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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 14:11
Renversement des valeurs : une loi de droite pour un gouvernement de "gauche"...

 

 

 

Notre monde semble fonctionner à l'envers : avons-nous, donc, élu un président de "gauche", avons-nous voté pour un président "socialiste"? Désormais, on peut en douter, avec ce projet de loi qui vise à réformer le code du travail.

 

La droite, le Medef approuvent et soutiennent la nouvelle loi El Khomri, une loi qui amoindrit les droits des salariés et réconforte les chefs d'entreprise.

 

 François Fillon a jugé "nécessaire" cette réforme.... "Je la voterai parce qu'il y a des mesures qui vont dans le bon sens, même si je trouve qu’elle ne va pas assez loin", a-t-il affirmé.
 

"En l'état, je voterai la réforme du code du travail", a précisé, aussi, Bruno Le Maire...

 

L'ex-président de l’UMP Jean-François Copé a, également, déclaré que ce projet de réforme "allait dans le bon sens".

A l'unanimité, les représentants du parti Les Républicains font l'éloge de cette nouvelle loi.
 

Avons-nous, donc, élu un président de "gauche", avons-nous voté pour un président "socialiste"?

 

Dans un autre domaine, alors que le monde de l'éducation connaît des difficultés, le gouvernement en place a, aussi, engagé une réforme des collèges qui vise à anéantir des enseignements d'excellence comme le latin et le grec...

Ces disciplines qui sont sources de culture, de rigueur et de savoirs ont été sacrifiés, en un temps où de nombreux élèves connaissent de graves carences en grammaire, en orthographe : au lieu de renforcer ces enseignements, on a voulu les affaiblir...

 

Par ailleurs, les robots, l'informatique prennent de plus en plus de place dans le monde du travail et loin de libérer les hommes, ils aggravent le chômage : certains salariés travaillent de plus en plus et d'autres se retrouvent sans activité.

L'âge de la retraite est, pourtant, sans cesse reculé, alors que le chômage s'accroît...

Avec la réforme du code du travail, on va pouvoir demander à un salarié de travailler un plus grand nombre d'heures : comment, dans ce cas-là, ne pas aggraver encore le problème du chômage ?

Dans un monde où le travail se raréfie, il faut sûrement envisager un partage plus équitable des tâches.

 

Les gouvernements eux-mêmes ne gouvernent plus vraiment et se soumettent aux lois du marché : la compétitivité des entreprises est le mètre étalon qui régit nos sociétés...

Dans un monde fracturé à l'extrême, il faut se plier aux lois de la concurrence, mission qui semble totalement impossible, à moins d'accepter toutes sortes de régressions.

 

Dans le domaine de la santé, où l'on devrait privilégier la sécurité des malades, des laboratoires lancent, parfois, sur le marché des produits pharmaceutiques dangereux : au lieu de soigner les patients, ils génèrent de graves problèmes de santé...

L'argent devient, ainsi, le moteur essentiel de nos sociétés et bien loin de rétablir des équilibres, les plus riches prospèrent et s'enrichissent, de manière démesurée, et les plus pauvres en sont réduits à ramasser quelques miettes.

 

Ainsi, notre monde ne cesse d'aggraver les fractures et les divisions de la société.

Notre monde devient, aussi, celui de l'inversion des valeurs.

Avec le projet de loi El Khomri, un gouvernement "socialiste" renonce purement et simplement à protéger les salariés : c'est une politique de droite qui est menée... d'ailleurs, la plupart des ténors du parti Les Républicains applaudissent et saluent ce projet.

Un gouvernement "socialiste" qui reçoit la bénédiction de ses adversaires de droite : on aura tout vu ! Oui, on se croirait dans un monde insensé où l'inversion, le renversement des valeurs s'imposent, dans de nombreux domaines.

 

 

 

 

 

 

Renversement des valeurs : une loi de droite pour un gouvernement de "gauche"...
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 13:43
Vos siècles d'infini servage pèsent encore lourd sur la terre...

 

 

 

 

La femme soumise à toutes sortes de malédictions, la femme encore et toujours asservie, ravalée au rang d'objet : hélas, la femme connaît, de nos jours, dans nombre de pays, toutes ces tristes réalités.

 

Et l'on a, encore, besoin de chanter, comme le faisait Jean Ferrat, en reprenant un texte d'Aragon : "La femme est l'avenir de l'homme..."

Dans un monde fracturé et divisé à l'extrême, la cause de la femme doit être défendue, en maintes occasions.

 

La femme considérée comme une mineure, dénuée de droits, esclave de l'homme, la femme insultée, battue, avilie, violée, lapidée, mariée de force, meurtrie... le monde est, encore, parcouru de toutes ces détresses.

 

Le poète visionnaire qu'était Aragon percevait le rôle essentiel que peut jouer la femme, et Jean Ferrat écrit, avec cette chanson, un plaidoyer plein de force pour l'égalité des sexes.

 

Jean Ferrat y dénonce le poids des croyances anciennes, celle de la bible, de l'ancien et du nouveau testament, où la femme, depuis la nuit des temps est "maudite".

 

Le vocabulaire religieux apparaît : " l'ancien et le nouveau, la bible, l'ancienne oraison, l'image d'Eve et de la pomme, vieilles malédictions..."

Et certains "décrètent encore par la bible", comme si c'était une référence intangible.

Le poète perçoit bien ce lourd héritage qui pèse encore sur la femme...

 

Et même si, dans nos sociétés, des progrès ont été accomplis, le fait de pouvoir "accoucher sans la souffrance, le contrôle des naissances", il reste encore tant à faire pour combler des "millénaires et des siècles d'infini servage".

Le vocabulaire est dénonciateur et virulent : on peut bien parler de "servage", d'un véritable esclavage qui anéantit, encore, les femmes, dans nombre de pays.

 

Le poète, lui, voudrait annoncer un renouveau, à travers cette belle image de "la floraison d'autres amours".

 

Un autre avenir est possible, sans doute, à condition de "remettre à l'endroit la chanson" et de redonner à la femme toute la place qu'elle mérite, elle qui "est l'avenir de l'homme."

 

Le poète conçoit, aussi, toute la difficulté de l'entreprise : "Il faudra réapprendre à vivre", affirme-t-il.

Il faudra réécrire "un nouveau livre", afin de balayer toutes les croyances millénaires qui accablent la femme.

 

Pour ce faire, "le partage" est essentiel, un partage qui doit être équitable, alors que, le plus souvent, il ne l'est pas encore, ne serait-ce que pour la répartition des tâches dans le couple.

 

Il faut, dès lors, envisager une reconstruction du monde, comme le suggère le préfixe "re" qui marque un renouveau dans les verbes "remettre, réapprendre, redécouvrir".

Et, de fait, il reste, encore, beaucoup de chemin à parcourir pour parvenir à rétablir des équilibres perdus, depuis des siècles.

"Le poète a toujours raison" , affirme Jean Ferrat, car la poésie se veut dénonciatrice et pleine de force, de résonances.

Le poète a raison, car il perçoit tant d'injustices et il les condamne, avec virulence.

La mélodie alterne une grande douceur dans le refrain, avec la vision du poète, et une certaine âpreté, dans l'évocation des douleurs, des luttes accomplies par les femmes...

Ce bel hymne à la femme, écrit et composé par Jean Ferrat en 1975, reste, encore, plus que jamais, d'actualité.

 

 

 

 

 

 

Vos siècles d'infini servage pèsent encore lourd sur la terre...
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 14:17
Des cascades de lampas...

 

 



"Le magasin de mon marchand de bric-à-brac était un véritable Capharnaüm...
  
   Des armoires éventrées s'échappaient des cascades de lampas glacé d'argent, des flots de brocatelle criblée de grains lumineux par un oblique rayon de soleil ; des portraits de toutes les époques souriaient à travers leur vernis jaune dans des cadres plus ou moins fanés.
   Le marchand me suivait avec précaution dans le tortueux passage pratiqué entre les piles de meubles, abattant de la main l'essor hasardeux des basques de mon habit, surveillant mes coudes avec l'attention inquiète de l'antiquaire et de l'usurier."


C'est ainsi que Théophile Gautier décrit la boutique d'un antiquaire, un marchand de curiosité, au début d'une des ses nouvelles fantastiques, intitulée Le pied de momie : on peut y voir un véritable bric-à-brac d'objets divers et, notamment, des armoires éventrées d'où s'échappent "des cascades de lampas".

Le nom "lampas", peu utilisé, d'un emploi rare et littéraire, attise, aussitôt, la curiosité d'un lecteur avide de mots, un peu mystérieux et secrets.

Ce terme nous étonne, nous éblouit par sa rareté, ses éclats de consonnes : labiale pleine de séduction, sifflante finale emplie de douceur, et assez inhabituelle en fin de mot...

La voyelle nasalisée "am" suggère légèreté, finesse, volatilité.

Que signifie ce terme étrange, aux consonances éblouissantes ? Quel est ce mot venu d'une boutique de bric-à-brac ?

Quel mystère se cache derrière ce terme énigmatique ?


"Glacé d'argent", le lampas semble revêtir plus de valeur, encore, il révèle une richesse, une beauté, une surface lisse, miroitante, des reflets argentés.

Et voilà que le lampas éblouit encore plus le regard ! Il semble même évoquer une source lumineuse !

Le mot "lampas" exerce une fascination, par son exotisme, sa nouveauté : une trouvaille dans ce magasin de bric-à-brac !

Ce mot désigne, en fait, une étoffe de soie, à grands dessins, avec des motifs en relief. Tissu somptueux, le lampas peut recouvrir un fauteuil, un divan, il peut servir à confectionner des vestes, des vêtements luxueux.

Le lampas attire le regard, par son côté soyeux, sa brillance... Le lampas reflète la lumière, renvoie des éclats, et on comprend que le narrateur de la nouvelle de Théophile Gautier soit séduit par ces tissus qui tombent en cascades, de vieilles armoires : le contraste est saisissant entre les meubles éventrés et la richesse du tissu, d'autant qu'un rayon de soleil vient en souligner l'élégance.

Le mot "lampas" a des origines incertaines, on le rapproche, parfois, du nom "lambeau" qui peut évoquer, aussi, des morceaux de tissus.

Mais on voit bien que le nom "lampas" est plus noble, plus exotique, plus mystérieux dans les sonorités et la réalité qu'il désigne.

Voilà, encore, un terme évocateur, au charme étrange ! Un mot rare et surprenant, un mot qui nous fait rêver par ses tonalités poétiques, ses sonorités pleines de séductions...

Un mot qui suscite des interrogations, un mot empreint de mystères...

Le lampas en soie révèle des reflets chatoyants et moirés....




 

Un article sur la nouvelle de Théophile Gautier :

 

http://rosemar.over-blog.com/2015/08/le-pied-de-momie-un-recit-fantastique-captivant-plein-d-humour.html

 

Des cascades de lampas...
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 14:59
L'arbre illumine l'azur de ses griffes diffuses...

 

 


Des résilles de branches dépouillées empanachent l'arbre d'hiver : le voilà qui chante triste... Pourtant, que de beautés dans ces brindilles qui s'entrelacent, avec des motifs d'une variété inouie !

Que de splendeurs dans les teintes d'opales, de bruns et d'or qui se rejoignent sur le ciel bleuté de l'hiver...

Les branches forment des cercles, des arabesques, comme tourmentées par les vents de l'hiver.

Les branches torses escaladent l'azur, et dessinent sur lui des embruns dorés.

Des cannetilles apparaissent, légères, vaporeuses, remplies de lumières...

L'arbre devient une ombre d'azur, il resplendit de lumières, il tourbillonne, aérien, il s'épanouit en volutes généreuses, en brindilles éparses...

L'arbre illumine l'azur de ses griffes diffuses : le ciel devient une toile tissée de filaments soyeux.

Les entrelacs de branches et de ramilles se diffusent sur le bleu, ils envahissent l'horizon du jardin !

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 13:53
Les couchers de soleil ont souvent inspiré les poètes romantiques...

 

 

 

Les couchers de soleil ont souvent inspiré les auteurs romantiques : symbole de déclin, de mélancolie, cette thématique est récurrente dans de nombreux poèmes du dix neuvième siècle.

Victor Hugo, dans un texte intitulé Rêverie, extrait du recueil Les Orientales, nous fait partager un de ces instants où le soleil bascule et s'évanouit,  un moment où le rêve remplace la réalité, où l'on imagine des paysages différents, sources d'évasion et de mystères. L'orientalisme très présent dans ce poème est une ouverture vers le monde de l'imagination et du rêve...

Hugo nous fait percevoir toute la beauté de ce soleil couchant, et c'est l'occasion d'un appel à une inspiration nouvelle, différente, un rêve d'une ville orientale aux teintes d'or...

 

 

Le poème s'ouvre sur deux exclamations pleines de vie, par lesquelles le poète semble réclamer une solitude propice à la rêverie : "Oh ! Laissez-moi !" L'évocation qui suit nous montre toute la beauté du spectacle observé par Victor Hugo : un coucher de soleil où les couleurs se mêlent, en une harmonie de jaunes et de rouges :"l'astre géant rougit, le grand bois jaunissant dore... la colline... le soleil et la pluie ont rouillé la forêt".

 

Ces couleurs sont estompées et comme auréolées par un "cercle de brume", ce qui permet d'embellir, un peu plus, la toile.

La vision est colorée et grandiose, comme le suggèrent les adjectifs, dans les expressions : "l'astre géant, le grand bois".

 

La nature s'anime, grâce au procédé de personnification : les éléments du paysage sont sujets de verbe d'action et semblent, ainsi, participer à la composition du tableau...

 

La saison, l'automne, accentue encore l'impression mélancolique de ce coucher de soleil finissant, et le paysage devient le reflet de l'état d'âme du poète, empli de mélancolie : on sent une aspiration vers un autre monde rêvé, idéal.

 

Le rêve se développe, dans la deuxième strophe avec ces questions :"qui fera surgir, qui fera naître..." Et c'est un rêve d'Orient qui voit le jour, avec l'évocation flamboyante "d'une ville mauresque", entourée d'éclats : comparée à "une fusée" portant des flèches d'or, elle pourrait éclairer l'avenir du poète et transpercer le brouillard environnant.

 

L'obscurité du soir qui tombe s'oppose à la clarté éblouissante de cette ville surgie de l'imagination de l'écrivain... "L'ombre du corridor" contraste avec cette vision éclatante et dorée...

 

Mêlant des sonorités emplies de force à des sons pleins de douceur, le poète suggère, à la fois, la beauté éclatante de cette ville et l'apaisement que procure cette vision nouvelle : gutturale "r" et "c" alternent avec sifflantes "s" et chuintantes "ch" dans ces trois vers : " 

"Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe,
Qui, comme la fusée en gerbe épanouie,
Déchire ce brouillard avec ses flèches d'or !"

 

Cette ville entrevue dans un rêve pourra redonner une inspiration au poète, c'est du moins ce qu'il désire ardemment et ce que suggère l'emploi du subjonctif à valeur d'injonction et de souhait : "Qu'elle vienne, inspirer, ranimer... Mes chansons".

C'est bien un poète en mal d'inspiration qui s'exprime, ici, dans un texte lyrique, où l'on devine des sentiments de mélancolie : les chansons "rembrunies", comparées à "un ciel d'automne" nous parlent de cette tristesse.

 

Comme souvent dans la poésie romantique, le paysage devient le reflet de l'état d'âme de l'écrivain.

 

Le poète en appelle à cette rêverie pour lui insuffler une nouvelle façon d'écrire : il attend une vision emplie de rêve, d'espoir, de magie.

 

 Hugo nous laisse entrevoir tous les charmes de cette ville orientale : teintée de mystères avec ses "rumeurs étouffées", de richesses, avec "ses palais" aux "mille tours", empreinte de magie avec ses "fées", pleine de beauté, car elle se dessine "en dentelles" sur un horizon violet.

 

 

Hugo, dans ce poème, parvient à nous faire partager son rêve oriental : la dernière vision nous transporte dans un univers proche de celui des Mille et une nuits, fait de mystères et d'harmonie.

Solitude, mélancolie, magie et beauté de l'Orient... Hugo nous transmet, avec lyrisme, émotion et sensibilité, ses sentiments et ses rêves d'évasion...

 

 

Le poème :
 

 

Rêverie


Oh ! laissez-moi ! c'est l'heure où l'horizon qui fume
Cache un front inégal sous un cercle de brume,
L'heure où l'astre géant rougit et disparaît.
Le grand bois jaunissant dore seul la colline.
On dirait qu'en ces jours où l'automne décline,
Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.


Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître,
Là-bas, - tandis que seul je rêve à la fenêtre
Et que l'ombre s'amasse au fond du corridor, -
Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe,
Qui, comme la fusée en gerbe épanouie,
Déchire ce brouillard avec ses flèches d'or !


Qu'elle vienne inspirer, ranimer, ô génies,
Mes chansons, comme un ciel d'automne r
embrunies,
Et jeter dans mes yeux son magique reflet,

Et longtemps, s'éteignant en rumeurs étouffées,
Avec les mille tours de ses palais de fées,
Brumeuse, denteler l'horizon violet !

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Les couchers de soleil ont souvent inspiré les poètes romantiques...
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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 13:48
En fait, nous n'avons rien compris...

 

 

Alors que la réforme du droit du travail est vivement contestée par de multiples personnalités, alors qu'une pétition circule pour s'opposer à ces nouvelles mesures, et qu'elle rassemble un nombre grandissant de suffrages, la ministre Myriam El Khomri persiste et signe en prétendant que son projet n'a pas été bien lu ni bien compris par ceux qui le critiquent.

 

"Nous n'avons, donc, rien compris !"

Le gouvernement est en train de supprimer des acquis sociaux, il s'apprête à faciliter les licenciements, à faire en sorte que soit possible une augmentation du nombre d'heures des salariés...

 

Le gouvernement lance une loi régressive qui ne satisfait que le MEDEF, qui favorise la précarité...

Mais "nous n'avons rien compris" !

 

On connaît cette stratégie déjà utilisée pour une autre réforme : celle des collèges, les enseignants, eux aussi, n'avaient pas su discerner les prétendus "avantages" de cette refondation des programmes.

 

Les enseignants, eux aussi, n'avaient pas perçu l'intérêt des travaux inter-disciplinaires qui semblaient être une panacée pour la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem...

Or, les enseignants qui sont sur le terrain, qui sont confrontés tous les jours à nombre de difficultés, connaissent parfaitement les défauts de ce type d'apprentissages, trop souvent superficiels, alors que les élèves ont besoin d'approfondir les savoirs.

 

De la même façon, les professeurs qui défendaient des disciplines menacées, comme le latin et le grec, n'avaient "rien compris" à la réforme.

On le voit : cette stratégie du déni ne peut plus fonctionner...

 

Les hommes et les femmes politiques sont trop éloignés du monde du travail et ils n'en perçoivent, plus du tout, les composantes ou ils font semblant de ne pas les voir.

En plus, la méthode utilisée pour maintenir différents projets de loi est une insulte faite aux travailleurs, et aux salariés dans leur ensemble...

 

Selon le gouvernement, nous sommes tous ineptes, incompétents, nous ne savons pas lire les différentes réformes qui nous sont proposées et même imposées...

 

Cette stratégie du mépris est ignoble, car elle tend à rabaisser ceux qui sont confrontés aux réalités du terrain.

 

Un gouvernement "socialiste" qui s'applique à détruire des acquis sociaux, qui pratique une politique de droite ultra-libérale, peut-il, encore, être crédible ?

 

La loi El Khomri va précariser l'emploi, dans le but de masquer le chômage : on connaît cette dérive des politiques instaurées en Europe, en Espagne où règne un gouvernement de droite, en Allemagne où la paupérisation de nombreux ouvriers s'est accrue...

 

Avec cette loi, la France perd toutes ses spécificités, dans le domaine du droit du travail, avec cette loi, on détricote des décennies de lutte des ouvriers, avec cette loi, la France n'a plus d'identité sociale.

 

 

Une interview à écouter sur France inter :

 

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1245955

 

Une pétition à signer :

 

https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci

 

 

 

En fait, nous n'avons rien compris...

a

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 12:58
Le mois des tempêtes...

 

 

 


On entre dans le mois de Mars, le mois des turbulences et des tempêtes, le mois des vents qui se déchaînent, le mois du Dieu Mars, dieu de la guerre et de la rebellion...

Un mois de transition entre l'hiver et le printemps, un mois qui hésite entre la rigueur du froid, et la douceur des journées qui grandissent...

Dès lors, on attend des jours meilleurs, des soleils plus lumineux, des matinées moins rudes, on attend le renouveau, le regain, l'harmonie et le calme de ce qui suit la tempête...

On espère des couleurs éclatantes, on voit s'épanouir les primevères, les renoncules, fleurs nouvelles aux teintes d'or et d'amaranthe...

Le mois de Mars nous bouscule, nous malmène encore de ses orages, de ses virulences, de sa rudesse, mais il nous laisse entrevoir des lumières, des éclats nouveaux.

Les vents s'exaspèrent, font rage, battent les vitres, soufflettent les arbres, mais on sait le bonheur qui va suivre, on perçoit des harmonies à venir, des envolées d'oiseaux, des pies dans les arbres, des moineaux qui s'éveillent..

Mars, le belliqueux, nous enveloppe de ses embruns de froid, il nous tourmente, nous fouette, mais nous savons, nous goûtons déjà le renouveau...

Les jours s'élargissent, enfin et s'épanouissent, les soleils s'attardent et nous offrent des rougeoiements somptueux, des redoux, des frissons de douceur, de légèreté !

Les soleils nous font admirer des rubis, des grenats, des escarboucles, des teintes de cinabre, des couleurs de rouge et d'or....

La nature hésite entre la saison des frimas et celle du renouveau.

La nature balance entre les éclats du froid et ceux de la douceur.

Le froid intense est là encore, au petit matin, mais les journées nous offrent un avant-goût du printemps...

Bientôt, des senteurs, des épanouissements de fleurs, bientôt, des éclosions nouvelles, des redoux, une nature prête à revivre, à s'affranchir du froid et des frimas.

Bientôt, des soirs qui s'attardent, des matins qui se parent de l'éveil des oiseaux...

Bientôt, des journées apaisées, des soleils bienveillants...

Bientôt l'union du ciel et de la terre, pour voir s'épanouir tous les bonheurs du printemps...

 

 

 

 

photo : rosemar

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 14:41
La femme, cette pestiférée...

 

 

Sommes-nous bien au XXIème siècle ? On pourrait en douter, en lisant ce fait divers, qui s'est produit sur un vol Newark-Tel Aviv : un passager, juif, ultra-orthodoxe n'a pas accepté la présence d'une femme, à ses côtés, et a demandé que la dame, octogénaire soit déplacée...

 

Et, effectivement la compagnie aérienne "El Al" a obtempéré : la dame a dû changer de place, pour satisfaire aux desiderata de cet individu.

On hallucine face à un tel comportement !

Nous voilà, donc, retournés des siècles en arrière... or, cela se passe dans un avion, au XXIème siècle...

 

La femme maudite, impure, souillée : cette représentation date des premiers textes bibliques et il semble que certains ne puissent s'en détacher.

Je connaissais l'ostracisme que subissent, parfois, les femmes dans la religion musulmane, mais j'ignorais totalement le fait que la "torah" pouvait interdire à ses adeptes de côtoyer la gent féminine...

 

Aussitôt, ressurgissent des siècles de malédiction qui ont accompagné la représentation de la femme : la femme tentatrice, coupable de tous les péchés du monde, la femme maudite, à qui revient le triste rôle de répandre tous les malheurs sur le monde, avec le personnage de Pandore, dans la mythologie grecque...

 

La femme responsable tous les péchés du monde, couverte d'opprobres, la femme, cette pestiférée !

 

Et ces images d'un autre temps perdurent dans des religions bien établies !

Ainsi, la femme reste, encore, dans beaucoup de pays, asservie, reléguée au rang d'esclave, soumise et consentante.

Elle se doit d'obéir aux désirs et aux injonctions des hommes, et n'est-ce pas ce qui s'est produit dans cet avion qui reliait Newark à Tel Aviv ?

 

On est stupéfait devant tant de lâcheté, d'ignominie à l'égard des femmes.

La compagnie aérienne israélienne "El Al" a accepté de céder à la demande de cet intégriste religieux et d’éloigner la vieille dame, qui a rejoint une autre place, avec une canne à la main, à cause de son genou douloureux.

 

"Pour moi ce n'est pas une question personnelle, c'est une question intellectuelle, idéologique, et juridique... Je me dis : je suis là, une femme âgée, éduquée, j'ai voyagé, et un type peut décider, comme ça, qu'il ne veut pas que je m'asseye près de lui. Au nom de quoi ?", a commenté la dame, à qui cette mésaventure est arrivée...

 

Au nom de quoi ? En effet...

Au nom d'une religion toute puissante ? Au nom de textes sacrés dont l'interprétation est souvent douteuse ?

Au nom d'une malédiction qui pèse sur les femmes, depuis la nuit des temps ?

Au nom d'une certaine fragilité de la femme qui lui imposerait de se soumettre aux diktats masculins ?

 

Il faut changer ces conceptions ancestrales, ces réflexes d'un autre temps...

Des fous de Dieu ne peuvent, ainsi, imposer aux autres une vision rétrograde du monde.

La femme, quelles que soient les religions, a droit au respect, et ne peut subir des affronts d'une telle ignominie.

La bêtise, l'intolérance, le fantatisme aveugle des intégristes religieux se manifestent, de plus en plus, dans de nombreux pays : comment ne pas voir le danger de ces régressions ?

 

 

Source :

 

http://www.marianne.net/surtout-pas-femme-cote-lui-compagnie-aerienne-cede-demande-juif-ultra-orthodoxe-100240683.html

 

La femme, cette pestiférée...
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 12:38
Condamné à 10 ans de prison pour athéisme...

 

 

 

 

Mais dans quel monde vivons nous ? Un monde fracturé, divisé, comme jamais : en Arabie Saoudite, l'athéisme est assimilé à du terrorisme...  un jeune homme de 28 ans a été, ainsi, condamné à 10 ans de prison et 2000 coups de fouet... parce qu'il ne croit pas en Dieu et qu'il a osé l'affirmer publiquement sur Twitter...

 

Pour le royaume wahhabite, celui qui ne croit pas en Dieu, celui qu'on nomme un mécréant est, donc, considéré comme un terroriste !

Dans ce pays, le fanatisme, l'intolérance religieuse conduisent aux pires extrémités : on condamne et on exclut irrémédiablement ceux qui sont différents, ceux qui ne se soumettent pas à la croyance officielle.

 

La religion placée sur un piédestal, les athées, les impies, les hérétiques recherchés et poursuivis par l'Inquisition... c'est, pour nous, un passé révolu.

Depuis le combat mené par les philosophes des Lumières, Voltaire, Montesquieu, Diderot, Rousseau, chacun a le droit d'avoir ses propres convictions, selon les principes mêmes de la loi de la laïcité instituée en 1905.

 

La femme soumise à l'homme, considérée comme une mineure, c'est, aussi, pour nos sociétés, un passé que nous voulons oublier.

La femme peut être, désormais, l'égale de l'homme, elle a conquis, après des siècles d'asservissement, une liberté qui lui permet de s'épanouir, comme elle le désire.

L'Islam doit, ainsi, combler des siècles de retard et évoluer vers un humanisme fait de tolérance, d'égalité, d'ouverture sur le monde.

 

Par ailleurs, si les islamistes voient dans l'athéisme un danger terroriste, ne sommes-nous pas tous perçus comme des terroristes en puissance, et ne devenons-nous pas, par là-même, des ennemis de l'Islam ?

Ne sommes-nous pas tous visés par une secte religieuse qui veut s'emparer de nos esprits ?

Ne sommes-nous pas tous coupables, selon cet Islam, de ne pas croire en un Dieu tout puissant ?

Nous serions, donc, tous passibles de peines de prison, et de multiples condamnations, nous sommes tous des "mécréants" !

 

Pouvons-nous le concevoir et l'admettre ?

On perçoit toute l'horreur d'une telle inversion des valeurs : un islamiste est, dans ce cas, pleinement justifié à venir commettre des attentats terroristes contre tous les mécréants que nous sommes.

Comment ne pas être terrifié par une religion qui condamne tous les mécréants à la relégation, l'exclusion ?

 

On le voit : l'Islam doit évoluer, il ne peut en rester à une vision arriérée du monde où les gens sont poursuivis, traqués pour leur impiété.

 

La femme ne peut plus être tenue sous le joug de l'homme, soumise à un esclavage qui la rabaisse et l'avilit :  elle est un être humain, à part entière, à l'égal de l'homme, elle doit avoir les mêmes droits...

L'Islam ne peut plus en rester à une vision dépassée et étriquée du monde.

 

Et c'est bien cette évolution que réclament certains musulmans eux-mêmes, cette évolution est nécessaire, faute de quoi, nous ne pourrons jamais vivre dans un monde apaisé...

Si l'Islam radical n'évolue pas, nous sommes tous condamnés à la division, la discorde et la guerre.

Et, si nous continuons à encourager cet Islam, si nous persistons à lui vendre des armes, à le flatter, nous sommes, nous-mêmes, dans l'incohérence la plus totale.

 

 

Source :

 

http://www.marianne.net/arabie-saoudite-10-ans-prison-2000-coups-fouet-atheisme-100240672.html

 

 

 

 

Condamné à 10 ans de prison pour athéisme...
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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 11:04
Jardin d'hiver sous la pluie...

 

 



Le jardin, encerclé de nuées sombres, est soudain solitaire... Une pluie fine a chassé les promeneurs. Seules deux ou trois silhouettes lointaines, fugitives, sous de larges parapluies, déambulent sous le ciel gris de nuages....

Le jardin, dès lors, m'appartient : seule, dans les allées du parc déserté, je peux admirer, à loisir, les grands arbres déchiquetés de l'hiver... ils se peuplent de teintes moirées sous la pluie : bruns, noirs, verts de mousse.

Les bancs de marbre, délaissés, étalent des moires d'eaux... sur le sol, des flaques s'animent de fines gouttelettes.

L'herbe resplendit de verdeurs, et semble, soudain, revivre sous la pluie.

Sur le plan d'eau, près des grands cygnes blancs, flottent des vapeurs mystérieuses qui s'enroulent et se déroulent, créant un tableau irréel, comme si ces brumes venaient, à dessein, embellir et envelopper, de leurs volutes majestueuses, les somptueux volatiles...

Le jardin est à moi, il m'appartient tout entier, il m'offre un cadre champêtre digne d'un conte de fée : les grilles dorées de l'entrée, les bancs de marbre, le manège pour enfants, avec son carrosse et ses chevaux.

La pluie, sur le plan d'eau clapote, fait des ronds, elle encercle le paysage et le sublime de ses lueurs moirées.

La pluie exacerbe les teintes des arbres : plus noirs, plus dorés, plus verts...

Des éclats d'eau scintillent sur les fumerolles noires des branches, contraste étonnant de teintes !


Une statue de Diane semble pleurer les larmes de l'hiver, tandis que les arbres déploient leurs ombres brunes sur le ciel gris...




 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Jardin d'hiver sous la pluie...
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