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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 13:24
Des tourbillons d'embruns qui sillonnent la mer...

 

 

"Les rafales d'une violence inouïe, accès de colère de Wottan ou de Thor, tombent des hauteurs en sifflant et soulèvent des tourbillons d'embruns qui sillonnent la mer." 

 

C'est ainsi que Jean-Baptiste Charcot dépeint la virulence d'une tempête qui sévit au Groenland, dans un de ses ouvrages, intitulé Dans la mer du Groenland...



Le mot "tourbillon" nous entraîne dans un enroulement, un tournoiement de consonnes, dentale initiale, gutturale "r", labiale "b", palatale finale... comme si le mot mimait la réalité qu'il désigne...

Les voyelles variées, le son "ou", le "i" assez aigu, la voyelle nasalisée "on" nous emportent dans un mouvement circulaire, dans des volutes virevoltantes !
Le tourbillon, c'est la vie, la tempête, un emportement de vents vigoureux.

On entrevoit des cyclones, des tornades, des broussailles ballotées par le vent, une mer qui s'enroule en vagues furieuses et violentes ! 

Quel mot expressif, plus expressif encore que son ancêtre latin "turbo" qui désigne, aussi, le tourbillon !

Avec ce mot, on voit des tourments, des troubles, des orages, des pluies soudaines, des tempêtes.

Avec ce mot, on est comme happé par des mouvements irrésistibles, des envolées de feuilles d'automne, des embruns qui s'emportent sur la mer, des arbres agités par des houles de vents, des tangages, des roulis...

On entrevoit une mer déchaînée, des hérissements de vagues, des rouleaux furieux... des naufrages, des bateaux chahutés dans des flots vertigineux...

La force du vent et des éléments ! 

On admire des tourbillons d'embruns, éclats de vagues impétueuses, des rondes de brumes sur l'océan, des cercles pleins de véhémence...

On retrouve le radical de ce nom dans les termes "tourment, tourner, tournoyer, tournoiements" qui évoquent, aussi, des emportements.

J'aime ce mot "tourbillon", aux sonorités si évocatrices, qui fait surgir tant d'images liées à la nature, sa force, ses colères parfois terribles.


Le tourbillon, vertigineux, violent est, parfois, magnifique, mais il peut être terrifiant, angoissant, évoquant des spirales auxquelles on ne peut échapper.

Quelle force dans ce mot, quels éclats !

Le mot peut être, aussi, utilisé dans un sens figuré : des tourbillons de mots, des tourbillons de lumières, de plaisirs.

Certaines danses nous font, aussi, tourbillonner, une musique pouvant être elle-même tourbillonnante...
 Plein de mouvements, de vie, de virulence, le tourbillon nous séduit et nous inquiète, en même temps.

Ne dit-on pas que la vie est un tourbillon qui nous emporte inlassablement dans ses bonheurs et ses tourments ?


 



 

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 11:42
Le café : une tradition bien française....

 

 


J'aime les cafés, lieux de sociabilité et de convivialité, j'aime plus particulièrement les cafés littéraires, grande tradition française.

Je me souviens qu'une agoranaute, avait, un jour, qualifié mes articles de véritables cafés littéraires où l'on pouvait discuter de sujets divers, et inutile de dire que j'avais apprécié ce commentaire...

Bon, plus tard, d'autres agoranautes plus belliqueux sont venus "mitrailler" mes articles, pour m'exclure de ce journal, mitraillage symbolique, il est vrai, mais dont je fus, aussi, quelque peu blessée moralement.

Une blessure morale bien légère en regard des terribles attentats de djihadistes qui ont assassiné des victimes innocentes, en tirant, au hasard, dans la foule... 

En fait, ces terroristes n'ont pas seulement visé un lieu de consommation, mais surtout un lieu où la parole est libre, où les hommes et les femmes peuvent converser dans une liberté totale.

Le café, c'est en France, un endroit où l'on consomme, certes, mais aussi, un lieu où l'on parle, où l'on échange, où l'on communique...

Oui, les français aiment discuter, argumenter, refaire le monde et ils le font souvent aux terrasses des cafés.

Le café littéraire est une tradition bien française qui remonte au 18ème siècle, le siècle des lumières, des grands philosophes, Voltaire, Rousseau, Diderot... le siècle où s'est diffusé un esprit de liberté, où s'est developpée la pensée, au service de la critique des institutions et des injustices.

C'est dans des cafés que se réunissent, encore, de nos jours, de jeunes étudiants, des lycéens et c'est, pour eux, une occasion de se livrer à de grandes discussions.

Quand j'étais étudiante, j'aimais fréquenter, ainsi, les cafés, et nous discutions abondamment sur nos études, sur la politique, le monde, son évolution.

Le café qui permet ces rencontres, une forme de liberté propre à nos sociétés a été la cible de terroristes, avides d'anéantir certains modes de vie.

Le café permet, ne l'oublions pas, une liberté d'expression, il offre la possibilité d'une réflexion.

C'est le lieu par excellence de la convivialité, du savoir vivre, des échanges.

C'est dans ces lieux que se sont épanouis la philosophie, le bonheur de communiquer des idées, le plaisir de la libre parole.

J'aime les cafés parce qu'ils sont l'expression d'une liberté bien française, on aime y plaisanter, rire, s'amuser, faire de bons mots, et aussi échanger de multiples idées.

Le café est, en France, plus qu'une occasion de consommer : c'est véritablement un lieu de culture et de communication.

Il nous faut préserver tous ces symboles de notre société, des symboles que certains fanatiques veulent anéantir, en s'attaquant aussi, à une forme de liberté.


 

 

 

 

 

Le café : une tradition bien française....
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 17:28
Les arbres m'ont appris bien des leçons...

 



"Les arbres ont tenu une place essentielle dans ma vie et m’ont appris bien des leçons. Chaque arbre est le symbole vivant de la paix et de l’espoir. Avec ses racines profondément ancrées dans la terre et ses branches qui s’élancent vers le ciel, il nous dit que pour aspirer à aller toujours plus haut, nous aussi nous devons être bien enracinés au sol car, aussi haut que nous nous élancions, c’est toujours de nos racines que nous puisons notre force."


C'est ainsi que Wangari Maathai évoque toute l'importance des arbres et de la nature, dans un de ses ouvrages intitulé Celle qui plante les arbres.

Les arbres semblent, aussi, fournir des leçons à chacun de nous, puisqu'ils nous montrent le rôle essentiel de nos racines, de notre culture..

Le mot "leçon" nous renvoie à l'enfance : leçons de grammaire, d'orthographe, d'histoire, de mathématiques... Leçons récitées le soir : à la maison, c'est maman qui se chargeait de nous faire réciter nos leçons, notamment des poèmes que l'on devait apprendre, avec rigueur.


On savait l'importance de tous ces apprentissages, on en mesurait toute la valeur, on s'appliquait à revoir ces leçons avec précision.

Le mot apparaît lui-même, plutôt séduisant, avec sa consonne sifflante "ç", sa voyelle nasalisée finale "on" qui semble promettre comme un envol, un épanouissement.

La petite cédille, en forme de crochet, sous la consonne "c", qui sert à l'adoucir, confère au mot une singularité : le "c" semble se dupliquer, se miroiter comme pour impliquer une idée d'imitation.

Et, pourtant, certaines leçons étaient âpres, difficiles, pouvaient présenter des difficultés.

Les mathématiques me rebutaient, l'histoire m'effrayait, avec tous ces événements à retenir, la physique me paraissait lointaine.

Je préférais, de loin, apprendre des textes littéraires, m'initier à la grammaire, à l'orthographe, me laisser emporter par la poésie, celle de Ronsard, Hugo, Verlaine, Baudelaire, et tous les autres.

Les leçons de grammaire me charmaient et j'aimais percevoir le dédale des phrases, leur enroulement, leur construction...

L'orthographe me faisait goûter aux mystères des mots, à leurs origines lointaines, à leur passé tumultueux, souvent.

Ce mot "leçon" recouvre tant de disciplines, tant d'apprentissages si variés !

Le mot a d'ailleurs, lui-même, des origines lointaines : venu d'un verbe latin, "legere", "lire, choisir", la leçon est reliée à la lecture...


Et "lire", c'est "cueillir, faire une moisson de mots", pour s'en enrichir et progresser dans de nombreux domaines...

Belle étymologie pour ce mot familier, associé à l'enfance !

On apprécie moins ceux que l'on appelle "les donneurs de leçons", qui n'hésitent pas à fustiger la conduite d'autrui, alors qu'eux-mêmes s'exemptent, parfois, de toute morale...

Mais les leçons restent des apprentissages fondamentaux pour les enfants, les adolescents, et les adultes que nous sommes, car, chaque jour peut apporter sa moisson d'informations, de lectures nouvelles...


 

 

 

Photos : rosemar

Les arbres m'ont appris bien des leçons...
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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 16:55
Nom de code : Isis...

 


"ISIS" : je viens de découvrir cet acronyme anglais dont usent les djihadistes de Daesh, dans leurs communications et sur les réseaux sociaux...

"Islamic State in Irak and Syria", "Etat islamique en Irak et en Syrie", voilà une des significations possibles de cette dénomination, mais aussi "Islamic State in Irak and al-Sham", c'est à dire, "Etat islamique en Irak et au levant"...

Divinité égyptienne, Isis, soeur et épouse d'Osiris était souvent représentée, dans la mythologie égyptienne, comme une belle jeune fille couronnée d'un disque solaire.

Elle était une déesse très populaire, dotée d'une puissance universelle.

Le nom de cette divinité, aux sonorités de sifflantes, pleines de douceur et de charme, ne contraste-t-il pas avec l'idéologie haineuse et destructrice de Daesh qui règne par la terreur ?

Pourtant, on ne s'étonnera pas qu'une organisation terroriste ait choisi cet acronyme pour signe de ralliement.

Une bien belle dénomination, en effet, qui vise à faire illusion et qui fait partie de la propagande organisée par Daesh.

Par ailleurs, on perçoit que cette dénomination est complètement usurpée : une organisation terroriste ne constitue pas un "état", quant au terme "islamiste", il prête, aussi, à confusion, puisque nombre de musulmans ne se reconnaissent pas dans l'idéologie extrémiste de Daesh.

Quant à la déesse Isis, image de sagesse, elle est utilisée, en l'occurrence, par une organisation qui fait appel à la terreur, aux exactions, aux meurtres.

La propagande fait, ainsi, feu de tout bois, pour imposer une vision positive, valorisante.

Il arrive souvent que des partis extrémistes usent de ces dénominations, à connotations élogieuses, pour tromper l'opinion.

Je songe, par exemple, à ce parti d'extrême droite, d'obédience nazie, qui, en Grèce, se fait appeler "Aube dorée", un bien joli nom, empli de poésie, qui cache bien les turpitudes et les déviances de cette organisation politique.

On le voit : la propagande bat son plein et elle utilise tous les moyens pour leurrer, abuser les esprits.

La déesse Isis, image de beauté, de sérénité, utilisée par un groupe extrémiste, ne mérite pas d'être, ainsi, détournée des symboles qu'elle évoque.

La déesse Isis, protectrice et salvatrice, souvent représentée sur les papyrus et les monuments égyptiens, devient un outil de propagande, alors qu'elle symbolise la paix, la sérénité.

En usant de cet acronyme, Isis, le groupe Daesh se gonfle d'importance, et a recours à une représentation trompeuse et illusoire.

Personne ne peut en être dupe.







  

 

Nom de code : Isis...
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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 16:24
Le ciel s'embrase de roses !

 

 


Le soleil s'éteint lentement, derrière le pin... une douce lumière envahit l'espace, des teintes de roses, de pourpres, de chrysanline.

Des ombres apparaissent sur l'horizon, silhouettes souples, légères, aériennes.

Un dégradé somptueux se dessine, sur l'azur : le bleu léger se nimbe, peu à peu, de couleurs d'or.


Les arbres, les pins deviennent des ombres chinoises entourées d'auréoles... des finesses de branches se détachent sur l'horizon, des embruns sombres, subtils, des écumes encerclées de poussières d'or.


Les masses sombres, opaques des arbres font jaillir ces teintes éclatantes, les embellissent de leurs ténébreuses frondaisons.


Noir et or se côtoient, le soleil laisse des traces de rouilles, des empreintes aux couleurs de pierres précieuses, si douces...


Les branches deviennnent brindilles légères, herbes ténues, guirlandes ombrageuses...


Les branches se redessinent sur ce fond aux couleurs d'or, elles forment des entrelacs, des résilles imperceptibles, aux teintes de fumées.


Le ciel s'embrase de roses et nous offre un tableau d'une beauté inouie, un clair-obscur éblouissant, une toile apaisée d'une fin de journée d'automne...


 

 

 

 

Photos : rosemar

Le ciel s'embrase de roses !
Le ciel s'embrase de roses !
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Published by rosemar - dans nature automne poésie
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 16:50
Michel Onfray défendrait-il l'Islamisme radical ?

 



Dans une interview accordée au journal Le Point, Michel Onfray donne libre cours à sa vindicte contre la politique de l'état français, gauche et droite confondues...

Il n'hésite pas à déclarer, après les attentats contre les parisiens : 

 "C'est une guerre menée par l'Islam politique avec autant d'intelligence que l'Occident mène la sienne, mais avec moins d'armes ou avec d'autres armes que les nôtres- des couteaux et non des porte-avions, des kalachnikovs à 500 euros et non des avions furtifs coûtant des millions de dollars. Ils disposent également d'une vision de l'Histoire, ce que nous sommes incapables d'avoir, tout à notre matérialisme trivial".

Les mots utilisés par Michel Onfray sont, pour le moins, étonnants et fort élogieux : il nous parle d'un Islam politique qui fait preuve d'intelligence !

Oubliées les exactions de l'Etat islamique, oubliées les tortures, les décapitations, les destructions de monuments, oubliée la terreur que suscite Daesh auprès des populations musulmanes, elles-mêmes...

Il faudrait, donc, d'après Michel Onfray, laisser cet "état" prospérer et s'étendre au moyen orient.

Les djihadistes auraient une vision de l'histoire ! Laquelle ? On aimerait bien le savoir...

Si cette vision de l'histoire consiste à détruire des monuments du passé, des témoignages laissés par les êtres humains qui nous ont précédés, on se pose bien des questions.

Michel Onfray défendrait-il l'islamisme radical ? En fait, cet islamisme n'existe pas, pour lui ! C'est un Islam politique !

Le "philosophe" fustige, aussi, "notre matérialisme trivial", certes, il est indéniable que nos sociétés sont matérialistes, tournées vers la consommation et le consumérisme, ce que nous devons modifier...

Mais que font les djihadistes de l'El, si ce n'est racketter les populations par la terreur, que font ces "combattants" insérés dans la société française, si ce n'est se livrer à des trafics de drogue pour obtenir un argent facile ?

"La France récolte ce qu'elle a semé..." affirme Michel Onfray.

Bien sûr, nous avons combattu et bataillé sur de multiples terrains, parfois de manière inconsidérée, mais nous l'avons fait, aussi, à la demande de populations opprimées, comme ce fut le cas au Mali...

Pour Michel Onfray, nos sociétés incarnent le mal absolu ! Mais il n'évoque pas toutes les exactions commises par Daesh, il semble ne pas vouloir aussi jeter un regard de compassion sur les victimes de Paris.

"On récolte ce que l'on a semé !"

Au Bataclan, dans les rues de Paris, nous avons, donc, récolté une juste vengeance de terroristes venus pour tirer, à l'aveugle, sur une foule de gens paisibles.

Michel Onfray s'attire ainsi, à n'en pas douter, les applaudissements des "guerriers" de Daesh : ils ont, là, un soutien, au sein de la population française et, qui plus est, ce que l'on appelle "un philosophe, un sage" !

Et Michel Onfray rajoute : "Il y a chez les français une ferveur sans objet"... Une telle phrase laisse supposer que la vraie ferveur se trouverait chez les djihadistes de Daesh qui arrivent sur le terrain de leurs tueries en criant : " allahu akbar !"



 

 

Source :

http://www.challenges.fr/politique/20151117.CHA1695/quand-michel-onfray-trouve-bien-des-excuses-a-l-etat-islamique.html
 

Michel Onfray défendrait-il l'Islamisme radical ?
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:33
Daesh : sommes-nous coupables ?

 


Face aux attentats de djihadistes à Paris, face à des scènes de guerre terrifiantes, certains s'appliquent à dire que nous sommes responsables de cette situation : on se souvient, aussi, de ce qui s'était passé après les attentats de janvier contre les journalistes de Charlie Hebdo... certains n'avaient pas hésité à dire que ces dessinateurs l'avaient bien cherché, avec leurs caricatures qui visaient l'islamisme.


Pourtant, je ne me sens pas coupable, parce que des terroristes ont envahi la capitale, je ne me sens pas coupable de ce fanatisme exacerbé qui s'empare d'individus prêts à se faire exploser...

Ces terroristes prétendent commettre des assassinats, au nom de leur dieu, mais qui sont-ils ?

Des délinquants de bas étage, des voyous qui vivent de trafics de drogue, des gens qui prétendent mépriser l'argent mais qui s'enrichissent de trafics immondes...

La plupart d'entre eux sont issus de familles de français moyens, souvent bien intégrés, et ils basculent dans le terrorisme.

Un des suspects qui a été arrêté hier, à Saint Denis prétend avoir voulu rendre service, en offrant les clefs de son appartement à des inconnus, des terroristes qui ont tiré sur les forces de l'ordre...

Il n'a rien fait, dit-il lui-même, si ce n'est "rendre service"... Et, bien sûr, il n'est pas inconnu des services de police, puisque ce "logeur" nommé Jawad Bendaoud avait été condamné à 8 ans de prison par la Cour d'assises de Bobigny pour meurtre. "Il aurait tué son meilleur ami, David, âgé de 16 ans, après une simple dispute au sujet d'un téléphone portable. Il serait sorti de prison, depuis moins de 12 mois, pour bonne conduite." 

Abdelhamid Abaaoud, djihadiste belge originaire du Maroc, qui a été tué à Saint Denis, était issu, lui, d'une famille de la classe moyenne : lors de son adolescence, il avait été envoyé par son père, commerçant, dans un collège chic de la commune résidentielle d’Uccle, dans le sud de Bruxelles. 

Certes, nos gouvernements ont encouragé le commerce des armes qui prospère dans nombre de pays, on ne peut le nier, certes, notre monde est régi par l'argent, le profit, on ne peut en douter...

Mais, les attentats que commet Daesh relèvent de la barbarie la plus vile, de l'obscurantisme le plus atroce et le plus sauvage : ces djihadistes tuent, ils assassinent des innocents, des gens dans la rue ou dans une salle de spectacle, ils font de la mort, une glorification, ils se vantent de leurs actes barbares, ils se livrent à un fanatisme terrifiant...

Peut-on faire de la mort des autres, de sa propre mort un objectif ?

Peut-on entraîner des femmes, des enfants dans cette entreprise de destruction ?

Peut-on se réjouir, se glorifier de la mort de gens innocents ? Peut-on en rire ?

Dans ce cas, la barbarie la plus ignoble est à l'oeuvre, et elle dépasse notre entendement, elle traduit une folie furieuse, une fièvre qui découle d'une pathologie grave.

L'horreur de ces assassinats, commis à Paris, vise à créer la panique, à choquer.

Daesh n'a cessé de propager la terreur, partout : destruction de monuments, décapitations, crucifixions, mutilations, meurtres, purifications ethniques.

Et ce sont les musulmans eux-mêmes qui sont les premières victimes de ce terrorisme, ne l'oublions pas.

La haine, la terreur sont les moteurs de cette entreprise destructrice.

Nous combattons, à juste titre, Daesh et son idéologie mortifère, nous luttons contre ces barbares, nous engageons des moyens militaires pour les débusquer.

C'est l'islamisme radical, c'est le fanatisme qu'il nous faut dénoncer, et abattre...

C'est aussi le règne de la finance et de l'argent que nous devons fustiger et combattre : et Daesh fait, également, partie de ce système financier, ce groupe s'attache à racketter les citoyens, à conquérir des puits de pétrole, des ressources naturelles, et pour ce faire, les djihadistes sèment la terreur.

Daesh est une organisation criminelle, une mafia organisée, contre laquelle nous devons lutter, de toutes nos forces.



 

 

 

 

 

Daesh : sommes-nous coupables ?
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:24
On se laisse bercer par le plaisir, le bonheur des mots...

 

 



J'aime les livres... j'aime sentir, sous mes doigts, les pages légères, fines, soyeuses de l'ouvrage... j'aime la douce odeur de la feuille de papier et de l'encre imprimée...

J'aime saisir, capturer, tenir entre mes mains le livre... Fermé, le livre nous attire, nous invite à l'ouvrir, le découvrir : il nous fait signe et nous appelle... Fermé, le livre nous séduit par ses formes, ses replis de pages secrets.

Ouvert, il nous offre tout un monde, tout un univers, des images, des mots, des mystères, une harmonie incroyable et unique de sonorités, de couleurs...

Les pages blanches de lys déroulent leurs lettres sombres et secrètes... Les pages blanches de neige nous entraînent, peu à peu, vers des personnages inconnus et proches à la fois, des élans, des sentiments, des aventures, des idées nouvelles.

Des paysages se dessinent sous nos yeux, plus beaux encore, plus éblouissants, plus intenses que dans la réalité... le Parthénon d' Athènes au soleil levant, un ciel de neige, un champ de pommiers en fleurs, un paysage marin aux voiles alanguies...

Une vie nouvelle se révèle à nous.

Emporté par les mots, les phrases, on oublie tout, le monde s'efface, s'atténue, s'adoucit, disparaît.

Le monde devient léger, on perçoit d'autres lieux, d'autres temps, des personnages obscurs, ténébreux, etonnants, étincelants parfois.

On se laisse bercer par le plaisir, le bonheur des mots et des phrases, leurs sonorités douces ou plus rudes, la musique des mots !

" Au milieu du grand silence et dans le désert de l'avenue, les voitures montaient vers Paris, avec les cahots rythmés de leurs roues.
 dont les échos battaient les façades des maisons, endormies aux deux bords, derrière les lignes confuses des ormes...." Et nous voilà plongés dans l'univers sombre d'une nuit parisienne au 19ème siècle.

Le livre nous saisit, nous prend, alors, nous captive, nous subjugue.

Le livre devient un tourbillon qui nous entraîne, de mots en mots, de phrases en phrases. Des images s'impriment en nous, des êtres, des rêves de bonheur, des peurs, des angoisses, des joies...

Un personnage apparaît, on ignore son nom, on ne sait d'où il vient... et nous voilà saisis par le sort et l'histoire de cet inconnu... et nous voilà emportés avec lui vers Paris.... un vertige de couleurs et de formes nous éblouit, des jeux d'ombres et de lumières, un clair-obscur subtil, dans la splendeur de la nuit.


D'autres personnages surgissent de la nuit, pleins de mystères, d'éclats de générosité ou de haine... D'autres horizons surprenants nous parviennent soudain... un monde rempli d'éblouissements...






 

 

On se laisse bercer par le plaisir, le bonheur des mots...
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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 17:29
Une guerre d'un nouveau type...

 

 

Ce 21 ème siècle a vu naître une nouvelle forme de guerre, une guerre où les combattants s'attaquent à une population désarmée, sans défense, une guerre où des fous de dieu, prêts à mourir, n'hésitent pas à tirer sur une foule anonyme, à l'aveugle.

La barbarie, la folie furieuse, le fanatisme sont à l'oeuvre : la plupart de ces fous de dieu sont des jeunes gens, la plupart ont été élevés en France.

Et, quand des français assassinent, par surprise, des français, avec des armes lourdes, nous sommes face à une guerre inédite.
Car les djihadistes qui ont assailli Paris sont, pour la plupart, des français radicalisés, pilotés de l'étranger, par l'état islamique.

Leur mode opératoire n'est-il pas  terrifiant ? Ces jeunes djihadistes choisissent de mourir pour faire la guerre, ils donnent leur vie à dieu pour punir l'ennemi.
Ils pensent gagner, ainsi, un paradis, le paradis d'Allah promis à tous ceux qui ont tué des infidèles. Ils ont accompli leur "djihad" dans la gloire et le bonheur de servir une cause qui leur paraît juste.

Mais tuer des anonymes, des êtres sans défense ne peut être qu'une ignominie, tuer de sang froid des hommes, des femmes... qui peut le faire, sinon des individus fanatisés à l'extrême ?

Le fanatisme atteint un paroxysme : ces terroristes qui tirent sur une foule ont l'impression de devenir des héros, d'être, même, sanctifiés par leurs actes sanglants.

Ces djihadistes sont en lutte contre notre monde qu'ils jugent impur, corrompu par le sexe, l'argent, la cupidité, une trop grande liberté...

Et il est vrai que notre monde capitaliste est dominé par l'argent, le goût des plaisirs, parfois immodéré, pour certains, le confort.

Mais l'idéologie de Daesh est-elle meilleure ? La femme asservie, une sauvagerie, une barbarie d'un autre temps... Daesh sème la terreur, s'impose par la peur. Qui peut souscrire à un tel mode de vie ?

Pouvons-nous laisser cette idéologie de haine et de terreur s'imposer en Syrie et ailleurs ?

Notre monde vit dans une fracture permanente : richesse des uns, misère des autres...
Ce sont ces déséquilibres qui sont inadmissibles, ce sont ces inégalités qu'il faut absolument résoudre.

Dans un monde aussi divisé, il faut, enfin, comprendre que nous ne pouvons continuer ainsi, à vivre sur des planètes différentes, alors que les communications se sont amplifiées, alors qu'internet permet de percevoir des fractures si importantes...

Si nous devons lutter contre ces déséquilibres, nous devons aussi lutter pour défendre l'humanisme, nos valeurs, pour dénoncer le fanatisme et ses fureurs. 
Et nous devons combattre tous les fanatismes, ceux de l'Arabie Saoudie, du Qatar, comme celui de Daesh.


L'idéologie de ces pays n'est pas la nôtre : nous ne voulons pas d'un monde dominé par la régression, la peur, l'asservissement de la femme, nous ne voulons pas d'un monde fanatisé.

Nous devons lutter contre cette idéologie mortifère, nous devons défendre les valeurs de l'humanisme, celles de Montaigne, celles de Rabelais, ces auteurs qui ont dénoncé, en leur temps, toutes les horreurs du fanatisme.

Plus que jamais, défendons nos valeurs, les vraies : la culture, la réflexion, la lecture, le bonheur d'apprendre...

 

 

 

Une guerre d'un nouveau type...
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 16:45
Des castagnettes de bois d'ébène...

 

Pour que vivent la musique, la danse, la culture, la fraternité, la liberté, la beauté....



"Une des jeunes femmes commence à jouer sur la guitare l'air de la danse étrangère. La fille de don Rodrigue ôte son voile et attache à ses mains blanches des castagnettes de bois d'ébène. Ses cheveux noirs tombent en boucles sur son cou d'albâtre ; sa bouche et ses yeux sourient de concert ; son teint est animé par le mouvement de son coeur. Tout à coup elle fait retentir le bruyant ébène, frappe trois fois la mesure, entonne le chant de la Zambra et, mêlant sa voix au son de la guitare, elle part comme un éclair.


Quelle variété dans ses pas ! quelle élégance dans ses attitudes ! Tantôt elle lève ses bras avec vivacité, tantôt elle les laisse retomber avec mollesse. Quelquefois elle s'élance comme enivrée de plaisir et se retire comme accablée de douleur. Elle tourne la tête, semble appeler quelqu'un d'invisible, tend modestement une joue vermeille au baiser d'un nouvel époux, fuit honteuse, revient brillante et consolée, marche d'un pas noble et presque guerrier, puis voltige de nouveau sur le gazon. L'harmonie de ses pas, de ses chants et des sons de sa guitare était parfaite. La voix de Blanca, légèrement voilée, avait cette sorte d'accent qui remue les passions jusqu'au fond de l'âme. La musique espagnole, composée de soupirs et de mouvements vifs, de refrains tristes, de chants subitement arrêtés, offre un singulier mélange de gaieté et de mélancolie. Cette musique et cette danse fixèrent sans retour le destin du dernier Abencerage : elles auraient suffi pour troubler un coeur moins malade que le sien."


Dans cet extrait de la nouvelle intitulée Le dernier Abencérage,  Chateaubriand nous montre son héros complètement subjugué par la danse de Blanca, une jeune espagnole, aux cheveux noirs, au teint d'albâtre... une danse rythmée par le son d'une guitare et de castagnettes.

Amour, musique, joie de vivre sont associés dans ce texte : les mouvements de Blanca, sa voix, sa beauté séduisent tous les spectateurs et tous les lecteurs.


"Castagnette !" Il suffit de prononcer ce nom pour voir surgir toute l'Espagne, ses danseuses, aux robes couleur de pourpre, ses musiques andalouses, ses flamencos rythmés par ces petits instruments de bois...

Des tenues soyeuses, des châles ondoyants, des basquines légères se dessinent...

Un spectacle haut en couleurs, des rythmes entraînants, une musique qui donne envie de danser...

Le mot lui-même claque, de sa gutturale initiale, de sa sifflante "s", de ses dentales "t" redondantes... Le mot chante l'Espagne, avec sa voyelle "a" réitérée, le mot chante la gaieté, l'insouciance, avec son suffixe de diminutif "ette".

La "castagnette" suggère bien ce petit instrument tenu entre les doigts, qu'on entrevoit, à peine, sous les mains des danseuses.

Le mot venu du latin "castana", la châtaigne, a des origines lointaines. La castagnette, "la petite châtaigne", nous fait entendre sa jolie musique cliquetante...

Elle nous fait voir des envolées de robes longues, aux couleurs éclatantes et chatoyantes, des danses espagnoles, fandangos, séguédilles, paso doble, sardanes, des airs de guitare, aux échos sonores pleins de charmes.

Des danseuses, aux lourds cheveux bruns, au tempérament de feu, virevoltent et enflamment le public...

Carmen, femme fatale, exécute une danse envoûtante et sensuelle... Elle subjugue tous les spectateurs, de ses grands yeux sombres, de sa silhouette altière.

Son jupon virevolte, la soie du vêtement accompagne, de frémissements, ses arabesques ondoyantes...

Les bras s'enroulent, se déroulent pendant que la danseuse tourne lentement.

Les castagnettes rythment ses mouvements, tantôt très lents, tantôt, pleins d'élans, de feu, et de vivacité...

Sombre, puis éclatante, la danse fait voler les jupons aux teintes de flammes !


 



 

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