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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 16:24
Le ciel s'embrase de roses !

 

 


Le soleil s'éteint lentement, derrière le pin... une douce lumière envahit l'espace, des teintes de roses, de pourpres, de chrysanline.

Des ombres apparaissent sur l'horizon, silhouettes souples, légères, aériennes.

Un dégradé somptueux se dessine, sur l'azur : le bleu léger se nimbe, peu à peu, de couleurs d'or.


Les arbres, les pins deviennent des ombres chinoises entourées d'auréoles... des finesses de branches se détachent sur l'horizon, des embruns sombres, subtils, des écumes encerclées de poussières d'or.


Les masses sombres, opaques des arbres font jaillir ces teintes éclatantes, les embellissent de leurs ténébreuses frondaisons.


Noir et or se côtoient, le soleil laisse des traces de rouilles, des empreintes aux couleurs de pierres précieuses, si douces...


Les branches deviennnent brindilles légères, herbes ténues, guirlandes ombrageuses...


Les branches se redessinent sur ce fond aux couleurs d'or, elles forment des entrelacs, des résilles imperceptibles, aux teintes de fumées.


Le ciel s'embrase de roses et nous offre un tableau d'une beauté inouie, un clair-obscur éblouissant, une toile apaisée d'une fin de journée d'automne...


 

 

 

 

Photos : rosemar

Le ciel s'embrase de roses !
Le ciel s'embrase de roses !
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Published by rosemar - dans nature automne poésie
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 16:50
Michel Onfray défendrait-il l'Islamisme radical ?

 



Dans une interview accordée au journal Le Point, Michel Onfray donne libre cours à sa vindicte contre la politique de l'état français, gauche et droite confondues...

Il n'hésite pas à déclarer, après les attentats contre les parisiens : 

 "C'est une guerre menée par l'Islam politique avec autant d'intelligence que l'Occident mène la sienne, mais avec moins d'armes ou avec d'autres armes que les nôtres- des couteaux et non des porte-avions, des kalachnikovs à 500 euros et non des avions furtifs coûtant des millions de dollars. Ils disposent également d'une vision de l'Histoire, ce que nous sommes incapables d'avoir, tout à notre matérialisme trivial".

Les mots utilisés par Michel Onfray sont, pour le moins, étonnants et fort élogieux : il nous parle d'un Islam politique qui fait preuve d'intelligence !

Oubliées les exactions de l'Etat islamique, oubliées les tortures, les décapitations, les destructions de monuments, oubliée la terreur que suscite Daesh auprès des populations musulmanes, elles-mêmes...

Il faudrait, donc, d'après Michel Onfray, laisser cet "état" prospérer et s'étendre au moyen orient.

Les djihadistes auraient une vision de l'histoire ! Laquelle ? On aimerait bien le savoir...

Si cette vision de l'histoire consiste à détruire des monuments du passé, des témoignages laissés par les êtres humains qui nous ont précédés, on se pose bien des questions.

Michel Onfray défendrait-il l'islamisme radical ? En fait, cet islamisme n'existe pas, pour lui ! C'est un Islam politique !

Le "philosophe" fustige, aussi, "notre matérialisme trivial", certes, il est indéniable que nos sociétés sont matérialistes, tournées vers la consommation et le consumérisme, ce que nous devons modifier...

Mais que font les djihadistes de l'El, si ce n'est racketter les populations par la terreur, que font ces "combattants" insérés dans la société française, si ce n'est se livrer à des trafics de drogue pour obtenir un argent facile ?

"La France récolte ce qu'elle a semé..." affirme Michel Onfray.

Bien sûr, nous avons combattu et bataillé sur de multiples terrains, parfois de manière inconsidérée, mais nous l'avons fait, aussi, à la demande de populations opprimées, comme ce fut le cas au Mali...

Pour Michel Onfray, nos sociétés incarnent le mal absolu ! Mais il n'évoque pas toutes les exactions commises par Daesh, il semble ne pas vouloir aussi jeter un regard de compassion sur les victimes de Paris.

"On récolte ce que l'on a semé !"

Au Bataclan, dans les rues de Paris, nous avons, donc, récolté une juste vengeance de terroristes venus pour tirer, à l'aveugle, sur une foule de gens paisibles.

Michel Onfray s'attire ainsi, à n'en pas douter, les applaudissements des "guerriers" de Daesh : ils ont, là, un soutien, au sein de la population française et, qui plus est, ce que l'on appelle "un philosophe, un sage" !

Et Michel Onfray rajoute : "Il y a chez les français une ferveur sans objet"... Une telle phrase laisse supposer que la vraie ferveur se trouverait chez les djihadistes de Daesh qui arrivent sur le terrain de leurs tueries en criant : " allahu akbar !"



 

 

Source :

http://www.challenges.fr/politique/20151117.CHA1695/quand-michel-onfray-trouve-bien-des-excuses-a-l-etat-islamique.html
 

Michel Onfray défendrait-il l'Islamisme radical ?
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:33
Daesh : sommes-nous coupables ?

 


Face aux attentats de djihadistes à Paris, face à des scènes de guerre terrifiantes, certains s'appliquent à dire que nous sommes responsables de cette situation : on se souvient, aussi, de ce qui s'était passé après les attentats de janvier contre les journalistes de Charlie Hebdo... certains n'avaient pas hésité à dire que ces dessinateurs l'avaient bien cherché, avec leurs caricatures qui visaient l'islamisme.


Pourtant, je ne me sens pas coupable, parce que des terroristes ont envahi la capitale, je ne me sens pas coupable de ce fanatisme exacerbé qui s'empare d'individus prêts à se faire exploser...

Ces terroristes prétendent commettre des assassinats, au nom de leur dieu, mais qui sont-ils ?

Des délinquants de bas étage, des voyous qui vivent de trafics de drogue, des gens qui prétendent mépriser l'argent mais qui s'enrichissent de trafics immondes...

La plupart d'entre eux sont issus de familles de français moyens, souvent bien intégrés, et ils basculent dans le terrorisme.

Un des suspects qui a été arrêté hier, à Saint Denis prétend avoir voulu rendre service, en offrant les clefs de son appartement à des inconnus, des terroristes qui ont tiré sur les forces de l'ordre...

Il n'a rien fait, dit-il lui-même, si ce n'est "rendre service"... Et, bien sûr, il n'est pas inconnu des services de police, puisque ce "logeur" nommé Jawad Bendaoud avait été condamné à 8 ans de prison par la Cour d'assises de Bobigny pour meurtre. "Il aurait tué son meilleur ami, David, âgé de 16 ans, après une simple dispute au sujet d'un téléphone portable. Il serait sorti de prison, depuis moins de 12 mois, pour bonne conduite." 

Abdelhamid Abaaoud, djihadiste belge originaire du Maroc, qui a été tué à Saint Denis, était issu, lui, d'une famille de la classe moyenne : lors de son adolescence, il avait été envoyé par son père, commerçant, dans un collège chic de la commune résidentielle d’Uccle, dans le sud de Bruxelles. 

Certes, nos gouvernements ont encouragé le commerce des armes qui prospère dans nombre de pays, on ne peut le nier, certes, notre monde est régi par l'argent, le profit, on ne peut en douter...

Mais, les attentats que commet Daesh relèvent de la barbarie la plus vile, de l'obscurantisme le plus atroce et le plus sauvage : ces djihadistes tuent, ils assassinent des innocents, des gens dans la rue ou dans une salle de spectacle, ils font de la mort, une glorification, ils se vantent de leurs actes barbares, ils se livrent à un fanatisme terrifiant...

Peut-on faire de la mort des autres, de sa propre mort un objectif ?

Peut-on entraîner des femmes, des enfants dans cette entreprise de destruction ?

Peut-on se réjouir, se glorifier de la mort de gens innocents ? Peut-on en rire ?

Dans ce cas, la barbarie la plus ignoble est à l'oeuvre, et elle dépasse notre entendement, elle traduit une folie furieuse, une fièvre qui découle d'une pathologie grave.

L'horreur de ces assassinats, commis à Paris, vise à créer la panique, à choquer.

Daesh n'a cessé de propager la terreur, partout : destruction de monuments, décapitations, crucifixions, mutilations, meurtres, purifications ethniques.

Et ce sont les musulmans eux-mêmes qui sont les premières victimes de ce terrorisme, ne l'oublions pas.

La haine, la terreur sont les moteurs de cette entreprise destructrice.

Nous combattons, à juste titre, Daesh et son idéologie mortifère, nous luttons contre ces barbares, nous engageons des moyens militaires pour les débusquer.

C'est l'islamisme radical, c'est le fanatisme qu'il nous faut dénoncer, et abattre...

C'est aussi le règne de la finance et de l'argent que nous devons fustiger et combattre : et Daesh fait, également, partie de ce système financier, ce groupe s'attache à racketter les citoyens, à conquérir des puits de pétrole, des ressources naturelles, et pour ce faire, les djihadistes sèment la terreur.

Daesh est une organisation criminelle, une mafia organisée, contre laquelle nous devons lutter, de toutes nos forces.



 

 

 

 

 

Daesh : sommes-nous coupables ?
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:24
On se laisse bercer par le plaisir, le bonheur des mots...

 

 



J'aime les livres... j'aime sentir, sous mes doigts, les pages légères, fines, soyeuses de l'ouvrage... j'aime la douce odeur de la feuille de papier et de l'encre imprimée...

J'aime saisir, capturer, tenir entre mes mains le livre... Fermé, le livre nous attire, nous invite à l'ouvrir, le découvrir : il nous fait signe et nous appelle... Fermé, le livre nous séduit par ses formes, ses replis de pages secrets.

Ouvert, il nous offre tout un monde, tout un univers, des images, des mots, des mystères, une harmonie incroyable et unique de sonorités, de couleurs...

Les pages blanches de lys déroulent leurs lettres sombres et secrètes... Les pages blanches de neige nous entraînent, peu à peu, vers des personnages inconnus et proches à la fois, des élans, des sentiments, des aventures, des idées nouvelles.

Des paysages se dessinent sous nos yeux, plus beaux encore, plus éblouissants, plus intenses que dans la réalité... le Parthénon d' Athènes au soleil levant, un ciel de neige, un champ de pommiers en fleurs, un paysage marin aux voiles alanguies...

Une vie nouvelle se révèle à nous.

Emporté par les mots, les phrases, on oublie tout, le monde s'efface, s'atténue, s'adoucit, disparaît.

Le monde devient léger, on perçoit d'autres lieux, d'autres temps, des personnages obscurs, ténébreux, etonnants, étincelants parfois.

On se laisse bercer par le plaisir, le bonheur des mots et des phrases, leurs sonorités douces ou plus rudes, la musique des mots !

" Au milieu du grand silence et dans le désert de l'avenue, les voitures montaient vers Paris, avec les cahots rythmés de leurs roues.
 dont les échos battaient les façades des maisons, endormies aux deux bords, derrière les lignes confuses des ormes...." Et nous voilà plongés dans l'univers sombre d'une nuit parisienne au 19ème siècle.

Le livre nous saisit, nous prend, alors, nous captive, nous subjugue.

Le livre devient un tourbillon qui nous entraîne, de mots en mots, de phrases en phrases. Des images s'impriment en nous, des êtres, des rêves de bonheur, des peurs, des angoisses, des joies...

Un personnage apparaît, on ignore son nom, on ne sait d'où il vient... et nous voilà saisis par le sort et l'histoire de cet inconnu... et nous voilà emportés avec lui vers Paris.... un vertige de couleurs et de formes nous éblouit, des jeux d'ombres et de lumières, un clair-obscur subtil, dans la splendeur de la nuit.


D'autres personnages surgissent de la nuit, pleins de mystères, d'éclats de générosité ou de haine... D'autres horizons surprenants nous parviennent soudain... un monde rempli d'éblouissements...






 

 

On se laisse bercer par le plaisir, le bonheur des mots...
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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 17:29
Une guerre d'un nouveau type...

 

 

Ce 21 ème siècle a vu naître une nouvelle forme de guerre, une guerre où les combattants s'attaquent à une population désarmée, sans défense, une guerre où des fous de dieu, prêts à mourir, n'hésitent pas à tirer sur une foule anonyme, à l'aveugle.

La barbarie, la folie furieuse, le fanatisme sont à l'oeuvre : la plupart de ces fous de dieu sont des jeunes gens, la plupart ont été élevés en France.

Et, quand des français assassinent, par surprise, des français, avec des armes lourdes, nous sommes face à une guerre inédite.
Car les djihadistes qui ont assailli Paris sont, pour la plupart, des français radicalisés, pilotés de l'étranger, par l'état islamique.

Leur mode opératoire n'est-il pas  terrifiant ? Ces jeunes djihadistes choisissent de mourir pour faire la guerre, ils donnent leur vie à dieu pour punir l'ennemi.
Ils pensent gagner, ainsi, un paradis, le paradis d'Allah promis à tous ceux qui ont tué des infidèles. Ils ont accompli leur "djihad" dans la gloire et le bonheur de servir une cause qui leur paraît juste.

Mais tuer des anonymes, des êtres sans défense ne peut être qu'une ignominie, tuer de sang froid des hommes, des femmes... qui peut le faire, sinon des individus fanatisés à l'extrême ?

Le fanatisme atteint un paroxysme : ces terroristes qui tirent sur une foule ont l'impression de devenir des héros, d'être, même, sanctifiés par leurs actes sanglants.

Ces djihadistes sont en lutte contre notre monde qu'ils jugent impur, corrompu par le sexe, l'argent, la cupidité, une trop grande liberté...

Et il est vrai que notre monde capitaliste est dominé par l'argent, le goût des plaisirs, parfois immodéré, pour certains, le confort.

Mais l'idéologie de Daesh est-elle meilleure ? La femme asservie, une sauvagerie, une barbarie d'un autre temps... Daesh sème la terreur, s'impose par la peur. Qui peut souscrire à un tel mode de vie ?

Pouvons-nous laisser cette idéologie de haine et de terreur s'imposer en Syrie et ailleurs ?

Notre monde vit dans une fracture permanente : richesse des uns, misère des autres...
Ce sont ces déséquilibres qui sont inadmissibles, ce sont ces inégalités qu'il faut absolument résoudre.

Dans un monde aussi divisé, il faut, enfin, comprendre que nous ne pouvons continuer ainsi, à vivre sur des planètes différentes, alors que les communications se sont amplifiées, alors qu'internet permet de percevoir des fractures si importantes...

Si nous devons lutter contre ces déséquilibres, nous devons aussi lutter pour défendre l'humanisme, nos valeurs, pour dénoncer le fanatisme et ses fureurs. 
Et nous devons combattre tous les fanatismes, ceux de l'Arabie Saoudie, du Qatar, comme celui de Daesh.


L'idéologie de ces pays n'est pas la nôtre : nous ne voulons pas d'un monde dominé par la régression, la peur, l'asservissement de la femme, nous ne voulons pas d'un monde fanatisé.

Nous devons lutter contre cette idéologie mortifère, nous devons défendre les valeurs de l'humanisme, celles de Montaigne, celles de Rabelais, ces auteurs qui ont dénoncé, en leur temps, toutes les horreurs du fanatisme.

Plus que jamais, défendons nos valeurs, les vraies : la culture, la réflexion, la lecture, le bonheur d'apprendre...

 

 

 

Une guerre d'un nouveau type...
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 16:45
Des castagnettes de bois d'ébène...

 

Pour que vivent la musique, la danse, la culture, la fraternité, la liberté, la beauté....



"Une des jeunes femmes commence à jouer sur la guitare l'air de la danse étrangère. La fille de don Rodrigue ôte son voile et attache à ses mains blanches des castagnettes de bois d'ébène. Ses cheveux noirs tombent en boucles sur son cou d'albâtre ; sa bouche et ses yeux sourient de concert ; son teint est animé par le mouvement de son coeur. Tout à coup elle fait retentir le bruyant ébène, frappe trois fois la mesure, entonne le chant de la Zambra et, mêlant sa voix au son de la guitare, elle part comme un éclair.


Quelle variété dans ses pas ! quelle élégance dans ses attitudes ! Tantôt elle lève ses bras avec vivacité, tantôt elle les laisse retomber avec mollesse. Quelquefois elle s'élance comme enivrée de plaisir et se retire comme accablée de douleur. Elle tourne la tête, semble appeler quelqu'un d'invisible, tend modestement une joue vermeille au baiser d'un nouvel époux, fuit honteuse, revient brillante et consolée, marche d'un pas noble et presque guerrier, puis voltige de nouveau sur le gazon. L'harmonie de ses pas, de ses chants et des sons de sa guitare était parfaite. La voix de Blanca, légèrement voilée, avait cette sorte d'accent qui remue les passions jusqu'au fond de l'âme. La musique espagnole, composée de soupirs et de mouvements vifs, de refrains tristes, de chants subitement arrêtés, offre un singulier mélange de gaieté et de mélancolie. Cette musique et cette danse fixèrent sans retour le destin du dernier Abencerage : elles auraient suffi pour troubler un coeur moins malade que le sien."


Dans cet extrait de la nouvelle intitulée Le dernier Abencérage,  Chateaubriand nous montre son héros complètement subjugué par la danse de Blanca, une jeune espagnole, aux cheveux noirs, au teint d'albâtre... une danse rythmée par le son d'une guitare et de castagnettes.

Amour, musique, joie de vivre sont associés dans ce texte : les mouvements de Blanca, sa voix, sa beauté séduisent tous les spectateurs et tous les lecteurs.


"Castagnette !" Il suffit de prononcer ce nom pour voir surgir toute l'Espagne, ses danseuses, aux robes couleur de pourpre, ses musiques andalouses, ses flamencos rythmés par ces petits instruments de bois...

Des tenues soyeuses, des châles ondoyants, des basquines légères se dessinent...

Un spectacle haut en couleurs, des rythmes entraînants, une musique qui donne envie de danser...

Le mot lui-même claque, de sa gutturale initiale, de sa sifflante "s", de ses dentales "t" redondantes... Le mot chante l'Espagne, avec sa voyelle "a" réitérée, le mot chante la gaieté, l'insouciance, avec son suffixe de diminutif "ette".

La "castagnette" suggère bien ce petit instrument tenu entre les doigts, qu'on entrevoit, à peine, sous les mains des danseuses.

Le mot venu du latin "castana", la châtaigne, a des origines lointaines. La castagnette, "la petite châtaigne", nous fait entendre sa jolie musique cliquetante...

Elle nous fait voir des envolées de robes longues, aux couleurs éclatantes et chatoyantes, des danses espagnoles, fandangos, séguédilles, paso doble, sardanes, des airs de guitare, aux échos sonores pleins de charmes.

Des danseuses, aux lourds cheveux bruns, au tempérament de feu, virevoltent et enflamment le public...

Carmen, femme fatale, exécute une danse envoûtante et sensuelle... Elle subjugue tous les spectateurs, de ses grands yeux sombres, de sa silhouette altière.

Son jupon virevolte, la soie du vêtement accompagne, de frémissements, ses arabesques ondoyantes...

Les bras s'enroulent, se déroulent pendant que la danseuse tourne lentement.

Les castagnettes rythment ses mouvements, tantôt très lents, tantôt, pleins d'élans, de feu, et de vivacité...

Sombre, puis éclatante, la danse fait voler les jupons aux teintes de flammes !


 



 

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 16:41
La France unie contre la terreur...

 

 

Devant le nombre de victimes des attentats qui ont frappé la France, devant la terreur de ces attaques, devant l'horreur des blessures, l'union nationale s'impose...


Ces djihadistes qui côtoient la mort, qui s'en font une bannière, méprisent la vie et toutes les valeurs de la vie.

La haine, l'envie de mort, la radicalisation emportent ces terroristes vers la destruction.

Insensibles à la mort, ils se transforment en kamikazes pour répandre la peur, ils combattent nos valeurs : la culture, la fête, le bonheur, l'amour de la vie même...

Ils ont assassiné des jeunes qui se réunissaient, un vendredi soir, dans la joie, l'insouciance.

Ils les ont surpris dans leur vie quotidienne, leurs loisirs, leur désir d'aimer, d'apprécier la musique, la vie... 

La France est unie contre ceux qui s'attaquent à ses valeurs : la culture, la liberté, la fraternité... La France est unie contre la terreur.

Les victimes de cette terreur sont nombreuses, et on assiste à une recrudescence dans l'horreur et  la haine.

Face à cette recrudescence, les Français doivent s'unir contre cette abjection, et cette union qui s'est manifestée ces dernières heures ne doit pas faillir.

Il faut, aussi, que le pouvoir se montre impitoyable contre les réseaux de djihadistes qui sévissent en France, en Belgique.

Ces réseaux sont connus, ils ont été repérés : il faut les éradiquer, c'est une évidence, et ne pas laisser le radicalisme s'implanter dans notre pays.

Contre ceux qui aiment la mort, ceux qui méprisent la vie, qui n'ont qu'un but, l'annihiler, nous devons nous unir et lutter...

La barbarie, l'horreur ne font pas partie de nos valeurs.

Nous pouvons avoir peur, car nous sommes des êtres humains, nous pouvons redouter l'horreur du terrorisme car nous aimons la vie.

Les terroristes, eux, ignorent la peur, ils viennent commettre des actes abominables, avec des armes meurtrières  et des ceintures d'explosifs, ils viennent semer la mort... Mais ils ignorent toutes les valeurs et le sens de la vie : en tuant des innocents, ils ne connaissent même pas le prix de la vie...

Leur seul horizon est la haine, la violence et la mort.

Ils ont, d'avance, perdu leur combat, car leur haine, leur désir de mort sont, déjà, une défaite.


 



 

La France unie contre la terreur...
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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 11:31
Au nom de la terreur...

 


L'horreur du terrorisme a encore frappé, à Paris, hier soir : des assaillants ont attaqué plusieurs lieux, de manière coordonnée.

Le jour et l'heure n'ont pas été choisis par hasard, bien sûr : un vendredi soir, où les gens, après une semaine de travail, se réunissent pour fêter le week-end.

Le stade de France, des terrasses de bars, de restaurants, une salle de spectacle Le Bataclan ont été la cible d'actes de guerre... 

Le terrorisme se focalise, encore et toujours, sur des victimes innocentes, sans défense.
Le terrorisme ne fait-il pas fi de toute humanité, de toute vie humaine, ne frappe-t-il pas de manière aveugle et lâche ?


L'état d'urgence décrété par le président de la République, le deuil national instauré pendant 3 jours montrent que la situation est grave, inédite.

Un carnage dans les rues de Paris, 6 ou 7 lieux d'attaques, des tirs à l'arme automatique, une prise d'otages au Bataclan, où des crimes ont été perpétrés, lors d'un concert : on peut parler d'actes de guerre sur le territoire français.

Quand on s'attaque, ainsi, à des gens sans défense, avec des armes lourdes, on ne peut que voir, là, des actes de guerre, des massacres particulièrement ignobles. 

Le Bataclan a été le lieu de scènes de guerre : les terroristes se sont livrés à un véritable massacre, la salle était pleine et les terroristes ont tiré à l'aveugle, dans la foule.

Les assaillants se sont attaqués à la vie quotidienne des français, dans des lieux publics et on le voit : notre liberté, elle-même, est menacée...

Au fond, les cibles elles-mêmes n'ont pas été choisies par hasard : des bars, des restaurants, une salle de concert, un stade de foot.

Pour des djihadistes, ce sont, là, des symboles de nos sociétés... l'alcool, la musique, le sport représentent, pour ces terroristes, des signes de décadence.

Ils sont en lutte contre toutes les libertés de notre monde, ils sont en lutte contre nos principes de vie.

Encore une fois, le fanatisme est à l'oeuvre : il est organisé et s'attache à manipuler les esprits, à les façonner en vue d'actes terroristes.

La violence qui en découle est terrifiante : le carnage perpétré au Bataclan est le signe d'une volonté de semer la terreur.

L'organisation concertée de ces attentats montre une volonté de tuer, de massacrer, de détruire les symboles de nos sociétés...

La radicalisation, le fanatisme gangrènent notre monde : sur notre propre territoire, des gens sont formés pour tuer.

Il faut dénoncer et combattre ce fanatisme, partout où il se manifeste, dans tous les pays, quels qu'ils soient.







 

 

Au nom de la terreur...
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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 15:27
Dans cette nuit de rêve...

 

 

Une musique associée à un couple d'amoureux, dans la nuit, un violon qui lance sa mélodie pour les accompagner, voilà un thème plein de romantisme qui nous envoûte, dans cette chanson interprétée par Tino Rossi.

Le violon semble jouer tout seul, comme par magie, pour les deux amoureux : le musicien est occulté et n'apparaît pas : "Dans la nuit un violon joue presque en sourdine /Pour nous seuls, sa mélodie tendre et câline."


La mélodie, elle-même, véritable exhortation à l'amour, semble s'animer, vivre d'elle même, elle devient une invitation à l'amour : personnifiée, elle est sujet de verbes de mouvement et d'action : "Elle nous dit l'espoir d'aimer, Elle nous prend et nous enivre".

Et le poète, insistant, utilise des impératifs, pour mieux séduire sa belle : "écoutons-la, viens, ce soir, la murmurer entre mes bras".

Le soir, l'obscurité offrent un cadre propice à l'intimité et à l'amour...

Le refrain s'égrène, alors, et le poète invite, de manière insistante, la jeune fille à chanter, grâce à des impératifs : "chante, chante pour moi."

Et la voix de l'amoureuse est, alors, valorisée, avec les termes : "douceur, bercer", d'autant qu'elle rend le monde "plus beau, plus merveilleux"...

Mais le départ inexpliqué de la jeune femmme a brisé le rêve de cette nuit, et l'amoureux évoque sa douleur, en des termes qui marquent un accablement : "le fardeau de mon chagrin et de mes peines".

Le poète, dès lors, n' a de cesse de retrouver ces moments de joie, comme le suggèrent bien ces verbes comportant le même préfixe : "il faut que je revienne, retrouver."

Le violon renouvelle, alors, cet air d'autrefois et ressuscite tant de souvenirs...

Les sensations auditive et olfactive se mêlent pour faire ressurgir le bonheur passé : "cet air qui me poursuit, parfum des joies anciennes."

Et aussitôt, le refrain égrène à nouveau ces impératifs insistants "Chante, chante pour moi".

Cette fois, c'est une voix plus lointaine qui est perçue, comme le montre l'emploi de l'article indéfini "une voix".

Mais ce souvenir permet de restituer le bonheur, qui "refleurit", alors, belle image servant à retranscrire une sorte de renouveau espéré.

La mélodie nous entraîne et nous emporte dans un tango rempli de langueur et de tendresse.

La musique a été composée, en 1935, par Cesare Bixio, les paroles écrites par Henri Varna et Marc Cab.


 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 17:01
Un curieux film "pédagogique"...

 

 


La pédagogie emprunte parfois des voies surprenantes, notamment quand elle fait appel à un langage stéréotypé, appauvri, fait de répétitions.

A l'initiative de la Région Midi-Pyrénées, en partenariat avec la Région Languedoc-Roussillon et en collaboration avec le rectorat de l'académie de Toulouse, une vidéo a été tournée à destination du public scolaire, élèves, collégiens, lycéens...

Cette vidéo qui a pour but de promouvoir la réunion de ces deux régions du sud de la France a de quoi surprendre, d'autant qu'elle comporte, nous dit-on, une visée pédagogique...

Le personnage mis en scène, Pierre Paul Riquet, concepteur du canal du midi, ressurgit du passé pour expliquer tout l'intérêt de cette association...

"Mais ça déchire grave, les potos ! Un truc de dingue ! The canal du midi, un truc de fou, notre région va grossir grave... rpz.. on va pouvoir se la raconter grave... ouais... le kif suprême, des sites qui déchirent, ils sont tous au taquet pour la région..."

Voilà un condensé de ce langage qui prétend imiter celui des "djeuns", mais n'est-ce pas, là, une façon de mettre en évidence un appauvrissement de la langue ?

Les mots "truc", "grave" reviennent, comme pour souligner le manque de précision et les carences du langage pour exprimer ce que l'on veut dire...


On perçoit, en plus, une sorte de caricature dans le ton gouailleur, la façon de s'adresser complaisamment à des jeunes, en les mimant de manière grotesque.

La pédagogie doit-elle se mettre à l'unisson de la banalité, de l'indigence, de la médiocrité ?

La pédagogie doit-elle faire appel à des clichés, à un langage stéréotypé ?

N'est-ce pas, aussi, une forme de mépris que de réduire les jeunes à ce langage répétitif, n'est-ce pas les enfermer dans le cercle infernal de l'illettrisme et de la bêtise ?

On aurait aimé une vidéo vraiment pédagogique qui use d'une langue diversifiée et construite, on aurait aimé autre chose que cette caricature qui dessert, aussi, les jeunes et les présente sous un jour négatif...

Une véritable pédagogie doit faire appel à des mots clairs, précis, variés, à une certaine recherche dans la présentation et le langage.

C'est tout le contraire, dans cette vidéo : méfions-nous de cette tendance qui consiste à nier, à anéantir la langue française, pourtant si riche de nuances diverses...

Et le rôle de la pédagogie, c'est aussi de se mettre au service de cette langue, de la promouvoir, en maintes occasions...

Voilà encore une occasion manquée.

Arrêtons de "massacrer" le français, aussi bien à l'oral qu'à l'écrit, essayons de mettre notre belle langue à l'honneur, au lieu de la clouer au pilori !

On peut essayer de promouvoir la réunion de deux régions, mais n'oublions pas, pour autant, de promouvoir la langue française !

 

 

Le site de l'académie de Toulouse où se trouve cette vidéo :
 

http://www.ac-toulouse.fr/cid94876/une-video-pour-decouvrir-notre-future-grande-region.html

 

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