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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 09:55
Le délire de Nicolas Sarkozy sur le paquet neutre...

 


On est stupéfait par cette déclaration totalement irresponsable d'un homme politique, en l'occurrence Nicolas Sarkozy, déjà en campagne, visiblement pour les présidentielles : ce mercredi 3 février, lors d'une rencontre avec des agriculteurs, le président du parti Les Républicains a dénoncé l'entrée en vigueur du paquet de cigarettes neutre, en se livrant à des comparaisons totalement déplacées et incongrues avec le vin et le fromage !

Un délire verbal inquiétant pour un représentant politique qui prétend briguer, une nouvelle fois, le poste de président de la République...

Taxant le gouvernement actuel de bêtise et de démagogie, Nicolas Sarkozy a lui-même donné l'exemple de ce qu'il condamne si vivement : on peut aussitôt lui retourner ce "compliment" car en matière de démagogie, on peut considérer qu'il a tenu le haut du pavé, au moment même où il s'adressait à des agriculteurs !

Une façon de les caresser dans le sens du poil, une façon aussi de séduire les buralistes et le lobby du tabac.

Il a ainsi déclaré, sans vergogne :

"Des bêtises, j'en ai entendu, dans ma vie, des démagogies, j'en ai vu, mais, alors l'affaire du paquet neutre, elle est tout à fait liée à la journée qui nous occupe, mes chers amis, parce que si nous acceptions le paquet de cigarettes neutre, dans six mois on vous proposera la bouteille de vin neutre, et c'en sera fini de nos appellations, et c'en sera fini de nos terroirs, et c'en sera fini de la défense de notre savoir-faire. Il suffit de réfléchir. Vous aurez demain des intégristes qui vous demanderaient la bouteille neutre. Puis on aura, aussi le fromage neutre. On a déjà eu le président normal... C'est la bataille de nos appellations, c'est la bataille de notre savoir-faire, c'est la bataille de notre identité, c'est la bataille de notre histoire, c'est la bataille de nos terroirs, si nous cédons là, nous céderons sur tout."

Comparaison n'est pas raison, bien sûr, et il faut une sacrée audace pour oser comparer les marques de tabac avec les appellations de terroir concernant le vin ou le fromage !

Le vocabulaire, les mots employés par Nicolas Sarkozy, cette façon de donner des leçons de réflexion à autrui, alors que lui-même délire, provoquent dégoût et consternation.


Evidemment, les buralistes et les industriels du tabac se sont, aussitôt, empressés d'applaudir Nicolas Sarkozy, tandis que des médecins et des élus ont été scandalisés par de tels propos.

On notera au passage l'aplomb du président du parti Les républicains : il se permet de fustiger la démagogie de ceux qui soutiennent le paquet neutre, alors qu'il est, lui-même, en première ligne pour s'attirer les voix des buralistes...

Stupéfiant ! On aura tout vu !

A cette occasion, le professeur Dautzenberg pneumologue, rappelle "qu’il n’y a pas de territoires du tabac en France. Que le tabac français est massivement fabriqué en Pologne..."

Mettre sur le même plan le tabac et le vin ou le fromage relève de l'inconscience pure et simple... Evoquer le terroir à propos du tabac est tellement absurde qu'on est sidéré par une telle déclaration venant d'un responsable politique...

Oui, Monsieur Sarkozy, nous aussi, des bêtises, nous en avons entendu, de la démagogie, nous en avons vu, et on peut dire que vous excellez dans ces deux "domaines" !

 

http://www.huffingtonpost.fr/2016/02/04/sarkozy-paquet-neutre-cigarettes-propos-indignes-gouvernement_n_9156516.html



http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/02/04/25002-20160204ARTFIG00119-en-croisade-contre-le-paquet-neutre-nicolas-sarkozy-s-attire-les-foudres-de-marisol-touraine.php
 





 



 

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 12:52
La réforme de l'orthographe, un nouveau renoncement à notre culture et notre passé...

 



Les nouveaux programmes de l'école et du collège vont acter une réforme de l'orthographe qui prévoit une simplification de certains mots et une suppression possible de l'accent circonflexe.

Or, l'accent circonflexe est une marque orthographique qui renvoie à l'étymologie des mots, le plus souvent, il indique une ancienne voyelle longue ou la disparition de la consonne "s".

On ne comprend pas que cette réforme concoctée en 1990, tombée dans les oubliettes du ministère, soit soudain remise à l'ordre du jour...

De nombreux mots de notre langue sont issus du latin et du grec, ils ont une histoire, une longue histoire, faite d'évolutions phonétiques, de modification de sens, de dérivations.

Renoncer à l'accent circonflexe, c'est se couper du passé, c'est ne plus percevoir tout le substrat qui constitue notre langue...

Renoncer à l'accent circonflexe, c'est oublier nos racines si essentielles : de la même façon qu'on sacrifie le latin et le grec dans la réforme des collèges, on oublie, avec cette nouvelle orthographe, ce qui constitue l'essence de notre culture.

Chaque mot, quel qu'il soit, a une origine et nous nous devons de respecter ce qui nous vient du passé : le passé ne nous donne-t-il pas l'occasion de nous construire ?

Or cette réforme s'applique, encore, à le détruire...

La ministre de l'éducation nationale Najat Vallaud Belkacem affirme que les deux orthographes pourront continuer à coexister, avec ou sans accent circonflexe, mais on perçoit, alors, tout le trouble qui peut s'insinuer dans les esprits.

Les manuels scolaires vont intégrer ces nouvelles règles et ces accents pourront y être supprimés sur de nombreux mots, notamment sur les voyelles "i" et "u"...

Ainsi, les mots "maître, maîtresse" pourront être dénués d'accent circonflexe, alors que ces termes viennent du latin "magister", et sont en relation avec les noms "magistral, magistère"...

Le verbe "paître" est issu du latin "pascere", et appartient à la même famille que le mot"pâturage".

Le terme "abîme", dénué d'accent circonflexe, perdra indéniablement de son charme et de sa poésie et ne sera plus relié à ses lointains ancêtres "abyssus", en latin, "abussos", en grec.

Alors que notre langue est en péril, qu'elle subit les assauts d'anglicismes de plus en plus nombreux, alors qu'il faudrait en préserver les subtilités, on constate que les instances politiques et les institutions se livrent à un renoncement dommageable : s'il s'agit de simplifier et de réduire les difficultés des élèves, ce ne sont, certes, pas les accents circonflexes qui peuvent poser problème... La langue française est remplie de règles complexes, d'exceptions, c'est ce qui en fait, aussi, toute la richesse.

La protéger, c'est en garder les spécificités, c'est, aussi, veiller à respecter l'étymologie première qui permet de remonter aux sources...

 


Un article sur le mot "accent" :


http://rosemar.over-blog.com/2015/06/l-accent-qui-se-promene-et-qui-n-en-finit-pas.html

 

Un article du Point sur cette réforme :

http://www.lepoint.fr/politique/coignard-najat-vallaud-belkacem-une-faute-de-plus-05-02-2016-2015598_20.php

 

 

 

 

La réforme de l'orthographe, un nouveau renoncement à notre culture et notre passé...
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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 11:09
La réforme des collèges, c'est aussi une affaire d'argent...

 

 



Le monde éducatif a connu de multiples réformes, depuis des décennies : réforme de la grammaire, du baccalauréat, des programmes en français, en mathématiques, et dans nombre de disciplines !

Et, chaque fois, il est indispensable de remplacer les manuels scolaires, d'éditer de nouveaux livres conformes aux nouveaux programmes.

Une manne pour le monde de l'édition ! Le renouvellement des livres souvent payés par les communes, ou par l'état, donc par nos propres impôts, permet de faire vivre les éditeurs et de les faire prospérer.

 

Ainsi, les éditeurs espèrent vendre leurs ouvrages, à grand renfort de publicités, sur internet, auprès des enseignants à qui on offre la possibilité de choisir l'édition la plus adaptée.

Si les réformes engagées étaient efficaces, on pourrait approuver ce renouvellement permanent des livres scolaires.

Mais, le plus souvent, les réformes proposées ressemblent à des expériences ratées, décevantes, vite essayées, puis abandonnées, faute d'une réflexion approfondie sur le sujet.

C'est le cas pour la prochaine réforme des collèges, dont la plupart des enseignants qui sont sur le terrain ne veulent pas, parce qu' elle supprime ou amoindrit des enseignements d'excellence comme le latin et le grec, et qu'elle enlève des heures de cours fondamentaux.

En refondant les programmes, les gouvernements successifs tendent la main aux maisons d'édition qui peuvent vendre de nouveaux produits.

Ainsi va notre monde de consommation et de consumérisme : les livres doivent être sans cesse renouvelés pour que vivent les éditeurs...

Il est probable que d'ici quatre ou cinq ans, la réforme des collèges engagée sera jugée obsolète et inadaptée : on pourra, alors, offrir aux éditeurs l'opportunité de publier de nouveaux livres conformes aux nouveaux programmes !

En fait, dès la rentrée de septembre 2016, les programmes de toutes les matières changeront du CP à la troisième... Dans les collèges, sont prévus de nouveaux livres, en français, mathématiques et histoire-géographie, ce qui représente 11,2 millions de manuels scolaires !

Oui, un vrai pactole pour les maisons d'édition ! Et, dès lors, on peut s'interroger sur la finalité de toutes ces réformes : ont-elles une quelconque utilité ou ne servent-elles qu'à faire fonctionner un secteur de l'économie qui a besoin de soutiens : l'édition ?

Notre monde est celui des évolutions permanentes, sans nul doute, parce que c'est un monde voué à la consommation, au commerce.

Et c'est effrayant, car on en vient à négliger l'intérêt des élèves et des enseignants qui subissent ces réformes, au nom du profit et ce, pour faire vivre un secteur d'activité qui peut connaître des difficultés...

On a l'impression que notre monde, voué à une consommation permanente, en vient à occulter et oublier l'essentiel  : l'importance de l'éducation, une stabilité dans les objectifs poursuivis dans ce domaine.

 

N'est-ce pas terrifiant ?



 
 

La réforme des collèges, c'est aussi une affaire d'argent...
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:40
Les femmes seraient-elles plus misogynes que les hommes ?

 


Le titre de cet article, avec son côté provocateur, peut surprendre, en étonner plus d'un et plus d'une, mais la constatation que je fais ici me sidère moi-même : les femmes sont, parfois, encore plus misogynes que les hommes... au fond, la femme doit être, elle-même, victime d'un arriéré de civilisation qui condamne la femme, quoi qu'il en soit...

 

Ainsi, les agressions de femmes qui se sont déroulées à Cologne ont fait naître des réactions étonnantes et ce sont des femmes qui ont réagi en ce sens : la maire de Cologne n'a-t-elle pas recommandé aux femmes de "conserver un bras de distance avec tout inconnu" pour se protéger et de se déplacer en groupes ?

Surprenante recommandation comme si ces femmes étaient coupables des agressions qu'elles ont subies !

 

Clémentine Autain, de son côté, a semblé vouloir minimiser ces violences faites aux femmes, en évoquant  les "deux millions de viols" commis par l’Armée Rouge en Allemagne en 1945, en relativisant les horreurs commises lors du Jour de l’An en Allemagne.


Par ailleurs, la façon dont les femmes, tout au moins certaines femmes, en critiquent d'autres, parce qu'elles réussissent, parce qu'elles ont obtenu quelque succès me semble relever de la misogynie féminine... Critiquerait-on autant un homme qui réussit dans un domaine ? Je ne le pense pas... Les femmes ne sont souvent pas tendres avec leurs congénères et font preuve d'un esprit critique très virulent.

Ainsi, dans les rapports hiérarchiques, les femmes qui disposent d'un pouvoir sont impitoyables, et surtout avec les autres femmes...

La femme, depuis longtemps, est celle qui s'occupe de sa maison, de son foyer, de ses enfants. Si elle se permet de faire de la politique, d'écrire des articles, de réfléchir, de s'impliquer dans son travail, voilà qu'elle se trouve livrée à la vindicte masculine et féminine aussi...

Et pourtant, la situation des femmes a bien évolué au cours du siècle dernier dans notre pays : la femme peut travailler, être indépendante, être mariée ou non, elle peut choisir mais, malgré tout, l'image de la femme soumise, fragile, attachée à des activités ménagères reste fixée dans les esprits .


La femme doit rester dans son rôle de bonne femme de ménage, il lui est difficile d'exprimer des idées politiques bien marquées, on lui reproche immédiatement des ambitions qui n'entrent pas dans ses compétences.


La femme, au fond, depuis la nuit des temps, est celle qui doit rester bien sage sur son banc, sans dire un mot, sans troubler l'ordre établi : n'est-ce pas Pandore, la première femme de l'humanité, selon la mythologie grecque, qui apporte le trouble et tous les maux aux hommes ? N'est-ce pas elle qui, par sa curiosité intempestive, perturbe le bonheur des hommes ? N'est-elle pas coupable de s'intéresser à ce qui l'entoure ??


"Sois belle et tais -toi, reste dans ton rang", voilà ce que l'on aurait pu dire à Pandore et ce que l'on dit encore à nombre de femmes de nos jours !


La femme responsable du mal, la maudite, celle qui a été créée après l'homme pour le servir, l'aimer, voilà l'image que nous délivrent les textes les plus anciens, qu'ils soient bibliques ou mythologiques...

Hélas ! nous baignons tous et toutes encore dans ce substrat de culture qui fait de la femme un être forcément secondaire dans certains rôles.

Il faut rattraper des siècles de servitude où la femme considérée encore comme moins que rien n'avait aucun droit, pas même le droit à la parole, pas même le droit de voter, de s'exprimer, d'écrire, d'avoir des activités créatives...

Il faut que la femme elle-même prenne conscience de plus en plus de ses possibilités et des capacités des autres femmes au lieu de leur dénier tout droit à agir, à dire, à se comporter en êtres responsables de la société, et ce, à tous les niveaux...


Bien évidemment, la misogynie est exacerbée chez certains hommes, mais elle est, aussi, présente chez les femmes elles-mêmes influencées par de longs siècles d'endoctrinement !

 

 

 

 

Illlustration : Pandora, un tableau de John William Waterhouse (wikipédia)

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 14:01
Quand un romancier excuse la violence...

 

 


Peut-on excuser la violence ? C'est la question que pose Edouard Louis, dans son dernier roman, intitulé Histoire de la violence...

Une histoire vraie racontée comme un roman, l'histoire d'un viol : l'auteur, homosexuel, un soir de Noël, fait monter chez lui un jeune kabyle qui le menace d'une arme, l'insulte, l'étrangle et le viole.

Et le romancier, malgré la violence subie, considère que son agresseur n'est pas vraiment coupable, que son passé, son vécu, ses origines sociales font de lui une victime.
Certes, nous sommes tous conditionnés par de multiples facteurs : le milieu social, nos expériences, nos douleurs, nos souffrances.
Mais peut-on excuser la violence, même si elle est une révolte contre ce que nous avons vécu ?

Nous pouvons aimer le rebellion et la révolte, mais ne devons-nous pas réprouver et condamner la violence qui s'attaque à l'être humain, l'anéantit et l'asservit ?

Cette violence n'asservit-elle pas, d'ailleurs, celui-là même qui la commet ? Elle en fait un être soumis à des pulsions de haine, incapable de se réfréner et de se maîtriser.

 

 "La sociologie m’a permis de réaliser que la violence est produite par des structures sociales", déclarait Edouard Louis, il y a quelques mois.
"Je trouve plus d’excuses à mon agresseur qu’au racisme de la police", a précisé, aussi, le romancier.
Cette remise en cause des autorités, cette inversion des valeurs font, tout de même, froid dans le dos.

La violence ainsi justifiée par la sociologie pourrait conduire à penser que toutes sortes de violences sont excusables.

La violence d'un mari qui bat et torture sa femme et ses enfants, celle d'un braqueur qui s'attaque à une banque, celle d'un violeur qui terrorise ses victimes,  celle de djihadistes qui assassinent froidement des gens aux terrasses des cafés, dans la rue...

Cette culture de l'excuse paraît effroyable, car elle en vient à justifier de nombreuses violences : celui qui se drogue ne serait pas coupable, s'il commet un meurtre, car il est sous l'emprise de la drogue et s'il se drogue, on pourra toujours trouver des explications sociologiques à cette addiction.

L'individu semble, alors, ne plus être responsable de quoi que ce soit...

Plutôt que la culture de l'excuse, ne faudrait-il pas  promouvoir la culture de la responsabilité ? Nous sommes tous responsables de nos actes, nous sommes responsables de notre propre violence.

D'ailleurs, Edouard Louis est lui-même responsable d'avoir accueilli chez lui ce jeune kabyle, dont il a été, ensuite, la victime : il a pris des risques qu'il peut assumer.

En tant qu'être responsable, il est probable qu'il ne reproduira pas un tel comportement, à l'avenir.

Si, par bien des aspects, nous ne sommes pas libres, si nous sommes façonnés et conditionnés par notre éducation, il nous reste, en tant qu'êtres humains, à agir comme des êtres responsables de nos actes.

Justifier la violence par la sociologie ouvre la voie à toutes sortes de dérives.

Justifier la violence par un déterminisme social conduit à excuser nombre d'actes violents, alors que l'être humain a la capacité de réfléchir aux conséquences de ses actes, en toute conscience, à condition de faire preuve de clairvoyance et de lucidité...

 

 

 

Le résumé  de ce roman :

 

"J’ai rencontré Reda un soir de Noël. Je rentrais chez moi après un repas avec des amis, vers quatre heures du matin. Il m’a abordé dans la rue et j’ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. Ensuite, il m’a raconté l’histoire de son enfance et celle de l’arrivée en France de son père, qui avait fui l’Algérie. Nous avons passé le reste de la nuit ensemble, on discutait, on riait. Vers six heures du matin, il a sorti un revolver et il a dit qu’il allait me tuer. Il m’a insulté, étranglé, violé. Le lendemain, les démarches médicales et judiciaires ont commencé.


Plus tard, je me suis confié à ma sœur. Je l’ai entendue raconter à sa manière ces événements.


En revenant sur mon enfance, mais aussi sur la vie de Reda et celle de son père, en réfléchissant à l’émigration, au racisme, à la misère, au désir ou aux effets du traumatisme, je voudrais à mon tour comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là. Et par là, esquisser une histoire de la violence."


 

Des critiques positives :

 

http://www.seuil.com/livre-9782021177787.htm

 

 

http://www.telerama.fr/livres/histoire-de-la-violence,136361.php

 

Une critique négative :

http://www.marianne.net/edouard-louis-toute-complaisance-100239207.html

 

 

Le début du roman :

 

http://www.telerama.fr/livre/decouvrez-les-premieres-pages-de-histoire-de-la-violence-le-nouveau-roman-d-edouard-louis,136564.php

 

 

 

 

 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 13:15
Arbre de mousse...

 

 


Les arbres de l'hiver se couvrent, parfois, de mousse, dans des éblouissements de verts : l'écorce se pare, alors, de teintes nuancées d'ocres, de bruns, d'anis.

La mousse s'empare du tronc et des branches, forme des ruissellements de verdure, des écailles somptueuses escaladent l'arbre, le transforment en une toile pleine de douceurs, ouatée et mystérieuse...

Les branches dépouillées, écartelées, pleurent l'hiver, et voilà qu'elles se revêtent d'une légère mantille verdoyante...

L'arbre en détresse, aux teintes de fumées sombres, se nimbe de cette parure de l'hiver si douce.

Noirs et verts se côtoient, formant des tableaux empreints de charmes et de mélancolie...

Des écailles apparaissent, on croirait voir des serpents tortueux qui envahissent les branches.

Des enroulements de bras se dessinent, des torsions, des nuées de brindilles, des résilles sombres se hissent vers le sommet.

L'arbre devient une créature étrange vêtue d'une somptueuse carapace aux teintes variées...

L'arbre reverdit, au coeur de l'hiver, il devient géant de bronze, au torse imposant, aux bras de fumerolles.

La mousse l'enveloppe de sa toison verdoyante, elle le revêt d'une fourrure nouvelle et somptueuse...



 

 

 

 

Photos : rosemar

Arbre de mousse...
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 09:02
Lorsque descend le crépuscule...

 


"Hue ! Yop !", c'est avec ces interjections qu'on entre dans l'ambiance emplie d'entrain de cette chanson intitulée Reginella Campagnola, interprétée par Tino Rossi.


Un personnage de contrebandier qui tire sa mule, en empruntant des sentiers de montagne, tel est le héros familier de cette mélodie au rythme dansant, pleine de joie.

On croirait suivre le trot et la cadence sautillante de la mule, d'autant que le texte au présent nous donne l'impression d'assister à la scène...

Ce contrebandier s'appelle "Pietro" et grâce à ce prénom, on a l'impression de le connaître, il attire toute notre sympathie.

Pietro est "jeune" et bien sûr, il chante, sur le chemin... Il chante forcément une chanson d'amour dédiée à sa belle.

Dans une apostrophe, il s'adresse à elle, "o bella reginella"... Est-ce un prénom ou un surnom ? En tout cas, le mot "reginella" évoque une petite reine, à qui le contrebandier dédie une prochaine "villanella", destinée à proclamer tout son amour pour la jeune fille, une véritable vénération, en fait, comme le montre l'emploi du verbe "adorer", un terme très fort quasi-religieux...

La villanelle, petite poésie pastorale convient bien au cadre champêtre de cette chanson, elle sert à exprimer des sentiments amoureux dans de douces rêveries.

Les adverbes de temps "encore, toujours" viennent souligner cette déclaration d'amour...

La chanson sera même répercutée par les échos des montagnes, et la "brise" personnifiée pourra redire la force de cet amour à la jeune Reginella : la nature se met, ainsi, à l'unisson de ce contrebandier.

La brise pourra "griser" la belle "de son frisson"... et se transformer en complice de l'amoureux...

Le cadre champêtre est encore évoqué : "Apercevant les campanules /Grimpant le long d'un mur tout blanc /Pietro vient d'arrêter sa mule..." Le personnage semble se rassurer en s'attardant pour admirer ce décor, et il ne se presse pas comme l'indiquent ses propres paroles :

"Chiva piano, piano, piano, piano
Chiva piano, piano, piano, va sano
Chiva sano, sano, sano, sano, va lontano..."

Le refrain fait entendre une nouvelle apostrophe à la jeune fille :"O bella Réginella,
Entends ma villanella !"

Et aussitôt, la belle apparaît, illuminant le cadre : "son front rayonne" et et elle se laisse séduire, comme le suggère l'expression imagée :"son coeur frissonne" .

La chanson s'achève sur une déclaration d'amour réitérée, avec des hyperboles, pour évoquer un amour éternel : " toujours... je t'adore, ma reine des montagnes".

La mélodie entraînante, le sifflet du personnage  parviennent  à restituer le bonheur de Pietro et le cheminement cahotique de sa mule  dans les sentiers des montagnes.



Les paroles ont été écrites par Jean Rodor et Louis Poterat, la musique composée par Di Lazzaro.

 

 

Le texte de la chanson :

 

http://gauterdo.com/ref/rr/reginella.html

 


 

 

Photo : rosemar

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 15:31
Au jardin, sous un soleil d'hiver...

 

 


Le parc de la ville s'illumine, aujourd'hui, d'un grand soleil d'hiver : en ce Dimanche de janvier, les badauds et les promeneurs sont de sortie.

Le jardin accueille, d'abord, des sportifs : joggeurs, cyclistes, marcheurs qui arpentent les allées, afin de profiter de cette éclaircie dans le ciel de l'hiver.

D'autres paressent sur les bancs de pierre, lézardent au soleil, lisent un magazine ou un livre, absorbés dans leur lecture.

Des couples promènent leur progéniture dans des landaus confortables.

Des jeunes filles en groupe de trois ou quatre se déhanchent, avec bonheur, un sac de ville à la main, faisant preuve d'élégance et de souplesse dans le mouvement...

Un chien caracole sur la pelouse, et la parcourt à vive allure, pour aller récupérer une balle lancée par son maître.

Des couples tiennent en laisse de petits chiens facétieux qui bondissent à la rencontre du premier promeneur venu.

Plus loin, deux bancs sont occupés par des sans abris, protégés par des couvertures : ceux-ci essaient de trouver un repos que la nuit ne leur a, sans doute, pas accordé : au pied des bancs, on peut voir leurs chaussures usagées.

La pauvreté et la misère s'invitent, aussi, au jardin, en ces temps de crise, où certains n'ont même pas accès à un logement.

Un certain mystère les entoure : on ne voit pas leur visage sous les couvertures rayées qui les recouvrent, on devine, pourtant, leur détresse et leur désarroi.

Plus loin, une jeune femme juchée sur des talons hauts, chaussée de bottines aux teintes d'or et d'argent, consulte son portable, revêtue d'un petit blouson bleu, elle semble poser pour un magazine... 

Une autre fume négligemment une cigarette, tout en admirant les grands cygnes qui glissent sur le plan d'eau du jardin.

Des retraités se sont installés sur des bancs, sur les hauteurs du parc, pour mieux profiter du soleil de l'hiver.

Le jardin réunit, ainsi, tant de gens différents ! Et même si la détente est au rendez-vous, on y perçoit un monde divers fait de rires et de désarrois.

Les sans abris sont là sous leur couverture, ils ne font pas de bruit et semblent dormir paisiblement : on les remarque à peine, dans leur immobilité et leur silence...

Dans le parc qui s'anime, où les gens circulent, vivent, profitent du soleil de l'hiver, deux sans abris, deux pauvres, enfouis sous des couvertures, semblent être oubliés du monde...





Photos : rosemar

Au jardin, sous un soleil d'hiver...
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 11:04
On ne dira jamais assez les bienfaits d'une bouillotte...

 

 

 

On ne dira jamais assez les bienfaits d'une bouillotte : au coeur de l'hiver, elle réchauffe les draps et apporte un réconfort indispensable : les pieds posés sur une bouillotte, on apprécie un moment de détente...

 

La bouillotte rend les nuits d'hiver plus douces, plus chaleureuses, elle offre un confort moelleux, tant que durent les froideurs de la saison hivernale.

 

Le mot lui-même nous fait rêver à de douces nuits, avec sa labiale initiale "b", si sensuelle, sa palatale qui réchauffe et ensoleille l'hiver, sa dentale "t", pleine d'éclats.

Le son "ou", accentué par la palatale, semble prolonger le bonheur procuré par cet objet de l'hiver...

 

Il suffit de remplir le récipient d'eau bien chaude pour apprécier une douce ambiance qui se diffuse à travers l'enveloppe de caoutchouc.

Douceur de bouillotte !

Elle nous fait apprécier les longues nuits d'hiver, elle rend le contact des draps si agréable !

La bouillotte se modernise parfois : elle devient pour les enfants, peluche soyeuse, que l'on réchauffe au four micro-ondes.

 

Mais je préfère, de loin, la bouillotte ancestrale et traditionnelle, aux flancs de caoutchouc, aux replis ondoyants, la bouillotte qui "glougloute", quand on la remplit ou quand on la vide...

La bouillotte qui chante et frémit de l'eau qu'elle contient...

 

La bouillotte, c'est la chaleur retrouvée, au coeur de l'hiver, c'est le bonheur d'un rituel immuable : il faut préparer la bouillotte, la remplir soigneusement d'eau, bien refermer le flacon, puis placer l'objet sous les draps avant de se glisser dans le lit.

 

La bouillotte, toute seule, fait, alors, son oeuvre, remplit son office, sans qu'on la sollicite.

 

Puis, vient le moment de se couler et de se lover dans les draps pour ressentir la douce tiédeur de l'objet, et s'endormir dans une ambiance chaleureuse.

 

On ne dira jamais assez les bienfaits d'une bouillotte : voilà un mot sympathique, aux sonorités suggestives, voilà un objet simple, pratique.

 

Dans un monde où la sophistication s'impose dans de nombreux domaines, il semble utile et indispensable de réhabiliter la bouillotte, de la remettre au goût du jour...

Vive la bouillotte qui réchauffe les pieds et le corps tout entier !

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:45
L'incroyable insolence d'une enseignante de confession musulmane...

 

 

On a assisté à une scène assez incroyable sur le plateau des Paroles et des actes, ce jeudi 21 janvier, sur France 2 : une jeune enseignante de confession musulmane, Wiam Berhouma, a pris à partie le philosophe Alain Finkielkraut, avec un aplomb qui frise l'impolitesse et l'indécence...

Refusant un véritable dialogue, cette prof d'anglais a dénoncé de manière virulente le racisme qui vise les musulmans en France, cibles privilégiées, selon elle, des institutions, et des médias. 

Ces attaques contre les musulmans seraient même "encouragées et alimentées par les politiques, des pseudo-intellectuels, les médias"... 

On le voit : une véritable mise en accusation de la société française....

Bien sûr, elle oubliait au passage de mettre en évidence toute autre forme de racisme qui peut viser d'autres communautés...

Ce faisant, cette enseignante de confession musulmane a révélé, comme l'a souligné son interlocuteur Alain Finkielkraut, une incapacité de l'Islam à se remettre en question, la victimisation servant d'alibi pour refuser toute évolution de l'Islam...


Or, cette remise en cause est plus que jamais nécessaire : "la femme, dans l'Islam est asservie", contrainte, dans de nombreux cas, de porter le voile, "l'homme tout puissant est entraîné dans un culte de la virilité délirant", comme l'a souligné Alain Finkielkraut...

Le sourire aux lèvres, l'air triomphant, l'enseignante a esquivé ce débat, affirmant qu'elle même ne portait pas le voile et qu'elle n'était pas opprimée, passant sous silence toutes les femmes qui, en France, se voient contraintes de porter le voile et elles sont de plus en plus nombreuses.

"Vous me parlez des femmes en dehors de la France", a-t-elle continué à affirmer, avec une évidente mauvaise foi !

Par son attitude et ses propos, elle s'est elle-même discréditée et a gravement déconsidéré la cause des musulmans qu'elle voulait défendre.

On ne peut, ainsi, nier les faits, d'autant que la jeune femme est allée plus loin encore intimant à Alain Finkelkraut l'ordre de se taire !

"Pour le bien de la France, taisez-vous !"

Parlant d'islamophobie institutionnelle, cette enseignante a esquivé certaines questions, elle a parlé de théories vaseuses et approximatives émises par le philosophe et elle lui a dénié toute légitimité et toutes compétences pour évoquer le sujet de l'Islam...

"Une remise en question de l'Islam est, pourtant, indispensable", a répondu Alain Finkielkraut.

L'insulte à la bouche, cette enseignante a vraiment "déraillé" dans ses propos, dans sa façon de ne pas argumenter, si ce n'est en faussant le débat...

Désolant !

D'autant plus désolant qu'il s'agit d'une enseignante, et qu'elle se contente d' affirmer, d'insulter et de dénoncer, sans se livrer à une véritable argumentation !
 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/des-paroles-et-des-actes-du-jeudi-21-janvier-2016_1269257.html




   Vidéo : à 43 minutes

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