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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 17:37
Une coccinelle sur une feuille de menthe...

 

 

 

Rouge éclat de feu sur la verdure ! Prunelle ardente, flammes rougeoyantes !


Une coccinelle chemine sur une feuille de menthe... 

Elle illumine la plante de frémissements d'amarante, elle enlumine la feuille de ses braises subtiles.

Noirs et rouges sur la menthe ! Cendres et éclats de feu !

Quels contrastes étonnants de couleurs ! Le vert pâle se dore de lueurs d'escarboucle, il se pare de cet embrasement de lueurs !

Le vert frissonne sous l'air léger de l'été, il fait resplendir des parfums, des envolées de brumes exaltantes...

Effluves de menthe ! Teintes écarlates !

Parfums et couleurs se mêlent en une harmonie nouvelle.

La coccinelle s'enivre d'odeurs, s'abreuve de senteurs, se nourrit de  tous ces bonheurs : les sillons de la feuille exhalent une fraîcheur infinie.

La coccinelle disparaît, bientôt, sous les feuilles, elle laisse, dans l'oeil, son image et son empreinte de rouille.


Elle éclaire, encore, la plante de ses contours de flamme et d'incendie !



 

 

 

 

 

 

 

 

Une coccinelle sur une feuille de menthe...
Une coccinelle sur une feuille de menthe...
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:38
Sous la bannière de la terreur...

 

 

 



Un nouvel attentat terroriste a été perpétré, en Isère, contre une usine de produits chimiques, classée Seveso : une forte explosion a secoué l'entreprise Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier.


Une voiture, qui bénéficiait d'un agrément, a pu pénétrer dans l'enceinte de l'usine et a été, aussitôt, lancée contre un stock de bouteilles de gaz : le terroriste a été identifié, et il est possible que des complices aient pu s'enfuir, et échapper à l'intervention des policiers.

Le mode opératoire est plutôt artisanal, d'après les premiers éléments de l'enquête.

Mais cet acte terroriste s'est accompagné d'une mise en scène macabre particulièrement atroce : un homme a été découvert décapité près de la voiture du ou des terroristes...  Des drapeaux ont été déployés, avec des inscriptions en arabe. Ainsi, s'affichent une forme de barbarie ignoble, une volonté de semer l'horreur.

Avec de tels actes, on se croirait retourner au Moyen Age, dans un monde ancien où régnaient la cruauté gratuite, la torture, les exécutions arbitraires.

Alors qu'il était à  Bruxelles, François Hollande a, aussitôt, fait une déclaration, à la suite de cet attentat : il a affirmé sa détermination, face à cette violence aveugle qui vise des sites industriels où des ouvriers travaillent, dans des conditions difficiles.

On se trouve, là, devant un premier attentat contre un site industriel en France, ce qui est une nouveauté. Cet attentat semble ne pas avoir nécessité une longue préparation : c'est un attentat kamikaze perpétré avec une simple voiture... aucune arme lourde, aucun moyen sophistiqué...

Dès lors, on peut comprendre que de tels attentats soient difficilement prévisibles et détectables.

En Rhône Alpes, on trouve, ainsi, de nombreux sites sensibles pouvant faire l'objet d'attaques ciblées.

Face à des islamistes qui sont programmés pour devenir des kamikazes, est-il possible de se prémunir ?

La France et d'autres pays se retrouvent confrontés à une nouvelle plaie interne : la France accueille, en son sein, des terroristes qui peuvent agir, à tout moment, avec des moyens ordinaires, et surprendre la vigilance des forces de l'ordre.

La folie meurtrière des islamistes qui cible des victimes innocentes, qui  atteint des sommets de barbarie, qui vise à anéantir toute humanité, n'est-elle pas la pire des abjections ?

Le terrorisme islamiste sévit dans de nombreux pays, telle une guerre qui ne dit pas son nom, il attaque des victimes civiles, il cible des gens ordinaires, des travailleurs dans une usine, des gens dans la rue, des hommes et des femmes sans défense.

On voit bien, là, une forme de fanatisme à l'oeuvre, un fanatisme sans foi, ni loi qui se libère dans une fièvre de tuer, de massacrer, de semer l'horreur.

Cette fièvre, telle une véritable maladie, frappe des individus fragiles, annihile leur volonté, les conduit aux pires abominations.

Cette fièvre se manifeste par une violence inouie, qui ne voit même plus la valeur de la vie humaine, qui fait fi de toute humanité...

 

Des gens sont, ainsi, manipulés et deviennent des instruments entre les mains de groupes islamistes, qui oeuvrent pour la destruction et la haine.

 

 

 

 

Sous la bannière de la terreur...
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 17:04
La pâle pierre de tes ongles...

 

 

"Je suis affamé de ton rire de cascade, et de tes mains couleur de grenier furieux, oui, j'ai faim de la pâle pierre de tes ongles, je veux manger ta peau comme une amande intacte."

Voilà une belle déclaration d'amour que l'on doit à Pablo Néruda, dans son ouvrage intitulé La Centaine d'amour...
 


"L'ongle" ! On perçoit, là, un mot si ordinaire et si familier qu'on n'y prête plus attention : surface transparente et translucide, l'ongle au bout des doigts révèle des teintes ombrées de roses....

Ce nom entre, même, dans des expressions familières : "se battre, bec et ongles... connaître, savoir jusqu'au bout des ongles".

L'ongle se pare, parfois, de vernis colorés. Le mot suggère, à la fois, la légèreté et la dureté de cette partie du corps : la voyelle nasalisée "on" nous fait voir une sorte d'évanescence, la gutturale "g" restitue la force de l'ongle.

Les ongles qui finissent les doigts s'ornent de lunules d'opales, de jolies teintes nuancées de roses.

Le mot vient d'une formation de diminutif "ungula", issue du nom latin "unguis", "l'ongle."

Diminutif à valeur hypocoristique, ce terme comporte, anciennement, une nuance affective.

Comment ne pas admirer ces petites surfaces translucides au bout des doigts ? Elles ressemblent à des pierres précieuses...

D'ailleurs, ce nom a, aussi, des origines grecques, plus lointaines : "onux", en grec, désigne "l'ongle", mais aussi, une pierre précieuse, "l'onyx", avec laquelle les grecs fabriquaient des boîtes à parfums ou des vases à boire.

L'onyx était très utilisé dans l'antiquité... Avec ses couleurs nuancées de verts, de roses, rouilles, bruns, blancs, l'onyx offre une variété de pierres aux glacis de lumières...

Ongle et pierre précieuse sont, ainsi, associées.

Belle étymologie pour ce nom issu du latin et du grec, belle origine puisque ce mot nous fait, encore, remonter aux sources de notre langue !

Hésiode, Eschyle, Xénophon utilisaient ce terme et il nous est parvenu, par l'intermédiaire du latin, avec des modifications phonétiques.

J'aime ce mot simple, "l'ongle", qui nous vient de l'antiquité, dont on ne soupçonne pas l'ancienneté.

Terme plein d'élégance, l'onyx nous fait, aussi, voir un monde de pierres précieuses brillantes, lumineuses, éclatantes !

L'onyx s'orne de lignes sinueuses, de sillons harmonieux, de vagues éblouissantes, sur des fonds de roses et de rouges... Les pierres s'illuminent de reflets, renvoient la lumière, la répercutent...

Le terme "onyx", avec le "i" grec, la consonne "x" révèle une sorte de rareté précieuse.

L'ongle et l'onyx se rejoignent par une forme d'élégance, de finesse, de douceur.

 

L'ongle et l'onyx se signalent, aussi, par leur résistance et leur dureté : l'ongle qui finit le doigt permet de griffer, de s'agripper.

A la fois utile et plein d'agréments, l'ongle nous séduit par ses teintes douces et nuancées, par sa solidité.

Il renvoie la lumière, brille, se teinte de lueurs de roses qui évoquent l'aurore....

 




 

 

 

 

La pâle pierre de tes ongles...
La pâle pierre de tes ongles...
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 14:22
Les enluminures des hiéroglyphes...

 

 

 



"Lorsque la porte de pierre s’écarta, livrant, pour la première fois depuis trente-cinq siècles, passage aux rayons du jour, une bouffée d’air brûlant s’échappa de l’ouverture sombre, comme de la gueule d’une fournaise. Les poumons embrasés de la montagne parurent pousser un soupir de satisfaction par cette bouche si longtemps fermée. La lumière, se hasardant à l’entrée du couloir funèbre, fit briller, du plus vif éclat, les enluminures des hiéroglyphes entaillés le long des murailles par lignes perpendiculaires et reposant sur une plinthe bleue. Une figure de couleur rougeâtre, à tête d’épervier et coiffée du pschent, soutenait un disque renfermant le globe ailé et semblait veiller au seuil du tombeau, comme un portier de l’éternité."

C'est ainsi que Théophile Gautier dépeint la découverte et l'ouverture d'une tombe égyptienne, dans son oeuvre, intitulée Le roman de la momie... Aussitôt, les enluminures des hiéroglyphes apparaissent et subjuguent les héros de l'histoire...
 


Le mot "hiéroglyphe" surprend par sa graphie complexe, son "i" grec, ses sonorités contrastées de gutturales "r" et "g", assez rudes et de fricative "ph", très douce...

Avec les hiéroglyphes, on entre dans le domaine du secret et du sacré : le mot lui-même n'est-il pas énigmatique et mystérieux ?

Le mot lui-même nous intrigue, nous fascine, et semble mimer les caractères qu'il désigne.

Le mot dessine des arrondis, des entrelacs, des boucles étonnantes.

Il nous entraîne vers d'autres univers, des époques lointaines, des mondes souterrains et obscurs, on pénètre dans des pyramides, on découvre des fresques d'un autre temps, ornées de signes étranges, formant des motifs pleins de charme.

Les couleurs éclatantes, les entrelacs de l'écriture attirent tous les regards.

Les hiéroglyphes nous parlent, et nous disent une forme de sérénité et de beauté...

Les signes décrivent des volutes, des enroulements qui nous envoûtent, les caractères nous subjuguent de leurs envolées mystérieuses...

Le mot lui-même montre et suggère toute l'étrangeté de ces motifs imprimés dans la pierre, ou peints sur des fresques.

On est, aussi, fasciné par l'aspect colossal des monuments de l'Egypte ancienne : les pyramides de Giseh, Chéops, Khéphren, Mykérinos, des temples aux colonnes imposantes, des statues de dieux aux dimensions surhumaines.

Et les hiéroglyphes, eux-mêmes, nous font découvrir une dimension sacrée, et comme supérieure...

Le mot, on ne s'en étonnera pas, vient de deux radicaux grecs, un adjectif "hiéros, sacré", et un nom "glyphé, la gravure"...

Ainsi, ce mot s'inscrit dans une sphère religieuse et mystique. Il nous fait remonter aux origines mêmes de l'écriture, essentiellement figurative, composée de plantes, d'humains, de dieux, d'animaux et de quelques signes phonétiques.

Cette écriture, attestée des le quatrième millénaire, nous fait percevoir tout le sens artistique des anciens Egyptiens, leur goût de la beauté, des lignes tracées avec élégance...

Ce nom évoque des temples, des dieux, aux sonorités exotiques et lointaines, Isis, Osiris, Bastet, Anubis, Sobek, Khépri, Bastet, des êtres magnifiés, des pharaons aux noms étranges.

Abou Simbel, Karnak, Denderah, Philae, ces noms de lieux célèbres nous font voyager dans l'espace et le temps !

Toutankhamon ! Ce nom nous transporte dans des paysages de dunes de sable, des étendues dorées, enluminées de soleils éblouissants. Ce seul nom nous fait entendre l'ancienne Egypte, ce seul nom résonne comme un chant venu d'un lointain passé.

Toutankhamon, déifié, devenu un symbole de la magnificence égyptienne ! Toutankhamon, souverain universel, connu de tous !

Mykérinos, Chéops font rayonner, aussi, leurs éclats de sifflantes !

Les hiéroglyphes racontent leur histoire, magnifient leur vie, font revivre un passé brillant...

Quel mot ! Quelle graphie !

Les consonnes de ce nom se hissent vers des hauteurs ou retombent dans des profondeurs et des abimes de mystères !

 

 

 

 

 

 

 

Les enluminures des hiéroglyphes...
Les enluminures des hiéroglyphes...
Les enluminures des hiéroglyphes...
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 15:13
L'homme entre dieu et diable...

 



Si le mot "dieu" est lié à l'idée de jour et de lumière, en relation avec l'adjectif "diurne", celui du "diable" évoque la séparation, la fracture, la brisure...

Etymologiquement, le diable est "celui qui divise, sépare et désunit", puisque le mot vient d'un verbe grec, "diaballo", "jeter à travers pour dissocier"...

Le diable  provoque des querelles, des disputes, il cherche à séparer les gens, à les éloigner, parfois, de leurs propres valeurs.

Le diable, destructeur de l'ordre établi, suscite la discorde, il sème la guerre, la violence.

Ainsi, le mot est, dès les origines, fortement péjoratif, et pourtant, le mot lui-même avec sa dentale initiale, sa consonne labiale "b" assez douce, est assez attirant et séduisant.
Selon la tradition biblique, le diable n'use-t-il pas de séduction pour attirer les âmes et les détourner du droit chemin ?
Le diable est, parfois, plein de charmes et d'attraits...

Symbole du mal, ce mot évoque, pourtant, des images terrifiantes, pleines de noirceur, des diables cornus, bêtes et méchants, des créatures inquiétantes.

En fait, quand on voit évoluer le monde, on peut penser que le diable habite en chacun d'entre nous.
L'être humain  diabolique suscite, sans arrêt, des guerres, des conflits, des haines, des insultes qui  surgissent et montrent qu'il ne faut pas chercher le diable, très loin.

L'homme est un animal diabolique, terrible, le plus terrible de tous, sans doute.
Doté d'intelligence, il a domestiqué la terre, l'a pliée à ses désirs, l'a exploitée, oubliant souvent que cette terre n'était pas inépuisable.
L'homme a inventé des armes terrifiantes, il a tué, il a meurtri, il a blessé, offensé, menti, il a détruit.

Pourtant, l'homme est, aussi, à l'origine d'inventions merveilleuses, n' a-t-il pas créé,  imaginé, composé des oeuvres d'art sublimes, dans de nombreux domaines : musique, littérature, peinture, cinéma ?

N'est-il pas un créateur, plein d'inventivité ? Ne fait-il pas surgir des lumières, des aurores aux lueurs naissantes ? N'est-il pas un dieu qui crée des clartés apaisantes ?

Poésies, concertos, romans, oeuvres théâtrales, harmonies de mots et de musiques, sculptures, tableaux, artisanat...

Vivaldi, Verlaine, Mozart, Racine, Molière, Cézanne, Monet, Praxitèle, tant de noms illustres nous viennent à l'esprit et chacun d'entre nous peut devenir créateur à sa manière et dans son domaine : bricolage, cuisine, écriture, activités de loisirs diverses...

L'art offre à chacun une évasion, il permet de s'élever vers une forme d'idéal, il recrée le monde, nous en fait percevoir toutes les beautés, il magnifie des paysages, il donne de nouvelles couleurs aux objets, il fait réfléchir, délivre des messages emplis d'humanité.

L'art peut dénoncer la guerre, les injustices, l'indifférence des êtres humains, le racisme, l'inconscience.


Ainsi, à la fois, dieu et diable, l'homme hésite et oscille sans arrêt entre le bien et le mal.

L'homme, à la fois dieu et diable, est bien le résultat de cette antinomie, de ces deux images opposées, il est le pire et le meilleur !

Le meilleur, c'est sa créativité, sa passion pour les arts, la beauté !

Cultivons cette passion pour la culture qui est essentielle ! L'homme produit, ainsi, des chefs d'oeuvre inoubliables qui apportent bonheur, harmonie, réflexion au monde.

C'est, là, ce qui fait la valeur de l'être humain, la capacité à s'épanouir dans la création, à partager ses émotions...

Le partage et non la division, c'est ce qui devrait l'emporter dans un monde moderne de progrès !




 

 

 

L'homme entre dieu et diable...
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 16:53
Encore une pétition pour le baccalauréat...

 



Comme souvent, ces dernières années, les épreuves du baccalauréat suscitent des contestations, de la part des candidats... Lors de cette session 2015, c'est l'examen d'Anglais qui a provoqué des remous : une pétition a même été lancée sur internet, pour remettre en cause une des questions posées qui a été jugée incompréhensible.

La pétition, mise en ligne et rédigée par les élèves a, elle-même, été commentée dans certains journaux.

En voici la teneur :

"La majorité des élèves au bac n'ont pas pu répondre à la question M [à l'épreuve d'anglais,] car jugée trop difficile. Il est important de formuler des questions avec rigueur et clarté. Nous demandons donc aux différents représentants de l'éducation nationale de regarder de plus près la correction de cet question (sic) et sa notation. Car en effet, cette question laisse à désirer sur sa complexité et sur sa compréhension par les élèves. Nous avons pu noter que certains élèves avait (sic) perdu du temps dans la réflexion sur la question. Cela a donc créer (sic) des externalités négatives sur l'ensemble de la copie car ils n'ont pas eu le temps de finir à temps. » Près de 9 000 élèves de terminale l'ont signée en moins de 24 heures...

De fait, on peut constater les fautes d'orthographe qui parsèment ce texte, ainsi qu'un pléonasme "car, en effet". On peut remarquer, au passage, l'expression "externalité négative" qui semble carrément empruntée au jargon de l'éducation nationale.


Les fautes d'accord sont, elles-mêmes, flagrantes : accord défectueux du sujet avec le verbe, ou celui de l'adjectif démonstratif  avec le nom : l'auteur de la pétition aurait dû relire sa copie, ce que les élèves font de moins en moins.

Dès lors, la pétition perd de son retentissement et de sa valeur : des élèves qui maîtrisent mal leur propre langue se permettent de contester une épreuve de langue anglaise !
Cette pétition a, d'ailleurs, été chahutée et moquée par d'autres candidats...

Elle révèle, aussi, une forme d'inconscience de la part de certains élèves qui rédigent, sans trop se soucier de la forme...

L'argument donné de la perte de temps sur la question posée peut prêter, aussi, à sourire, quand on sait que nombre de candidats n'utilisent pas tout le temps qui leur est accordé pour chaque épreuve : nombre d'entre eux sortent de la salle d'examen, bien avant l'heure.

Mais, la mode est à la contestation : on a beaucoup critiqué, aussi, le choix d'un texte de Laurent Gaudé, pour l'épreuve anticipée de français dans les séries S et ES.

Il est vrai que cet auteur est peu connu des élèves, mais ce n'était pas, là, l'essentiel : le sujet portait sur le registre tragique et pour un élève qui avait bien travaillé son programme de première, le texte était abordable : un monologue tragique, un destin brisé, des rêves perdus.

Alors que les parents contestent certaines notes, certaines décisions des enseignants, on ne s'étonnera plus de voir les élèves eux-mêmes récriminer contre des questions embarrassantes qui leur sont posées.

L'autorité des enseignants, battue en brèche, ne cesse de reculer et on voit, là, encore, une façon de refuser les difficultés, les embûches inhérentes à tout examen.

La vidéo mise en ligne en même temps que la pétition n'est pas, elle même, très subtile : "Nous voulons notre bac !" Cette inscription apparaît sous forme de commentaire, "nous voulons notre bac", une façon de dire : "Nous l'exigeons !"


D' ailleurs, le baccalauréat a perdu de sa valeur, en raison, justement, de trop nombreuses concessions faites aux élèves : il serait temps de revenir à un véritable niveau d'exigence pour que cet examen retrouve, enfin, tout son prestige !


 


 


http://dai.ly/x2uqaz1


 

 

 

Encore une pétition pour le baccalauréat...
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 16:48
L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre...

 

 

 

Il est temps de célébrer l'adjectif et toutes ses vertus ! Il est temps de redorer le blason de l'adjectif, devenu si rare ou rebattu !

De grâce, laissons de coté les "super", "extra" et redonnons aux adjectifs la place qu'ils méritent !

On aime leurs nuances infinies, l'adjectif peut rendre un texte brillant, éblouissant, chatoyant, éclatant, lumineux, ardent, fulgurant !

Il peut, parfois, être familier, populaire, et restituer une forme de simplicité et de modestie.

 

L'adjectif s'adjoint au nom pour le compléter, le qualifier, lui apporter toutes sortes de nuances... Que serait un texte, sans les adjectifs ?

Que pourrions-nous écrire, sans eux ?

Un texte privé d'adjectifs serait comme un corps sans âme, une fleur sans couleur...

L'adjectif nous permet d'exprimer tant de sentiments divers, tant d'appréciations sur les événements, les êtres, les objets, les êtres.

Le mot lui-même avec ses différentes consonnes, dentale sonore, chuintante, gutturale "c", dentale sourde, fricative à la fin, semble suggérer une diversité, une richesse étonnante de qualification...

L'adjectif fait preuve d'une certaine souplesse : il peut, même, devenir un nom quand il reçoit un article, on dit, alors, qu'il est substantivé : "les pauvres, les riches, les petits, les grands..."

L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre pour évoquer les couleurs, les formes, les substances, les textures de tout ce que l'on veut décrire...

Grâce à lui, on peut suggérer des parfums doux ou prégnants, des sons apaisants ou tonitruants...

Ce mot venu du latin "adjectum", participe du verbe "adjicere", "ajouter" n'est-il pas le complément indispensable du nom dont il vient préciser le sens ?

Tant d'adjectifs, dans notre langue, nous aident à exprimer tant d'idées !


"Rouge, rocheux, pourpre, flamboyant, légère, fragile, vive, intense, rougeoyante, volatile, cotonneuse, diaphane, subtil, ondoyant, lumineuse, élégante, rubescente, sombre, délicat, prégnante, lourde, virevoltant !"

Que de mots, et que d'expressivité dans les sonorités, les formes !

L'adjectif, substance même d'un texte, ajoute lumière, mouvement, force, intensité à une description, il permet d'animer une phrase.

L'adjectif qui s'accorde en genre avec le nom revêt, aussi, différents aspects : masculin ou féminin, il se colore de résonances particulières.

Il demande une recherche attentive : il faut trouver le mot juste qui restitue les sentiments, les idées que l'on veut mettre en valeur.

Beau prolongement du nom, l'adjectif peut précéder le substantif ou le suivre, et, là encore, il peut produire des effets différents.

Il peut entrer dans toutes sortes de figures de style : oxymore, redondance, effets d'insistance, rythmes binaires ou ternaires, hyperboles...

Il offre tant de possibilités ! 

Il admet différents degrés de significations : comparatif, superlatif, adverbes d'intensité viennent encore nuancer, à l'infini, le sens de l'adjectif et lui donner plus de relief...

Il peut souligner un éloge, mettre en valeur un blâme, il peut marquer une révolte soudaine et virulente, une vive indignation ou une admiration insistante.

Que de ressources dans l'adjectif, que de variétés !

 

N'oublions pas d'utiliser des adjectifs, pour donner plus de force, d'intensité, de vérité à l'expression des idées, pour nuancer et affiner une description, pour animer un récit...


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre...
L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre...
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 16:28
Nous goûterons au bonheur des cigales...

 

 

 

Les cigales aux couleurs d'ambre, cachées, secrètes, mystérieuses font, enfin, resplendir leurs voix, dans les arbres environnants...


Les nymphes de l'été peuplent, à nouveau, les pins qui résonnent de leurs chants lumineux ! Les nymphes de l'azur sont là, enfin ! 

Cigales de toujours ! Tettix la grecque, cicada, la latine ! Elles envahissent les arbres de leurs voix impérieuses.

Leurs paroles se perpétuent d'arbre en arbre, elles couvrent le ciel de leurs éclats chaleureux.

"Que l'été, le temps du bonheur, le temps des ravissements, commence ! Que des éblouissements nouveaux nous étonnent et nous emportent !

Que des nuits étoilées nous saisissent dans leurs replis lumineux !

Que des senteurs nouvelles renaissent, parfums de menthe, de thym, de romarins !"

Bientôt, les pins vont s'exalter des chaleurs de l'été... Bientôt, des embruns marins vont nous bercer de doux envols de lumières, et de parfums ambrés...

L'air se remplit d'un foisonnement de murmures d'oiseaux, et d'insectes virevoltants, l'air se répand en frissons de plaisirs.

Nous goûterons au bonheur des cigales, nous nous enivrerons de leurs chants !

Nous nous abreuverons de leurs murmures infinis et soyeux !


Les cigales sont de retour, elles nous promettent des enluminures, des soleils renouvelés, elles nous promettent tant d' ardeurs et de découvertes !



 

 

 

Photo : rosemar

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 14:55
Comme une vieille nostalgie...

 

 

 


La rumba, danse cubaine, née au 19ème siècle, symbolise bien une forme de nostalgie, un passé révolu, plein de charmes...

C'est ce symbole qu'a choisi Alain Souchon, dans une de ses chansons les plus célèbres, Y a de la rumba dans l'air.

Un air de musique évoque des décors, des images, un "smoking de travers", un casino devenu "tas de pierres".

Mais le poète semble dire à un autre personnage qu' il ne faut pas se laisser enfermer dans un passé trop lointain : il refuse de céder à cette fuite vers un autrefois perdu, comme  le suggèrent les négations dans les expressions : "'J te suis pas dans cett' galèr' Ta vie tu peux pas la r'fair'.

Les sonorités de gutturales "r" assez dures soulignent une forme de tristesse, liée à la nostalgie.

Le poète s'adresse, familièrement, à un interlocuteur, en le tutoyant, en l'appelant "pépère". Ainsi, la chanson revêt un caractère universel.

La belle expression  "chercher des morceaux d'hier" traduit bien cette quête du passé, de manière imagée et concrète, d'autant qu'il s'agit de fouiller dans "des gravats d'avant guerre."

On voit aussi un "casino" devenu "un tas de pierres." Le thème des ruines évoque, immanquablement, un passé ancien et très lointain.

Et l'auteur invite son interlocuteur à "brancher ses écouteurs par ici", à vivre, enfin, dans le présent, au lieu de se retourner vers le passé...

D'autres évocations sont liées à ce passé : la "bugatti", les "soirées de gala sur la Riviera." Et on perçoit le bonheur de celui qui se réfugie dans ces souvenirs, comme le suggèrent les mots "guili, guili", l'interjection "o la la."

Mais, pour le poète, tout cela n'est qu'illusion et il n'y voit qu'une "galère". Ce terme péjoratif et familier souligne le fait que la nostalgie peut, aussi, être source de souffrance.
 
Une autre évocation nostalgique apparaît : des amours perdues, semble-t-il avec l'image de ces " yeux de grand's fill's bleu marin's Tout's alanguies pour nuits de Chine Sur les banquettes de molesquine des Limousin's."
 
On voit, là, un monde ancien, révolu, fait de luxe, de rareté, de paresse.
 
Un" long baiser" symbolise, aussi, ce monde fait d'oisiveté, de bonheur perpétuel. Et d'ailleurs, ce baiser est désormais "fini", impossible.
 
Alain Souchon arrive à restituer toute l'ambivalence de la nostalgie : faite de bonheur et de désarroi, elle ne doit pas envahir l'esprit...

La mélodie douce, tendre et balancée, composée par Laurent Voulzy, suggère, aussi, ce mélange de bonheur révolu et de mélancolie...

 

Cette chanson au style imagé, familier nous berce d'une musique pleine de réminiscences : chacun d'entre nous regarde, avec tendresse et émotion, son passé, a même, parfois,  tendance à le magnifier...
 
http://youtu.be/ZgDpyppaa74
 
 
 
 
 
http://youtu.be/DvoVOJwVhJM
 
 
 
 

Photo : rosemar

 

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:40
Dangereuse burqa...

 

 

 

Dangereuse burqa !


Après un double attentat suicide qui a fait 33 morts, lundi, à N'Djamena, le gouvernement du Tchad  a pris des mesures drastiques : il a décidé d'interdire, purement et simplement, le port de la burqa.

On peut rappeler que le Tchad est un pays majoritairement musulman. Le chef du gouvernement a déclaré notamment : "Le port de la burqa doit cesser immédiatement à compter de ce jour, non seulement dans les lieux publics et les écoles mais sur toute l'étendue du territoire."
Ces attaques n'ont pas été revendiquées, mais le Tchad les a attribuées au groupe islamiste nigérian Boko Haram. 


 Considérée comme un véritable camouflage, la burqa présente un danger indéniable : ce vêtement qui ne laisse voir que les yeux permet à quiconque de se cacher, de dissimuler des armes, de maquiller son identité....

La burqa, avec ses plis amples, ses formes incertaines, peut envelopper un corps d'homme et tromper son monde.

En France, la burqa est normalement interdite dans les lieux publics, mais, de fait, on en voit de plus en plus dans les rues, dans les magasins, dans l'espace public.

Pour des raisons de sécurité évidente, il est urgent de mettre en oeuvre des mesures efficaces, pour interdire de tels vêtements qui ne permettent pas de discerner l'identité de celui ou celle qui le porte.

La burqa, c'est l'opacité totale : on ne voit pas le corps, on ne voit pas le visage, on ne voit rien de la personnalité.

Le voile intégral n'est-il pas, en lui-même, une marque d'intégrisme ? Il est excessif, démesuré et contraire au droit des femmes : pourquoi les femmes seules devraient-elles occulter leur visage, leurs cheveux ?

On perçoit, là, une sorte d'apartheid sexuel et en plus, ce vêtement peut dissimuler des intentions malveillantes...
Par ailleurs, la burqa qui vise à cacher est, aussi, terriblement voyante : elle flotte autour de la personne, elle s'épanouit, se répand.

Les femmes doivent être, enfin, libérées de ce carcan imposé par des croyances religieuses d'un autre temps. La burqa enferme la femme, la sépare du monde et l'empêche de profiter de l'air du temps.

Dangereuse burqa ! Pour les femmes qui ne peuvent s'épanouir, prisonnières de traditions et de vêtements encombrants, gênants...

Dangereuse burqa ! Car elle rend impossible le reconnaissance de l'identité des gens.

Lourde burqa ! Symbole du droit des femmes bafoué, signe de l'asservissement de la femme qui ne peut même pas se vêtir comme elle le souhaite, mais comme le désire son père ou son mari.

Encombrante burqa ! Dans un monde moderne, la femme ne devrait pas être considérée comme un être différent, ayant l'obligation de porter certaines tenues plutôt que d'autres.

La burqa appartient à un monde d'autrefois, où la femme, soumise à des lois d'un autre temps, n'avait pas sa place dans la société, devait vivre enfermée et prisonnière de ses vêtements.

Oui, la burqa devrait appartenir au passé, elle paraît totalement inadaptée dans un monde moderne, où la femme doit accéder aux mêmes droits que les hommes, où la femme ne doit plus être considérée comme un être à part.

La burqa, faite pour voiler et couvrir le corps (telle est l'étymologie du terme) est un vestige d'un passé révolu où la femme, asservie, soumise, devait se plier à des codes vestimentaires d'un autre âge...


 

 

 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2015/03/05/afghanistan-des-hommes-defilent-en-burqa-dans-les-rues-de-kaboul_4588231_3216.html

 

 

 

 

 

Dangereuse burqa...
Dangereuse burqa...
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