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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 09:19
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...

 

 


Le samedi 20 mai 2017, était organisée la 13 ème édition de la nuit européenne des Musées, l'occasion de voir des expositions présentées au Carré d'Art de Nîmes...

 

Une exposition d'art contemporain, c'est toujours un peu une découverte entre étonnement, perplexité, scepticisme, curiosité, amusement, doute...

 

La première exposition intitulée Du verbe à la communication faisait appel à un art du questionnement, de la réflexion : des artistes attachés aux mots, à la phrase, au verbe présentent des oeuvres qui n'ont pas pour but de plaire visuellement mais plutôt d'interroger l'art, d'y découvrir des dimensions politiques et sociales.

 

C'est ce que l'on appelle de l'art conceptuel : l'art est défini non par les propriétés esthétiques des objets ou des œuvres, mais seulement par le concept ou l'idée de l'art.

 

On découvrait d'abord une toile du 19ème siècle : une Annonciation dévernie et allégée d'une partie de sa couche picturale par Fabrice Samyn.

Le dévernissage serait une invitation à aller au delà du vernis superficiel du tableau : le personnage principal n'est pas la Vierge Marie, c'est Saint Jean et ce qui est encore plus important, c'est le message qu'il écrit : "Et factum verbum est caro, Et le verbe s'est fait chair."

Il s'agit donc de représenter l'incarnation du verbe.

A côté, une photographie de Joseph Kosuth : un extrait de dictionnaire, un négatif agrandi, la définition du mot "abstract", une façon de représenter ce qui est irreprésentable : l'abstrait est, ainsi, concrétisé par cette définition du mot. L'artiste rend visible ce qui  ne l'est pas.

 

Cet art conceptuel, on le voit, doit être expliqué pour être bien compris.

Un art intellectuel, assez hermétique... un art qui exige d'être décrypté, décortiqué.

Certaines oeuvres restent malgré tout assez obscures et lointaines.

 

Une autre exposition intitulée A différent way to move était également visible : elle permettait d'approcher les formes du minimalisme, à travers la musique, la danse, le texte, le film, des performances.

 

J'avoue que certaines "oeuvres" exposées m'ont laissée perplexe : des morceaux de plomb dispersés sur le parquet, un accrochage de tissu inquiétant sur un mur, oeuvre de Robert Morris, des tapisseries, deux boîtes en contreplaqués posées à même le sol... c'est là le summum de l'art moderne : peut-on appeler cela de l''art ?

Je m'interroge...

 

En revanche, j'ai pu apprécier des oeuves plus classiques : deux mosaïques avec de superbes dégradés de couleurs, d'autres tableaux dans un style naïf aux teintes vives de Etel Adnan, ou encore une oeuvre de Sylvain Fraysse, un fusain qui fait apparaître un personnage féminin au bord de l'eau : on a l'impression de sentir le vent, le mouvement léger des vagues et d'entrer dans le paysage...

 

Des films étaient également présentés : lavage de mains au savon d'Alep, mouvements de danse, gestes d'une main qui s'agite.


Le film intitulé Le savon d'Alep de Jaime Pitarch a requis la participation de plus de 400 personnes de différentes origines sociales filmées, durant 5 heures, dans le studio de l’artiste.
On retrouve le geste universel de se laver les mains, la même action se répétant jusqu’à la disparition du savon. La présence du savon lui-même serait une métaphore de la cité d’Alep, de son histoire et de la tragédie actuelle. On y trouve ensuite l’idée que les pays occidentaux n’agissent pas pour différentes raisons liées à des stratégies géopolitiques.

 

Une performance était, aussi, mise en scène : des cordes avec des noeuds posées sur une planche inclinée étaient l'occasion pour deux jeunes femmes de se livrer à des mouvements chorégraphiques : j'avoue n'avoir pas bien perçu la signification de cette performance.

 

En tout cas, le mérite de cette exposition est, sans doute, d'amener le spectateur à se poser des questions, à faire des recherches, à s'intéresser à de nouvelles formes artistiques.

 

Mais je me dis que cet art moderne est souvent trop élitiste : il n'est pas directement accessible à la sensibilité, il exige des explications compliquées, et il ressemble parfois à une forme d'escroquerie...

 

"Comment l’art contemporain s’y prend-il pour être simultanément élitiste et populaire, ou incompréhensible et accessible ? D’abord parce que étant d’une qualité variable, il a besoin, pour prospérer, de recourir au sentiment que ce qui est inaccessible est génial. Comment vendrait-on des chiens en bulle, des baignoires amputées, des pastèques sur piédestal et d’autres produits dont le minimalisme recouvre la vacuité, sans parier sur le snobisme d’un spectateur qui, flatté d’en pressentir le sens caché, excommunie les sceptiques comme un troupeau de grincheux réactionnaires ?", écrivent Raphaël Enthoven et Adèle Van Reeth.

 

L'art contemporain symbole de snobisme ? C'est là une caractéristique de notre monde voué souvent, hélas, à ce qui est artificiel et finalement très superficiel.

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
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Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 12:44
Les oisillons viennent à peine d'éclore...

 

 

 

Fragiles, évanescents, gestes désordonnés, hésitants, les deux petits cygnes apparaissent à peine dans le nid...

 

La mère les protège, les repousse de son bec dans le creux du nid, pour les empêcher de s'évader.

 

Les oisillons viennent à peine d'éclore : à côté, une coquille d'oeuf laisse voir ses contours brisés.

 

Boules grises, chétives, informes, tremblantes, au bec sombre, les oisillons penchent leur tête lourde et s'endorment dans la torpeur du printemps...

 

Les deux parents veillent près du nid...

 

Les poussins au duvet soyeux méritent tous leurs soins et toutes leurs attentions.

 

Les poussins chancelants, délicats doivent être préservés de toute atteinte...

 

La mère attentive les protège de toute sa tendresse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 09:42
Ouvre ta fenêtre au jour...

 

 


Une chanson printanière qui invite à la curiosité et à la découverte de la nature, c'est un véritable hymne aux bonheurs simples que nous offre Charles Trénet...

 

La chanson s'ouvre sur une succession d'interrogations qui soulignent une attention au monde.

Tout d'abord une question qui évoque "dans le bois", un "lumineux coquelicot"... Et on découvre qu'il s'agit d'une image pour suggérer un "soleil matinal", "plus matinal que les jolis yeux" d'une amoureuse...

 

Le texte lui est adressé à la deuxième personne comme le montre l'expression  "tes jolis yeux"... et il revêt, ainsi, une allure familière.

 

Après avoir mis en jeu la sensation visuelle, grâce à l'image du coquelicot, le poète nous invite à écouter le réveil de la nature : "Quel est, dans le ciel, cet écho, ce cocorico ?"

Il nous fait entendre les échos sonores du chant du coq, à l'aube.

 

Puis, il nous incite à observer attentivement cette nature, dans le moindre détail, avec "cette goutte sur la joue d'une fleur", qui symbolise la rosée du matin et "des larmes de bonheur"...

Le poète magnifie, ainsi la fleur, grâce à cette personnification...

 

L'emploi de déictiques, dans le premier couplet, semble suggérer la présence de tous les éléments du décor.

La nature entière associée à "l'ardeur" est elle-même personnifiée : "Elle a vingt ans"... 

 

Les nombreux impératifs qui se succèdent : "ouvre les yeux. Réveille-toi... ouvre ton coeur, ouvre ta fenêtre, laisse entrer" donnent du dynamisme et de la vitalité au texte...

 

Les verbes utilisés sont le plus souvent des verbes d'action ou de mouvement qui suggèrent aussi une vigueur et une énergie renouvelées.

 

Il s'agit de célébrer l'amour, la lumière, la liberté... il s'agit de rendre hommage de la manière la plus simple à la lumière, en disant tout simplement : "bonjour."

Les activités proposées sont elles-mêmes très simples : "Cueille la fleur, chante, va-t-en courir sur les chemins..."

Les chemins qui deviennent sous la plume du poète : "de la nature les lignes de la main", nouvelle personnification qui humanise la campagne environnante...

 

Puis le bonheur d'un bain dans la rivière, puis celui de se sécher au soleil sont évoqués et suggérés avec empressement, toujours grâce à des impératifs.

 

L'humour n'est pas oublié dans cette remarque : "N'assieds pas ton derrière Sur les orties familières."

 

Le poème s'achève sur le thème de la fuite du temps et sur une invitation à profiter du temps présent...

La mélodie légère, sautillante, enjouée est, en elle-même, une véritable invitation au bonheur.

 

 

Les paroles : 

 

http://www.paroles.net/charles-trenet/paroles-ah-dis-ah-dis-ah-dis-bonjour

 

 

Quel est, dans le bois, ce lumineux coquelicot ?
C'est le soleil plus matinal que tes jolis yeux ma chérie.
Quel est, dans le ciel, cet écho, ce cocorico ?
C'est la chanson d'un jeune coq qui chante sur la prairie.
Quelle est cette goutte sur la joue de cette fleur ?
C'est la rosée qui met partout qui met des larmes de bonheur.
Quelle est cette ardeur qui vient avec le gai printemps ?
ouvre les yeux. Réveille-toi. La nature a vingt ans.

Ouvre ton cœur à l'amour.
Ouvre ta fenêtre au jour.
Laisse entrer chez toi le gai soleil et dis,
Ah dis, ah dis, ah dis : Ah Bonjour !
Cueille la fleur, la plus belle.
Chante une chanson nouvelle
Et va-t'en courir sur les chemins
Qui sont de la nature les lignes de la main.

Prends un bain dans la rivière.
Sèche-toi dans la clairière
Et n'assieds pas ton derrière
Sur les orties familières...
Dis-toi que le temps est court,
Qu'il faut penser à l'amour.
Ouvre ton cœur et ta fenêtre au jour
Et dis : Ah dis, ah dis, ah dis : Ah Bonjour !

 


 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:09
Albionix, le barde celte ou le pouvoir de la parole...

 

 

 

Des récits venus du passé, une évocation des dieux gaulois que nous connaissons si peu, la conquête romaine et ses conséquences, les druides et leur enseignement : Albionix, le barde celte fait revivre une civilisation, une mythologie magique, peuplée d'êtres mystérieux et étranges...

 

Tout l'art du récit est mis en oeuvre par le conteur : des rebondissements, des coups de théâtre, des histoires enchâssées, des personnages ordinaires qui rencontrent des êtres d'exception, des divinités aux noms exotiques, aux pouvoirs exceptionnels.

 

Albionix raconte son enfance, ses origines : né près du Mont Ventoux, il est choisi par les druides afin de devenir barde, son initiation dure 15 ans, et il part s'installer à Nemausus, près de la fontaine du Dieu...

 

Puis, il égrène des contes, où apparaissent successivement Epona, déesse des chevaux, et son poulain blessé, Eporétos, le chasseur valeureux qui poursuit un grand cerf blanc, en fait, le Dieu Cernunos, qui préside aux forêts et aux moissons, puis l'ingénieux dieu Lug, petit fils de Balor, le géant à l'oeil unique.

 

Des monstres surgissent : querelleurs, violents, prompts à la guerre, des êtres inhumains qui ne pensent qu'à la destruction et la mort.

 

L'histoire de Lug, fils d'un magicien, abandonné dans le courant d'un fleuve, sauvé par un pêcheur, nous emmène dans l'univers des contes merveilleux de notre enfance...

Sa mère, enfermée dans une tour, isolée du monde, seduite par le fils d'un magicien qui prend la forme d'un corbeau pour la rejoindre... tous les ingrédients sont réunis pour faire rêver l'auditoire.

On apprend comment Lug, le plus important des dieux gaulois donna son nom à la ville de Lugdunum...

 

Taranis, dieu du tonnerre et de l'orage, Teutatès, dieu des morts, surgissent, dans le récit du barde, des noms exotiques et lointains, aux sonorités étranges.

 

Et comment ne pas être séduits par le druide Bérénos qui veut révéler à ses disciples les secrets de sa connaissance ?

Comment ne pas être curieux de ses révélations ?

 

Puis, Ogmios, le dieu de la parole est évoqué...

Ogmios raconte ce combat qui a opposé deux peuples gaulois, par le passé... les guerriers sont prêts à s'affronter, dans une lutte fratricide.

Soudain, les guerriers entendent des chants, de la musique : ce sont les bardes des deux peuples qui s'approchent entre les deux armées... alors, les guerriers baissent leurs armes, ils baissent la tête, ils reculent et retournent dans leur cité, dans leur village... plus tard, ils négocient, parlent pour régler leurs querelles...

 

Tant est grand le pouvoir de la parole, celui de la musique, de la poésie...

Tant est grand le pouvoir du barde qui raconte le monde, les dieux et les hommes...

 

Dans ce spectacle, on savoure tout l'art du conteur qui parvient à faire revivre, sous nos yeux, différents personnages, les incarner, en mimer les expressions.

Le public subjugué écoute les paroles du vieux barde, s'imprègne de sa sagesse...

 

Fabien Bages qui joue le rôle du barde Albionix, tour à tour enjoué, émouvant, grognant, interprète toutes sortes de personnages, des dieux, des déesses, des hommes.

Il met en scène des caractères, et souligne l'importance de l'ingéniosité, de la générosité, du partage, de la poésie, des leçons de vie essentielles...

 


 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:56
A propos de l'investiture de Marie Sara, on reparle de la corrida...

 

 

L’annonce de l’investiture pour les législatives de la célèbre torera Marie Sara a ranimé un débat qui fait rage dans la société française depuis de nombreuses années : faut-il faire évoluer la corrida ?

 

Le mois de juin se profile et la grande féria de Nîmes est annoncée : de nombreux aficionados affluent pour assister à cette "fête".
 

Pour ma part, je ne suis pas une adepte des corridas : pour en avoir vu quelques images, j'avoue que je trouve ce spectacle barbare et inhumain...

La bête terrassée, le sang qui coule, la poussière qui souille l'animal, la souffrance du taureau... tout cela est indigne.

 

En écoutant les paroles de la chanson de Francis Cabrel qui personnifie un taureau, au moment où il va entrer dans l'arène, je me dis que cette pratique appartient à un autre temps, et qu'il faut faire évoluer la corrida.

La corrida ne ressemble-t-elle pas à une véritable torture ? L'animal est acculé, blessé, harponné, avant même d'être occis par le torero.

 

Bien sûr, certains vantent la qualité esthétique du combat : le torero danse autour de l'animal, le spectacle est coloré, accompagné de musique.

 

Mais on ne peut pas occulter toute la cruauté de la tauromachie : l'animal est d'abord affaibli, meurtri, blessé par le picador, les banderilles...

L'animal est réduit à néant, avant même d'être tué.

 

La corrida est ancienne, elle remonte aux jeux romains de l'antiquité où les gladiateurs étaient opposés soit à d'autres gladiateurs, soit à des animaux sauvages.

C'est là un reste d'un passé peu glorieux où des spectacles étaient organisés pour satisfaire les plus bas instincts de la foule.

 

Non, le taureau n'est pas "célébré" grâce à la corrida : il est martyrisé, anéanti au cours du combat.

Non, le taureau n'est pas magnifié par ce "spectacle" : sanguinolent, affaibli, il est privé de toute sa fougue.

 

On ne peut nier que l'animal souffre intensément au cours de ce combat.

On ne peut nier les tortures violentes qui lui sont infligées.

La torture d'un animal érigée en spectacle ? La foule qui hurle sa joie devant la souffrance du taureau, on ne peut adhérer à tant de violences.

 

Bien sûr, certains vivent de cette industrie de la tauromachie : des éleveurs, des commerçants.

 

Il faut donc faire évoluer la corrida : supprimer toutes les tortures imposées à l'animal, supprimer la mise à mort et ne garder que la lutte chorégraphique entre l'homme et le taureau.

 

 

 

 

 

 

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 13:35
Manchester : des enfants, des adolescents pris pour cibles...

 

 

 

Deux mois après l'attaque de Westminster, le Royaume-Uni a été de nouveau frappé par le terrorisme.

 

De nombreux morts, des blessés qui sont entre la vie et la mort.

 

Une explosion a retenti à l'extérieur de la salle de concert Manchester Arena, qui contient 21 000 places, alors que se terminait un concert, celui d'une chanteuse américaine : Ariana Grande.

 

Encore un symbole déjà visé par les terroristes : un lieu de divertissements, fréquenté par un public jeune, une salle de concerts.

 

La musique, la culture, les divertissements, le théâtre ont été pendant longtemps méprisés et vilipendés par les fanatismes religieux.

 

"Les religions monothéistes invitent à renoncer au vivant ici et maintenant : elles vantent un au-delà fictif, pour empêcher de jouir pleinement de l'ici-bas.", écrit Michel Onfray dans son Traité d'athéologie.

Et il rajoute ceci : "Leur carburant ? La pulsion de mort et d'incessantes variations sur ce thème."

Depuis les bûchers chrétiens d'autrefois jusqu'aux fatwas musulmanes d'aujourd'hui, c'est la mort, la mort toujours recommencée.

 

On assiste, ainsi, à une escalade interminable de la violence : les attentats se multiplient partout, et se succèdent, avec pour objectifs la mort, la haine de la vie.

"Attaque épouvantable... Ne pas céder à la terreur", dit-on, alors inlassablement.

Mais la terreur se perpétue.

 

J'ai de plus en plus l'impression que notre monde voit, ainsi, s'affronter deux terrorismes : celui d'une religion fanatique et mortifère et celui d'un  monde où règnent l'argent et la finance.

Des deux côtés, l'excès, la démesure s'imposent. Des deux côtés, la haine, le mépris de la vie.

La fracture est immense, la division est incommensurable.

 

Les pays riches vendent des armes à tout va : les guerres s'intensifient, les conflits perdurent, entretenus par les puissances de l'argent.

En face, les fanatismes religieux s'exacerbent et n'en finissent pas.

 

L'attentat de Manchester a été revendiqué par Daesh, en début d'après-midi.

 

 

 

 

 

 

 

Manchester : des enfants, des adolescents pris pour cibles...
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:32
Latin grec : quand Najat Vallaud-Belkacem se dit victime de "fake news"...

 

 


 

Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de l'émission On n'est pas couché sur France 2 ce samedi 20 mai...

Interrogée sur sa réforme du collège, elle a prétendu sans arrêt sourire aux lèvres, être victime de "fake news".

 

Des rires appuyés, des paroles entrecoupées de fous rires pour arguments : voilà le spectacle que nous a offert Madame Belkacem.

 

"Le latin et le grec n'ont jamais disparu des collèges"..., a-t-elle osé déclarer, voulant ainsi défendre la réforme qu'elle a initiée.

 

Bien sûr, le latin et le grec n'ont pas été totalement évincés des enseignements de Collège, mais intégrés dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires, ils ont été donc amoindris  et réduits à peau de chagrin.

 

Mais Najat Vallaud-Belkacem s'est bien gardée d'évoquer précisément les EPI, les mettant sous le tapis, évitant d'en parler en détails.

 

Elle prétend même avoir donné la possibilité  à tous les élèves de faire du latin et du grec : "Tous les élèves sont invités à une initiation", a-t-elle affirmé.

 

Mais, elle oublie de dire que le latin et le grec ont été intégrés dans des EPI, Enseignements pratiques interdisciplinaires : le latin et le grec sont, alors, mis en relation avec d'autres disciplines et non plus étudiés en tant que disciplines à part entière.

L'étude de ces langues est bel et bien escamotée, avec cette réforme des Collèges.

Par exemple, le latin et le grec peuvent être mis en lien avec le domaine scientifique : on étudie, alors, l’astronomie dans l’Antiquité et les calendriers, le système soleil-terre-lune ou l’évolution des mesures.

Ou encore, en relation avec les SVT : on s'intéresse, alors, aux aliments, à leur conservation, à la nutrition, l'histoire de l’alimentation.

On peut aussi mêler l'EPS et les pratiques sportives dans l’Antiquité et en particulier les jeux Olympiques.

Mais on voit bien que le latin et le grec ne sont plus étudiés en tant que langues anciennes.

 

En fait, Najat Vallaud-Belkacem a su noyer le poisson... par un tour de passe-passe, en faisant référence à d'autres fausses informations qui ont été colportées à son sujet, elle a su présenter certaines de ses réformes sous un vernis flatteur.

 

De nombreux articles de presse parus sur L'Obs, Libération, Le Parisien, Le Monde mettent en cause la chroniqueuse Vanessa Burggraf, l'accusant d'avoir colporté de fausses rumeurs, lors de cette interview.

Haro sur la blonde !

 

Il est vrai que l'ancienne ministre de l'Education nationale a pu être victime, parfois, de fausses rumeurs : cours d'arabe obligatoire en Primaire, elle s'appellerait Claudine Dupont, etc.

 

Mais, en l'occurrence, concernant les humanités, le latin et le grec, la réforme du collège initiée par la ministre a fortement amenuisé le poids de ces enseignements... C'est un fait.

 

Ce n'est pas un hasard si de nombreux professeurs ont dénoncé cette réforme qui réduit considérablement ces disciplines.

 

La plupart des journaux ont publié des articles qui mettent en cause les compétences de la chroniqueuse Vanessa Burggraf, mais dans ce cas précis, Najat Valaud-Belkacem a su manoeuvrer pour se présenter comme une victime de rumeurs infondées : pour ce qui est du latin et du grec, la réalité est là... ces enseignements ont bel et bien été sacrifiés.

 

 

Le témoignage d'un professeur de lettres classiques :

 

https://www.marianne.net/debattons/idees/college-vers-la-disparition-du-latin-et-du-grec

 

 

Sur l'orthographe :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/oui-le-ministere-de-l-education-nationale-bien-impose-la-reforme

 

 

Vidéo à 32 minutes

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 09:03
Joli chat roux sur la colline...

 

 

 

Robe rousse, tablier blanc, le chat a surgi soudain sur mon chemin, il a suivi mes pas sur la colline : bondissant dans les taillis, il m' a accompagnée, fidèle et plein de fougue jusqu'au sommet...

 

J'entendais sa course furtive dans les buissons : vif, complice, il précédait parfois mon pas.

 

Il ne m'a pas quittée, un seul instant, s'arrêtant quand je je m'arrêtai, reprenant sa course quand j'avançais de nouveau...

 

Il me guettait derrière les fourrés, le regard aiguisé et bienveillant.

 

Au sommet, il s'est posé dans les herbes hautes, savourant le bonheur de goûter les tiges, de les humer, moustaches au vent.

 

Le sphinx marbré de roux s'est posé sur le terre plein... 

Le sphinx, oreilles dressées, m'observait de loin...

 

Aux aguets, attentif, il m'a offert cette vision d'un bonheur simple, dans une nature sauvage...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 14:14
Marcher, c'est philosopher...

 

 

 

Notre monde voué à la vitesse ne laisse plus beaucoup de place à cette activité toute simple : marcher, se déplacer à pieds.

La voiture, le jogging ont supplanté la marche : et, pourtant, marcher, c'est aller à un rythme mesuré qui permet la découverte et la réflexion...

 

Marcher, c'est avoir la possibilité d'observer le monde, de s'enivrer des senteurs, de contempler des paysages, on peut, à son gré, s'arrêter, repartir.

Marcher, c'est s'ouvrir au monde et aux autres.... c'est prendre le temps, dans un monde où s'impose sans cesse la vitesse.

 

Tout en cheminant, nous pouvons contempler la nature mouvante et changeante... nous pouvons réfléchir à tout ce qui nous entoure, trouver des idées.

 

Depuis toujours, les philosophes ont aimé la marche : les péripatéticiens donnaient leur enseignement en marchant, Socrate allait dans les rues d'Athènes à la rencontre des autres, les interrogeait, leur faisait découvrir une forme de vérité.

Le nom "péripatéticiens" est, d'ailleurs, issu d'un verbe grec : "περιπατέω, péripatéo, se promener, circuler, aller et venir".

Rousseau était un marcheur infatigable :" J'aime à marcher à mon aise, et m'arrêter quand il me plaît. La vie ambulante est celle qu'il me faut. Faire route à pied par un beau temps dans un beau pays sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable ; voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus de mon goût... ", écrit ce philosophe dans le livre 4 des Confessions, évoquant ce bonheur de la marche qui le séduit depuis ses plus jeunes années.

 

Chaque fois que cela est possible, il est bon de marcher pour savourer le monde environnant, pour se livrer à une détente, à une réflexion.

La marche qui fait avancer le corps dans l'espace offre aussi un cheminement à la pensée.

Marcher, c'est retrouver le temps d'avant, un certain goût de la lenteur, le temps "virgilien", comme l'appelle Michel Onfray.

 

Bien sûr, marcher dans nos villes encombrées de voitures ne permet pas un parfait développement de la réflexion : il vaut mieux marcher dans un parc, à la campagne, en montagne.

C'est alors qu'on peut vraiment cheminer posément, en profitant de la nature, de ses bienfaits, de ses bonheurs...

 

La marche nous relie à la terre, nous montre l'importance de la nature, et nous incite à découvrir de nouveaux chemins, des sentiers de liberté.

Parfois, l'esprit s'évade, se nourrit de rêves, de réminiscences...

 

Au rythme de la marche, des idées, des interrogations surgissent : une façon de penser et de repenser le monde... 

 

 


 

 

 

Marcher, c'est philosopher...
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 12:51
Un ministre de l'Education pour défendre la langue française ?

 

 

 

Jean Michel Blanquer nommé ministre de l'Education nationale a souvent défendu la langue française...

"La langue est ce qui nous soutient. Et c'est nous qui soutenons notre langue. Elle est notre ossature, notre véhicule. Elle nous habite, nous traverse, nous influence. Elle est notre trésor.", écrivait-il dans un article du journal Le Point...

 

La langue de Molière, celle de Racine, celle de Rabelais, celle de Giono, de Zola, de Chateaubriand mérite tous les hommages : elle doit être célébrée et préservée.

La langue est le socle de notre culture : elle doit être mise en valeur.

Elle mérite d'être bien écrite, elle mérite que soit rétabli l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire.

 

Assez de poudre aux yeux ! C'est la langue qui permet à chacun de s'épanouir dans une bonne communication avec autrui.

On ne peut apprendre correctement une langue si on sacrifie des heures d'apprentissages fondamentaux.

Il faut donc revenir à un apprentissage rigoureux de notre langue, dans nos écoles...

 

Jean Michel Blanquer a, aussi, raillé et fustigé, à juste titre, cette "novlangue" utilisée dans la rédaction de la réforme du collège, initiée par Najat Vallaud-Belkacem.

Une façon de rabaisser notre langue, de la ridiculiser...


Molière, en son temps, a brocardé le langage ampoulé, plein d'emphase des précieux et des précieuses qui s'appliquaient à utiliser des périphrases, pour désigner des réalités très ordinaires : le "fauteuil" devenait "les commodités de la conversation", "le miroir" recevait l'appellation de "conseiller des grâces"...

 

Et on retrouvait ce langage absurde dans les textes de la réforme des collèges :
La piscine était transformée en "un milieu aquatique profond et standardisé", dans lequel il convient de "traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête."


Il n'était plus question de "courir", mais de "créer de la vitesse". L'apprentissage des langues étrangères devait se résumer en cet obscur et magnifique slogan : "aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs". 

Un tel jargon montrait la prétention des rédacteurs en même temps que l'inanité de la réforme des collèges.
 

On attend de notre ministre que soit restauré cet amour de la langue française, loin de la prétention des pédagogistes qui se gargarisent de mots et d'expressions obscures et amphigouriques.

On attend une réhabilitation de la grammaire, de l'apprentissage des conjugaisons, de la lecture qui doit être promue et valorisée, dès le plus jeune âge...

On attend une vraie réforme qui remettra à l'honneur notre langue.

 

 

 

 

 

 

Un ministre de l'Education pour défendre la langue française ?
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