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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 15:27
J'ai le coeur qui taille la zone...

 

 

 

Qui n' a jamais rêvé de changer de vie, de "tailler la zone", comme le dit de façon imagée et familière Alain Souchon, dans une de ses plus célèbres chansons ?

La zone symbolise, bien sûr, la ville et ses faubourgs pauvres et tristes...

La chanson s'ouvre sur l'évocation d'une rencontre amoureuse qui permet d'échapper, justement, à la monotonie de la vie, et de rêver à d'autres univers.

N'est-ce pas l'espoir de beaucoup de gens ?

Cette rencontre se concrétise avec une "vendeuse de glaces", personnage d'origine modeste, auquel chacun peut s'identifier, d'autant que la jeune fille est "belle", "sous sa bâche".

L'oxymore "le sourire un peu triste" traduit bien une forme de mélancolie, et déjà une envie d'échapper à un monde morne et peu attrayant.

Et l'espoir de vivre autre chose conduit les deux personnages à aller contempler un coucher de soleil... L'évocation est pleine de gaieté, le poète amoureux évoque des parfums de "fraise-cassis" et de "vanille-fraise", qui illuminent soudain sa vie.

C'est comme si la jeune femme, vendeuse de glaces, parvenait, soudain, à embellir la vie, gâce à ces allusions à des parfums et des couleurs pleines de gaieté.

Le texte, empreint de vie, nous permet d' entendre le discours direct de la jeune fille : "Vendre des glaces m'ennuie, on laisse tout, on taille la zone".

Pourtant, la vie des personnages s'accommode d'un "deux pièces à Paris", d'habitudes inlassables, comme le suggèrent les verbes, à l'imparfait itératif :"elle répétait, je lui disais" "et l'expression au pluriel :"toutes les nuits"...
La jeune femme rêve de fuir l'hexagone, et lui temporise, affirmant que ce rêve va se réaliser.
Mais la vie quotidienne semble prendre le dessus, avec "l'ordinateur, le bureau, l'aspirateur, et des envies de mobil home".

Ultime concession à la vie ordinaire : le personnage masculin s'est "abonné au câble" !


Le langage familier utilisé par la jeune femme restitue le milieu simple auquel appartiennent les personnages "déconne pas, déconne pas".

Elle affirme une soif de liberté et de nature, loin de la ville :"je veux des fleurs jaunes, des prairies", et elle refuse ce monde de l'argent qui nous domine.

Le décalage entre les deux personnages se perçoit dans des pensées opposées : "voyages, paysages, grosses Harley", d'un côté, et "portable, calmants, plan d'épargne logement" pour l'autre.

Et finalement, c'est l'amour qui  taille la zone, l'amoureux se retrouve, soudain, seul, dans son lit, et le petit "kim cone" a disparu... expression pleine de tendresse qui traduit, aussi, le désarroi de l'amoureux.

La chanson s'achève sur ces mots désabusés : 

"Y a plein de filles sur la terre 
Mais quand je vois une planisphère 
J'ai le cœur qui taille la zone."

On perçoit un désespoir, l'envie de retrouver un bonheur perdu, avec, à nouveau, cette volonté de tailler la zone : la chanson tourne, ainsi, en boucle, traduisant une impossibilité d'échapper au monde de la ville...

Et la mélodie égrène des notes remplies d'espoir, comme un désir irrépressible de fuir la routine du quotidien.


 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

J'ai le coeur qui taille la zone...
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:37
Une mantille noire était jetée sur sa tête...

 



"Après avoir erré longtemps, sans pouvoir retrouver sa route, Aben-Hamet entendit une porte s'ouvrir. Il vit sortir une jeune femme vêtue à peu près comme un de ces reines gothiques sculptées sur les monuments de nos anciennes abbayes. Son corset noir, garni de jais, serrait sa taille élégante... une mantille également noire était jetée sur sa tête : elle tenait, avec sa main gauche, cette mantille croisée et fermée comme une guimpe au dessous de son menton, si bien que l'on n'apercevait, de tout son visage, que ses grands yeux et sa bouche rose..."

 

C'est ainsi que Chateaubriand décrit une de ses héroïnes, Blanca, à travers le regard d'Aben-Hamet, dans la nouvelle intitulée Le dernier Abencerage.

Le récit se déroule à Grenade, au 16 ème siècle, il  relate les aventures d'un survivant de la famille Abencerage, une tribu maure...

Ce personnage s'appelle Aben-Hamet : il revient sur la terre de ses ancêtres et s'éprend de Blanca, une chrétienne descendante de Rodrigue et  Chimène.

Dans cette scène de rencontre amoureuse, le héros est sensible à la beauté de la jeune femme, mise en valeur par une mantille...



Une mantille ! Le mot, en lui-même, résonne d'éclats : il évoque l'Espagne, Grenade, l'Andalousie, la Castille, l'Estramadure, des noms aux sonorités mystérieuses, exotiques et lointaines.

On entend, aussi, des airs de fandangos et séguédilles, des cliquetis de castagnettes, des guitares, des musiques entraînantes.

La mantille déroule ses dentelles sombres, elle nous fait découvrir des douceurs de tissus soyeux, des entrelacs pleins de finesse...

La mantille qui sert à voiler la tête, les épaules des espagnoles crée un mystère, elle cache, elle dissimule, tout en révélant la beauté.

Le mot "mantille" nous émeut, par ses échos de labiale, dentale et palatale finale, des consonnes emplies de douceur et d'éclats.

La voyelle nasalisée "an" suggère la légèreté, la souplesse du tissu, des évanescences de dentelles. Elle semble mimer l'élégance de ce foulard qui sert à envelopper le haut du corps.

La mantille forme des résilles, sur les longs cheveux bruns des espagnoles, parure subtile et pleine d'attraits.

Le mot semble avoir des origines lointaines, et doit être rattaché au nom "manteau", en latin "mantellus", avec un suffixe à valeur de diminutif.

"Petite couverture", la mantille cache, à peine, les cheveux qu'elle laisse entrevoir.

Parfois vaporeuse, elle s'épanouit dans des envolées de tulles, de mousselines et de dentelles.

On entrevoit des motifs légers, aériens, des transparences : la mantille sublime la beauté des espagnoles.

Un mot plein de charmes, d'élégance,de poésie, un mot qui fait rêver à des danses virevoltantes, à des parures légères et somptueuses !

Dans l'extrait de l'oeuvre de Chateaubriand, on perçoit toute la séduction de cette parure, associée à un geste de la jeune femme.

Comparée à une "guimpe", mot plein d'étrangeté, la mantille devient un véritable objet de séduction.

 

 

Le dernier Abencerage, le texte de Chateaubriand :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Dernier_Abencerage

 

 

http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/chateaubriand-francois-rene-de/les-aventures-du-dernier-abencerage,744499.aspx





 

Illustration : un tableau de Goya

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 09:02
Chéreau, un homme de passions...

 

 

Passions du théâtre, de la mise en scène, passions du cinéma, de la peinture, des arts, de l'opéra, de la musique, tel fut Patrice Chéreau...

 

Patrice Chéreau fut un metteur en scène de génie, un homme de théâtre passionné, un acteur, un réalisateur de talent... une exposition lui est consacrée dans la ville d'Avignon, à l'hôtel de Caumont.

Cette exposition réunit des lettres, des projets de décors, des sculptures, des peintures, des photographies représentatives de la carrière de Patrice Chéreau, homme engagé, dont on perçoit les idéaux, les valeurs, les passions.

Une exposition si riche qu'elle traverse toutes les époques et tous les arts.

Picasso, Giacometti, Georges de la Tour, Géricault, Goya, Delacroix, on peut admirer des oeuvres prêtées par différents musées, pour évoquer les différents thèmes qui ont suscité l'intérêt de Chéreau.

On est émerveillé et fasciné par ce musée imaginaire qui permet de réunir tant d'artistes d'époques différentes et tant d'oeuvres d'art.

La collection nous montre d'abord les débuts de Patrice Chéreau, sa passion pour le théâtre qui se manifeste, dès l'adolescence, au lycée Louis legrand, puis elle déroule différentes étapes de sa carrière jalonnée de mises en scène de théâtre et d'opéras, de films.

La dispute de Marivaux, Dom Juan, Phèdre, Richard II, Hamlet, Dans la solitude des champs de coton, La Fausse suivante, Les Paravents...

On peut écouter quelques interviews de Chéreau, on découvre sa façon de travailler avec les comédiens, ses expériences  au théâtre national populaire, au théâtre des Amandiers à Nanterre.

Est évoquée également la carrière cinématographique de Chéreau, avec des films célèbres, La Chair de l'orchidée, en 1975, la sanglante Reine Margot, avec Isabelle Adjani, primée par deux fois au festival de Cannes et couronnée par cinq Césars. ou encore, Ceux qui m'aiment prendront le train, en 1998.

N'oublions pas les mises en scène d' opéras célèbres : La Tétralogie de Wagner, Don Giovanni et Cosi Fan tutte de Mozart, Elektra de Richard Strauss.

L'exposition laisse une impression de foisonnement : on perçoit toute la richesse du travail de Patrice Chéreau, dessinateur, directeur d'acteurs, metteur en scène, scénariste, auteur...

Certaines oeuvres exposées suscitent plus particulièrement notre émotion : le portrait de Chéreau réalisé par un peintre chinois, Yan Pei-Ming.

L'homme qui marche de Giacometti, célèbre sculpture qui parvient à saisir l'essence de la fragilité humaine.

Un tableau de Jules-Elie Delaunay, intitulé  "Peste à Rome", peint en 1869, qui est une métaphore du massacre des Protestants par la catholique Catherine de Médicis, cette œuvre du musée d’Orsay évoque les tragiques épisodes des épidémies de pestes qui sévirent à Rome ou à Marseille... une toile de Georges De La Tour : "L’apparition de l’ange à Saint Joseph" qui date de la  1ère moitié du 17e siècle. Chef-d’œuvre du maître du clair-obscur, ce tableau nous montre un ange au visage radieux, illuminé par la flamme d'une bougie.

Une toile de Hugo Hodiener, La marche des pèlerins de Tannhäuser vient illustrer des extraits filmés de la Tétralogie, montée à Bayreuth par Chéreau en 1976.

 

Un tableau de Alexander Harrison, évoque le thème de la solitude : une barque dans l'obscurité de la nuit, dans laquelle se dresse un personnage isolé et perdu qui semble chercher une issue.

Patrice Chéreau passionné de peinture, d'oeuvres d'art, nous est, ainsi, dévoilé dans son parcours, ses obsessions, ses engagements, ses convictions...

L'amour, la mort, le sexe, les corps, la cruauté humaine, la violence, la haine, la passion, l'art, autant de thèmes qui l'ont inspiré...

 

L'hôtel de Caumont offre un cadre plein d'élégance à cette exposition : ce bâtiment, qui date du  18 ème siècle, avec ses grandes fenêtres en forme d' arcades, ses murs roses, ne peut que séduire le visiteur, amateur d'art.

 

Une exposition à voir jusqu'au 18 octobre, à l'hôtel de Caumont...

 

 

http://www.lemonde.fr/arts/portfolio/2015/07/18/la-collection-lambert-rend-hommage-a-patrice-chereau_4688423_1655012.html


 http://www.actes-sud.fr/actualites/exposition-patrice-chereau-un-musee-imaginaire-du-11-juillet-au-11-octobre-avignon

 http://fresques.ina.fr/en-scenes/fiche-media/Scenes00355/la-dispute-de-marivaux-par-patrice-chereau.html

 

http://lci.tf1.fr/jt-we/videos/2015/festival-d-avignon-exposition-patrice-chereau-pour-la-reouverture-8633911.html

 

Une émission consacrée à Chéreau sur France Culture :

https://www.youtube.com/watch?v=27pZ3RbDUfI

 


 

Photos : rosemar

En haut de l'article : le portait de Patrice Chéreau de Yan Pei-Ming

Chéreau, un homme de passions...
Dessin pour une mise en scène

Dessin pour une mise en scène

Chéreau, un homme de passions...
Etude de maquillage de Patrice Chéreau pour Dans la solitude des champs de coton, de Koltès

Etude de maquillage de Patrice Chéreau pour Dans la solitude des champs de coton, de Koltès

Chéreau, un homme de passions...
Georges de la Tour : Apparition de l'ange à Saint Joseph

Georges de la Tour : Apparition de l'ange à Saint Joseph

Chéreau, un homme de passions...
Sculpture de Giacometti

Sculpture de Giacometti

Marche des pèlerins de Tannhäuser de Hugo Hodiener

Marche des pèlerins de Tannhäuser de Hugo Hodiener

Chéreau, un homme de passions...
La solitude de Alexander Harrison  1893

La solitude de Alexander Harrison 1893

Peste à Rome

Peste à Rome

Portrait de Charles IX

Portrait de Charles IX

Dessin de Géricault

Dessin de Géricault

La Mort du jeune Bara est une peinture inachevée de Jacques-Louis David qui date de 1794. Le tableau représente Joseph Bara jeune tambour de l'armée républicaine, tué par des vendéens. Il est érigé en héros et martyr de la Révolution, l'œuvre de David participe à cette célébration

La Mort du jeune Bara est une peinture inachevée de Jacques-Louis David qui date de 1794. Le tableau représente Joseph Bara jeune tambour de l'armée républicaine, tué par des vendéens. Il est érigé en héros et martyr de la Révolution, l'œuvre de David participe à cette célébration

Un dessin de Picasso   Le minotaure

Un dessin de Picasso Le minotaure

Chéreau, un homme de passions...
L'art antique grec : une couronne en or

L'art antique grec : une couronne en or

Chéreau, un homme de passions...
Le cadre de l'exposition : l'hôtel de Caumont

Le cadre de l'exposition : l'hôtel de Caumont

L'aveu de Phèdre à Hippolyte mise en scène de Patrice Chéreau

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 12:01
Un jour, la France pourra être musulmane...



"Un jour, la France pourra être musulmane...Ce sera le mouvement de l'histoire...", cette déclaration de Yann Moix, en réponse à Nadine Morano, n'est-elle pas encore une provocation du romancier, désormais chroniqueur de  l'émission, On n'est pas couché ?


Beaucoup de gens se sont moqués, à juste titre, des propos de Nadine Morano qui évoquait, maladroitement, la France comme "un pays de race blanche." Mais personne n'a souligné la phrase provocatrice de Yann moix...

 


A force de mettre en avant la laïcité, on en vient à gommer notre culture et nos racines : peintures, littérature, architecture, musique, tous nos arts sont imprégnés de culture chrétienne...

En Provence, l'usage de confectionner des crèches de Noël est, depuis longtemps, une tradition.

L'humanisme, inspiré de principes chrétiens est un mouvement essentiel qui a traversé le seizième siècle et cet humanisme est constitutif de notre histoire.

J'espère que la France ne deviendra pas musulmane, imprégnée d'une religion très régressive, où les femmes sont considérées, parfois, comme des mineures, où elles ont l'obligation de se voiler, de vivre cachées, soumises à un mari omnipotent.

Je sais bien qu'il existe un islam progressiste, mais peut-on voir un pays comme la France devenir musulman ?

Non, la France est de tradition chrétienne et le restera et, même si la religion chrétienne perd, effectivement, de son influence, la France restera fortement imprégnée d'une longue histoire et d'une culture inspirée par la chrétienté...

Les notions de partage, d'humanisme font partie de notre essence : et on ne peut envisager de les effacer de notre culture et de nos traditions.

Nous pouvons être accueillants à la religion musulmane, à ses adeptes, à condition que cette religion refuse les fanatismes, l'intolérance, à condition qu'elle accepte la satire, les critiques, traditions bien françaises, qui sont très anciennes : on songe à Rabelais, grand humaniste, qui, en son temps, n'hésitait pas à critiquer les institutions en place.

Certes, Nadine Morano s'est fourvoyée, en évoquant la notion périmée de race blanche, mais elle a raison de défendre la culture française, largement inspirée par la religion chrétienne.

Le mot "chrétien" n'est pas un gros mot, même si la religion chrétienne, catholique a été, maintes fois, dévoyée et détournée de sa vocation initiale.

Elle comporte des valeurs qu'il faut, encore, défendre, le partage, la compassion, le pardon, par exemple.

Il faut arrêter de renier et de reléguer, au second plan, notre propre culture, et ce, au nom de la laïcité.

Il faut arrêter de renier notre identité, notre passé riche d'un patrimoine culturel considérable, et il faut préserver ce patrimoine et cette histoire...

Non, la France n'est pas musulmane et ne le sera jamais, ses traditions ancestrales sont tout autres, notre pays est de culture chrétienne et le restera.
 

On le voit : la provocation devient, pour Yann Moix, un fonds de commerce, il s'agit de faire le "buzz", de se livrer à des déclarations outrancières et dangereuses.

 

 

 

 

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 14:53
Le passé nous construit : à chacun son histoire...

 

 



Le monde moderne nous emporte dans un tourbillon de technologies et d'informations, sans cesse renouvelées. Nous sommes submergés par ce flot de technicité, par un trop plein d'actualités qui déferlent dans les médias.

Et pourtant, nous avons tous besoin d'être ancrés dans le passé, ce passé qui nous a construits, qui constitue notre histoire, celle de nos parents, de nos grands parents qui nous ont façonnés à leur image.

Nous sommes tous influencés par notre milieu social, familial, nous sommes pétris de souvenirs du passé.
Nous sommes, aussi, ce passé et nous lui sommes redevables : que serions nous sans nos parents, sans notre famille de coeur, que serions-nous, sans ce passé ?

Des fantômes sans âme, des êtres sans histoire, sans ancrage...

Ce passé nous a construits, nous a donné des bases : l'école, aussi, nous a appris beaucoup, elle nous a structurés, nous a donné des cadres de vie, une envie d'apprendre, de progresser.

Nos lectures nous ont enrichis, certains professeurs nous ont imprégnés de leur culture.
L'être humain est fait pour apprendre tous les jours, et ces apprentissages sont fondés, aussi, sur une culture antérieure.
Cette culture qui ouvre l'esprit et qui donne envie d'apprendre, encore...

Et ces découvertes incessantes sont l'occasion de s'enthousiasmer, de s'enrichir à nouveau : la culture nourrit la culture et permet ainsi de la développer.

Nous sommes tous constitués d'apprentissages divers : certains ont acquis des compétences manuelles, d'autres ont développé des connaissances diverses, en histoire, en littérature, en sciences...
Et chacun de nous est la somme de ces expériences accumulées.
Chacun peut exploiter ces expériences, l'être humain étant apte à emmagasiner toutes sortes de savoirs.

Ce sont ces savoirs qui font la richesse et l'essence de l'homme...
Ce sont ces savoirs qu'il faut préserver et c'est grâce à eux que l'homme progresse, va de l'avant et s'épanouit.

Il est donc important de vénérer le passé, de conserver le souvenir de ceux qui nous ont précédés et qui nous ont aidés à être ce que nous sommes.
Oui, le passé est essentiel, il nous sert de base et de tremplin pour aller plus loin...

Notre histoire, notre passé nous permettent, sans cesse, de mieux vivre le présent, de mieux le comprendre et l'assimiler.

Je suis redevable à mes parents de ce que je suis, avec des défauts et des qualités, ils m'ont transmis des valeurs, des idées, un certain humanisme, ils m'ont apporté ce qu'ils avaient, eux-mêmes, d'humanité, et même s'ils n'étaient pas des gens cultivés, ils m'ont montré l'importance du travail, du devoir accompli.

Ils ont su me montrer une façon de faire, d'agir, même s'ils n'ont pas toujours été exemplaires : qui peut l'être tout au long de sa vie ?

Ils constituent mon histoire, ils sont en moi et continuent, sans doute, à me façonner dans ma vie, dans mes idées.

Notre passé est notre essence, il est souvent un moteur, il donne envie d'évoluer.

Notre passé nous appartient, il fait partie de nos vies, il est essentiel.

 

 

 

 

Photos : rosemar

Le passé nous construit : à chacun son histoire...
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 12:53
L'automne est là, flamboyant et superbe !

 

 


L'automne va bientôt nous envelopper de ses éclats flamboyants, de ses teintes dorées et lumineuses, le mot nous invite, lui-même, à l'admiration et à l'étonnement, avec ses sonorités de voyelle "o" réitérée...

La dentale "t", au milieu, retentit d'échos, annonce des explosions de couleurs : bientôt, des teintes de rouille, de xanthe, de bruns vont éblouir les paysages !

L'automne va installer ses embruns lumineux sur les jardins, les feuilles vont se parer de feux, de flammes, de clartés nouvelles !

L'automne est là, flamboyant et superbe !

Le roux côtoie le vert et le brun, les arbres commencent à s'enflammer de rayons de xanthe.

Des rubescences apparaissent, des envolées de brouées rousses !

Des brasiers surgissent sur l'horizon, des nuées couvrent l'azur, le nimbent de parures légères ou plus sombres...

L'automne est là, pour adoucir les brûlures de l'été... ses couleurs dorées vont remplacer les candeurs de l'été rayonnant.

Miel, ambre, corail, brun brûlé se superposent sur les feuilles de l'automne.

Bientôt, des douceurs de feuilles sous nos pas, des sons feutrés, soyeux de l'automne...

Bientôt, des odeurs de sous bois, de terre humide, des chaloupes de rousseurs sur les branches, des fraîcheurs matinales, des lumières atténuées....


Bientôt, des harmonies de couleurs intenses et chaleureuses !







Photos : rosemar

L'automne est là, flamboyant et superbe !
L'automne est là, flamboyant et superbe !
L'automne est là, flamboyant et superbe !
L'automne est là, flamboyant et superbe !
L'automne est là, flamboyant et superbe !
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 16:08
Menu chinois...

 


Aimez-vous le rat, le renard, assaisonnés à la mode chinoise ? En Chine, il est possible de goûter à ces mets nouveaux et "savoureux" : des plats préparés à base de rats, de renards et de produits chimiques présentés sous l'estampille " boeuf et mouton" ont été saisis... en 2013, plus de 20 000 tonnes de produits à base de viandes frauduleuses, destinés à la consommation ont été, ainsi, interceptés.

La Chine n'arrête pas de connaître des scandales alimentaires, en série : on se souvient du tristement célèbre lait à la mélamine, ce produit avait été retrouvé dans du lait en poudre pour nourrissons, de la marque Sanlu, il avait entraîné la mort de 6 jeunes enfants, et en avait contaminé 300 000.

La filière agricole n'est pas épargnée : aimez-vous les choux, les champignons ? Les chinois les conservent et les assaisonnent d'une manière bien particulière ! En 2012, des marchands chinois avaient enduit des choux de formol, pour préserver les légumes et les empêcher de s'abîmer : le formol étant un produit cancérigène, on voit bien les dangers d'un tel traitement, pour le consommateur.

En 2010, des producteurs avaient trempé des champignons dans de l'eau de javel : blanchiment garanti !

En 2014, les autorités chinoises ont destitué huit hauts fonctionnaires, après la mise sur le marché de viande de porcs contaminés par un "virus très contagieux".
 

Cette année, en 2015,  100 000 tonnes de viande congelée, avariée ont été saisies. Certains lots étaient vieux de plus de 40 ans ! Des ailes de poulets, des pièces de boeufs et de porcs, entassées dans des locaux, ont été découverts.


La liste des fraudes alimentaires est longue : la Chine est un pays où les contrôles restent peu rigoureux, insuffisants et on plaint les chinois soumis à des aléas alimentaires graves, susceptibles d'altérer lourdement la santé, voire de provoquer la mort.

Rivières polluées, aliments frelatés, atmosphère chargée de particules nocives, la Chine est en passe de battre des records de problèmes sanitaires.

La croissance à tout prix, les profits, les fraudes, voilà la situation de la Chine !

Voilà les résultats d'une croissance exacerbée qui fait fi de la santé, du bien-être des individus.

D'ailleurs, les chinois ne sont pas les seuls à être affectés par des fraudes et des tromperies alimentaires : le scandale de la viande de boeuf remplacé par du cheval a fait grand bruit, en France et en Europe.

De plus, les additifs alimentaires, dissimulés dans de nombreux produits, sont, aussi, susceptibles de nuire gravement à la santé.

Les pesticides, abondamment utilisés dans l'agriculture, se retrouvent dans nos fruits et légumes : les salades sont même contaminées par des pesticides interdits et par des perturbateurs endocriniens, selon une étude récente de l'ONG, Générations futures.

Notre nourriture devient l'objet d'une industrie effrénée qui ne se soucie plus d'écologie, du respect des règles de la nature.

Notre menu, s'il n'est pas comparable au menu chinois, n'est pas toujours exempt de risques... et de surprises...


 

 

 

 

 

Menu chinois...

Des salades contaminées aux pesticides, en France

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 16:27
Un simple geste de sa main...

 

 



Une chanson d'amour associée à un "vieux rock'n roll" qui semble, ainsi, s'insinuer dans le coeur de l'amoureux, tel est le thème de cette chanson célèbre de William Sheller.

L'amour naît soudain, d'impressions fugitives, un "simple geste" suffit, parfois, pour le voir surgir, de manière inexplicable : c'est ce que l'on appelle un coup de foudre.

Et c'est bien ce que décrit l'auteur, à travers "un simple geste de la main" qui éblouit et subjugue.

Ce "presque rien" devient, alors, l'essentiel, et cet amour envahit tout, comme le suggère l'expression : "Un simple geste de sa main
A changé jusqu'au bout mes moindres habitudes."

Singulier et pluriel alternent, comme pour suggérer l'emprise que peut exercer le sentiment amoureux.

Le style familier fait penser à une confidence et le poète parle, d'ailleurs, à la première personne, pour évoquer un amour si soudain.

On remarque, aussi, l'emploi de la deuxième personne du singulier, comme si le poète nous faisait part de son intimité, en secret : le lyrisme du texte nous émeut et nous touche, dans sa simplicité... "Je te dis ça c'est entre nous,"

Le poète semble refuser les amours faciles comme le montrent les mots : "les amours de passe-partout", expression originale traduisant le peu de valeur de certains sentiments.

Et, au bout du compte, c'est la solitude qui peut en résulter.

Le refrain souligne la force de cet amour qui submerge le poète : 

"Et si je craque c'est pas des histoires,
Ris en si tu veux, il faudra bien y croire.
C'est comme dans un vieux rock'n'roll"

Le verbe familier "craquer" donne l'impression d'un amour irrépressible, et le verbe "croire" fait de cet amour une attirance quasi-religieuse...

L'amour devient, alors, un air dont on ne peut se passer, "un vieux rock'n roll", qui tourne dans la tête, belle image qui associe les sentiments à la musique.

L'image du "transistor dans la tête" restitue l'omniprésence de la passion qui envahit totalement l'esprit.

Le thème de la folie amoureuse vient renforcer cette impression d'un amour démesuré, avec l'hyberbole : "un fou que rien ne raisonne".
L'amour emprisonne celui qui le vit, comme on peut le percevoir dans les mots :"la bride sur mon cou" mais il emplit la vie, et donne des ailes : il apporte un "mieux", terme élogieux et valorisant.

 

L'amour se caractérise, aussi, par un certain mystère, une incertitude...
"Je sais d'elle encore peu de choses

Mais justement ce que j'en suppose

Est le début d'un jeu qui fait qu'elle m'attire."
Le pronom "elle", très vague, suggère bien toute l'enigme de l'amour...

La mélodie très douce s'amplifie dans le refrain, avec l'évocation de l'air de ce "très vieux rock'un roll", qui semble s'imprimer dans la tête avec insistance, comme si l'amour imposait sa présence de manière irréversible...

 

 

 

 

 

 

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Published by rosemar - dans chanson poésie musique
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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 15:15
N'oublions pas le point d'exclamation !

 

 


Le point d'exclamation, trop souvent oublié dans la ponctuation, exprime, pourtant, une variété de sentiments et d'émotions : exaltation, étonnement, admiration, colère, révolte, indignation, joie, bonheurs...

Le point d'exclamation, avec sa petite tige droite qui surmonte le point lui-même, s'élève sur la ligne, pour souligner un point de vue, une description, un récit...

L'exclamation montre que l'on n'est pas fade, neutre, que l'on aime, que l'on déteste, que l'on vitupère ou que l'on fulmine !

J'aime cette ponctuation qui traduit aussi bien la fureur que le bonheur !

Le mot vient du verbe latin "exclamare, crier fortement". L'exclamation n'est-elle pas  un cri, un chant qui s'élève et se répercute ?

Le mot lui-même claque, de ses gutturales réitérées, de sa voyelle "a" redondante, la voyelle nasalisée finale crée une envolée de la voix, les sonorités de sifflante "s" restituent une douceur, une harmonie.

S'exclamer, c'est vibrer, c'est vivre, s'emporter, ou voir la beauté des choses !

Quand un texte est écrit, le point d'exclamation est là pour l'animer, le rendre vivant, le sublimer, parfois.

N'oublions pas le point d'exclamation ! Il souligne tant d'idées, tant d'émotions, les met en vedette.

La ponctuation n'est-elle pas essentielle, dans un texte ? Non seulement, elle assure la compréhension, mais elle permet, aussi, de mettre en évidence un effet de surprise, une peur soudaine, un renversement brutal de situation, un coup de théâtre, un bouleversement, la beauté d'un paysage...

Un paysage qui nous parle, qui nous enivre de sensations, dont on perçoit toutes les harmonies, un ensemble de couleurs, de murmures, de senteurs, des collines où dégringolent des pins, en cascades, une mer aux embruns lumineux, aux vagues sinueuses...

Les couleurs de l'automne qui nimbent les paysages de splendeurs renouvelées, des embruns de roux, des teintes de cinabre !


Un coup de foudre, un élan, une envolée de feuilles, une tempête, un ouragan !

Une révolte contre un monde fait d'injustices, contre la misère, le désarroi des êtres humains, une dénonciation des horreurs de la guerre !


Et l'exclamation restitue tous ces sentiments, toutes ces émotions... Elle appartient au registre lyrique, dans lequel s'exprime la sensibilité d'un auteur. Les romantiques l'ont souvent mise à l'honneur.

Et nous sommes tous, êtres humains, faits pour ressentir toutes sortes de sensations et d'émotions.

Le point d'exclamation nous offre l'occasion de les exprimer avec vivacité et conviction...

Quelles jolies envolées ! Les points d'exclamation décorent les textes de leurs dessins rectilignes, ils dépassent les lettres sur la ligne d'écriture et nous font éprouver toutes sortes de sentiments !



 

 

Photos : rosemar

N'oublions pas le point d'exclamation !
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 17:55
La rigueur allemande, une nouvelle fois, mise à mal...

 



L'affaire fait grand bruit, et elle a de quoi surprendre, quand on connaît la fameuse "rigueur allemande", souvent mise en avant par nombre de responsables allemands eux-mêmes...

Après la tragédie de l'airbus de la Germanwings, filiale de Lufthansa, en Mars 2015, où un pilote à la santé mentale fragile, avait précipité son avion sur le sol, c'est, cette fois, la principale industrie de ce pays qui est mise en cause, dans une affaire très grave, puisqu'il s'agit d'une véritable fraude...

Le constructeur allemand, Wolkswagen a reconnu avoir manipulé les données d’émission de gaz polluants de ses véhicules diesel produits aux Etats-Unis, pour contourner les règles antipollution...

11 millions de véhicules dans le monde étaient équipés de ce logiciel de trucage, découvert il y a quelques jours.

Un véritable scandale ! Car cette fraude va à l'encontre des normes de pollution, et vient renforcer et conforter les émissions de particules nocives pour la santé,  produites par les moteurs diésel...

Les allemands seraient-ils donc, contrairement aux idées reçues, des tricheurs patentés ?

On nous a présenté, pendant des années, l'Allemagne comme un modèle de rigueur et un exemple à suivre : il semble que ce mythe soit en train de s'effondrer...

Qu'est devenue la vertueuse Allemagne dont on nous a vanté, maintes fois, et en maintes occasions, les mérites ?

Un peu partout, d'ailleurs, en Europe, c'est le règne de l'argent et du profit qui domine : les industriels n'hésitent pas à sacrifier la santé des gens, au nom du profit, on songe à l'industrie pharmaceutique qui a lancé, en France, sur le marché, des médicaments aux effets délétères, comme le Médiator ou le Crestor...

Les allemands, eux-mêmes, ne sont pas en reste et cette fraude d'un des plus grands industriels allemands nous prouve que nos voisins allemands sont, eux aussi, susceptibles d'être pris en défaut : cette fraude aurait duré plus de 5 ans de 2009 à 2015 !

Une véritable menace pour la santé publique !

Désormais, l'image du constructeur allemand se retrouve bien écornée. Le patron de cette entreprise fait part de "ses regrets", mais le mal est fait.

Le numéro 1 mondial de l'automobile risque de connaître de grandes difficultés : une lourde amende en perspective, une chute inéluctable des ventes, peut-être des emplois supprimés...

Quel gâchis ! Partout, les industriels n'hésitent pas à tricher, à compromettre la santé des gens, pour amasser de l'argent, aux dépens  et au détriment des consommateurs.

Et, même des entreprises de grande réputation, d'une fiabilité qui semblait à toute épreuve, sont touchées par ce phénomène...


 

 

 

La rigueur allemande, une nouvelle fois, mise à mal...
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