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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 08:17
Un étal de Provence...

 



En Provence, les petits producteurs présentent, parfois, au bord des routes, des étals de fruits et de légumes hauts en couleurs... C'est un régal d'admirer tant de formes, de teintes, de variétés, de tableaux étincelants.

Les tomates font briller des éclats de rouges et de xanthes éblouissants... tomates roses marbrées de blancs, d'autres lie de vin avec des teintes allant du rouge sombre, au noir...

Tomates jaunes, orangées, aux embruns de chrysanlines, les fruits lisses ou plissés révèlent des formes hétéroclites.

Certains s'épanouissent, tout en rondeurs, avec des craquelures, des rebondissements de peaux, des ondulations...

D'autres présentent des surfaces lisses, ovales et reflètent des éclats de lumières...

Les couleurs se juxtaposent, créant des tableaux foisonnants de formes et de teintes variées : jaune, rouille, vert, bruns.

Les tomates branches alignent leurs bras de serpents verts et leurs étoiles de pédoncules...

Les melons zébrés, aux reliefs touffus, rayés de verts se prélassent dans des paniers, parmi des brins de paille.

Les melons de Cavaillon font songer à des astres de lunes rondes, parcourus de frissons et de méridiens aux larges teintes vertes.

Les abricots, aux tons veloutés, se parent de teintes nuancées de bruns, de jaunes et d'orangés.

Les pêches semblent se couvrir d'un sucre blanc saupoudré sur les fruits bien ronds.

Sur des étagères, on peut admirer quelques pots de bouquets de basilic, des flacons d'huile d'olive alignés, des sachets d'herbes en toile de jute.

Les parfums s'exaltent dans l'air du midi : les odeurs de tomates, de melons, de basilic parcourent l'étal et annoncent des saveurs à venir, tout le plaisir des senteurs de Provence...

Dans les cagettes bien alignées, on apprécie une présentation harmonieuse de ces fruits et légumes, un ordonnancement calculé, un goût de la composition qui fait penser à une recherche picturale.

Les fruits composent des tableaux de l'été inoubliables, les fruits forment des "natures mortes" aux teintes douces et intenses, un bonheur pour tous les regards, une exaltation de tous les sens....


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 08:56
La Chine face à une catastrophe majeure...

 

 


L'ampleur de la catastrophe de Tianjin, dans le nord est de la  Chine, se révèle, chaque jour, de plus en plus préoccupante : le dernier bilan officiel fait état de 112 morts, vingt et un pompiers figurent parmi les victimes, on a dénombré plus de 700 blessés, la population a été évacuée dans un rayon de 3 kilomètres, en raison d'émanations toxiques très dangereuses...

Mais ce bilan reste provisoire, puisque, on le sait maintenant, ces émanations de cyanure de sodium peuvent produire des effets délétères à court et à long terme.

Encore une fois, la Chine se retrouve prise à son propre piège, celui de la démesure industrielle, celui du manque de sécurité de certains sites placés près des villes, et des habitations.


Il semble bien, désormais, que cette catastrophe soit due à des imprudences inadmissibles : les populations qui vivent sur ce site portuaire n'étaient même pas informées du danger potentiel de ces installations chimiques industrielles.

La Chine a déjà connu maints problèmes de pollutions chimiques : nombreuses rivières contaminées, atmosphère saturée de particules nocives... on se souvient de certaines images surréalistes de grandes villes chinoises engluées dans un brouillard toxique.

Et cette nouvelle catastrophe vient illustrer, encore, le peu de précautions que prend le gouvernement chinois, pour protéger ses populations.

Les autorités ont, même, fait, après la catastrophe, de la rétention d'information, concernant le danger des produits contenus sur le site de Tianjin.

Face à cet accident majeur, on fait ce constat accablant : la croissance à tout prix conduit au pire, des gens modestes sont sacrifiés au nom d' une industrie triomphante... des pompiers, des ouvriers sont morts, au cours de ces explosions qui ont ravagé le site portuaire.

Vers quel abîme nous conduit ce monde où l'industrie et ses profits ne tiennent plus compte de la sécurité et du bonheur des gens ?

La Chine devient le modèle même d'une expansion débridée, sans contrôle réel, sans garde-fou.

Bien sûr, des catastrophes se sont produites, aussi, dans d'autres pays : on songe à celle d'AZF à Toulouse, le 21 septembre 2001, qui a provoqué l’explosion d’un stock de nitrate d'ammonium, causant la mort de 31 personnes, faisant 2 500 blessés et de lourds dégâts matériels.

Et en Chine, plus qu'ailleurs, on voit aussi, à travers cette catastrophe, que l'industrie devient un danger pour les populations, en raison de ces usines gigantesques qui s'implantent près des villes...

Le peuple de Tianjin se révolte : on comprend le désarroi des familles de victimes, d'autant que les autorités pratiquent la politique du silence, elles ont même caché, pendant un certain temps, la présence de cyanure de sodium, sur le site.


Quelles seront les conséquences de cette catastrophe ? Difficile de le dire, mais quand on voit les images de flammes, d'embrasements, l'énorme cratère creusé par les explosions successives sur le site, on ne peut que s'inquiéter de la suite...

Le profit, la rentabilité font fi de la vie des êtres humains, dans un monde où on oublie la protection des populations dans un seul but : la croissance, l'argent.

 

 

Articles sur la Chine :


http://rosemar.over-blog.com/article-pekin-ville-de-fantomes-114906923.html
 

http://rosemar.over-blog.com/article-toutes-les-couleurs-des-rivieres-chinoises-116194564.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-obesite-chinoise-119528100.html

 

 

http://rosemar.over-blog.com/article-urticaire-chinoise-118643452.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-j-ai-achete-des-vetements-chinois-120765457.html

 

 

 

 

La Chine face à une catastrophe majeure...
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 09:05
La nacre révèle une douceur infinie...

 

 

La nacre se pose joliment sur les coquillages : nacre brune, rosée, couleurs de perles, nacre brillante, translucide...

La nacre déroule des paysages, des embruns de vagues.

Les teintes de bruns, de rose et de blanc s'entremêlent indéfiniment. Des reflets s'irisent de marbrures grisées.

Le coquillage se revêt d'une parure somptueuse, d'éclats de lumières, d'envols de nuées aux teintes si variées.

Le coquillage s'orne de reliefs sinueux, devient oeuvre d'art, il s'illumine de dorures et devient un paysage céleste, on y voit des couchers de soleil, des teintes d'aurores, des ciels d'orages, des vols de mouettes.

On y voit des écumes marines qui s'échouent sur des plages, on y observe des archipels, des trouées de lumières, des dentelles ouvragées, des résilles rougeâtres.

La nacre embellit les coquilles, les transforme en tableaux mordorés.

Les bords transparents laissent apparaître la lumière...

Cornalines ! Le coquillage, sous la nacre, devient pierre précieuse, rouge grenat, escarboucle incandescente !

Le coquillage rubescent éblouit les regards.

A l'extérieur, d'autres minuscules coquilles viennent s'accrocher et forment des entrelacs noueux, des volutes blanches, des contours, des boucles, des arabesques étonnantes.

La coquille devient galet rugueux, empli d'anfractuosités, de replis qui semblent s'animer.

Des reliefs de volcans aux bords troués se dessinent.

La coquille grouille de vie, de mouvements.

A l'intérieur, la nacre est si douce, si lisse au toucher, si voluptueuse ! Contraste étonnant de textures !

La nacre révèle une douceur infinie !



 

 

 

Photos : rosemar

Coquillage   auteur : Clément Bucco-Le chat   creative commons

Coquillage auteur : Clément Bucco-Le chat creative commons

La nacre révèle une douceur infinie...
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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 09:07
Nous les suivons, avec bonheur, dans leur périple aquatique...

 

 



La décision est prise : l'après-midi sera consacrée à une baignade dans la piscine... Bon, la piscine, ce n'est pas la mer, avec ses embruns marins, son air vivifiant, ses vagues, ses remous, ses algues, son murmure inlassable, mais c'est une occasion de nager, de se détendre, de s'aérer, car c'est une piscine en plein air que nous avons choisie, pour cet après-midi aquatique...

 

Tout autour, des cèdres, des pins vrillent le ciel et apportent un charme particulier à la baignade, un environnement naturel et somptueux.

Les petites sont ravies : elles vont pouvoir montrer à tout un chacun les progrès qu'elles ont accomplis depuis l'année dernière...


Et nous ne sommes pas déçus : dès notre arrivée, c'est un festival de sauts dans l'eau, de nage coulée sous les cordes, des courses inlassables dans l'eau... A six et huit ans, elles sont insatiables, elles ont déjà apprivoisé l'eau, grâce à de nombreux séjours à la mer et des séances de natation en piscine.

Affublées de petites lunettes de couleurs, elles évoluent dans l'eau, telles des sirènes accomplies...

Les plongeons ne sont pas encore parfaits, mais elles n'hésitent pas à se lancer, les pieds joints dans l'eau.

Les cheveux ruisselants, la plus petite ne maîtrise pas encore bien la brasse, mais elle aime à se fondre dans l'eau, pour passer sous un obstacle.

Toutes deux bravent l'eau, la domptent, avec tant d'ardeur, et d'enthousiasme !

Nous les suivons, avec bonheur, dans leur périple aquatique, les rires fusent, c'est le temps des vacances, du bonheur de nager avec les grands qui sont aussi sollicités.

La plus petite adore se mettre sur nos genoux pour sauter acrobatiquement dans l'eau... Les deux fillettes apprécient, aussi, d'être saisies à bras-le-corps par deux adultes et soudain balancées dans l'eau...

Cette chute vertigineuse s'accompagne, tout de même, d'un décompte rythmé qui suscite à la fois peur, émotion et enthousiasme : "A la une, à la deux et à la trois !"

Nous applaudissons toutes ces figures acrobatiques qui ravissent petits et grands...

Dans l'eau, les filles se mesurent, aussi, entre elles, jaugent leurs capacités, elles rivalisent de sauts, se lancent des défis, et ainsi progressent dans cet apprentissage de l'eau, cet élément si fluide qu'il paraît, à la fois, facile et incertain...

L'eau leur permet de s'épanouir, de tester leurs capacités, de vivre intensément des moments de bonheurs partagés.

Nous encourageons leurs exploits, et elles sont pleines de fierté, quand nous applaudissons tous les progrès accomplis.

Et les progrès sont évidents : les sourires épanouis nous montrent une aisance dans l'eau, les gestes sont assurés, le bonheur de se retrouver dans l'eau est manifeste.

L'après midi passe très vite, le moment de repartir arrive et les fillettes voudraient ne jamais quitter l'eau et ses ondoyances.

A regret, elles rejoignent le bord de la piscine, et sortent de l'eau, comme étourdies de tant d'activités et de joies : leur sourire rayonnant en dit long sur tout le bien-être qu'elles éprouvent !

Sereines, elles savourent encore, dans leur tête, tous ces bonheurs de l'après midi, leur silence révèle, alors, un apaisement infini...


 


 

 

 

Photos : rosemar

Nous les suivons, avec bonheur, dans leur périple aquatique...
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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 09:03
L'Assomption, un mot plein de mystères...

 

 


Aujourd'hui, nous fêtons l'Assomption, un mot venu du latin, un mot familier mais quelque peu mystérieux... qui connaît le sens exact de ce mot religieux, ancien ?

Ce terme réunit des consonnes variées, une double sifflante, empreinte de douceur, une labiale pleine de charme, une sifflante encore, et deux voyelles nasalisées qui suggèrent bien une envolée, une élévation...

Ce mot suscite la curiosité : peu employé, il évoque essentiellement une fête religieuse consacrée à la Vierge Marie, il en revêt une dimension mystique et une étrangeté supplémentaires...

Il est curieux de voir que nous utilisons certains mots, sans en connaître exactement la signification, tout le monde parle de l'Assomption de la Vierge, mais peu de gens savent ce que ce mot signifie.

On confond d'ailleurs parfois deux termes bien distincts : l'Ascension, et l'Assomption, car les deux mots se ressemblent, mais ont des sens bien distincts.

Ce nom magnifié, solennel vient, en fait, d'un verbe latin, "assumo" ou "adsumo", "prendre, recueillir".

L'Assomption est l'enlèvement miraculeux de la Vierge au ciel par les anges.

On connaît de nombreuses représentations picturales de l'Assomption de la vierge : elle est entourée d'anges qui l'enlèvent vers le ciel et l'accompagnent dans son envol céleste...

Tableaux de Rubens, Poussin, Prud'hon, Murillo, Le Titien, tant de peintres ont représenté cette scène religieuse.

Des tableaux grandioses, emplis de mysticisme, pleins d'élégance, aux couleurs contrastées de blanc, de bleu, d'ocre.

Dans ces tableaux, les anges semblent porter et enlever Marie vers le ciel, on voit des envolées de drapés du châle de Marie...

Bras levés, les yeux tournés vers le ciel, la vierge, dans un halo de nuages, semble s'envoler, grâce à des anges qui l'escortent et l'accompagnent.

Le voile bleu qui l'entoure virevolte dans les airs, avec grâce et harmonie, formant des vagues sinueuses.

Les anges, ou angelots aux cheveux longs bouclés enlèvent Marie, la transportent dans un mouvement aérien, plein de grâce et d'harmonies.

La scène nous fait ressentir les souffles du vent qui enveloppe les vêtements et les fait voler.


L'Assomption a suscité bien des oeuvres d'art : des peintures, des sculptures, des dessins, des vitraux.

Le mot lui-même suscite l'imagination, le rêve, il comporte une part de mystères dans les sonorités majestueuses qui le composent...

Les voyelles nasalisées, notamment, évoquent comme un ralentissement, la scène semble, ainsi, se dérouler dans un ralenti plein de délicatesse.

Voilà encore un mot venu du latin, un mot ancien, chargé d'histoire, de résonances religieuses, un mot qui étonne, suscite la curiosité, la ferveur, pour certains.

Voilà un mot empli de charmes mystérieux, associé à des oeuvres d'art somptueuses qu'on n'a pas fini de découvrir et d'admirer...



 

 

 

 

 

Photo en haut de l'article : tableau de Le Brun

Albâtre de Nottingham

Albâtre de Nottingham

Tableau de Otto Venius

Tableau de Otto Venius

Vitrail à Noirterre

Vitrail à Noirterre

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:34
La persienne à demi refermée...

 

 

"Il y a un monde qui appartient à la rive du Léthé. Cette rive est la mémoire. C'est le monde des romans et celui des sonates, celui du plaisir des corps nus qui aiment la persienne à demi refermée ou celui du songe qu l'aime plus repoussée encore jusqu'à feindre l'obscurité nocturne ou qui l'invente. C'est le monde des pies sur les tombes. C'est le monde de la solitude que requiert la lecture des livres ou l'audition de la musique."

Dans cet extrait de son oeuvre, Les ombres errantes, Pascal Quignard évoque deux de ses passions, la lecture et la musique, qui exigent solitude, repliement sur soi, contemplation... Le silence, la lecture, la mort, l'amour sont ses thèmes de prédilection, et la "persienne"suggère, ici, un monde caché, secret, celui de l'amour et de la sexualité...



La persienne nous ouvre un espace de demi-pénombre, de lumières tamisées, elle protège et laisse entrevoir un semblant de jour...

En plein été, la persienne tempère les ardeurs trop vives du soleil qu'elle masque avec douceur...

Le mot "persienne" suggère sensualité, douceur, bonheur : labiale initiale, sifflante "s" donnent à ce nom des sonorités pleines d'harmonies.

La gutturale "r" lui apporte un peu d'âpreté et de mystères, un monde secret semble vivre derrière les persiennes.

Ces volets à claire voie laissent passer un jour timide, et offrent une douce intimité.

Les persiennes évoquent le sud et ses chaleurs brûlantes du midi, quand les soleils diffusent leurs ardeurs redoublées, quand les arbres s'embrasent de lumières.

Les persiennes se ferment, alors, dans une ambiance feutrée, alors que les murmures des cigales s'enflamment dans un chant exacerbé.

Douce pénombre bienvenue au coeur de l'été, doux éclats de lumières qui transpercent les entrelacs des volets.

Des rais de clarté se forment, se dispersent, éclaboussent l'obscurité apaisante, ils dessinent le soleil dans l'ombre, le magnifient...

Le soleil, divisé et dupliqué, se diffuse avec douceur, dans une ambiance de rêve et d'harmonie.

A l'intérieur des maisons, bien à l'abri, les persiennes viennent adoucir les chaleurs les plus vives, elles les tempèrent dans une douce harmonie.

La chaleur nous berce de ses murmures de cigales, elle nous entraîne dans un monde de rêves.

Les persiennes évoquent aussi l'orient, la Perse, un monde différent, fait de dunes, d'ondoyances, de mystères...

Des palais orientaux, aux luxes inouis, se dessinent, nous font voir des ombres secrètes, des moucharabiehs.


Les persiennes nous transportent vers l'orient, l'Egypte, le Nil et ses oasis, ses temples sacrés, des monuments d'autrefois, des pyramides obscures, des Sphynx lumineux....

Les persiennes restituent une douce atmosphère, nous font goûter aux bonheurs et aux harmonies de l'été.


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

La persienne à demi refermée...
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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 08:48
Kalamata et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque !

 

 


Il est des produits de qualité dont on se souvient : les olives grecques constituent un de ces mets d'exception qui agrémentent avec bonheur les salades de l'été...

Charnues, épanouies, les olives de Kalamata ont un goût fruité qui ravit les papilles.

Kalamata ! Voilà un nom qui fleure bon le terroir grec ! 

Kalamata, et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque ! Que de poésie et d'exotisme dans ce seul nom !
 
Καλαμάτα, la vierge aux beaux yeux !

Nous voilà transportés dans la campagne grecque ! Des oliveraies à perte de vue, des senteurs de thym, de romarin, la mer toute proche, le Péloponnèse, le mont Taygète...

Nous voilà au pays d'Ulysse, le héros aux mille tours dont le périple fascine et hante tous les esprits !

Vert tendre, blanc-bleu des arbres, aux teintes d'opale, oliviers sacrés, aux formes somptueuses.

Branches noueuses, tortueuses, troncs dupliqués, blanchis et ravinés par le temps !

Bras sombres, ténébreux sur des ciels azuréens...

Des arbres dont on admire les formes diverses, les teintes adoucies dans les campagnes de Provence...

Des arbres venus d'un lointain passé, qui séduisent tous les regards...

Culture millénaire ! L'olivier est sacré en Grèce, on se souvient que la déesse Athéna en fit l'offrande à la ville d'Athènes.

Le nom de l'olive évoque immanquablement les rives méditerranéennes, ses collines pentues où s'accrochent des arbres séculaires, des restanques caillouteuses où s'arrondissent des oliviers aux teintes éblouissantes sous le soleil du midi... ce mot venu du grec, ἐλαίς, et ἐλαίϝα, elaiva, par l'intermédiaire du latin : oliva, résonne de parfums ensoleillés.

L'olive a toujours occupé dans la culture grecque, une place de choix : dans l'antiquité, l'huile était utilisée pour l'éclairage, les soins de beauté, les soins du corps.

Symbole de force et de sagesse, l'olivier était une récompense pour les vainqueurs des Jeux olympiques qui recevaient une couronne en rameau d'olivier.

Un goût fruité, des couleurs moirées, une chair délicieuse, comment résister à ces olives venues du sud, aux teintes mordorées ?

Des teintes sombres, des reflets ambrés, des éclats de miroirs qui répercutent la lumière, ces olives chargées de soleil nous parlent de ces terres arides où poussent des oliviers millénaires.

Conservés dans de l'huile d'olive, les fruits s'imprègnent de saveurs enivrantes et ensoleillées... 

L'olive par ses formes rondes, ses teintes mordorées évoque le soleil, une nature généreuse en lumières.

La cuisine méditerranéenne dont on vante, souvent, les qualités nutritives fait une large place à l'olive, fruit solaire, s'il en est...

Il faut souhaiter que les oliviers de Kalamata soient préservés de la bactérie Xyllella fastidiosa qui a ravagé les terres italiennes... Ces oliviers antiques qui s'étendent sur les côtes du Péloponnèse constituent des trésors du patrimoine grec et les olives de Kalamata nous transmettent un savoir-faire ancestral, celui des paysans grecs qui ont cultivé l'olivier depuis des millénaires...


 


 

Kalamata et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque !
Kalamata et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque !
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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 09:00
Le mépris des filles...

 

 


Un fait divers survenu sur une plage de Dubaï vient nous montrer, encore, le mépris dans lequel sont tenues les filles, dans certains pays : un père de famille d'origine asiatique a préféré laissé mourir sa fille âgée de 20 ans, plutôt que la voir touchée par des mains étrangères...

Alors qu'elle était en train de se noyer, ce père s'est violemment opposé à l'intervention des sauveteurs...
"Je préfère voir ma fille morte que touchée par des mains étrangères", aurait déclaré le père de famille qui se serait opposé violemment aux sauveteurs. L'homme a été arrêté par la police de Dubaï et sera poursuivi par les autorités.

Une fille souillée parce que des hommes étrangers la touchent ?

On voit bien que seules les filles sont ainsi considérées comme des êtres à part, susceptibles de souillures, sous le moindre prétexte...

Et même dans nos sociétés, des femmes violées sont parfois montrées du doigt, jugées coupables du viol qu'elles ont subi...

En France, un viol est déclaré toutes les quarante minutes.
Selon le journal Le Figaro, le nombre de viols dénoncés aux autorités a augmenté de 18 % en cinq ans, avec 33 cas déclarés chaque jour.
 
Au fond, il reste encore bien des progrès à faire pour que les femmes soient considérées comme des êtres humains à part entière, égales des hommes.

On le voit en bien des circonstances : les femmes politiques sont souvent raillées et moquées en raison même de leur sexe, le sexisme est partout... je l'ai moi-même éprouvé quand j'ai publié de nombreux articles sur un site participatif : j'ai eu parfois droit à des lazzis indignes, empreints de sexisme.

 

Dans notre pays, en France, les femmes n'ont toujours pas le droit de s'exprimer librement sur certains sites, sans être la cible de propos troubles ou machistes...

Dans certains pays, les filles sont mariées de force, traitées comme du bétail, des êtres inférieurs, et le machisme s'affiche de manière indigne.

Comment les hommes peuvent-ils encore se conduire, comme s'ils vivaient au moyen âge ?

Brutalité, bêtise, inconscience perdurent chez ces hommes qui ne méritent même plus cette dénomination...

Il serait temps que le monde évolue enfin : les hommes doivent prendre conscience que le sexe n'est pas ce qui définit l'intelligence des êtres et leur droit d'exister en toute liberté.

Le fait divers qui s'est produit à Dubaï nous montre que certains hommes semblent incapables d'évoluer, méprisant la vie des filles, leur déniant le droit de vivre au moindre prétexte...

Ce père indigne n'a même pas eu le réflexe spontané d'aller lui-même au secours de sa fille ! C'est dire le peu de cas qu'il faisait de la vie d'une fille, de sa propre fille !!

 

Le mépris des femmes et des filles est ignoble : il n'est que le reflet de privilèges anciens que les hommes veulent conserver envers et contre tout, pour assurer une forme de domination...

Des privilèges venus d'un autre temps, des privilèges qu'il faut abolir, car ils font subir encore aux femmes des tortures et des sévices inadmissibles.
 

Une jeune femme de vingt ans a perdu la vie, au nom de ces privilèges détenus par des hommes, depuis des siècles. 

 

Une jeune femme est morte, victime de la suprématie des hommes.

 

 

 

 

 

 

Le mépris des filles...
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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 09:16
Abreuvons-nous de la poésie de ce mot !

 

 

 


Le verbe "abreuver" est rempli de poésie : labiale, gutturale entrelacées, fricative sonore, ce mot nous imprègne de sonorités variées, et nous invite à boire avec une certaine avidité pour étancher notre soif...

Abreuvons nous de la poésie de ce mot ! D'autant que ce verbe se conjugue à toutes les personnes et nous offre aussi une variété de formes.

Ce mot associé à la soif en évoque d'autres : "breuvage, abreuvoir, beuverie..."

Le nom "breuvage" est, lui-même, empli de mystères : il fait songer à quelque philtre magique, à une boisson étrange concoctée avec des ingrédients inconnus...

J'aime cette famille de mots pleine de résonances : le verbe "abreuver" peut s'utiliser, aussi, de manière imagée pour évoquer toutes sortes de soifs : abreuvons nous de mystères, de douceur, de générosité, de livres, de mots, de phrases...

Abreuvons-nous aux sources de la connaissance !

Abreuvons-nous de culture, de sensations, de parfums, de couleurs, de sons, de musique, de peinture, de liberté !

 

Buvons à la source de la poésie, redécouvrons le monde...

Voilà un verbe empli de sens et de sensualité, un mot que l'on peut associer à tant d'autres !

Abreuvons-nous de vin, de miel, de soleil, de lumières !

Abreuvons-nous du murmure des vagues, du balancement infini des flots, des senteurs iodées de la mer...

Abreuvons-nous du parfum des fleurs !

Venu du latin "adbibere", "boire, absorber", le verbe "abreuver" se rattache aux origines de notre langue.

Ce mot ancien a subi une évolution phonétique qui l'a transformé : le verbe semble en avoir acquis une dimension et une beauté nouvelles.

Il revit à travers la langue française, avec d'autres sonorités plus suggestives encore, c'est comme si le temps lui avait apporté une autre couleur, d'autres saveurs.

C'est comme si le temps l'avait embelli, magnifié, comme si ce mot avait gagné en résonances, et en éclats !

Les mots évoluent phonétiquement, paraissent parfois très éloignés du terme originel, ils nous font entendre de nouvelles sonorités plus suggestives, plus poétiques, ils se transforment pour s'intégrer dans notre langue.

 

Chargés d'histoire et de sens, les mots nous invitent à l'analyse, la réflexion : ils sont souvent le reflet des idées et des notions qu'ils expriment...

 

Le verbe "abreuver" nous parle du bonheur de la connaissance, d'un enivrement des sens, il nous raconte tant de splendeurs et d'harmonies !

Il nous raconte des sources limpides, des eaux claires, des fluidités, des couleurs de bleu, de blanc, de vert, il nous dit des transparences...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Abreuvons-nous de la poésie de ce mot !
Abreuvons-nous de la poésie de ce mot !
Abreuvons-nous de la poésie de ce mot !
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 14:34
Vénus ou la nuit des étoiles...

 

 



Vénus, la plus brillante des étoiles ! Elle nous a livré, lors des premiers jours du mois de Juillet, un véritable spectacle.

Tous les soirs, après le couchant, vers l'ouest, apparaissaient sur l'horizon, deux points très brillants, Vénus et Jupiter.

Vénus, au nom illustre, Vénus, déesse de l'amour et de la beauté se donnait en spectacle !

Vénus, image de la séduction, Vénus, née de l'écume de la mer, Vénus, la dorée, la céleste !

Plus brillante encore que Jupiter, plus visible, elle semblait envahir le ciel de ses éclats lumineux.

Les deux étoiles placées l'une près de l'autre, se répondaient par leur brillance, rivalisant d'éclats. Elles étaient les premières à se signaler dans le ciel et offraient un tableau empreint de sérénité et d'harmonie.

Il fallait attendre la nuit tombée, pour voir aussi le grand chariot et toutes les étoiles qui composent la voûte céleste. C'est comme si ces deux étoiles avaient eu l'intention d'annoncer l'arrivée de la nuit et des ténèbres.

C'est comme si Vénus et Jupiter voulaient ouvrir le "bal des étoiles" !

Dans la pénombre, au crépuscule, dans la petite obscurité, Venus et Jupiter embrasaient le ciel, de leurs éclats.

On croyait percevoir comme une connivence de ces deux astres qui se donnaient rendez-vous, à la même heure, pour illuminer les soirs d'été.

Belle Vénus ! Puissant et glorieux Jupiter ! Et Vénus l'emportait, par sa taille, sa luminosité sur l'illustre Jupiter !

Quelle majesté dans ce spectacle !

Venus, la déesse de l'amour, a donné son nom à cette planète, dont l'apparence ressemble à celle de la terre.

Vénus, appelée également l'étoile du berger, est plus particulièrement visible dans le ciel : elle permettait, autrefois, aux bergers de s'orienter.

En ces jours du mois d'août, les étoiles se donnent, encore, en spectacle : la grande Ourse est toujours au rendez-vous... 
des étoiles filantes, les Perséides, transpercent, aussi, le ciel.


Il est possible, enfin, de dormir à la belle étoile, en ces jours d'été caniculaires.

Il est possible de s'endormir, sous la protection tutélaire de la grande Ourse, et de se réveiller, au matin, le visage et le regard remplis d'étoiles.

Les nuits étoilées du mois d'août sont les plus belles !

Profitons-en !

 

 

 

Comment repérer quelques étoiles :


http://video.lefigaro.fr/figaro/video/juste-ciel-1-8-trouver-la-grande-ourse-et-l-etoile-polaire/2524592484001/

 

 

 

Photos : rosemar

Vénus ou la nuit des étoiles...
Vénus ou la nuit des étoiles...
Vénus ou la nuit des étoiles...
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Published by rosemar - dans actualité nature
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