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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 12:59
Toute la beauté d'une statue grecque : l'Aurige de Delphes...

 

 

 

 

L'antiquité grecque nous a légué de nombreuses sculptures, en marbre ou en bronze, d'un réalisme étonnant... Une de ces oeuvres les plus connues est l'Aurige de Delphes, image d'un conducteur de char.

 

Ce terme "l'Aurige" suscite, d'abord, notre curiosité : venu du latin "auriga", le cocher, il est composé de deux éléments anciens : "aureae ou oreae", "la bride", et le verbe "ago, conduire"... Le mot "oreae" est, lui-même, issu du nom latin "os" qui désigne la bouche ou la gueule d'un animal, en l'occurrence, d'un cheval.

 

Ce nom mystérieux "l'Aurige", alterne une consonne gutturale "r", pleine de force, et une chuintante "g", empreinte de douceur... 

 

Et cette statue réunit bien ces deux aspects : une énergie qui semble indomptable, et une délicatesse infinie dans les traits du visage.


L'Aurige est, bien sûr, représenté debout, la stature bien droite et élancée révèle l'élégance et la jeunesse du personnage.

 La statue, grandeur nature, mesure 1,80 m de hauteur.

Le visage de l'Aurige, aux traits harmonieux, montre une détermination et une parfaite maîtrise de soi. Quelle pureté dans les traits ! Les yeux sombres et grands sont ourlés de cils, le profil grec est bien dessiné, le menton traduit toute la volonté de ce jeune cocher.

Les cheveux bouclés encadrent le visage, débordent sur les joues et le front en volutes harmonieuses. Un bandeau doré, aux motifs géométriques, enserre la tête de l'Aurige. L'oreille petite est entourée de mèches de cheveux frisés qui dépassent.

Le regard plein d'intensité traduit toute l'émotion du jeune homme avant une course de chars, sa volonté de l'emporter, de dominer l'adversaire ! La bouche, elle-même, ourlée, laisse entrevoir un léger sourire.

Le bronze patiné aux couleurs dorées confère encore plus de beauté à cette statue antique. Le cou robuste et vigoureux donne de la force à l'ensemble... L’Aurige incarne un éphèbe athlétique : de larges épaules témoignent de son énergie, on peut percevoir une volonté d'idéaliser la force virile d'un athlète qui concourt pour des jeux en l'honneur d'Apollon.

L'Aurige est revêtu d'une longue tunique plissée qui tombe jusqu'aux pieds, le bras droit tient les rênes du quadrige... La statue devait faire partie d'un ensemble plus vaste, comportant des chevaux, un char dont on a retrouvé quelques éléments dispersés.

Le visage de cet Aurige, à la beauté idéalisée, attire surtout les regards, plus que sa haute stature, un visage d'une douceur infinie qui recèle en même temps une grande énergie...

On est étonné par ce mélange de réalisme et d'idéalisation dans la représentation de ce jeune conducteur de char.

Comment ne pas tomber sous le charme de cet éphèbe aux traits déterminés, si pleins de fougue, d'élégance, de force ?

Cette statue en bronze fut peut-être commandée par Polyzalos, prince grec de Sicile, pour commémorer la victoire de son char aux Jeux Pythiques de 478 ou de 474 avant J.C. Une inscription, sur le socle, nous apprend que Polyzalos, tyran de Géla, pour fêter sa victoire, a consacré cette statue en l'honneur d'Apollon, dieu de Delphes...

 



L'article de wikipédia sur cette statue :
 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aurige_de_Delphes

 

 

 

Toute la beauté d'une statue grecque : l'Aurige de Delphes...
Toute la beauté d'une statue grecque : l'Aurige de Delphes...
Toute la beauté d'une statue grecque : l'Aurige de Delphes...
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:59
Douces journées d'automne...

 

 


Douces journées d'automne ! Un soleil léger s'alanguit et paresse sur l'azur. Des brises subtiles font palpiter les pins aux ramilles ondoyantes...

Des cripures de nuées se déchirent lentement et forment des voiles délicats, sur l'horizon.

Une chaleur tiède fait briller les buissons de tant de reliefs lumineux !

Dans le lointain, des brumes rousses couronnent quelques arbres, des brouées de lueurs embrasent des chaloupes de verdures : vert et xanthe se mêlent et s'entremêlent dans des teintes subtiles.

Sur le mur du jardin, les feuilles de vigne vierge prennent, tout à coup, des teintes de roses pourprées...

Le mur s'éblouit de ces guirlandes nouvelles, se pare, soudain, d'éclats de rouilles, d'un incarnat éclatant.

Le ciel, d'un bleu pâle, presque blanc, fait resplendir un soleil apaisé et doux.

Douceur de l'automne !

Flamboyance et fulgurance des arbres aux embruns d'incendie ! Lumières d'automne atténuées !

Saison des bonheurs adoucis ! Flammèches rousses !

L'automne se pare de douceur et de feux, de légèreté et d'éclats, dans un embrasement de couleurs...

Les marronniers façonnent des teintes de rouilles brûlées, les feuilles noires et roussies dessinent des camaieux éblouissants...

Des écumes de muscats, malvoisie, grenades envahissent les branches !



 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Douces journées d'automne...
Douces journées d'automne...
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 13:18
Mademoiselle où allez-vous ?

 

 

 

Une chanson dédiée à une demoiselle soudain entrevue, c'est, là, un bel hommage pour toutes les femmes, qu'a écrit Leny Escudero...

Le texte prend la forme d'un discours adressé à une demoiselle, avec l'emploi de la deuxième personne "vous", alternant avec la première personne "je"...
"Mademoiselle voulez-vous
Que je me mette à vos genoux ?"

Ce geste de soumission fait penser aux troubadours du Moyen âge qui se mettaient, corps et âme, au service d'une dame.

La forme interrogative répétée est une façon d'interpeller, avec émotion et vivacité, la jeune fille.
Le texte, plein de vie, fait appel à des verbes de mouvement "où allez-vous... ne partez-pas... nous ferions quelques pas ensemble"...

Le poète évoque une forme de folie soudaine, souvent associée à l'amour et à la séduction : "je suis un peu fou"... Il propose de joindre le geste à la parole "me mettre à genoux, pour dire des choses..."

Et, en même temps, on sent une infinie pudeur et une grande retenue : "c'est la première fois que j'ose..."

Pourtant, le poète s'enhardit, avec un impératif "Laissez-moi prendre votre bras/
Nous ferions quelques pas ensemble..."

"Une perle qui tremble" dans les yeux de la jeune fille traduit un désarroi, une tristesse, et vient ajouter à la séduction : il s'agit bien d'une larme que l'on découvre à la fin du premier couplet. Le mot est mis en relief, dans un seul vers...

"Mademoiselle dans vos yeux
Brillante comme un premier feu
Je vois une perle qui tremble
Une larme..."

Au fil du texte, les propositions adressées à la demoiselle se font de plus en plus audacieuses :
"Mademoiselle voulez-vous
Que je me pende à votre cou ?
J'essayerai même d'être drôle."

Le jeu de la séduction se poursuit, et commence à faire ses preuves, puisque le rire et le sourire viennent remplacer les larmes... Un sourire vient "fleurir" la bouche de la jeune femme.
Ainsi, le poète reprend, ici, le thème plein de charme de la femme-fleur, si souvent évoqué par Ronsard au seizième siècle...

Et même si la rencontre amoureuse n'aboutit pas, car le poète ne fait que passer, l'idée  de cette rencontre restera gravée dans son coeur, comme "un souvenir très doux"...

Et la jeune femme transformée en "un oiseau triste dans sa cage" restitue l'image d'une sorte d'enfermement dont sont, souvent, victimes les femmes.

La chanson s''achève sur l'offrande d'une fleur, "une rose", représentée comme "une fleur qui se meurt d'être sage"...

Ainsi, la rose personnifiée devient le symbole de la jeune fille, on retrouve le thème éminemment poétique de la femme-fleur, grâce à une subtile inversion...

Ce poème ponctué par l'apostrophe "Mademoiselle" restitue un amour plein de retenue et d'émotion.

 

La mélodie, composée par Thierry Fervant, emplie de clarté et de tendresse souligne toute l'harmonie du texte...

Leny Escudero, nouveau troubadour, nous séduit par des images empreintes de délicatesse : fleur, oiseau, rose....



 

 

 

 

 

Illlustration : tableau de Ingres

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 17:26
Pauvre Nadine !

 

 



Bon, c'est vrai, on connaît, depuis longtemps, les nombreuses gaffes de Nadine Morano, elle est assez coutumière du fait... Fidèle de Nicolas Sarkozy, la voilà écartée des prochaines élections régionales par son propre mentor.

Se réclamant du général De Gaulle, elle a parlé de la France comme "d'un pays de race blanche", ce qui a soulevé un tollé de réactions, déjà, sur le plateau de l'émission de France 2, On n'est pas couché....

Aussitôt, Nicolas Sarkozy a senti tout le danger d'une telle déclaration, lui qui a perdu les élections présidentielles, sans doute, pour avoir voulu trop se rapprocher des thèses extrémistes du Front National.

Bien sûr, les propos de Nadino Morano, datés, étaient d'une grande maladresse, inadaptés... mais, on perçoit dans son éviction, toute une stratégie qui se met en place, de la part de Nicolas Sarkozy.

Il s'agit de ne plus réitérer les erreurs du passé, et tout cela relève plus d'une stratégie électorale que d'une réelle conviction, semble-t-il...

Pauvre Nadine ! On en viendrait presque à la plaindre, parce qu'elle fait les frais d'une manoeuvre politique à l'intérieur même de son parti, mené par Nicolas Sarkozy.

La voici lâchée par son propre camp ! Et tout le monde lui tombe dessus ! Le pouvoir en place, les Républicains, les animateurs de l'émission On n'est pas couché...


Elle a persisté, signé et en a perdu la tête de la liste, Les Républicains pour le Grand Est. Nadine Morano s'est exprimée ce jeudi , lors du journal de 20 heures sur TF1, face à Gilles Bouleau, revenant sur la polémique qui, depuis plus de dix jours, agite la droite.

A cette occasion, elle a tout de même déclaré : "Je n'ai pas fait de lettre, mais si des Français ont été blessés, je m'en excuse auprès d'eux".

Là voilà, donc, sacrifiée pour des considérations électorales ! Et Nicolas Sarkozy ne sort pas grandi de cette éviction ! Bien au contraire !

On perçoit, là, une ruse politique, un changement de stratégie : à trop se mouler sur les idées du FN, le risque était de perdre pied, et les Républicains veulent se démarquer, pour ménager, sans doute, une partie de leur électorat.

On a l'impression que l'ancien président ne sait plus trop où se situer, il louvoie, sans cesse, entre des idées extrémistes à l'égard des migrants, des réfugiés, et des tentatives pour adoucir son discours.

L'éviction de Nadine Morano en dit long sur ces tiraillements et ces contradictions incessantes...

Il semble que Nicolas Sarkozy ne sait plus à quel saint se vouer, il alterne des attitudes contrastées, tel un homme aux abois, incapable de se tenir à une ligne politique.

Ainsi, il se discrédite complètement, en sacrifiant une fidèle admiratrice, tout simplement, pour des raisons de stratégie politique...

Pauvre Nadine ! Oui, on en viendrait, presque à la plaindre ! La voici transformée en victime expiatoire par son propre mentor !
"Je crois que Nicolas Sarkozy fait une faute politique majeure", a-t-elle affirmé.


Il semble que l'ex-président se retrouve, lui-même, en porte à faux avec certaines de ses positions antérieures,
N'oublions pas que Nicolas Sarkozy a une lourde part de responsabilité, dans la dérive droitière de son parti, et ce, sous l'influence d'un certain Patrick Buisson...

 

 

 

 


 

Pauvre Nadine !
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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 15:31
J'aurais dû me méfier des vents qui tourbillonnent...

 

 

 


L'obsession d'un amour perdu, le désarroi, la solitude imprègnent cette chanson de Francis Cabrel, dont la mélodie teintée d'une douceur mélancolique émeut chacun d'entre nous.

"Je pense encore à toi", tel en est le titre révélateur : le poète, esseulé, entre dans une église, espérant, sans doute, trouver un réconfort, mais il ne perçoit que le "regard" vide et "éteint de statues".

L'emploi du pronom "je" réitéré traduit une forme de solitude, d'autant que l'auteur ne rencontre que ce "regard éteint du plâtre des statues".

Le poète évoque, alors, un endroit où "il n'y a rien au dessus", peut-être, un univers appartenant au passé, où l'amour comblait tous les désirs, sans que l'on ait besoin de prier un quelconque dieu.

Des regrets interviennent, avec l'emploi du conditionnel passé, "j'aurais dû", le poète aurait dû percevoir certains dangers de la passion amoureuse symbolisés par des "vents qui tourbillonnent", ou encore, par "des pierres qui taillent cachées sous l'eau qui dort."

Tempêtes, pierres coupantes représentent bien les difficultés de l'amour, fait souvent de tourments, de blessures.

En même temps, ces images qui évoquent la nature sont empreintes de beauté, de poésie et d'harmonie... Elles retranscrivent, aussi, tous les charmes attirants de l'amour.

Une autre métaphore suggère toute la lente construction du sentiment amoureux, dans l'expression " des bouts de ruisseaux qui deviennent des ports."

Le pronom indéfini "on" utilisé par le poète renvoie à l'opinion commune : "on m'avait dit que tout s'efface". Mais, on voit bien que le souvenir ne parvient pas à disparaître dans un amour qui est si intense.

Le thème du temps qui passe apparaît, alors : le mot répété traduit l'écoulement, la fuite du temps... Seul le temps permettra, peut-être, d'atténuer la douleur et les souffrances de l'amour perdu...

Les voyelles nasalisées restituent bien ce lent écoulement : "longtemps, heureusement, le temps passe, je pense encore..."

La rencontre d'un mendiant, à la fin de la chanson, renvoie au poète sa propre image : comme lui, il est couvert "d'un manteau de pluie", symbole de tristesse, comme lui, il a perdu sa route.

Et l'image de la femme aimée revient de manière obsessionnelle : elle est même "plantée" dans les yeux de l'amoureux, terme très fort qui suggère une fusion.

Le refrain bref et simple exprime le refus de l'oubli ou plutôt son impossibilité : "Je pense encore à toi".

La mélodie, emplie de tendresse et d'émotion, restitue à la fois douceur et désarroi.

La simplicité du texte, sa brièveté même, le refrain insistant traduisent une infinie mélancolie...





 
 

Photo : rosemar

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Published by rosemar - dans chanson poésie musique
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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 11:46
Le monde est une ampoule suspendue dans le noir...

 

 


"Le monde est une ampoule suspendue dans le noir, avec sept milliards de mouches posées dessus. Demande-t-on à une mouche si elle est pour ou contre l’ampoule qui l’attire ? Non. Elle s’accroche et attend de mourir au contact de ce qui est, malgré tout, chaud et lumineux."

On doit cette description étonnante de notre monde à François d'Epenoux, dans son roman intitulé Le réveil du coeur : il y compare la terre à une ampoule peuplée de mouches.... Nous sommes, ainsi, réduits à peu de chose...
 


L'ampoule est très ancienne : ce mot est, en fait, issu du grec "ἀμφορεύς, amphoreus", "l'amphore", par l'intermédiaire du latin "ampulla"...

Le terme "ampulla" désigne, dès les origines, une petite fiole, une amphore de dimensions réduites, contenant des onguents, des parfums...

Les romains nous ont légué des recipients d'une grande finesse, admirablement ouvragés, de véritables oeuvres d'art !

Et, désormais, pour nous, l'ampoule désigne une boule de verre, servant à l'éclairage électrique...

Le mot "ampoule" nous fait percevoir des envols de lumières, grâce à sa voyelle nasalisée, "am", sa consonne labiale, sa voyelle "ou" qui semble restituer la diffusion des éclats de lueurs.

L'ampoule et ses filaments nous sont si familiers que nous n'y prêtons plus guère attention : le mot lui-même semble si moderne qu'on en a oublié les origines latines et grecques...

L'amphore antique, on peut le rappeler, possède deux anses qui servent à la transporter : c'est d'ailleurs, l'étymologie du mot : "qui se porte des deux côtés."

Le mot "ampoule", avec son suffixe de diminutif, a pris des sens nouveaux, différents. Il évoque des formes rondes, ovalisées... l'ampoule s'embellit de lumières, sous les abat-jour, qu'elle fait rayonner, elle nous apporte un confort de vision inégalée.

L'ampoule électrique ! La modernité ! Les soirs, les nuits qui deviennent comme le jour !

L'éclat des lampes qui nous permettent de lire, de nous activer comme en plein jour ! Et tout cela, grâce à une petite amphore pleine de filaments !

La forme même de l'ampoule évoque l'amphore antique pleine d'élégance, effilée et arrondie, en même temps.

Le passé et le présent se rejoignent, ainsi, dans ce simple mot, chargé d'histoires.... 

On est admiratif devant les fioles d'opaline que nous ont transmises les romains et les grecs : elles révèlent un art raffiné, un goût pour les beaux objets...

Certains mots nous permettent de traverser les siècles, de remonter dans un passé lointain, vers les sources de notre culture, vers les origines.

Les mots nous offrent, alors, des voyages dans le temps, ils sont une évasion, des repères, des jalons dans l'évolution du monde...

Ils nous font rêver à des objets anciens, aux formes pleines d'harmonie...

L'ampoule peut prendre, aussi, un sens plus négatif, quand elle désigne une cloque produite par une blessure.

Le mot peut être, également, utilisé dans un sens imagé pour décrire des formes rondes, comme le fait François d'Epenoux, pour évoquer la terre, ramenant, ainsi, notre monde à des dimensions dérisoires...

 

Un autre article sur le mot amphore : Toute la beauté d'une amphore romaine

 

http://rosemar.over-blog.com/article-toute-la-beaute-d-une-amphore-romaine-124081320.html


 

 

 

Photos : Christelle et rosemar

Le monde est une ampoule suspendue dans le noir...
Le monde est une ampoule suspendue dans le noir...
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 18:11
Mes élèves et mon blog...

 

 

 

C'est arrivé ! Lors d'un exposé, consacré à l'Odyssée d'Homère, mes élèves ont utilisé un de mes articles publié sur mon blog, intitulé : Au commencement, était l'épopée...

J'étais étonnée et, bien sûr, ravie de voir qu'ils avaient su tirer parti, habilement, de ce document.

L'article était assez fourni et consistant, il évoquait les origines de l'épopée, jusqu'à nos jours, avec des références nombreuses et ces élèves, heureusement, ne se sont pas contentés de faire un copié-collé, mais ils ont su exploiter différentes informations tirées de cet article.

Je n'ai jamais fait aucune alllusion à mon blog, devant les élèves, et ils ignorent totalement que je tiens ce blog, depuis quatre ans.

Inutile de dire mon bonheur de constater qu'ils avaient pu se référer à un de mes articles, pour constituer leur exposé !

Je retrouvais des informations sur les héritiers de l'épopée, sur ses origines, sur Homère !

Je retrouvais les caractéristiques de l'épopée primitive, ses ressorts, son oralité, ses personnages prestigieux, ses héros !

Il existe, ainsi, dans l'enseignement, des moments de grâce, où l'on se sent utile, où l'on perçoit la valeur de son propre travail, où l'on prend conscience du chemin parcouru, des connaissances que l'on a accumulées...

L'enseignement est un métier où l'on s'enrichit d'expériences nouvelles, de savoirs renouvelés, un métier qui peut être passionnant dans ces découvertes.

Un métier difficile et exigeant, aussi, parfois, comme le sont les élèves eux-mêmes...

En tout cas, un métier qui permet d'apprendre, de se cultiver sans cesse, plus particulièrement, lorsqu'on enseigne le français et la littérature...

Cet exposé m'a montré aussi la variété de documents auxquels peuvent, désormais, accéder les élèves grâce à internet...
Tout est référencé, stocké, et on peut, facilement, trouver toutes sortes d'articles, de blogs intéressants.

Internet est un outil précieux et merveilleux, pour nous, les enseignants et aussi pour les élèves.
Un outil dont il faut savoir se servir et qu'il faut bien maîtriser, un outil qui ne doit pas, toutefois, devenir trop envahissant, dans les salles de classes elles-mêmes : le tout numérique n'est pas satisfaisant.

Les élèves ont, désormais, en main, un outil extraordinaire qu'ils peuvent utiliser chez eux, pour s'informer sur toutes sortes de sujets...

Internet est une source incommensurable de savoir, tout est accessible, mais il faut, aussi, prendre la peine de chercher, d'apprendre, de lire, surtout, car internet, à lui tout seul, n'est pas suffisant.


Les enseignants eux-mêmes peuvent diffuser toutes sortes de documents, pour aider les élèves dans la recherche de ce savoir qui permet d'embellir la vie, de la rendre attrayante, comme une source renouvelée de découvertes...



 

 

 

Au commencement, était l'épopée : 

 

 

http://rosemar.over-blog.com/article-au-commencement-etait-l-epopee-112302252.html

 

 

 

Mes élèves et mon blog...
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:35
Un costume de prof...

 

 

 

 

Il faut bien le reconnaître : le métier d'enseignant est un métier de représentation, le prof se doit d'être bien habillé et de varier au maximum les tenues, notamment les femmes...

Les jeunes ados sont de plus en plus sensibles à la mode et de moins en moins réceptifs dans d'autres domaines : c'est le règne du paraître qui l'emporte !

Il s'agit de séduire l'auditoire, un auditoire exigeant, difficile, et la tenue vestimentaire peut jouer un rôle non négligeable dans ce domaine.

Désormais, tout est permis. Si, autrefois, le pantalon était proscrit pour les femmes, il est possible de diversifier les styles : jeans, pattes d'éléphant, pantacourt etc. Je me souviens avoir utilisé ces gammes de pantalons très larges, sur le bas, et les élèves étaient stupéfaits de voir l'élargissement progressif de ces tenues virevoltantes...


La jupe et la robe sont, également, très appréciées des élèves, eux qui portent essentiellement des jeans ne dédaignent pas de voir une jambe nue, ou sous un collant fantaisie.

Mieux vaut proscrire, toutefois, la mini-jupe qui risque de décrédibiliser l'enseignante, et qui peut lui valoir quelques avances, de la part de ses élèves.
 

La jupe doit être, cependant, suffisamment courte, pour intéresser et charmer l'auditoire : un peu au desssus du genou, voire un peu plus haut.

Une jupe trop longue risque d'être jugée "ringarde".

Il sera utile d'éviter les tenues trop excentriques, avec des mélanges de couleurs inadaptés : le bon goût doit prévaloir, dans tous les cas.

Les décolletés provocateurs n'étant pas à la mode, il vaut mieux les oublier pour conserver un style BCBG.
Pour les chaussures, il faudra privilégier des semelles souples, peu bruyantes, pour éviter de marteler le sol pendant le cours.

L'essentiel est, de toutes façons, de changer régulièrement de tenue et de style, car la variété plaît aux jeunes, elle est un signe extérieur de richesses et là encore, les jeunes sont sensibles à cet aspect.


Le bling-bling les impressionnne, les captive : on peut, aussi, en user modérément...

Il ne faut pas négliger tous ces aspects : le message passera mieux, l'écoute sera meilleure si l'enseignant se donne, en plus, la peine de se livrer à un défilé de mode tout au long de l'année scolaire...

On dit souvent que l'enseignant fait du théâtre, qu'il doit jouer des rôles, mais il n'est pas facile d'être dans une perpétuelle représentation, et on peut le dire : la tenue vestimentaire permet de varier les rôles !

Ne nous leurrons pas : à l'heure du paraître, le look est essentiel pour un enseignant... à l'heure du bling-bling, l'enseignant se doit d'afficher ses goûts, son bon goût, ses préférences dans le choix des vêtements...



 

 

 

Un costume de prof...
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 16:02
L'univers de la fable : La mort et le bûcheron...

 



Les fables de La Fontaine, pleines d’enseignements, nous révèlent les réalités de la société du 17 ème siècle, mais elles évoquent, aussi, la condition humaine et ont une valeur universelle, comme la plupart des textes de cette époque…


La fable, court récit plein de vivacité, met souvent en scène des animaux personnifiés qui représentent des catégories sociales ou des défauts humains… Ce genre littéraire correspond bien à l’idéal classique, dans la mesure où il vise à "instruire et plaire", le récit comportant une ou plusieurs morales implicites ou explicites…


On perçoit bien toute la richesse de ce genre littéraire qui parvient à joindre l’utile à l’agréable : le récit fait intervenir des portraits, des descriptions, des discours directs, dialogues ou monologues, le récit est vivant, animé, plaisant. La morale ou les morales se déduisent du récit ou peuvent être exprimées directement, au début ou à la fin de la fable.


Nul animal dans la fable intitulée : La mort et le bûcheron, La Fontaine évoque un pauvre paysan du 17ème siècle... on le voit avancer lentement, chargé d’un fagot de bois : sa démarche est pesante, lourde, on perçoit sa misère physique, morale et sociale : il est âgé, accablé par le poids de sa charge, il se dirige péniblement vers sa "chaumine enfumée".

 La Fontaine nous fait voir ce bûcheron dans son travail quotidien : les premiers vers du texte nous peignent le portrait d’un homme affaibli qui a des difficultés à avancer. Les alexandrins entrecoupés de césures, soulignent la lenteur  et la pesanteur de la marche, ainsi que les nombreuses voyelles nasalisées qui ponctuent le début du texte : "bûcheron, ans, gémissant, pas pesants, n’en pouvant plus, songe".

Les imparfaits "marchait, tâchait" viennent souligner la lourdeur de son travail.

Cette peinture, pleine de réalisme, d'un paysan accablé de fatigue ne peut que susciter la pitié du lecteur, le personnage nous émeut, dans toutes les difficultés qu'il éprouve.

L'emploi des présents de narration, "Il met bas son fagot, Il songe" permet d'actualiser la scène, comme si elle se déroulait sous nos yeux.


Dès lors, ce paysan s’arrête et s’interroge : on entend son monologue intérieur, dans un discours indirect libre, sous forme de débat et de questions, il évoque sa misère, son désarroi et se demande même s’il a accès à un quelconque plaisir en ce monde… Pauvreté, absence de nourriture et de repos… sa vie lui paraît sans intérêt, il énumère, alors, tous les soucis qui l’accablent : les" impôts, la corvée, le créancier" et, aussi, en premier lieu,"sa femme, ses enfants". On le voit : même les occasions de joie et de bonheur deviennent sources d’inquiétude et d’angoisse, pour ce paysan du 17ème siècle, car il lui faut nourrir une famille…


Les réalités sociales de l’époque sont évoquées, notamment "la corvée, les créanciers".
Devant tant de malheurs et de souffrances, l’homme appelle la Mort, la demande est faite, dans un cri spontané, presque irréfléchi, comme le montre la brièveté de la demande : "Il appelle la Mort."


La Mort ne se fait pas prier, et, aussitôt, on assiste à un revirement du paysan, il trouve un prétexte et demande simplement à la Mort de l’aider à recharger son bois sur ses épaules.


On peut remarquer l’extrême sobriété du récit dans cette évocation de la Mort : aucune description détaillée, aucun effet de terreur, la littérature classique se caractérisant par une grande pudeur dans l’expression.


La morale de cette fable aurait pu être essentiellement sociale et aurait pu souligner l’injustice du sort réservé à ce paysan, mais La Fontaine s’attache plutôt à une morale universelle et humaine : « Plutôt souffrir que mourir,/C’est la devise des hommes »
L’homme a peur de mourir, est viscéralement attaché à la vie, telle est la leçon qui est ici dégagée… C’est bien une morale qui concerne les hommes de tous les temps.

Au passage, on peut noter que la fable s’ouvre sur un singulier, "Un pauvre bûcheron" et s’achève sur un pluriel, "des hommes". On perçoit bien là une volonté de généraliser et de donner une valeur universelle au texte.


La Fontaine parvient donc, à travers cette fable, à délivrer plusieurs messages : l’extrême misère des paysans de l’époque, l’injustice qui les accable, et aussi l’attachement profond de l’homme à la vie.

Il le fait, grâce à un portrait plein de vie et de justesse d’un simple paysan qui représente, aussi, tous les hommes…
 

"Plutôt souffrir que mourir"… Ne doit-on pas voir, aussi, dans cette phrase, une forme de conservatisme propre à la société du 17ème siècle ? Une société où la révolte n’était pas encore de mise, où il fallait accepter son sort, la misère, les injustices.


C’est bien là, aussi, le message de ce texte qui nous montre une société hiérarchisée, injuste, faite d’acceptation et de soumission pour le petit peuple.


Hélas, la misère, les injustices font encore partie de ce monde et, depuis La Fontaine, la situation des pauvres gens n'a guère évolué dans nombre de pays : on peut, donc, constater toute l'actualité et la modernité de ce texte...
 
 
 

 

Le texte de La Fontaine :


http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/la_mort_et_le_bucheron.html
 

 

Illlustrations : en haut de l'article, gravure de Gustave Doré

En bas, gravure de Lecomte Hippolyte

L'univers de la fable : La mort et le bûcheron...
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 15:14
Les fruits se dorent de soleils rougeoyants...

 

 


Prunes dorées, prunes brunes, aux rondeurs de l'été finissant... Les fruits se teintent, parfois, de xanthes panachés de rouille, ou de noirs obscurs, ténébreux, ambrés de nuées brumeuses.

Les fruits se dorent de soleils rougeoyants, ils exaltent des lumières de fin de journée... Parfois, se dessinent des embruns orangés.

Les fruits s'épanouissent dans des rondeurs alanguies, ils se parent de teintes subtiles, de camaïeux et de dégradés de teintes chaleureuses...

Les prunes nous offrent des saveurs et des sucs veloutés, les fruits nous enivrent de leur goût parfumé, empli de lumières.

Le mot "prune" nous charme, aussi, de ses consonnes, labiale et gutturale entrelacées... labiale pleine de suavité, gutturale plus âpre, révélant comme une ardeur, un mystère...

Le mystère de ces fruits dorés aux glacis de lumières, le mystère de ces rondeurs luisantes et miroitantes.

La peau fine, légère, laisse apparaître l'intérieur du fruit, ses couleurs de soleil, ses chairs parfumées de clartés.

La peau reflète la lumière, dans des éclats de transparences.

La peau s'illumine de brillances, d'ombres de rouilles, elle révèle des miroirs lisses et soyeux...

Ce mot ancien, issu du terme latin "prunum" et du grec "proumnon", nous fait remonter aux origines lointaines de notre langue...

"Proumnon !" Le nom grec s'éclaire, encore, de sonorités de voyelles remplies d'éclats !




 

 

 

 

 

Photos : rosemar

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