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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 13:35
J'ai été googuelisée...

 

 

 

Google nous suit et nous poursuit partout, sur internet, et nous ne pouvons guère y échapper : ce moteur de recherches particulièrement performant nous accompagne, et nous guide maintes fois, sur la toile.

 

Il y a quelques jours, j'ai été étonnée de constater que mon accès à Google était soudainement bloqué, je ne sais par quelle opération mystérieuse.

 

Mon icône Google ne fonctionnait plus, et bientôt, je me suis rendu compte que Google avait été désinstallé de mon ordinateur, puisque je ne le retrouvais plus dans la liste des programmes.

 

J'ai donc utilisé un autre moteur de recherches pour essayer de télécharger à nouveau Google, mais je dois dire que les fonctionnalités me semblaient moins performantes, d'autant que cet autre moteur de recherches s'est retrouvé également bloqué.

 

Internet réserve ainsi, parfois, des surprises : grâce aux conseils avisés et patients d'un de mes neveux, j'ai tout de même pu récupérer mes moteurs de recherche, en les téléchargeant à nouveau...

 

A cette occasion, j'ai vraiment réalisé l'importance grandissante que prend, dans notre quotidien, ce moteur de recherche : Google... facile d'utilisation, performant, pratique... on éprouve des difficultés à s'en passer...

 

Ne sommes-nous pas tous "googuelisés" ? Comme le personnage d'Orgon, dans la célèbre pièce de Molière était Tartuffié, soumis à l'influence d'un faux dévot dangereux, nous voilà prisonniers de Google, et devenus des êtres voués à suivre les chemins de Google !

 

Nous voilà enfermés et englués dans la toile de Google, de quoi créer un nouveau verbe : "googueliser".

Un néologisme qui en dit long sur l'influence de ce moteur de recherche dans nos vies...

 

Par curiosité, je suis allée vérifier si un verbe de ce type était répertorié : il existe bien un verbe "googliser", qui signifie "rechercher des informations sur Google"...

Il existe, même, un autre mot "googler", qui a un sens proche: "enquêter sur une personne, une marque ou une entreprise en saisissant son nom dans un moteur de recherche."

 

Et désormais, le verbe "googueliser" semble inévitable, tant ce moteur de recherche "Google" s'impose à nous.

On serait tenté de découvrir d'autres sites de recherche pour échapper à ce quasi-monopole de Google.

Mais sont-ils aussi performants ?

Qui utilise d'autres sites ? En connaissez-vous ?

Google est un merveilleux outil de recherches et de connaissances, qui prend de plus en plus d'importance, et nous éprouvons des difficultés à trouver un équivalent.


La "googuelisation" de notre monde est en marche et il est probable que nous assistons, seulement, au début de cette emprise...

GoogleMaps et GoogleEarth, Google +, nous voyons se développer  une multitude de ressources gérées par ce moteur de recherches.

L'empire Google exerce une domination sur nos vies et nos esprits, l'empire Google nous envoûte et nous subjugue...

 

 

 

 

 

J'ai été googuelisée...
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 12:32
John Lennon, the dreamer...

 

 

 

 

Un air de musique que tout le monde connaît ou reconnaît, une chanson qui a fait le tour du monde, une chanson dans laquelle le poète rêve d'un monde meilleur...

 

"Imagine !" dit le poète, il suffirait de supprimer de vaines croyances, comme le suggèrent les négations employées : "no heaven, aucun paradis, no hell, aucun enfer."

 

Et il faudrait garder à l'esprit seulement la beauté du ciel, au dessus de nous tous, pour réunir et rassembler le monde... "Above us, only sky."

 

L'utilisation du pluriel "all the people" marque une harmonie retrouvée, un désir d'union, enfin !

 

Et le poète souligne toute l'importance du présent dans lequel il faut vivre, car seuls le présent et la vie comptent :

"Imagine all the people,

Imagine tous les gens,
Living for today...
Vivant pour aujourd'hui..."

 

Le poète déroule, ensuite, tout ce qui sépare et désunit les êtres humains : "no countries, nothing, no religions", et, à nouveau, il a recours à de nombreuses négations, pour mettre en évidence l'inanité de tout ce qui divise les humains, des pays différents, des religions, pour lesquelles certains sont prêts à "tuer ou mourir", "kill or die".

 

Il imagine un monde de "paix."

Le poète se reconnaît comme "un rêveur", "a dreamer", et s'adressant à chacun de nous, grâce à la deuxième personne du singulier, il nous invite à le rejoindre dans ses rêves : 

"I hope some day you'll join us,
J'espère qu'un jour tu nous rejoindras,
And the world will live as one.
Et que le monde vivra uni..."

Rêvons à ce monde "sans possessions", "sans besoin d'avidité ou de faim", un monde de fraternité...

Un monde de partage et d'union...

"Imagine all the people,
Imagine tous les gens,
Sharing all the world...
Partageant tout le monde..."

 

Mais qui ne rêve de cette fraternité, qui ne rêve d'un monde apaisé et serein ?

"Je ne suis pas le seul à faire ce rêve", dit le poète, et "j'espère qu'un jour tu nous rejoindras"...

On perçoit toute l'universalité du texte, à travers cet emploi réitéré de la deuxième personne du singulier. Nous sommes tous concernés par cet appel à l'union, la fraternité...

La mélodie nous invite, aussi, à une forme d'harmonie retrouvée : doucement rythmée, elle nous conduit vers un crescendo d'apaisement.

 

Ecrite et composée en 1971 par John Lennon, cette chanson a été reprise maintes fois...

 

Il suffit juste d'imaginer...


 

 

 

Le texte :

 

http://www.lacoccinelle.net/243444.html

 

 

 

 

 

 

 

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 14:30
Terrorisme à Bruxelles...

 

 

 

Comme à Paris en Novembre 2015, des actions concertées ont visé, aujourd'hui, la capitale Belge, faisant de nombreuses victimes : attentat suicide à l'aéroport, explosions dans le métro bruxellois.

 

Des scènes d'horreur, encore, dans des lieux qui ont été choisis par les terroristes pour frapper le maximum de voyageurs.

 

On retrouve comme à Paris, une volonté de semer la panique et la terreur, puisque deux moyens de transport ont été la cible d'attaques violentes, presque simultanées.

 

Un terrorisme organisé, planifié avec des armes de guerre, encore, un terrorisme aveugle qui atteint des victimes innocentes, des gens qui partent travailler, en début de journée puisque ces attentats se sont déroulés vers 8 heures, le matin, aux heures de pointe.

 

Désormais, la ville de Bruxelles est bouclée, pour tenter de retrouver les terroristes qui ont perpétré ces attentats.

 

Dès lors, on ne peut que constater la fragilité de nos sociétés, dans la mesure où les endroits qui devraient être les plus surveillés, comme le métro, un aéroport ont subi, malgré des mesures de sécurité, des attaques coordonnées.

 

La difficulté est que ces terroristes vivent parfois, au coeur même de nos cités : on a vu que Salah Abdeslam avait bénéficié de soutiens et d'appuis, avant son arrestation, il y a quelques jours.

 

La menace terroriste est à son comble et malgré les nombreuses règles de sécurité mises en oeuvre, il est difficile de prévenir des attentats et de surveiller tous les lieux publics.

 

Des scènes de chaos et de panique dans le métro, la ville de Bruxelles à l'arrêt, paralysée... c'est une journée de terreur qu'ont vécue les Belges de la capitale.

 

Difficile de lutter contre ce terrorisme aveugle qui vient frapper des villes, par l'intermédiaire de djihadistes qui vivent au sein de la population, qui se fondent dans la masse et qui opèrent à l'intérieur même des pays visés.

Difficile de prévenir cette violence de terroristes façonnés et entraînés pour semer la mort, la peur et la haine.

 

Les Européens, tous les "infidèles", selon une terminologie ancienne, sont désormais des cibles désignées de ces islamistes intégristes qui usent d'armes de guerre, pour atteindre des citoyens paisibles, sans défense, dans des lieux de grande affluence.

 

Face à la menace, il faut faire en sorte de démanteler tous les réseaux de terroristes, qui sont particulièrement actifs en Belgique : on peut voir, d'ailleurs, dans ces attaques, une réaction après l'arrestation de Salah Abdeslam, il semble que ses complices aient agi, en réponse et en représailles à cet événement récent.

 

Les foyers djihadistes implantés dans la capitale Belge ont fourni des contingents lors des attentats de Paris en 2015, et ils continuent à semer la haine et la mort, dans le pays même qui les a accueillis et nourris.

 

 

 

 

 

Terrorisme à Bruxelles...
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 11:26
Une volute de bourdonnements...

 

 

 

Pour le plaisir des mots...

 


"Une petite mouche dorée, entrée avec Eumée, dessina sur le silence une volute de bourdonnements". 


C'est ainsi que Giono évoque le vol d'une simple mouche dans un de ses romans intitulé Naissance de l'Odyssée...


Le mot "volute" issu d'un verbe latin "volvo", "rouler, s'enrouler" dessine sous nos yeux de belles spirales, des arrondis, des motifs voluptueux...


Ce nom peut désigner, tout d'abord, un ornement du chapiteau de la colonne ionique, en forme de spirale. 


Il peut évoquer aussi les enroulements d'une coquille d'escargot, ou encore, des tourbillons de fumées, de brumes...
 
Il peut suggérer les mouvements d'un insecte, comme dans l'extrait de Giono.
 
Avec sa douce fricative initiale, sa dentale "t", ses voyelles en forme d'arrondi, ce mot nous fait voir la pureté et l'harmonie de ces ornements.
 
Les colonnes ioniques montrent, sur leur sommet, des rouleaux de vagues, des tourbillons de blancheurs de marbres. Sous ces rouleaux, on voit se dessiner des palmes aux motifs délicats : élégance, simplicité font de ces hauts de colonnes de vraies oeuvres d'art.

On entrevoit des ellipses, des vagues déferlantes, des enroulements de papyrus, des boucles...
 
Le mot fait songer, aussi, à des enroulements de vagues, sur la mer, la mer qui roule et déroule mille replis, aux reflets ondoyants : les ondulations de la mer ne dessinent-elles pas des volutes infinies ?
 
Ce nom fait surgir des images de brumes vaporeuses qui enveloppent les paysages dans des tournoiements laiteux.

Des volutes de fumée s'évanouissent dans l'air, créant des arabesques, des cercles, des courbes sinueuses, des méandres infinis...

Des volutes de feuillages, de lierre ornent les murs dans des tourbillons de verts, Des volutes de fleurs s'épanouissent dans les jardins.

Certains instruments se parent de volutes somptueuses : luth, violes et violons...

 Dans le texte de Giono, c'est une mouche qui dessine des volutes, et on voit se mêler sensations visuelle et auditive, dans une belle harmonie poétique.


Ce mot aux sonorités évocatrices suggère des formes somptueuses, des envols de brume ou de fumées, des figures aériennes...


 
 

 

 

 

 

 

 

Une volute de bourdonnements...
Une volute de bourdonnements...
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 12:15
Au clair de la lumerotte...

 

 

 

Pour le plaisir des mots : semaine de la langue française et de la francophonie...

 

La lumerotte, petite lumière, nous séduit de son charme enfantin et discret...

Elle est discrète, la lumerotte, elle est légère, fragile, evanescente et somptueuse, en même temps.

 

Labiale "m", gutturale "r", dentales "t" nous font voir de petits éclats lumineux, des brillances feutrées et douces...

Les différentes voyelles font danser le mot :"u, e, o", comme pour évoquer une flamme qui bascule...

 

Voilà un mot dont le lointain ancêtre latin "lumen" a été recomposé avec un suffixe de diminutif.

"Lucide, luciole, translucide, élucider, lumière, lumineux, illumination, allumette, luminescence, lumignon", de nombreux mots français sont issus de ce radical...

 

Ainsi, les mots anciens reprennent vie, grâce à des préfixes ou des suffixes.

Lumières vacillantes de bougies dans des citrouilles dorées, les lumerottes créent des ambiances pleines d'harmonies et de douceurs, des ombres légères, des éclats hésitants et tremblants.

 

La lumerotte est soeur de la "loupiote", bien connue chez nous, et qui désigne, aussi, une petite lampe, ou une bougie.

 

Que cette lumière est légère et subtile !

Des lunes douces, tamisées se profilent à l'intérieur de cette lampe improvisée.

 

Des couleurs orangées de flammes rousses se libèrent.... Le décor, tout autour, devient dansant et vacillant, la lumière s'anime, virevolte, s'épanouit...

 

La lumerotte fournit un semblant de jour qui apaise : petite, ondoyante, elle si discrète !

La lumerotte rassure, apporte un réconfort à celui qui redoute la pénombre...

 

Juste assez de lumière, pour ne pas être effrayé par l'obscurité de la nuit !

 

Juste assez de couleurs, pour s'éclairer de douces lueurs d'automne !

 

Juste assez d'éclats, pour que l'enfant s'endorme dans une demi-obscurité, teintée de lueurs rouges !

 

Ce mot, venu de Belgique, nous charme par sa composition, son étrangeté, son mystère...

 

 

 

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française... Dis-moi dix mots...

 

Ressources :

 

http://www.dailymotion.com/video/x38e1hk

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots

 

Au clair de la lumerotte...
Au clair de la lumerotte...
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 12:20
Avant qu'il ne soit trop tard, il faut sauver les abeilles !

 

 

 

"Doux comme le miel", "μελιηδης"disait le poète Homère, pour évoquer des paroles, du vin, des fruits, soulignant, ainsi, les bienfaits de cette substance divine que nous offrent les abeilles...

 

Avez-vous déjà goûté du miel de lavande de Provence ? Un miel onctueux, d'un blond léger, au parfum unique, un miel savoureux aux teintes dorées, un miel aux mille vertus, dont on aime les saveurs légères, un condensé de soleils et de lumières...

Les miels d'acacia, de thym, de romarin comportent, aussi, des vertus et des goûts spécifiques.

 

Or, les abeilles qui sont à l'origine de ce nectar divin, sont de plus en plus menacées par l'emploi de produits à base de néonicotinoïdes.

 

Les pesticides utilisés dans l'agriculture intensive sont en train d'anéantir ces pollinisateurs et notre ministre de l'agriculture refuse encore d'interdire ces substances délétères. Stéphane Le Foll encourage même les parlementaires à éviter "l'interdiction brutale" des insecticides néonicotinoïdes, dans le projet de loi sur la biodiversité qui doit être débattu cette semaine à l'Assemblée.

 

On le sait... les abeilles sont en danger : depuis des années, des colonies entières sont décimées en raison d'une agriculture intensive, de la monoculture, et de l'utilisation de ces pesticides.

Certains miels sont eux-mêmes pollués  et contiennent des résidus dangereux, il est donc urgent d'agir pour interdire ces substances délétères.

 

En Californie, grande région productrice d'amandes, le problème commence à devenir préoccupant, car des colonies entières d'abeilles sont en voie d'extinction...

Partout, l'usage intensif de produits chimiques pollue les cultures, provoque des déséquilibres, et peut aboutir à l'irrémédiable : la disparition des abeilles...

 

Les néonicotinoïdes sont une famille de composants d’insecticides, dérivés de la nicotine : on imagine l'effet dévastateur de la nicotine sur des insectes fragiles, comme les abeilles !

Quand on connaît les ravages de la nicotine sur l'homme, on ne s'étonnera pas des menaces qui pèsent sur la survie des abeilles.

 

Malheureusement, ces produits neurotoxiques continuent à être employés massivement dans l'agriculture, ils anéantissent les pollinisateurs inoffensifs que sont les abeilles, en provoquant désorientation, infertilité et bien d’autres effets nocifs...

 

Le ministre de l'agriculture, pour refuser l'interdiction de ces produits dangereux, vient de se retrancher derrière l'Europe et ses règlements, il affirme que l'action de son ministère "ne peut se faire en créant des distorsions entre les agriculteurs français et le reste des agriculteurs européens et que la politique française  doit se conduire au bon niveau, au niveau européen".

Dans ce domaine, encore, l'Europe a bon dos...

 

On imagine, qu'en la circonstance, le lobbying bat son plein, et que nombre d'intérêts sont en jeu, dans cette bataille contre les pesticides.

Ainsi, des intérêts financiers colossaux menacent les abeilles et notre planète entière.

Sans les abeilles, plus de pollinisation, sans les abeilles, un grand nombre de cultures sont vouées à l'extinction pure et simple...

Sans les abeilles, l'homme lui-même est menacé car des équilibres écologiques essentiels sont mis en péril.
 

 

 

 

Une pétition urgente à signer : 

 

https://secure.avaaz.org/fr/abeilles_france_neonicotinoides_rb/?bvvohcb&v=74020&cl=9663702219

 

Un reportage sur la Californie :

 

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/abeilles-le-declin-touche-desormais-les-etats-unis_1359695.html

 

 

 

Avant qu'il ne soit trop tard, il faut sauver les abeilles !
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 12:58
Notre monde technologique devient fou...

 

 

 

Notre monde devient fou, il s'emballe, il nous emporte dans un flot d'informations et d'innovations perpétuelles, auxquelles on ne peut échapper.

 

La TNT, haute définition, la 5 G qui nous est promise, bientôt la reconnaissance faciale, la disparition de l'argent liquide, le paiement par téléphone portable, la suppression programmée du téléphone fixe...

 

Des voitures de plus en plus sophistiquées où l'électronique, l'informatique et la robotique prennent le relai du conducteur...

 

Des ordinateurs et des téléphones portables de plus en plus rapides :  on pourra bientôt télécharger un film, en une seconde, ou encore voir ses interlocuteurs par l'intermédiaire d'hologrammes.

Les téléviseurs à écrans géants ou incurvés, ultra HD, ultra-fins, les télécommandes universelles...

Un monde ultra-connecté nous attend, un monde où l'artifice va régner en maître, un monde où les progrès vont s'imposer dans tous les domaines...

 

Et on ne nous laisse pas le choix : impossible, dorénavant, de trouver un véhicule neuf, avec un lève-vitres manuel !

Impossible de se procurer un véhicule qui ne soit pas connecté à l'informatique !

Cette fuite en avant paraît terrifiante.

 

L'homme sera-t-il capable, face à cette déferlante, de conserver ses compétences ?

Une technicité de plus en plus grande nous envahit, et elle ne cesse de croître, tous les jours naissent de nouveaux systèmes, de nouvelles applications.

Un monde robotisé à l'extrême est-il souhaitable ?

L'hyper-connexion nous menace, nous risquons d'en perdre le contact avec la réalité...

 

Bientôt un compteur électrique, intelligent, contrôlera nos consommations, un compteur dont on ne connaît pas bien encore les incidences possibles sur la santé.... un compteur qui va être à l'origine de suppressions d'emplois, avec la disparition pogrammée de techniciens EDF.

 

Dans le domaine de l'agriculture, toujours plus productive, les pesticides polluent la planète, et ils sont de plus en plus nombreux...

 

Le clonage des animaux pratiqué dans certains pays suscite nombre de dérives et d'inquiétudes.

Certes, la médecine a progressé, mais de nombreux médicaments lancés sur le marché ne sont pas fiables, certains sont à l'origine de troubles graves, comme le médiator.

 

Partout, le profit régente nos sociétés et on assiste à une fuite en avant qui conduit les être humains à une folie surconsommatrice...

Il semble que l'être humain soit incapable de maîtriser ce monde technologique qui s'emballe : pourrons-nous garder notre liberté face à une telle déferlante de progrès à double tranchant ?

Serons-nous capables de nous préserver de tant de dérives ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre monde technologique devient fou...
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 14:14
Le fada de l'Estaque...

 

 

 

 

Pour qui connaît un peu Marseille, ses habitants et le parler de Provence, le mot "fada" est souvent utilisé, dans le sud, comme un terme à la fois familier et sympathique...

 

Ce mot peut, d'ailleurs, à Marseille ou à l'Estaque, se décliner sous une autre forme : "espèce de fadasse !", pourra-t-on dire, parfois, à quelqu'un qui raconte des bêtises ou des fadaises.

 

Ces termes "fada, fadasse" méritent, comme il se doit, d'être prononcés avec l'accent du cru, en insistant sur la voyelle "a", pour donner encore plus de poids à ces insultes plutôt bienveillantes et même chaleureuses.

 

On peut, aussi, entendre, à Marseille, cette atténuation affectueuse : "fadoli !", et dans ce cas, l'accent se fait plus insistant sur la voyelle "o"...

 

Le "fada", c'est le simple d'esprit, le fou... mais, comme il est d'usage à Marseille, d'exagérer et d'amplifier nombre d'expressions, il ne faut pas vraiment prendre le mot au pied de la lettre.

Il s'agit, en fait, souvent d' une appellation pleine de tendresse...

 

Ce terme pourrait, ainsi provenir du latin "fata", "la déesse de la destinée", à rapprocher du nom de la "fée", issu d'un verbe "for, fari" : "dire, parler", la fée étant celle qui dit et dicte les destins par avance.

 

Le "fada" peut donc désigner celui qui est touché par les fées, à l'origine, un simple d'esprit, celui qui regarde le monde avec un oeil naïf et nouveau.

 

Cette relation avec les fées rend le "fada" plutôt aimable, attirant et sympathique.

 

Le fada sort du lot, il se démarque, c'est un original... "la maison du fada", c'est ainsi que les marseillais ont appelé l'immeuble construit par Le Corbusier, entre 1947 et 1952, un immeuble futuriste, pour l'époque.

 

Les Marseillais et les provençaux cultivent, ainsi, un langage savoureux, des expressions souvent amusantes et pleines de charmes.

"Feignasse, frotadou, balèse, ballèti, bancaou, barjaquer, bisquer, main de pâti, malon", autant de mots savoureux à découvrir...

 

Des mots qui sont, pour moi, des mots d'enfance puisque je suis née à Marseille, plus précisément à l'Estaque, petit port de pêche, si pittoresque, connu de tous.

 

Des mots simples, des mots de tous les jours...

 

Des mots qui rayonnent, qui évoquent le soleil, la lumière, la mer, ses embruns, ses couleurs changeantes et moirées, des paysages du sud, des collines parfumées de thym, des senteurs marines toutes proches...

 

Des mots qui chantent la langue du sud, qui nous font entendre des accents chaleureux, pleins de bonhommie et de tendresse...

 

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française...

Ressource :

 

http://dai.ly/x38e1e5

 

 

Le lexique du parler marseillais :

 

http://parler.marseillais.overblog.com/lexique-du-parler-marseillais

 

 

 

 

Photos : Christelle

L'Estaque

L'Estaque

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 12:26
Des mots pour la France d'ici et d'ailleurs...

 
 

 

Célébrons ce "verbe" français, cette verve unique, ce bonheur de dire et d'exprimer mille nuances...

Célébrons ce parler pittoresque et ancien, ce bel héritage qui est le nôtre.

 

La langue française s'éparpille : présente dans de nombreux pays, elle est riche de mots si divers et si variés !

Il est étonnant de découvrir des mots insolites, nouveaux, qui nous font voyager, et nous montrent toute l'expressivité de notre langue.

 

Ce vocabulaire nous intrigue par certains particularismes et nous invite à la découverte de terres inconnues...

Notre langue devient, ainsi, objet d'émerveillements et de surprises : on y perçoit des trésors d'inventivité, grâce à différentes dérivations.

 

On est sensible, alors, à un certain exotisme dans ces mots qui nous étonnent, qui évoquent, parfois, des pays et des climats lointains...

 

La LUMEROTTE, venue du nord, nous éclaire de sa petite lueur et de ses sonorités qui dansent : le suffixe de diminutif lui confère un charme enfantin et mystérieux. Labiale, gutturale, dentale s'égrènent, dans ce joli mot empli de poésie !

 

La DRACHE recouvre, soudain, l'horizon de ses averses sombres, elle tombe avec violence, comme le suggère la brièveté du mot : aussitôt, on voit le plat pays, la Belgique, traversée de pluies brusques et ombrageuses ... nous voilà passés de la lumière à l'ombre !

 

La RISTRETTE nous emmène vers la Suisse : elle se pare, elle aussi, d'un suffixe de diminutif pour évoquer "un petit noir" bien serré... Le mot nous réveille de ses sonorités éclatantes de gutturale, sifflante, dentale "t" réitérée.

 

De quoi être VIGOUSSE, dès le petit matin ! Adjectif expressif, s'il en est, puisqu'il évoque une grande vigueur, grâce à ses sonorités variées de fricative, de gutturale et de sifflante...

 

La POUDRERIE, quant à elle, nous fait voyager vers des pays de neige, aux hivers rigoureux, des pays où le vent emporte des embruns glacés et les accumule sur le sol : la poudrerie évoque, bien sûr, également, la poudreuse, jolis mots volatiles et aériens, jolis mots qui font virevolter une neige blanche de lys !

 

Le DÉPANNEUR pourra, si la neige est trop dense, permettre, aussi, quelques courses rapides, près de chez soi...

 

Des pays froids et glacés, nous voilà, soudainement, transportés en TAP-TAP vers Haïti : le mot, sous forme d'onomatopée, évoque  et suggère, à merveille, les cahots de ces autocars, inconfortables mais pleins d'animation et de vie, qui sillonnent ce pays.

 

Au Congo, les CHAMPAGNÉS nous feront, peut être, bon accueil, et nous pourrons, ainsi, côtoyer des gens d'influence qui boivent du Champagne, dans des flûtes effilées... Mais ces champagnés nous rappellent un personnage tristement célèbre, nommé CHAMPAGNE, croqué par La Bruyère... type même de l'égoïste, se perdant dans "les douces fumées d'un vin d'Avenay ou de Sillery"...

 

Et la France, elle-même, nous réserve bien des surprises : dans le sud, du côté de Marseille et de l'Estaque, on pourra rencontrer un FADA pittoresque, au parler enjoué, un de ces fous sympathiques qui racontent des histoires à dormir debout, avec un bagou incroyable.

 

A l'inverse, on évitera les CHAFOUINS, ces hypocrites, à tête de chat et de fouine, ces êtres ambigus et malsains qui se cachent sous des apparences trompeuses. Le mot, avec sa chuintante initiale, sa fricative "f", pleines de délicatesse et de charmes, semble mimer la feinte douceur de ces personnages : ne nous y fions pas et détournons-nous de ces vils hypocrites. Ils nous rappellent "ces chattemites", que dénonce Rabelais, ces personnes fourbes, rusées, ces "cagots", ces "cafards" que l'humaniste poursuit de sa vindicte et qu'il fustige souvent... Fuyons les chattemites et les chafouins !

 

Nous aurons fait, alors, un tour amusant et pittoresque de la Francophonie !

 

 

 

 

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française : dix mots pour le dire...

 

Ressources :

 

 

http://dai.ly/x38e1e5

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/depliant

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots

 

Le texte de La Bruyère :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:La_Bruy%C3%A8re_-_Les_Caract%C3%A8res,_Flammarion,_1880.djvu/145

 

Des mots pour la France d'ici et d'ailleurs...
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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 11:07
Esquisses de fleurs...

 

 

Efflorescences de roses, verts légers et subtils... glacis brillants de lumières... esquisses de fleurs...

Festons, guirlandes de turgescences...

 

Merveille de l'éveil de la nature, merveille des teintes brunes et pâles qui s'entrelacent, merveille des éclats glacés et lustrés des boutons qui surgissent.

 

Les arbres de l'hiver commencent à nous promettre des fleurs à venir : des bourgeons apparaissent, gonflés de sève, aux teintes variées d'opale, de bruns, de chrysanlines.

 

Des bourgeons lustrés de lumières, aux formes oblongues ou arrondies, des promesses de fleurs attendues...

 

Sur les branches noircies de l'hiver, naissent des embruns roses pâles, des écumes de rouilles vernissées.

 

On entrevoit la fleur à venir, des teintes éclaboussées de lumières, des pâleurs, des brillances.

 

Bientôt, des floraisons, des feuilles nouvelles, bientôt des parfums qui flottent dans l'air et s'épanouissent pour atténuer les rigueurs de l'hiver.

 

Bientôt, des éblouissements de soleils, des clartés redoublées...

 

Bientôt, des éclosions de fleurs qui embaument les jardins...

 

Merveille de l'éveil de la nature, merveille des teintes brunes et pâles qui s'entrelacent, merveille des éclats glacés et lustrés des boutons qui surgissent...

 

Les bourgeons s'auréolent d'or, ils reflètent la lumière, la répercutent, ils sont l'image même du renouveau, du printemps qui s'annonce.

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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