Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 16:08
Menu chinois...

 


Aimez-vous le rat, le renard, assaisonnés à la mode chinoise ? En Chine, il est possible de goûter à ces mets nouveaux et "savoureux" : des plats préparés à base de rats, de renards et de produits chimiques présentés sous l'estampille " boeuf et mouton" ont été saisis... en 2013, plus de 20 000 tonnes de produits à base de viandes frauduleuses, destinés à la consommation ont été, ainsi, interceptés.

La Chine n'arrête pas de connaître des scandales alimentaires, en série : on se souvient du tristement célèbre lait à la mélamine, ce produit avait été retrouvé dans du lait en poudre pour nourrissons, de la marque Sanlu, il avait entraîné la mort de 6 jeunes enfants, et en avait contaminé 300 000.

La filière agricole n'est pas épargnée : aimez-vous les choux, les champignons ? Les chinois les conservent et les assaisonnent d'une manière bien particulière ! En 2012, des marchands chinois avaient enduit des choux de formol, pour préserver les légumes et les empêcher de s'abîmer : le formol étant un produit cancérigène, on voit bien les dangers d'un tel traitement, pour le consommateur.

En 2010, des producteurs avaient trempé des champignons dans de l'eau de javel : blanchiment garanti !

En 2014, les autorités chinoises ont destitué huit hauts fonctionnaires, après la mise sur le marché de viande de porcs contaminés par un "virus très contagieux".
 

Cette année, en 2015,  100 000 tonnes de viande congelée, avariée ont été saisies. Certains lots étaient vieux de plus de 40 ans ! Des ailes de poulets, des pièces de boeufs et de porcs, entassées dans des locaux, ont été découverts.


La liste des fraudes alimentaires est longue : la Chine est un pays où les contrôles restent peu rigoureux, insuffisants et on plaint les chinois soumis à des aléas alimentaires graves, susceptibles d'altérer lourdement la santé, voire de provoquer la mort.

Rivières polluées, aliments frelatés, atmosphère chargée de particules nocives, la Chine est en passe de battre des records de problèmes sanitaires.

La croissance à tout prix, les profits, les fraudes, voilà la situation de la Chine !

Voilà les résultats d'une croissance exacerbée qui fait fi de la santé, du bien-être des individus.

D'ailleurs, les chinois ne sont pas les seuls à être affectés par des fraudes et des tromperies alimentaires : le scandale de la viande de boeuf remplacé par du cheval a fait grand bruit, en France et en Europe.

De plus, les additifs alimentaires, dissimulés dans de nombreux produits, sont, aussi, susceptibles de nuire gravement à la santé.

Les pesticides, abondamment utilisés dans l'agriculture, se retrouvent dans nos fruits et légumes : les salades sont même contaminées par des pesticides interdits et par des perturbateurs endocriniens, selon une étude récente de l'ONG, Générations futures.

Notre nourriture devient l'objet d'une industrie effrénée qui ne se soucie plus d'écologie, du respect des règles de la nature.

Notre menu, s'il n'est pas comparable au menu chinois, n'est pas toujours exempt de risques... et de surprises...


 

 

 

 

 

Menu chinois...

Des salades contaminées aux pesticides, en France

Repost 0
24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 16:27
Un simple geste de sa main...

 

 



Une chanson d'amour associée à un "vieux rock'n roll" qui semble, ainsi, s'insinuer dans le coeur de l'amoureux, tel est le thème de cette chanson célèbre de William Sheller.

L'amour naît soudain, d'impressions fugitives, un "simple geste" suffit, parfois, pour le voir surgir, de manière inexplicable : c'est ce que l'on appelle un coup de foudre.

Et c'est bien ce que décrit l'auteur, à travers "un simple geste de la main" qui éblouit et subjugue.

Ce "presque rien" devient, alors, l'essentiel, et cet amour envahit tout, comme le suggère l'expression : "Un simple geste de sa main
A changé jusqu'au bout mes moindres habitudes."

Singulier et pluriel alternent, comme pour suggérer l'emprise que peut exercer le sentiment amoureux.

Le style familier fait penser à une confidence et le poète parle, d'ailleurs, à la première personne, pour évoquer un amour si soudain.

On remarque, aussi, l'emploi de la deuxième personne du singulier, comme si le poète nous faisait part de son intimité, en secret : le lyrisme du texte nous émeut et nous touche, dans sa simplicité... "Je te dis ça c'est entre nous,"

Le poète semble refuser les amours faciles comme le montrent les mots : "les amours de passe-partout", expression originale traduisant le peu de valeur de certains sentiments.

Et, au bout du compte, c'est la solitude qui peut en résulter.

Le refrain souligne la force de cet amour qui submerge le poète : 

"Et si je craque c'est pas des histoires,
Ris en si tu veux, il faudra bien y croire.
C'est comme dans un vieux rock'n'roll"

Le verbe familier "craquer" donne l'impression d'un amour irrépressible, et le verbe "croire" fait de cet amour une attirance quasi-religieuse...

L'amour devient, alors, un air dont on ne peut se passer, "un vieux rock'n roll", qui tourne dans la tête, belle image qui associe les sentiments à la musique.

L'image du "transistor dans la tête" restitue l'omniprésence de la passion qui envahit totalement l'esprit.

Le thème de la folie amoureuse vient renforcer cette impression d'un amour démesuré, avec l'hyberbole : "un fou que rien ne raisonne".
L'amour emprisonne celui qui le vit, comme on peut le percevoir dans les mots :"la bride sur mon cou" mais il emplit la vie, et donne des ailes : il apporte un "mieux", terme élogieux et valorisant.

 

L'amour se caractérise, aussi, par un certain mystère, une incertitude...
"Je sais d'elle encore peu de choses

Mais justement ce que j'en suppose

Est le début d'un jeu qui fait qu'elle m'attire."
Le pronom "elle", très vague, suggère bien toute l'enigme de l'amour...

La mélodie très douce s'amplifie dans le refrain, avec l'évocation de l'air de ce "très vieux rock'un roll", qui semble s'imprimer dans la tête avec insistance, comme si l'amour imposait sa présence de manière irréversible...

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by rosemar - dans chanson poésie musique
commenter cet article
23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 15:15
N'oublions pas le point d'exclamation !

 

 


Le point d'exclamation, trop souvent oublié dans la ponctuation, exprime, pourtant, une variété de sentiments et d'émotions : exaltation, étonnement, admiration, colère, révolte, indignation, joie, bonheurs...

Le point d'exclamation, avec sa petite tige droite qui surmonte le point lui-même, s'élève sur la ligne, pour souligner un point de vue, une description, un récit...

L'exclamation montre que l'on n'est pas fade, neutre, que l'on aime, que l'on déteste, que l'on vitupère ou que l'on fulmine !

J'aime cette ponctuation qui traduit aussi bien la fureur que le bonheur !

Le mot vient du verbe latin "exclamare, crier fortement". L'exclamation n'est-elle pas  un cri, un chant qui s'élève et se répercute ?

Le mot lui-même claque, de ses gutturales réitérées, de sa voyelle "a" redondante, la voyelle nasalisée finale crée une envolée de la voix, les sonorités de sifflante "s" restituent une douceur, une harmonie.

S'exclamer, c'est vibrer, c'est vivre, s'emporter, ou voir la beauté des choses !

Quand un texte est écrit, le point d'exclamation est là pour l'animer, le rendre vivant, le sublimer, parfois.

N'oublions pas le point d'exclamation ! Il souligne tant d'idées, tant d'émotions, les met en vedette.

La ponctuation n'est-elle pas essentielle, dans un texte ? Non seulement, elle assure la compréhension, mais elle permet, aussi, de mettre en évidence un effet de surprise, une peur soudaine, un renversement brutal de situation, un coup de théâtre, un bouleversement, la beauté d'un paysage...

Un paysage qui nous parle, qui nous enivre de sensations, dont on perçoit toutes les harmonies, un ensemble de couleurs, de murmures, de senteurs, des collines où dégringolent des pins, en cascades, une mer aux embruns lumineux, aux vagues sinueuses...

Les couleurs de l'automne qui nimbent les paysages de splendeurs renouvelées, des embruns de roux, des teintes de cinabre !


Un coup de foudre, un élan, une envolée de feuilles, une tempête, un ouragan !

Une révolte contre un monde fait d'injustices, contre la misère, le désarroi des êtres humains, une dénonciation des horreurs de la guerre !


Et l'exclamation restitue tous ces sentiments, toutes ces émotions... Elle appartient au registre lyrique, dans lequel s'exprime la sensibilité d'un auteur. Les romantiques l'ont souvent mise à l'honneur.

Et nous sommes tous, êtres humains, faits pour ressentir toutes sortes de sensations et d'émotions.

Le point d'exclamation nous offre l'occasion de les exprimer avec vivacité et conviction...

Quelles jolies envolées ! Les points d'exclamation décorent les textes de leurs dessins rectilignes, ils dépassent les lettres sur la ligne d'écriture et nous font éprouver toutes sortes de sentiments !



 

 

Photos : rosemar

N'oublions pas le point d'exclamation !
Repost 0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 17:55
La rigueur allemande, une nouvelle fois, mise à mal...

 



L'affaire fait grand bruit, et elle a de quoi surprendre, quand on connaît la fameuse "rigueur allemande", souvent mise en avant par nombre de responsables allemands eux-mêmes...

Après la tragédie de l'airbus de la Germanwings, filiale de Lufthansa, en Mars 2015, où un pilote à la santé mentale fragile, avait précipité son avion sur le sol, c'est, cette fois, la principale industrie de ce pays qui est mise en cause, dans une affaire très grave, puisqu'il s'agit d'une véritable fraude...

Le constructeur allemand, Wolkswagen a reconnu avoir manipulé les données d’émission de gaz polluants de ses véhicules diesel produits aux Etats-Unis, pour contourner les règles antipollution...

11 millions de véhicules dans le monde étaient équipés de ce logiciel de trucage, découvert il y a quelques jours.

Un véritable scandale ! Car cette fraude va à l'encontre des normes de pollution, et vient renforcer et conforter les émissions de particules nocives pour la santé,  produites par les moteurs diésel...

Les allemands seraient-ils donc, contrairement aux idées reçues, des tricheurs patentés ?

On nous a présenté, pendant des années, l'Allemagne comme un modèle de rigueur et un exemple à suivre : il semble que ce mythe soit en train de s'effondrer...

Qu'est devenue la vertueuse Allemagne dont on nous a vanté, maintes fois, et en maintes occasions, les mérites ?

Un peu partout, d'ailleurs, en Europe, c'est le règne de l'argent et du profit qui domine : les industriels n'hésitent pas à sacrifier la santé des gens, au nom du profit, on songe à l'industrie pharmaceutique qui a lancé, en France, sur le marché, des médicaments aux effets délétères, comme le Médiator ou le Crestor...

Les allemands, eux-mêmes, ne sont pas en reste et cette fraude d'un des plus grands industriels allemands nous prouve que nos voisins allemands sont, eux aussi, susceptibles d'être pris en défaut : cette fraude aurait duré plus de 5 ans de 2009 à 2015 !

Une véritable menace pour la santé publique !

Désormais, l'image du constructeur allemand se retrouve bien écornée. Le patron de cette entreprise fait part de "ses regrets", mais le mal est fait.

Le numéro 1 mondial de l'automobile risque de connaître de grandes difficultés : une lourde amende en perspective, une chute inéluctable des ventes, peut-être des emplois supprimés...

Quel gâchis ! Partout, les industriels n'hésitent pas à tricher, à compromettre la santé des gens, pour amasser de l'argent, aux dépens  et au détriment des consommateurs.

Et, même des entreprises de grande réputation, d'une fiabilité qui semblait à toute épreuve, sont touchées par ce phénomène...


 

 

 

La rigueur allemande, une nouvelle fois, mise à mal...
Repost 0
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 15:14
La mode du selfie : un narcissisme exacerbé ?

 

 


Narcisse, ce personnage de la mythologie, obsédé par son image, par sa propre beauté aurait-il fait des émules, à travers ces adolescents et ces adultes qui passent leur temps à se photographier et à se mettre en scène, dans des selfies ?

La mode du selfie se répand partout, les hommes et les femmes politiques sont, aussi, atteints par cette selfiemania, qui envahit les réseaux sociaux.

On peut, désormais, grâce à un portable se photographier, en toutes circonstances, devant un monument célèbre, une oeuvre d'art dans un musée, devant un paysage...

Une façon d'attester de sa présence dans tel lieu, en telle occasion, une façon de montrer aux autres que l'on vit intensément, car ces photos, aussitôt prises, sont expédiées sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Google +.

Les adolescents sont, plus particulièrement, friands de cette activité : on les voit dans les couloirs des lycées, faire des photos de groupe, le sourire aux lèvres.

Ils adorent, ensuite, échanger des photos, les commenter, en rire, s'en amuser et admirer leur propre image : ils sélectionnent, d'ailleurs, les meilleures photos, celles qui les montrent sous leur meilleur jour.

Le selfie mérite bien son nom : c'est un façon de livrer aux autres une image de SOI-MEME, la plus favorable, ou la plus amusante possible...

Cette activité peut être ludique, comporter des aspects sympathiques mais l'abus qui en est fait peut devenir dangereux.

On en oublierait presque de vivre vraiment pour se voir vivre à travers des photos, une sorte de seconde vie par images interposées, donc.

On se souvient que Narcisse, le personnage de la mythologie grecque se perd lui-même, en contemplant sa propre image, par une sorte d'obsession maladive.

Il faut se préserver de cette tentation narcissique, une tendance à laquelle les adolescents peuvent céder facilement.

Le phénomène s'amplifie, d'autant plus que des personnalités influentes, des artistes, des responsables politiques s'adonnent à ce jeu permanent du selfie.

Incroyable ! Il existe, même, dorénavant des perches à selfies qui permettent de prendre des photos à distance !

Certains n'hésitent pas, pour épater leur monde à se photographier dans les situations les plus incongrues, sur le toit d'un train, au bord d'une falaise, à tel point que certaines personnes ont été victimes d'accidents et sont mortes, dans des circonstances absurdes.


Cette mode du selfie révèle bien une forme de narcissisme, contre laquelle il faut lutter : passer son temps à faire des photos ne permet pas de bien vivre l'instant présent, d'autant qu'il s'agit de se montrer en représentation, dans des mises en scène peu naturelles...

 

 

 

 

 

 

 

Illustrations : en haut de l'article, un tableau de John William Waterhouse, Echo et Narcisse

En bas, un tableau du Caravage

La mode du selfie : un narcissisme exacerbé ?
Repost 0
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 12:30
Fouilles romaines à Nîmes...

 

 

Dans le cadre des journées du patrimoine...


J'ai eu la chance et le privilège d'accéder, cet été, à un chantier de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : les fouilles se sont déroulées pendant tout le mois d'août, sur la colline Montaury, sous la direction de l'archéologue Richard Pellé.

L'accès était quelque peu difficile et abrupt, puisque le chantier se trouve au sommet de cette colline pentue...

Entrer sur un chantier de fouilles, c'est un peu comme pénétrer dans un sanctuaire, un lieu mystérieux et magique : on entrevoit des trésors de découvertes... la terre remuée, de tous côtés, laisse imaginer tout le travail entrepris par les archéologues, sur le site.

Ces fouilles ont permis de dégager les fondations et la base d'une tour de 11 mètres de diamètre, cette tour devait avoir une hauteur d'une dizaine de mètres, elle aurait été érigée entre 5 et 20 avant JC.

On peut admirer, au bas de l'édifice, des pierres taillées avec précision, en parfait état de conservation... on peut contempler, également, des blocs de pierres impressionnants qui ont été dégagés.

La tour, de forme oblongue, suscite la curiosité par ses dimensions, par son style, sa construction inhabituelle.

Les fouilles ont permis, aussi, de mettre à jour des monnaies romaines, deux as de Nîmes, des fragments de céramiques, une coupe cassée, un morceau de corniche en marbre.

Tout près des vestiges, le rempart romain, aux pierres inégales et cahotiques montre ses contours incertains, sa hauteur imposante.

Le cadre est somptueux, car si le terrain a été défriché pour le besoin des fouilles, tout autour, se dressent des pins, une végétation dense, et des senteurs de menthe sauvage nous accompagnent sur ces hauteurs, comme pour exalter la beauté du lieu...

Le mur romain lui-même, édifié en 16 avant JC, offre un décor rustique et sauvage à l'ensemble.

On imagine la majesté de cette tour, mise à jour sur une colline de Nîmes, surplombant la ville.
On imagine toute la puissance, toute la beauté de l'édifice.

Un squelette, sans crâne, a été trouvé, au centre de la tour : il daterait de l'époque chrétienne : qui est cet être enfoui dans ce lieu ?
 Sa position allongée sur le ventre est propre aux sépultures de l'Antiquité tardive, peut-être du début du Moyen ÂgeCette découverte contribue à redoubler l'enthousiasme et la curiosité des archéologues et du public...
Affaire à suivre donc...


On prend conscience, en visitant ces fouilles, de tout le patrimoine qui reste à découvrir, en France : à Nîmes, par exemple, on peut supposer sans se tromper, que de nombreux vestiges sont encore enfouis un peu partout, dans la ville.

Et de nouvelles fouilles révèleront, sans nul doute, de nouvelles merveilles. La France, riche de son patrimoine culturel et architectural, recèle encore de nombreux sites à explorer : il faut préserver ces trésors venus de l'antiquité, riches d'enseignements, si lointains dans le temps, et qui suscitent tant de curiosité, d'émotions, de rêves...




http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/gard/nimes/les-fouilles-archeologiques-ont-debute-sur-l-enceinte-antique-de-nimes-788709.html

 

 

 

 

Photos : rosemar

La tour près du rempart romain

La tour près du rempart romain

La base de la tour et ses alignements de pierres

La base de la tour et ses alignements de pierres

Fouilles romaines à Nîmes...
Fouilles romaines à Nîmes...
Bloc de pierre

Bloc de pierre

Fouilles romaines à Nîmes...
Fouilles romaines à Nîmes...
Une corniche

Une corniche

Une ouverture bloquée par des pierres

Une ouverture bloquée par des pierres

Fouilles romaines à Nîmes...
Le mur romain

Le mur romain

Repost 0
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 12:41
Les fruits forment des cascades de grains...

 

 



Voici revenu le temps du raisin ! Grappes noires ou dorées de soleil, les fruits nous offrent des cascades de grains, ils ruissellent, s'étagent en forme de figures géométriques, triangles ou  deltas de lumières !

Les grains s'arrondissent, charnus et denses, se chevauchent, se couvrent d'une soie légère, se nimbent d'éclats vaporeux.

Les couleurs contrastées de xanthe, de vert, de noir composent tant de tableaux de l'automne !

Le mot "raisin" se pare, lui-même, d'un charme mystérieux, avec ses sonorités diverses, une gutturale "r"qui traduit l'âpreté du travail de la vigne, une sifflante "s" qui restitue la douceur sucrée du fruit, une voyelle nasalisée "in" qui nous fait voir des envolées de pampres, des ondoiements de fruits, sous le soleil du midi.

"Racemus" ! Le mot latin ancien nous fait entendre, aussi, des sons rudes et d'autres plus délicats.

"Racemus" ! Ce mot nous enveloppe de ses éclats !


L'ancêtre grec "ῥάξ, raks", nous fait admirer, dans sa graphie de consonne finale,
ξ  "xi", les vrilles de la vigne, le mot semble mimer les formes pleines de légèreté de ces tiges graciles.

Les vrilles qui s'enroulent, qui dessinent des motifs sinueux, ondoyants... Les vrilles qui entourent les grappes de méandres subtils...


Ces fruits de l'automne, aux lointains ancêtres latin et grec, nous éblouissent de teintes mordorées, de couleurs chaleureuses.

Promesses de vin, les grappes sont, aussi, symboles de vie, d'abondance, de gaieté et de bonheur...

Voici revenu le temps du raisin !

Les fruits forment des boucles sur les grappes, ils s'épanouissent en gouttes de lumières...

Les fruits nous offrent leurs saveurs douces ou plus âpres, ils nous charment de leurs teintes contrastées, ils nous font goûter aux bonheurs de l'automne.


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Les fruits forment des cascades de grains...
Les fruits forment des cascades de grains...
Repost 0
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 13:27
A l'école de l'ennui...

 

 


En ce début d'année scolaire, l'ennui fait la Une de certains journaux, un ouvrage est même consacré à ce thème : intitulé "Longtemps, je me suis ennuyée à l'école", c'est un témoignage à la fois amusant et accablant sur l'école.

Lola Vanier écrit ses souvenirs d'école et dénonce un système éducatif où règne l'ennui...

Elle égrène, ainsi, des portraits d'enseignants assez caricaturaux : "Le professeur d’anglais se répandant en remarques sarcastiques pour ne pas perdre la face ; le professeur d’histoire-géo dictant son cours sans jamais poser une seule question à sa classe ; un autre se perdant dans des digressions infinies sur le sentiment national  - si loin du sujet qu’elles en deviennent drôles ; la professeur de SVT en guerre avec ses élèves, qui du coup la laissent se débattre avec un rétro-projecteur rétif."

Bien sûr, l'ennui peut s'immiscer dans les salles de classe, à tout moment, bien sûr, les enseignants ont des difficultés à capter l'attention des élèves, plus encore l'après midi que le matin...
 

Mais, il est bien évident que les écoles, les lycées et les collèges ne sont pas des annexes du Club Méditerranée : eh oui, ce sont des lieux de travail, de réflexion, de transmission des connaissances et l'on ne peut y passer son temps à s'amuser...

Il peut arriver qu'on s'y ennuie, car chaque élève a des goûts, des affinités pour certaines disciplines, on peut ne pas aimer les maths, la physique ou le français, mais, en général, chacun peut éprouver de l'intérêt et de l'attrait pour des matières qui l'intéressent.

Qui ne s'est jamais ennuyé à l'école, pendant certains cours ? Moi-même, je n'étais motivée ni par la physique, ni par les mathématiques, et j'ai dû subir ces enseignements.

Malgré tout, j'ai pu acquérir quelques notions essentielles de calcul, de géométrie...

L'ennui n'est-il pas formateur ?  Il nous apprend la patience, il nous montre que la vie ne peut être constituée uniquement de plaisirs.

Dans nombre d'activités et de métiers, l'ennui peut intervenir.

Nos sociétés sont avides de plaisirs et de bonheurs, mais, enfin ! on ne peut vivre dans une euphorie permanente, l'ennui fait partie de la vie, et c'est en le dépassant que l'on peut progresser et évoluer...

Les élèves sont soumis à un emploi du temps bien rempli, et l"ennui, la fatigue sont parfois au rendez-vous.

Qui pourrait s'en étonner ? Grâce à cet ennui, on apprend la vie, ses difficultés, ses obstacles, on comprend que rien n'est facile, et qu'il faut franchir des épreuves pour avancer.

Il est vrai que les adolescents d'aujourd'hui sont accaparés par une multitude de tentations et de loisirs, ils sont souvent plus intéressés par leur profil Facebook que par la littérature ou les mathématiques.

Mais la vie ne peut être constituée que de bonheurs, non, la vie est plus complexe et les jeunes esprits doivent être préparés à cet état de fait : le bonheur perpétuel n'existe pas, c'est une utopie.

Les professeurs ne peuvent être jugés responsables de tous les maux que connaissent les adolescents : devant des classes surchargées, il n'est pas facile de susciter l'intérêt de tous les élèves, des collégiens ou des lycéens qui ont, aussi, leurs problèmes...

Il serait, sans doute, plus facile de motiver les adolescents dans des structures moins lourdes, chaque élève pouvant, alors, mieux parriciper au cours, de manière vivante.

Mais, qu'on ne rêve pas, on ne pourra jamais évacuer l'ennui du système scolaire, et ce, pour de multiples raisons : le manque d'intérêt des élèves pour certaines disciplines, une forme de paresse, l'envie de rêver qui fait partie de l'adolescence, ou encore une fatigue, une lassitude qui peuvent s'installer...

La réforme des collèges prévue pour 2016 prétend annihiler et faire disparaître l'ennui, grâce à l'interdisciplinarité... ne nous leurrons pas : ce n'est pas en gommant les difficultés, que l'ennui va s'effacer, bien au contraire : c'est en se confrontant à des obstacles que l'élève a envie de progresser...


 

 

A l'école de l'ennui...
Repost 0
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 12:18
L'espérance folle qui carambole...

 

 

Hommage à un poète qui nous a fait rêver, réfléchir et espérer : Guy Béart...


Une chanson sur l'espérance, ce sentiment qui "nous console" et nous soutient, en maintes occasions, voilà un thème plein de bonheurs et de promesses...

Nous connaissons, tous, cette chanson de Guy Béart : L'espérance folle... et nous l'avons tous fredonnée.

Cette espérance qui nous fait aller de l'avant, qui nous accompagne si souvent... elle nous console de tous les obstacles et toutes les difficultés que nous pouvons rencontrer, dès l'enfance, quand on "tombe du nid..."

Elle peut, aussi, encourager tout créateur, notamment un chanteur, puisqu'elle "prépare, pour (les) guitares, d'autres harmonies".

Elle nous suit à tous moments, comme le suggèrent toutes les indications de temps, dans le deuxième couplet : "le silence de la nuit, les matins, nos soirs"...

On voit l'espérance "s'élever", mouvement ascendant qui suggère une exaltation de bonheur et de joie. Les "matins" heureux qui "chantent" sont personnifiés et comme embellis, dans cette expression, ils arrivent à "enchanter" les soirées "d' aujourdhui".

Le poète nous invite, alors, à une "fête" de l'espoir, avec un impératif réitéré, à quatre reprises : "viens", un verbe de mouvement qui restitue un élan, un enthousiasme.

Ces impératifs peuvent s'adresser, aussi, à une amoureuse, qui a versé "des larmes", mais dont "le sourire" renaissant annonce des beaux jours à venir...

Le refrain s'égrène, alors, et nous montre l'espérance qui "carambole", joli verbe aux sonorités éclatantes et virevoltantes de gutturales, labiale, et de voyelle nasalisée.

"Chaque pierre" s'anime et devient une "lumière" pour des coeurs qui battent... belle image qui transforme des pierres inertes en symboles de vie et d'amour.

L'espérance défie, même, la mort qui se transforme en "blague" et"la vague" de la mer, "l'oiseau qui passe" évoquent une nature immuable, porteuse de renouveau, de bonheur, d'amours : l'adverbe "toujours" vient souligner ce bonheur renouvelé.

L'espérance "danse, vole, au dessus des toits", belle personnification qui suggère, encore, une élévation, une exaltation...

Et on voit, aussi, le poète "s'envoler", lui-même avec celle qu'il a choisie :"je vole avec toi"...

Dans le dernier couplet, on admire, également, le poète en train de gravir des "sommets", "pieds nus", ce qui montre une confiance totale et même une pure folie !

C'est bien, là, l'effet de l'espérance qui nous guide et nous emporte vers des hauteurs devenues "mâts de cocagne", où l'on pourra décrocher la lune... Le verbe "recommencer" montre que l'être humain est prêt à tous les nouveaux départs, quand il est porté par l'espérance.


La mélodie très vive et rythmée nous entraîne dans un tourbillon de mouvements et de notes virevoltantes.

 

 

Le texte de cette chanson : 

http://www.parolesmania.com/paroles_guy_beart_14528/paroles_lesperance_folle_469021.html

 

Deux autres articles sur des chansons de Guy Béart :

Les souliers :

http://rosemar.over-blog.com/article-les-souliers-121740673.html
 

Où vais-je ?

http://rosemar.over-blog.com/article-ou-vais-je-122306114.html

 


 


https://youtu.be/pnO01LMWtsg


 



Photo : rosemar

Repost 0
16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 09:37
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...

 


Une exposition intitulée De bronze et de pierre, organisée par le musée archéologique, a lieu à la Chapelle des Jésuites, à Nîmes...

On peut y admirer des statues de divinités, Apollon, Vénus, Minerve, Hermès, et, aussi, le dieu gaulois Sucellus, qui a été intégré dans la religion romaine : dieu de la vie et de la mort, des récoltes et des troupeaux, Sucellus avait des dons et des attributions multiples : il ressuscitait les mortels avec son maillet, il protégeait les vignes, les tonneliers, les bûcherons. Il était, aussi, le dieu des forêts, des plantations et même de la bière... Il est représenté vêtu d'une tunique gauloise, ceinturée à la taille, formant des plis.

Cette exposition permet de voir des bustes de personnages divers, célèbres ou anonymes... on a, là, aussi, l'occasion d'apprécier de nombreux détails de la sculpture antique : des drapés harmonieux, des coiffures aériennes et sophistiquées, des stèles, des inscriptions...

Une stèle funéraire retient, plus particulièrement, l'attention : un bas relief de Julius Hesychus et de Julia Thalusa, où l'on entrevoit des signes plus ou moins ostentatoires de réussite sociale pour des affranchis de l'époque : la toge pour le personnage masculin, et de riches boucles d'oreilles pour sa compagne.

On admire, aussi, au passage, une statue d'un enfant portant affectueusement un chien, le torse d'un pêcheur, celui d'un berger.

Des personnages importants, comme l'empereur Tibère côtoient, ainsi, des statues de gens humbles, modestes, des anonymes.


Certains débris de statues sont l'occasion de voir tout l'art romain dans la représentation du corps humain, des pieds dont on perçoit le mouvement, des torses, des coiffures très sophistiquées avec des cascades de boucles.

On peut s'attarder devant la représentation d'une apothéose, et différentes statues pleines d'expressivité : Hermès, silènes, satyres.

Divinités personnifiant l'ivresse, les satyres et les silènes se confondent souvent dans les mythologies antiques : représentés sous la forme de vieillards, au ventre bedonnant, ou avec des pattes, des cornes de bouc, ils symbolisent une sensualité débordante.

L'exposition permet de voir différents aspects de l'art romain : tantôt familier, tantôt plus raffiné, ou pompeux et imposant.

On peut apprécier des scènes familières : une danseuse, aux drapés harmonieux, ou encore une porteuse d'eau, au regard profond et expressif.

Le marbre, le bronze produisent des effets contrastés dans les teintes, le blanc côtoie des couleurs mordorées et sombres.

Le cadre lui-même de l'exposition mérite une mention particulière, un édifice du 17 ème siècle, la Chapelle des Jésuites, aux ogives imposantes, à la lumière diffuse.


Un parcours tactile est possible, grâce à des reproductions accessibles aux visiteurs, ce qui permet de toucher les objets, d'en percevoir les contours.


Cette exposition est visible jusqu'au 31 octobre, à la Chapelle des Jésuites, à Nîmes...



http://www.objectifgard.com/2015/07/03/nimes-exposition-de-bronze-et-de-pierre-a-la-chapelle-des-jesuites-du-04-juillet-au-31-octobre-2015/



    

 

 

 

Photos : rosemar

Le dieu gaulois Sucellus  auteur : Siren.com       creative commons

Le dieu gaulois Sucellus auteur : Siren.com creative commons

Apollon

Apollon

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Femmes romaines

Femmes romaines

Stèle dédiée aux dieux Lares, les dieux du foyer

Stèle dédiée aux dieux Lares, les dieux du foyer

Femme romaine

Femme romaine

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Drapés

Drapés

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Pièces romaines

Pièces romaines

Drapé

Drapé

Torse musclé

Torse musclé

Stèle funéraire

Stèle funéraire

Statue  de la déesse Fortuna avec une corne d'abondance

Statue de la déesse Fortuna avec une corne d'abondance

Femme romaine à la coiffure sophistiquée

Femme romaine à la coiffure sophistiquée

Une apothéose

Une apothéose

Le dieu Silène

Le dieu Silène

Une porteuse d'eau

Une porteuse d'eau

Une urne funéraire

Une urne funéraire

Danseuse

Danseuse

Portrait d'un stratège ?

Portrait d'un stratège ?

Portrait d'Anacréon ?

Portrait d'Anacréon ?

Un vieux pêcheur

Un vieux pêcheur

Torse d'un berger

Torse d'un berger

Pieds

Pieds

Cupidon tenant une oie : statue en ivoire

Cupidon tenant une oie : statue en ivoire

L'enfant au chien

L'enfant au chien

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Le dieu Hermès réduit à sa plus simple expression...

Le dieu Hermès réduit à sa plus simple expression...

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Reconstitutions de coiffures romaines

Reconstitutions de coiffures romaines

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Le cadre : la Chapelle des Jésuites à Nîmes

Le cadre : la Chapelle des Jésuites à Nîmes

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/