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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:45
Verts sur l'azur...

 

 

 

Et voilà que les arbres s'empanachent de teintes vertes et blondes...

 Voilà qu'ils revêtent leurs parures de printemps, qu'ils éclairent l'azur de couleurs nouvelles ! Vert pâle, éclats de jaunes et de xanthes...

 

Les feuilles dessinent des petits palmiers de lumières... fines, effilées, elles s'étirent sur le ciel, nous promettent des frondaisons somptueuses.

 

L'horizon s'illumine de ces embruns dorés, il rayonne de ces chaloupes de verdures.

 

Soudain, le paysage n'est plus le même, des teintes vives, éclatantes éclairent le jardin.

 

Les branches torses et sombres de l'hiver disparaissent, sous les feuillages naissants qui s'éparpillent et les enveloppent.

 

Soudain, c'est la grande métamorphose, soudain, un air plus pur, plus doux, plus suave envahit l'espace...

Soudain, des senteurs de feuilles, et de fleurs s'épanouissent...

 

Les arbres fleurissent de verts, les branches se couvrent de festons légers, aériens, qui se balancent au vent, plumetis frissonnants d'éclats !

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 13:21
Merci à tous mes lecteurs, amoureux des mots...

 

 

 

15 683 pages vues sur mon blog, au mois de Mars, plus de 12 000 visiteurs !

 

Merci à tous mes lecteurs, amoureux des mots, passionnés de littérature, de poésie, d'étymologie, avides de découvertes.

 

Merci à tous ceux qui, nombreux, tous les jours, prennent le temps de lire mes billets...

 

Le temps d'apprécier et d'écouter la musique, la danse, le carnaval des mots, le temps d'écouter leur murmure, leur harmonie...

 

Le temps de s'abreuver au rythme des saisons, des arbres, de la nature et des jardins...

 

Le bonheur de partager des émotions, des textes, des chansons...

 

Le bonheur de savourer enfin le silence,  d'écouter le silence à l'écart d' un monde de bruits et de fureurs...

 

Ecoutons la douce musique des mots qui  nous entraîne dans son sillage !

 

Et n'oublions pas, aussi, les révoltes, les indignations, pour dénoncer un monde rempli d'abus, de cruauté, d'injustices et d'inégalité...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 11:44
Un poisson pour célébrer le mois d'avril : la sardine de l'Estaque...

 

 


La sardine, poisson méditerranéen aux teintes argentées, brille de tant de reflets miroitants dans l'eau ! Le mot "sardine" ne nous fait-il pas percevoir tous les éclats de ce poisson, grâce à ses sonorités, une douce sifflante "s", une gutturale "r", plus rude, une dentale "d", des consonnes variées et contrastées ?


La sifflante nous laisse entrevoir des teintes chatoyantes de soie moirée, la gutturale peut suggérer toute la force de ces poissons qui vivent en bancs compacts et serrés, la dentale nous montre une brillance éclatante, les teintes argentées de l'animal...


Ce mot très ancien comporte des origines grecques : rien d'étonnant car la sardine est particulièrement présente et abondante en Méditerranée...


Et, comment ne pas apprécier ce mot très ancien qui remonte à la langue grecque ? "
σαρδίνη, sardiné ou sardéné" désignait, en grec ancien, la sardine...


Belle continuité dans le vocabulaire ! Le mot est resté presque intact, avec des sonorités identiques...

Son nom pourrait provenir de la "Sardaigne" car les Grecs avaient remarqué qu'elle abondait dans les eaux qui bordent cette île.

Un nom propre devenu un nom commun, ce phénomène connu s'appelle une antonomase.

Une île qui se transforme en un nom de poisson, voilà une belle métamorphose !

La sardine est, aussi, associée immanquablement, à la ville de Marseille...

Tout le monde connaît cette expression : "La sardine a bouché le vieux port de Marseille", expression populaire, datant du XVIIIe siècle. Les Marseillais ont, ainsi, tendance à exagérer les faits, à gonfler la réalité, à plaisanter, de manière caricaturale... on parle également de galéjades marseillaises... 

J'aime ce mot du sud, "la sardine", un mot qui évoque le port de Marseille, ses soleils, son accent, une voix qui chante...

On entend les poissonnières qui vantent leur marchandise sur les quais du port : "ELLE EST BELLE, MA SARDINE, ELLE EST BELLE !!"

Sur les étals, des soles, de daurades, des rougets, des sardines, des pageots, des loups, des merlans frétillent dans des bacs.

A l'Estaque, autrefois, une rue portait le nom de "Montée de la Sardine", en référence à l'activité principale de pêche de ce petit village, tout proche de Marseille, dont je suis originaire.

La sardine évoque le sud, tout un monde des pêcheurs et de "pescadous" d'autrefois : on entrevoit des bateaux anciens, des "bettes", des filets, des jambins, des cannes à pêche, des salabres, on sent l'air marin, l'odeur des pins de l'Estaque.

On perçoit des odeurs prégnantes de poissons, de sel, on hume le vent de la mer toute proche, on s'imprègne et on s'abreuve de senteurs marines.

La sardine, symbole méditerranéen, nous emporte vers les rivages du sud, vers l'enfance, des calanques boisées, des pins, vers un monde de liberté...


La sardine au corps allongé, pleine d'élégance, aux reflets brillants, s'irise de teintes bleutées, elle est l'image même de la mer, de ses lumières, de ses flots inondés de soleil...


 


    

 

 

 

Illustrations : en haut de l'article auteur : Citron

En bas : auteur : Etrusko25  Creative commons

 

Un poisson pour célébrer le mois d'avril : la sardine de l'Estaque...
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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 13:39
Il s'appelle Olivier Fric...

 

 

 

Il s'appelle Olivier Fric, un nom prédestiné, sans doute... il est le mari d'une certaine Anne Lauvergeon, au nom tristement célèbre, associé désormais au scandale Areva...

 

Areva, un fiasco français dont on n'a pas fini d'entendre parler, une gestion catastrophique et calamiteuse de ce géant du nucléaire, des affaires douteuses et juteuses pour Olivier Fric, le mari de l'ex-patronne d'Areva...

 

Olivier Fric, conseiller dans le domaine de l'énergie aurait spéculé sur le rachat de l'entreprise Uramin, trois mines d'uranium en Afrique qui se sont révélées totalement inexploitables, un fiasco qui a coûté plus de deux milliards et demi d'euros.

Areva aurait maquillé ses comptes pour masquer ce désastre financier.

 

Le mari d'Anne Lauvergeon, Olivier Fric,  aurait, quant à lui, réalisé une plus-value de 300.000 euros, en investissant dans la société d'exploration minière Uramin, quelques jours avant que celle-ci ne soit rachetée par le groupe alors dirigé par son épouse !

 

Le scandale Areva n'a, donc, pas fini de faire des vagues, sans doute : les révélations se succèdent et il est probable que nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

 

Il est vrai qu'avec un tel nom, FRIC, l'appât du gain semble inéluctable : il semble, aussi, que le couple Anne Lauvergeon, Olivier Fric était bien assorti.

 

Malgré les dénégations de l'ex-patronne d'Areva, on perçoit une collusion, et une complicité dans cette affaire et  la façon de gérer une entreprise que l'on croyait promise à un bel avenir... 

 

C'est, du moins, ce que l'on nous a fait miroiter, pendant des années...

 

Et désormais, le contribuable français doit payer la note de ce fiasco et de ces malversations financières éhontées.

 

 Anne Lauvergeon affirme que son mari n'est pas coupable et rejette la responsabilité sur un ancien associé : "C’est l’ex-associé de mon mari, un ancien trader, qui gérait les fonds de leur entreprise et décidait des placements". Cet associé aurait donc fait "un grand nombre d’investissements, dans le secteur minier notamment, et dans Uramin en particulier", a-t-elle déclaré.

 

Tous les moyens sont bons pour esquiver les responsabilités, dans une affaire où Anne Lauvergeon a, pourtant, conduit une grande entreprise à la faillite.

 

Anne Lauvergeon, on peut le rappeler, a, tout de même, été décorée de la légion d'honneur par François Hollande en  mars 2014.

 

 

 

 

 

 

Il s'appelle Olivier Fric...
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 15:31
L'odieuse indifférence...

 

 

 

Individualisme, indifférence règnent sur notre monde... Nous vivons dans une société de surconsommation, où nous passons beaucoup de temps à travailler, à gagner de l'argent et à le dépenser.

 

Nous vivons dans un univers cloisonné, où la communication est facilitée par de nombreux médias mais restreinte dans ses dimensions réelles...

 

La véritable communication directe a tendance à s'estomper, on communique souvent par internet, rapidement et superficiellement.

 

Certains multiplient les publications dans différents médias, ils se démultiplient pour s'enfler d'importance, et en oublient de communiquer vraiment avec les autres.

 

Cet individualisme démesuré est inquiétant, voilà un symptôme d'une société en perte de repères...

 

L'indifférence aux autres se perçoit, aussi, dans certains forums de discussion : les invectives fusent, des accusations et des rumeurs infondées circulent, on s'attache à amoindrir l'autre, à le réduire à néant.

 

Le mépris, la superbe de certains individus frisent l'inconscience...

On n'hésite pas à insulter, à rabaisser autrui pour s'imposer et annihiler toute concurrence.

Les autres n'existent plus, ne sont même plus perçus comme des êtres humains, on les occulte, on n'y prête plus attention.

L'odieuse indifférence conduit, pourtant, au pire : la négation de l'autre.

Or, l'être humain se construit dans la sociabilité, le rapport aux autres, l'ouverture à autrui.

 

"Nous ne nous aimons plus... " tel était le titre d'un article paru dans Marianne, sous la plume de Jacques Julliard. "Nous ne nous aimons plus entre nous, voilà la vérité, et nous nous étonnons que d’autres, venus d’ailleurs, nous détestent. La guerre que l’on nous fait nous interroge sur l’indifférence aux autres dans laquelle nous avons choisi de vivre", affirme le journaliste.

 

Dans le pays des droits de l'homme, nous oublions l'importance de la personne humaine, nous vivons dans un individualisme forcené, préoccupés que nous sommes de consommer.

 

Pourtant, l'humanité est une : nous rencontrons tous, dans nos vies, des contraintes, des difficultés...

 

Mais, souvent, c'est l'indifférence qui prime dans les rapports humains.

Pourtant, cette indifférence ne contente personne, elle ne rend pas heureux, elle est la marque d'un manque d'humanité.

 

Respecter le monde, aimer, apprécier la nature, l'art, la poésie, cela permet aussi de s'ouvrir aux autres, de ne pas rester enfermé dans un egocentrisme qui est le propre de nos sociétés...

 

L'attention aux autres passe par une envie de comprendre, de découvrir l'autre, ses différences, l'attention aux autres passe par une forme de curiosité, et d'ouverture sur le monde et l'humanité.

 

 

 

 

 

L'odieuse indifférence...
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:51
Bientôt, la nouvelle TNT Haute définition...

 

 

 

La date fatidique approche : le 5 avril, c'est le passage à la HAUTE DEFINITION...

 

De nombreux messages d'alerte sont diffusés sur les téléviseurs, pour annoncer cette "révolution technologique" et pour inviter chacun à se munir des appareils nécessaires pour capter la HD.

 

A chacun de s'équiper du petit boîtier, afin de recevoir les différentes chaînes de télévision : certains magasins sont en rupture de stock, d'autres regorgent de ces petits boîtiers adaptateurs pour ce passage à la nouvelle technologie...

Encore une fois, on ne nous laisse pas le choix : il faut en passer par ce nouveau moyen et acquérir un équipement différent.

 

Comme tout un chacun, je me suis donc procuré le nouvel appareil et je l'ai branché sur mon téléviseur. Pour pouvoir enregistrer certains programmes, j'ai préféré acquérir un adaptateur muni d'une entrée pour clé USB.

 

La recherche des chaînes s'est lancée automatiquement, mais, hélas, la tentative d'enregistrement s'est soldée par un échec : images totalement déformées, tronquées... un désastre !

En plus, soudainement, la plupart des chaînes se sont évanouies : NO SIGNAL, pouvait-on lire sur l'écran noir...

 

Un fiasco total ! J'ai dû réinitialiser l'appareil, en regardant attentivement le mode d'emploi...

 

On ne peut que s'étonner de ces adaptateurs neufs qui  fonctionnent si mal : les nouvelles technologies sont apparemment faites pour tomber en panne.

C'est l'obsolescence programmmée immédiate !

 

On nous promet des adaptateurs peu chers, mais, en fait, souvent, ils ne sont pas au point... miniaturisés à l'extrême, ils semblent particulièrement fragiles.

"25 euros, seulement !", nous dit-on... Le problème, c'est que ces équipements ne sont pas toujours fiables.

 

A coup sûr, d'ici quatre ou cinq ans, il nous faudra acquérir de nouveaux matériels, pour plus de technologie encore...

 

Chère télévision ! Nous sommes déjà soumis à une redevance, et nous devrons régulièrement payer pour des adaptateurs.

Chère télévision ! Les chaînes sont de plus en plus nombreuses, mais les programmes diffusés ne sont pas, souvent, à la Hauteur des attentes...

La Haute définition, il faut le craindre, ne nous offrira pas toujours des programmes de Haute qualité...

 

On imagine, aussi, les nombreuses difficultés des personnes âgées isolées, face à ces nouvelles technologies susceptibles de tomber en panne...

 

 

 

Bientôt, la nouvelle TNT Haute définition...
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 10:11
Feuilles naissantes...

 

 

 

Sur les arbres, apparaissent peu à peu des délicatesses de feuilles : teintes douces, d'un blond léger, vert tendre, épis de lumières...

 

Des éclats de blancs, d'orangés, de bruns commencent à s'épanouir sur les branches, auréoles dorées, sur le ciel bleuté du printemps...

 

On voit se dessiner les contours des feuilles, on voit naître des sillons, des embruns, des ondoyances...

 

Les feuilles vont bientôt s'ouvrir en panaches verdoyants, elles vont dérouler leurs replis secrets.

Les feuilles vont déployer de nouvelles teintes, celles du printemps, auréolées de lumière.

Fragilité des teintes, des formes, fragilité et douceur de cette renaissance...

 

Des festons éblouissent l'azur, des bouquets délicats, des promesses de printemps, des girandoles de lumières.

 

Des brocatelles d'or, des veloutés de vert tendre sur les arbres !

 

Des bluettes surgissent, légères, douces, aux éclats d'or !

Des branches floquetées de cannetilles !

De subtiles feuilles naissantes, des fleurs de printemps, des offrandes de la nature nous sont promises.

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 10:36
L'oeuf, symbole de vie...

 

 

Pour le plaisir des mots...

 

L'oeuf, symbole de vie, de renouveau, est traditionnellement associé à la fête de Pâques.

 

Un mot simple, bref, qui remonte à l'antiquité : issu du latin "ovum" et plus anciennement du grec  ᾠόν, voilà un terme qui nous fait remonter encore le temps, aux origines de notre langue...

Le nom grec de l'oiseau,  οἰωνός, oiônós, est peut-être issu de ce même radical...

 

Le mot "oeuf" nous séduit par sa fricative finale "f", emplie de douceur... au pluriel, cette consonne s'efface souvent dans la prononciation.

 

L'oeuf évoque des formes "ovales", cet adjectif empruntant son radical au nom latin de l'oeuf.

L'oeuf représente la vie, une renaissance, avec ses courbes légères, ses mystères, ses teintes claires, à peine rosées...

Suavité des formes, surface lisse, ondoyante, légère, l'oeuf séduit tous les regards.

 

Chaque oeuf est différent dans ses dimensions, ses teintes : certains se marbrent de pites de rousseur, d'autres sont plus uniformes dans les couleurs... certains révèlent des clartés de jours, d'autres plus mats évoquent des peaux brunes et ambrées...

 

L'oeuf se pare, à l'occasion de la fête de Pâques, de motifs somptueux : la coquille devient oeuvre d'art, tableau miniature, couvert de lignes sinueuses, de couleurs variées aux tons de rouge pourpre...

 

Dessins géométriques, épis de blé, étoiles lumineuses viennent orner et embellir, un peu plus, les courbes arrondies des oeufs de Pâques.

Des parures dorées, des rubans éblouissants les enveloppent de brillances, de lumières de fête...

 

Un bonheur pour les enfants, un plaisir pour les yeux et pour le goût, quand ces oeufs deviennent sucreries en chocolat.

 

Des senteurs et des parfums de cacao surgissent, enivrent les papilles, s'épanouissent.

 

La chasse aux oeufs est lancée, et les enfants s'en donnent à coeur joie pour découvrir ces merveilles de couleurs, de goûts et de senteurs.

 

L'oeuf qui voit éclore la vie, l'oeuf qui contient l'essence de la vie, nous offre un beau symbole de bonheur, d'épanouissement à venir.

 

L'oeuf, est aussi, depuis l'antiquité, associé au printemps qui commence, il annonce un renouvellement du monde, des fleurs, des feuilles, des frondaisons, tant de couleurs éclatantes, tant de senteurs enivrantes !

 

 

 

 

 

 

L'oeuf, symbole de vie...
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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 13:53
Du plus loin qu'il m'en souvienne...

 

 

 


Une chanson d'amour dédiée à un public, c'est rare, et c'est magnifique, surtout quand c'est Barbara qui évoque ce thème dans une de ses chansons les plus célèbres : Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous...


Rappelant ses amours d'autrefois, le "premier rendez-vous, les premières peines", la chanteuse raconte, avec tendresse ses lointains émois amoureux... La jeunesse, l'enfance sont suggérées par des expressions imagées pleines de charme "coeur tout blanc, griffes aux genoux"...

Tendresse et passion alternent dans cette évocation... et les mots répétés "du plus loin" montrent, en fait, que l'empreinte d'un seul amour compte, aujourd'hui, celle du public, ce qui est souligné par le présent de l'indicatif et un superlatif à valeur hyperbolique : "ma plus belle histoire d'amour, c'est vous".


L'emploi de la deuxième personne du pluriel "vous" est une adresse directe à ce public et à chacun d'entre nous...

Avec pudeur, sensibilité, et un peu de provocation, Barbara suggère de multiples amours passées : "c'est vrai, je ne fus pas sage / Et j'ai tourné bien des pages..."

L'image du livre aux pages oubliées est rempli de poésie et de charme, pages devenues "blanches", donc sans importance. Et les amants désignés par l'expression à la fois forte et légère "mes guerriers de passage" se sont évanouis...

Leur visage est éclipsé par l'image du public, maintes fois rencontré, comme le soulignent les imparfaits itératifs : "je refaisais mes bagages et poursuivais mon mirage..."

L'amour est, ainsi, naturellement comparé à un voyage, une route à parcourir :"Sur la longue route qui menait vers vous", d'autant que les tournées d'une chanteuse la contraignent à des déplacements incessants...

L'expression "la longue route" réitérée évoque une quête d'amour qui n'en finit pas, malgré des embûches, le froid, les intempéries : "Le vent de décembre, 
Me gelait au cou, 
Qu´importait décembre, 
Si c´était pour vous..."

Mais "l'amour fou" peut vaincre tous les obstacles, et la route a été franchie : on le perçoit à travers l'emploi des temps variés du passé : "Elle fut longue la route, 
Mais je l´ai faite, la route, 
Celle-là, qui menait jusqu´à vous..."

Toutes les peines et toutes les difficultés importaient peu, face à cette attente et cet amour du public : "quelques mauvais apôtres, ...l'hiver ou la neige à mon cou" ne pouvaient arrêter ce bonheur...

L'énumération qui suit traduit, pourtant, une attente déçue, une sorte de désaffection du public, avec l'emploi de la négation : "Mais tant d'hivers et d'automnes 
De nuits, de jours, et personne, 
Vous n´étiez jamais au rendez-vous". 

Des expressions très fortes restituent, alors, un désarroi :"perdant courage, 
Soudain, me prenait la rage, 
Mon Dieu, que j´avais besoin de vous, Que le Diable vous emporte..."
Dieu et Diable sont, ainsi,  convoqués pour insister sur une forme d'exaspération d'un amour déçu.

La chanteuse renonçait alors, se montrait "infidèle", mais pour revenir vers ce public qui était sa raison de vivre.
Le vocabulaire de l'affectivité fait alterner, ensuite, "larmes et sourire", contraste saisissant qui nous montre les désordres et les tourments de l'amour.

L'adjectif "doux" répété insiste bien sur la force des sentiments associés à un sourire de la foule. Et une "larme" de ce public suscite une sorte de communion puisque la chanteuse elle-même en "pleure d'amour".

Le dernier couplet évoque un moment privilégié, avec l'utilisation du singulier et de l'article indéfini : "un soir, en septembre", la chanteuse a perçu l'attente de ce public, sa confiance "vous étiez venus m'attendre".

Et elle a compris cet amour irrépressible qui était le sien, atteignant une plénitude, un bonheur absolu...

La quête peut, alors s'arrêter "J´avais fini mon voyage, 
Et j´ai posé mes bagages."

La phrase "je vous remercie de vous", dans sa simplicité, son élégance, restitue toute le gratitude de la chanteuse envers son public.

Le refrain revient inlassablement, pour insister sur cette relation d'exception : "ma plus belle histoire d'amour, c'est vous ".

La mélodie légère et douce, et la voix pleine d'émotions de Barbara soulignent toute la force et la tendresse de cet amour...

 

 

Le texte :
 
http://www.paroles.net/daphne/paroles-ma-plus-belle-histoire-d-amour-c-est-vous





 

 

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 14:08
Alcôves à partager...

 

 

 

Nos amis anglais se signalent souvent par leur originalité et leur singularité, un besoin, sans doute, de se démarquer assez fréquent chez les insulaires...

Mais, en l'occurrence, on est effrayé par cette pratique nouvelle qui connaît un bel essor outre-Manche : la colocation de chambres...

Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures du 9 mars 2016, sur France 2, nous en apprend un peu plus sur cette pratique ultra-libérale.

Les colocataires sont invités à partager non pas un appartement ou une maison , mais une simple chambre et parfois un seul lit !

Le prix de ces colocations de chambres atteint tout de même la coquette somme de 460 euros par mois et par personne : au pays de l'ultra-libéralisme, tout est possible et certains propriétaires peuvent s'enrichir, en louant une simple chambre !

Trois, quatre personnes entassées dans une seule chambre, c'est une façon, effectivement d'optimiser l'espace...

Deux jeunes filles paient même 750 euros pour partager un seul et même lit !

Le partage est à l'honneur, mais ce partage enrichit surtout ceux qu'on peut bien appeler, en la circonstance, des marchands de sommeil.

Une exploitation de salariés jeunes se met, ainsi, en place, une exploitation éhontée et scandaleuse : l'argent devient donc le moteur essentiel de nos sociétés, au détriment du bien-être, et du bonheur de chacun.

Les plus riches s'enrichissent et les plus pauvres, des salariés, des jeunes gens paient le prix fort pour se loger et survivre.

Ce modèle britannique fait froid dans le dos : il paraîtrait que cet usage pourrait même être prochainement exporté en France...

Messieurs les Anglais, vous qui adorez tant critiquer la France, vous qui vous gaussez de nos moeurs, de nos "dysfonctionnements", vous devriez  prendre conscience de l'inhumanité de ces usages : de telles pratiques où l'on entasse des gens dans de minuscules espaces nous renvoient au Moyen âge.

L'ultra-libéralisme conduit, ainsi, aux pires régressions, vers un monde où l'être humain est exploité à outrance, dans son travail, mais aussi dans les dépenses qu'il est amené à engager pour vivre et se loger.

Ce modèle, nous n'en voulons pas, nous ne pouvons et nous ne devons pas l'accepter : des jeunes gens, des expatriés qui éprouvent des difficultés à trouver du travail sont, ainsi, honteusement exploités.

Les propriétaires qui louent ces chambres ont trouvé, là, un bon filon pour prospérer, mais on ne peut que les plaindre de se livrer à une telle exploitation des êtres humains...

 

Ce modèle ultra-libéral génère nombre de difficultés, de misères et d'aberrations : il ne cesse d'aggraver les inégalités.

 

 

Le reportage du 20 heures sur France 2 :

 

http://www.francetvinfo.fr/economie/immobilier/londres-dormir-dans-la-meme-chambre-pour-payer-moins-cher_1352391.html

 


http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/video-le-royaume-uni-adore-critiquer-la-france-et-pourtant_716617.html
 

 

 

Alcôves à partager...
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