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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 12:20
Avant qu'il ne soit trop tard, il faut sauver les abeilles !

 

 

 

"Doux comme le miel", "μελιηδης"disait le poète Homère, pour évoquer des paroles, du vin, des fruits, soulignant, ainsi, les bienfaits de cette substance divine que nous offrent les abeilles...

 

Avez-vous déjà goûté du miel de lavande de Provence ? Un miel onctueux, d'un blond léger, au parfum unique, un miel savoureux aux teintes dorées, un miel aux mille vertus, dont on aime les saveurs légères, un condensé de soleils et de lumières...

Les miels d'acacia, de thym, de romarin comportent, aussi, des vertus et des goûts spécifiques.

 

Or, les abeilles qui sont à l'origine de ce nectar divin, sont de plus en plus menacées par l'emploi de produits à base de néonicotinoïdes.

 

Les pesticides utilisés dans l'agriculture intensive sont en train d'anéantir ces pollinisateurs et notre ministre de l'agriculture refuse encore d'interdire ces substances délétères. Stéphane Le Foll encourage même les parlementaires à éviter "l'interdiction brutale" des insecticides néonicotinoïdes, dans le projet de loi sur la biodiversité qui doit être débattu cette semaine à l'Assemblée.

 

On le sait... les abeilles sont en danger : depuis des années, des colonies entières sont décimées en raison d'une agriculture intensive, de la monoculture, et de l'utilisation de ces pesticides.

Certains miels sont eux-mêmes pollués  et contiennent des résidus dangereux, il est donc urgent d'agir pour interdire ces substances délétères.

 

En Californie, grande région productrice d'amandes, le problème commence à devenir préoccupant, car des colonies entières d'abeilles sont en voie d'extinction...

Partout, l'usage intensif de produits chimiques pollue les cultures, provoque des déséquilibres, et peut aboutir à l'irrémédiable : la disparition des abeilles...

 

Les néonicotinoïdes sont une famille de composants d’insecticides, dérivés de la nicotine : on imagine l'effet dévastateur de la nicotine sur des insectes fragiles, comme les abeilles !

Quand on connaît les ravages de la nicotine sur l'homme, on ne s'étonnera pas des menaces qui pèsent sur la survie des abeilles.

 

Malheureusement, ces produits neurotoxiques continuent à être employés massivement dans l'agriculture, ils anéantissent les pollinisateurs inoffensifs que sont les abeilles, en provoquant désorientation, infertilité et bien d’autres effets nocifs...

 

Le ministre de l'agriculture, pour refuser l'interdiction de ces produits dangereux, vient de se retrancher derrière l'Europe et ses règlements, il affirme que l'action de son ministère "ne peut se faire en créant des distorsions entre les agriculteurs français et le reste des agriculteurs européens et que la politique française  doit se conduire au bon niveau, au niveau européen".

Dans ce domaine, encore, l'Europe a bon dos...

 

On imagine, qu'en la circonstance, le lobbying bat son plein, et que nombre d'intérêts sont en jeu, dans cette bataille contre les pesticides.

Ainsi, des intérêts financiers colossaux menacent les abeilles et notre planète entière.

Sans les abeilles, plus de pollinisation, sans les abeilles, un grand nombre de cultures sont vouées à l'extinction pure et simple...

Sans les abeilles, l'homme lui-même est menacé car des équilibres écologiques essentiels sont mis en péril.
 

 

 

 

Une pétition urgente à signer : 

 

https://secure.avaaz.org/fr/abeilles_france_neonicotinoides_rb/?bvvohcb&v=74020&cl=9663702219

 

Un reportage sur la Californie :

 

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/abeilles-le-declin-touche-desormais-les-etats-unis_1359695.html

 

 

 

Avant qu'il ne soit trop tard, il faut sauver les abeilles !
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 12:58
Notre monde technologique devient fou...

 

 

 

Notre monde devient fou, il s'emballe, il nous emporte dans un flot d'informations et d'innovations perpétuelles, auxquelles on ne peut échapper.

 

La TNT, haute définition, la 5 G qui nous est promise, bientôt la reconnaissance faciale, la disparition de l'argent liquide, le paiement par téléphone portable, la suppression programmée du téléphone fixe...

 

Des voitures de plus en plus sophistiquées où l'électronique, l'informatique et la robotique prennent le relai du conducteur...

 

Des ordinateurs et des téléphones portables de plus en plus rapides :  on pourra bientôt télécharger un film, en une seconde, ou encore voir ses interlocuteurs par l'intermédiaire d'hologrammes.

Les téléviseurs à écrans géants ou incurvés, ultra HD, ultra-fins, les télécommandes universelles...

Un monde ultra-connecté nous attend, un monde où l'artifice va régner en maître, un monde où les progrès vont s'imposer dans tous les domaines...

 

Et on ne nous laisse pas le choix : impossible, dorénavant, de trouver un véhicule neuf, avec un lève-vitres manuel !

Impossible de se procurer un véhicule qui ne soit pas connecté à l'informatique !

Cette fuite en avant paraît terrifiante.

 

L'homme sera-t-il capable, face à cette déferlante, de conserver ses compétences ?

Une technicité de plus en plus grande nous envahit, et elle ne cesse de croître, tous les jours naissent de nouveaux systèmes, de nouvelles applications.

Un monde robotisé à l'extrême est-il souhaitable ?

L'hyper-connexion nous menace, nous risquons d'en perdre le contact avec la réalité...

 

Bientôt un compteur électrique, intelligent, contrôlera nos consommations, un compteur dont on ne connaît pas bien encore les incidences possibles sur la santé.... un compteur qui va être à l'origine de suppressions d'emplois, avec la disparition pogrammée de techniciens EDF.

 

Dans le domaine de l'agriculture, toujours plus productive, les pesticides polluent la planète, et ils sont de plus en plus nombreux...

 

Le clonage des animaux pratiqué dans certains pays suscite nombre de dérives et d'inquiétudes.

Certes, la médecine a progressé, mais de nombreux médicaments lancés sur le marché ne sont pas fiables, certains sont à l'origine de troubles graves, comme le médiator.

 

Partout, le profit régente nos sociétés et on assiste à une fuite en avant qui conduit les être humains à une folie surconsommatrice...

Il semble que l'être humain soit incapable de maîtriser ce monde technologique qui s'emballe : pourrons-nous garder notre liberté face à une telle déferlante de progrès à double tranchant ?

Serons-nous capables de nous préserver de tant de dérives ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre monde technologique devient fou...
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 14:14
Le fada de l'Estaque...

 

 

 

 

Pour qui connaît un peu Marseille, ses habitants et le parler de Provence, le mot "fada" est souvent utilisé, dans le sud, comme un terme à la fois familier et sympathique...

 

Ce mot peut, d'ailleurs, à Marseille ou à l'Estaque, se décliner sous une autre forme : "espèce de fadasse !", pourra-t-on dire, parfois, à quelqu'un qui raconte des bêtises ou des fadaises.

 

Ces termes "fada, fadasse" méritent, comme il se doit, d'être prononcés avec l'accent du cru, en insistant sur la voyelle "a", pour donner encore plus de poids à ces insultes plutôt bienveillantes et même chaleureuses.

 

On peut, aussi, entendre, à Marseille, cette atténuation affectueuse : "fadoli !", et dans ce cas, l'accent se fait plus insistant sur la voyelle "o"...

 

Le "fada", c'est le simple d'esprit, le fou... mais, comme il est d'usage à Marseille, d'exagérer et d'amplifier nombre d'expressions, il ne faut pas vraiment prendre le mot au pied de la lettre.

Il s'agit, en fait, souvent d' une appellation pleine de tendresse...

 

Ce terme pourrait, ainsi provenir du latin "fata", "la déesse de la destinée", à rapprocher du nom de la "fée", issu d'un verbe "for, fari" : "dire, parler", la fée étant celle qui dit et dicte les destins par avance.

 

Le "fada" peut donc désigner celui qui est touché par les fées, à l'origine, un simple d'esprit, celui qui regarde le monde avec un oeil naïf et nouveau.

 

Cette relation avec les fées rend le "fada" plutôt aimable, attirant et sympathique.

 

Le fada sort du lot, il se démarque, c'est un original... "la maison du fada", c'est ainsi que les marseillais ont appelé l'immeuble construit par Le Corbusier, entre 1947 et 1952, un immeuble futuriste, pour l'époque.

 

Les Marseillais et les provençaux cultivent, ainsi, un langage savoureux, des expressions souvent amusantes et pleines de charmes.

"Feignasse, frotadou, balèse, ballèti, bancaou, barjaquer, bisquer, main de pâti, malon", autant de mots savoureux à découvrir...

 

Des mots qui sont, pour moi, des mots d'enfance puisque je suis née à Marseille, plus précisément à l'Estaque, petit port de pêche, si pittoresque, connu de tous.

 

Des mots simples, des mots de tous les jours...

 

Des mots qui rayonnent, qui évoquent le soleil, la lumière, la mer, ses embruns, ses couleurs changeantes et moirées, des paysages du sud, des collines parfumées de thym, des senteurs marines toutes proches...

 

Des mots qui chantent la langue du sud, qui nous font entendre des accents chaleureux, pleins de bonhommie et de tendresse...

 

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française...

Ressource :

 

http://dai.ly/x38e1e5

 

 

Le lexique du parler marseillais :

 

http://parler.marseillais.overblog.com/lexique-du-parler-marseillais

 

 

 

 

Photos : Christelle

L'Estaque

L'Estaque

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 12:26
Des mots pour la France d'ici et d'ailleurs...

 
 

 

Célébrons ce "verbe" français, cette verve unique, ce bonheur de dire et d'exprimer mille nuances...

Célébrons ce parler pittoresque et ancien, ce bel héritage qui est le nôtre.

 

La langue française s'éparpille : présente dans de nombreux pays, elle est riche de mots si divers et si variés !

Il est étonnant de découvrir des mots insolites, nouveaux, qui nous font voyager, et nous montrent toute l'expressivité de notre langue.

 

Ce vocabulaire nous intrigue par certains particularismes et nous invite à la découverte de terres inconnues...

Notre langue devient, ainsi, objet d'émerveillements et de surprises : on y perçoit des trésors d'inventivité, grâce à différentes dérivations.

 

On est sensible, alors, à un certain exotisme dans ces mots qui nous étonnent, qui évoquent, parfois, des pays et des climats lointains...

 

La LUMEROTTE, venue du nord, nous éclaire de sa petite lueur et de ses sonorités qui dansent : le suffixe de diminutif lui confère un charme enfantin et mystérieux. Labiale, gutturale, dentale s'égrènent, dans ce joli mot empli de poésie !

 

La DRACHE recouvre, soudain, l'horizon de ses averses sombres, elle tombe avec violence, comme le suggère la brièveté du mot : aussitôt, on voit le plat pays, la Belgique, traversée de pluies brusques et ombrageuses ... nous voilà passés de la lumière à l'ombre !

 

La RISTRETTE nous emmène vers la Suisse : elle se pare, elle aussi, d'un suffixe de diminutif pour évoquer "un petit noir" bien serré... Le mot nous réveille de ses sonorités éclatantes de gutturale, sifflante, dentale "t" réitérée.

 

De quoi être VIGOUSSE, dès le petit matin ! Adjectif expressif, s'il en est, puisqu'il évoque une grande vigueur, grâce à ses sonorités variées de fricative, de gutturale et de sifflante...

 

La POUDRERIE, quant à elle, nous fait voyager vers des pays de neige, aux hivers rigoureux, des pays où le vent emporte des embruns glacés et les accumule sur le sol : la poudrerie évoque, bien sûr, également, la poudreuse, jolis mots volatiles et aériens, jolis mots qui font virevolter une neige blanche de lys !

 

Le DÉPANNEUR pourra, si la neige est trop dense, permettre, aussi, quelques courses rapides, près de chez soi...

 

Des pays froids et glacés, nous voilà, soudainement, transportés en TAP-TAP vers Haïti : le mot, sous forme d'onomatopée, évoque  et suggère, à merveille, les cahots de ces autocars, inconfortables mais pleins d'animation et de vie, qui sillonnent ce pays.

 

Au Congo, les CHAMPAGNÉS nous feront, peut être, bon accueil, et nous pourrons, ainsi, côtoyer des gens d'influence qui boivent du Champagne, dans des flûtes effilées... Mais ces champagnés nous rappellent un personnage tristement célèbre, nommé CHAMPAGNE, croqué par La Bruyère... type même de l'égoïste, se perdant dans "les douces fumées d'un vin d'Avenay ou de Sillery"...

 

Et la France, elle-même, nous réserve bien des surprises : dans le sud, du côté de Marseille et de l'Estaque, on pourra rencontrer un FADA pittoresque, au parler enjoué, un de ces fous sympathiques qui racontent des histoires à dormir debout, avec un bagou incroyable.

 

A l'inverse, on évitera les CHAFOUINS, ces hypocrites, à tête de chat et de fouine, ces êtres ambigus et malsains qui se cachent sous des apparences trompeuses. Le mot, avec sa chuintante initiale, sa fricative "f", pleines de délicatesse et de charmes, semble mimer la feinte douceur de ces personnages : ne nous y fions pas et détournons-nous de ces vils hypocrites. Ils nous rappellent "ces chattemites", que dénonce Rabelais, ces personnes fourbes, rusées, ces "cagots", ces "cafards" que l'humaniste poursuit de sa vindicte et qu'il fustige souvent... Fuyons les chattemites et les chafouins !

 

Nous aurons fait, alors, un tour amusant et pittoresque de la Francophonie !

 

 

 

 

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française : dix mots pour le dire...

 

Ressources :

 

 

http://dai.ly/x38e1e5

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/depliant

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots

 

Le texte de La Bruyère :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:La_Bruy%C3%A8re_-_Les_Caract%C3%A8res,_Flammarion,_1880.djvu/145

 

Des mots pour la France d'ici et d'ailleurs...
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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 11:07
Esquisses de fleurs...

 

 

Efflorescences de roses, verts légers et subtils... glacis brillants de lumières... esquisses de fleurs...

Festons, guirlandes de turgescences...

 

Merveille de l'éveil de la nature, merveille des teintes brunes et pâles qui s'entrelacent, merveille des éclats glacés et lustrés des boutons qui surgissent.

 

Les arbres de l'hiver commencent à nous promettre des fleurs à venir : des bourgeons apparaissent, gonflés de sève, aux teintes variées d'opale, de bruns, de chrysanlines.

 

Des bourgeons lustrés de lumières, aux formes oblongues ou arrondies, des promesses de fleurs attendues...

 

Sur les branches noircies de l'hiver, naissent des embruns roses pâles, des écumes de rouilles vernissées.

 

On entrevoit la fleur à venir, des teintes éclaboussées de lumières, des pâleurs, des brillances.

 

Bientôt, des floraisons, des feuilles nouvelles, bientôt des parfums qui flottent dans l'air et s'épanouissent pour atténuer les rigueurs de l'hiver.

 

Bientôt, des éblouissements de soleils, des clartés redoublées...

 

Bientôt, des éclosions de fleurs qui embaument les jardins...

 

Merveille de l'éveil de la nature, merveille des teintes brunes et pâles qui s'entrelacent, merveille des éclats glacés et lustrés des boutons qui surgissent...

 

Les bourgeons s'auréolent d'or, ils reflètent la lumière, la répercutent, ils sont l'image même du renouveau, du printemps qui s'annonce.

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 10:26
Carrefour : je positive mais je surveille...

 

 

Les supermarchés font régulièrement leur pub : on connaît bien le slogan de l'enseigne Carrefour... IL FAUT POSITIVER et même maintenant, OPTIMISMER !

Des néologismes qu'on a souvent entendus, tant ces publicités ont été ressassées et répercutées, dans de nombreux médias.

 

Dans les magasins Carrefour, il faut positiver, même quand il faut se plier à la surveillance de caméras et parfois, aussi, subir un contrôle en règle du caddie.

 

C'est ce qui m'est arrivé, il y a quelques jours, alors que je venais d'achever mes courses : je m'apprêtais à sortir du supermarché, après avoir payé mes achats, deux employées m'ont, alors, accostée et m'ont demandé de vérifier le compte de tous les produits, afin de "voir si aucune erreur n'avait été commise par la caissière", disaient-elles...

Une occasion, sans doute, de contrôler le personnel, ainsi que les clients qui fréquentent l'enseigne...

 

J'ai accepté, bien sûr, cette surveillance rapprochée : en même temps, je pense qu'il était difficile de refuser à moins d'être soupçonnée, moi-même de vol et de fraude.

 

Le contrôle a duré quelques minutes : les deux employées ont déballé toutes mes affaires, les ont à nouveau déroulées sur une caisse, puis les ont remballées dans le caddie.

J'étais un peu éberluée de la méthode, et je l'ai fait remarquer aux deux employées chargées du contrôle : "On le fait régulièrement, m'ont-elles répondu, et en général, cela ne pose aucun problème."

 

Finalement, elles m'ont offert un bon de 3 euros pour le dérangement.

Mais, il faut bien le constater : la méfiance règne dans ce monde de la grande distribution, à l'égard des caissières et des clients...

La caissière était elle-même sans doute suspectée, car elle pouvait être susceptible d'avoir comptabilisé deux fois le même produit pour frauder, à son compte.

 

Quoi qu'il en soit, notre monde est de plus en plus surveillé, épié et la suspicion semble être la règle, dans bien des domaines.

 

C'est inquiétant, car nous subissons partout une surveillance étroite, dans nos achats, sur internet, dans les magasins, par carte bleue interposée : on nous suit à la trace, dans nos activités quotidiennes.

Le client, quant à lui, dispose de moins de moyens et de temps pour contrôler les prix qui, parfois, sont erronés, excessifs, démesurés.

 

Nous vivons dans un monde de surveillance, un monde de suspicions permanentes : l'anonymat, dans les grands magasins favorise ce phénomène, sans doute.

Mais on a, ainsi, l'impression d'un contrôle permanent sur nos vies, nos occupations, nos achats.

On entre vraiment dans le règne de BIG BROTHER.

Contrôlés à l'extrême, nous devenons des suspects, alors que la grande distribution ne se prive pas de gonfler les prix....

 

 

 

 

 

 

 

Carrefour : je positive mais je surveille...

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 14:04
Le troisième homme, un film envoûtant...

 

 



Une musique que tout le monde connaît et reconnaît, c'est, manifestement, celle du Troisième homme réalisé en 1949 par Carol Reed, une musique envoûtante, jouée à la cithare, cet instrument métallique, aux sons inoubliables...

Le film est, lui-même, envoûtant, par ses ombres, ses lumières, ses personnages, notamment, celui de Harry Lime incarné par Orson Wells, héros énigmatique, que l'on croit mort, au début de l'histoire.

Ce personnage cynique, sans morale, qui se fait passer pour mort, afin d'échapper à la justice est, à la fois, fascinant et repoussant.

Face à lui, le romancier, Holly Martins, interprété par Joseph Cotten symbolise, à l'inverse, l'image de l'honnête homme, quelque peu naïf, qui croit encore en la sincérité de son ancien ami Lime, et qui enquête sur sa disparition.

L'opposition entre ces deux personnages est flagrante, sans doute, un peu simpliste, teintée d'un certain manichéisme, mais on se laisse porter par cette histoire qui se déroule dans la Vienne de l'après guerre.

On y perçoit les ravages de la guerre : certains, pleins de désillusions et de cynisme se livrent, alors, à des trafics ignobles, quitte à sacrifier la vie de jeunes enfants. C'est en découvrant ce trafic que l'ami de Lime se décide, enfin, à le trahir et à le livrer à la police : la scène de l'hôpital, où le romancier voit la détresse d'enfants sacrifiés par un trafic de pénicilline frauduleuse, est déterminante.

On est fasciné par certaines images : l'apparition soudaine de Lime, que l'on croyait mort, sous un porche, dans l'obscurité de la nuit ou encore la rencontre avec le romancier, lors d'une fête foraine...

Le visage, à la fois enfantin et cynique d'Orson Wells étonne et déstabilise le spectateur... personnage énigmatique, trouble et troublant, personnage mystérieux et dangereux, à l'extrême, n'hésitant pas à sacrifier de jeunes enfants pour alimenter des trafics ignobles.

Quel est ce personnage séduisant qui a su attirer la sympathie de nombreux protagonistes de l'histoire, à commencer par la jeune Anna, qui en est tombée amoureuse ?

On perçoit, là, toutes les ambiguités de l'âme humaine : comment cette crapule a-t-elle pu tromper son monde ?

La guerre et ses horreurs semblent, ainsi, avoir généré des monstres froids, dénués d'humanité, des êtres prêts à toutes les compromissions pour s'enrichir...

Face à Lime, le personnage du romancier pétri d'humanisme est, pourtant, lui aussi, un être désabusé : quelque peu alcoolique, il succombe au charme de la jeune Anna qui reste insensible à ses avances.

Ce film noir, ponctué par la musique de Anton Karas, un air lancinant et entêtant, laisse un certain goût d'amertume et de désarroi...

Mais, il nous séduit par le traitement des images, des jeux de clair-obscur, des gros plans qui fascinent et font peur, à la fois.

Ce film met aussi en évidence le danger des apparences souvent trompeuses : on voit qu' on peut se laisser facilement berner et abuser par certaines personnalités au charme envoûtant...

 

Deux articles sur wiki :
 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Troisi%C3%A8me_Homme_(film)

 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Troisi%C3%A8me_Homme_(roman)


 



 

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 14:11
Renversement des valeurs : une loi de droite pour un gouvernement de "gauche"...

 

 

 

Notre monde semble fonctionner à l'envers : avons-nous, donc, élu un président de "gauche", avons-nous voté pour un président "socialiste"? Désormais, on peut en douter, avec ce projet de loi qui vise à réformer le code du travail.

 

La droite, le Medef approuvent et soutiennent la nouvelle loi El Khomri, une loi qui amoindrit les droits des salariés et réconforte les chefs d'entreprise.

 

 François Fillon a jugé "nécessaire" cette réforme.... "Je la voterai parce qu'il y a des mesures qui vont dans le bon sens, même si je trouve qu’elle ne va pas assez loin", a-t-il affirmé.
 

"En l'état, je voterai la réforme du code du travail", a précisé, aussi, Bruno Le Maire...

 

L'ex-président de l’UMP Jean-François Copé a, également, déclaré que ce projet de réforme "allait dans le bon sens".

A l'unanimité, les représentants du parti Les Républicains font l'éloge de cette nouvelle loi.
 

Avons-nous, donc, élu un président de "gauche", avons-nous voté pour un président "socialiste"?

 

Dans un autre domaine, alors que le monde de l'éducation connaît des difficultés, le gouvernement en place a, aussi, engagé une réforme des collèges qui vise à anéantir des enseignements d'excellence comme le latin et le grec...

Ces disciplines qui sont sources de culture, de rigueur et de savoirs ont été sacrifiés, en un temps où de nombreux élèves connaissent de graves carences en grammaire, en orthographe : au lieu de renforcer ces enseignements, on a voulu les affaiblir...

 

Par ailleurs, les robots, l'informatique prennent de plus en plus de place dans le monde du travail et loin de libérer les hommes, ils aggravent le chômage : certains salariés travaillent de plus en plus et d'autres se retrouvent sans activité.

L'âge de la retraite est, pourtant, sans cesse reculé, alors que le chômage s'accroît...

Avec la réforme du code du travail, on va pouvoir demander à un salarié de travailler un plus grand nombre d'heures : comment, dans ce cas-là, ne pas aggraver encore le problème du chômage ?

Dans un monde où le travail se raréfie, il faut sûrement envisager un partage plus équitable des tâches.

 

Les gouvernements eux-mêmes ne gouvernent plus vraiment et se soumettent aux lois du marché : la compétitivité des entreprises est le mètre étalon qui régit nos sociétés...

Dans un monde fracturé à l'extrême, il faut se plier aux lois de la concurrence, mission qui semble totalement impossible, à moins d'accepter toutes sortes de régressions.

 

Dans le domaine de la santé, où l'on devrait privilégier la sécurité des malades, des laboratoires lancent, parfois, sur le marché des produits pharmaceutiques dangereux : au lieu de soigner les patients, ils génèrent de graves problèmes de santé...

L'argent devient, ainsi, le moteur essentiel de nos sociétés et bien loin de rétablir des équilibres, les plus riches prospèrent et s'enrichissent, de manière démesurée, et les plus pauvres en sont réduits à ramasser quelques miettes.

 

Ainsi, notre monde ne cesse d'aggraver les fractures et les divisions de la société.

Notre monde devient, aussi, celui de l'inversion des valeurs.

Avec le projet de loi El Khomri, un gouvernement "socialiste" renonce purement et simplement à protéger les salariés : c'est une politique de droite qui est menée... d'ailleurs, la plupart des ténors du parti Les Républicains applaudissent et saluent ce projet.

Un gouvernement "socialiste" qui reçoit la bénédiction de ses adversaires de droite : on aura tout vu ! Oui, on se croirait dans un monde insensé où l'inversion, le renversement des valeurs s'imposent, dans de nombreux domaines.

 

 

 

 

 

 

Renversement des valeurs : une loi de droite pour un gouvernement de "gauche"...
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 13:43
Vos siècles d'infini servage pèsent encore lourd sur la terre...

 

 

 

 

La femme soumise à toutes sortes de malédictions, la femme encore et toujours asservie, ravalée au rang d'objet : hélas, la femme connaît, de nos jours, dans nombre de pays, toutes ces tristes réalités.

 

Et l'on a, encore, besoin de chanter, comme le faisait Jean Ferrat, en reprenant un texte d'Aragon : "La femme est l'avenir de l'homme..."

Dans un monde fracturé et divisé à l'extrême, la cause de la femme doit être défendue, en maintes occasions.

 

La femme considérée comme une mineure, dénuée de droits, esclave de l'homme, la femme insultée, battue, avilie, violée, lapidée, mariée de force, meurtrie... le monde est, encore, parcouru de toutes ces détresses.

 

Le poète visionnaire qu'était Aragon percevait le rôle essentiel que peut jouer la femme, et Jean Ferrat écrit, avec cette chanson, un plaidoyer plein de force pour l'égalité des sexes.

 

Jean Ferrat y dénonce le poids des croyances anciennes, celle de la bible, de l'ancien et du nouveau testament, où la femme, depuis la nuit des temps est "maudite".

 

Le vocabulaire religieux apparaît : " l'ancien et le nouveau, la bible, l'ancienne oraison, l'image d'Eve et de la pomme, vieilles malédictions..."

Et certains "décrètent encore par la bible", comme si c'était une référence intangible.

Le poète perçoit bien ce lourd héritage qui pèse encore sur la femme...

 

Et même si, dans nos sociétés, des progrès ont été accomplis, le fait de pouvoir "accoucher sans la souffrance, le contrôle des naissances", il reste encore tant à faire pour combler des "millénaires et des siècles d'infini servage".

Le vocabulaire est dénonciateur et virulent : on peut bien parler de "servage", d'un véritable esclavage qui anéantit, encore, les femmes, dans nombre de pays.

 

Le poète, lui, voudrait annoncer un renouveau, à travers cette belle image de "la floraison d'autres amours".

 

Un autre avenir est possible, sans doute, à condition de "remettre à l'endroit la chanson" et de redonner à la femme toute la place qu'elle mérite, elle qui "est l'avenir de l'homme."

 

Le poète conçoit, aussi, toute la difficulté de l'entreprise : "Il faudra réapprendre à vivre", affirme-t-il.

Il faudra réécrire "un nouveau livre", afin de balayer toutes les croyances millénaires qui accablent la femme.

 

Pour ce faire, "le partage" est essentiel, un partage qui doit être équitable, alors que, le plus souvent, il ne l'est pas encore, ne serait-ce que pour la répartition des tâches dans le couple.

 

Il faut, dès lors, envisager une reconstruction du monde, comme le suggère le préfixe "re" qui marque un renouveau dans les verbes "remettre, réapprendre, redécouvrir".

Et, de fait, il reste, encore, beaucoup de chemin à parcourir pour parvenir à rétablir des équilibres perdus, depuis des siècles.

"Le poète a toujours raison" , affirme Jean Ferrat, car la poésie se veut dénonciatrice et pleine de force, de résonances.

Le poète a raison, car il perçoit tant d'injustices et il les condamne, avec virulence.

La mélodie alterne une grande douceur dans le refrain, avec la vision du poète, et une certaine âpreté, dans l'évocation des douleurs, des luttes accomplies par les femmes...

Ce bel hymne à la femme, écrit et composé par Jean Ferrat en 1975, reste, encore, plus que jamais, d'actualité.

 

 

 

 

 

 

Vos siècles d'infini servage pèsent encore lourd sur la terre...
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 14:17
Des cascades de lampas...

 

 



"Le magasin de mon marchand de bric-à-brac était un véritable Capharnaüm...
  
   Des armoires éventrées s'échappaient des cascades de lampas glacé d'argent, des flots de brocatelle criblée de grains lumineux par un oblique rayon de soleil ; des portraits de toutes les époques souriaient à travers leur vernis jaune dans des cadres plus ou moins fanés.
   Le marchand me suivait avec précaution dans le tortueux passage pratiqué entre les piles de meubles, abattant de la main l'essor hasardeux des basques de mon habit, surveillant mes coudes avec l'attention inquiète de l'antiquaire et de l'usurier."


C'est ainsi que Théophile Gautier décrit la boutique d'un antiquaire, un marchand de curiosité, au début d'une des ses nouvelles fantastiques, intitulée Le pied de momie : on peut y voir un véritable bric-à-brac d'objets divers et, notamment, des armoires éventrées d'où s'échappent "des cascades de lampas".

Le nom "lampas", peu utilisé, d'un emploi rare et littéraire, attise, aussitôt, la curiosité d'un lecteur avide de mots, un peu mystérieux et secrets.

Ce terme nous étonne, nous éblouit par sa rareté, ses éclats de consonnes : labiale pleine de séduction, sifflante finale emplie de douceur, et assez inhabituelle en fin de mot...

La voyelle nasalisée "am" suggère légèreté, finesse, volatilité.

Que signifie ce terme étrange, aux consonances éblouissantes ? Quel est ce mot venu d'une boutique de bric-à-brac ?

Quel mystère se cache derrière ce terme énigmatique ?


"Glacé d'argent", le lampas semble revêtir plus de valeur, encore, il révèle une richesse, une beauté, une surface lisse, miroitante, des reflets argentés.

Et voilà que le lampas éblouit encore plus le regard ! Il semble même évoquer une source lumineuse !

Le mot "lampas" exerce une fascination, par son exotisme, sa nouveauté : une trouvaille dans ce magasin de bric-à-brac !

Ce mot désigne, en fait, une étoffe de soie, à grands dessins, avec des motifs en relief. Tissu somptueux, le lampas peut recouvrir un fauteuil, un divan, il peut servir à confectionner des vestes, des vêtements luxueux.

Le lampas attire le regard, par son côté soyeux, sa brillance... Le lampas reflète la lumière, renvoie des éclats, et on comprend que le narrateur de la nouvelle de Théophile Gautier soit séduit par ces tissus qui tombent en cascades, de vieilles armoires : le contraste est saisissant entre les meubles éventrés et la richesse du tissu, d'autant qu'un rayon de soleil vient en souligner l'élégance.

Le mot "lampas" a des origines incertaines, on le rapproche, parfois, du nom "lambeau" qui peut évoquer, aussi, des morceaux de tissus.

Mais on voit bien que le nom "lampas" est plus noble, plus exotique, plus mystérieux dans les sonorités et la réalité qu'il désigne.

Voilà, encore, un terme évocateur, au charme étrange ! Un mot rare et surprenant, un mot qui nous fait rêver par ses tonalités poétiques, ses sonorités pleines de séductions...

Un mot qui suscite des interrogations, un mot empreint de mystères...

Le lampas en soie révèle des reflets chatoyants et moirés....




 

Un article sur la nouvelle de Théophile Gautier :

 

http://rosemar.over-blog.com/2015/08/le-pied-de-momie-un-recit-fantastique-captivant-plein-d-humour.html

 

Des cascades de lampas...
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