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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 16:28
Le canapé et le moustique...

 

 

 

Le canapé, le moustique ! Qu'est-ce qui peut réunir ces deux mots ? Ces deux termes semblent si éloignés l'un de l'autre ! Et pourtant...

Si le canapé nous séduit par son confort, le moustique, lui, nous rebute.

Les moustiques, "petites mouches" nous exaspèrent et nous tourmentent pendant les nuits d'été, et nous usons de tous les subterfuges pour les éloigner de nos maisons.

Le canapé, lui,  nous permet de goûter à un repos bien mérité, après le travail, c'est un meuble familier, dans lequel on s'installe volontiers pour lire, regarder une vidéo.

Le mot lui-même avec sa voyelle "a" redondante, nous invite à la détente, au réconfort... La gutturale "c", la labiale "p" donnent à ce terme une assise, une impression de solidité.

Ce mot qui semble si moderne vient, en fait, d'un lointain passé, puisqu'il est emprunté au latin "conopeum", et plus anciennement au grec, "κωνωπεῖον, kônôpeîon", "la moustiquaire", issu du nom  "κώνωψ, kốnôps", "le moustique"...

Etonnante parenté entre le canapé et le moustique ! En fait, le mot "konopeion" désignait, aussi, un lit entouré d'une moustiquaire.

Cette étymologie surprenante montre bien l'évolution du sens des mots.

 

Du moustique on est passé à la moustiquaire, puis, au lit entouré d'une moustiquaire, et enfin au canapé !

Curieusement, le terme "canopée" est issu de ce même radical et désigne, comme chacun sait, une sorte de "rideau" au dessus des arbres, la couche supérieure des forêts, notamment les forêts primaires ou tropicales, soumise au rayonnement solaire, caractérisée par la présence d'un écosystème particulièrement riche de biodiversité.


Canapé et canopée ont, donc, la même origine !

Et nul doute que la canopée doit recéler de nombreuses variétés de moustiques ! Et, ainsi, on rejoint, comme par miracle, le sens du  mot originel, le moustique.

En tout cas, le canapé constitue un élément essentiel du mobilier et peut servir, aussi,  de lit, il peut, parfois, se déployer et devenir un lieu de repos.

J'aime ce mot associé anciennement au nom du "moustique", j'aime ce mot qui fait référence au grec ancien...

Les origines mêmes de notre langue, de notre littérature, sont, là, dans ce nom commun si familier et si moderne !

Belle étymologie qui nous fait entendre la langue grecque, son vocabulaire, ses subtilités !


De nombreux mots français, ont, ainsi, des origines lointaines, remontent au latin, au grec et l'on voit toutes les richesses que recèle l'étymologie !

De nos jours, les moustiquaires ne sont plus guère utilisées, on leur préfère des produits répulsifs dont certains ne sont pas dénués de dangers.

Le canapé, lui, a de beaux jours devant lui : il reste un des meubles essentiels d'un salon, où il permet à une famille de se retrouver, de se détendre.

Le canapé si ancien par ses origines connaît de multiples formes : canapé lit, canapé d'angle, canapé modulable, demi-lune, en forme de U, anglais en cuir capitonné, marocain, convertible, clic-clac...

On connaît, aussi, d'autres variantes du canapé : le sofa, la banquette, le divan, l'ottomane, la méridienne, la causeuse... Mais le canapé reste le meuble le plus pratique et le plus confortable qui soit.

 

Par analogie, le canapé peut, aussi, désigner une tranche de pain que l'on garnit de différents mets : canapés au thon, au saumon, canapés au foie gras. On entre, alors, dans le domaine culinaire et on s'éloigne de l'origine étonnante de ce mot !

 

L'étymologie réserve, parfois, bien des surprises, elle nous permet de percevoir toute la richesse de l'évolution des mots, elle nous offre la possibilité de remonter aux sources lointaines de notre langue, le latin, le grec, elle constitue une perpétuelle découverte...


 

 

 

 

Le canapé et le moustique...
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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 15:45
Je n'ai pas le coeur à le dire...

 

 

Le temps qui passe irrémédiablement a inspiré tant de poètes célèbres, depuis Ronsard jusqu'à Baudelaire...

Une chanson de Jean Ferrat reprend ce thème traditionnel, avec simplicité, déchirement et pudeur..."On ne voit pas le temps passer", c'est bien, là, une constatation que chacun de nous a pu faire.

La chanson s'ouvre sur l'évocation d'un mariage à "vingt ans", la naissance immédiate des enfants, le temps occupé qui dévore la vie, des activités quotidiennes que tout le monde connaît : "les courses, la vaisselle, le ménage, le déjeuner", l'énumération venant souligner la monotonie uniforme de la vie.

Le pronom indéfini "on", employé dans ce début de poème, permet de donner une valeur générale au texte.

Emporté par ce tourbillon, on ne voit même plus le monde extérieur, les soucis personnels empêchent d'observer tout le reste, impression que chacun de nous a pu éprouver... Le monde assimilé, dans une belle image, à un oiseau blessé devient pour nous invisible...

"Le monde peut battre de l'aile
On n'a pas le temps d'y penser."

Avec cet emploi de la négation, le temps semble nous échapper inexorablement...

Le refrain fait intervenir des questions contrastées : "Faut-il pleurer, faut-il en rire, Fait-elle envie ou bien pitié ?" Mais, le poète se contente de prononcer ces mots : "Je n'ai pas le coeur à le dire", comme si la réponse était évidente, mais aussi douloureuse et difficile à exprimer.

On perçoit, ainsi, comme souvent, dans les chansons de Ferrat, une forme de pudeur dans l'expression des idées.

On remarque l'emploi de la première personne qui souligne un commentaire du poète, plein de retenue.

On peut noter l'utilisation du pronom "elle" dans ce refrain : la femme semble plus particulièrement concernée par ce temps qui passe et qui l'écrase de contraintes, de tâches de toutes sortes...

L'évocation de la vie quotidienne qui suit montre, à la fois, le bonheur et le côté dérisoire de ces activités, des tableaux familiers, empreints de simplicité sont suggérés...
"Une odeur de café qui fume
Et voilà tout son univers
Les enfants jouent, le mari fume."

Le temps semble, aussi, s'inverser, comme le montre l'expression : "Les jours s'écoulent à l'envers..." Un raccourci saisissant souligne la fuite du temps : 

"A peine voit-on ses enfants naître 

Qu'il faut déjà les embrasser..."

Le départ des enfants est, ici, simplement suggéré, avec émotion, par cette expression, "il faut les embrasser..."


Une phrase  restitue le temps qui s'écoule en mêlant des activités quotidiennes à l'idée d'une jeunesse enfuie :
"Et l'on n'étend plus aux fenêtres
Qu'une jeunesse à repasser..."

Le couplet suivant revient sur le destin de la femme vouée, le "dimanche", au repassage de "costumes", à des "fleurs" qui peuvent décorer la maison. 

On voit, aussi, un univers limité et réduit qui est celui de la plupart des gens simples : un monde qui se réduit à "une table et une armoire"...

Comparés à un "marteau et une enclume", ces éléments du mobilier deviennent l'image même de l'enfermement, d'autant que la vie se résume à "des millions de pas dérisoires" entre l'un et l'autre.

Cette chanson constituée d'octosyllabes restitue le balancement régulier des jours qui se déroulent de manière immuable.

La mélodie à la guitare oscille entre tendresse et mélancolie... La simplicité des mots utilisés et des images nous touche : Ferrat sait nous décrire le quotidien et nous émouvoir par un texte plein d'une verité que nous avons tous pu éprouver...


 


https://youtu.be/wVakFLNMaIU


https://youtu.be/-svx2X4c2N8


 


 

 

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 16:57
J'ai honte : je n'ai pas de smartphone...

 

 


J'ai honte : je n'ai pas de smartphone... En fait, je possède un portable, d'un ancien modèle, mais ce n'est pas un "smartphone". Le terme même "smartphone" ne semble-t-il pas impliquer une idée de modernité ? Ce mot anglais suggère élégance, raffinement, style...

Quand je sors mon vieux portable, à l'inter-cours, les élèves chuchotent, plus ou moins, et je sens que je suis vraiment en "dehors du coup", complètement décalée.

Dans un temps où il faut être branché, télécharger toutes sortes d'applications plus ou moins utiles, je n'ai pas de smartphone !!

Alors que les objets connectés se multiplient, montres, lunettes, des gadgets en tous genres, j'ai l'impression de ne plus être au diapason.

Je m'inquiète même : saurais-je me servir d'un tel outil à la pointe de la modernité ? Je m'inquiète encore : je ne possède pas de tablette, objet devenu quasi-indispensable, quand on voyage et que l'on veut rester connecté.

Suis-je une extra-terrestre ? Je n'ai pas fait encore l'acquisition d' une montre connectée !

La société, le monde, les gens, tout nous pousse à consommer, à acheter tous ces produits connectés, comme s'ils étaient devenus indispensables...

Dès lors, je me sens acculée, de toute façon, mon portable commence à s'user, à montrer des signes de faiblesse.

Je vais, peut-être, acquérir un smartphone et peut-être, aussi, une tablette ?

Dans ce monde en perpétuelle mutation, où un produit branché vient toujours en remplacer un autre moins performant, on assiste à une course permanente à la recherche de l'innovation.

Dans quelques années, serons nous tous connectés, grâce à une montre accrochée au poignet ?

Serons-nous tous pistés dans nos déplacements, surveillés, épiés, observés ?

C'est probable... Sécurisés mais contrôlés, sans arrêt, sans répit...

Et nous nous laissons tous happer par ce monde de connexions, nous sommes déjà entourés de nombreux objets : ordinateurs, portables, télévisions.

Et ceux-ci se multiplient, tout en se perfectionnant !

Jusqu'où irons-nous ? On voit que nos sociétés très sécuritaires deviennent, en fait, de plus en plus fragiles.

On le découvre avec les cyber-attaques qui agressent les systèmes informatiques et peuvent générer de graves désordres, voire des catastrophes.

Un monde intégralement connecté présente des failles, et on commence tout juste à en prendre conscience.

La cyber-attaque qui a visé TV5 Monde, il y a quelques jours, nous montre toutes les fragilités de nos systèmes hyper-connectés : des pirates peuvent venir troubler des programmes, empêcher leur diffusion, les détourner.

Et nous-mêmes sommes susceptibles d'être fichés, contrôlés, manipulés, dans bien des domaines : c'est déjà le cas par le biais de la publicité.

Nous sommes géo-localisés, bientôt nous serons téléguidés, téléchargés pour accomplir tel ou tel acte.

Internet constitue un progrès indéniable, mais l'hyper-connexion vers laquelle on nous entraîne comporte des risques et des dangers terribles, dont il faut prendre conscience...


 


 

 

 

J'ai honte : je n'ai pas de smartphone...
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 16:17
Ah bon ? L'enseignement catholique est favorable à la réforme du collège ?

 

 


Alors que la réforme du collège suscite le rejet massif de nombreux enseignants du public, voilà que le directeur général de l'enseignement catholique affirme haut et fort qu'il approuve cette réforme...

Pascal Balmand, dit qu'il est prêt à "accueillir favorablement" la réforme du collège préparée par le gouvernement. 

Ce représentant de l’enseignement catholique est, notamment, satisfait de trouver, dans le projet de réforme du collège, davantage d’autonomie pour les établissements, une pédagogie personnalisée et "une réelle démarche éducative". Il conteste l’idée que cette réforme supprimerait l’enseignement du latin et du grec ou réduirait la part des langues vivantes.

On le voit : l'enseignement privé catholique se réjouit de cette réforme et en vante les mérites... Et pour cause !

Cette réforme va, à n'en pas douter permettre aux établissements privés de "capter" et de récupérer un plus grand nombre de "clients" potentiels...

Quand un collège public ne proposera plus d'enseignements de grec et de latin, vers quels établissements vont se tourner les parents d'élèves ?

Ils enverront leurs enfants dans des collèges privés où cette offre du latin et du grec sera toujours accessible.

Cette réforme n' est-elle pas  une aubaine pour le secteur privé ?

Les collèges privés pourront attirer d'autant plus d'élèves, grâce à des enseignements d'excellence !

Non seulement, cette réforme est néfaste, mais elle va, en plus, favoriser encore les établissements catholiques privés...

Au fond, cette réaction du directeur de l'enseignement catholique est bien révélatrice : elle montre les périls qui menacent de plus en plus l'éducation nationale, concurrencée par le privé.

Oui, avec cette réforme, l'enseignement catholique privé est conforté et renforcé...

Il est tout de même remarquable de voir l'empressement des représentants de l'éducation catholique pour approuver la réforme de Najat Vallaud-Belkacem, d'autant que ce sont les seuls à le faire.

La plupart des enseignants du public rejettent ces textes et ils se sont mobilisés pour montrer leur mécontentement et leur désapprobation.

Ils envisagent même des actions assez fortes, pour obtenir le retrait du projet, comme le boycott des examens, par exemple...

Face à cette réforme qui est plébiscité par les instances de l'enseignement du privé, le doute n'est plus permis : on comprend quelles seront les conséquences inéluctables : un afflux d'élèves vers le privé !

Dès lors, n'est-il pas permis de dire qu'on assiste à un démantèlement progressif de l' enseignement public et gratuit pour tous ?

C'est peut-être, aussi, l'objectif de cette réforme ??

Peut-être s'agit il de détruire l'éducation nationale, pour mettre en place un enseignement privé et payant pour tous ?

Il semble qu'on  s'achemine vers une privatisation grandissante de l'éducation, conformément à des logiques libérales...

 

 

 

 

 

 

Ah bon ? L'enseignement catholique est favorable à la réforme du collège ?
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 16:26
Najat Vallaud-Belkacem ou l'art de se moquer des enseignants...

 

 



Voilà une curieuse déclaration ! Najat Vallaud-Belkacem prétend répondre aux "inquiétudes et aux interrogations" des enseignants, en imposant une réforme des collèges dont les enseignants ne veulent pas...

Quelle imposture !

Elle affirme même : "Chacune de ces mesures a été conçue à partir d'expérimentations qui ont été conduites par les professeurs eux-mêmes, par exemple, l'interdisciplinarité, l'accompagnement personnalisé, parce que ce sont les professeurs eux-mêmes qui les ont inventés..."

Il est bien évident que l'interdisciplinarité existe depuis longtemps dans l'enseignement, mais on sait qu'elle ne peut être une panacée, quand on connaît les lacunes des élèves en collège...

L'accompagnement personnalisé, quant à lui, mériterait d'être réellement mis en oeuvre mais il se trouve que dans les lycées, ce n'est qu'un faux semblant : on appelle cours personnalisés des enseignements menés devant 36 élèves !

De qui se moque-t-on ?

Les gens du ministère, la ministre en tête semblent ignorer totalement les réalités du métier...

Les EPI qui vont être mis en place, pour séduisants qu'ils soient, ne peuvent résoudre, en aucun cas, les difficultés de nombre d'élèves en collège, ils empiètent sur les autres heures de cours et vont se réduire à des travaux pratiques où les élèves vont passer leur temps à se livrer à des activités ludiques.

Institutionnaliser les EPI revient à pénaliser d'autres disciplines fondamentales qui seront sacrifiées.

J'ai moi-même pratiqué l'interdisciplinarité en lycée : les élèves étaient invités à mener chez eux, un travail de recherche personnel, et ensuite, les travaux étaient collectés, mais ces exercices n'empiétaient pas sur les autres cours, car il fallait finir le programme et s'y tenir...

Institutionnaliser les EPI revient à enlever du temps consacré à des disciplines fondamentales, notamment le français pour lequel de nombreux élèves ont des lacunes, en collège.

La déclaration de Najat Vallaud-Belkacem démontre un mépris du monde enseignant : les professeurs, les syndicats se sont mobilisés contre cette réforme, certains envisagent même un boycott des examens et la ministre prétend que les enseignants ont voulu cette réforme ?

On perçoit, là, un manque de communication et un déni des réalités, qui depuis des années, perdure dans les ministères !

D'ailleurs le monde politique est, de plus en plus, à mille lieues des réalités du monde du travail : les discours des gens de pouvoir ne correspondent plus du tout à ce que vivent les enseignants  sur le terrain.

Au lieu de renforcer les enseignements fondamentaux en péril, le ministère voit dans les EPI, un moyen d'éradiquer les problèmes : c'est de la poudre aux yeux !

Il faut redonner au travail toute sa valeur, restaurer la grammaire, l'orthographe, donner la chance à chaque élève de maîtriser sa propre langue.

Sans travail, sans effort, on ne peut rien, on n'avance pas : à l'école, aussi, cette loi est intangible.

Les EPI sont un gadget et les enseignants ne s'y trompent pas, ils connaissent leur métier, ils savent le risque de dispersion dans ce genre de pratiques.

Ils savent ce que sont les vraies difficultés des élèves, car ils y sont confrontés tous les jours...


http://dai.ly/x2qrv7o


 


 



 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 15:56
Ondoyances d'écureuil sur le pin...

 

 



Un écureuil vient de s'emparer du pin : il ondoie et virevolte sur les branches et les rameaux qui ploient, se balancent, sous sa course légère.

L'écureuil fait frissonner l'arbre de ses teintes de roux, il s'élance, parcourt l'arbre à vive allure, le transforme en un tourbillon étourdissant de couleurs...

Le pelage s'embrase de roux, sur le vert de l'arbre, les aiguilles du pin frémissent sur son passage, et saluent l'animal gracile.

Frêle silhouette sur l'arbre, l'écureuil envahit, pourtant, l'espace, capte le regard, de ses éclats de flammes.

Quels bondissements ! Quels envols !

L'acrobate se joue de l'espace et de l'abime, il fait trembler le branches, les tourmente, les transforme en vagues houleuses qui chavirent et palpitent.

Soudain, l'animal s'évanouit, disparaît derrière quelque branche...

Soudain, il réapparait, feu, éclair, flamme sur la hauteur du pin !

Panache éblouissant ! Vivacité, souplesse, étincelle, flammèche de roux !

Il s'offre alors aux regards, se met à grignoter une pigne, dont les miettes s'envolent en tourbillons, sous le pin.

La pigne frémit, dans un bruit léger, aux teintes flamboyantes, dans une envolée de débris.

Le joli roux se délecte, il savoure les embruns de pins, se gave de ses éclats.

Le joli roux fait retentir le pin de nouveaux éclats...

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Ondoyances d'écureuil sur le pin...
Ondoyances d'écureuil sur le pin...
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 15:53
La mode printanière est de retour !

 


Cette année, la mode nous fait découvrir toutes sortes d'imprimés fleuris pleins de fraîcheur, blancs ou noirs piquetés de roses... Certains caracots s'ornent de dentelles ouvragés sur le bas du vêtement.

Les pois sont à l'honneur et signent des tenues rafraîchissantes, sur des fonds blancs de neige.

Des cyclistes en jean moulant permettent des tenues décontractées.

Les leggings sombres ou clairs affinent la silhouette... des pantalons larges pleins d'élégance peuvent l'étoffer...

Des robes aux imprimés fleuris virevoltent : transparences, dentelles, résilles sont de la fête. Des robes aériennes, blanches, ornées de dentelles contribuent à un certain romantisme...

Les épaules se dénudent grâce à des débardeurs très décolletés.

La couleur jaune s'affiche sur des jupes ou des vestes pleines de gaieté... Le rose est à l'honneur, sur des pulls échancrés...

Les shorts pratiques, souples apportent décontraction et confort.

Des sandales colorées, plates, ou des petites chaussures de tennis blanches donnent une allure sportive.

Une mode pétillante, aux couleurs du printemps, une mode fleurie, pleine de charme et d'élégance...

 

Le printemps, avec ses températures quasi-estivales, cette année, donne envie d'adopter ces tenues décontractées et légères.

Des jupes aux imprimés géométriques et graphiques, faciles à porter, apportent une touche de modernité et d'élégance.

Le noir et le blanc se superposent pour créer des tenues raffinées.

Des chemisiers noués à la taille jouent sur les transparences...

Des sacs blancs ou légèrement poudrés de rose accompagnent  et complètent, de leurs teintes claires, ces tenues.


La mode est diverse, pratique, et nous donne des envies de vacances au bord de la mer, un goût de liberté.

Imprimés verts anis, bleus et roses, coeurs blancs sur fond sombre, les teintes et les motifs  variés  permettent de choisir des couleurs différentes, en fonction de ses goûts.

La mode printanière est de retour, elle nous promet des jours ensoleillés, le bonheur d'une liberté et d'un épanouissement retrouvé.


Elle nous emporte vers des univers colorés, emplis de gaieté, elle nous fait rêver à de nouveaux horizons, à des moments de détente et d'harmonie.


Elle annonce l'été rayonnant, le temps des vacances, des soleils renouvelés, des bonheurs tant attendus....



 

 

 

 

 

 

La mode printanière est de retour !
La mode printanière est de retour !
La mode printanière est de retour !
La mode printanière est de retour !
La mode printanière est de retour !
La mode printanière est de retour !
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:07
Agnès Saal ou la récompense du déshonneur...

 

 

Une honte ! Un scandale, un de plus, dans nos sociétés qui voient, sans cesse, défiler les passe-droits, les privilèges et l'impunité des grands de ce monde.

L'ex-directrice de l'INA, Agnès Saal avait, pourtant, suscité l'indignation, quand on avait appris ses dépenses fastueuses et outrancières
, 40 000 euros de frais de taxis en 10 mois, alors qu'elle disposait déjà d'une voiture de fonction, avec chauffeur...


Agnès Saal avait été contrainte de démissionner de son poste de directrice à l'INA : belle mise en scène orchestrée par les plus hautes instances du pouvoir ! Certains avaient poussé des cris d'orfraie devant un tel scandale...

Or, la dame vient d'être recasée au ministère de la culture, on a même créé, à son intention,  un poste spécifique qui n'existait pas jusqu'alors : "chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences".


Ce titre pompeux n'est-il, encore, qu'un paravent pour que la dame puisse dépenser à nouveau, à qui mieux mieux, l'argent public...  notre argent ?

On voit bien que le système est vicié : les plus hauts fonctionnaires de l'état ne courent aucun risque à profiter de l'argent public : l'impunité leur est assurée et ils ont, même, le droit d'obtenir un nouveau poste grassement rémunéré.

On a beau crier au scandale : ce système indigne perdure, ces gens sont protégés par toutes sortes de soutiens et de connaissances...

Honte à ceux qui nous dirigent ! Honte à ceux qui cautionnent la malhonnêteté, les gaspillages en tous genres, honte à ceux qui se remplissent les poches, aux dépens des pauvres gens qui paient leurs impôts.

La présidente de l'INA, Agnès Saal, avait présenté sa démission, à la demande de Fleur Pellerin, ministre de la culture..

Quelle hypocrisie ! Les Tartuffe sont bien à l'oeuvre ! Aussitôt démissionnée, aussitôt recasée au ministère de la culture.

Or, ces faits loin d'être uniques,  se reproduisent inlassablement : les grands de ce monde, les hommes et les femmes de pouvoir obtiennent toujours des postes honorifiques qui leur permettent de se remplir les poches, et de vivre luxueusement aux frais de la république : ainsi, des dizaines de hauts fonctionnaires reçoivent le titre de "préfets honoraires" alors qu’ils ne le sont pas. Des copinages politiques  leur permettent de percevoir une retraite de préfet. Parmi eux, on peut citer Michel Vauzelle et Michel Delebarre.

Certains perçoivent 6000 euros par mois, pour ne rien faire...

 

La France est-elle en crise ou en faillite, comme on veut, sans cesse, nous le faire croire ?

Si elle est vraiment en crise, pourquoi ces privilèges exorbitants existent-ils toujours ?

A qui peut-on faire croire qu'une société qui paie des gens pour ne rien faire, manque de ressources, est même au bord de la ruine ?

Alors que des gens perdent leur travail, qu'ils n'ont plus de moyens de subsistance, qu'ils doivent se battre pour survivre, comment notre société peut-elle sanctifier et cautionner de tels parasites ?

Ces dénis de justice et d'équité sont intolérables dans une société en crise, en perte de repères...

Quels exemples donnent ces hommes et ces femmes de pouvoir ?


Le spectacle honteux de la paresse rémunérée quoi qu'il en soit, le spectacle honteux du vol légalisé et institutionnalisé !

 

En ces temps où la culture est méprisée, mise au rebut, il ne faut plus s'étonner de voir ceux qui sont censés la promouvoir se comporter, avant tout, comme des profiteurs de la République...


 
Un article sur les préfets honoraires :

 

http://archive.francesoir.fr/actualite/politique/scandale-ils-n-ont-jamais-ete-prefets-mais-ils-en-touchent-retraite-98391.html
 

 

 

 

 

Agnès Saal ou la récompense du déshonneur...
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:09
La triste réforme des collèges...

 

 

C'est fait : la réforme du collège a été inscrite au Journal officiel, quelques heures seulement, après les manifestations d’enseignants contre le projet, lors de la journée de grève du 19 mai...

Une triste réforme, une de plus, qui va entériner, encore, une baisse du niveau des collégiens : comment pourrait-il en être autrement puisque le projet vise à supprimer des heures de cours au profit d'EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires ?

Encore une fois, les principaux intéressés, les acteurs de l'éducation, les enseignants, qui sont sur le terrain, ne sont même pas écoutés ni entendus.

C'est comme si des robots ou des ordinateurs dirigeaient le ministère de l'Education nationale... D'ailleurs, la gestion des personnels se fait de plus en plus grâce à l'informatique.

Dans une démocratie, les principaux intéressés, les professeurs devraient, tout de même, avoir leur mot à dire sur une réforme qui impacte leur métier et l'avenir des adolescents.

Les enseignants savent mieux que d'autres quelles sont les difficultés et les besoins des élèves : ils sont, tous les jours, confrontés à ces problèmes.

Pourquoi le pouvoir en place méprise-t-il les inquiétudes du corps enseignant ? Comment expliquer cette attitude rigide et irresponsable ?

Depuis des années, des réformes ont été menées dans le secteur éducatif  : elles ont consisté à reduire les programmes, à aplanir les difficultés par l'affaiblissement des enseignements de la grammaire et de l'orthographe.

Ce sont ces disciplines qu'il faudrait rétablir et renforcer...

Sous le prétexte de rendre l'enseignement plus attractif, on a, pendant des années, sacrifié des apprentissages fondamentaux : il ne faut pas s'étonner de la baisse du niveau des élèves.

Oui, cette réforme proposée par Najat Vallaud-Belkacem est triste, contrairement à l'impression qu'elle veut donner...

Elle est triste, parce qu'elle va aggraver les difficultés croissantes des élèves, elle est triste, car elle ne tient pas compte de l'avis même des enseignants qui connaissent leur métier.

Elle est triste, parce qu'elle fait fi des mécontentements qu'elle suscite un peu partout... Une réforme menée contre les enseignants eux-mêmes peut-elle être efficace et pertinente ?

Cette réforme inquiète : elle tend à supprimer des enseignements optionnels, pourtant très formateurs, comme le latin et le grec, elle sacrifie les classes bi-langues, et surtout, elle ne restaure pas la place essentielle que doit occuper le savoir, dans une société moderne.

Nous ne voulons pas d'une société robotisée : le ministère doit entendre ce que disent les enseignants...

Alors que cette profession connaît des difficultés grandissantes, le gouvernement semble faire la sourde oreille et ne pas vouloir comprendre le message.

Sommes-nous donc gouvernés par des robots aveugles et sourds ?

C'est l'impression qu'ont les enseignants depuis des années : des réformes successives ont laminé l'éducation, et malgré les grèves, les mouvements de protestation, on ne les entend pas, on les méprise, même.

La crise sert de prétexte pour réaliser toutes sortes d'économie : classes surchargées, accompagnement personnalisé devant des groupes de 36 élèves, suppression d'options jugées peu rentables.

Oui, on peut dire que cette réforme est triste : elle ne tient plus compte des êtres humains qui oeuvrent pour l'éducation, elle en vient à nier leur opinion, elle risque d'aggraver les inégalités, en supprimant des enseignements qui peuvent hisser les élèves vers un niveau d'excellence...

 

Cette réforme provoque un nouveau malaise dans le monde éducatif : elle ne répond pas aux difficultés rencontrées par les élèves dans la maîtrise de la langue... Encore une fois, les gens du ministère ne voient pas du tout les réalités, ils sont comme déconnectés du monde...




 Un article du journal Le Monde sur le sujet :

 

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/05/20/reforme-du-college-vallaud-belkacem-ne-veut-plus-perdre-de-temps_4636645_823448.html

 







 

 

La triste réforme des collèges...
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 17:11
Le "bolos" mis à l'honneur...

 

 

Le Petit Robert comme Le Petit Larousse s'apprêtent à sortir leur édition 2016, avec de nouveaux mots...

J'avoue que j'ignorais ce mot "bolos" ou "boloss" qui vient d'entrer dans le nouveau dictionnaire Larousse, avec d'autres mots "selfie, clivant, crudivore, chouiner."

Ce nom apparu dans la banlieue parisienne, dans les années 2000, d’origine incertaine, désigne, d'abord, un client du marché noir qui achète de la drogue à un dealer, puis le mot est utilisé comme une injure : "gros nul, ringard, pigeon, victime."

Un mot dans l'air du temps, donc : il évoque des trafics de drogue et une insulte, dans le langage populaire.

Il vient compléter la liste des termes péjoratifs qui servent à mettre en évidence la naïveté, voire la bêtise de gens qui se laissent facilement abuser.

On avait, jusqu'alors, à disposition, le "con, le pigeon, le nul, le couillon", désormais, on a aussi le "bolos".

Il est vrai que le mot est assez expressif, avec ses deux voyelles "o" qui font penser à des zéros pointés.

Le bolos est un "gros lourd" qui peut même se laisser abuser sur la marchandise, un "con", dans toute sa splendeur.

Le fait qu'une nouvelle insulte soit admise dans le dictionnaire n'est pas étonnant, au fond : la mode est aux insultes.

Il est de bon ton, de nos jours, d'insulter les autres pour mieux s'imposer, l'insulte est valorisée, elle fleurit dans toutes les bouches, celle d'un Président de la République, celle d'intellectuels, ou encore d'hommes politiques en vue...

L'insulte donne l'impression à celui qui l'utilise de dominer, de montrer sa superbe, face à la "bêtise" de l'autre...

Ce n'est qu'une impression, car l'insulte est, souvent, contre-productive et se retourne contre celui ou celle qui l'a prononcée.


Oui, ce mot est vraiment dans l'air du temps : dans le monde moderne, ne sommes-nous pas tous, aussi,  des "pigeons" du système, des "bolos" qui se laissent duper, abuser par la désinformation, par la grande mystification de la dette que nous devons tous payer, alors que certains privilégiés dépensent l'argent public à tort et à travers ?

Les parlementaires s'octroient des retraites mirobolantes, et on demande aux salariés d'accomplir des efforts, pour faire face à la crise.

Oui, le terme "bolos" représente bien le monde dans lequel nous vivons, un monde de dupes, un monde de faux semblants.

Un monde où les "bolos" que nous sommes, subissent la gouvernance de gens cupides, sans foi, ni loi, des hommes et des femmes politiques qui abusent de leur pouvoir pour s'arroger des droits exorbitants et ne laissent que des miettes au grand nombre.

Les dictionnaires évoluent, intègrent de nouveaux mots et on voit que certains sont bien révélateurs de nos sociétés.

Le "selfie" révèle aussi un monde de sur-représentation où les images se multiplient, en toutes circonstances.

 

On peut, aussi, citer le mot "la sape" ou l'art de s'habiller avec élégance et à la dernière mode : ce nom met en évidence le souci des apparences qui régissent nos sociétés...

 

L'expression anglaise "big data" fait, également, une apparition remarquée dans ces dictionnaires, soulignant l'importance croissante des nouvelles technologies du numérique : "les big data, littéralement les « grosses données », parfois appelées données massives, désignent des ensembles de données qui deviennent tellement volumineux qu'ils en deviennent difficiles à travailler avec des outils classiques de gestion de base de données ou de gestion de l'information. " Telle est la définition fournie par wikipédia.

On prend aussi conscience que la langue anglaise gagne de plus en plus de terrain, notamment dans le domaine de l'informatique.

Ainsi, ces mots nouveaux admis dans le dictionnaire ne sont-ils pas à l'image de notre monde ?

Ils montrent des évolutions technologiques, mais aussi des façons de penser, de se comporter, toute une sociologie contenue dans les mots...

 

 

 

Photo : de Kleon3  Le jugement de la sottise  tableau de Gérard de Lairesse

 

Dictionnaires  auteur de la photo : Dr Marcus Gossler  creative commons

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