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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 08:48
Kalamata et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque !

 

 


Il est des produits de qualité dont on se souvient : les olives grecques constituent un de ces mets d'exception qui agrémentent avec bonheur les salades de l'été...

Charnues, épanouies, les olives de Kalamata ont un goût fruité qui ravit les papilles.

Kalamata ! Voilà un nom qui fleure bon le terroir grec ! 

Kalamata, et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque ! Que de poésie et d'exotisme dans ce seul nom !
 
Καλαμάτα, la vierge aux beaux yeux !

Nous voilà transportés dans la campagne grecque ! Des oliveraies à perte de vue, des senteurs de thym, de romarin, la mer toute proche, le Péloponnèse, le mont Taygète...

Nous voilà au pays d'Ulysse, le héros aux mille tours dont le périple fascine et hante tous les esprits !

Vert tendre, blanc-bleu des arbres, aux teintes d'opale, oliviers sacrés, aux formes somptueuses.

Branches noueuses, tortueuses, troncs dupliqués, blanchis et ravinés par le temps !

Bras sombres, ténébreux sur des ciels azuréens...

Des arbres dont on admire les formes diverses, les teintes adoucies dans les campagnes de Provence...

Des arbres venus d'un lointain passé, qui séduisent tous les regards...

Culture millénaire ! L'olivier est sacré en Grèce, on se souvient que la déesse Athéna en fit l'offrande à la ville d'Athènes.

Le nom de l'olive évoque immanquablement les rives méditerranéennes, ses collines pentues où s'accrochent des arbres séculaires, des restanques caillouteuses où s'arrondissent des oliviers aux teintes éblouissantes sous le soleil du midi... ce mot venu du grec, ἐλαίς, et ἐλαίϝα, elaiva, par l'intermédiaire du latin : oliva, résonne de parfums ensoleillés.

L'olive a toujours occupé dans la culture grecque, une place de choix : dans l'antiquité, l'huile était utilisée pour l'éclairage, les soins de beauté, les soins du corps.

Symbole de force et de sagesse, l'olivier était une récompense pour les vainqueurs des Jeux olympiques qui recevaient une couronne en rameau d'olivier.

Un goût fruité, des couleurs moirées, une chair délicieuse, comment résister à ces olives venues du sud, aux teintes mordorées ?

Des teintes sombres, des reflets ambrés, des éclats de miroirs qui répercutent la lumière, ces olives chargées de soleil nous parlent de ces terres arides où poussent des oliviers millénaires.

Conservés dans de l'huile d'olive, les fruits s'imprègnent de saveurs enivrantes et ensoleillées... 

L'olive par ses formes rondes, ses teintes mordorées évoque le soleil, une nature généreuse en lumières.

La cuisine méditerranéenne dont on vante, souvent, les qualités nutritives fait une large place à l'olive, fruit solaire, s'il en est...

Il faut souhaiter que les oliviers de Kalamata soient préservés de la bactérie Xyllella fastidiosa qui a ravagé les terres italiennes... Ces oliviers antiques qui s'étendent sur les côtes du Péloponnèse constituent des trésors du patrimoine grec et les olives de Kalamata nous transmettent un savoir-faire ancestral, celui des paysans grecs qui ont cultivé l'olivier depuis des millénaires...


 


 

Kalamata et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque !
Kalamata et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque !
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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 09:00
Le mépris des filles...

 

 


Un fait divers survenu sur une plage de Dubaï vient nous montrer, encore, le mépris dans lequel sont tenues les filles, dans certains pays : un père de famille d'origine asiatique a préféré laissé mourir sa fille âgée de 20 ans, plutôt que la voir touchée par des mains étrangères...

Alors qu'elle était en train de se noyer, ce père s'est violemment opposé à l'intervention des sauveteurs...
"Je préfère voir ma fille morte que touchée par des mains étrangères", aurait déclaré le père de famille qui se serait opposé violemment aux sauveteurs. L'homme a été arrêté par la police de Dubaï et sera poursuivi par les autorités.

Une fille souillée parce que des hommes étrangers la touchent ?

On voit bien que seules les filles sont ainsi considérées comme des êtres à part, susceptibles de souillures, sous le moindre prétexte...

Et même dans nos sociétés, des femmes violées sont parfois montrées du doigt, jugées coupables du viol qu'elles ont subi...

En France, un viol est déclaré toutes les quarante minutes.
Selon le journal Le Figaro, le nombre de viols dénoncés aux autorités a augmenté de 18 % en cinq ans, avec 33 cas déclarés chaque jour.
 
Au fond, il reste encore bien des progrès à faire pour que les femmes soient considérées comme des êtres humains à part entière, égales des hommes.

On le voit en bien des circonstances : les femmes politiques sont souvent raillées et moquées en raison même de leur sexe, le sexisme est partout... je l'ai moi-même éprouvé quand j'ai publié de nombreux articles sur un site participatif : j'ai eu parfois droit à des lazzis indignes, empreints de sexisme.

 

Dans notre pays, en France, les femmes n'ont toujours pas le droit de s'exprimer librement sur certains sites, sans être la cible de propos troubles ou machistes...

Dans certains pays, les filles sont mariées de force, traitées comme du bétail, des êtres inférieurs, et le machisme s'affiche de manière indigne.

Comment les hommes peuvent-ils encore se conduire, comme s'ils vivaient au moyen âge ?

Brutalité, bêtise, inconscience perdurent chez ces hommes qui ne méritent même plus cette dénomination...

Il serait temps que le monde évolue enfin : les hommes doivent prendre conscience que le sexe n'est pas ce qui définit l'intelligence des êtres et leur droit d'exister en toute liberté.

Le fait divers qui s'est produit à Dubaï nous montre que certains hommes semblent incapables d'évoluer, méprisant la vie des filles, leur déniant le droit de vivre au moindre prétexte...

Ce père indigne n'a même pas eu le réflexe spontané d'aller lui-même au secours de sa fille ! C'est dire le peu de cas qu'il faisait de la vie d'une fille, de sa propre fille !!

 

Le mépris des femmes et des filles est ignoble : il n'est que le reflet de privilèges anciens que les hommes veulent conserver envers et contre tout, pour assurer une forme de domination...

Des privilèges venus d'un autre temps, des privilèges qu'il faut abolir, car ils font subir encore aux femmes des tortures et des sévices inadmissibles.
 

Une jeune femme de vingt ans a perdu la vie, au nom de ces privilèges détenus par des hommes, depuis des siècles. 

 

Une jeune femme est morte, victime de la suprématie des hommes.

 

 

 

 

 

 

Le mépris des filles...
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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 09:16
Abreuvons-nous de la poésie de ce mot !

 

 

 


Le verbe "abreuver" est rempli de poésie : labiale, gutturale entrelacées, fricative sonore, ce mot nous imprègne de sonorités variées, et nous invite à boire avec une certaine avidité pour étancher notre soif...

Abreuvons nous de la poésie de ce mot ! D'autant que ce verbe se conjugue à toutes les personnes et nous offre aussi une variété de formes.

Ce mot associé à la soif en évoque d'autres : "breuvage, abreuvoir, beuverie..."

Le nom "breuvage" est, lui-même, empli de mystères : il fait songer à quelque philtre magique, à une boisson étrange concoctée avec des ingrédients inconnus...

J'aime cette famille de mots pleine de résonances : le verbe "abreuver" peut s'utiliser, aussi, de manière imagée pour évoquer toutes sortes de soifs : abreuvons nous de mystères, de douceur, de générosité, de livres, de mots, de phrases...

Abreuvons-nous aux sources de la connaissance !

Abreuvons-nous de culture, de sensations, de parfums, de couleurs, de sons, de musique, de peinture, de liberté !

 

Buvons à la source de la poésie, redécouvrons le monde...

Voilà un verbe empli de sens et de sensualité, un mot que l'on peut associer à tant d'autres !

Abreuvons-nous de vin, de miel, de soleil, de lumières !

Abreuvons-nous du murmure des vagues, du balancement infini des flots, des senteurs iodées de la mer...

Abreuvons-nous du parfum des fleurs !

Venu du latin "adbibere", "boire, absorber", le verbe "abreuver" se rattache aux origines de notre langue.

Ce mot ancien a subi une évolution phonétique qui l'a transformé : le verbe semble en avoir acquis une dimension et une beauté nouvelles.

Il revit à travers la langue française, avec d'autres sonorités plus suggestives encore, c'est comme si le temps lui avait apporté une autre couleur, d'autres saveurs.

C'est comme si le temps l'avait embelli, magnifié, comme si ce mot avait gagné en résonances, et en éclats !

Les mots évoluent phonétiquement, paraissent parfois très éloignés du terme originel, ils nous font entendre de nouvelles sonorités plus suggestives, plus poétiques, ils se transforment pour s'intégrer dans notre langue.

 

Chargés d'histoire et de sens, les mots nous invitent à l'analyse, la réflexion : ils sont souvent le reflet des idées et des notions qu'ils expriment...

 

Le verbe "abreuver" nous parle du bonheur de la connaissance, d'un enivrement des sens, il nous raconte tant de splendeurs et d'harmonies !

Il nous raconte des sources limpides, des eaux claires, des fluidités, des couleurs de bleu, de blanc, de vert, il nous dit des transparences...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Abreuvons-nous de la poésie de ce mot !
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 14:34
Vénus ou la nuit des étoiles...

 

 



Vénus, la plus brillante des étoiles ! Elle nous a livré, lors des premiers jours du mois de Juillet, un véritable spectacle.

Tous les soirs, après le couchant, vers l'ouest, apparaissaient sur l'horizon, deux points très brillants, Vénus et Jupiter.

Vénus, au nom illustre, Vénus, déesse de l'amour et de la beauté se donnait en spectacle !

Vénus, image de la séduction, Vénus, née de l'écume de la mer, Vénus, la dorée, la céleste !

Plus brillante encore que Jupiter, plus visible, elle semblait envahir le ciel de ses éclats lumineux.

Les deux étoiles placées l'une près de l'autre, se répondaient par leur brillance, rivalisant d'éclats. Elles étaient les premières à se signaler dans le ciel et offraient un tableau empreint de sérénité et d'harmonie.

Il fallait attendre la nuit tombée, pour voir aussi le grand chariot et toutes les étoiles qui composent la voûte céleste. C'est comme si ces deux étoiles avaient eu l'intention d'annoncer l'arrivée de la nuit et des ténèbres.

C'est comme si Vénus et Jupiter voulaient ouvrir le "bal des étoiles" !

Dans la pénombre, au crépuscule, dans la petite obscurité, Venus et Jupiter embrasaient le ciel, de leurs éclats.

On croyait percevoir comme une connivence de ces deux astres qui se donnaient rendez-vous, à la même heure, pour illuminer les soirs d'été.

Belle Vénus ! Puissant et glorieux Jupiter ! Et Vénus l'emportait, par sa taille, sa luminosité sur l'illustre Jupiter !

Quelle majesté dans ce spectacle !

Venus, la déesse de l'amour, a donné son nom à cette planète, dont l'apparence ressemble à celle de la terre.

Vénus, appelée également l'étoile du berger, est plus particulièrement visible dans le ciel : elle permettait, autrefois, aux bergers de s'orienter.

En ces jours du mois d'août, les étoiles se donnent, encore, en spectacle : la grande Ourse est toujours au rendez-vous... 
des étoiles filantes, les Perséides, transpercent, aussi, le ciel.


Il est possible, enfin, de dormir à la belle étoile, en ces jours d'été caniculaires.

Il est possible de s'endormir, sous la protection tutélaire de la grande Ourse, et de se réveiller, au matin, le visage et le regard remplis d'étoiles.

Les nuits étoilées du mois d'août sont les plus belles !

Profitons-en !

 

 

 

Comment repérer quelques étoiles :


http://video.lefigaro.fr/figaro/video/juste-ciel-1-8-trouver-la-grande-ourse-et-l-etoile-polaire/2524592484001/

 

 

 

Photos : rosemar

Vénus ou la nuit des étoiles...
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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 08:38
Les corps se parent d'or et de cuivre...

 

 



J'aime les peaux doucement bronzées de l'été : un joli hâle donne bonne mine et apporte à la peau des couleurs de miel, aux saveurs exotiques....

Les visages se dorent de teintes lumineuses, les sourires en deviennent plus éclatants, les corps se parent d'or et de cuivre.

Belles couleurs d'ambre, emplies de lumières !


Le soleil nous enveloppe de ses douces caresses brunes, et nous offre des éclats nouveaux, le soleil embellit les paysages comme d'un halo, il magnifie aussi l' ovale des bras, des jambes, des corsages...

Eclats de brumes sur la peau, l'eau de mer sublime ces teintes, l'eau de mer ajoute ses nuances de nacre sur la peau...

L'air marin illumine, aussi, les corps et soudain, une harmonie nouvelle se révèle.

L'été nous donne ses teintes mordorées, si belles... taches de rousseur, lunules emplies de charmes sur la peau !

C'est le soleil du matin, et c'est celui du soir, Khépri et Atoum, chez les Egyptiens, qu'il nous faut apprivoiser et capturer, avec délicatesse.

Evitons les ardeurs du midi qui brûlent les peaux, sans les hâler vraiment...

C'est Khépri, le soleil levant, le Dieu Scarabée qui nous apporte sa douceur scintillante...

C'est Atoum, le couchant, qui nous apaise de ses rayons déclinants !

J'aime ces soleils aux éclats adoucis, teintés de roses, d'ocres et d'orangés...

J'aime les noms de ces soleils antiques, aux sonorités étranges, Khépri, Atoum !

Laissons-nous enlacer de ces soleils adoucis, laissons nous séduire par leurs teintes et leurs noms mystérieux !

Que les soleils de l'été nous étreignent de leurs rayons atténués, sereins, qu'ils nous éclairent de leurs éclats soyeux et veloutés !


 


https://youtu.be/utY4tcV1eCw


 


 

 

 

 

Les corps se parent d'or et de cuivre...
Les corps se parent d'or et de cuivre...
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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 09:59
Un apologue à méditer...

 

 

 

« Ne marche pas de travers, disait une écrevisse à sa fille, et ne frotte pas tes flancs contre le roc humide. – Mère, répliqua-t-elle, toi qui veux m’instruire, marche droit ; je te regarderai et t’imiterai. »
Quand on reprend les autres, il convient qu’on vive et marche droit, avant d’en faire leçon.

 

Ce texte bref, intitulé L'écrevisse et sa mère, constitue ce que l'on appelle, en terme littéraire, un apologue, c'est à dire un court récit à valeur morale



On doit cet apologue à Esope, poète grec, inventeur de ce genre littéraire qu'est la fable...


Esope a vécu entre le 7ème siècle et le 6ème avant JC et il nous donne là une leçon universelle que chacun devrait méditer.

 

Je laisse à chacun le soin de développer cet apologue, à sa façon...

J'en ferai bientôt un commentaire détaillé sur mon blog.

 

A suivre, donc...

 

 

 



 

https://fr.wikisource.org/wiki/Fables_d%E2%80%99%C3%89sope/L%E2%80%99%C3%89crevisse_et_sa_M%C3%A8re

 

Un apologue à méditer...
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 08:39
Le pied de momie : un récit fantastique captivant, plein d'humour...

 

 



Comment ne pas apprécier cette nouvelle fantastique de Théophile Gautier, un maître du genre incontesté ?

Le titre, d'abord, nous intrigue : quel est ce mystérieux pied de momie qui évoque l'Egypte ancienne, les Pharaons, les pyramides, les obélisques et leurs hiéroglyphes sacrés ?

Comme dans tout récit fantastique, le texte se déroule à la première personne, se présentant comme un témoignage et une expérience authentique.

La nouvelle commence comme un récit réaliste : on voit le narrateur entrer dans un magasin de "curiosités"... La scène est située, de manière très allusive, à Paris, puisqu'on trouve une référence à "l'argot parisien"...

La description détaillée de la boutique est empreinte de pittoresque : un vrai "bric-à brac", avec des objets hétéroclites... Gautier décrit avec précision les matières, les couleurs : "une lampe étrusque de terre rouge, une armoire aux panneaux d'ébène... rayés de filaments de cuivre, une table, aux spirales de bois de chêne, des plats
 aux dessins rouges et bleus, relevés de hachures d’or..."

On trouve, aussi, des indications concernant la provenance ou l'époque de ces objets : "une armure damasquinée de Milan, des magots de la Chine, des tasses de Saxe et de vieux Sèvres, une épaisse table du règne de Louis XIII,
 une duchesse du temps de Louis XV, d'immenses plats du Japon..."

On perçoit, également, des formes, des dimensions : "une épaisse table, aux lourdes spirales de bois, d'immenses plats, des cornets, les tabettes denticulées, des hachures..."

L'ensemble apparaît très hétéroclite et désordonné.

La description du marchand, qui suit, est tout aussi pittoresque, et nous introduit davantage, encore, dans l'univers fantastique.

Quelques détails sont soulignés et font de ce personnage un être inquiétant et mystérieux : "un crâne immense, auréolé de cheveux blancs, le scintillement de deux petits yeux jaunes qui tremblotaient dans leur obite, ses mains maigres fluettes, pleines de nerfs en saillie, onglées de griffes semblables à celles des chauves-souris."

Ses mains deviennent même des "pinces de homards" qui saisissent les objets de la boutique.

Les métaphores animales rendent ce personnage particulièrement étrange, d'autant qu'il propose au narrateur d'acheter des armes dont il vante la férocité et la beauté... ""regardez ces rainures pour égoutter le sang, ces dentelures pour arracher les entrailles."

Mais le narrateur, qui cherche un "serre-papier", décline toutes ces propositions et il est, soudain, attiré et séduit par "un pied charmant", comme le suggère l'emploi du passé simple "j'aperçus", qui marque une rupture et une surprise...

Il s'agit en fait, d'un pied embaumé, un pied de momie, dont on distingue "le grain de la peau"... Il s'agit du "pied de la princesse Hermonthis, fille d'un pharaon", selon les propos de l'antiquaire...

Après marchandage, l'affaire est conclue, pour cinq louis...

Le soir venu, dans l'obscurité, entre rêve éveillé et douces vapeurs de Champagne, le narrateur entend des bruits étranges et le pied de la princesse se met à s'agiter...

On retrouve là, tous les ingrédients du registre fantastique : la nuit, le rêve qui se confond avec la réalité, les objets qui s'animent et qui prennent vie.

L'apparition de la princesse Hermonthis, au charme oriental, captive le jeune narrateur...

La suite du récit nous emmène vers l'Egypte antique et ses décors somptueux.

Le texte rempli d'humour, de tendresse, ne peut que séduire et envoûter le lecteur.

Et il s'achève sur une ambiguité qui est le propre de tous les contes fantastiques... On hésite entre rêve et réalité, entre une explication rationnelle et une autre qui relève du surnaturel.

Voilà un récit bref, attachant, qui permet de découvrir toutes les subtilités du registre fantastique ! Une belle lecture de vacances pour tous, une lecture qui nous replonge dans l'ambiance de l'Egypte antique, qui nous permet de voyager dans l'espace et le temps !

 

 

 

Le texte :

 

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Romans_et_Contes_de_Th%C3%A9ophile_Gautier/Le_Pied_de_momie

 

 

 

 

 

 

Le pied de momie : un récit fantastique captivant, plein d'humour...
Le pied de momie : un récit fantastique captivant, plein d'humour...
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 08:52
Mais que les ruines sont belles !

 

 



Le mot "ruines" nous fait voir des vestiges d'autrefois, des temples grecs aux marbres écornés, d'une blancheur de lys... Ruines de monuments anciens aux colonnes décimées, aux chapiteaux écroulés que l'oeil se plaît à observer...

Cap Sounion, le Parthénon, les Propylées, le temple de Delphes, Ephèse, Milet, Pergame, des théâtres antiques aux échos sonores si parlants !

Mycènes, Epidaure, Dodone, Olympie !

Ruines des vieux villages de Provence, maisons de pierres sèches, aux murs éblouis de lumières !

On aime ces blocs de pierre apaisants, aux contours incertains, remplis de tant d'histoire, au passé somptueux...

On aime ces volutes harmonieuses, ces motifs épurés, ces lignes élancées.

 

Sous un soleil de plomb, les marbres se redessinent, revivent sous un ciel azuréen.

Le mot "ruines" nous fait percevoir, avec sa gutturale "r" toute la dureté de la pierre, et, aussi, la rudesse du temps qui passe, les voyelles "u" et "i" très aiguës qui s'enchaînent semblent restituer toute la douleur de ces écroulements...
Voilà encore un mot expressif ! On voit des pans de murs crouler, sous l'effet de la fuite du temps.

Venu d'un verbe latin "ruo", "s'effondrer", le mot "ruine" nous montre tant de désolation et de désarrois !

Mais que les ruines sont belles, aussi ! Que ces vestiges d'autrefois nous parlent ! Pierres usées, certes, mais polies et patinées par le temps, pierres, où l'on perçoit encore le geste du sculpteur si précis...

Fûts de colonnes écroulées, comme un château de cartes, dans un étagement de pierres amoncelées ! 
Statues brisées, meurtries, mais pleines d'harmonies !


Des noms célèbres surgissent, Phidias, Praxitèle, artistes du passé, dont les oeuvres nous sont parvenues à travers les siècles...

Les ruines nous transmettent tant de poésie, de beauté et d'élégance !

Elles nous parlent des religions et des dieux d'autrefois, Zeus, Athéna, Poséidon, Arès, Bacchus, Artémis, elles évoquent, aussi, toute l'humanité de ceux qui nous ont précédés, leurs croyances, leur vie, leur goût pour la beauté.

Elles recèlent tant de messages ! Elles sont peuplées d'une multitude de souvenirs, d'êtres qui les ont animées...

La Sicile et sa vallée des temples, Olympie et ses fûts de colonnes brisées, Delphes, la Tholos, le théâtre, Aspendos, ville turque !

Que de noms résonnent et que de splendeurs !

 

 

 

 

 

Photos : rosemar  Le temple de Diane, à Nïmes

Mais que les ruines sont belles !
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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 10:30
La plage du ciel se teinte de nacres dorées...

 

 

 

 



Des vagues de nuages devenues panaches de chrysanlines s'étirent dans le ciel...


Les nuées grises, orangées s'alignent sur l'horizon, forment des embruns, des fumerolles ouatées, des volutes, aux teintes de cuivre.


Tableau somptueux de l'été ! Les couleurs se fondent, se rejoignent, s'entrelacent et dessinent des enroulements majestueux...

Sur le bord du ciel, des filets légers de lueurs blanches et roses se détachent... Des écumes envahissent la plage du ciel, légères vaguelettes qui viennent mourir sur l'horizon...

La plage du ciel se nacre de teintes dorées, qui viennent s'éteindre sur le bleu de l'azur...

Les nuées deviennent vagues soyeuses et se replient sur l'azur.

Le ciel se couvre d'écumes marines, aux couleurs de roses !

Le tableau nous fait voir un magnifique clair-obscur : d'un côté, des nuées assombries d'ocres et de bruns, de l'autre, le bleu rayonnant du ciel, mer immense sur laquelle se brisent des vagues cotonneuses et vaporeuses...


Quel somptueux dégradé de couleurs,  gris et bleu azuréen, teinté de rose pâle !


Quel paysage céleste ! 


 

 

 

 

Photos : rosemar

La plage du ciel se teinte de nacres dorées...
La plage du ciel se teinte de nacres dorées...
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 10:34
Et les grands oiseaux qui s'amusent...

 

 



Les rêves de voyages hantent les esprits de bien des poètes : on songe à Baudelaire qui évoque, maintes fois, dans les Fleurs du mal, des voyages imaginaires vers des pays exotiques et lointains, des pays inondés de soleils et de lumières, des îles paradisiaques.


C'est aussi le rêve que fait Bernard Dimey, l'auteur de la chanson intitulée Syracuse, interprétée et mise en musique par Henri Salvador : il entrevoit l'espoir d'aller à Syracuse, ville aux sonorités magiques et mystérieuses, ville du Sud, en Sicile. Les consonnes sifflantes sourde et sonore, la finale féminine du mot, les voyelles variées nous entraînent vers un monde de rêves et de bonheur... 

Le conditionnel "j'aimerais tant" montre une forme d'illusion, que le poète souhaiterait voir se concrétiser un jour.

La Sicile, l'île aux trois pointes, la Sicile et ses temples grecs représentent bien ces voyages paradisiaques, ces terres ensoleillées qui suscitent des désirs d'évasion.

 

Le rêve se complète de voyages vers l'île de Pâques et Kairouan... noms pleins d'exotisme et de dépaysement, des lieux remplis de mystère et qui nous transportent de l'Océan Pacifique vers la Tunisie.

 

On songe aux fabuleuses statues de l'îles de Pâques, on est ébloui par le nom exotique "kairouan" qui nous fait voyager vers l'orient, ses mosquées somptueuses, ses oasis.


L'évocation des oiseaux, qui suit, est toute imprégnée de poésie : on voit les oiseaux s'amuser avec le vent et "glisser" majestueusement sous le souflle des alizés... Les oiseaux symbolisent, traditionnellement, un monde de liberté et d'errance associé au voyage.

Les sonorités de sifflantes suggèrent une harmonie, pleine de douceur : "les grands oiseaux qui s'amusent à glisser l'aile sous le vent..."


Le voyage nous emmène, ensuite, vers des mondes lointains et des vestiges du passé : les jardins de Babylone, une des sept merveilles du monde, le palais du grand lama au Tibet, puis la ville de Vérone en Italie et le mont Fuji Yama au Japon... Les sonorités exotiques et lointaines de tous ces noms propres nous font rêver... Le voyage dans l'espace se double, aussi, d'un voyage dans le temps.


La belle périphrase "le pays du matin calme" évoque la Corée, un pays fait d'harmonie et de beauté, comme le suggère bien l'expression.

Un bonheur idyllique transparaît dans ces vers, d'autant que le poète imagine les plaisirs associés à ces pays lointains :" pêcher le cormoran, s'enivrer de vin de palme... écouter chanter le vent" : on perçoit une vie insouciante et limpide, faite de bonheurs simples et tranquilles.


Dans la dernière strophe, l'auteur fait allusion au temps qui passe et qui est compté, pour chacun : il souhaite partir pour de lointains voyages, avant qu'il ne soit trop tard, avant que sa jeunesse se soit enfuie.


Il espère ainsi garder d'éternels souvenirs de ces découvertes et pouvoir les dérouler dans sa mémoire, tout en restant à Paris : le thème de la fuite du temps qui apparaît, à la fin du texte, donne une touche mélancolique à l'ensemble...


La mélodie très douce, composée par Henri Salvador,  accentue l'idée d'évasion et de rêve associés aux voyages... 


http://youtu.be/223tksvu7uw


 


http://youtu.be/tbY9ZJXdH1

 

 

 

 

 

 

Et les grands oiseaux qui s'amusent...
Et les grands oiseaux qui s'amusent...
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