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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 11:54
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...

 

 

Ancien village de pêcheurs, l'Isle-sur-Sorgue est traversée par de nombreux bras de la rivière : la Sorgue qui fut célébrée par tant de poètes depuis Pétrarque jusqu'à René Char...

 

L'eau est présente partout, elle sillonne la ville et offre au promeneur qui s'attarde sa fraîcheur, sa limpidité, ses murmures, ses teintes nuancées.

 

Les énormes roues à aubes, couvertes de mousse, qui scandent la ville, témoignent des nombreuses activités industrielles d'autrefois... dès le XIIe siècle des moulins étaient mentionnés dans des textes : ils servaient à moudre les grains de blé, et déjà au siècle suivant est attestée l’industrie drapière, puis à la fin de l’époque pontificale sont évoqués les moulins à papier, puis l'industrie de la soie et de la garance...

Ces roues font bruire l'eau, la magnifient dans des éclats ruisselants et légers.

 

On peut admirer aussi de vieilles maisons aux balcons ombragés, aux volets couleurs de ciel, des façades aux teintes de rouilles, de vieilles portes de bois robustes, cloutées à l'ancienne.

 

On aime s'attarder devant des boutiques aux décors désuets, aux peintures écaillées : un magasin d'ameublement, ou encore le café de France aux vitres ornées d'arabesques et de festons, puis une mercerie d'autrefois, et la manufacture Brun de Vian-Tiran...

 

Les arbres, les bâtiments, les nombreux ponts se reflètent dans l'eau, créant des tableaux somptueux de verdures aux teintes miroitantes.

 

La magie de l'eau, ses reflets changeants, ses remous, ses écumes tourbillonnantes, sa limpidité, sa transparence, des figuiers sauvages qui s'accrochent sur les bords de la rivière : tout invite à la rêverie et à l'admiration.

 

Au centre de la ville, on ne peut que s'émerveiller devant une impressionnante tour médiévale du XIIème siècle avec ses bâtiments annexes aux fenêtres à meneaux : elle faisait partie d'une résidence qui appartenait à une ancienne famille aristocratique. Au XVIIe siècle, une auberge, dite de « La Tour d’Argent », avait été installée dans une partie de ces bâtiments. 

 

A côté, l'église, la collégiale Notre Dame des Anges, bâtisse imposante avec son horloge, ses gargouilles, révèle à l'intérieur une riche décoration du 17ème siècle dans le goût baroque.

 

Sur les quais, on peut flâner en admirant la limpidité de l'eau, les algues qui se meuvent avec légèreté dans l'onde transparente.

On peut aussi, à loisir, s'attarder devant la galerie d'Anne Virlange, peintre des rêves oubliés.

On peut aussi se laisser bercer par le doux frémissement de la Sorgue, ses éclats lumineux...

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
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Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 08:50
Jeux d'eau dans la ville...

 

 

Les bassins, les jets d'eau ponctuent le haut du boulevard...

Ils apportent, au coeur de l'été, fraîcheur, bien être et harmonie aux promeneurs.

 

Le murmure de l'eau, les parfums de romarins, de lavande et d'immortelles s'exacerbent sous la chaleur de l'été et nous accompagnent tout au long de la balade...

 

Il est bon de faire halte près des bassins, d'admirer les pigeons en train de s'abreuver, de prendre un bain de pieds sous les micocouliers...

 

Les arbres frissonnent légèrement sous le vent de l'été et apportent leur ombre bienveillante.

 

Plus loin, des enfants courent à travers les jets d'eau, d'autres les traversent vivement avec leur trottinette...

 

Les jets montent, descendent, remontent, créant des éclats variés.

Des enfants pataugent avec délectation dans les bassins.

 

C'est la fête de l'eau qui ravit les corps et les coeurs : les enfants éclatent de rire, se défoulent sous les jets qui rebondissent.

 

Quand les jets s'évanouissent, surgissent des cris de déception, puis, soudain, quand ils reviennent, et se hissent en hauteur, c'est un bonheur renouvelé.

 

L'été offre, ainsi, ces plaisirs simples : le bonheur de sentir une eau fraîche, vivifiante.

Les merveilles de l'eau !

Aucun jeu n'est aussi précieux !

L'eau si évidente, si belle, si limpide !

 

Elle comble tous nos sens : vision de reflets chatoyants, limpidité, ruissellements, saveur et fraîcheur...

 

 

 

 

 

 

 

Jeux d'eau dans la ville...
Jeux d'eau dans la ville...
Jeux d'eau dans la ville...
Jeux d'eau dans la ville...
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 12:09
Robert n'est pas un thuriféraire...


 

 

Robert n'est pas un thuriféraire, il ne flatte pas, il n'encense pas, il ne flagorne pas, non, Robert est là pour dénigrer, pour déverser sa bile et son aigreur.

 

Robert est à lui tout seul une caricature de l'acrimonie et de l'amertume, un spécialiste de l'animosité...

 

Il sait manier l'insulte policée, le verbe qui fait mouche et qui terrasse l'adversaire à abattre. Il maîtrise parfaitement l'art d'anéantir un article en quelques mots : c'est un commentateur habile dans la diatribe et la négation de l'autre.

 

Aucune aménité, aucune empathie chez Robert... il est là pour détruire et démolir les articles qu'il vient de lire. Et il le fait avec une rare constance, parfois avec empressement quand il vient commenter le premier un article...

 

Sévère, soupçonneux, il éprouve un plaisir sans bornes pour trouver le commentaire qui va piquer au vif, qui va mettre le doigt sur les défauts, les défaillances.

Quelle régularité dans la critique ! quelle constance dans le dénigrement !

 

Robert aime l'hyperbole agressive, dominatrice et dénonciatrice : les autres sont des "attardés", "ils manquent de méthode, de culture, d'humilité...", comme si lui-même était un parangon de cette culture et de cette humilité.

 

Les autres font partie de "l'élite mitoyenne", ils sont des des "pisse-copies". Robert fustige souvent le "journalisme mitoyen" et ses "plumitifs".

Autant de termes péjoratifs dont il use avec bonheur et délectation...

 

Robert prétend détenir la vérité, et s'il a une certaine culture, il n'hésite pas à dédaigner celle des autres.

 

Pervers, Robert ?

Cette épithète ne lui déplairait pas, il la revendiquerait presque.

 

Jamais il n'acquiesce, jamais il ne flatte, jamais il n'encense. Son fait n'est pas l'hypocrisie : on peut le lui concéder, il n'est pas un Tartuffe. Il serait plutôt un Alceste du commentaire ou encore un bouffon petits pieds : bien caché derrière son ordinateur, il décoche ses flèches et distille son venin...

 

Il se met au service du mot péjoratif, il cultive la critique, il aime l'épithète ravageuse, l'adjectif dévalorisant, voire humiliant.

 

Il déverse une forme de mépris amusé sur de nombreux articles, mais lui-même se garde bien de se soumettre aux jugements des autres, il ne publie aucun article et préfère se spécialiser dans le commentaire agressif. Du haut de son mépris, il flotte sur les hauteurs de sa suffisance et de son autosatisfaction.

 

Sa volonté de puissance s'exerce dans le plaisir du dénigrement : on sent une jubilation dans la critique, un bonheur de déconstruire, d'annihiler, d'anéantir le rédacteur ou la rédactrice.

 

Robert, spécialiste de la critique acérée, sans nuances, est un expert du dénigrement permanent.

 

Robert n'est-il pas un esthète de la négation d'autrui ? Il s'affirme en niant les autres et pourtant, fidèle lecteur, il vient commenter de nombreux articles, et les lit avec assiduité.

Bravo Robert ! Vos commentaires sont un modèle de négativité, mais on ne peut que louer leur constance et leur régularité dans la critique.

 


 

 

 

 

 

 

Robert n'est pas un thuriféraire...
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 12:43
La mode végan...

 


 

Les produits Végan commencent à inonder nos supermarchés : plus 82 % de ventes en 2016 !

Des rayons entiers sont dédiés et consacrés à ces nouveaux aliments.

 

Les produits Végan ne contiennent aucun produit d'origine animale... On peut désormais manger des steaks, des escalopes, des boulettes sans viande, des laits et des fromages végétaux.

Certains se laissent séduire par cette mode du Végan : il est vrai que la filière de la viande a connu des scandales, étiquetages douteux, incertains, absence de traçabilité, souffrance animale dans les élevages et les abattoirs...

On se souvient du scandale de la vache folle et de l'affaire Spanghero, par exemple.

 

Pourtant, il convient de s'interroger sur le contenu de ces nouveaux "steacks" végétaux présents dans les rayons des supermarchés.

Colorants, gélifiants, épaississants, exhausteurs de goût, abondance de sel : les recettes de ces produits ne sont pas du tout diététiques, mieux vaut vérifier la composition de ces aliments...

Caramel pour la couleur, arômes artificiels de viandes, gluten de blé, glucides, de quoi leurrer le consommateur...

 

Un nouveau marché s'est ouvert, un marché porteur qui parvient à convaincre nombre de gens.

 

Mais, cette tendance Végan n'est qu'une mode de plus destinée à faire vendre des produits qui n'ont qu'une apparence de naturel.

Manger Végan, c'est aussi consommer des aliments bourrés d'additifs...

 

De plus, l'apport en protéines contenues dans ces produits est souvent insuffisant.

Ne nous laissons pas abuser par ces nouvelles tendances présentées à grand renfort de publicités.

 

Des modes surgissent, par exemple, celle des aliments sans gluten : là encore, il convient de vérifier attentivement la composition de ces produits.

Le régime sans gluten peut être utile et bénéfique, mais à condition de ne pas consommer ces substituts bourrés d'additifs qu'on nous vend dans les supermarchés.

 

Des rayons entiers sont consacrés au Sans gluten, aux produits Végan et ces nouveautés ne sont qu'un moyen de susciter de nouveaux besoins.

Le label Végan n'est pas une garantie de qualité : nous devons rester vigilants et ne pas céder à des effets de mode.

De plus, cette mode végan conduit à des excès qui peuvent être dommageables pour la santé : on en vient à exclure des aliments sains comme le miel, la gelée royale, le pollen, les oeufs...

Pas question pour un végan de s'habiller de vêtements en laine ou en soie...

On aboutit à une forme d'extrémisme dangereux : la démesure l'emporte sur le bon sens...

 

 

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/ikea/enquete-la-folie-vegan_2252917.html

 

 

La mode végan...
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 08:02
Il faut réapprendre le français...

 

 

Il faut réapprendre le français dans nos écoles, parce que l'apprentissage de la langue est essentiel : c'est par le langage que s'acquiert la réflexion et que se développe la curiosité.

 

La grammaire est le fondement de cet apprentissage : trop souvent délaissée, cette discipline doit absolument retrouver sa place dans les établissements scolaires.

 

L'étude de la grammaire permet de structurer le fonctionnement de la pensée et la compréhension de la langue.

Comment s'étonner de la baisse du niveau quand on sait que dans le primaire l'horaire hebdomadaire de français a été divisé par deux en moins d'un siècle ?

De la même façon, au collège, les heures de français ont été considérablement réduites.

 

On connaît aussi une des nouvelles lubies des pédagogistes : remplacer la notion de complément par celle du prédicat, une façon d'effacer toutes les nuances de notre langue : complément d'objet direct, indirect, complément circonstanciel de temps, de lieu, de but, de concession etc.

Ces nuances sont essentielles pour une bonne analyse de la langue : elles permettent des repérages, elles sont des jalons dans toutes sortes de textes : narratifs, argumentatifs, descriptifs...

 

A l'école primaire, on n'apprend plus aux élèves des modes et des temps essentiels comme le conditionnel, le subjonctif, le passé antérieur... Pourquoi ? C'est une façon d'éluder des difficultés...

C'est par des révisions successives et répétées que se consolident les apprentissages : mieux vaut aborder ces notions dès le primaire.

 

La modernisation de la grammaire qui passe par une simplification abusive est néfaste : c'est la confusion qui s'impose, alors, dans les esprits.

Ce n'est pas en supprimant les difficultés de la langue française dans l'enseignement que l'on va favoriser son apprentissage, bien au contraire.

En simplifiant à l'extrême, on empêche les élèves de percevoir toutes les subtilités de notre langue.

On leur enlève aussi la possibilité de maîtriser leur outil essentiel de communication.

 

Comment comprendre un texte littéraire ou un simple message si on ne connaît pas la grammaire de la langue et son fonctionnement ? Comment bien communiquer quand on ne sait pas utiliser toutes les nuances du langage ?

 

La grammaire n'est pas innée : elle doit être apprise avec rigueur, elle doit être assimilée progressivement, sans cesse révisée pour une maîtrise sans failles.

 

L'orthographe qui renvoie, souvent, à l'étymologie des mots donne aussi du sens à la langue : un texte bourré de fautes est peu compréhensible...

L'orthographe permet de remonter à l'origine des mots, à leur signification première qui est révélatrice.

 

Grammaire et orthographe méritent d'être réhabilitées dans notre enseignement : il y va de la survie de notre langue, de son rayonnement à travers le monde...

 

 

 

 

 


 

Il faut réapprendre le français...
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 07:47
Bientôt, même les poupées gonflables seront connectées...

 

 

Les robots sont partout : sur internet, dans les répondeurs téléphoniques, dans nos voitures, dans nos transports.

 

Spike Jonze avait même imaginé en 2014 dans son film intitulé Her un logiciel informatique, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur et pouvant combler la solitude des internautes.

 

Le héros du film  fait la connaissance de Samantha, une voix féminine pleine de charme, intelligente, et particulièrement drôle... c'est alors que commence un jeu de séduction et les deux personnages tombent amoureux l'un de l'autre.

 

Et, désormais, la réalité dépasse la fiction : un fabricant américain Matt Mc Mullen a conçu des poupées gonflables connectées capables de s'exprimer.

Elles sont dotées d’une intelligence artificielle stockée dans un cloud.

 

Le réalisme de ces poupées est poussé à l'extrême : les ongles, les veines apparentes sur les bras, le moindre détail est soigné...

Des clients fortunés ont passé commande et se font faire sur mesure une poupée gonflable à leur convenance : mensurations, couleur des cheveux, de la peau etc.

 

Jusqu'où ira l'emprise des ordinateurs sur nos vies ?

Bien sûr, pour l'instant, ces modèles de poupées gonflables sont réservés à une clientèle aisée et triée sur le volet.

 

Mais on peut facilement imaginer la démocratisation d'un tel phénomène.

On entrevoit des perspectives inquiétantes : un monde où les robots vont se substituer aux relations humaines...

Un monde où l'affection, la sexualité, les caresses seront dispensées par des robots...

Un monde où l'on achète des robots pour satisfaire les besoins les plus élémentaires...

Un nouveau business en perspective, à coup sûr, de nouvelles opportunités pour faire des affaires juteuses...

Il sera même possible pour le client de choisir des traits de caractère : "imprévisible, gentille, capricieuse, jalouse, intellectuelle, aventureuse, inquiète, bavarde, affectueuse, sexuelle, imaginative, amusante, serviable, innocente, timide ou heureuse..." de quoi combler tous les fantasmes et tous les désirs de l'acheteur...

On en arrive à une hyper-connectivité malsaine et dangereuse.

Certains insistent sur les avantages de ces robots sexuels : aucune obligation de cadeaux, pas de propagation de maladies sexuellement transmissibles, pas de conflits, pas de disputes...

Mais ils oublient la déshumanisation qu'implique l'utilisation de robots.

Ils oublient qu'une société robotisée à l'extrême en vient à nier l'humanité de chacun...

Enfin, on perçoit tous les risques pour la protection de la vie privée : le cloud n'est pas forcément sécurisé pour des données qui touchent à l'intimité.


 

 

 

 

Bientôt, même les poupées gonflables seront connectées...
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 07:44
Un monde de faux-semblants...

 

 

Nous vivons dans un monde de faux-semblants et d'illusions permanentes...

 

Ainsi, dans l'enseignement, on invite les professeurs à sauvegarder les apparences : il faut, surtout, ne pas faire de vagues, lorsque surviennent des problèmes de discipline.

 

L'administration n'apprécie pas que les enseignants évoquent leurs difficultés : indiscipline, drogue, insolence...

 

Il faut surtout ne pas alarmer, ne pas inquiéter les parents d'élèves, les recteurs, la direction de l'établissement.

"Tout va bien, tout est pour le mieux"...

 

Il faut aussi faire en sorte que le plus grand nombre d'élèves obtiennent le baccalauréat, quitte à fausser les résultats, à brader cet examen.

Chaque année, les inspecteurs invitent les enseignants à faire preuve d'indulgence, lors de la correction des épreuves : il convient d'atteindre le quota annuel de 85% de réussite.

 

Par ailleurs, la France s'est lancée dans l'aventure de l'EPR et on sait les difficultés que l'entreprise EDF rencontre dans la construction de ces nouvelles technologies : des retards, des surcoûts exorbitants, des malfaçons. 

Et comble du faux semblant ! On a vendu cette technologie à la Finlande, puis à la Grande-Bretagne. C'est une véritable fuite en avant !

Et, pourtant, on continue à faire comme si tout allait bien, comme si cette technologie était fiable.

 

L'illusion ! Elle est partout.

Certaines entreprises, apparemment florissantes, sont au bord du gouffre : ainsi, le constructeur européen Airbus multiplie les retards de livraison de son avion de transport militaire l'A 400M...

En perspective : un véritable gouffre financier qui dépasse les 30 milliards d'euros. Des problèmes techniques sont apparus, notamment l'usure trop rapide d'une boîte de vitesses.

 

Là encore, on évite d'évoquer ces problèmes. Il faut faire semblant à tous les niveaux de la société.

L'authenticité, la sincérité, le franc-parler ne sont plus de mise.

La démesure, le chiffre, la performance sont à la mode, si bien qu'on en oublie l'essentiel : la qualité du travail.

 

Dans un tout autre domaine, le gouvernement se réjouit que la ville de Paris ait obtenu l'organisation des JO de 2024. Partout, fleurissent des articles élogieux sur ce projet : on nous assure et on nous annonce un budget en équilibre, mais on sait par expérience que le plus souvent les coûts explosent et là encore on nous berce d'illusions.

Ce budget doit surtout réjouir les entreprises du BTP ! Mais, inévitablement, qui paiera l'addition si ce n'est le contribuable ?

Aux Etats-Unis, on a appris que près d'un tiers des abonnés du président Trump sur Twitter ne seraient en fait que des bots, ces programmes informatiques automatisés qui simulent le comportement d'une personne humaine.

Encore un trompe-l'oeil qui met en évidence l'illusion qui gouverne le monde...

 

En fin de compte, dans nos sociétés, la vérité importe peu, il s'agit de gérer avec habileté le mensonge et l'imposture...

 

 

 

 

 

 

 

Un monde de faux-semblants...
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 10:35
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....

 

 

Le soir tombe : un ciel à peine rosé nimbe les pins du jardin...

 

Les vasques s'auréolent aussi de teintes légères de bleu pastel et de roses subtils.

 

Les bas reliefs des grands vases se parent de jeux de lumières et d'ombres, redessinant les motifs : feuilles d'acanthe, fleurs, tiges, arabesques...

 

Les statues s'animent dans la nuit : la déesse Flore, dans des drapés somptueux, ouvre le bal...

Diane chasseresse se déhanche, flattant de la main, un chien au museau affectueux...

Endymion à la silhouette élégante prend la pose, le dieu Sylvain s'extasie devant le ciel qui se remplit d'étoiles.

 

Dans les lumières de la nuit, les Jardins de La Fontaine revêtent une allure étrange et mystique.

 

Les vasques illuminées deviennent des lanternes magiques...

 

Les arbres, dans l'ombre, forment un décor ébouriffé sur l'horizon.

 

Le nymphée déploie ses colonnades frissonnantes d'eau aux reflets dorés...

 

Le temple de Diane  se pare de teintes d'ocre et de miel...

 

Les cygnes, sur le plan d'eau où se reflètent les colonnades des balustres, glissent dans le silence de la nuit...

 

 

 

 

 

 

 

Depuis le mois de juin, les Jardins de la Fontaine à Nîmes ont été remis en lumière, après des travaux qui ont duré 5 mois :

 

https://www.francebleu.fr/infos/societe/les-jardins-de-la-fontaine-s-illuminent-1486740610

 

 

Photos : rosemar

Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
Jeux d'ombre et de lumière aux Jardins de la Fontaine....
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 11:43
Les nouveaux esclavages du monde moderne...

 

 

L'esclavage, contrairement à ce que l'on affirme souvent, n'a pas été aboli : l'esclavage existe encore sous différentes formes et dans de nombreux pays.

 

Siddharth Kara, un économiste américain spécialiste de l'esclavage et du trafic d'êtres humains à la Harvard Kennedy School en dresse un bilan terrifiant dans son ouvrage intitulé L'esclavage moderne.

 

Une véritable industrie s'organise autour de l'esclavage sexuel.

 

L'Organisation mondiale du Travail considère aussi qu'aujourd'hui, au moins 21 millions de personnes sont réduites en esclavage. C'est plus que lorsque l'esclavage était légal, entre les 15e et 19e siècles. 

 
On se souvient de cette tragédie qui avait frappé un atelier de confection à Savar, près de Dacca, capitale du Bangladesh : un bâtiment, qui abritait des ateliers de confection pour des grandes marques de prêt-à-porter occidentales s'était effondré et avait enfoui sous les décombres 3 122 personnes, en majorité des femmes. 
 
L'immeuble avait été bâti sur un sol instable et sans les autorisations nécessaires.

Ces ouvrières du textile reçoivent un salaire dérisoire pour confectionner des vêtements à bas prix.

Ces ouvrières exploitées sont des esclaves des temps modernes.
 

 

Dans certains pays, les femmes sont aussi considérées comme des objets de la même façon que les esclaves dans l'antiquité : elles subissent la loi des hommes et doivent se soumettre à leurs "seigneurs et maîtres".

Femmes mariées contre leur gré, femmes violentées, humiliées, elles sont nombreuses encore à vivre sous le joug des hommes.

 

Et même en France, le pays des droits de l'homme, il n'est pas rare de voir dans les rues de la capitale des enfants exploités pour la mendicité.

Paris la ville lumière, Paris ville touristique offre ce triste spectacle d'enfants exhibés.

Ces enfants dorment sur les trottoirs, étonnamment calmes : on les a abrutis de sirops et de drogues... une façon de les rendre dociles.

Il paraît que l'esclavage a été aboli dans notre beau pays !

Et, pourtant, ces enfants sont bien drogués, exploités...

Qui se soucie de leur sort ? 

Au fond, il ne faut pas aller très loin pour trouver des esclaves.

Les travailleurs détachés sont, eux, sous payés : les abus liés au travail détaché au sein de l'Union européenne se multiplient : non-respect des normes d'hygiène et de sécurité. De plus en plus nombreux sur le territoire français, les travailleurs détachés sont souvent dissimulés aux autorités françaises par les entreprises qui les emploient.

 

Qui a dit que l'esclavage avait été aboli ? Hélas, il sévit dans de nombreux pays, et même tout près de chez nous.

 

 

 

 

 

 

Les nouveaux esclavages du monde moderne...
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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 07:11
Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....

 

 


Une nouvelle visite des fouilles près du rempart romain, sur la colline Montaury, à Nîmes, m'a permis d'avoir une vue d'ensemble du site : trois tours ont été dégagées près de l'enceinte romaine...

 

La visite menée par Jean François Dufaud, un passionné d'archéologie, s'organisait à partir du sommet de la colline : l'occasion de découvrir une première tour, à demi dégagée puisqu'elle côtoie le mur près de la route qui mène à un bâtiment de la Croix rouge.

 

Là, se trouve vraisemblablement une poterne qui mériterait d'être mise au jour, car ce lieu de passage réserve souvent des surprises et des objets intéressants pour les archéologues.

 

Les fouilles à venir pourront, peut-être, révéler cette poterne, s'il était possible de déplacer l'axe routier qui jouxte cette tour, en la détournant au sud.

 

On a mis au jour dans la couche d'épierrement de cette tour des "rougnes", des débris, des monnaies qui datent de l'époque d'Arcadius, empereur du 4ème siècle.

 

Dans la couche de construction de la tour, on a découvert des vases à boire.

 

Le rempart et les tours ont été vraisemblablement construits entre 5 et 20 après JC. L’enceinte est constituée d'un blocage entièrement revêtu à l’époque romaine d’un parement de moellons en pierre de Roquemaillère, un calcaire dur de provenance locale. Ce mur, d'apparence rustique impressionne par sa hauteur, ses blocs bruts... 

 

Au pied de la tour centrale, une autre belle découverte : un vase, une urne en céramique locale, totalement vide, mais l'intérieur a révélé des résidus de vin rouge, et de l'huile de nigelle, extraite du cumin noir, un remède que l'on disait universel dans l'antiquité : on affirmait que cette huile pouvait soigner tout sauf la mort. Cette urne était un dépôt votif...

 

Près de la tour centrale, on peut admirer des éléments du parapet qui se trouvait au dessus du rempart : ce parapet suivait la pente de la colline : de gros blocs de pierre montrent l'aspect monumental de cette architecture.

 

La tour en bas de la colline comportait, sans doute, une façade décagonale sur la hauteur, on a mis au jour, a côté, une sépulture, un caveau funéraire tardif, dont la datation est difficile : l'ensemble a été pillé... A l'intérieur, les archéologues ont dégagé un fémur humain adulte preuve d'une inhumation et un enfant qui a été enseveli en position foetale : des dépôts partiels de faune, chiens, cochons ont été, aussi, retrouvés. S'agit-il d'offrandes funéraires ? C'est possible.

 

Il semble que les trois tours avaient des architectures très différentes : celle du haut était circulaire, celle du bas décagonale, en élévation.

 

L'ensemble, mur et tours, est monumental et mérite d'être mis en valeur.

 

On admire la maîtrise technique de ces constructions bâties il y a 2000 ans, on admire ce savoir-faire des romains qui nous ont transmis des monuments remarquables à l'épreuve du temps. 

 

De prochaines fouilles sont prévues et programmées dès ce mois d'août 2017 : elles révéleront encore peut-être bien des surprises aux archéologues.

 

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....
Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....
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