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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 12:38
Condamné à 10 ans de prison pour athéisme...

 

 

 

 

Mais dans quel monde vivons nous ? Un monde fracturé, divisé, comme jamais : en Arabie Saoudite, l'athéisme est assimilé à du terrorisme...  un jeune homme de 28 ans a été, ainsi, condamné à 10 ans de prison et 2000 coups de fouet... parce qu'il ne croit pas en Dieu et qu'il a osé l'affirmer publiquement sur Twitter...

 

Pour le royaume wahhabite, celui qui ne croit pas en Dieu, celui qu'on nomme un mécréant est, donc, considéré comme un terroriste !

Dans ce pays, le fanatisme, l'intolérance religieuse conduisent aux pires extrémités : on condamne et on exclut irrémédiablement ceux qui sont différents, ceux qui ne se soumettent pas à la croyance officielle.

 

La religion placée sur un piédestal, les athées, les impies, les hérétiques recherchés et poursuivis par l'Inquisition... c'est, pour nous, un passé révolu.

Depuis le combat mené par les philosophes des Lumières, Voltaire, Montesquieu, Diderot, Rousseau, chacun a le droit d'avoir ses propres convictions, selon les principes mêmes de la loi de la laïcité instituée en 1905.

 

La femme soumise à l'homme, considérée comme une mineure, c'est, aussi, pour nos sociétés, un passé que nous voulons oublier.

La femme peut être, désormais, l'égale de l'homme, elle a conquis, après des siècles d'asservissement, une liberté qui lui permet de s'épanouir, comme elle le désire.

L'Islam doit, ainsi, combler des siècles de retard et évoluer vers un humanisme fait de tolérance, d'égalité, d'ouverture sur le monde.

 

Par ailleurs, si les islamistes voient dans l'athéisme un danger terroriste, ne sommes-nous pas tous perçus comme des terroristes en puissance, et ne devenons-nous pas, par là-même, des ennemis de l'Islam ?

Ne sommes-nous pas tous visés par une secte religieuse qui veut s'emparer de nos esprits ?

Ne sommes-nous pas tous coupables, selon cet Islam, de ne pas croire en un Dieu tout puissant ?

Nous serions, donc, tous passibles de peines de prison, et de multiples condamnations, nous sommes tous des "mécréants" !

 

Pouvons-nous le concevoir et l'admettre ?

On perçoit toute l'horreur d'une telle inversion des valeurs : un islamiste est, dans ce cas, pleinement justifié à venir commettre des attentats terroristes contre tous les mécréants que nous sommes.

Comment ne pas être terrifié par une religion qui condamne tous les mécréants à la relégation, l'exclusion ?

 

On le voit : l'Islam doit évoluer, il ne peut en rester à une vision arriérée du monde où les gens sont poursuivis, traqués pour leur impiété.

 

La femme ne peut plus être tenue sous le joug de l'homme, soumise à un esclavage qui la rabaisse et l'avilit :  elle est un être humain, à part entière, à l'égal de l'homme, elle doit avoir les mêmes droits...

L'Islam ne peut plus en rester à une vision dépassée et étriquée du monde.

 

Et c'est bien cette évolution que réclament certains musulmans eux-mêmes, cette évolution est nécessaire, faute de quoi, nous ne pourrons jamais vivre dans un monde apaisé...

Si l'Islam radical n'évolue pas, nous sommes tous condamnés à la division, la discorde et la guerre.

Et, si nous continuons à encourager cet Islam, si nous persistons à lui vendre des armes, à le flatter, nous sommes, nous-mêmes, dans l'incohérence la plus totale.

 

 

Source :

 

http://www.marianne.net/arabie-saoudite-10-ans-prison-2000-coups-fouet-atheisme-100240672.html

 

 

 

 

Condamné à 10 ans de prison pour athéisme...
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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 11:04
Jardin d'hiver sous la pluie...

 

 



Le jardin, encerclé de nuées sombres, est soudain solitaire... Une pluie fine a chassé les promeneurs. Seules deux ou trois silhouettes lointaines, fugitives, sous de larges parapluies, déambulent sous le ciel gris de nuages....

Le jardin, dès lors, m'appartient : seule, dans les allées du parc déserté, je peux admirer, à loisir, les grands arbres déchiquetés de l'hiver... ils se peuplent de teintes moirées sous la pluie : bruns, noirs, verts de mousse.

Les bancs de marbre, délaissés, étalent des moires d'eaux... sur le sol, des flaques s'animent de fines gouttelettes.

L'herbe resplendit de verdeurs, et semble, soudain, revivre sous la pluie.

Sur le plan d'eau, près des grands cygnes blancs, flottent des vapeurs mystérieuses qui s'enroulent et se déroulent, créant un tableau irréel, comme si ces brumes venaient, à dessein, embellir et envelopper, de leurs volutes majestueuses, les somptueux volatiles...

Le jardin est à moi, il m'appartient tout entier, il m'offre un cadre champêtre digne d'un conte de fée : les grilles dorées de l'entrée, les bancs de marbre, le manège pour enfants, avec son carrosse et ses chevaux.

La pluie, sur le plan d'eau clapote, fait des ronds, elle encercle le paysage et le sublime de ses lueurs moirées.

La pluie exacerbe les teintes des arbres : plus noirs, plus dorés, plus verts...

Des éclats d'eau scintillent sur les fumerolles noires des branches, contraste étonnant de teintes !


Une statue de Diane semble pleurer les larmes de l'hiver, tandis que les arbres déploient leurs ombres brunes sur le ciel gris...




 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Jardin d'hiver sous la pluie...
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 11:12
L'exaltation du MOI...

 



Internet, les réseaux dits de "société" ont bouleversé le comportement des jeunes et des adultes...

Désormais, les adolescents sont, pour la plupart, tous inscrits sur Facebook : de quoi sont-ils donc préoccupés ? Envoyer des photos, accumuler et afficher le nombre le plus important possible de relations. 

Une envie de vedettariat s'empare de chacun, et les adultes ne sont pas en reste, car, eux aussi, sont avides de reconnaissance et de notoriété.

Il s'agit de s'imposer sur des forums, d'acquérir une influence, de se donner en exemple, en exaltant son courage, sa personnalité, ses qualités ou même, parfois, ses manques et ses faiblesses.

Les parents d'élèves, eux aussi, adoptent un comportement de défi, ils n'hésitent pas à encenser leur progéniture, même dans des circonstances où les adolescents ont été pris en défaut.

Le MOI s'impose, sans vergogne, sans retenue : il devient une façon de dominer, d'effacer les autres.

Car le MOI se veut souvent méprisant pour autrui et n'admet guère la contradiction ou la concurrence, le MOI se veut triomphant et superbe.

Il ne tient plus compte des autres, il est plein d'autosatisfaction, et d'orgueil.

Le mépris et le déni des autres deviennent préoccupants, ils passent souvent par internet, les médias modernes, où certains se plaisent à afficher une assurance sans bornes.

Le narcissisme de certains est si démesuré que leur personnalité se dédouble, ils en viennent à parler d'eux-mêmes à la troisième personne ! Leur MOI se dédouble, prend de l'ampleur, déborde et s'emporte dans un délire narcissique inquiétant.

 

Leur MOI devient si envahissant qu'ils ne voient plus les autres et les méprisent... Leur EGO surdimensionné prend des proportions vraiment exorbitantes et illimitées.

Cet EGO boursouflé, autosatisfait, empli d'outrecuidance s'enfle à l'infini.

A penser trop de bien de soi-même, à déborder d'orgueil et de prétention, ces amoureux de l'EGO se dévalorisent eux-mêmes.

 

Internet devient, ainsi, le creuset de jalousies absurdes, de concurrences effrénées...

Le manque de modestie et de retenue de certains prête à rire, ils ne pensent qu'à conquérir, gagner, dépasser les autres.

On est bien dans une société de compétition permanente et les écrans, la diffusion des images amplifient ce phénomène.

Cet esprit de domination gagne du terrain, et la société dans son ensemble est organisée ainsi : les femmes et les hommes politiques se livrent à une surenchère de déclarations tonitruantes, excessives, le monde du travail devient une foire d'empoigne où il s'agit d'écraser l'autre, les forums de discussion voient se déployer des stratégies de domination...

On en vient à une compétition permanente, une surenchère dans les insultes, le mépris, le déni des autres.

Le monde a toujours été ainsi, sans doute, mais internet aggrave considérablement ce phénomène qui se propage à l'infini chez les jeunes, les moins jeunes... ainsi, toute la société est traversée par des rapports de force, d'une violence inouie.

 




 

L'exaltation du MOI...
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 14:15
Il est intelligent et, en plus, il a du coeur...

 

 


Les déclarations des hommes politiques se succèdent et apportent leur lot de surprises et d'étonnements : il y a quelques jours, c'était au tour de Bruno Le Maire de présenter sa candidature aux primaires de la droite, en vue de l'élection présidentielle de 2017.

Et depuis, le candidat Bruno Le Maire multiplie les déclarations auprès des médias : on a droit à un florilège de propos sidérants, mettant en évidence la fatuité et l'autosatisfaction de notre classe politique...

Bruno Le Maire a, d'abord, affirmé que son "intelligence (était) un obstacle" pour devenir président de la République, une trop grande intelligence constituant un handicap pour ce poste...

Puis, invité sur BFMTV, Bruno Le Maire est revenu sur ses propos et a précisé :
"J'ai une formation intellectuelle et j'ai cru pendant très longtemps, que parce qu'on comprenait un problème, on pouvait y apporter des solutions et que l'intelligence permettait d'apporter des solutions... Mais après avoir sillonné le pays et avoir rencontré des gens qui sont confrontés à des difficultés que je n'ai pas connues... il faut bien le constater : c'est une erreur de penser que l'intelligence, seule, peut apporter une réponse aux problèmes des gens. C'est le cœur, c'est le coeur qui permet de comprendre les problèmes et d'y apporter des solutions."

Intelligent, sensible aux difficultés que rencontrent les gens, Bruno Le Maire se présente, donc, comme un candidat rempli de qualités.

Pourtant, à n'en pas douter, il lui en manque  une qui paraît essentielle : la modestie et le sens de la mesure.

Les hommes politiques semblent, ainsi, avoir perdu le contact avec les réalités, et se comportent comme s'ils vivaient dans un monde virtuel, comme si les français pouvaient adhérer à de telles déclarations qui dérapent vers une outrecuidance et une suffisance, hors de propos.

Ces dérapages desservent ceux qui s'en rendent coupables : un homme politique n'est pas là, pour se livrer à un panégyrique personnel, non, il se doit de faire des propositions concrètes, apporter des solutions aux problèmes des gens.

Avec un peu de réalisme, les responsables politiques devraient prendre conscience que les déclarations d'intention ne suffisent plus, et que les français ne peuvent y souscrire.

Décidément, comme je le disais dans un article précédent, la modestie n'est plus une vertu de notre époque : elle a tendance à disparaître, d'autant que les hommes politiques n'en donnent guère l'exemple...

La modestie s'accompagne souvent de retenue, de raison et de réflexion...


De plus, l'intelligence n'est-elle pas, avant tout, une faculté de percevoir, de comprendre et d'appréhender les réactions des gens ?

En se déclarant trop intelligent, et plein de générosité, Bruno Le Maire suscite à la fois la raillerie et la suspicion...


 
La déclaration de Bruno Lemaire :

 http://www.ouest-france.fr/politique/les-republicains/bruno-le-maire-prefere-avoir-du-coeur-quetre-intelligent-4056091



Uu autre article : C'est un modeste

 

http://rosemar.over-blog.com/2016/02/c-est-un-modeste.html

 

Il est intelligent et, en plus, il a du coeur...
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 10:06
La trottinette...

 

 

 

Une photo d'autrefois...


Ma soeur et mon frère sont photographiés, devant la maison de l'Estaque : c'est l'hiver, comme en témoignent les tenues, un petit manteau à capuche pour ma soeur, un bonnet, une cache-nez pour mon frère, vêtu d'une veste épaisse...

Mon frère, qui doit avoir 2 ou 3 ans, tient une trottinette et ma soeur, d'une dizaine d'années, maintient les mains de mon frère sur le guidon de l'engin, afin de l'aider dans sa progression.
Tous deux sont en pantoufles, pour une sortie de courte durée devant le portail de la maison.

A l'arrière, le portail en bois, le mur de briques crues, la barrière qui le surmonte et du linge étendu sur la terrasse...

Un décor modeste, pour une distraction tout aussi modeste : la trottinette connaissait, à l'époque, un grand succès et les garçons jouaient volontiers, en se déplaçant avec une trottinette...

Mon frère paraît visiblement ravi de ce moment de bonheur et de découverte, il sourit malicieusement et se plaît à regarder l'objectif pour la photo.

L'objet est simple : un guidon, une tige, un plateau, deux roues et le plaisir de rouler en douceur, pendant quelques instants, en patinant d'un pied...


Un jouet d'autrefois, qui avait été abandonné et oublié un certain temps, et qu'on a redécouvert, puisqu'il connaît encore un certain succès, auprès des jeunes.
On voit, de plus en plus, dans les parcs, les jardins et même les rues, des enfants et des adolescents se déplacer en trottinette.

On voit même des adultes, des personnes âgées utiliser ce moyen de transport...

La trottinette revient à la mode et il n'est pas rare de croiser un de ces engins, sur les trottoirs des villes.

Le mot lui-même évoque une certaine simplicité, avec ses deux suffixes de diminutifs qui renvoient à l'enfance.

Voilà un joli mot enfantin, avec sa consonne dentale réitérée, ses voyelles variées qui chantent, sa terminaison "-ette", pleine de charmes...

Un mot d'enfance, empli de tendresse, aux sonorités éclatantes et douces, à la fois...

La photo révèle, en tout cas, la joie de mon frère.
Elle montre un moment de détente partagé, une complicité entre ma grande soeur et mon frère.

 

Cette photo en noir et blanc est, aussi, empreinte de poésie, par ses teintes feutrées, par une sorte d'harmonie entre le décor et la trottinette...

Tout y est simple : les sourires pleins de naturel, le geste protecteur de ma soeur, le décor.

Tout y est évident, tendre, sans artifices...


 

 

 

 

 

La trottinette...
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 12:37
Bientôt, la voiture robotisée...

 

 


La voiture robotisée existe déjà : Google l'expérimente dans la Silicon Valley... il s'agit de la Lexus, une voiture sans chauffeur qui se déplace seule, qui s'arrête pour laisser passer les piétons, qui perçoit tous les feux de signalisation.

Un ordinateur et un logiciel sont utilisés pour régler les déplacements du véhicule... une caméra, installée à l'avant, permet de visualiser tous les obstacles.

Ces voitures de Google circulent sur les bases des cartes numériques détaillées de rues que le géant de l'Internet a installées dans leur système afin qu'elles puissent tout anticiper. Elles ne peuvent pas rouler ailleurs que sur ces axes numérisés.


On imagine toutes nos routes quadrillées, encadrées, observées par des systèmes numériques performants, on imagine tous nos déplacements répertoriés, toutes nos sorties en voitures filmées....

Quel cauchemar ! On nous prédit, certes, moins d'accidents mais on perçoit toutes les conséquences d'un tel système : une surveillance permanente des citoyens qui circulent sur les routes, des caméras sur chaque véhicule : le règne de Big Brother est annoncé !

Comment ne pas être angoissé par toutes ces avancées technologiques qui restreignent nos libertés, qui font de nous des êtres privés d'intimité ?

Ne faut-il pas réfléchir à toutes les conséquences de ces progrès ? Ondes magnétiques, appareils de surveillance, perte de certaines compétences : conduire est aussi un geste qui fait appel à la responsabilité de chacun d'entre nous.

Cet avenir là paraît effrayant car il ne laisse plus guère d'autonomie à l'être humain : sommes-nous destinés à devenir des semi-robots assistés par toutes sortes d'appareils sophistiqués ?

Allons nous perdre toutes sortes de gestes, de compétences personnelles, pour nous laisser guider par des machines ?

Est-ce là l'avenir que l'on nous promet ? Ce qui fait la force de l'être humain, ce sont ses capacités à réagir, à réfléchir, à pouvoir être acteur de la vie...

La surveillance à outrance qu'impliquent de tels systèmes n'est-elle pas dangereuse et inhumaine ?

Les drones, les voitures-robots, bientôt les trains-robots, peut-être : quelle place sera donc laissée à l'être humain ?

La perspective d'un monde contrôlé, organisé, qui réduit les initiatives des individus est vraiment terrifiante !


La technologie devient de plus en plus envahissante, et quoi qu'on fasse, on nous l'impose, et l'on ne peut plus y échapper...

 

 

 

 

Bientôt, la voiture robotisée...
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:22
C'est un modeste...

 

 

"Les pays, c'est pas ça qui manque,
On vient au monde à Salamanque
A Paris, Bordeaux, Lille, Brest(e).
Lui, la nativité le prit
Du côté des Saintes-Maries,
C'est un modeste.


Comme jadis a fait un roi,
Il serait bien fichu, je crois,
De donner le trône et le reste
Contre un seul cheval camarguais
Bancal, vieux, borgne, fatigué,
C'est un modeste..."

 

 

Tout le monde connaît cette chanson de Georges Brassens, intitulé Le modeste...


Ce mot tout simple vient d'un nom latin "modus", "la mesure, la modération". Le modeste est celui qui sait faire preuve de retenue et de réserve...

Ce terme n'est-il pas un modèle de simplicité ? Dentales "d" et "t" se répondent en un écho, on est sensible, en écoutant ce mot, à la douceur de la sifflante "s", de la labiale "m" initiale, pouvant évoquer une bouche fermée qui ne s'exhale pas en paroles inutiles.

Le modeste refuse les excès et fait preuve d'une certaine pondération, dans ses propos... J'aime la modestie et la réserve, qualités qui ont tendance à se perdre dans le monde moderne.

J'aime la douceur de ce mot... Mais, pour beaucoup, la modestie n'est plus une vertu, elle se mue en discrétion, sournoiserie, mutisme.

Dans un monde où règnent la futilité, l'intempérance, l'arrogance, la vraie modestie n'a plus guère sa place.

Vive la modestie ! Elle est réservée, souvent, aux gens humbles et simples.

J'en fais partie ! Issue du peuple, j'entends rester dans cette réserve et cette pudeur : j'entends ne pas renier mes origines...

Je refuse d'utiliser un langage ordurier, démesuré... je refuse de mépriser et d'invectiver les autres.

L'orgueil des grands de ce monde, leur morgue ne me conviennent pas... J'entends réhabiliter la modestie et la mesure, je refuse les excès de l'intempérance, je dénonce l'hybris sous toutes ses formes.

L'hybris, la démesure, le superflu ne sont-ils pas les principaux défauts de notre monde ? Consommation débridée, gaspillages, excès de langage, insultes, mépris de l'humanité, mépris des autres sont l'essence de notre monde.

Il faut les dénoncer et souligner l'importance du respect qui passe par une certaine modération, une modestie de bon aloi...

Le modeste ne gêne pas les autres, refuse de se montrer ostensiblement aux autres, il fait preuve de pudeur.

Le modeste reste dans les limites de la raison, de la réflexion, mais dans un monde où s'imposent le règne de l'image, la démesure du progrès et ses excès, la course à l'innovation, à la consommation d'objets futiles, la modestie semble ne plus être à l'honneur...

Quand on évoque la modestie, on songe, bien sûr, à Georges Brassens, lui-même, on songe aussi à ce grand humaniste que fut Montaigne, un auteur plein de grandeur et d'humilité : dès le début des Essais, Montaigne affirme que son but est modeste et qu'il ne prétend enseigner aucune doctrine...

La modestie : voilà une vertu oubliée, livrée en pâture à ceux qui prétendent s'imposer, sans modération.




 


http://youtu.be/97j_6wIDly0


 


 

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 13:51
La neige, symbole de l'hiver, fait surgir des images irréelles...

 

 

"Un nom d'une blancheur éclatante !"


Le mot "neige" associé à l'hiver, nous fait entendre des sonorités feutrées et ouatées, peu marquées : voyelles assez neutres, chuintante "g" qui ferme le nom...

Issu d'un nom latin, "nix, nivis", "la neige", et du latin populaire "nivicare", ce mot ancien a subi des évolutions phonétiques notables.

Ce terme nous fait voir des tons de blancs, des teintes atténuées, des paysages perdus sous un manteau de frimas.

Ce mot nous éblouit de ses éclats de blancs, de ses scintillements d'étoiles légères.

La neige, symbole de l'hiver fait surgir des images irréelles : des arbres dont les teintes s'effacent, des pierres qui s'évanouissent sur un chemin, des ondoiements de blancs à perte de vue...

Des toits qui prennent des couleurs pâles et nouvelles, aux teintes irisés, des pas dans la neige qui laissent des traces surprenantes, inhabituelles.

Des montagnes aux pentes abruptes, des flocons qui virevoltent dans un ballet somptueux, étourdissant de lumières de candeur.

Des entrelacs de neige dans l'air vif de l'hiver, la bise froide et glacée, les morsures de l'hiver...

La neige qui paralyse, assomme de froid et de misères, qui fait blêmir certains, ceux qui n'ont pas de toit et qui souffrent.

La neige terrible qui tue, qui engourdit les corps et les âmes.

La neige lourde, pesante qui s'empare des routes, des paysages, qui envahit tout.

La neige, insidieuse, silencieuse, dont on n'entend même pas le bruit des flocons.

Beauté et cruauté semblent réunies dans ce mot, cruauté qui se cache sous des apparences pleines d'élégance et de douceur...

La neige fascine, attire tous les regards, mais elle peut être dure et âpre, comme le sont l'hiver et ses froids glacés.

Apreté, magnificence, gel, tapis de blancheurs, la neige oscille entre bonheur et détresse, elle nous fait ressentir toute la rudesse du monde et nous permet aussi d'admirer des paysages nouveaux, des splendeurs tourbillonnantes, des éclats !

La neige enveloppe tout de sa blancheur ouatée, elle efface les bruits, elle est pleine de mystères, de dureté et de beauté...


 


http://youtu.be/jCP7A8WOaq4



http://youtu.be/U-ga8BgJfzk




http://youtu.b
e/aKlbX8FDDFk


 
 

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:14
Elle s'appelait Dolly...

 

 

 

Tout le monde se souvient de cette première bebis clonée en 1997, au nom célèbre : elle s'appelait Dolly...

 

Et depuis, Dolly a fait des émules :  une émission, intitulée Des mutants dans notre assiette, diffusée sur france 5, le mardi 16 février, met en évidence des manipulations que beaucoup d'entre nous ne soupçonnaient même pas...

Ainsi, en région parisienne, une ferme regroupe un troupeau de vaches qui sont autant de clones, sur lesquels travaillent des chercheurs français...

Mais, au Brésil et aux Etats Unis, les clones ne sont plus seulement des animaux de laboratoire, ils sont proposés à la vente et commercialisés...

Au Brésil, il est possible de cloner les meilleurs spécimens de vaches : la technique est bien rôdée, mais délicate et complexe : certains animaux sont atteints de malformations, ou meurent à la naissance.

De nombreux pays utilisent, pourtant, ces clones à des fins commerciales : l'Argentine, la Corée, la Chine, le Canada, les Etats Unis...

On est terrifié par l'extension de cette pratique : l'homme devient un véritable apprenti sorcier qui manipule les animaux à sa guise, car les clones sont beaucoup plus rentables que les vaches normales : l'argent, encore et toujours, domine notre monde !

 

L'homme, qui se livre à de telles expériences, méprise la vie animale, en vient à produire des monstres, et ne mesure plus du tout les conséquences de son action sur le monde qui l'entoure... 

Le reportage de France 5 nous montre que les consommateurs américains ont le "privilège" de goûter régulièrement de la viande de clones...

En Europe, même si le clonage est interdit à des fins commerciales, le sperme d'animaux américains qui descendent de clones peut être utilisé pour ensemencer des vaches...

On trouve, ainsi, en Suisse, en Ecosse, en France des vaches descendantes de clones conçus et élevés aux Etats-Unis.

On le voit : les importations de semences de clones ne sont pas du tout réglementées, en Europe... Aucun accord n'a pu être trouvé, encore un dysfonctionnement des instances européennes !

Le Brésil exporte, aussi, vers l'Europe de grandes quantités de viandes, mais impossible de savoir quelles sont les viandes qui proviennent de clones...

Par la suite, on découvre, au cours de cette émission, la façon dont les saumons peuvent être modifiés génétiquement, afin d'accélérer leur croissance...
Ces saumons atteignent facilement des dimensions impressionnantes.

Le profit, encore et toujours motive les éleveurs qui produisent ces saumons hors normes.

Devant tant de manipulations, tant de dérives, on est stupéfait.

Les animaux clonés pourraient transmettre des virus à l'homme, c'est ce que pensent certains scientifiques... Ceux qui sont génétiquement modifiés, des saumons mutants dont la croissance est dopée par des hormones, pourraient avoir un impact très grave et très lourd de conséquences sur la biodiversité...

La folie de l'homme, sa démesure, le goût du profit entraînent l'humanité à sa perte : de telles pratiques sont périlleuses et scandaleuses.

Que font les décideurs, que font les hommes politiques pour stopper de telles dérives ?

Que font les gouvernements européens pour empêcher tant d'horreurs susceptibles de générer de graves problèmes sanitaires ?




 On peut visionner l'intégralité du reportage sur ce lien :

http://www.pltv.fr/fr/des-mutants-dans-notre-assiette/

 

http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face


Un article sur la saumon transgénique :

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Un-saumon-transgenique-bientot-dans-les-assiettes-des-Americains-2015-11-22-1383448

 

Elle s'appelait Dolly...
Elle s'appelait Dolly...
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 16:09
Quand Najat Vallaud-Belkacem répond à l'Académie Française !

 


Alors que Hélène Carrère d'Encausse a affirmé, récemment, les réticences de l'Académie face à la nouvelle réforme de l'orthographe, Najat Vallaud-Belkacem lui répond dans une lettre, pour exprimer son étonnement.

"C'est avec intérêt mais également avec un certain étonnement que j'ai pris connaissance de votre réaction publique hostile à l'application, dès la rentrée prochaine, de la réforme de l'orthographe de 1990 décidée par le Conseil supérieur français de la langue française..."


Dans un entretien publié samedi par Le Figaro, Hélène Carrère d’Encausse avait, en effet, déclaré n’avoir "pas compris les raisons qui expliquent l’exhumation d’une réforme de l’orthographe élaborée il y a un quart de siècle et où l’Académie française n’a eu aucune part, à l’inverse de ce qu’on l’on a voulu faire croire."


Mais, enfin ! Si l'on regarde de plus près cette réforme, on en voit, d'emblée, les incohérences, notamment pour ce qui concerne les accents circonflexes...

Tout d'abord, une telle simplification ne résoudra aucunement les énormes difficultés rencontrées par nombre d'élèves en orthographe : fautes d'accord élémentaires, erreurs grammaticales, confusions dans la nature des mots, par exemple entre le démonstratif "ce" et le pronom de la troisième personne réfléchi"se", confusions entre le participe passé et un verbe conjugué, etc.

De plus, il paraît absurde de supprimer certains accents circonflexes sur les voyelles "i" et "u" et de le conserver sur les autres.

On est, là, dans l'arbitraire le plus total, car l'accent circonflexe a aussi une valeur étymologique dans un grand nombre de cas : le mot "bûche" vient d'un nom latin "busca", et l'accent circonflexe s'explique par la disparition de la consonne "s", que l'on retouve dans le terme "bosquet", de la même famille ou dans le mot "bois".

Le verbe "naître" est issu du latin "nascor", et doit être bien sûr, rattaché au nom commun "la naissance"..

Le mot "île" vient du latin "insula" et doit être relié à l'adjectif "insulaire"...

Ainsi, les accents circonflexes constituent, parfois, des repères essentiels dans les familles de mots.

Avec un peu de bon sens, on perçoit les incohérences de cette réforme : Hélène Carrère d'Encausse est bien consciente des aberrations de ces évolutions imposées par le Conseil Supérieur de la langue française et par notre ministre de l'Education Nationale...

Cette réforme ne permettra, en aucune façon, aux élèves de progresser en orthographe, c'est une évidence, elle sera même néfaste pour le repérage de certaines familles de mots qui forment une unité.

Il est étonnant, aussi, que les professeurs de lettres, les premiers concernés, n'aient même pas été consultés dans l'élaboration de cette réforme et des autres...

Si Mme Najat Vallaud-Belkacem s'étonne de la position de l'Académie Française, les enseignants de lettres sont en droit, aussi de s'étonner de telles décisions dans un domaine qu'ils connaissent plus que d'autres...

Oui, les professeurs sont étonnés de ne plus être consultés dans les différentes réformes voulues par le gouvernement et notamment la réforme des collèges, massivement rejetée par les enseignants !

Najat Vallaud-Belkacem devrait, en tant que ministre, prendre conscience des réelles difficultés rencontrées par les élèves, afin d'ajuster ses réformes : les enseignants savent les réalités du terrain, et ils ne sont même pas entendus, quand ils s'opposent à des réformes dangereuses...


 

Des articles sur le sujet :

 

http://www.metronews.fr/info/reforme-de-l-orthographe-entre-najat-vallaud-belkacem-et-l-academie-francaise-qui-dit-vrai/mpbp!hTBrpvrthl1SM/

 

http://www.lepoint.fr/societe/orthographe-najat-vallaud-belkacem-met-les-points-sur-les-i-16-02-2016-2018604_23.php

 

 

http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/021700932611-orthographe-najat-vallaud-belkacem-ecrit-a-helene-carrere-dencausse-1200660.php

Quand Najat Vallaud-Belkacem répond à l'Académie Française !
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