 

Un article du Figaro :
 
http://www.lefigaro.fr/livres/2016/02/08/03005-20160208ARTFIG00248-reforme-de-l-orthographe-l-academie-francaise-reagit.php

 

Une pétition : 

 

http://www.mesopinions.com/petition/politique/retrait-forme-absurde-orthographe-fran-ais/18076







 

 

Un petit chapeau plein de poésie...
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 09:59
La mousse tisse des mailles d'une incroyable douceur...

 



Plante des lieux humides, la mousse nous fait rêver, avec ses sonorités de labiale "m", de sifflante "s", sa voyelle "ou" langoureuse...

Le mot célèbre et souligne la splendeur moelleuse de la texture, les entrelacs soyeux de cette herbe de l'hiver.

Epaisse, légère, la mousse tisse des mailles d'une incroyable douceur, des fils de verdure chatoyants... Elle enlace ses fibrilles aux teintes nuancées, elle répand des senteurs terreuses, des parfums pleins de charme.

Elle dessine des prairies, des étangs, des fleurs, des montagnes, des lacs, elle soulève des vagues, des embruns, des écumes ondoyantes....

Des roulis de verdures s'emparent des arbres et des pierres...

La mousse cache ou révèle des brindilles, des chenilles de verdures, des dentelles, des arabesques, des volutes mystérieuses.

Elle évoque la peau douce, le miel, des senteurs de genêts, de bruyère...

Elle suggère un baiser, un chuchotement, un murmure léger, une onde pure, une fontaine ruisselante....

La mousse fait naître la caresse, le confort, l'apaisement, au coeur même de l'hiver.

Miel de l'hiver, ce nom vient probablement du mot latin "mulsum" qui désigne un vin miellé.

Miel doré, brun, aux reflets de soleil, substance divine !

 

La mousse reflète les éclats ambrés du miel.

J'aime ce mot simple, aux douces sonorités, qui apporte sa tendresse aux rigueurs de l'hiver, qui le tempère, l'adoucit, le rend plus docile...

J'aime les reflets verts de la mousse, ses motifs d'une incroyable variété, ses éclats, ses teintes brûlées ou flamboyantes.

Légers frissons de la mousse, vaguelettes qui la traversent, la soulèvent, l'animent, lui donnent des formes si variées...


 

 

 

 

Photos : rosemar

 

 

La mousse tisse des mailles d'une incroyable douceur...
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