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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 15:59
Pour le peuple grec...

 



Tout ça, pour en arriver à cette situation tant redoutée : depuis des années, la Grèce est au bord du gouffre, les grecs souffrent de la crise, sont acculés à la misère, et voilà que le gouffre s'ouvre devant eux...

"Oui, le compte à rebours a commencé en Grèce. La sortie de la zone euro interviendra tôt ou tard. C’est désormais certain. Ou dirons-nous, par principe de précaution : plus que probable. Les épreuves et même les défaites valent mieux que l’immobilisme et les pièges mortifères de la résignation. Rester assis, c’est se mettre à genoux", tel est le message lancé par le réalisateur grec Yannis Youluntas.

Ainsi, des années de sacrifices et de restrictions, des années de misère n'auront pas suffi à la Grèce, pour sortir de ses difficultés qui s'aggravent, sans cesse.

C'est donc "cela", l'Europe ? Ce sont, encore et toujours, des plans d'austérité pour les peuples, alors que prospèrent les banquiers, et les plus nantis de la planète ?

Qui veut, encore, de cette Europe de la finance et du désespoir ? Qui peut envisager un avenir sacrifié pour les jeunes générations ?

Ce mardi 16 juin, Alexis Tsipras a dénoncé la "responsabilité criminelle" du Fonds monétaire international dans la situation actuelle de la Grèce, et appelé les créanciers européens à se prononcer sur "les dures propositions" du Fonds dans les négociations. "Le moment est venu pour que les propositions du FMI soient jugées non seulement par nous mais surtout par l’Europe (…), car l’Europe doit discuter non seulement pour la Grèce mais aussi pour l’avenir de la zone euro" a-t-il affirmé devant le groupe parlementaire de son parti.

Il semble que le FMI, dans son intransigeance, dans sa volonté d'imposer, partout, une politique d'austérité qui a échoué, adopte maintenant, la stratégie du dénigrement : les grecs, leur gouvernement sont montrés du doigt, jugés coupables de tous les maux, "des menteurs, des voleurs"...

On peut rappeler que celle qui est à la tête du FMI, Christine Lagarde, est, elle-même, exonérée d'impôt, et elle demande aux grecs de faire des sacrifices qui les conduisent au bord du précipice : où sont la justice et l'équité ?

L’objectif semble bien être de faire tomber le gouvernement d’Alexis Tsipras, en utilisant la tactique de la panique bancaire et, en sapant les fondements mêmes de l’économie du pays, de ruiner le soutien politique que le peuple grec apporte, encore, à ses représentants.

L'Europe ne peut, ainsi, anéantir le vote des peuples : la démocratie née en Grèce, serait totalement niée.

D'ailleurs, ce phénomène s'est déjà produit, lors du référendum sur le traité européen en France... il ne faut donc plus s'étonner de rien : les instances européennes décident, à leur guise, du destin des peuples.

L'Europe subit de plein fouet une crise qui vient du monde financier et les peuples n'en finissent pas de payer pour des gens irresponsables qui continuent à prospérer et s'enrichir, en spéculant sur les dettes des pauvres gens.

Nous sommes tous grecs, parce que nous subissons tous cette tyrannie de la finance et de l'austérité, nous sommes tous grecs, parce qu'on ne peut décemment voir un peuple anéanti par les technocrates de l'eurogroupe.

Nous sommes tous grecs, parce que la solidarité s'impose, quand des peuples sont en difficulté : le peuple grec n'est en rien responsable des dettes qui l'accablent, ce sont des gens modestes qui souffrent de l'austérité et de la crise.


 Nous sommes tous grecs, parce que l'Europe se doit d'être solidaire, face à des instances qui ne tiennent même plus compte de la volonté des peuples !


 Présentation du film : Je lutte, donc, je suis...

 

http://jeluttedoncjesuis.net/
 

 

Un article du journal Le Monde : Christine Lagarde ne paie pas d'impôt sur le revenu :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/28/christine-lagarde-non-plus-ne-paie-pas-d-impots_1708654_3214.html

 

 

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Published by rosemar - dans politique Grèce Europe
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:35
La méthode de l'explication d'un texte littéraire...

 

 

 

L'épreuve écrite anticipée de français du Baccalauréat se déroule, ce vendredi 19 juin : les candidats peuvent choisir, parmi les sujets proposés, le commentaire ou l'explication de textes, épreuve intéressante, à condition de bien connaître la méthode et de bien s'y préparer...

Expliquer un texte est un exercice parfois difficile pour les élèves, car ils n'en comprennent pas bien les enjeux : expliquer un texte, c'est, étymologiquement, "dérouler les plis" et les secrets d'un texte, donc éclairer le sens, en percevoir la signification profonde.

 


Pour ce faire, il est indispensable d'avoir une bonne maîtrise de la langue, de la grammaire, des figures de style, des différents procédés qui servent à renforcer le sens d'un texte, à lui donner du poids.

Comprendre et expliquer un texte passe par une lecture attentive et même plusieurs lectures...

Il est, d'abord, important de repérer le ou les thèmes essentiels traités par l'auteur. On peut commencer par regarder attentivement le vocabulaire, les différents champs lexicaux qui parsèment le texte.

Une analyse bien menée doit, aussi, passer par une bonne connaissance de la littérature, de ses différents genres : roman, théâtre, poésie, essai... il faut mettre en évidence le genre auquel appartient le texte, car chaque genre fait appel à des procédés distincts et spécifiques.

Il faut bien maîtriser le vocabulaire de chacun de ces genres, par exemple, pour le théâtre, les didascalies, le monologue, le dialogue, la tirade, les répliques, le procédé de stichomythie etc.

Il est utile, aussi, de préciser le type de texte : narratif, descriptif, informatif ou argumentatif, parfois ces types se combinent dans un même texte, mais on peut souvent repérer une fonction dominante.

Là encore, chaque type de texte a ses caractéristiques : la narration déroule une succession d'événements, des péripéties, la description fait souvent appel aux différentes sensations, la vue ( couleurs, formes, dimensions), l'ouie, l'odorat, le toucher et, moins souvent, le goût... L'argumentation développe des idées, une thèse, grâce à des arguments, des exemples dont il faut étudier la portée et l'efficacité, enfin le texte informatif donne des renseignements essentiels au lecteur : c'est le cas d'une première scène d'exposition au théâtre, par exemple.

Il est évident que l'auteur peut mêler, dans un même texte, narration et description, ou narration et argumentation, les différents types pouvant se combiner.

La "grammaire" du texte doit être analysée, avec précision : les temps des verbes et leurs différentes valeurs, les pronoms personnels utilisés, le singulier ou le pluriel qui dominent, l'emploi du pronom indéfini "on", etc.

Les verbes sont plus particulièrement porteurs de sens : temps, mode, voix doivent être observés avec attention. Ainsi, la voix passive récurrente permet de souligner la passivité d'un personnage, le mode impératif qui sert à donner des ordres montre une autorité, une envie de dominer, de triompher de l'autre.

Les différents temps des verbes et leurs valeurs permettent de décrypter le sens des textes : le présent peut être un présent de narration, ou de vérité générale ou de discours, l'imparfait marque la description, a une valeur itérative ou durative, à l'inverse le passé simple est utilisé pour l'enchaînement des actions dans un récit et indique une action ponctuelle, une instantanéité...

Il peut être intéressant de repérer les catégories de sens des verbes : verbes d'état, d'action, de mouvement, de perception, de déclaration.

La littérature ayant une fonction esthétique, il est essentiel de percevoir toutes les figures de style qui viennent embellir le texte, le rendre attrayant, agréable à lire...

Ces figures multiples et variées renforcent le sens, sont au service des idées : hyperboles, à valeur laudative ou dénonciatrice, périphrases, comparaisons, images, effets de sonorités ou encore énumérations, rythmes binaires ou ternaires à valeur d'insistance etc.

Le plan du texte est, parfois, habile ou original : dans ce cas, il est utile de mettre en évidence la structure de l'extrait à étudier.

Le vocabulaire lui-même est porteur de sens : mots élogieux ou péjoratifs, les niveaux de langue utilisés, familier, courant ou soutenu, enfin, la polysémie, les auteurs aimant parfois jouer de la pluralité de sens des mots.

Il faut regarder la forme des phrases : interrogatives et exclamatives permettent d'animer un texte, de le rendre plus vivant.

Le repérage du ou des registres d'un texte est, souvent, intéressant : le registre comique et ses différents procédés, le tragique et ses composantes, la fatalité, la terreur et la pitié, le pathétique qui vise à émouvoir, le texte ironique qui sert à dénoncer, le texte épique qui suscite l'effroi ou l'admiration, le fantastique qui provoque incertitude et peur.

Ainsi, on arrive à déterminer quel est le but de l'auteur : faire rire, émouvoir, provoquer la peur, éveiller la réflexion...

L'explication ou le commentaire doivent révéler les aspects les plus importants d'un texte, grâce à un plan qui peut mettre en évidence soit des thèmes essentiels, soit des registres ou encore la structure, ou la fonction du texte : informative, attractive, argumentative....

Cet exercice très formateur demande une certaine sensibilité littéraire, mais surtout une bonne maîtrise des outils de l'analyse littéraire qu'il faut mettre en oeuvre avec rigueur.


 

 

La méthode de l'explication d'un texte littéraire...
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 17:01
Jouer à faire la guerre ?

 

 

Sur internet, on aura tout vu : après l'application Gossip qui incite les jeunes à lancer des ragots, on découvre l'horreur de certains sites dédiés à des "jeux" de guerre.

Trois adolescents sont morts, un quatrième est entre la vie et la mort : ils se sont livrés à un jeu de simulation de combat en plein air, l'Airsoft, un pistolet a été découvert à proximité de l'explosion qui leur a coûté la vie et qui a blessé gravement l'un d'entre eux.

 Les adeptes de l'Airsoft sont habillés en tenue militaire, quand ils jouent dans la nature. On peut découvrir des recettes complètes de fabrications d'explosifs et de fumigènes sur Internet, sur des sites spécialisés de ce "jeu".

On est atterré de voir que, sur internet, des sites sont dédiés à ce type d'activités.

Les adolescents sont-ils à ce point désoeuvrés, pour s'adonner à ce genre de loisirs ?

De fait, des adultes pratiquent, aussi, ce "sport" pour se défouler et simulent des jeux de guerre, avec des armes factices parfaitement imitées.

Un reportage diffusé, lors du journal de 20 heures sur France 2, Dimanche 14 juin, montre ces "parties de guerre" : des hommes en treillis, portant des lunettes protectrices, en train de confectionner de fausses bombes, sans danger, certes... mais, sur internet, des vidéos au contenu illicite expliquent comment fabriquer ces engins incendiaires, avec des ingrédients très dangereux.

"En France ce jeu comporte 40 000 adeptes", peut-on apprendre au cours de ce reportage.

"Jouer à la guerre" ? Comment peut-on envisager de tels jeux ? Alors que la guerre a disparu en Europe, qu'elle fait partie, heureusement, du passé, certains prennent plaisir à ce qu'ils appellent des jeux de guerre ??

On perçoit, là, l'influence des jeux vidéos qui privilégient, souvent, ces thématiques de la violence, de la haine et de la guerre.

Le réalisme de ces jeux conduit certains à mettre en actes ces combats, à les vivre sur le terrain, et des adolescents se laissent entraîner dans ces jeux sttupides et dangereux.

Notre monde en perte de repères conduit certains jeunes gens à faire n'importe quoi, à se perdre dans des loisirs stériles et dangereux.

Il faut redonner du sens à notre société, montrer aux adolescents qu'il existe des loisirs sains et nobles : le sport, la lecture, des activités artistiques.

La guerre ne peut être, ainsi, magnifiée par des jeux  donnant l'illusion que les guerriers sont des héros : la guerre dégrade l'homme,  l'anéantit et le meurtrit à jamais.

La guerre est l'horreur absolue et "jouer à la guerre", avec un tel souci de réalisme devient une façon de la banaliser , de la rendre acceptable, et même de la glorifier...

Il existe tant d'autres façons de passer le temps, de manière constructive, tant d'autres façons de s'amuser, de se distraire, de se dépenser physiquement, à travers un sport.

Il faut que certains sites dangereux soient interdits sur internet : propager des recettes mortifères est un crime qu'il faut sanctionner lourdement.

La guerre présentée comme un jeu, avec des simulations si proches de la réalité, ne doit pas être, ainsi, magnifiée et mise en valeur : la guerre n'est pas un jeu, elle est la plus grande défaite de l'humanité...


 

 

Reportage à 1 minute, 50 :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-dimanche-14-juin-2015_940993.html

 

 

 

 

Jouer à faire la guerre ?
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 17:34
Le latin et le grec, des langues pour l'avenir...

 

 



Le latin, le grec, langues anciennes sont le substrat de notre culture, elles sont présentes dans un grand nombre de mots de la langue française.


L'étymologie, la science du vrai, nous permet de remonter à ces origines lointaines mais si vivaces dans notre vocabulaire...

Il suffit de consulter un dictionnaire pour percevoir toute l'importance du latin et du grec dans la formation de notre langue.

Le passé nourrit le présent, l'enrichit et nous permet de mieux comprendre toutes les notions qui nous entourent, le passé nous offre aussi une ouverture sur l'avenir, des perspectives nouvelles, différentes, car ce passé est riche de significations.

Ainsi, les mots venus du grec et du latin, devenus des termes français, intégrés dans notre langue nous montrent des réseaux de significations, nous permettent de mieux maîtriser la langue, de jouer avec elle, de voir le monde dans une continuité, pour progresser, pour approfondir la réflexion...

Il est important de peser ses mots... dans le monde moderne, trop souvent, on oublie de le faire : peser ces mots, c'est choisir le terme adéquat, adapté, c'est retrouver l'origine du mot, pour pouvoir bien en comprendre le sens.

Que de confusions parfois dans les mots ! Que d'erreurs commises !

L'étymologie permet d'éviter ces erreurs, de clarifier les propos, de s'exprimer avec le mot juste.

Chaque mot a une histoire, comme chacun d'entre nous en a une : pourrait-on se passer de cette histoire ? Pourrait-on vivre, coupé du passé ?

Sans passé, l'avenir n'existe pas, ne se construit pas sereinement : nous avons besoin de ces repères qui nous structurent et nous propulsent vers l'avenir.

Les mots que nous utilisons tous les jours, les mots les plus simples et les mots plus techniques, plus difficiles font partie de nous, ils expriment nos pensées, nos idées, avec précision, grâce à eux, nous pouvons développer toutes sortes de réflexions....

Alors qu'on assiste à une baisse générale du niveau en grammaire et en orthographe, le latin et le grec consolident ces connaissances, et rendent plus facile la mémorisation des familles de mots.

Il est important, aussi, pour mieux affronter l'avenir de connaître toutes les origines de notre culture : le théâtre, la tragédie, la comédie, la poésie, la fable, toute notre littérature a des racines grecques et latines, nos auteurs se sont imprégnés de cette culture, et s'en sont inspirés.

Les sciences elles-mêmes se sont développées en Grèce, les mathématiques, l'astronomie, la physique.

Pourrait-on envisager de raser les monuments historiques qui nous viennent de la romanité ? Pourrait-on faire fi de tout ce passé, le mépriser, le réduire à néant ?

Il est vrai que certains groupes islamistes se livrent à ces pratiques insensées et barbares, en anéantissant des chefs d'oeuvre venus du passé... voulons-nous devenir des barbares, coupés du passé ?

Le latin et le grec sont menacés par la nouvelle réforme des collèges, prévue pour la rentrée 2016... Ces disciplines ont, déjà, été lourdement pénalisées par des suppressions d'heures, des horaires mal placés.

Il ne faut pas s'étonner de la baisse du niveau des élèves, quand on sacrifie, ainsi, des enseignements si formateurs et essentiels.

Pour préparer l'avenir, pour assurer aux élèves une formation solide sur des bases et des fondements sûrs, il est important de se référer à des connaissances ancrées dans le passé.

Le latin et le grec ne sont pas des langues mortes, comme on le dit trop souvent : ces langues vivent à travers le français, elles sont omni-présentes, elles survivent même là où on ne le soupçonne pas, des termes très modernes sont, ainsi, empruntés au grec, "le canapé, la vidéo, la télévision, le cinéma, l'astronomie", pour ne citer que quelques exemples...

Le latin et le grec sont notre substance, ils font partie intégrante de notre environnement et de notre culture, il est donc essentiel d'approfondir la maîtrise de ces langues pour une bonne intégration dans le présent et l'avenir...


 

 

 

 

 

Le latin et le grec, des langues pour l'avenir...
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 16:05
Des naïades bleutées aux envols étincelants...

 

 

 

 

Quatre "l" de libellule, quatre ailes aux voiles transparents, quatre nuées d'arantèles sur le corps des libellules !

 

Des libellules aux tons de bleus virevoltent sur l'eau, elles font voler des fuseaux de lumières, accompagnés d'envolées diaphanes...


Les ailes translucides, vaporeuses, vibrent de liberté, de bonheur et d'ivresse.

Les libellules s'enivrent de soleils,  rasent les ondes limpides, les peuplent de mystères nouveaux, les enluminent de teintes radieuses...

Couleur de ciel azuréen, d'un lapis-lazuli éblouissant, les corps élancés des insectes lancent des éclats, dans l'air brûlant.

Les libellules envahissent l'espace de leurs tourbillons et de leurs volutes vertigineuses : légères, si fragiles, si volatiles, elles s'emparent du ciel, le transforment en un ballet étourdissant...

Le bleu s'irradie de lumières, le bleu devient turquoise sous le soleil, il vibre, resplendit, illumine le plan d'eau et l'oeil ne voit plus que cet envol de bleu.

Les ailes de gaze subtile s'enroulent, se déroulent dans un mouvement accéléré, dans une danse frénétique.

Toutes en ailes, les libellules s'auréolent de tulles ondoyants, elles se parent de mousselines soyeuses, elles deviennent des ondines de l'air, aux robes rayonnantes, elle deviennent des naiades bleutées aux envols étincelants...


Quatre "l" de libellules, quatre ailes aux voiles transparents, quatre nuées d'arantèles sur le corps des libellules !



 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Des naïades bleutées aux envols étincelants...
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 14:56
L'accent qui se promène et qui n'en finit pas...

 

 


L'accent ! Tout le monde connaît ces signes orthographiques, qui ornent les voyelles, l'accent aigu, grave, circonflexe...

Mais ce mot désigne, aussi, une intonation sur certaines syllabes, une façon d'élever la voix.

Certains accents chantent, modulent les mots dans une ronde musicale : on rejoint, ainsi, l'étymologie de ce terme, venu du nom "accentus" issu, lui-même,"d'un verbe latin "accino", composé sur un autre verbe "cano", "chanter"...

De nombreux mots appartiennent à cette famille : "chanson, chansonnette, chansonnier, chant, chanterelle, chanteur, chantonner, chantre", avec des évolutions phonétiques différentes.

Le nom lui-même, "accent" virevolte, avec sa voyelle nasalisée "an", les consonnes gutturale et sifflante juxtaposées qui forment un contraste saisissant.

Certains accents  sont reconnaissables entre mille : l'accent de Toulouse, celui de Marseille, celui du Nord.

L'accent, lié à la musique, nous fait entendre des voix chantantes, des mots qui résonnent de prononciations particulières... 

L'accent rocailleux de Toulouse, la ville rose, l'accent de Claude Nougaro, aux éclats du sud...

L'accent de Pagnol, celui de Giono qui chante des collines imprégnées de lumières et de soleils, les paysages du sud, la garrigue, des parfums de thym, de romarin...

L'accent de Marseille, celui de l'Estaque qui nous fait sentir les embruns de la Méditerranée et des collines environnantes...

L'accent de la langue grecque, si ondoyante, qui chante les îles, Paros, Amorgos, Samos, Santorin, les vagues redoublées de la Méditerranée, des temples antiques de marbre blanc.


L'accent permet, aussi, dans chaque langue, d'exprimer des sentiments divers : joie, surprise, désarroi, tristesse, colère, indignation.

L'accent nous fait entendre la vie, ses joies, ses peines, ses difficultés... des éclats de voix qui s'exaspèrent, qui souffrent,  se révoltent, d'autres qui exultent de bonheur.


Les accents ornent, aussi, les mots, les voyelles, de petits signes qui sont comme des repères : l'accent circonflexe coiffe harmonieusement certaines voyelles, indique, parfois, des consonnes disparues ou un allongement... "pêcheur, âpre, pâle, vêtement, tâche, icône, île, pâtre, théâtre..."

Les mots sont comme embellis par ces légers embruns qui les auréolent...
 ils en acquièrent plus de mystères, de charmes.


Le nom "théâtre" revêt, ainsi, une dimension particulière avec sa voyelle "a", surmontée d'un accent circonflexe, venu d'une ancienne voyelle longue.

Ce mot issu d'un verbe grec "théaomai", "voir, regarder" semble suggérer toutes les harmonies du spectacle théâtral, on peut percevoir, dans l'accent circonflexe, toute la solennité de l'art théâtral.


L'accent n'est-il pas l'image même de la vie ? Associé à la musique, au chant, il révèle de nombreuses nuances, il signe une région d'origine, il peut exprimer des sentiments, nous faire remonter à l'étymologie des mots.

Quelles richesses dans ce seul mot ! L'accent nous fait découvrir un univers plein d'harmonie, de diversité, de contrastes, d'exotisme....


 


 

 

 

Photo : rosemar

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 16:22
Merveilles de la lecture...

 


 

Victor Hugo a découvert, très jeune, le bonheur de la lecture : il raconte cette expérience, dans un de ses poèmes les plus connus, extrait des Contemplations, intitulé Aux Feuillantines.


Les Feuillantines étaient un ancien couvent désaffecté où résida la mère de Hugo de 1809 à 1812... Ce poème nous replonge dans le monde merveilleux de l'enfance : Victor Hugo évoque ses deux frères, sa mère, dans une scène familière...


La mère apparaît à la fois protectrice et impérieuse : le jeu est permis mais il est interdit de piétiner "les fleurs" et d'escalader les "échelles"... Son discours, plein de simplicité, est reproduit directement, avec l'emploi de la première personne et du présent d'énonciation : "
je défends Qu'on marche dans les fleurs et qu'on monte aux échelles."

L'impératif "jouez", les subjonctifs "qu'on marche " qu'on monte" traduisent la bienveillance attentive de la mère. 


L'enfance associée au jeu, au bonheur, au rire, au bon appétit, apparaît, aussi, comme un monde de découvertes, de nouvelles expériences. Le grenier du couvent, lieu de jeu et de mystères, attire les jeunes enfants que sont Abel, Victor et Eugène.

L'imparfait d'habitude souligne l'intérêt que suscite ce grenier : "nous montions, nous regardions...  un livre inaccessible."

Le verbe "regarder" met en évidence, aussi,  toute la curiosité des enfants, car il évoque une observation attentive.

Et les enfants sont, rapidement, éblouis par ce livre lointain, situé sur le "haut d'une armoire", un livre qui leur paraît comme un trésor à atteindre et conquérir.


Ce livre devient l'objet d'une quête, d'une curiosité infinie, il est "noir", étrange, mystérieux, et finalement les enfants parviennent à atteindre l'objet, une "Bible", le livre par excellence.


Ce sont, alors, de véritables éclats de sensations qui apparaissent, soulignés par des exclamations : l'odeur du livre, la magie des images, des estampes, le ravissement de la découverte !

Les exclamations répétées restituent ce plaisir inédit de la découverte : "Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!"


Et, dès lors, les enfants se mettent à lire avec enchantement : des mots magiques apparaissent, exotiques et lointains, des noms bibliques : "Joseph, Ruth, Booz, le bon samaritain..."


La comparaison finale du livre avec "un oiseau des cieux" traduit le bonheur infini de cette découverte...un bonheur fait de rires, d'étonnements et d'enthousiasmes...


Le livre est assimilé à un oiseau inaccessible capturé par les enfants. La dernière sensation tactile du poème traduit encore leur émerveillement  : ils sentent dans leurs mains comme 'une douceur de plumes".


Le bonheur de tenir en mains le livre est, ici, exprimé par une image pleine de beauté et de rêves. Le champ lexical du rire et du plaisir souligne cet enchantement : "charmés, en riant, joyeux". Le participe passé "charmé" a un sens très fort et restitue une sorte d'ensorcellement magique. Le verbe "lire", répété à trois reprises, montre la fascination des enfants, qui en oublient de "jouer".

 

Les sonorités de sifflantes, à la fin du poème, suggèrent, aussi, le bonheur de cette découverte :

"Tels des enfants, s'ils ont pris un oiseau des cieux,
S'appellent en riant et s'étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes."



Ce poème, empreint de simplicité, nous fait percevoir, à travers différentes sensations, olfactive, auditive, tactile, visuelle, tous les bonheurs offerts par  la lecture...


 



 http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/aux_feuillantines.html


 


 

 

 

Merveilles de la lecture...
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:05
Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...

 



Comment ne pas être stupéfait de voir que des applications comme Gossip sont autorisées sur internet ?

Cette application controversée vient d'être réouverte, alors qu'elle incite les jeunes à la diffamation et au harcèlement : internet devient, ainsi, un lieu où tout est permis : les insultes, les fausses rumeurs, les amalgames, les propos malveillants...

La toile voit fleurir, depuis longtemps, toutes sortes de dérives, sur Facebook, sur Twitter ou même sur des sites journalistiques, tous les coups sont permis car l'internaute, bien à l'abri derrière son ordinateur et derrière un nom d'emprunt se défoule à qui mieux mieux de toutes sortes de frustrations.


 Gossip, dont l'icône est un loup, un demi-masque de velours, se pare ainsi d'une image qui annonce bien la couleur : ce site  propose, en effet, aux utilisateurs de poster anonymement une rumeur, un ragot grâce à un texte de 140 signes maximum ou une photo ou vidéo concernant l'un de leurs contacts. Les ragots publiés sont éphémères puisqu'ils n'apparaissent que dix secondes sur la page des utilisateurs...


C'est, là, une incitation pure et simple à la moquerie, la dérision, l'insulte, à des ragots de toutes sortes.

Tout le monde le sait : certains jeunes subissent un harcèlement qui peut conduire au pire, certains se suicident et ce site vient quasiment officialiser ce phénomène !

Autrefois, les ragots existaient aussi, mais avec internet, ce phénomène s'amplifie, atteint des proportions inégalées et peut faire des dégâts considérables.

Sur internet, on aura tout vu : des images violentes, pornographiques sont, parfois, diffusées, la violence des propos est inouie car les gens, même des adultes, se montrent totalement irresponsables....

On reproche souvent aux hommes politiques une forme d'irresponsabilité dans leurs actions et leurs déclarations, mais il faut voir comme certains "citoyens" se lâchent sur la toile, répandant des ragots, des insultes, des propos grossiers et malveillants.

Qui donne l'exemple ? On peut se poser la question.

Qui est responsable vraiment ? On vit dans une société d'irresponsabilité totale, et, sur internet, cette irresponsabilité se développe en raison de l'anonymat.


Les jeunes s'engouffrent dans ce "jeu" de l'insulte facile, ils n'hésitent pas à mentir, falsifier la vérité, à injurier des camarades...

Pour ma part, je hais les ragots qui se répandent si facilement sur internet, ils sont un signe de désoeuvrement, et d'oisiveté : les jeunes ou les adultes ont bien du temps à perdre pour se livrer à tels jeux aux conséquences parfois dramatiques.

En tout cas, les jeunes ne doivent pas être incités à ce type de pratique sandaleuse et absurde...

Favoriser ainsi les insinuations, faire courir des rumeurs, dévoiler un semblant de vie privée, un tel voyeurisme est inadmissible. 

Il faut interdire cette application qui stimule les instincts les plus bas de l'être humain et il convient de protéger les adolescents de ce qu'il faut bien appeler un nouveau fléau de la modernité...

Internet peut être un merveilleux outil, mais avec de telles applications, il devient le vecteur de toutes les haines, de toutes les jalousies, de toutes sortes de vengeances, c'est une véritable incitation au harcèlement.



 

 

 

 

Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...
Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 15:45
L'optimisme béat de Najat Vallaud-Belkacem...

 

 

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, ose se glorifier de l'amélioration des résultats à l'admissibilité au Capes, un des concours de recrutement à l'enseignement.

On assiste, ainsi, à un véritable déni de réalité : les chiffres le prouvent, ces résultats sont alarmants et démontrent, bel et bien, une grave crise du recrutement qui affecte de nombreuses disciplines.

Un seul exemple suffit pour mettre en évidence ces carences : "en mathématiques, moins de 800 candidats (793) devraient être admis et 697 postes devraient rester vacants", d'après le site du café pédagogique, à peu près la moitié des postes risquent de n'être pas pourvus...

L'optimisme béat affichée par la ministre de l'éducation nationale est, pour le moins, inquiétant... refuser les réalités, c'est ne pas préparer l'avenir, c'est jouer sur le futur de l'éducation, un secteur, pourtant, primordial dans un pays qui se veut moderne.


Il est vrai que dans ce domaine, les ministres se succèdent, n'ont, le plus souvent, que des objectifs à court terme et se contentent de proposer des réformes hâtives et bâclées.

Les ministres essaient de sauver les apparences, en tenant des discours qui défient la réalité : "Tout va bien, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !"

Est-ce ainsi que les politiques gouvernent, désormais ? A coup de bluff, et de faux-semblant ?

Face à une situation plus que préoccupante, certains préfèrent fermer les yeux, afficher un grand sourire et ne pas voir les difficultés du monde éducatif.

Cela fait des années que ce phénomène perdure, cela fait des années que les inspecteurs déboulent dans les classes des enseignants, sans tenir compte des réalités du terrain, cela fait des années que l'on fait semblant de ne pas voir ce qui se passe dans certains établissements scolaires : violences, incivilités, indiscipline...

Vincent Peillon avait, lui aussi, refusé de voir les conséquences de sa réforme sur les rythmes scolaires qui avait désorganisé l'école, puis il s'était discrètement éclipsé de son poste, pour continuer une carrière politique au parlement européen.

Les ministres de l'éducation se suivent et se ressemblent, et au lieu de résoudre les problèmes en cours, ils ne font qu'aggraver la situation...


C'est bien ce qui se prépare, avec la nouvelle  réforme des collèges prévue et annoncée par la ministre pour la rentrée 2016, malgré l'opposition des enseignants et des syndicats de l'éducation.

Une réforme contestée de tous côtés, une réforme dont les enseignants ont perçu tous les dangers : dispersion, diminution des heures de cours consacrées à des enseignements fondamentaux : le français, les mathématiques...

Une réforme que la ministre défend envers et contre tous, défiant encore l' avis des principaux acteurs de l'éducation : les enseignants...

Face à ce déni permanent des réalités, face à cet optimisme béat, on est en droit de se révolter et de dénoncer ce jeu de dupes que devient le monde politique.

Le sourire de Najat Vallaud-Belkacem n'est plus qu'une façade, il est une preuve supplémentaire de ce deni des réalités dont les femmes et les hommes politiques se rendent coupables.

Au 18 ème siècle, Voltaire dénonçait la dangereuse théorie de l'optimisme dans un de ses contes les plus célèbres, Candide... L'optimisme conduit à effacer et nier toutes les aberrations de ce monde, il conduit à l'asservissement des êtres humains à qui on fait accepter les pires absurdités et les pires injustices !

 

"Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !", affirme Pangloss, le maître à penser du jeune Candide, mais celui-ci prend, peu à peu, conscience des réalités et des horreurs du monde.

Quand une ministre nous berce de tels discours, on comprend, alors, que les "responsables" politiques nous prennent tous pour des Candide, des marionnettes facilement manipulables...


 

 

 

 

 

 

L'optimisme béat de Najat Vallaud-Belkacem...
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:17
Petit billet adressé à un plagiaire...

 


J'écris régulièrement des articles sur mon blog, qui est accessible à tout un chacun, et j'ai eu, dernièrement, la surprise de voir que le titre d'un de mes articles avait été repris par un "journaliste-blogueur" d'agoravox... l'article s'intitulait : "Les précieuses ridicules : le retour". Il figurait dans la modération de ce journal et reproduisait, avec des mots différents, le contenu de mon propre article qui, lui, portait ce titre : "Réforme des colléges, le retour des précieuses ridicules..."


Bon, finalement, l'article de ce blogueur-imitateur, n'a pas été publié sur agoravox, et c'est justice : le plagiat se généralise sur le web, et certains n'hésitent pas à se livrer à un pillage débridé et désolant.

Pour autant, ce blogueur, dont je tairai le nom, n'a pas hésité à publier cet article, sur son propre blog...
Bien sûr, il peut arriver à tout un chacun de reproduire des informations trouvées sur internet, mais, quand on reprend, à la fois, le titre et les idées essentielles d'un article, on va au-delà de ce qui est autorisé.

On commet une sorte de "plagiat" : le fait n'est pas glorieux, et devient, sans doute, répétitif sur la toile....

Il est bon de rappeler la définition du plagiat qu'on trouve sur wikipédia : "Le plagiat est une faute morale, civile, commerciale ou pénale, consistant à copier un auteur ou créateur sans le dire, ou à fortement s'inspirer d'un modèle que l'on omet, délibérément ou par négligence, de désigner. Il est souvent assimilé à un vol immatériel."

Les élèves eux-mêmes n'hésitent pas à faire des copiés-collés, quand ils sont invités à préparer des exposés, il répercutent même, parfois, des erreurs qui se trouvent sur la toile.

Le plagiat se généralise, ainsi, s'enfle, devient une habitude, une paresse, une façon d'aller vite...

Peu importe, même si l'on na pas assimilé ce qui est écrit sur un site : les élèves font des copiés- collés, pour contourner les difficultés.

Les tentations sont grandes pour les élèves, mais pour un blogueur adulte, le procédé est, pour le moins, cavalier, il me semble. Je n'ai pas pu adresser de message à ce blogueur indélicat, son blog étant relié à un compte google, et je ne possède  pas de compte google.

Mais, puisque c'est un fervent admirateur de mes articles, peut-être viendra-t-il lire, aussi, ce petit billet ? Qu'il en tire leçon : le plagiat ne valorise guère celui qui s'en fait l'adepte, il est un signe de faiblesse, voire d'une certaine paresse intellectuelle.

Le plagiaire est un voleur : le mot vient d'un terme latin "plagium" qui désigne un vol d'esclave dans l'antiquité.

Le plagiaire s'approprie ce qui ne lui appartient pas, il dérobe la parole d'autrui, il commet un vol, sans courir trop de risques puisque, en la ciirconstance, il ne sera ni poursuivi ni puni.

C'est, au fond, un cambrioleur de bas étage, sans grande valeur, ni courage.
Aucune vergogne de la part de ce cambrioleur, aucune retenue !

Je veux, malgré tout, le remercier, car il m'a, néanmoins, offert l'occasion d'écrire cet article... bien que je ne l'invite nullement à la récidive, comme le disait Brassens dans une de ses savoureuses chansons : Stances à un cambrioleur.


"Ta moindre récidive abolirait le charme, 
Laisse moi je t'en prie, sur un bon souvenir.
Monte-en-l'air, mon ami, que mon bien te profite, 
Que Mercure te préserve de la prison, 
Et pas trop de remords, d'ailleurs, nous sommes quittes, 
Après tout ne te dois-je pas une chanson ? "

Evidemment, je ne tiens pas à ce que ce plagiaire vienne piller, de nouveau, mon blog, d'autant qu'il a pu laisser croire, en cette occasion, qu'il était un habitué du plagiat et... il risque d'être soupçonné d'avoir commis d'autres emprunts, quand bien même ce ne serait pas le cas.





https://youtu.be/aQBkeq6xq_Q


 


 

 

Photo : rosemar

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