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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 10:52
Au rythme de la couvaison...

 

 



Le nid en corbeille recèle maintenant deux oeufs, deux trésors, sur lesquels veille jalousement et patiemment le couple d'oiseaux...

Les cygnes, aux aguets, surveillent la moindre présence, le moindre mouvement, près du nid. Un pigeon qui s'approche est rapidement écarté par un geste vif et acéré du bec...

Les deux cygnes consolident, sans arrêt, la jolie corbeille, en ramenant sur les bords des brins de paille et de roseaux.

On perçoit une inquiétude, une envie de protéger la vie même, un bonheur à venir, une espérance nouvelle.

Les cygnes en oublient leur majesté et leur prestance... seules importent les deux offrandes posées délicatement sur le nid.

Seule importe la couvaison, seul importe le confort du nid....

Les oiseaux manifestent tant de grandeur, de constance, d'efforts dans l'accomplissement de leur tâche !


Les cygnes étendent un long col pour recueillir des brindilles, dont ils garnissent, sans cesse, le nid....

Derrière les roseaux, à l'abri des regards, les cygnes veillent sur la couvée, et nous offrent un spectacle plein d'harmonie...

Les cygnes, près du nid, replient quelques branches de verdures sur leur plumage étincelant de lys, ils se cachent derrière ce léger rideau de feuillages....






 

Photo et vidéos : rosemar

On voit les oeufs dans le nid : quel soin attentif pour les protéger !

La couvaison

Un moment de détente pour le mâle...

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Published by rosemar - dans nature printemps cygnes
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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 10:48
Le micocoulier nous ouvre les portes du soleil...

 



Pour le plaisir des mots : le micocoulier !

 

Le mot "micocoulier" évoque immanquablement la Provence, le Sud, avec ses sonorités redondantes, ses voyelles ouvertes et bienveillantes : un mot qui retentit d'échos sonores, un mot qui chante et qui rayonne de lumières...


Labiale "m" à l'initiale, gutturale "c" réitérée, ce nom d'arbre fait rêver à des paysages du sud, à des collines odorantes, des parfums embaumés de thym, de romarin.

Voilà un mot qui rebondit joyeusement, qui étonne par son ampleur, à la fois majestueuse et emplie de simplicité et de bonhomie...

Des feuilles légères, souples, une frondaison ondoyante, une élégance apaisante, le micocoulier se dresse majestueux et imposant.

On aime écouter ce mot qui nous fait entendre le mistral, qui nous murmure la langue du sud, ses rodomontades, ses éclats.

On entend chanter"la farigoule, le fenouil, la tramontane", on voit des "restanques" sous le soleil du midi.

Le micocoulier nous ouvre les portes du soleil, de la lumière, d'une douceur chaleureuse.

Le micocoulier rayonne de ses rondeurs de voyelles "o".

D'ailleurs, l'arbre dessine des frondaisons arrondies, apaisantes.

Avec le micocoulier, toute la Provence surgit : des collines blanches, embrasées de soleil, des paysages familiers, la garrigue, des senteurs de thym, de lavandes...

Des pins, des cèdres, des cyprès, des tilleuls, des arbres solaires, comme le micocoulier...


J'aime ce mot du sud qui restitue un accent, des odeurs, des paysages, des fleurs.

Coquelicots, genêts, mimosas, cytises, éclats de rouges et de xanthes...

Un mot qui fait naître tant d'images, tant de tendresse, tant de souvenirs.

La langue du sud pittoresque, chantante, redondante, des mots du sud aux sonorités évocatrices.

Des mots qui font danser le vent et les arbres, des mots qui éblouissent, des calanques dorées de lumières...

Des ravines qui descendent vers la mer, des cascades de blancs, des pinèdes d'un vert léger...

Le micocoulier, au feuillage volatile et aérien, semble s'évaporer dans le bleu du ciel et dans l'air du midi.

Le micocoulier rayonne de ses feuillages d'un vert tendre et doux.






http://www.lesarbres.fr/micocoulier.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-un-mot-qui-chante-la-farigoule-123681184.html

 

Photo : rosemar

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 13:23
Enseignement : la mémoire perdue...

 

 



L'enseignement n'a plus de mémoire, depuis des années, la mémoire a été sacrifiée : autrefois, les élèves devaient apprendre des règles de grammaire et d'orthographe, les mémoriser... Ces apprentissages fondamentaux ont été négligés au profit d'une pédagogie de la découverte.

Désormais, c'est à l'occasion de textes, que s'organisent les leçons de grammaire, si bien qu'elles ne sont pas vraiment structurées, ni mémorisées.

Il faudrait, pourtant, réhabiliter la mémoire qui est essentielle : il faudrait que chaque élève ait l'occasion de former et de développer sa mémoire, par un apprentissage permanent.

L'ordinateur permet de vérifier et de retrouver toutes sortes d'informations et c'est un outil précieux, mais il ne doit pas se substituer à la formation de la mémoire.

Pour apprendre, pour maîtriser des savoirs, il faut passer par une indispensable mémorisation.

Il ne s'agit pas, bien sûr, d'apprendre par coeur : l'élève doit comprendre ce qu'il apprend, c'est pourquoi, il est important d'expliquer les règles de grammaire, de donner plusieurs exemples qui vont faciliter l'apprentissage.

Il est important de maîtriser les différents groupes de conjugaison, de revoir régulièrement les temps, les modes, les voix : certains élèves arrivent au lycée et ne maîtrisent pas du tout le passé simple, temps du récit, par excellence...

Certains ignorent des différences fondamentales entre voix passive et voix active.

L'exercice de la récitation, s'il est bien mené, permet, aussi, d'emmagasiner dans la mémoire nombre de textes poétiques, qui resteront comme autant de références.

Ces textes doivent être analysés, avant d'être retenus par les élèves.

Nous avons tous appris, enfants, des fables de La Fontaine, des poèmes de Victor Hugo que nous gardons en mémoire...

Nous avons acquis, ainsi, des bases de vocabulaire, des schémas de phrases, une façon de raconter des histoires.

Au lycée, cet exercice de la récitation n'a plus la faveur des autorités et des inspecteurs : il serait utile, sans doute, de le réhabiliter à partir de textes de nos grands auteurs.

Que serions-nous, sans la mémoire ? Celle-ci nous permet de nous exprimer avec facilité, grâce à une multitude de mots que nous connaissons, grâce à des acquis de toutes sortes, des idées que nous pouvons associer...

Mémoriser des mots, des textes, des exemples permet d'avoir une certaine aisance, de réfléchir mieux, de progresser.

La mémoire se forme et se forge, dès le plus jeune âge, c'est un apprentissage permanent, il faut cultiver cette faculté essentielle, ne pas la négliger sous prétexte que les ordinateurs peuvent nous servir de mémoires.

Oui, il est important de réhabiliter la mémoire qui exige des efforts, qui demande d'être, sans cesse, réactivée et sollicitée.


 

 

 

 

 

 

Enseignement : la mémoire perdue...
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 15:31
Le pape et le voile...

 

 



Le pape François, dans une interview accordée au journal La Croix,  ce mardi 17 mai, a notamment déclaré : "La petite critique que j’adresserais à la France est d’exagérer la laïcité". Et il ajoute : "Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire" . 


Tout d'abord, il convient de rappeler que le voile n'est nullement interdit en France dans l'espace public.

Il convient aussi de préciser que le voile n'est qu'un signe religieux et qu'il n'accorde aucune transcendance à celle qui le porte : on peut être chrétien, sans arborer une croix, comme on peut être musulmane, sans se couvrir d'un foulard ou d'un voile.

D'ailleurs, le voile est-il vraiment un libre choix pour nombre de musulmanes ?

On peut se poser la question... Le poids des traditions, les diktats des hommes exercent une influence considérable dans ce "choix".

Dès lors, on peut rétorquer au pape François que si une femme mumsulmane ne veut pas porter le voile, elle doit pouvoir le faire, aussi.

Mais il faut craindre qu'un tel choix ne soit pas vraiment possible pour nombre de femmes.

Ainsi, à vouloir défendre tous les signes religieux, le pape se fourvoie et oublie le sort qui peut être réservé aux femmes auxquelles on impose le voile.

Certes, le pape a raison de souligner les racines multiples de l'Europe, et d'affirmer que "la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible."

Mais quand il dit :"La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous", il semble oublier que ce droit à la transcendance existe bel et bien dans notre pays.

Et la transcendance ne passe pas par des signes religieux, elle est affaire de conscience, d'intime conviction et elle peut se passer de tout ce fatras d'objets ou de symboles ostentatoires.

En se faisant le chantre de ces traditions anciennes et d'un autre âge, le pape ne défend pas la cause des femmes.

L'indépendance, la liberté, la dignité des femmes doivent être respectées, et le voile n'est, en aucun cas, le garant d'une liberté, bien au contraire : seule la femme doit le porter, l'homme, lui, en est dispensé.


Seule la femme doit se plier à ce diktat religieux. Pourquoi ?

Est-elle impure, doit-elle se cacher pour s'effacer et disparaître de l'espace public ?

Doit-elle marcher derrière l'homme, comme une ombre ?


Quand un signe religieux est discriminant, il faut s'en inquiéter, sans doute...

Le voile, qui avait tendance à régresser il y a quelques années, se voit de plus en plus dans notre espace public.

On ne peut que le regretter...


 


 


 

Le pape et le voile...
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 12:40
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

 

 

 

Gallician ! Doux nom du midi ! Le nom de ce village résonne d'accents du sud... Situé dans la petite Camargue, près du canal du Rhône à Sète, Gallician s'entoure de monts vallonnés, de champs de vignes, de paysages variés...

 

Juste avant de parvenir au village, dès qu'arrive le printemps, on peut admirer des prairies envahies de coquelicots : des étendues éblouissantes de pourpre s'offrent au regard, les coquelicots envahissent les champs, à perte de vue...

 

En ce milieu du mois de mai, Gallician était en fête, pour un week end... une fête villageoise, aux airs d'autrefois...

 

Un pique-nique était organisé au centre du village...

Peut-on concevoir une fête sans musique et sans chansons ?

An cours du repas, les "gouailleuses" ont fait  revivre des airs connus de tous, au son d'un accordéon et d'un orgue de barbarie... un spectacle haut en couleurs, tant les robes de ces chanteuses étaient bariolées...

"L'homme à la moto, La vie en rose, La java bleue, La complainte de la butte, La javanaise"... tout un répertoire familier...

Les "déboutonneuses" ont, ainsi, permis d'animer un repas en plein air, sous les platanes du village...

 

Un magicien se livra, alors, à quelques tours facétieux auprès des convives : escamotages divers, jeux de cartes, objets qui se volatilisent soudainement.

La journée se poursuivit avec des danses improvisées japonaises.

Dès lors, ce fut l'entrée dans un autre univers mystique et mystérieux...

Les mouvements des deux danseuses s'organisaient autour de figurines de terre, posées à même le sol, décorées par certains participants de la fête, des "yokaï"...

 

Tantôt lents et mesurés, tantôt exaltés, les gestes mimaient la vie, la douleur, les souffrances, la joie des découvertes, le bonheur, la naissance, la mort.

 

Un spectacle fascinant, par son exotisme et son étrangeté... Une chorégraphie troublante dans le retournement des corps qui s'agitent, parfois, en mouvements heurtés et saccadés.

 

Les costumes chatoyants, aux tonalités éclatantes nous faisaient accéder à un autre univers et une autre dimension.

 

La musique vibrait autour du spectacle, restituant une lancinante et bouleversante mélodie...

Un enfant, tout près des danseuses, se mit à crier sa peur : on percevait une tension, une angoisse dans cette représentation de la vie...

 

La journée fut, aussi, l'occasion d'apprécier un spectacle de marionnettes, autour d'une histoire vraie, celle de l'enfant sauvage, Victor : entre la tendresse d'une gouvernante, Madame Guérin et les exigences d'un scientifique, le docteur Itard, l'enfant essaie de trouver un chemin vers l'humanité.

 

Le spectacle mettait en évidence le rôle essentiel des apprentissages dans la vie humaine, ainsi que l'importance de l'affectivité.

 

Et cette fois, les rires des enfants fusaient, devant les facéties du jeune Victor qui, parfois, préférait se réfugier dans les arbres plutôt que d'étudier.

Plus tard,un bal musette réunissait tous les participants autour de rondes et de danses pour les enfants.

Enfin, un concert clôturait la fête, avec des musiques plus modernes qui permettaient à chacun de se défouler.

 

Un bel éclectisme pour cette fête de village ! Une ambiance conviviale empreinte de simplicité, une occasion, aussi, de voyager dans des univers différents, une ouverture sur le monde, une envie de se souvenir, mais aussi un bonheur de découvrir des horizons nouveaux...

 

 

 

 

 

Photos et dernière vidéo : rosemar

 

 

Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

Vidéo de danses japonaises, prise à Gallician... une musique envoûtante...

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 08:38
Un nid de cygne...

 

 

 

Sur les berges, à l'abri des roseaux, deux cygnes s'activent patiemment pour construire leur nid : travail laborieux, lent, méticuleux...

Les deux cygnes nous offrent une scène pleine d'une intense sérénité.

J'observe ce tableau qui semble venu d'un autre monde.

Un spectacle si doux, si précieux, un moment d'une rare délicatesse...

Tout autour,  des roseaux, des iris, des bambous, des verdures ondoyantes...

 

Je goûte à cette lumière diffuse qui traverse les feuillages, qui se pose sur les oiseaux avec délicatesse.

Je savoure ces légers bruissements d'eau tout proches, ces frémissements de feuilles.

 

On les voit couper des roseaux sur les bords, puis les disposer avec soin, autour du nid.

 

La scène retient tous mes regards et toute mon attention : les cygnes majestueux semblent se partager la tâche... l'un coupe des brindilles, l'autre les assemble auprès du nid.

 

Un spectacle empreint de tendresse, de beauté : des gestes  pleins de sûreté, de savoir-faire, de sérénité et d'harmonie...

 

Les silhouettes blanches se détachent avec candeur, à l'abri des roseaux.

 

Les becs effilés attrapent les feuilles, puis les disposent en ordre pour former une corbeille accueillante et chaleureuse.

Des gestes immuables, calculés, précis....

 

Un spectacle que nous offre la nature, un spectacle à savourer dans toute son intensité et sa vérité...

 

Aucun bruit, tout autour : les spectateurs admirent silencieusement cette scène unique.

 

Une scène vraie, authentique, un bonheur de s'activer patiemment dans l'accomplissement de sa tâche...

 

Quelle belle leçon de sérénité, de plaisir tranquille, de persévérance !

 

La corbeille du nid enveloppe, désormais, l'oiseau de ses embruns pleins de douceurs...

 

La corbeille recèle toute la tendresse et l'harmonie du monde...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Un nid de cygne...
Un nid de cygne...
Un nid de cygne...
Un nid de cygne...
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:51
Pour fleur bleue...



 

 

Tout le monde connaît cette expression associée à un amour naïf et rêveur : "fleur bleue".

Charles Trénet en a fait une chanson où il énumère toutes sortes de bonheurs liés à l'amour, une chanson pétillante où le poète égrène des images et des sensations empreintes de charmes.

 

Sensation olfactive, d'abord avec "un doux parfum qu'on respire", puis sensation visuelle, grâce à "un regard qui vous attire"... à "deux grands yeux qui s'abandonnent", et enfin, une sensation auditive, dans l'évocation d'une "chanson qu'on fredonne..."

Le poète imagine un personnage de jeune fille qu'il appelle "fleur bleue", symbole de beauté, de séduction.


Le regard est souligné par deux fois, comme c'est souvent le cas, lors d'une rencontre amoureuse, et les "mots difficiles à dire" suggèrent une déclaration d'amour qui tarde à venir...


L'expression "fleur bleue" qui ponctue le texte renvoie aussi à un romantisme exacerbé et remplit de joie le poète : elle restitue une légèreté, une insouciance, un bonheur qui revient sans cesse...

Dès lors, on peut envoyer à "la belle" des messages d'amour sous la forme de "pneumatiques".

Le pronom indéfini "on" marque une généralisation, et comme une extension du sentiment amoureux.

Et forcément, le monde se transforme, grâce à l'amour : "les dimanches deviennent poétiques",  le poète met du "cosmétique" dans les cheveux, pour séduire la demoiselle.

Les serments d'amour rendent heureux...  sauf que , soudain,"fleur bleue" succombe aux charmes d'un autre personnage, "un dragon à moustache".

On assiste, ainsi, à un brusque renversement de situation exprimé dans un style amusant et familier, grâce au verbe "plaquer", à l'expression "c'est vache !", et au juron "morbleu !"

Le désespoir éclate, alors, dans des larmes renouvelées, ce que suggère bien la répétition du mot :

"Larmes aux yeux,
Larmes aux yeux,
Larmes aux yeux."


Solitude, désarroi sont évoqués, mais soudain, à nouveau, un coup de théâtre semble se produire : on croit voir réapparaître "Fleur bleue".

Mais, fausse joie ! Non, ce n'est pas elle, mais "une assez grosse dame". On passe de manière comique et caricaturale du rire au drame...

Les saisons se déroulent, alors, dans la monotonie, "sans fleur bleue", et la chanson, elle-même, devient "ennuyeuse".

Mais, tout cela ne prête pas à conséquence quand on est "fleur bleue" : le poète qui parle, enfin, à la première personne, affirme avoir toute une liste de "fleurs bleues".

Il fait l'éloge de ces "amourettes passagères" et "légères", ces "fleurs bleues".

Tout au long de cette chanson, Charles Trénet nous montre toute sa virtuosité et s'amuse de cette expression "fleur bleue", qu'il fait vivre et virevolter, avec légèreté.

Le texte parodique énumère tous les lieux communs associés au sentiment amoureux : sensations agréables, exaltation, coeur qui bat, désarroi, tristesse, émotions...


Le poète nous emporte dans un récit plein de rebondissements et d'inventivité, dans un tourbillon étourdissant de gaieté et de joies...

La mélodie dansante et sautillante nous entraîne, avec elle, dans un monde de plaisirs et de bonheurs simples...


 

 

 

Les paroles :

 

http://www.charles-trenet.net/chansons/fleurbleue.html

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fleur_bleue_(chanson)




 

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 12:42
Une histoire de talons hauts...

 

 

 

On est, pour le moins, étonné par cette histoire qui se déroule à notre époque, chez nos voisins britanniques : il est vrai que l'ultra-libéralisme d'outre-manche entraîne bien des excès...

Nicola Thorpe réceptionniste de Londres, âgée de 27 ans, a été licenciée, pour un motif qui paraît bien futile : elle refusait de porter des talons hauts de cinq à dix centimètres, conformément au règlement interne de sa société, le cabinet d'audit PwC.
 
C'est pourtant une réalité : porter des talons hauts constitue une véritable torture infligée aux femmes.

Cette torture est, dans certains cas, volontaire et nombre de femmes l'acceptent.

Mais, dans le cas présent, il s'agit d'une torture imposée, et d'un cas de discrimination avérée et caractérisée.
 
Les talons affinent la silhouette, mais à quel prix ? La démarche en devient tortueuse, empêchée, périlleuse, parfois.
 
Quelle est cette mode féminine qui s'affiche dans les magazines, dans les médias ?
Combien de journalistes, de présentatrices de télévision portent, désormais, ces talons d'une taille démesurée !


Mais est-ce que les hommes portent des talons ?

Est-ce qu'on leur impose ce carcan ?
 
Souvent, on voit dans les rues des femmes perchées sur ces plateformes, en déséquilibre permanent, elles s'infligent une véritable torture...
Au nom de quoi ? 
C'est bien la dictature du paraître qui s'impose !
 
Et nombre de femmes s'y soumettent, alors qu'elles pourraient porter des chaussures plus confortables.
 
Mais quand ce diktat aboutit à un licenciement, on est sidéré et on ne peut que constater, une fois de plus, le sexisme qui règne dans nos sociétés.
 
La femme obligée de se soumettre à une mode du paraître, contrainte de se plier à des diktats vestimentaires hors normes, la femme objet de désir et de séduction...

 

On est bien face à un cas de discrimination sexiste : imposer des talons hauts dans le cadre du travail, c'est une façon de transformer la femme en objet, destiné à plaire, à séduire, à paraître...
 

Pourtant, il suffit de voir ces talons cambrés à l'extrême pour prendre conscience de la douleur que peuvent générer de telles chaussures.

 

Décidément, le sexisme s'immisce partout : dans le monde du travail, dans la vie quotidienne, en politique.

 

Et les femmes doivent encore batailler pour obtenir des droits essentiels, pour combler des inégalités qui existent dans bien des domaines : salaires, précarité, pauvreté, monoparentalité...

 

Il est temps de refuser ces diktats d'une mode inconfortable, voire dangereuse, une mode dont l'esthétique est contestable.

Les femmes ont le droit de vivre, au travail et ailleurs, dans des tenues qui leur assurent bien-être et sécurité.


 
 



 

http://www.ouest-france.fr/societe/etude-un-chercheur-breton-demontre-le-pouvoir-des-talons-hauts-3007765

 

 

http://www.lepoint.fr/europe/sexisme-crise-de-nerfs-autour-des-talons-hauts-en-angleterre-12-05-2016-2038890_2626.php

 

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-femmes-ne-sont-pas-egales-aux-hommes-la-preuve-en-10-chiffres_1447049.html

 

http://www.20minutes.fr/insolite/1487907-20141125-talons-hauts-rendraient-hommes-serviables

 

 

 

 

 

Une histoire de talons hauts...
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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 13:34
L'oiseau nous parle de délicatesse, de musique, de poésie...

 

 

 

"Ô les oiseaux chantant doux, chantant gai, chantant fort !

Compagnons des saisons sereines, 

Notes de flûtes du printemps

Et du beau temps..." (Traduction de Marguerite Yourcenar)

 

C'est ainsi que le choeur apostrophe les oiseaux, dans une célèbre comédie antique écrite par Aristophane...

 

Aussitôt, le mot "oiseau" dessine des images de délicatesse, de charme, avec sa consonne sifflante "s", emplie de douceur, avec ses voyelles feutrées... Ce nom nous fait ressentir des éclats des plumes, un velouté...
On entrevoit des envols soudains, des arabesques somptueuses dans le ciel, des duvets de lumières, des guipures aériennes sur l'azur.


Ce mot très ancien venu du latin, "aucellus", lui même dérivé de "avicellus", révèle une formation de diminutif, à valeur affective.

Le nom "avis" désigne, en latin, l'oiseau et on perçoit, aussi, toute la légèreté, l'élégance des envols de l'animal dans les sonorités de ce mot ancien...

Le suffixe de diminutif -cellus lui confère une fragilité, une délicatesse supplémentaires. La forme moyenâgeuse de ce terme, "oisel" restitue, également, ce suffixe.

Le mot "oiseau", paraît bien loin de son ancêtre "avicellus", en raison de modifications phonétiques importantes, mais il a gardé une élégante simplicité.

Le nom grec de l'aigle, "aétos" est issu, probablement, de ce même radical ancien "avis".

D'autres termes plus modernes sont venus, au fil du temps, compléter cette famille de mots : "avion, aviateur, aviation"... et curieusement, on retrouve, presque intact, dans ces termes récents, le nom originel "avis".

J'aime ce petit mot d'autrefois qui a donné des dérivés modernes. Ce simple nom "avis" nous fait remonter aux origines les plus anciennes de notre langue, le latin et le grec.


Vivant dans les airs, dans les hautes sphères célestes, les oiseaux étaient, pour les grecs et les romains, considérés comme les messagers des dieux, ainsi leurs cris, leurs chants, leurs mouvements étaient interprétés comme des signes divins...

Les oiseaux messagers célestes aux voix diverses peuplent les arbres, les remplissent de vie, animent, de leurs envols, les jardins.

Les oiseaux virevoltent, dessinent des embruns, des volutes de lumières dans le ciel : leur nom même évoque des figures lumineuses, des tourbillons d'écumes, des envolées de mystères...

Leur nom suggère harmonie, tendresse, finesse, et éclats.

L'oiseau nous parle de délicatesse, de musique, de poésie : les chants des oiseaux, souvent associés à la poésie, accompagnent et rythment l'éveil de la nature... dès l'aube, ils envahissent les charmilles de leur mélodie radieuse.


L'oiseau dessine des volutes sur l'horizon, il décline toutes les harmonies du monde : douceur, éclats de plumes, murmures soyeux dans les arbres...

Symboles de liberté, d'élégance, les oiseaux côtoient le ciel : ces rois de l'azur représentent une beauté céleste, une part de mystère, et d'harmonie lumineuse...

 

 

 

 

Un autre extrait de la pièce d'Aristophane :

 

 

LA HUPPE, dans le taillis. : Epopopopopopopopopopoï ! Io, Io ! Venez, venez, venez, venez, venez ici, ô mes compagnons ailés ; vous qui paissez les sillons fertiles des laboureurs, tribus innombrables de mangeurs d'orge, famille des cueilleurs de graines, au vol rapide, au gosier mélodieux ; vous qui, dans la plaine labourée, gazouillez, autour de la glèbe, cette chanson d'une voix légère : "Tio, tio, tio, tio, tio, tio, tio, tio ;" et vous aussi qui dans les jardins, sous les feuillages du lierre, faites entendre vos accents ; et vous qui, sur les montagnes, becquetez les olives sauvages et les arbouses, hâtez-vous de voler vers mes chansons. Trioto, trioto, totobrix ! - Et vous, vous encore qui, dans les vallons marécageux, dévorez les cousins à la trompe aiguë, qui habitez les terrains humides de rosée et les prairies aimables de Marathon, francolin au plumage émaillé de mille couleurs, troupe d'alcyons volant sur les flots gonflés de la mer, venez apprendre la nouvelle. Nous rassemblons ici toutes les tribus des oiseaux au long cou. Un vieillard habile est venu, avec des idées neuves et de neuves entreprises. Venez tous à cette conférence, ici, ici, ici, ici. -- Torotorotorotorotix. Kikkabau, kikkabau. Torotorotorotorolililix.

 

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Oiseaux_(Aristophane)





http://www.editionsdelondres.com/Les-oiseaux



https://youtu.be/LZClS79egCM


 






  

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 11:53
Denis Baupin, un nouvel exemple de sexisme en politique, un de plus...

 

 

 

 

Le sexisme est présent partout, dans nos sociétés : dans le métro, dans les rues, où les femmes subissent, parfois, les assauts de harceleurs : injures, menaces, violences, gestes déplacés.

 

Dans le travail, il arrive que les femmes subissent une forme de sexisme de la part de supérieurs hiérarchiques...

Sur internet, le machisme se manifeste, sur de nombreux forums de discussions...

 

Mais le sexisme se manifeste plus particulièrement dans le monde politique où les hommes se sentent maîtres du jeu, où ils exercent depuis longtemps une domination.

 

Ces derniers jours, les langues se délient et plusieurs témoignages accablent Denis Baupin, député écologiste, mari d'Emmanuelle Cosse, actuelle ministre du logement.

Agression, harcèlement sexuel, propos déplacés et graveleux, appels téléphoniques insistants : Denis Baupin n'aurait pas fait "dans la dentelle".

 

Décidément, les hommes politiques investis et imbus de leurs pouvoirs semblent se distinguer par un sexisme exacerbé...

 

Après Dominique Strauss Kahn qui a défrayé le chronique par ses frasques sexuelles, après Eric Raoult, ex-maire UMP du Raincy, après Patrick Balkany, Georges Tron,  c'est au tour de Denis Baupin d'être cerné par des soupçons d'agressions sexuelles.

 

Face aux différents témoignages de femmes harcelées, Denis Baupin a décidé de porter plainte pour diffamation, niant complètement les faits. Il conteste fondamentalement "l'idée de harcèlement sexuel et plus encore d'agression sexuelle, lesquels lui sont totalement étrangers", a notamment déclaré son avocat.

 

Il est vrai que Denis Baupin avait, lui-même participé à une campagne anti-harcèlement !

Dès lors, on ne peut que s'étonner de ces révélations qui mettent en cause un élu qui aurait dû être irréprochable.

Mais, les faux semblants, l'hypocrisie font, souvent, partie du monde politique...

 

Le sexisme, une forme de misogynie se répandent dans les plus hautes instances de la société et les hommes politiques s'en font une spécialité.

La femme considérée comme un jouet, méprisée, bafouée, harcelée : une telle image devrait appartenir à une autre époque.

 

Et, pourtant, les témoignages se sont multipliés à l'encontre de Denis Baupin qui semble s'être comporté, en maintes circonstances, comme un harceleur patenté.

 

Quels exemples nous donnent, donc, les hommes politiques ? Mensonges, déni de réalités, sexisme, machisme...

 

Le pouvoir qu'ils détiennent leur donne l'impression d'avoir tous les droits sur les plus faibles et notamment sur les femmes.

 

Denis Baupin, chaud lapin, aurait eu une conduite déplacée et vulgaire, à l'égard de nombreuses femmes qu'il a côtoyées...

 

Une fois de plus, le monde politique éclaboussé par des agissements sexistes, perd un peu plus de sa crédibilité.

 

 

 

 

 

 

 

Denis Baupin, un nouvel exemple de sexisme en politique, un de plus...
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