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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 11:56
Un cartable de prof...

 

 

 



On parle beaucoup des cartables chargés des élèves et très peu de ceux des enseignants... Pourtant, eux aussi ne peuvent se passer d'un cartable, pour y mettre livres, copies, cours, photocopies, trousse, stylos, feutres, craies, cahier, papiers...

 

Tout un bric à brac nécessaire pour assurer correctement les cours d'une journée...

Impensable, pour moi, de donner un cours de grec ou de latin, sans écrire au tableau et sans avoir à disposition ces outils essentiels : craies ou feutres, livres...


Je me souviens avoir acquis, à mes débuts, un superbe cartable en cuir marron clair, avec des dorures, un cartable aux bonnes odeurs de cuir, qui reflétait la lumière et qui suscitait l'admiration de tous, mais, très rapidement, le cuir s'est élimé, la boucle de fermeture s'est détériorée, la poignée s'est déchirée.


J'ai compris, alors, qu'il fallait privilégier l'achat d'un cartable plus ordinaire, qui, de toutes façons, allait vite se détériorer, sous le poids des livres, des copies, des photocopies....


C'est donc un simple cartable noir qui est devenu mon compagnon de travail, un cartable en tissu ou en nylon, assez ordinaire.


Et bien sûr, il est indispensable de renouveler ce cartable, tous les 4 ou 5 ans, car l'objet est assez vite crevassé, tordu, abîmé, avec une fermeture qui ne fonctionne plus.


Incroyable ! Depuis mon enfance, j'ai toujours possédé un cartable, celui de mes études, puis celui de ma fonction d'enseignante.


Et ce cartable est essentiel dans une vie d'enseignante : une fois, une seule fois, au cours d'une journée de fatigue, j'ai laissé et oublié mon cartable sur un trottoir, pour aller regarer ma voiture sur le parking du lycée.


Lorsque je m'en suis aperçue, en arrivant au lycée, je suis revenue à mon point de départ pour le récupérer, mais le cartable avait disparu !


J'étais saisie d'angoisse et de panique ! J'avais perdu mon outil de travail, mon cahier de notes, mes répertoires d'élèves, mes cours, des livres.

Je suis rapidement passée au CDI du lycée pour prendre les livres qui me manquaient, et j'ai assuré mes cours, sans mes notes habituelles.


J'étais tout de même catastrophée et perdue : mon répertoire de notes ayant disparu, je me trouvais plutôt désemparée... Comment récupérer les notes de tous mes élèves ?

Heureusement, le soir même, un coup de fil miraculeux... une personne avait trouvé mon cartable sur le trottoir, avait lu mon nom sur des documents qui étaient à l'intérieur  et avait cherché mon numéro sur l'annuaire !

Un vrai soulagement et une joie intense de retrouver cet outil de travail ! Mes livres, mes cours et surtout mon répertoire de notes.


Ce fut un bonheur de pouvoir, à nouveau, tenir en mains, ce cartable, de le redécouvrir... 

Depuis ce jour, je n'ai plus jamais oublié mon cartable, et j'en ai pris un soin plus particulier...


    



 

Un cartable de prof...
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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 12:32
L'industrie agro-alimentaire au service de l'industrie pharmaceutique ?

 

 

 

Notre alimentation bourrée d'additifs, de colorants, de conservateurs, nos fruits et nos légumes pollués par des pesticides, nos viandes menacées par des importations d'animaux transgéniques, nos poissons saturés de mercure ou d'autres produits polluants qui sont déversés dans les mers et les océans... Voilà un  tableau terrifiant... 

Nous sommes, ainsi, voués à une nourriture qui nuit gravement à la santé.

 

Les industriels de l'agro-alimentaire seraient-ils, donc, complices de l'industrie pharmaceutique ?

On peut se poser la question face au nombre croissant de substances toxiques contenues dans nos aliments...

Biscuits, gâteaux, sodas remplis de sucres, glycérol, arômes artificiels venus d'on ne sait où, acidifiants, gélifiants, citrates de sodium etc.

 

Notre nourriture nous rend malades... le nombre de gens obèses, de diabétiques ne cesse de croître sur notre planète...

 

Une manne pour l'industrie pharmaceutique !

Une bénédiction pour cette industrie qui profite grassement de tous ces malades mal nourris...

Les laboratoires peuvent prendre le relai et proposer aux consommateurs des "remèdes" pour soigner leurs nombreuses pathologies.

 

Face à ce problème, à chacun de se prendre en main et de refuser ces diktats d'une nourriture frelatée qui produit les pires effets sur la santé.

 

Il est important de privilégier des aliments biologiques de qualité, de manger moins, pour se nourrir mieux. Evitons tous les produits transformés vendus dans les supermarchés et les grandes surfaces!

Soyons vigilants et veillons à pratiquer une consommation raisonnée de produits naturels : fruits, légumes de saison...

De plus en plus d'aliments préparés comportent des additifs néfastes pour la santé, il faut en prendre conscience. Il convient de se nourrir plus sainement de fruits, de graines, de légumes, de les cuisiner avec soin.

 

Existe-t-il une collusion entre les industriels de l'agro-alimentaire et l'industrie pharmaceutique ?

 

Tout est possible,  en un temps où l'argent est roi, où des profits colossaux sont en jeu.

 

Ne sommes-nous pas malades de notre nourriture ? Les maladies cardio-vasculaires, les cancers, l'obésité se développent.

 

Et les laboratoires pharmaceutiques se chargent de nous proposer toutes sortes de traitements pour traiter ces pathologies graves : ils accroissent ainsi leurs chiffres d'affaires et prospèrent à grand renfort de publicités.

 

Certains "médicaments" produisent, même, des effets néfastes et dévastateurs : ils sont à l'origine de nouveaux désordres et de nouvelles maladies.

 

Devant ce cycle infernal qui nous emporte vers la consommation de produits toxiques, nous nous devons d'adopter une nourriture plus saine et plus naturelle : il y va de notre bien être et de notre santé.

 

 

 

 

 

L'industrie agro-alimentaire au service de l'industrie pharmaceutique ?
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 13:07
Le voile, un signe de décence ?

 

 

 

 

Il suffit de se promener dans les rues ou les jardins de nos villes pour apercevoir des femmes en groupe, voilées du haut jusqu'en bas : tenues longues, cheveux couverts d'un voile qui ne laisse rien dépasser.

 

On peut le constater : le port du voile se développe, s'amplifie, et il devient même une mode, puisque des marques de grands magasins proposent, dorénavant, différents modèles de ces vêtements issus de la religion.

 

Il n'est pas question, ici, de condamner ces femmes qui se conforment à ces impératifs vestimentaires.

 

Ce serait, pour elles, une double peine : elles qui se soumettent à des codes religieux stricts seraient, en plus, montrées du doigt, vilipendées, et condamnées.

 

Le voile n'en est pas moins aliénant, il contraint la femme à s'habiller à l'ancienne, en cachant toutes les parties du corps.

Le voile serait-il, donc, une marque et un signe de décence ?

Dans ce cas, comment concilier notre façon de nous habiller très librement avec cette conception du voile ?

 

Pour nous, le voile n'est pas une signe de décence ou de pudeur, mais il symbolise un  enfermement de la femme, soumise à des diktats et des impératifs religieux.

Est-ce que les hommes portent le voile ? Les hommes subissent-ils ces contraintes vestimentaires ?

Les hommes sont-ils décents quand ils montrent leurs bras, leur corps, alors que les femmes ne le seraient pas ?

 

Pourquoi cette discrimination ? Qu'est ce qui condamne les femmes à vivre cachées, à s'enfermer dans des vêtements couvrants et longs ?

Pourquoi seraient-elle contraintes de mettre un burkini pour aller à la plage ?

Ainsi, le voile constitue une barrière, un obstacle qui sépare les communautés, et les divise.

Comment concilier nos bikinis avec ces voiles encombrants ?

 

Sommes-nous des femmes impudiques, pour tout bon musulman qui voit dans la chair un appel irrépressible des sens ?

 

Sommes-nous coupables d'impudeur et d'indécence, parce que nous dévoilons nos bras, nos jambes, nos cheveux ?

 

Dans ce cas, il sera difficile de concilier des façons de vivre et de s'habiller si différentes.

C'est pourquoi, une évolution du monde musulman paraît indispensable... d'ailleurs, quelques femmes de confession musulmane ont renoncé au voile, à ces vêtements marqués par la religion qui nient les droits des femmes et les infériorisent.

Certaines femmes se sont libérées de ces contraintes vestimentaires...

 

Il paraît essentiel de les encourager à suivre cette tendance, à abandonner tout ce qui relève de la soumission, de l'injonction religieuse.

Il paraît essentiel que les femmes soient, enfin, libérées de ces carcans vestimentaires d'un autre temps, souvent peu pratiques, et contraignants.

 

 

 

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Soufiane-Zitouni-Le-voile-est-l-etendard-de-l-islam-941307

 

 

 

Le voile, un signe de décence ?
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 13:49
Khélidonès ! Hirondelles !

 

 

 

 

Khélidonès ! Hirondelles ! Arondes ! 


Néphélides, elles sont de retour sur le pays de l'azur étincelant, elles sillonnent les espaces célestes, de leurs éclats noirs, de leurs guipures lumineuses...


Elles envahissent l'horizon de leurs danses aériennes... Tourbillons du printemps, les hirondelles virevoltent, surgissent soudain, sur la couleur bleue du ciel... vols d'arondes, vols d'oiseaux familiers !


Les ailes arrondies se profilent, en éclats de noirs vifs, sur le ciel céruléen du printemps...

Effilures sombres, silhouettes légères, diaphanes, fugitives, elles dessinent sur l'azur leurs profils ondulants.

Vols balancés, ballets de trilles virevoltantes !

Les hirondelles se perdent dans l'immensité du ciel, et, pointilles de noirs, elles parcourent inlassablement l'azur.

Elles rendent le bleu céruléen plus pur encore, plus vif, plus ardent... Elles parcourent, à vive allure, l'horizon, le parsèment de leurs éclats obscurs...

Au dessus du pin, dans le lointain azuré, les hirondelles célèbrent le printemps...

Au dessus du pin, les hirondelles éclaboussent l'azur de leurs vols effrénés...


Rondes, elles dessinent des cercles de lumières, des girandoles lumineuses, sur la clarté céleste.

Rondes, elles tressent, de leur vol, des contours, des couronnes étincelantes...


 


 

 

 

Photo : rosemar

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 11:47
Et pourtant, quelle poésie dans l'aubade !

 

Pour le plaisir des mots... l'aubade !

 

On se souvient de ces vers de Georges Brassens, extraits d'une chanson intitulée Il suffit de passer le pont..



"Il suffit de trois petits bonds,
C'est tout de suit' la tarantelle,
Laisse-moi tenir ton jupon,
J'saurai ménager tes dentelles...
J'ai graissé la patte au berger
Pour lui fair' jouer une aubade.
Lors, ma mi', sans croire au danger,
Faisons mille et une gambades,
Ton pied frappe et frappe la mousse...
Si l'chardon s'y pique dedans,
Ne pleure pas, ma mi' qui souffre :
Je te l'enlève avec les dents !"

 

Le poète fait appel à un berger pour "faire jouer une aubade", afin de séduire sa belle...



De nos jours, certaines coutumes se perdent et plus personne ne donne des aubades, ces concerts en plein air, à l'aube, devant la porte d'un être cher...

Et, pourtant, quelle poésie et quelle séduction dans l'aubade ! Un bonheur de chanter, de faire de la musique, un plaisir de l'aube...

Le mot n'est-il pas rempli de charmes, avec ses consonnes labiale, dentale, ses voyelles ouvertes qui suggèrent une harmonie, une envie de s'épanouir ?


L'aubade, liée à l'aube, à la couleur blanche, "albus", en latin, nous fait voir les couleurs de l'aurore, des teintes adoucies de roses...

Des lumières légères, incertaines, des ombres subtiles, un chuchotement de clartés, un balbutiement de jour qui se lève...

On entend un air de guitare, une voix qui s'élève vers un balcon, un chant d'amour et de bonheur, dans les lumières naissantes de l'aurore.

Qui ne rêve d'écouter une aubade ?

Aubade d'un berger musicien qui joue sur sa flûte des airs langoureux, aubade d'un poète amoureux...

L'aubade nous réveille agréablement, au son d'un instrument de musique, elle nous surprend à l'aube, au point du jour : lumières et chants s'accordent dans une harmonie de sons et de teintes...

Alba ! Blancheur et douceur des teintes de l'aube !


L'aubade évoque, aussi, le temps des troubadours, ces "trouveurs" de mots qui chantaient l'amour, la fin'amor, des poètes, des musiciens d'autrefois.

 

L'aubade n'est-elle pas une forme d'hommage, de célébration ? On aimerait retrouver, de nos jours, ces poètes, tel Brassens qui magnifiait son "Hélène", ses sabots, sa simplicité....

Le temps de l'aubade semble révolu... Remettons ce mot à l'honneur ! Des aubades nouvelles sont attendues !

Le printemps, la nature qui s'éveille, les feuilles et les fleurs qui s'épanouissent, les matins qui s'apaisent de douceurs, tout incite à l'aubade et ses musiques enivrantes, tout nous appelle vers des accords de guitare éblouissants, des voix charmeuses...

Voilà qu' une aubade d'oiseaux nous berce de trilles, de friselis vaporeux et subtils !

Ce mot résonne d'éclats de musique, d'images apaisantes, de doux murmures....

Ce mot évoque tout un art de l'harmonie, de la séduction....

Se réveiller, au son d'une aubade ! Un rêve !


    

 

 

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 12:51
Vive la mini-jupe !

 

 

 

Il n'est pas vraiment question, ici, de défendre la mini-jupe en tant que telle, mais plutôt la liberté, pour les femmes, de s'habiller de différentes façons, sans contraintes et sans diktat : on aime bien varier les tenues, en fonction du temps, de l'humeur,  jupe, pantalon, caleçon, short, talons plats ou plus hauts.

 

 

Pourquoi la femme devrait-elle être contrainte de se vêtir d'un voile, de tenues et de manches longues ?

 

Pourquoi, si ce n'est au nom de principes religieux bien éculés ?

 

Pourquoi, si ce n'est au nom de diktats d'un autre âge ?

 

Pourtant, la sénatrice Esther Benbassa a déclaré dans une tribune, parue récemment sur le journal Libération :"Le voile n’est pas plus aliénant que la mini-jupe"...

 

Ah ! Voilà qui est étonnant ! 

Le voile correspond, pourtant, à des injonctions religieuses, il est bien imposé à la femme musulmane qui n'a, souvent, pas vraiment le choix...

A l'inverse, aucune femme ne se voit contrainte, dans notre pays, de porter une mini-jupe, et c'est la liberté vestimentaire qui prévaut...

Vive la liberté de se vêtir, comme on le veut !

 

C'est cette liberté que nous défendons, comme la liberté d'exprimer toutes sortes d'idées, de débattre, de discuter...

 

Parler d'aliénation pour la mini-jupe, n'est-ce pas inverser le cours de l'histoire ?

 

Certes, nos sociétés accordent beaucoup de place à l'apparence, à la mode... Mais les femmes restent libres de s'habiller, comme elles le désirent, de varier les tenues...

 

Certes, nos sociétés sont aliénées à une surconsommation néfaste, mais ce travers se retrouve dans nombre de pays, et même dans des pays d'obédience musulmane...

Les riches saoudiennes semblent, elles aussi, soumises à ce diktat de la consommation...

D'ailleurs, l'une d'entre elles,  Maha al-Sudairi, épouse d'un prince, ministre de l’Intérieur saoudien, est devenue une sorte de cliente honnie des grands joailliers, couturiers et hôteliers de la capitale. En une année, cette "fondue"de mode et de shopping a, en effet, accumulé 15 millions d’euros de dettes dont 10 millions auprès del’hôtel Crillon, un des plus prestigieux établissements de la capitale !

Et, aux dernières nouvelles, elle n'a toujours pas payé ses dettes !!

 

Et ces femmes sont, aussi, contraintes de se voiler, de porter des tenues conformes à leur religion, tout au moins dans la rue.

 

C'est ainsi qu'on a vu de riches saoudiennes, revêtues du niqab, faire du tourisme près du lac d'Annecy et elles n'étaient même pas verbalisées : il fallait, sans doute,  préserver la susceptibilité de ces femmes richissimes !

 

Non, décidément, on ne peut affirmer que la mini-jupe est une aliénation, elle n'est, en aucun cas, une contrainte et on ne peut la mettre sur le même plan que le voile.

N'inversons pas le cours de l'histoire ! La liberté de se vêtir comme on le souhaite est une conquête des années 60...

 

Gardons cette liberté si précieuse !

 

 

 

L'article de Libération, et à la suite, une interview de Laurence Rossignol :

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/04/05/le-voile-pas-plus-alienant-que-la-minijupe-par-esther-benbassa_1444176

 

Vive la mini-jupe !
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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 13:03
Les rires des enfants et les Mistrals gagnants...

 

 

 

L'enfance,  ses bonheurs, les souvenirs, le temps qui passe, la tendresse d'un père, tant de thèmes sont évoqués dans cette chanson de Renaud : Mistral gagnant...

 

Le texte écrit à la deuxième personne se présente sous la forme d'un discours familier et tendre, adressé à un enfant...

 

Le temps d'une pause dans la vie trépidante qui nous emporte, le temps de s'asseoir "cinq minutes sur un banc", de "regarder les gens"... Renaud suggère, là, des bonheurs quotidiens, banals : "parler du bon temps d'autrefois" à son enfant, "serrer ses petits doigts"...

 

Vivre un instant fugace, en observant le monde, les gens qui passent, des pigeons idiots à qui on donne à "bouffer"..., s'amuser comme un gosse "à leur filer des coups de pieds pour de faux"... et rejoindre ainsi le monde de l'enfance...

 

Le bonheur, aussi d'entendre, le rire de l'enfant qui "lézarde les murs", car ce rire éclaire le monde et semble même l'ébranler et le modifier !

Cette image forte restitue bien tous les pouvoirs de l'enfance...

 

Ce rire salvateur, bénéfique parvient, d'ailleurs, à "guérir toutes les blessures."

 

Le bonheur de parler, de raconter des souvenirs d'enfance, quand on était "minot", un terme familier qui renvoie bien à toute la tendresse de cet âge...

 

C'est un âge fait d'insouciance, de légèreté, que nous raconte Renaud, comme le montrent bien les souvenirs évoqués : les sucreries, les bonbons transformés en "bombecs fabuleux", véritables objets de convoitise qu'on "piquait chez le marchand"...

L'énumération de ces gourmandises retranscrit toute une époque passée : 

"Car-en-sac et Mintho caramels à un franc 
Et les Mistrals gagnants"...
 

 

Les Mistrals gagnants, surtout... , des confiseries aujourd'hui disparues, une poudre sucrée contenue dans un sachet, une "biberine" que l'on aspirait grâce à un petite paille en réglisse... Si à l'intérieur on trouvait la mention "gagnant", on avait droit à un nouveau "bonbec"gratuit. 
 

Renaud évoque, également, le bonheur tout simple de marcher sous la pluie, tout en regardant le monde, "la vie", de parler encore de la "terre", de ses merveilles...

 

Le bonheur de la complicité avec son enfant, le bonheur de lui "bouffer les yeux" pour s'imprégner de son image rayonnante. le plaisir de "sauter dans les flaques", comme pour vivre intensément le moment présent et, entendre les reproches de la mère qui "râle" de ces enfantillages...

 

Et, bien sûr, le rire de l'enfant fait partie de ces moments privilégiés, il est, cette fois, comparé au bruit que fait la mer, belle image qui retranscrit une harmonie.

Puis, c'est le retour vers les souvenirs d'autrefois, à nouveau le temps des friandises, à travers une énumération :

"Te raconter surtout les carambars d'antan et les coco-boers 
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres et nous niquaient les dents 
Et les Mistrals gagnants..."

 

Des friandises dont l'enfant ne percevait pas encore tous les effets, mais qui étaient un véritable réconfort et qui symbolisent, à merveille, toutes les douceurs de l'enfance.

 

Le "banc", sur lequel on revient, symbolise bien, aussi, ce moment d'arrêt qui permet d'observer le monde et "le soleil qui s'en va"représente le temps qui passe inexorablement.

Cette pause sur le banc offre encore l'occasion de communiquer, de parler "du bon temps qu'est mort"...

 

On perçoit là toute la nostalgie et la mélancolie du poète, une mélancolie qu'il veut effacer en affirmant "qu'il s'en fout".

 

Le rire de l'enfant est, ensuite, assimilé à des cris d'oiseaux qui s'envolent haut dans le ciel, comme pour le magnifier et en montrer toute la force.

 

La chanson s'achève sous la forme d'un message adressé à l'enfant, d'abord une sorte de mise en garde : "les méchants, c'est pas nous...", cette phrase révèle, de manière implicite, l'existence de ces "méchants" dont il faut, tout de même, se méfier et se prémunir...

 

Mais le message ultime est encore plus fort, c'est une invitation à profiter du bonheur présent, avec intensité : il faut "aimer la vie, même si le temps est assassin... lui qui emporte les rires des enfants et les Mistrals gagnants..."

 

La mélodie, au piano, égrène des notes simples et limpides... lumineuse, elle restitue, à la fois, les bonheurs de l'enfance et toute la mélancolie du poète.

 

 

 

 

 

Le texte :

 

http://www.parolesmania.com/paroles_renaud_9473/paroles_mistral_gagnant_331485.html

 

 

Photo : rosemar

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 11:42
Tout le charme d'une toile du douanier Rousseau...

 

 

 

On connaît les paysages exotiques peints par le douanier Rousseau, cet artiste français, représentant de l'art naïf... On admire ses toiles qui font revivre une jungle peuplé d'animaux sauvages, en pleine nature...

 

Mais on connaît moins ce tableau, intitulé Une soirée au carnaval...

 

Un paysage fantomatique, sous un clair de lune, des arbres d'hiver à la ramure dépouillée qui s'élancent vers le ciel, et au pied de ces arbres, un couple comme venu de nulle part, en costume blanc....

 

L'oeil est attiré par ces personnages qui semblent poser devant un décor d'arbres entrelacés...

 

Derrière les arbres, le paysage des nuages nous offre des teintes mordorées, grises ou laiteuses... des camaïeux pleins de charme.. 

 

Pierrot et sa Colombine semblent en attente et ils nous laissent admirer leurs vêtements de carnaval, aux couleurs éclatantes et claires dans l'obscurité de la nuit...

 

Costume aux larges manches évasées pour lui, robe longue, pour elle aux tons de bleus, couverte d'un tablier blanc sur la jupe, les personnages sont éclairés par leurs vêtements et en même temps ils semblent perdus dans l'immensité de la toile.

 

En haut du tableau, à droite, une lune ronde vient couronner l'ensemble...

 

Aussi claire et lumineuse que les vêtements du couple, la lune semble complice de ces deux personnages costumés.

C'est bien un Pierrot lunaire qui est, ainsi, évoqué, avec sa colombine...

 

En haut, à gauche, trois légers nuages flottent dans l'air et quelques étoiles transpercent le ciel.

 

En bas du tableau, près des deux personnages, une cahute transparente nous étonne, d'autant plus qu'un personnage, dont on devine à peine le visage, semble observer la scène...

Est-ce le peintre lui-même qui est ici représenté, en train d'admirer Pierrot et sa Colombine ? Peut-on voir là une sorte de mise en abîme ? 

 

Ce tableau nous fait rêver, nous intrigue, et nous transporte dans un univers proche du surréalisme, avec ce paysage d'arbres démesurés, ces personnages costumés, cette lune qui en est comme le reflet...

 

On est sensible à la beauté du décor : les arbres et leurs mailles sutiles, les teintes nuancées des nuages, les contrastes de couleurs....

 

 

 

 

On peut visualiser en détail le tableau en cliquant sur l'image :

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2b/Henri_Rousseau_-_A_Carnival_Evening.jpg

 

Une exposition au Musée d'Orsay :

 

http://www.lepoint.fr/arts/visite-privee-de-l-exposition-le-douanier-rousseau-a-orsay-03-04-2016-2029672_36.php

 

Une analyse de ce tableau :

https://youtu.be/B0P7Luqe7RI

 

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 14:47
Quand le voile islamique devient une mode...

 

 

 

 

C'est un fait ; on voit de plus en plus de femmes portant le voile, en France... il avait, pourtant, quelque peu disparu de nos paysages, mais il revient en force, comme l'affirmation d'une identité et d'une communauté.

 

Les marques de vêtements s'emparent, même, de ces tenues qui, pour nous, appartiennent à un autre temps : burkini, maillot intégral, robes et jupes longues...

 

Des enseignes comme Marks&Spencer, H&M commercialisent des hidjabs ou des maillots de bain couvrant l'intégralité du corps, excepté le visage et les mains. La marque italienne Dolce & Gabbana a, aussi, imaginé toute une ligne de voiles et de tuniques longues, destinée spécialement aux femmes musulmanes. 

Des hôtesses d'Air France se sont vues, également, contraintes de porter le voile, dès lors qu'elles posent le pied sur le sol iranien...

 

Ne sommes nous pas en droit de nous inquiéter de ce déferlement de vêtements qui ont pour but de cacher et de couvrir le corps de la femme ?

Dans le pays des droits de l'homme, on nous dira que chacun peut s'habiller comme il le désire et le souhaite...

 

Mais, dans notre pays , la femme est aussi considérée comme l'égale de l'homme.

Or, le vêtement islamique reste, quoi qu'on en dise, un signe de soumission de la femme : la femme doit demeurer cachée, dans l'ombre et ne peut guère s'affirmer...

 

C'est cette contradiction qu'il nous faut résoudre et ce n'est pas une mince affaire !

 

Un article paru sur le journal Marianne, ces derniers jours, évoque, avec justesse, le fait que l'antiracisme prévaut de plus en plus, dans nos sociétés, sur l'antisexisme...

Alice Schwarzer, la fondatrice et rédactrice en chef du magazine allemand "Emma" revient notamment sur les agressions sexuelles de Cologne et réclame un débat sur les femmes face à l'islamisme.

"Les femmes musulmanes doivent avoir les mêmes droits que les autres", affirme cette éditorialiste.

 

Comment concevoir, dans notre pays, que des femmes soient soumises à des règles vestimentaires drastiques ?

 

Comment peut-on admettre ces maillots qui couvrent intégralement le corps, ces vêtements qui conduisent la femme à être cachée sous des voiles encombrants ?

 

Nous sommes, bien sûr, tentés d' y voir des régressions inadmissibles pour les droits des femmes...

Quand on voit ces "burkinis" qui couvrent intégralement le corps des femmes, qui les transforment en "femmes grenouilles", on ne peut que s'inquiéter de ces tendances que la mode permet de développer...

 

Longtemps après l'invention du "bikini" et l'époque de la libération de la femme, voilà qu'apparaît le "burkini" qui réduit la femme à l'enfermement.

 

Une mode qui cultive le communautarisme est-elle souhaitable ?

 

 

L'article du journal Marianne :

 

http://www.marianne.net/alice-schwarzer-aujourd-hui-antiracisme-prime-antisexisme-100241591.html

Quand le voile islamique devient une mode...
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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 12:59
La fraude fiscale jusqu'à l'écoeurement...

 

 

 

 

Le "Panama papers", un scandale financier, mis à jour par le journal Le Monde et de nombreux autres médias, nous démontre, une fois de plus, que notre monde globalisé est en perte de repères.

 

L'argent devient le but suprême d'une société où le capitalisme s'impose et triomphe d'une manière exacerbée et dangereuse.

 

De nombreuses personnalités, dont les noms ont été révélés, se retrouvent éclaboussées par ce scandale financier.

 

On ne s'étonnera pas de trouver dans cette liste certains noms : Michel Platini, Lionel Messi, Jérôme Cahuzac, Patrick Balkany, des proches de Vladimir Poutine, de Bachar el Assad, le roi Salman d’Arabie saoudite, et bien d'autres...

 

 Ainsi, Patrick Balkany qui côtoie les plus hautes sphères de la société, ami de Nicolas Sarkozy,  soupçonné de fraude fiscale, d'emploi fictif, de détournement de fonds, a déjà un lourd arriéré et un passé chargé d'affaires douteuses.

 

D'autres noms seront encore dévoilés au cours de la semaine, et notamment celui d'un parti National, également impliqué dans cette affaire.

Un bémol toutefois : dans cette enquête, aucun nom américain n'a été cité, pour l'instant... curieux oubli, tout de même, et on attend plus de révélations à ce sujet.

 

"Les grands de ce monde", des sportifs, des hommes politiques, des milliardaires soupçonnés de blanchiment d'argent, d'évasion fiscale... désormais nous comprenons mieux les difficultés de nos économies, face à ces détournements. 

Si les gens les plus riches parviennent à échapper à l'impôt, à cacher des sommes colossales au fisc, c'est aussi un manque à gagner colossal pour chaque pays concerné...

 

La fraude fiscale jusqu'à l'écoeurement, c'est bien l'impression que nous donne cet énième scandale qui atteint des proportions inégalées...

 

Une société panaméenne, Mossack Fonseca, se chargeait de toutes les opérations, afin de dénicher des paradis fiscaux pour ses clients de différents pays...

 

12 chefs d'Etat dont 6 en activité, 128 responsables politiques et hauts fonctionnaires de premier plan du monde entier, et 29 membres du classement Forbes des 500 personnes les plus riches de la planète, se retrouvent dans la liste de ces clients.

 

Comment s'étonner que le monde soit en crise ?  Une telle dérégulation conduit aux pires injustices... Notre système bancaire est, de plus, complice de ce mécanisme à l'origine de la fraude fiscale, puisque les banques servent d'intermédiaires.

 

Ces gens riches qui veulent devenir encore plus riches nous disent un monde où la morale n'a plus de sens, où l'argent achète tout, où il remplace toutes les autres valeurs, un monde en perdition.

 

 

 

 

 

 

La fraude fiscale jusqu'à l'écoeurement...
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